Author: Fiona Craig

  • Pernod Ricard affiche une amélioration au second semestre malgré le recul des ventes annuelles

    Pernod Ricard affiche une amélioration au second semestre malgré le recul des ventes annuelles

    Pernod Ricard (EU:RI) a enregistré une baisse de ses ventes au cours de l’exercice 2026, dans un contexte toujours difficile aux États-Unis et en Chine. Le groupe français de spiritueux a toutefois constaté une amélioration de son activité au second semestre et renforcé sa génération de trésorerie.

    Le chiffre d’affaires net s’est établi à 9,40 milliards d’euros, contre 10,96 milliards d’euros lors de l’exercice précédent. Cela correspond à un recul organique de 3,9 % et à une baisse de 14,2 % en données publiées.

    Le résultat opérationnel courant a atteint 2,42 milliards d’euros, en diminution organique de 5,2 %, tandis que la marge opérationnelle s’est contractée de 35 points de base en organique pour s’établir à 25,8 %.

    Aux États-Unis, les ventes ont reculé de 14 %, pénalisées par le ralentissement du marché des spiritueux, la prudence des consommateurs et les ajustements de stocks.

    La Chine est également restée un marché difficile, avec une baisse des ventes de 19 %. Le manque de confiance des consommateurs a notamment pesé sur les catégories haut de gamme, en particulier le cognac.

    Pernod Ricard a néanmoins souligné une nette amélioration de la dynamique commerciale au fil de l’exercice. Le recul organique des ventes, qui atteignait 5,9 % au premier semestre, s’est réduit à seulement 1,3 % au second semestre, offrant une évolution encourageante à l’approche du nouvel exercice.

    L’Inde a continué d’afficher une croissance solide, avec une progression des ventes de 7 %, confirmant le potentiel de ce marché stratégique pour le développement à long terme du groupe. Les boissons prêtes à boire ont également enregistré une bonne performance, avec une hausse de 12 %.

    Pernod Ricard a proposé de maintenir son dividende à 4,70 euros par action, poursuivant ainsi sa politique de rémunération des actionnaires malgré les conditions commerciales plus difficiles aux États-Unis et en Chine.

    Pour l’exercice 2027, le groupe prévoit des ventes organiques globalement stables. Les baisses attendues aux États-Unis et en Chine devraient être compensées par la croissance dans d’autres régions, avec notamment une contribution toujours positive de l’Inde.

    L’amélioration observée au second semestre, la croissance continue sur plusieurs marchés stratégiques et le renforcement de la génération de trésorerie offrent à Pernod Ricard une base plus favorable pour aborder l’exercice 2027.

  • Les résultats de Nvidia incitent Wall Street à la prudence avant l’ouverture : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les résultats de Nvidia incitent Wall Street à la prudence avant l’ouverture : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains signalaient une ouverture globalement stable mercredi, les investisseurs hésitant à prendre des positions importantes avant la publication des résultats du deuxième trimestre de Nvidia (NASDAQ:NVDA), attendue après la clôture.

    Cette prudence intervient après les gains modestes de la séance précédente, alors que les résultats de Nvidia sont considérés comme un test majeur de la confiance des investisseurs dans les dépenses consacrées à l’intelligence artificielle et dans les perspectives du secteur technologique.

    « En supposant qu’il n’y ait pas de mouvement majeur, positif ou négatif, sur le plan géopolitique, les résultats du deuxième trimestre de Nvidia ce soir devraient donner le ton aux marchés pour le reste de la semaine », a déclaré Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell.

    Il a ajouté : « Les investisseurs partent généralement du principe que Nvidia dépassera toujours les attentes. Le géant des puces d’IA devra donc publier ou annoncer quelque chose de vraiment exceptionnel pour véritablement impressionner le marché. »

    L’inflation PCE ressort légèrement supérieure aux attentes

    Les contrats à terme sont restés relativement stables après la publication par le département du Commerce des dernières données sur les dépenses de consommation personnelle, l’un des indicateurs d’inflation privilégiés par la Réserve fédérale.

    L’indice global des prix PCE a augmenté de 0,2 % en juillet après une baisse de 0,1 % en juin. Les économistes tablaient sur une hausse plus limitée de 0,1 %.

    Sur un an, l’inflation PCE est restée à 3,7 %, alors que le marché anticipait un léger ralentissement à 3,6 %.

    L’indice PCE sous-jacent, hors alimentation et énergie, a progressé de 0,2 % sur un mois après une hausse de 0,1 % en juin, conformément aux attentes. Sur un an, l’inflation sous-jacente est restée stable à 3,3 %, également en ligne avec les prévisions.

    Ces chiffres figuraient dans le rapport plus large du département du Commerce consacré aux revenus et dépenses des ménages.

    Wall Street progresse avec la baisse du pétrole et des rendements obligataires

    Les actions américaines ont terminé en hausse mardi, même si les principaux indices ont abandonné une partie de leurs gains initiaux au cours de la séance.

    Le Nasdaq a progressé de 171,11 points, soit 0,7 %, à 26 151,80. Le S&P 500 a gagné 24,42 points, soit 0,3 %, à 7 677,28, tandis que le Dow Jones Industrial Average a avancé de 160,24 points, ou 0,3 %, à 53 577,40.

    L’optimisme a notamment été soutenu par une nouvelle chute importante des cours du pétrole. Après avoir perdu plus de 2 % lundi, les contrats à terme sur le brut américain ont reculé de plus de 3 % mardi.

    Cette baisse est intervenue après l’annonce par le département du Trésor de l’« Operation Economic Outcast », présentée comme une campagne économique sans précédent mobilisant l’ensemble du gouvernement contre l’Iran et ses « facilitateurs ».

    Les États-Unis ont sanctionné près de 60 entités, personnes et navires qui, selon Washington, « permettent l’imprudence du régime iranien ». Les investisseurs ont toutefois semblé rassurés par l’absence de sanctions secondaires immédiates visant d’autres pays participant au commerce iranien.

    Les marchés paraissent également considérer que l’accent accru mis par l’administration Trump sur les mesures économiques réduit le risque immédiat d’une reprise d’une offensive militaire à grande échelle.

    La baisse du pétrole a également contribué au recul des rendements des bons du Trésor américain, apportant un soutien supplémentaire aux actions.

    La confiance des consommateurs recule en août

    Les investisseurs ont également pris connaissance de nouvelles données faisant état d’une détérioration de la confiance des consommateurs américains.

    L’indice de confiance du Conference Board est tombé à 89,4 en août, contre un chiffre de juillet révisé à la baisse à 90,2.

    Les économistes anticipaient un niveau de 90,1, contre une estimation initiale de 90,8 pour juillet.

    Ce recul reflète une dégradation des anticipations des consommateurs et souligne la prudence persistante des ménages concernant les perspectives économiques.

    Les valeurs technologiques et aurifères mènent les gains

    Les valeurs liées au matériel informatique ont figuré parmi les meilleures performances mardi, le NYSE Arca Computer Hardware Index bondissant de 3 % après plusieurs séances difficiles.

    Les valeurs aurifères ont également fortement progressé, permettant au NYSE Arca Gold Bugs Index de gagner 2,3 %.

    Les compagnies aériennes, les sociétés de courtage et les fabricants de semi-conducteurs ont également enregistré des gains notables, tandis que les producteurs pétroliers ont souffert de la chute des cours du brut.

    Malgré la progression de mardi, les investisseurs restent prudents avant plusieurs événements susceptibles d’influencer les marchés. Les résultats de Nvidia (NASDAQ:NVDA) occupent le devant de la scène, tandis que les opérateurs surveillent également l’évolution de l’inflation et le symposium économique de Jackson Hole afin d’obtenir de nouvelles indications sur la trajectoire de la politique monétaire américaine.

  • Les Bourses européennes progressent légèrement avec la baisse des prix du pétrole : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent légèrement avec la baisse des prix du pétrole : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont légèrement progressé mercredi, soutenus par une forte baisse des cours du pétrole qui a contribué à apaiser les inquiétudes concernant l’inflation et les perspectives de taux d’intérêt. Le sentiment s’est amélioré grâce à un regain d’optimisme autour des efforts diplomatiques impliquant l’Iran et de la possibilité d’une reprise plus rapide que prévu du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

    Les contrats à terme sur le Brent ont reculé d’environ 3 % à 84,56 dollars le baril après des informations indiquant qu’Oman et l’Iran avaient discuté de la mise en place d’un corridor maritime conjoint temporaire dans le détroit d’Ormuz.

    Le Stoxx 600 progresse tandis que le FTSE 100 recule

    Le Stoxx 600 paneuropéen a gagné 0,12 %, tandis que le DAX allemand a avancé de 0,18 % et que le CAC 40 français a progressé de 0,43 %.

    Londres a sous-performé les principales places continentales, le FTSE 100 reculant de 0,13 % malgré la bonne tenue des grands groupes miniers.

    Antofagasta (LSE:ANTO) a progressé de 2,5 %, tandis qu’Anglo American Plc (LSE:AAL) a gagné 1,2 %. Glencore (LSE:GLEN) et Rio Tinto (LSE:RIO) ont également enregistré des hausses modérées.

    Parmi les autres valeurs londoniennes, Diploma (LSE:DPLM), Halma (LSE:HLMA), Howden Joinery Group (LSE:HWDN), Intercontinental Hotels Group (LSE:IHG), Persimmon (LSE:PSN), Games Workshop (LSE:GAW), Airtel Africa (LSE:AAF), Spirax Group (LSE:SPX), IAG (LSE:IAG), Weir (LSE:WEIR), Coca-Cola HBC (LSE:CCH), Aberdeen Group (LSE:ABDN) et JD Sports Fashion (LSE:JD.) ont gagné entre 1 % et 2,3 %.

    Deutsche Bank et Heidelberg Materials mènent les hausses en Allemagne

    À Francfort, Deutsche Bank et Heidelberg Materials ont figuré parmi les meilleures performances de la séance, avec des gains d’environ 4,3 % chacune.

    Commerzbank, MTU Aero Engines, Qiagen, Symrise, E.ON, Rheinmetall, Fresenius, Beiersdorf, Fresenius Medical Care et Continental ont progressé de 1 % à 2,3 %.

    SAP a évolué en sens inverse, abandonnant environ 3 %. Porsche Automobil Holding, Scout24, Volkswagen et Siemens Energy ont reculé de 1 % à 1,4 %.

    L’enquête britannique sur les ventes souligne la faiblesse du commerce

    Les données économiques britanniques ont apporté une note plus prudente à la séance. La Confederation of British Industry a indiqué que son solde global des ventes était tombé à -48 en août, contre -26 en juillet.

    Ce chiffre s’est révélé nettement inférieur aux attentes du marché, qui tablaient sur -24, soulignant les pressions persistantes sur l’activité du commerce de détail britannique.

    Dans l’ensemble, les marchés européens sont restés légèrement positifs, la baisse des prix de l’énergie ayant atténué certaines inquiétudes inflationnistes. Des données économiques mitigées et la faiblesse de plusieurs valeurs importantes ont toutefois limité l’ampleur des gains.

  • La menace de droits de douane américains bouleverse le surplus de cuivre alors que les prix frôlent un record

    La menace de droits de douane américains bouleverse le surplus de cuivre alors que les prix frôlent un record

    Les cours du cuivre se rapprochent de leur plus haut historique alors que la menace de droits de douane américains sur les importations transforme les flux mondiaux du métal, même si les analystes estiment que le marché mondial ne souffre pas d’une véritable pénurie.

    Le cuivre à trois mois sur le London Metal Exchange a atteint 14 343 dollars la tonne mardi, se rapprochant du record de 14 527,50 dollars. Cette progression est intervenue après des demandes de retrait portant sur 65 400 tonnes de métal dans les entrepôts du LME ces derniers jours.

    Ces importantes demandes de retrait, appelées annulations de warrants, ont atténué le soulagement provoqué par l’augmentation des stocks disponibles observée la semaine dernière sur le LME et le Shanghai Futures Exchange.

    Selon les analystes, la hausse actuelle reflète principalement une pénurie de cuivre immédiatement disponible en dehors des États-Unis plutôt qu’un déficit mondial. Le métal reste essentiel aux réseaux électriques, aux véhicules électriques et aux centres de données consacrés à l’intelligence artificielle.

    Les flux vers les États-Unis resserrent l’offre ailleurs

    Les prix plus élevés du cuivre aux États-Unis ont encouragé les négociants à acheminer le métal vers les entrepôts du COMEX avant l’éventuelle introduction de droits de douane sur le cuivre raffiné à partir de 2027.

    Cet arbitrage a réduit les stocks disponibles dans d’autres régions, donnant l’impression qu’un marché qui devait initialement afficher un important surplus est beaucoup plus tendu.

    Robert Edwards, principal analyste du cuivre chez CRU, a déclaré que la menace tarifaire avait transformé ce qui aurait dû être un marché excédentaire cette année en « au mieux un marché équilibré », en supposant que le cuivre stocké aux États-Unis ne soit plus disponible pour le reste du monde.

    Les stocks du COMEX ont augmenté pendant 46 jours consécutifs pour atteindre un record de 675 185 tonnes, les négociants profitant des prix américains plus élevés. CRU avait précédemment prévu un surplus mondial de cuivre de 639 000 tonnes pour 2026.

    « Si les importations (américaines) continuent d’arriver comme elles l’ont fait jusqu’à présent, alors dans la réalité, cela ressemblera à un marché déficitaire », a déclaré Edwards.

    Les États-Unis ont importé près de 885 000 tonnes de cathodes de cuivre raffiné au premier semestre 2026, soit environ 3 % de plus qu’à la même période l’année dernière et plus du double des volumes importés durant les six premiers mois de 2024.

    Sur l’ensemble de 2025, les importations américaines de cuivre raffiné ont atteint un record de 1,64 million de tonnes.

    La perspective d’un droit de douane en 2027 entretient l’incertitude

    Le cuivre raffiné avait finalement été exempté des droits de douane l’année dernière, une décision qui avait initialement provoqué une forte chute des prix.

    Le département américain du Commerce devait toutefois remettre à la Maison-Blanche, avant le 30 juin de cette année, un rapport sur le marché du cuivre afin de permettre au président Donald Trump de décider s’il souhaitait instaurer un droit de 15 % à compter du 1er janvier 2027, puis de 30 % à partir de 2028.

    Alice Fox, stratégiste chez Macquarie, estime que l’énorme quantité de cuivre déjà accumulée dans les entrepôts du COMEX pourrait prendre beaucoup de temps à être absorbée.

    « D’après nos chiffres, il faudra des années pour que ce métal soit consommé », a déclaré Fox.

    Même si Macquarie estime que les risques baissiers sur le cuivre sont plus importants, Fox a ajouté que les prix « s’envoleraient massivement » si Trump décidait d’appliquer le droit de douane.

    Glencore estime que l’incertitude alimente davantage le rallye

    Gary Nagle, directeur général de Glencore, propose une lecture différente de la hausse, estimant que l’incertitude entourant la politique tarifaire américaine joue un rôle plus important que les droits de douane eux-mêmes.

    Selon Nagle, une annonce définitive, qu’elle fixe le droit à zéro, 15 % ou 30 %, pourrait entraîner une baisse du cuivre car le marché disposerait enfin d’une meilleure visibilité.

    « Vous aurez ces stocks élevés aux États-Unis, qui seront progressivement utilisés … et ne seront pas réexportés » en raison des coûts impliqués, a déclaré Nagle lors d’une conférence téléphonique sur les résultats.

    Les droits applicables au cuivre actuellement stocké dans les entrepôts du COMEX ont déjà été acquittés.

    Si ces stocks restent aux États-Unis, les autres régions pourraient néanmoins continuer à faire face à une offre plus limitée. La Chine, premier pays mondial pour la fusion du cuivre, dispose d’une capacité restreinte pour compenser les pénuries ailleurs en raison d’une forte demande intérieure, selon Amelia Fu, responsable de la stratégie des marchés de matières premières chez Bank of China International.

    Fu a également cité la faiblesse des stocks, les perturbations minières et l’arrêt de la fonderie de Gresik en Indonésie comme facteurs supplémentaires de resserrement du marché.

    « Nous pourrions voir de nouveaux records pour les prix du cuivre dans les semaines ou les mois à venir », a-t-elle déclaré.

  • L’or recule légèrement mais reste proche d’un plus haut de trois mois

    L’or recule légèrement mais reste proche d’un plus haut de trois mois

    Les cours de l’or ont légèrement baissé mercredi, tout en restant proches de leur plus haut niveau en trois mois, alors que le recul du pétrole et des rendements des bons du Trésor américain a contribué à apaiser les inquiétudes inflationnistes. Les investisseurs continuaient également de suivre les efforts diplomatiques de l’Iran et d’Oman concernant le détroit d’Ormuz.

    À 01h10 ET, soit 05h40 GMT, XAU/USD reculait de 0,4 % à 4 642,38 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 0,1 % à 4 699,04 dollars.

    Parmi les autres métaux précieux, XAG/USD gagnait 0,7 % à 69,05 dollars l’once et XPT/USD avançait de 0,3 % à 1 866,89 dollars. L’indice du dollar américain progressait de 0,1 % à 99,01.

    La baisse du pétrole et des rendements soutient l’or

    L’or a gagné plus de 7 % au cours de la semaine écoulée, ce qui le maintient à proximité du plus haut de trois mois atteint lors de la séance précédente.

    Le mouvement a été soutenu par le recul des rendements des bons du Trésor américain et par la baisse des cours du pétrole, deux facteurs qui ont atténué certaines inquiétudes inflationnistes susceptibles de rendre la Réserve fédérale plus réticente à réduire ses taux.

    Mardi, les rendements des bons du Trésor ont reculé d’environ cinq à sept points de base sur l’ensemble de la courbe, tandis que le pétrole baissait avec l’optimisme croissant autour d’une possible désescalade du conflit au Moyen-Orient.

    L’Iran et Oman ont discuté de la création d’un « corridor maritime conjoint temporaire » qui pourrait permettre la reprise d’une partie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

    La baisse des prix de l’énergie peut soutenir l’or, car le pétrole contribue directement aux pressions inflationnistes. Une forte hausse durable du brut pourrait pousser la Fed à maintenir des taux élevés plus longtemps.

    L’or ne versant pas d’intérêts, des rendements élevés peuvent réduire son attrait par rapport aux actifs générant un revenu. À l’inverse, la baisse des rendements peut renforcer son attractivité relative.

    Le debasement trade reste au centre de l’attention

    La récente progression de l’or a également maintenu l’attention des investisseurs sur le debasement trade lié au marché des bons du Trésor.

    Les analystes d’ANZ ont indiqué que le secrétaire au Trésor Scott Bessent n’avait fourni aucun nouveau signal concernant les modifications de gestion de la dette annoncées la semaine dernière.

    Des informations ont toutefois suggéré que le Trésor pourrait utiliser une partie de ses liquidités pour financer le rachat d’anciens titres offrant des rendements plus élevés.

    Les inquiétudes concernant l’endettement public, la politique budgétaire et le pouvoir d’achat à long terme des monnaies ont contribué à renforcer la demande d’or comme réserve de valeur alternative.

    L’inflation PCE et le discours de Warsh seront les prochains tests

    Les investisseurs se tournent désormais vers deux catalyseurs potentiellement importants pour l’or : les données américaines sur les dépenses de consommation personnelle attendues mercredi et le premier grand discours du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole vendredi.

    Les chiffres PCE fourniront de nouvelles indications sur les pressions inflationnistes et l’état de l’économie américaine, avec de possibles conséquences sur les anticipations de politique monétaire.

    Susan Collins, présidente de la Fed de Boston, a déclaré qu’elle soutenait pour l’instant le maintien des taux à leur niveau actuel, à condition que l’inflation continue de progresser vers l’objectif de 2 % de la banque centrale.

    Le discours de Warsh à Jackson Hole pourrait quant à lui apporter davantage de clarté sur la manière dont la Fed évalue l’équilibre entre la persistance des risques inflationnistes et les perspectives économiques générales.

    Les investisseurs chercheront notamment à déterminer dans quelles circonstances les responsables monétaires pourraient être prêts à ajuster les taux en réponse à l’évolution de l’inflation.

    Warsh a fait l’objet de critiques concernant le manque de clarté de ses positions économiques, ce qui fait de son intervention de vendredi un signal potentiellement important pour les anticipations de taux et les marchés des métaux précieux.

    La récente hausse de l’or a également ravivé le fameux debasement trade qui avait contribué à soutenir le métal précieux en 2025, les investisseurs considérant de plus en plus l’or comme une alternative aux obligations souveraines et aux monnaies lorsque les inquiétudes concernant les déficits publics, la politique budgétaire et le pouvoir d’achat des devises augmentent.

  • Le pétrole chute de plus de 2 % avec les espoirs de progrès diplomatiques au Moyen-Orient

    Le pétrole chute de plus de 2 % avec les espoirs de progrès diplomatiques au Moyen-Orient

    Les cours du pétrole ont nettement reculé mercredi, prolongeant leurs pertes de la séance précédente alors que plusieurs informations faisaient état de progrès dans les efforts diplomatiques visant à réduire les hostilités au Moyen-Orient et à rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz.

    Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de 2,6 % à 86,30 dollars le baril à 04h17 ET, soit 08h17 GMT, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate américain ont reculé de 2,7 % à 80,18 dollars.

    Ce nouveau mouvement fait suite à une baisse de plus de 5 % mardi, après que les médias russes ont rapporté que les États-Unis et l’Iran seraient proches d’un nouvel accord de cessez-le-feu.

    Des informations évoquent un possible nouveau cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran

    L’agence de presse publique russe RIA Novosti a rapporté que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord, citant des sources pakistanaises et iraniennes.

    Selon ces informations, l’accord comprendrait des dispositions permettant une navigation sans entrave dans le détroit d’Ormuz et pourrait être annoncé dans les prochains jours. Investing.com a indiqué ne pas avoir pu vérifier immédiatement les informations de RIA.

    Cette publication est intervenue après que des responsables pakistanais ont déclaré que des progrès avaient été accomplis dans les efforts de médiation avec l’Iran et que les discussions avaient notamment porté sur le rétablissement d’un cessez-le-feu provisoire.

    Le Pakistan a joué un rôle important de médiateur régional pendant le conflit entre les États-Unis et l’Iran et avait également contribué à négocier une trêve entre les deux parties en juin.

    L’Iran et Oman auraient convenu d’une route temporaire à travers Ormuz

    Par ailleurs, Al Jazeera a rapporté qu’un haut responsable iranien avait déclaré que l’Iran et Oman s’étaient entendus sur la création d’une route temporaire à travers le détroit d’Ormuz après des discussions diplomatiques à Téhéran.

    Le responsable aurait toutefois souligné que le détroit ne rouvrirait pas complètement tant que les États-Unis n’auraient pas respecté les engagements pris dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu signé en juin.

    La perspective d’une reprise plus importante du trafic commercial dans le détroit a réduit une partie de la prime de risque liée à l’approvisionnement intégrée aux cours du brut.

    Les analystes de Vital Knowledge ont toutefois estimé qu’avec la possibilité d’une reprise des combats toujours « juste au coin de la rue », les prix du pétrole ne devraient pas revenir complètement à leurs niveaux d’avant le conflit.

    « [Un] facteur de risque géopolitique sera intégré de façon permanente dans le prix », ont-ils déclaré.

    Le trafic des pétroliers reste fortement limité

    La navigation dans le détroit d’Ormuz reste très réduite, les compagnies maritimes cherchant à éviter d’exposer leurs navires au risque d’attaques.

    Les données préliminaires de Kpler citées par CNBC montrent que seulement cinq navires transportant des matières premières ont traversé le détroit mardi, contre une moyenne mobile sur dix jours de 15.

    Avant le début du conflit à la fin du mois de février, environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié passait par cette voie maritime.

    Les discussions entre l’Iran et Oman interviennent également un jour après l’imposition par les États-Unis de sanctions économiques plus strictes contre Téhéran, Washington ayant indiqué privilégier une pression financière accrue plutôt que de nouvelles frappes militaires.

    Alors que les développements diplomatiques continuent d’influencer les anticipations concernant l’offre, les cours du brut devraient rester très sensibles aux prochaines évolutions impliquant l’Iran, Oman et le détroit d’Ormuz.

  • Résultats de Nvidia et inflation PCE au premier plan tandis que le pétrole chute : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Résultats de Nvidia et inflation PCE au premier plan tandis que le pétrole chute : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient sans direction claire mercredi, les investisseurs se préparant aux résultats trimestriels très attendus de Nvidia et à de nouvelles données sur l’inflation, tandis que les signes de progrès diplomatiques au Moyen-Orient faisaient fortement reculer les cours du pétrole.

    Le sentiment était également influencé par l’escalade du différend commercial entre les États-Unis et le Canada, Ottawa ayant annoncé des droits de douane de représailles sur des centaines de produits américains.

    À 02h59 ET, soit 06h59 GMT, les contrats à terme sur le Dow gagnaient 42 points, ou 0,1 %, tandis que ceux sur le S&P 500 étaient pratiquement inchangés. Les contrats sur le Nasdaq 100 reculaient de 25 points, soit 0,1 %.

    Les futures américains restent stables après la hausse de Wall Street

    Les principaux indices américains ont progressé lors de la séance précédente, soutenus par la hausse des valeurs liées à l’intelligence artificielle avant la publication des résultats de Nvidia.

    Le recul du pétrole sous les 90 dollars le baril et le rebond des obligations d’État américaines ont également favorisé le sentiment, les investisseurs réagissant aux signes d’une possible avancée diplomatique au Moyen-Orient.

    Toutefois, les résultats décevants de Dick’s Sporting Goods ont pesé sur les valeurs de consommation discrétionnaire et limité la progression générale de Wall Street.

    Les données économiques se sont également révélées plus faibles que prévu, notamment les chiffres concernant les anticipations des consommateurs et les ventes de logements neufs en juillet.

    Les résultats de Nvidia mettent les dépenses dans l’IA sous surveillance

    L’attention se porte désormais sur Nvidia (NASDAQ:NVDA), qui doit publier ses résultats du deuxième trimestre fiscal après la clôture de Wall Street.

    Le fabricant de semi-conducteurs est devenu l’un des principaux baromètres de l’investissement mondial dans l’intelligence artificielle, la demande pour ses processeurs avancés étant étroitement liée aux dépenses consacrées aux centres de données et aux infrastructures d’IA.

    Selon les données de LSEG citées par Reuters, le chiffre d’affaires trimestriel de Nvidia devrait doubler sur un an pour atteindre 92,18 milliards de dollars, principalement grâce à la vigueur des ventes destinées aux centres de données. Ce rythme représenterait la croissance la plus rapide du chiffre d’affaires depuis sept trimestres.

    Les investisseurs chercheront également des indications sur la transition des clients de Nvidia des processeurs Blackwell vers la nouvelle architecture Vera Rubin.

    Des interrogations subsistent quant à la capacité des principaux clients technologiques de Nvidia à maintenir leurs énormes programmes d’investissement, notamment après que plusieurs grandes entreprises ont récemment signalé des pressions sur leur flux de trésorerie disponible.

    Les commentaires de la direction concernant les dépenses des clients et la demande future pourraient donc avoir des conséquences importantes sur le thème de l’investissement dans l’intelligence artificielle au cours des prochains mois.

    L’inflation PCE pourrait modifier les attentes concernant la Fed

    Les investisseurs attendent également l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle de juillet du département du Commerce, qui doit être publié avant l’ouverture de Wall Street.

    L’inflation PCE sous-jacente devrait progresser de 0,2 % sur un mois, contre 0,1 % précédemment. Sur douze mois, elle devrait rester stable par rapport à juin à 3,3 %.

    L’indice PCE, et particulièrement sa composante sous-jacente, est étroitement surveillé par les responsables de la Réserve fédérale lorsqu’ils évaluent l’évolution de l’inflation et les perspectives des taux d’intérêt.

    Les inquiétudes se sont accrues quant au risque qu’un choc énergétique provoqué par le conflit au Moyen-Orient entraîne des pressions inflationnistes persistantes et oblige la Fed à resserrer davantage sa politique monétaire.

    Les marchés ont récemment réduit leurs anticipations d’une hausse des taux en septembre. Cependant, Susan Collins, présidente de la Fed de Boston, a déclaré cette semaine qu’en l’absence de progrès plus durables sur l’inflation, une politique plus restrictive deviendrait bientôt « appropriée ».

    Les analystes de Deutsche Bank ont souligné que leurs économistes l’avaient « précédemment considérée comme quelqu’un qui ne soutiendrait pas une hausse en 2026, de sorte que ces commentaires montrent qu’une hausse en septembre pourrait être tout à fait envisageable pour certains centristes du FOMC ».

    L’Iran et Oman auraient convenu d’une route temporaire dans le détroit d’Ormuz

    Les marchés énergétiques restent extrêmement sensibles aux développements entourant le détroit d’Ormuz, où le trafic des pétroliers a fortement diminué depuis le début du conflit.

    Les compagnies maritimes hésitent à faire passer leurs navires par le détroit en raison du risque d’attaques. Selon les données préliminaires de Kpler citées par CNBC, seulement cinq navires transportant des matières premières ont traversé le détroit mardi, contre une moyenne mobile sur dix jours de 15.

    Avant le début de la guerre à la fin du mois de février, environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié transitait par le détroit d’Ormuz.

    Al Jazeera a rapporté qu’un haut responsable iranien avait déclaré que l’Iran et Oman s’étaient entendus sur la création d’une route temporaire à travers le détroit après des discussions diplomatiques à Téhéran.

    Le responsable aurait toutefois précisé que le détroit ne rouvrirait pas complètement tant que les États-Unis n’auraient pas respecté les engagements pris dans un accord-cadre de cessez-le-feu signé en juin.

    Par ailleurs, l’agence russe RIA Novosti a rapporté que les États-Unis et l’Iran avaient conclu un nouvel accord de cessez-le-feu qui pourrait être annoncé dans les prochains jours, citant des sources iraniennes et pakistanaises. Investing.com a indiqué ne pas avoir pu vérifier immédiatement cette information.

    Ces développements ont contribué à la forte baisse des contrats à terme sur le Brent. Les analystes de Vital Knowledge ont toutefois averti qu’avec la possibilité d’une reprise des combats toujours « juste au coin de la rue », le pétrole pourrait ne jamais retrouver ses niveaux d’avant-guerre.

    « [Un] facteur de risque géopolitique sera intégré de façon permanente dans le prix », ont-ils déclaré.

    Le Canada riposte avec de nouveaux droits de douane

    Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis se sont également intensifiées, Ottawa prévoyant d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 50 % sur environ 700 produits américains.

    Ces mesures concernent environ 20 milliards de dollars d’importations américaines annuelles au Canada et interviennent après l’introduction par Washington de droits de 50 % sur une large gamme d’exportations canadiennes.

    Le Canada a indiqué que sa réponse prendrait la forme de droits de douane « dollar pour dollar » correspondant aux mesures américaines.

    Selon une déclaration du gouvernement canadien citée par Reuters, ces contre-mesures doivent entrer en vigueur le 8 septembre.

    Les droits américains sont entrés en vigueur samedi après l’échec des négociations entre les deux pays, entraînant une nouvelle escalade des tensions entre Washington et Ottawa.

  • Le gaz européen chute de 3 %, les espoirs de cessez-le-feu réduisant les risques sur l’offre

    Le gaz européen chute de 3 %, les espoirs de cessez-le-feu réduisant les risques sur l’offre

    Les prix du gaz naturel européen ont fortement reculé mercredi, s’éloignant de leurs plus hauts niveaux en cinq mois alors que les signes d’une possible avancée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran ont réduit une partie de la prime de risque géopolitique intégrée aux marchés énergétiques.

    Les contrats à terme néerlandais de référence à échéance rapprochée ont perdu 3 %, tandis que les contrats britanniques de gros équivalents ont également reculé d’environ 3 %.

    Ce mouvement a interrompu une hausse de plusieurs semaines qui avait porté les prix européens du gaz à leurs niveaux les plus élevés depuis la mi-mars. Cette progression avait notamment été alimentée par les inquiétudes concernant les cargaisons de gaz naturel liquéfié du Qatar et par le rythme inférieur à la normale des injections dans les installations européennes de stockage.

    Les opérateurs ont réduit leurs positions liées au risque géopolitique alors que les marchés pétroliers reculaient également fortement. Le Brent a perdu plus de 2,5 %, revenant vers 86 dollars le baril et prolongeant de lourdes pertes sur deux séances consécutives.

    Les discussions sur Ormuz déclenchent des ventes sur les marchés énergétiques

    La baisse des prix européens du gaz a suivi une série de signaux diplomatiques plus encourageants en provenance du Moyen-Orient.

    Selon certaines informations, les États-Unis et l’Iran se rapprocheraient d’un accord provisoire de cessez-le-feu négocié par des partenaires régionaux, qui pourrait comprendre des engagements permettant aux navires commerciaux de circuler librement dans le détroit d’Ormuz.

    Le sentiment s’est encore amélioré après que des représentants de l’Iran et d’Oman ont confirmé la reprise de discussions bilatérales concernant la sécurisation et la gestion de cette route maritime stratégique.

    La possibilité d’une reprise plus fluide des expéditions maritimes de GNL depuis le golfe Persique a éclipsé les inquiétudes liées à l’introduction par Washington de sanctions économiques plus strictes au début de la semaine.

    Pour les industriels et les fournisseurs d’énergie européens, une amélioration de l’accès au détroit d’Ormuz pourrait réduire le risque de pénuries avant le pic de la demande hivernale de chauffage.

    Les stocks européens restent inférieurs aux normales saisonnières

    Malgré le recul des prix de gros mercredi, la situation des stocks européens de gaz reste nettement plus faible que les moyennes historiques.

    Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations de stockage du bloc sont remplies à environ 62 % de leur capacité, contre une moyenne saisonnière sur cinq ans proche de 79 %.

    La forte demande estivale d’électricité liée à la climatisation, associée aux perturbations des livraisons de GNL sur le marché spot, a limité le rythme auquel les fournisseurs européens ont pu reconstituer leurs réserves.

    Ce déficit signifie que les développements affectant les approvisionnements en GNL resteront particulièrement importants à l’approche de la période de forte demande en automne et en hiver.

    Le marché du gaz reste exposé aux développements autour d’Ormuz

    La courbe à terme du gaz européen reste en forte backwardation, ce qui crée des difficultés supplémentaires pour les fournisseurs achetant des volumes spot coûteux afin de les stocker.

    Conserver du gaz acheté à des prix élevés à court terme peut exposer les acheteurs à des pertes si les prix à terme restent inférieurs, réduisant ainsi l’incitation à reconstituer rapidement les stocks.

    Les contrats européens de gaz de gros devraient par conséquent rester très sensibles aux développements entourant le détroit d’Ormuz.

    Si les progrès vers un cessez-le-feu et une amélioration de la navigation ont réduit une partie de la prime immédiate liée aux risques d’approvisionnement, toute détérioration des négociations pourrait rapidement raviver les inquiétudes concernant la disponibilité du GNL à l’approche de la saison européenne de chauffage.

  • Les Bourses européennes progressent légèrement, la chute du pétrole compensant les signaux restrictifs de la BCE : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent légèrement, la chute du pétrole compensant les signaux restrictifs de la BCE : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont légèrement progressé mercredi, restant proches de leurs plus hauts d’une semaine alors que la forte baisse des cours du pétrole a apporté un certain soulagement aux investisseurs.

    L’effet favorable du recul des coûts énergétiques a toutefois été limité par les signaux restrictifs de la Banque centrale européenne et par la prudence avant la publication très attendue des résultats trimestriels de Nvidia Corp. aux États-Unis.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a gagné 0,11 %, tandis que le DAX allemand et le CAC 40 français sont restés globalement stables. À Londres, le FTSE 100, fortement exposé aux matières premières, a été pénalisé par la baisse des grandes valeurs énergétiques.

    Le pétrole chute avec les espoirs de réouverture du détroit d’Ormuz

    Le Brent a reculé de 2,6 % à 86,32 dollars le baril, prolongeant son fort mouvement de baisse après avoir perdu environ 5 % lors de la séance précédente.

    Ce nouveau recul est intervenu après des informations de presse citant des médiateurs régionaux, selon lesquelles les États-Unis et l’Iran se rapprocheraient d’un accord provisoire de cessez-le-feu. Celui-ci comprendrait des garanties permettant aux navires commerciaux de traverser sans entrave le détroit d’Ormuz.

    Le sentiment des investisseurs a également été soutenu par la confirmation de l’Iran et d’Oman de la reprise de discussions bilatérales visant à rouvrir complètement cette route maritime stratégique.

    La perspective d’une amélioration des flux énergétiques a réduit les inquiétudes immédiates concernant l’approvisionnement mondial en pétrole et atténué une partie des pressions inflationnistes liées aux prix élevés du brut.

    Schnabel estime que les taux devront encore augmenter

    L’amélioration du contexte énergétique a été partiellement contrebalancée par les déclarations d’Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, qui a averti qu’une nouvelle hausse des taux pourrait être nécessaire pour contenir les pressions inflationnistes persistantes.

    Dans une interview accordée à Bloomberg News et publiée mercredi, Schnabel a déclaré que « au taux directeur actuel, il est peu probable que l’inflation revienne à son objectif à moyen terme et, par conséquent, un nouveau resserrement sera nécessaire ».

    Elle a souligné que la persistance du conflit au Moyen-Orient et la résilience plus forte que prévu de l’économie de la zone euro continuaient de présenter des risques haussiers pour les prix à la consommation.

    Ses commentaires ont renforcé les anticipations des marchés monétaires concernant une éventuelle nouvelle hausse de 25 points de base des taux de la BCE en septembre.

    Les résultats de Nvidia au centre de l’attention

    Les investisseurs européens ont également évité de prendre des positions importantes avant la publication des résultats du deuxième trimestre de Nvidia (NASDAQ:NVDA), attendue après la clôture du marché américain.

    Les résultats du fabricant de puces sont considérés comme un test important de la demande mondiale pour les infrastructures d’intelligence artificielle et de la capacité du secteur technologique à maintenir ses valorisations élevées.

    La publication pourrait avoir des conséquences particulières pour les entreprises européennes des semi-conducteurs et de la technologie exposées à la poursuite des investissements dans le matériel destiné à l’IA.

    Parmi les valeurs surveillées figurent le fabricant d’équipements pour semi-conducteurs ASML Holding NV (EU:ASML), STMicroelectronics NV (BIT:STMMI) et Infineon Technologies AG (TG:IFX), ainsi que des groupes européens d’automatisation industrielle exposés à l’expansion des infrastructures informatiques.

    L’inflation américaine et Jackson Hole également surveillés

    Les investisseurs maintiennent parallèlement une approche prudente avant la publication des prochaines données américaines sur l’inflation PCE.

    Ces chiffres pourraient apporter de nouvelles indications sur l’évolution de l’inflation et de la croissance économique avant la réunion des banquiers centraux au symposium de politique économique de Jackson Hole.

    Alors que la baisse du pétrole soutient le sentiment mais que la politique monétaire et les résultats de Nvidia entretiennent l’incertitude, les marchés européens sont restés limités à des gains relativement modestes.

  • Les valeurs énergétiques reculent avec la chute du pétrole sur les discussions Iran-Oman

    Les valeurs énergétiques reculent avec la chute du pétrole sur les discussions Iran-Oman

    Les valeurs énergétiques européennes ont reculé mercredi, tandis que les cours du pétrole prolongeaient leur baisse après la reprise des discussions entre l’Iran et Oman concernant la gestion du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

    Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de 2,5 % à 86,38 dollars le baril à 07h43 GMT, tandis que ceux sur le WTI ont perdu 2,8 %, à environ 80,08 dollars. Les deux références ont ainsi prolongé leurs fortes pertes de la séance précédente, les investisseurs évaluant la possibilité d’une amélioration de l’accès maritime à cette voie stratégique.

    L’Iran et Oman discutent d’un cadre provisoire pour la navigation

    L’Iran et Oman discutent d’un dispositif provisoire concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, qui pourrait comprendre la création d’un corridor temporaire pour les navires ainsi qu’une coopération dans les opérations de déminage.

    Ces discussions interviennent alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis restent dans l’impasse et que Washington continue d’accentuer la pression économique sur Téhéran.

    Avant le début du conflit, environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL transitait par le détroit d’Ormuz. Tout progrès significatif vers une réouverture de cette voie pourrait donc réduire les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique et exercer une pression supplémentaire sur les cours du brut.

    Un analyste de PVM s’interroge sur l’ampleur de la baisse du pétrole

    Tamas Varga, analyste chez PVM, s’est interrogé sur la justification d’une baisse du Brent de plus de 6 dollars le baril en seulement deux jours au regard des derniers développements diplomatiques.

    Varga a souligné qu’une reprise permanente des flux dans le détroit d’Ormuz « est loin d’être acquise », malgré les informations faisant état d’un possible accord entre Oman et l’Iran sur le déminage et la gestion du trafic maritime dans ce passage stratégique.

    Il estime que les risques pesant sur l’offre devraient persister et que les stocks pétroliers pourraient continuer à diminuer au cours des prochaines semaines, tout en reconnaissant que « être assis sur cette chaise s’est souvent révélé inconfortable récemment ».

    Ses commentaires illustrent l’incertitude persistante sur le marché pétrolier, où les investisseurs doivent mettre en balance les signes de progrès diplomatique et le risque de perturbations prolongées de l’approvisionnement énergétique.

    BP, Shell et les grandes compagnies pétrolières européennes reculent

    La nouvelle baisse du brut a pesé sur les principales compagnies pétrolières et gazières européennes à l’ouverture des marchés.

    BP (LSE:BP.) a chuté de 2,8 %, tandis que Shell (LSE:SHEL) a perdu 1,7 %. Equinor (LSE:0A7F) a reculé de 2,5 % à Oslo et l’italien Eni (BIT:ENI) a cédé 1,7 %.

    Ailleurs en Europe, TotalEnergies (EU:TTE) a baissé de 1,2 %, tandis que Repsol (TG:REP) a perdu 1,4 %.

    Ce mouvement fait suite à une baisse de 3,1 % du WTI mardi, lorsque les espoirs de progrès diplomatiques avaient pris le dessus sur les inquiétudes persistantes concernant les perturbations de l’offre.

    L’incertitude restant élevée autour du détroit d’Ormuz, les prochaines évolutions des discussions entre l’Iran et Oman devraient rester un facteur important pour les cours du pétrole et les valeurs énergétiques européennes.