Author: Fiona Craig

  • Les marchés européens progressent légèrement sur fond d’espoirs de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens progressent légèrement sur fond d’espoirs de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont évolué majoritairement dans le vert jeudi, les investisseurs réagissant aux informations selon lesquelles les États-Unis et l’Iran travailleraient à la reprise de négociations destinées à mettre fin au conflit en cours.

    À 07h10 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 gagnait 0,1 %, tandis que le DAX allemand progressait également de 0,1 % et que le CAC 40 français avançait de 0,4 %. À l’inverse, le FTSE 100 britannique reculait de 0,3 %.

    De nouvelles discussions diplomatiques semblent se dessiner

    Selon plusieurs informations de presse, Washington et Téhéran travailleraient avec des médiateurs sur un cadre d’accord d’une page destiné à relancer les discussions autour d’un accord de paix durable. Le Wall Street Journal a indiqué que les négociations pourraient débuter la semaine prochaine au Pakistan.

    Le journal ajoute qu’un processus d’environ un mois viserait ensuite à résoudre les différends concernant le programme nucléaire iranien et un éventuel allègement des sanctions, même si des désaccords importants persistent sur des sujets comme l’enrichissement de l’uranium et les inspections internationales.

    Le président Donald Trump a déclaré que l’opération militaire américaine contre l’Iran, lancée conjointement avec Israël à la fin du mois de février, pourrait prendre fin si Téhéran « accepte de donner ce qui a été convenu ».

    Le pétrole recule avec les espoirs de désescalade

    Les marchés américains avaient fortement progressé mercredi après le retour d’espoirs d’une issue prochaine au conflit.

    Les prix du pétrole ont également chuté, les investisseurs anticipant une reprise du trafic pétrolier à travers le détroit d’Ormuz. Cette voie maritime stratégique située au large des côtes sud de l’Iran assure environ un cinquième du transport mondial de pétrole brut et a été fortement perturbée pendant le conflit.

    Le Brent, référence mondiale du pétrole, reculait de 3,7 % jeudi à 97,92 dollars le baril.

    Les résultats d’entreprises influencent également la tendance

    Les publications de résultats en Europe ont également soutenu l’attention des investisseurs.

    L’action Shell (LSE:SHEL) a reculé après que le groupe énergétique a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, tout en annonçant une réduction de son programme de rachats d’actions.

    De son côté, le concepteur de semi-conducteurs Arm Holdings (NASDAQ:ARM) a dévoilé des prévisions de chiffre d’affaires trimestriel supérieures aux estimations du marché, renforçant l’idée que la demande liée à l’intelligence artificielle reste particulièrement forte.

    Les valeurs européennes du secteur des semi-conducteurs ont progressé dans le sillage de cette annonce.

  • Getlink publie un recul du trafic en avril avec une baisse des volumes poids lourds et passagers

    Getlink publie un recul du trafic en avril avec une baisse des volumes poids lourds et passagers

    Getlink SE (EU:GET) a fait état d’une activité plus faible en avril, avec des volumes de navettes poids lourds en baisse de 1,9 % sur un an, après un recul de 0,9 % enregistré en mars.

    Le trafic des navettes passagers a également diminué au cours du mois, reculant de 9,8 % par rapport à l’année précédente, après une hausse de 8,0 % observée en mars.

    Le calendrier des vacances pèse sur le trafic passagers

    Le groupe a expliqué que la baisse des navettes passagers était principalement liée au calendrier des vacances scolaires au Royaume-Uni ainsi qu’à des effets de comparaison défavorables liés aux dates de Pâques de l’année précédente.

    Le contexte énergétique apporte un soutien partiel

    Getlink a indiqué que la hausse des prix des carburants et la volatilité persistante des marchés de l’énergie apportaient un soutien à court terme à certaines de ses activités.

    Le groupe a également souligné les récentes augmentations de participation de certains actionnaires importants.

  • Le titre Technip Energies recule après une cession de titres par BPIFrance

    Le titre Technip Energies recule après une cession de titres par BPIFrance

    L’action Technip Energies (EU:TE) a reculé de 1,5 % jeudi après la réalisation d’un placement privé d’actions par la banque publique française BPIFrance.

    BPIFrance a cédé 3,57 millions d’actions auprès d’investisseurs institutionnels qualifiés, représentant environ 2,01 % du capital de la société d’ingénierie.

    Une opération d’environ 139 millions de dollars

    L’opération a été réalisée au prix de 39 dollars par action, permettant à la banque publique de lever environ 139 millions de dollars.

    Le placement a été effectué dans le cadre d’une opération privée destinée à des investisseurs institutionnels.

  • Bouygues recule en Bourse malgré des résultats supérieurs aux attentes en raison des incertitudes autour de SFR

    Bouygues recule en Bourse malgré des résultats supérieurs aux attentes en raison des incertitudes autour de SFR

    L’action Bouygues SA (EU:EN) a perdu plus de 2 % jeudi, les inquiétudes concernant le projet d’acquisition d’actifs télécoms de SFR ayant éclipsé des résultats opérationnels du premier trimestre supérieurs aux attentes.

    Le groupe français de BTP et de télécommunications a enregistré un résultat opérationnel courant des activités (COPA) de 77 millions d’euros au titre des trois mois clos le 31 mars, soit une hausse de 8 millions d’euros sur un an et un niveau supérieur au consensus des analystes fixé à 66 millions d’euros.

    Le chiffre d’affaires déçoit malgré l’amélioration des bénéfices

    Le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 12,18 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en baisse de 3,2 % sur un an, ou de 1,6 % à taux de change constants et à périmètre comparable. Ce résultat est ressorti en dessous des estimations de Morgan Stanley et du consensus des analystes qui tablaient sur 12,40 milliards d’euros.

    Bouygues a enregistré une perte nette part du groupe de 94 millions d’euros, en amélioration de 62 millions d’euros par rapport à l’année précédente. Le groupe a indiqué que ses résultats avaient de nouveau été affectés par une surtaxe exceptionnelle d’impôt sur les sociétés de 25 millions d’euros imposée aux grandes entreprises françaises.

    Une dette nette en nette amélioration

    La dette nette du groupe atteignait 5,06 milliards d’euros à fin mars 2026, soit une amélioration de plus de 2 milliards d’euros par rapport à mars 2025, et un niveau inférieur à l’estimation de Morgan Stanley fixée à 5,17 milliards d’euros.

    Les négociations autour de SFR restent incertaines

    Les investisseurs sont restés focalisés sur des informations de presse selon lesquelles le consortium composé de Bouygues Telecom, Free-iliad Group et Orange pourrait manquer la date limite d’exclusivité du 15 mai fixée par Altice France pour finaliser les conditions de rachat des actifs de SFR.

    Bouygues a confirmé que le consortium était toujours en négociations exclusives avec Altice France, la période d’exclusivité courant jusqu’au 15 mai 2026.

    « À ce stade, rien ne garantit que cette offre aboutira à un accord », a déclaré le groupe.

    La valeur d’entreprise des actifs d’Altice France concernés par l’offre s’élève à 20,35 milliards d’euros, Bouygues précisant que la part revenant à Bouygues Telecom représenterait environ 42 % du prix et de la répartition des actifs.

    Equans améliore ses marges

    Au sein d’Equans, la division de services énergétiques du groupe, le COPA a progressé à 205 millions d’euros contre 177 millions un an plus tôt. La marge opérationnelle des activités a atteint 4,8 %, en hausse de 0,9 point de pourcentage sur un an.

    Le chiffre d’affaires d’Equans s’est établi à 4,31 milliards d’euros, en recul de 6 % sur un an et inférieur aux prévisions de Morgan Stanley qui tablaient sur 4,60 milliards d’euros.

    Les amortissements pèsent sur Bouygues Telecom

    Bouygues Telecom a vu son COPA reculer à 82 millions d’euros contre 101 millions un an auparavant, le groupe évoquant une hausse continue des amortissements.

    L’EBITDAaL est resté stable sur un an à 415 millions d’euros.

    Les objectifs annuels sont confirmés

    Pour 2026, Bouygues continue de viser un chiffre d’affaires stable à taux de change constants ainsi qu’un COPA maintenu à un niveau record.

    Equans maintient également son objectif d’une marge opérationnelle de 5 % sur l’ensemble de l’exercice.

  • Klépierre enregistre une hausse des revenus locatifs au premier trimestre et confirme ses objectifs annuels

    Klépierre enregistre une hausse des revenus locatifs au premier trimestre et confirme ses objectifs annuels

    Klépierre (EU:LI) a publié une progression de 2,6 % de ses revenus locatifs nets à périmètre constant au premier trimestre 2026, selon une mise à jour de marché publiée jeudi par l’exploitant français de centres commerciaux.

    Le groupe a confirmé ses objectifs pour 2026 et continue de viser un cash-flow courant net par action d’au moins 2,75 euros, soutenu par une croissance minimale de 1 % de l’EBITDA. L’EBITDA du premier trimestre a progressé de 2,7 % sur un an pour atteindre 267 millions d’euros.

    La croissance locative soutenue par les acquisitions et l’indexation

    Les revenus locatifs nets ont augmenté de 2,6 % à périmètre constant et de 2,8 % en données courantes, grâce notamment à l’acquisition de Cassamina. L’indexation a contribué à hauteur de 0,8 point de pourcentage à cette croissance.

    Le taux de vacance s’établissait à 3,1 % à la fin du trimestre, en hausse de 20 points de base par rapport au trimestre précédent, mais en amélioration de 40 points de base sur un an.

    La réversion locative a atteint 4,9 %, contre 4,6 % sur l’ensemble de l’exercice 2025, tandis que le taux d’effort des commerçants est resté stable à 12,5 %.

    Les ventes des commerçants et la fréquentation progressent

    Les ventes des commerçants dans les centres commerciaux de Klépierre ont augmenté de 4,4 % sur un an au premier trimestre, avec une progression de 4,2 % pour le seul mois de mars.

    L’Espagne, le Portugal, la Norvège et la République tchèque ont figuré parmi les marchés les plus dynamiques, chacun enregistrant une croissance des ventes supérieure à 5 %.

    La fréquentation des centres commerciaux du groupe a progressé de 1,6 % par rapport à l’année précédente.

    Une structure financière toujours solide

    Le groupe a indiqué que son coût moyen de la dette restait stable à 1,9 %. Après un refinancement obligataire réalisé en février à un taux de 3,1 % sur sept ans, Klépierre a précisé ne pas avoir de besoins de refinancement supplémentaires en 2026.

    Le ratio dette nette sur EBITDA s’élevait à 6,8 fois, tandis que l’ensemble de la dette du groupe est couvert à taux fixe cette année.

    L’acquisition d’Aqua Portimão renforce la présence au Portugal

    Klépierre a également finalisé l’acquisition des 50 % restants du centre commercial Aqua Portimão, situé dans la région de l’Algarve au Portugal, pour un montant de 59 millions d’euros, devenant ainsi propriétaire à 100 % de l’actif.

    Le groupe a indiqué que le centre commercial avait enregistré une hausse de 33 % de sa densité de ventes au cours des trois dernières années. L’opération devrait générer un rendement de trésorerie élevé à un chiffre dès la première année.

  • Legrand dépasse les attentes au premier trimestre grâce à la demande des centres de données

    Legrand dépasse les attentes au premier trimestre grâce à la demande des centres de données

    Legrand SA (EU:LR) a publié un chiffre d’affaires de 2,54 milliards d’euros au premier trimestre 2026, supérieur aux attentes des analystes fixées à 2,48 milliards d’euros. La croissance organique a atteint 9,3 %, nettement au-dessus du consensus de 6,5 %, soutenue par la forte demande liée aux centres de données et par les acquisitions récentes.

    L’Amérique du Nord tire fortement la croissance

    Les performances ont été principalement portées par l’Amérique du Nord et centrale, où la croissance organique par destination a atteint 25,8 % sur le trimestre, contre une estimation consensuelle de 10,9 %. Aux États-Unis, qui représentent 43,4 % du chiffre d’affaires du groupe, les ventes organiques ont progressé de 29,1 %.

    « Nos ventes du premier trimestre 2026 ont enregistré une forte croissance de +18 % hors effets de change, portée par les centres de données et les acquisitions », a déclaré le directeur général Benoît Coquart.

    Jefferies, qui conserve une recommandation « achat » avec un objectif de cours de 167 euros, a indiqué que la performance en Amérique du Nord et centrale dépassait de 1 270 points de base le consensus compilé par la société et représentait une nette accélération par rapport à la croissance organique de 7 % enregistrée dans la région au quatrième trimestre 2025.

    Le courtier estime que l’activité liée aux centres de données dans cette région a progressé d’environ 55 % à 60 % au cours du trimestre, après une croissance estimée à 60 % sur l’ensemble de l’année 2025.

    L’Europe reste en retrait

    L’Europe, qui représente 36,3 % des revenus du groupe, a enregistré une baisse organique de 2,8 % par destination, alors que le marché attendait une croissance de 3,4 %.

    Legrand a signalé un recul de l’activité en France, en Espagne et au Royaume-Uni, partiellement compensé par une progression en Allemagne et en Italie.

    Jefferies a noté que la performance européenne se situait 360 points de base sous le consensus compilé par la société, ajoutant que la faiblesse observée en France pourrait être liée aux conditions météorologiques. Le segment Reste du Monde a enregistré une baisse organique de 1,8 %, alors que le consensus anticipait une croissance de 3,4 %.

    Hausse des bénéfices et des flux de trésorerie

    Le résultat opérationnel ajusté a progressé à 524,7 millions d’euros contre 470,4 millions un an plus tôt, légèrement au-dessus du consensus de 519 millions d’euros. La marge opérationnelle ajustée est restée stable à 20,7 % du chiffre d’affaires, identique à celle du premier trimestre 2025, bien qu’inférieure aux attentes du marché fixées à 21 %.

    Selon Jefferies, les écarts de marge s’expliquent par des différences régionales : l’Amérique du Nord et centrale a dépassé les attentes de 150 points de base, tandis que l’Europe et le segment Reste du Monde sont restés respectivement 230 et 130 points de base en dessous des prévisions.

    Le bénéfice net part du groupe a augmenté de 14,2 % à 334,9 millions d’euros, représentant 13,2 % du chiffre d’affaires. Le flux de trésorerie disponible a progressé de 17,5 % à 221 millions d’euros, dépassant les prévisions consensuelles de 197,7 millions d’euros.

    Les acquisitions renforcent l’exposition aux centres de données

    Les effets de change ont réduit les ventes trimestrielles de 5,8 %. Sur la base des taux de change moyens d’avril 2026, Legrand prévoit un impact négatif d’environ 2 % sur l’ensemble de l’année.

    La dette financière nette atteignait 4,67 milliards d’euros à fin mars, contre 3,03 milliards d’euros un an auparavant, après la réalisation de quatre acquisitions depuis le début de l’année dans les secteurs des centres de données et de la transition énergétique.

    Les sociétés acquises — Green4T, Kratos Industries, Keydak et TES — représentent un chiffre d’affaires annualisé combiné d’environ 275 millions d’euros.

    Objectifs annuels confirmés

    Legrand a confirmé ses objectifs pour 2026, visant une croissance du chiffre d’affaires hors effet de change comprise entre 10 % et 15 %. Cette prévision inclut une croissance organique comprise entre 4 % et 7 %, ainsi qu’une contribution des acquisitions comprise entre 6 % et 8 %. Le groupe maintient également son objectif de marge opérationnelle ajustée entre 20,5 % et 21,0 %.

    Jefferies a indiqué s’attendre désormais à une croissance organique annuelle proche de 9 %, contre une estimation précédente de 6,8 %.

  • Wall Street pourrait poursuivre sa hausse grâce aux espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Wall Street pourrait poursuivre sa hausse grâce aux espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquaient une ouverture en hausse mercredi, laissant penser que les marchés pourraient prolonger le mouvement positif observé lors de la séance précédente.

    Le sentiment des investisseurs s’est amélioré grâce à l’optimisme croissant autour d’une possible résolution diplomatique du conflit au Moyen-Orient, soutenu notamment par un rapport positif publié par Axios.

    Selon Axios, qui cite deux responsables américains ainsi que deux autres sources informées des discussions, la Maison-Blanche estime être proche d’un mémorandum d’entente d’une page avec l’Iran visant à mettre fin à la guerre.

    L’accord prévoirait que l’Iran s’engage à suspendre l’enrichissement nucléaire, tandis que les États-Unis lèveraient leurs sanctions et débloqueraient plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés. Le cadre inclurait également un assouplissement des restrictions liées au transit dans le détroit d’Hormuz par les deux parties.

    Même si aucune entente définitive n’a encore été conclue, les sources ont indiqué à Axios qu’il s’agissait du moment le plus proche d’un accord depuis le début du conflit.

    Renforçant encore l’optimisme des marchés, le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis suspendraient temporairement leurs efforts visant à escorter les navires commerciaux dans le détroit d’Hormuz pendant que les discussions se poursuivent afin de déterminer si un accord formel peut être finalisé et signé.

    Dans le même temps, Trump a tempéré les attentes dans une autre publication sur Truth Social, avertissant que les États-Unis reprendraient les bombardements contre l’Iran « à un niveau et avec une intensité bien supérieurs à ceux d’auparavant » si les négociations échouaient.

    « Même sans accord entièrement détaillé, le simple progrès vers un cadre de désescalade suffit à modifier la manière dont le risque est évalué par les marchés », a déclaré Daniela Hathorn, analyste senior marchés chez Capital.com.

    « Cependant, il est important de souligner qu’il s’agit encore d’une étape fragile plutôt que d’une résolution définitive », a-t-elle ajouté. « Un mémorandum d’une seule page suggère que de nombreux détails clés restent non résolus, et l’expérience passée a montré que les négociations peuvent rapidement stagner ou être remises en cause. »

    Les valeurs technologiques ont également soutenu les contrats à terme, menées par le fort rebond de AMD (NASDAQ:AMD), dont l’action bondissait de 15,3% avant l’ouverture.

    AMD a progressé après avoir publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, tant en termes de bénéfices que de chiffre d’affaires, tout en présentant des prévisions solides pour le deuxième trimestre.

    Sur le front macroéconomique, le spécialiste de la paie ADP a publié des données montrant que l’emploi dans le secteur privé américain avait augmenté plus fortement que prévu en avril.

    ADP a indiqué que les créations d’emplois dans le secteur privé avaient progressé de 109.000 postes en avril, après une hausse révisée à la baisse à 61.000 en mars contre 62.000 initialement annoncés.

    Les économistes tablaient sur une hausse de 85.000 emplois.

    Les marchés avaient déjà fortement rebondi mardi après une ouverture hésitante, avec le Nasdaq Composite et le S&P 500 effaçant totalement les pertes de lundi pour terminer à de nouveaux records de clôture.

    Même si les principaux indices ont réduit une partie de leurs gains en fin de séance, les progressions sont restées importantes. Le Nasdaq a gagné 258,32 points, soit 1%, à 25.326,13 points, tandis que le S&P 500 avançait de 58,47 points, soit 0,8%, à 7.259,22 points. Le Dow Jones Industrial Average a progressé de 356,35 points, soit 0,7%, à 49.298,25 points.

    La forte baisse des prix du pétrole a également soutenu les actions. Les contrats à terme sur le brut américain ont chuté de plus de 3% après avoir bondi de plus de 4% lundi.

    Le pétrole a reculé alors que les inquiétudes concernant une aggravation des tensions au Moyen-Orient se sont atténuées. Le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a déclaré que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran « n’était pas terminé » malgré les attaques iraniennes contre les Émirats arabes unis.

    « En fin de compte, le président décidera si une situation devait évoluer vers une violation du cessez-le-feu », a déclaré Hegseth. « Pour l’instant, le cessez-le-feu tient clairement, mais nous allons surveiller la situation de très, très près. »

    Le président des chefs d’état-major interarmées, le général Dan Caine, a également déclaré aux journalistes que les attaques iraniennes restaient « en dessous du seuil nécessitant une reprise d’opérations militaires majeures à ce stade ».

    Hegseth a ajouté que deux navires commerciaux américains, accompagnés de destroyers américains, avaient traversé avec succès le détroit d’Hormuz, affirmant que « la voie est libre ».

    Les résultats d’entreprises ont également continué à soutenir les marchés. Les actions américaines de Anheuser-Busch InBev (BUD) ont bondi de 8,7% après que le groupe brassicole a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes tant pour les revenus que pour les bénéfices.

    Par ailleurs, de nouvelles données économiques publiées par l’Institute for Supply Management ont montré un léger ralentissement de la croissance du secteur des services américain en avril.

    L’indice ISM des services est ressorti à 53,6 contre 54,0 en mars, restant toutefois au-dessus du seuil des 50 points qui signale une expansion de l’activité. Les économistes attendaient un chiffre de 53,7.

    Les secteurs technologiques ont mené le rallye de mardi.

    Les valeurs liées au matériel informatique ont fortement progressé, propulsant l’indice NYSE Arca Computer Hardware de 4,4% vers un nouveau record de clôture.

    Les valeurs des semi-conducteurs ont également fortement progressé, l’indice Philadelphia Semiconductor avançant de 4,2% pour atteindre lui aussi un nouveau sommet historique de clôture.

    Intel (NASDAQ:INTC) a contribué à soutenir le secteur après que Bloomberg a rapporté qu’Apple (NASDAQ:AAPL) avait engagé des discussions préliminaires afin d’utiliser Intel pour fabriquer les processeurs de ses appareils aux États-Unis.

    Les valeurs des compagnies aériennes, de l’acier et de l’immobilier résidentiel ont également affiché de fortes hausses, accompagnant la progression de la majorité des grands secteurs du marché.

  • Les marchés européens progressent grâce à l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens progressent grâce à l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont fortement progressé mercredi, les investisseurs misant de plus en plus sur la possibilité d’un accord diplomatique entre les États-Unis et l’Iran.

    La forte baisse des prix du pétrole ainsi que l’apaisement des craintes liées à une inflation alimentée par l’énergie ont également soutenu le sentiment de marché. Les records atteints par les contrats à terme américains ainsi qu’une nouvelle série de résultats d’entreprises solides ont aussi encouragé les achats d’actions.

    L’FTSE 100 britannique gagnait 2,6% par rapport à sa clôture précédente de 10.219,11 points, à 10.482,96 points. L’indice a évolué entre 10.324,72 et 10.487,66 points au cours de la séance.

    Le CAC 40 français progressait de 3,3% à 8.329,49 points, après avoir fluctué entre 8.131,53 et 8.330,44 points. Depuis le début de l’année, l’indice affiche désormais une hausse de 8,2%.

    Le DAX allemand bondissait de 2,7% à 25.041,89 points contre 24.392,27 points à la clôture mardi. L’indice a évolué entre 24.616,25 et 25.150,39 points, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis neuf semaines.

    L’Swiss Market Index suisse avançait également de 2,3%, passant de 13.052,17 à 13.348,40 points. Les échanges se sont inscrits dans une fourchette comprise entre 13.174,20 et 13.377,70 points.

    L’EURO STOXX 50 paneuropéen gagnait 3% à 6.045,45 points contre 5.869,63 points la veille. L’indice a évolué entre 5.917,95 et 6.065,06 points durant la séance.

    Le regain d’espoir concernant un éventuel accord entre Washington et Téhéran a également pesé sur le dollar, considéré comme une valeur refuge.

    La paire EUR/USD progressait de 0,7% à 1,1769, tandis que le GBP/USD gagnait 0,5% à 1,3621.

    Les principaux marchés européens avaient déjà terminé la séance de mardi en hausse, après des signes d’apaisement des tensions au Moyen-Orient.

  • Le cuivre progresse alors que Trump évoque un possible accord de paix avec l’Iran

    Le cuivre progresse alors que Trump évoque un possible accord de paix avec l’Iran

    Les prix du cuivre ont progressé mercredi après que le président américain Donald Trump a signalé des avancées vers un possible accord de paix avec l’Iran, réduisant les inquiétudes des investisseurs concernant les conséquences économiques du conflit. Les prix du nickel ont également augmenté, atteignant le seuil des 2 000 dollars pour la première fois depuis environ deux ans.

    Les contrats à terme sur le cuivre à trois mois au London Metal Exchange ont progressé de 1,1 % à 13 134,50 dollars la tonne à 08h24 GMT, leur plus haut niveau depuis le 27 avril.

    Trump a déclaré mardi qu’il suspendrait temporairement l’opération d’escorte des navires à travers le détroit d’Hormuz, évoquant “de grands progrès” vers un accord global avec l’Iran. Après cette annonce, les marchés actions mondiaux ont progressé, les prix du pétrole ont reculé et le dollar américain s’est affaibli.

  • Le pétrole accentue son recul alors que Trump évoque un possible accord avec l’Iran

    Le pétrole accentue son recul alors que Trump évoque un possible accord avec l’Iran

    Les prix du pétrole ont poursuivi leur baisse mercredi après que le président américain Donald Trump a laissé entendre que les négociations avec l’Iran progressaient, alimentant les attentes d’un éventuel retour sur le marché mondial des approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient actuellement perturbés.

    Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 6,70 dollars, soit 6,1 %, à 103,17 dollars le baril à 08h56 GMT, après avoir atteint plus tôt leur plus bas niveau depuis près de deux semaines. Le brut américain West Texas Intermediate a perdu 6,77 dollars, soit 6,6 %, à 95,50 dollars le baril. Les deux références avaient déjà chuté d’environ 4 % lors de la séance précédente.

    Les perturbations dans le détroit d’Hormuz avaient fortement soutenu les prix du pétrole

    L’arrêt du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz depuis février a considérablement resserré l’offre mondiale, contribuant à pousser les prix du pétrole à la hausse, le Brent ayant atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis mars 2022.

    Cependant, Trump a déclaré mardi qu’il suspendrait temporairement l’opération américaine d’escorte des navires à travers cette voie maritime stratégique, citant des progrès vers un accord plus large avec l’Iran.

    Sans donner davantage de détails, le président a précisé que la marine américaine continuerait à maintenir le blocus des ports iraniens.

    L’Iran réclame un accord équitable alors que les efforts diplomatiques se poursuivent

    L’Iran a indiqué qu’il ne soutiendrait qu’un accord global et équilibré, même si le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi s’est abstenu de répondre directement à la proposition de Trump visant à suspendre les escortes navales américaines.

    Plus tôt cette semaine, l’armée américaine avait annoncé avoir détruit plusieurs petites embarcations iraniennes lors d’opérations destinées à aider des navires commerciaux bloqués à quitter cette étroite voie maritime.

    La baisse des stocks souligne les tensions sur l’offre mondiale

    La fermeture du détroit d’Hormuz a contribué à une diminution des stocks mondiaux de pétrole et de carburants, alors que les raffineries tentent de compenser les pénuries d’approvisionnement.

    Selon des sources du marché citant les données de l’American Petroleum Institute, les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont diminué pour la troisième semaine consécutive, tandis que les réserves d’essence et de distillats ont également reculé.

    Les stocks de brut ont diminué de 8,1 millions de barils lors de la semaine terminée le 1er mai, selon ces sources. Les stocks d’essence ont reculé de 6,1 millions de barils, tandis que les stocks de distillats ont diminué de 4,6 millions de barils sur la même période.

    Les chiffres officiels des stocks publiés par l’U.S. Energy Information Administration sont attendus à 14h30 GMT.