Author: Fiona Craig

  • Les rĂ©sultats d’Intel et le recul du pĂ©trole soutiennent Wall Street : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les rĂ©sultats d’Intel et le recul du pĂ©trole soutiennent Wall Street : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats Ă  terme sur les principaux indices amĂ©ricains Ă©voluaient en hausse vendredi, laissant entrevoir un rebond des marchĂ©s après la forte baisse de la veille, portĂ© par les solides rĂ©sultats d’Intel et le repli des prix du pĂ©trole.

    L’amĂ©lioration du sentiment intervient après une sĂ©ance difficile pour les valeurs technologiques, pĂ©nalisĂ©es par les inquiĂ©tudes liĂ©es aux dĂ©penses dans l’intelligence artificielle et Ă  la flambĂ©e des prix de l’Ă©nergie.

    Intel redonne de l’Ă©lan au secteur technologique

    L’action Intel (NASDAQ:INTC) progressait d’environ 3 % avant l’ouverture après que le fabricant de semi-conducteurs a publiĂ© des rĂ©sultats trimestriels supĂ©rieurs aux attentes, portĂ©s par sa plus forte croissance de chiffre d’affaires en quinze ans.

    Le groupe a également présenté des perspectives encourageantes pour le troisième trimestre, renforçant la confiance des investisseurs dans le secteur.

    La baisse du pétrole améliore le sentiment des marchés

    Le recul des prix du brut a Ă©galement soutenu l’appĂ©tit pour le risque.

    Les contrats à terme sur le pétrole américain ont chuté de plus de 3 %, après avoir bondi de plus de 6 % lors de la séance précédente.

    Cette correction est intervenue après la forte hausse des cours provoquée par les attaques contre des pétroliers en mer Rouge.

    Malgré ce repli, les tensions géopolitiques restent vives. Après une treizième nuit consécutive de frappes américaines contre des cibles iraniennes, Téhéran a riposté par des frappes de missiles visant des pays voisins accueillant des bases militaires américaines.

    Les droits de douane restent au centre des préoccupations

    Les investisseurs continuent également de suivre les évolutions de la politique commerciale américaine.

    L’administration Trump a annoncĂ© l’instauration de nouveaux droits de douane compris entre 10 % et 12,5 % sur les importations provenant de 60 Ă©conomies accusĂ©es de ne pas appliquer efficacement l’interdiction des produits issus du travail forcĂ©.

    Ces mesures concernent notamment l’Union europĂ©enne, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, le Japon et le Canada.

    Wall Street a fortement reculé jeudi

    Les principaux indices américains ont terminé la séance précédente en nette baisse.

    Le Nasdaq a perdu 2,2 % pour clôturer à 25 137,69 points, le S&P 500 a reculé de 1,2 % à 7 408,30 points et le Dow Jones Industrial Average a abandonné 1 % à 51 711,65 points.

    Tesla (NASDAQ:TSLA) a chutĂ© de 14,5 % après des rĂ©sultats trimestriels dĂ©cevants et une forte hausse de ses dĂ©penses d’investissement.

    Alphabet (NASDAQ:GOOGL) a perdu 7,1 % malgrĂ© des rĂ©sultats supĂ©rieurs aux attentes, après avoir relevĂ© ses prĂ©visions de dĂ©penses d’investissement.

    Le pétrole ravive les craintes inflationnistes

    La flambée des prix du pétrole avait été provoquée par les attaques revendiquées par les Houthis contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge.

    Le prĂ©sident Donald Trump a dĂ©clarĂ© sur Truth Social que les États-Unis tiendraient l’Iran pour responsable si ces attaques se poursuivaient.

    Danni Hewson, responsable de l’analyse financière chez AJ Bell, a dĂ©clarĂ© : « Les inquiĂ©tudes concernant l’impact inflationniste potentiel de l’escalade du conflit au Moyen-Orient, combinĂ©es aux craintes liĂ©es Ă  l’explosion des dĂ©penses technologiques, rendent difficile tout optimisme. »

    « Il convient de rappeler qu’au dĂ©but du mois, le pĂ©trole Ă©voluait autour de 70 dollars le baril et que les marchĂ©s espĂ©raient encore que les banques centrales pourraient passer sans difficultĂ© d’une pause Ă  de nouvelles baisses de taux », a-t-elle ajoutĂ©.

    Les inscriptions au chĂ´mage surprennent positivement

    Les nouvelles demandes d’allocations chĂ´mage aux États-Unis ont reculĂ© de 22 000 pour atteindre 187 000 lors de la semaine terminĂ©e le 18 juillet.

    Ce chiffre est nettement inférieur aux attentes des économistes et représente son plus bas niveau depuis septembre 1969.

    Les compagnies aériennes et le commerce de détail sous pression

    Les valeurs aĂ©riennes ont enregistrĂ© les plus fortes baisses, l’indice NYSE Arca Airline reculant de 3,3 %.

    American Airlines (NASDAQ:AAL) a perdu 8,4 % après avoir abaissé ses prévisions de bénéfices annuels malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

    Les valeurs de la distribution, des logiciels, des tĂ©lĂ©communications et de l’or ont Ă©galement reculĂ©, tandis que les secteurs des biotechnologies, de la pharmacie et de la santĂ© ont mieux rĂ©sistĂ©.

  • Les marchĂ©s europĂ©ens rebondissent après une forte correction liĂ©e au pĂ©trole : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens rebondissent après une forte correction liée au pétrole : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchĂ©s boursiers europĂ©ens ont progressĂ© vendredi, effaçant une partie de leurs pertes après leur plus forte baisse quotidienne depuis plus de deux semaines, alors que le repli des prix du pĂ©trole a favorisĂ© un retour de l’appĂ©tit pour le risque malgrĂ© les inquiĂ©tudes persistantes concernant les dĂ©penses liĂ©es Ă  l’intelligence artificielle.

    Le sentiment des investisseurs s’est amĂ©liorĂ© après que le Brent a chutĂ© de près de 4 %, après avoir dĂ©passĂ© les 100 dollars le baril jeudi Ă  la suite des attaques des Houthis contre des pĂ©troliers en mer Rouge.

    Les ventes au détail britanniques dépassent les attentes

    La livre sterling s’est apprĂ©ciĂ©e face au dollar amĂ©ricain et Ă  l’euro après la publication de statistiques montrant une hausse inattendue des ventes au dĂ©tail au Royaume-Uni en juin.

    Les ventes au dĂ©tail ont progressĂ© de 1,0 % sur un mois, après une hausse de 1,2 % en mai, soutenues par des conditions mĂ©tĂ©orologiques favorables qui ont stimulĂ© les ventes de produits d’extĂ©rieur. Les Ă©conomistes anticipaient une baisse de 0,3 %.

    En rythme annuel, les ventes au détail ont augmenté de 4,2 %, contre une progression de 3,5 % le mois précédent.

    Les principaux indices évoluent dans le vert

    Le DAX allemand gagnait 0,8 %, tandis que le CAC 40 français et le FTSE 100 britannique progressaient chacun de 0,4 %.

    Les rĂ©sultats d’entreprises animent les marchĂ©s

    Le fabricant britannique de polymères Victrex (LSE:VCT) a progressé de près de 2 % après avoir annoncé des changements au sein de sa direction.

    HSBC Holdings (LSE:HSBA) a gagnĂ© 1,3 % après avoir conclu un accord pour cĂ©der ses activitĂ©s d’assurance vie et santĂ© Ă  Singapour Ă  Allianz.

    DiscoverIE Group (LSE:DSCV) s’est envolĂ© de 13 % après avoir annoncĂ© une hausse organique de 31 % des commandes et une progression de 6 % du chiffre d’affaires au premier trimestre.

    Renishaw (LSE:RSW) a bondi de 6,6 % après avoir indiqué que son bénéfice annuel devrait dépasser les attentes du marché.

    Le groupe allemand de logiciels SAP (TG:SAP) a avancĂ© de 6 % après avoir publiĂ© un chiffre d’affaires trimestriel supĂ©rieur aux prĂ©visions.

    ATOSS Software (TG:AOF) a gagnĂ© 4,3 % grâce Ă  une progression de son chiffre d’affaires et de son bĂ©nĂ©fice au deuxième trimestre.

    Volkswagen (TG:VOW3) a reculé de 1 % après avoir publié un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et abaissé ses prévisions annuelles de ventes et de livraisons de véhicules.

    Le groupe suĂ©dois Assa Abloy (TG:ALZC) a progressĂ© de 1 % après l’acquisition de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine Classic Brass Inc.

    Securitas (TG:S7MB) a chuté de 11 % après avoir annoncé un bénéfice opérationnel du deuxième trimestre inférieur aux attentes.

    Sanofi (EU:SAN) a perdu 2,2 % après avoir dĂ©cidĂ© d’interrompre le dĂ©veloppement clinique de l’amlitelimab dans le traitement de la dermatite atopique modĂ©rĂ©e Ă  sĂ©vère Ă  la suite de rĂ©sultats mitigĂ©s de l’Ă©tude de phase 3.

  • Les prix du gaz europĂ©en atteignent un sommet de quatre mois sur fond de craintes d’approvisionnement

    Les prix du gaz europĂ©en atteignent un sommet de quatre mois sur fond de craintes d’approvisionnement

    Les prix de gros du gaz naturel en Europe sont restĂ©s proches de leurs plus hauts niveaux depuis quatre mois vendredi, laissant les principaux contrats de rĂ©fĂ©rence en bonne voie pour enregistrer une quatrième semaine consĂ©cutive de hausse grâce aux tensions gĂ©opolitiques persistantes et aux inquiĂ©tudes concernant les rĂ©serves avant l’hiver.

    Cette sĂ©rie reprĂ©senterait la plus longue pĂ©riode de progression hebdomadaire du marchĂ© europĂ©en du gaz depuis mai de l’annĂ©e dernière, illustrant les prĂ©occupations croissantes concernant la sĂ©curitĂ© de l’approvisionnement.

    Les contrats de référence poursuivent leur progression

    Le contrat à terme du mois suivant au hub néerlandais TTF, référence du marché européen, a progressé de 0,4 % pour évoluer près de son plus haut niveau depuis quatre mois. Le contrat britannique équivalent a également gagné 0,3 %.

    Les deux références restent bien orientées pour terminer la semaine en hausse, soutenues par les risques géopolitiques et par un marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) de plus en plus tendu.

    Les niveaux de stockage alimentent les inquiétudes

    Le sentiment haussier a Ă©galement Ă©tĂ© renforcĂ© cette semaine après qu’Equinor, principal producteur europĂ©en de gaz, a averti que l’Europe ne devrait pas atteindre son objectif de remplir ses installations de stockage souterrain Ă  80 % avant l’hiver.

    Le directeur gĂ©nĂ©ral d’Equinor, Anders Opedal, a indiquĂ© que les stocks europĂ©ens sont actuellement remplis Ă  environ 54 %, un niveau infĂ©rieur Ă  la moyenne saisonnière des cinq dernières annĂ©es et le deuxième plus faible observĂ© pour cette pĂ©riode depuis quinze ans.

    Cette situation renforce les inquiĂ©tudes quant Ă  la capacitĂ© de l’Europe Ă  faire face Ă  la demande hivernale.

    Les perturbations au Moyen-Orient resserrent le marché du GNL

    L’aggravation des tensions au Moyen-Orient continue Ă©galement de peser sur le marchĂ©, les perturbations du transport maritime dans le dĂ©troit d’Ormuz limitant une part importante des exportations mondiales de GNL.

    Face à une offre plus limitée, les acheteurs asiatiques proposent des prix plus élevés pour les cargaisons flexibles, détournant ainsi une partie des volumes disponibles du marché européen.

    La hausse des coĂ»ts de l’Ă©nergie complique les perspectives monĂ©taires

    La progression continue des prix du gaz alimente également les pressions inflationnistes en Europe.

    Les marchĂ©s estiment de plus en plus que la hausse des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques pourrait retarder de nouvelles baisses des taux d’intĂ©rĂŞt ou conduire les banques centrales Ă  maintenir une politique monĂ©taire restrictive pendant une pĂ©riode prolongĂ©e.

  • L’or recule mais reste en voie d’enregistrer un gain hebdomadaire grâce aux tensions gĂ©opolitiques

    L’or recule mais reste en voie d’enregistrer un gain hebdomadaire grâce aux tensions gĂ©opolitiques

    Les prix de l’or ont lĂ©gèrement baissĂ© vendredi, mais le mĂ©tal prĂ©cieux demeure en bonne position pour enregistrer sa première progression hebdomadaire en trois semaines, soutenu par les tensions au Moyen-Orient malgrĂ© les anticipations de taux d’intĂ©rĂŞt amĂ©ricains durablement Ă©levĂ©s.

    Ă€ 02h14 ET (06h14 GMT), l’or au comptant (XAU/USD) reculait de 0,5 % Ă  4 030,55 dollars l’once, tandis que les contrats Ă  terme sur l’or perdaient 0,4 % Ă  4 032,75 dollars. L’argent (XAG/USD) cĂ©dait 0,4 % Ă  57,42 dollars l’once et le platine (XPT/USD) abandonnait 0,7 % Ă  1 585,43 dollars.

    Les tensions au Moyen-Orient soutiennent toujours les valeurs refuges

    MalgrĂ© la baisse de près de 2 % enregistrĂ©e lors de la sĂ©ance prĂ©cĂ©dente, l’or affiche encore une progression hebdomadaire d’environ 0,8 %, mettant fin Ă  deux semaines consĂ©cutives de repli.

    Les investisseurs continuent de suivre de près la dĂ©tĂ©rioration de la situation au Moyen-Orient après les attaques revendiquĂ©es par les Houthis soutenus par l’Iran contre deux pĂ©troliers saoudiens en mer Rouge. En rĂ©action, le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a averti que Washington tiendrait l’Iran pour responsable de toute nouvelle attaque contre le transport maritime commercial et a Ă©voquĂ© la possibilitĂ© de nouvelles opĂ©rations militaires.

    Le New York Times a Ă©galement indiquĂ© que l’Iran avait rejetĂ© une proposition de cessez-le-feu soutenue par les États-Unis, rĂ©duisant les espoirs d’une dĂ©sescalade rapide.

    Ces Ă©vĂ©nements ont contribuĂ© Ă  maintenir les prix du pĂ©trole Ă  un niveau Ă©levĂ©, renforçant les inquiĂ©tudes liĂ©es Ă  l’inflation.

    Les solides statistiques américaines confortent les attentes sur les taux

    Les donnĂ©es Ă©conomiques amĂ©ricaines ont Ă©galement pesĂ© sur le marchĂ© de l’or après avoir renforcĂ© les anticipations d’une politique monĂ©taire restrictive.

    Les nouvelles inscriptions au chĂ´mage ont reculĂ© de manière inattendue Ă  187 000, leur plus bas niveau depuis plusieurs dĂ©cennies, propulsant le rendement de l’emprunt amĂ©ricain Ă  dix ans Ă  son plus haut niveau depuis janvier 2025.

    Les marchĂ©s Ă©valuent dĂ©sormais Ă  environ 34 % la probabilitĂ© d’une hausse de 25 points de base lors de la prochaine rĂ©union de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, les solides chiffres de l’emploi et la hausse des prix de l’Ă©nergie continuant d’alimenter les craintes inflationnistes.

    Les analystes de Nomura s’attendent toutefois Ă  un statu quo sur les taux, estimant que le prĂ©sident de la Fed, Kevin Warsh, devrait fournir peu d’indications, la rĂ©union de juillet ne comportant ni nouvelles projections Ă©conomiques ni mise Ă  jour du graphique des taux (« dot plot »).

    Les perspectives techniques demeurent favorables

    Selon Tony Sycamore, analyste senior chez IG, le rĂ©cent repli de l’or s’explique principalement par la hausse des rendements obligataires amĂ©ricains, le renforcement du dollar et le regain d’aversion au risque.

    L’indice du dollar amĂ©ricain est restĂ© proche de 101,45 après sa progression de la veille, tandis que les rendements Ă©levĂ©s continuent de limiter l’attrait des actifs ne gĂ©nĂ©rant pas de rendement comme l’or.

    MalgrĂ© cette correction, Tony Sycamore estime que la tendance technique de fond reste constructive, l’or continuant de consolider au-dessus de son point bas de fin juin Ă  3 942 dollars.

    Selon lui, un franchissement durable du sommet atteint début juillet à 4 202 dollars renforcerait les perspectives haussières et pourrait ouvrir la voie à un retour vers la moyenne mobile à 200 jours située autour de 4 495 dollars.

    IG conserve ainsi une vision prudemment positive tant que les prix restent au-dessus du support de fin juin, mĂŞme si l’Ă©volution Ă  court terme dĂ©pendra principalement des dĂ©cisions de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale et de la situation au Moyen-Orient.

  • Le pĂ©trole se dirige vers une forte hausse hebdomadaire sur fond d’escalade au Moyen-Orient

    Le pĂ©trole se dirige vers une forte hausse hebdomadaire sur fond d’escalade au Moyen-Orient

    Les prix du pĂ©trole ont reculĂ© vendredi, mais restent en bonne voie pour enregistrer une forte progression hebdomadaire, les investisseurs demeurant prĂ©occupĂ©s par l’aggravation des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les approvisionnements mondiaux en Ă©nergie.

    Malgré les prises de bénéfices après la flambée de jeudi, le Brent comme le West Texas Intermediate (WTI) devraient terminer la semaine en nette hausse.

    Le Brent recule après avoir franchi les 100 dollars

    Ă€ 07h47 GMT, le Brent perdait 1,82 dollar, soit 1,81 %, Ă  98,87 dollars le baril, après avoir bondi de plus de 7 % lors de la sĂ©ance prĂ©cĂ©dente. Jeudi, il avait franchi le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis le mois de mai après que les Houthis soutenus par l’Iran ont revendiquĂ© des attaques contre deux pĂ©troliers saoudiens en mer Rouge.

    MalgrĂ© ce repli, le Brent reste en voie d’afficher un gain hebdomadaire d’environ 12 %.

    Le WTI reculait également de 1,60 dollar, soit 1,74 %, à 90,59 dollars le baril, tout en conservant une hausse hebdomadaire proche de 9,7 %.

    Les risques sur l’approvisionnement soutiennent les cours

    Les inquiĂ©tudes concernant d’Ă©ventuelles perturbations des infrastructures Ă©nergĂ©tiques et des principales voies maritimes continuent de soutenir le marchĂ©.

    « Les principaux centres de production pĂ©trolière ou les routes d’approvisionnement sont entourĂ©s par la guerre », a dĂ©clarĂ© John Evans, analyste chez PVM Oil Associates. « Les perspectives Ă  court terme sont haussières. »

    Le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a promis un « châtiment militaire majeur » contre l’Iran et ses alliĂ©s houthis après les attaques en mer Rouge.

    Selon plusieurs informations, l’Iran aurait demandĂ© aux Houthis de fermer le dĂ©troit de Bab el-Mandeb si les États-Unis poursuivaient leurs frappes contre les infrastructures Ă©nergĂ©tiques iraniennes. Cette voie maritime constitue l’un des principaux axes mondiaux de transport du pĂ©trole après le dĂ©troit d’Ormuz.

    En dĂ©but de semaine, les Houthis avaient Ă©galement annoncĂ© un blocus naval contre l’Arabie saoudite, qui avait renforcĂ© le recours aux olĂ©oducs afin de contourner la fermeture du dĂ©troit d’Ormuz.

    Les perturbations du trafic maritime alimentent les inquiétudes

    Les donnĂ©es de la sociĂ©tĂ© d’analyse Kpler montrent qu’un seul pĂ©trolier a franchi le dĂ©troit d’Ormuz jeudi, soit le niveau quotidien le plus faible depuis le 7 mai.

    Les analystes de JPMorgan estiment que chaque mois supplĂ©mentaire de perturbation de l’offre pourrait ajouter entre 7 et 8 dollars au prix du Brent. Si la situation devait durer trois mois, le prix moyen mensuel du Brent pourrait atteindre environ 114 dollars le baril.

    La Russie et le Kazakhstan entretiennent les tensions sur le marché

    Par ailleurs, la Russie a annoncé avoir mené des frappes nocturnes contre trois ports ukrainiens, visant notamment des installations de stockage de carburant et des infrastructures de chargement et de déchargement utilisées par les forces armées ukrainiennes.

    De son cĂ´tĂ©, le ministère kazakh de l’Énergie a indiquĂ© que plusieurs compagnies pĂ©trolières avaient temporairement rĂ©duit leur production après que des attaques prĂ©sumĂ©es de drones ukrainiens ont entraĂ®nĂ© la fermeture du principal terminal d’exportation de pĂ©trole du pays sur la mer Noire.

  • Les tensions au Moyen-Orient et les nouveaux droits de douane amĂ©ricains dominent les marchĂ©s : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les tensions au Moyen-Orient et les nouveaux droits de douane américains dominent les marchés : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats Ă  terme sur les principaux indices amĂ©ricains ont progressĂ© vendredi, les investisseurs Ă©valuant l’intensification des tensions au Moyen-Orient tout en prenant connaissance des solides rĂ©sultats publiĂ©s par le secteur technologique. Les marchĂ©s ont Ă©galement intĂ©grĂ© les nouveaux droits de douane amĂ©ricains et les dernières Ă©volutions liĂ©es Ă  l’intelligence artificielle, les rĂ©sultats d’Intel ayant soutenu le sentiment des investisseurs.

    Les contrats à terme rebondissent après le repli de la veille

    À 03h34 ET (07h34 GMT), les contrats à terme sur le Dow Jones progressaient de 197 points, soit 0,4 %, ceux sur le S&P 500 gagnaient 0,2 % et ceux sur le Nasdaq 100 avançaient de 0,1 %.

    Ce rebond intervient après la baisse enregistrĂ©e jeudi, provoquĂ©e par l’aggravation du conflit au Moyen-Orient qui avait entraĂ®nĂ© une forte hausse des prix du pĂ©trole. Les Houthis soutenus par l’Iran ont revendiquĂ© des attaques contre des pĂ©troliers saoudiens en mer Rouge, tandis que les affrontements militaires entre les États-Unis et l’Iran se poursuivaient.

    Le Brent a brièvement dĂ©passĂ© les 100 dollars le baril, ravivant les craintes d’un retour des pressions inflationnistes liĂ©es Ă  l’Ă©nergie et d’un report des baisses de taux d’intĂ©rĂŞt. La hausse des rendements des emprunts d’État amĂ©ricains a Ă©galement pesĂ© sur les marchĂ©s actions.

    « La poursuite de la hausse des prix de l’Ă©nergie commence Ă  exercer une pression sur les marchĂ©s financiers dans leur ensemble, au-delĂ  du seul marchĂ© obligataire. MĂŞme si les banques centrales continuent d’adopter une approche mesurĂ©e face Ă  cette nouvelle flambĂ©e des prix de l’Ă©nergie, les turbulences sur les marchĂ©s pourraient encore s’intensifier si le conflit entre les États-Unis et l’Iran continue de s’aggraver », a dĂ©clarĂ© Jonas Goltermann, Ă©conomiste en chef des marchĂ©s chez Capital Economics.

    Le conflit se poursuit malgré les tentatives de cessez-le-feu

    L’armĂ©e amĂ©ricaine a confirmĂ© avoir menĂ© une treizième nuit consĂ©cutive de frappes contre des infrastructures militaires iraniennes, ciblant des sites de stockage de drones et des installations de surveillance cĂ´tière afin de rĂ©duire la capacitĂ© de TĂ©hĂ©ran Ă  menacer le trafic maritime dans le dĂ©troit d’Ormuz.

    Selon le New York Times, l’Iran a rejetĂ© une nouvelle proposition de cessez-le-feu transmise par l’Irak au nom du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump. Des responsables iraniens ont dĂ©clarĂ© que « la position de l’AmĂ©rique » demeurait inacceptable.

    Parallèlement, le mouvement houthi du YĂ©men a affirmĂ© avoir effectivement fermĂ© le dĂ©troit de Bab el-Mandeb après avoir lancĂ© des attaques contre des pĂ©troliers saoudiens. Les autoritĂ©s saoudiennes ont confirmĂ© l’une de ces attaques.

    Bien que le Brent ait ensuite reculĂ© de 1,8 % Ă  98,90 dollars le baril, les cours restent nettement supĂ©rieurs aux niveaux observĂ©s après le bref cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran annoncĂ© en juin.

    Trump met en place de nouveaux droits de douane

    La politique commerciale est également restée au premier plan après que le président Trump a instauré de nouveaux droits de douane compris entre 10 % et 12,5 % sur les importations provenant de 60 pays.

    La Maison-Blanche a indiquĂ© que ces mesures remplacent le prĂ©cĂ©dent droit de douane mondial de 10 % et visent les pays qui n’appliquent pas suffisamment les interdictions concernant les produits issus du travail forcĂ©.

    Le Canada et l’Union europĂ©enne figurent parmi les Ă©conomies concernĂ©es, bien qu’ils disposent tous deux d’une lĂ©gislation interdisant les importations liĂ©es au travail forcĂ©. Selon le New York Times, les autoritĂ©s amĂ©ricaines estiment toutefois que ces règles ne sont pas appliquĂ©es de manière suffisamment stricte.

    Des informations de presse indiquent Ă©galement que l’administration envisage d’autres droits de douane afin de rĂ©pondre Ă  ce qu’elle considère comme des pratiques commerciales dĂ©loyales dans le secteur manufacturier.

    Les rĂ©sultats d’Intel renforcent l’optimisme autour de l’IA

    L’action Intel (NASDAQ:INTC) a progressĂ© après la clĂ´ture de Wall Street après que le fabricant de semi-conducteurs a publiĂ© des rĂ©sultats du deuxième trimestre supĂ©rieurs aux attentes.

    Le chiffre d’affaires a augmentĂ© de 25 % sur un an, dĂ©passant largement les prĂ©visions, tandis que le groupe prĂ©voit un chiffre d’affaires compris entre 15,8 et 16,8 milliards de dollars pour le trimestre en cours.

    Le directeur gĂ©nĂ©ral Lip-Bu Tan a attribuĂ© cette performance Ă  l’intelligence artificielle, affirmant qu’elle « stimule une demande sans prĂ©cĂ©dent en puissance de calcul », ajoutant qu’Intel est dĂ©sormais bien positionnĂ©e pour une « croissance durable ».

    Intel demeure l’un des principaux bĂ©nĂ©ficiaires du dĂ©veloppement rapide de l’intelligence artificielle grâce Ă  ses technologies de pointe et Ă  ses capacitĂ©s de fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis, un secteur jugĂ© stratĂ©gique par les autoritĂ©s amĂ©ricaines.

    Les investisseurs attendent les indices PMI de juillet

    Les marchés surveilleront également la publication des indices PMI préliminaires de juillet de S&P Global pour les États-Unis.

    En juin, l’indice PMI composite s’Ă©tait Ă©tabli Ă  52,2, soutenu par la forte activitĂ© des services liĂ©e Ă  la Coupe du monde de la FIFA organisĂ©e conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. L’activitĂ© manufacturière a Ă©galement progressĂ© pour le quatrième mois consĂ©cutif, les entreprises renforçant leurs stocks afin de limiter les risques de pĂ©nuries et de compenser la hausse des coĂ»ts provoquĂ©e par le conflit au Moyen-Orient.

  • Les Bourses europĂ©ennes Ă©voluent sans direction après l’envolĂ©e du pĂ©trole et les nouveaux droits de douane amĂ©ricains : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses europĂ©ennes Ă©voluent sans direction après l’envolĂ©e du pĂ©trole et les nouveaux droits de douane amĂ©ricains : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchĂ©s europĂ©ens sont restĂ©s globalement stables vendredi, la forte hausse des prix du pĂ©trole et les nouvelles mesures tarifaires amĂ©ricaines ayant neutralisĂ© l’effet positif des rĂ©sultats d’entreprises et renforcĂ© les anticipations d’un maintien des taux d’intĂ©rĂŞt Ă  un niveau Ă©levĂ© pendant une pĂ©riode prolongĂ©e.

    L’indice paneuropĂ©en STOXX 600 est restĂ© proche de l’Ă©quilibre en dĂ©but de sĂ©ance, les investisseurs continuant de surveiller les tensions gĂ©opolitiques et commerciales.

    La flambée du pétrole ravive les inquiétudes inflationnistes

    Les cours du pĂ©trole ont bondi de plus de 7 %, permettant au Brent de dĂ©passer les 100 dollars le baril pour la première fois depuis plusieurs mois. Cette hausse est intervenue après que le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a Ă©voquĂ© une importante riposte militaire contre l’Iran et les Houthis du YĂ©men Ă  la suite des attaques rĂ©pĂ©tĂ©es contre des navires commerciaux en mer Rouge et dans le golfe Persique.

    Cette progression des prix de l’Ă©nergie ravive les craintes d’une nouvelle poussĂ©e inflationniste dans les Ă©conomies europĂ©ennes fortement dĂ©pendantes des importations Ă©nergĂ©tiques.

    Les nouveaux droits de douane accentuent les tensions commerciales

    Le sentiment de marchĂ© a Ă©galement Ă©tĂ© affectĂ© par l’entrĂ©e en vigueur de nouveaux droits de douane amĂ©ricains compris entre 10 % et 12,5 % sur les importations en provenance de 60 partenaires commerciaux, dont l’Union europĂ©enne.

    La Maison-Blanche a expliquĂ© que ces mesures visaient les pays n’appliquant pas suffisamment les interdictions concernant les importations liĂ©es au travail forcĂ©, remplaçant ainsi le prĂ©cĂ©dent droit de douane mondial de 10 %. Cette dĂ©cision accroĂ®t les difficultĂ©s des exportateurs europĂ©ens dĂ©jĂ  confrontĂ©s Ă  une demande internationale fragile et Ă  des coĂ»ts logistiques Ă©levĂ©s.

    La combinaison de la hausse des prix de l’Ă©nergie et des tensions commerciales a portĂ© les coĂ»ts d’emprunt de la zone euro Ă  leurs plus hauts niveaux depuis quinze ans.

    Les marchés anticipent une politique monétaire plus restrictive

    Les investisseurs obligataires estiment dĂ©sormais que la Banque centrale europĂ©enne et la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine pourraient maintenir une politique monĂ©taire restrictive plus longtemps, avec la possibilitĂ© de nouvelles hausses de taux avant la fin de l’annĂ©e afin de contenir les pressions inflationnistes.

    Les opĂ©rateurs attendent Ă©galement la publication des indices PMI prĂ©liminaires de la zone euro, qui devraient confirmer une activitĂ© Ă©conomique toujours faible sous l’effet du coĂ»t Ă©levĂ© du financement et de la hausse des coĂ»ts de production.

    Les valeurs pétrolières soutiennent les marchés

    Les hausses enregistrées par des groupes énergétiques majeurs tels que Shell et BP ont permis de soutenir les marchés européens, tandis que le secteur technologique est resté sous pression.

    Le DAX allemand a progressé de 0,5 %, le FTSE MIB italien de 0,2 %, tandis que le CAC 40 français et le FTSE 100 britannique ont reculé de 0,1 %.

    Pendant la nuit, les rĂ©sultats trimestriels d’Intel (NASDAQ:INTC) n’ont pas permis de relancer les valeurs technologiques asiatiques. Les chiffres publiĂ©s par Tesla (NASDAQ:TSLA) concernant sa consommation de trĂ©sorerie ont Ă©galement renforcĂ© les inquiĂ©tudes liĂ©es au coĂ»t des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Avec des rendements obligataires proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs dĂ©cennies et un pĂ©trole toujours orientĂ© Ă  la hausse, les investisseurs privilĂ©gient les secteurs dĂ©fensifs gĂ©nĂ©rateurs de trĂ©sorerie dans l’attente d’une meilleure visibilitĂ© sur les prochaines dĂ©cisions des banques centrales.

    Les principales valeurs en mouvement

    Parmi les valeurs les plus suivies, Ubisoft (EU:UBI) a perdu 4 % après la publication de ses ventes du premier trimestre, tandis que Volkswagen AG (TG:VOW3) a reculé de 3 % après la publication de ses résultats trimestriels et de ses perspectives.

  • Ubisoft recule en Bourse malgrĂ© le succès d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced

    Ubisoft recule en Bourse malgrĂ© le succès d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced

    L’action Ubisoft (EU:UBI) a perdu plus de 4 % vendredi après la publication des rĂ©sultats du premier trimestre, les investisseurs ayant Ă©tĂ© déçus par le maintien des prĂ©visions annuelles malgrĂ© le bon dĂ©marrage commercial d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced.

    L’Ă©diteur français de jeux vidĂ©o a enregistrĂ© des rĂ©servations nettes de 255,8 millions d’euros au premier trimestre, soit une baisse de 9,2 % sur un an. Ce chiffre est toutefois lĂ©gèrement supĂ©rieur Ă  l’objectif de la sociĂ©tĂ©, fixĂ© autour de 250 millions d’euros, ainsi qu’au consensus des analystes de 254,8 millions d’euros.

    Cette performance a été portée par un trimestre record pour Invincible: Guarding the Globe, tandis que le reste du catalogue, notamment Rainbow Six Siege, a globalement répondu aux attentes.

    Le recul du catalogue historique pèse sur les résultats

    Les rĂ©servations nettes issues du catalogue historique ont diminuĂ© de 15,1 % pour s’Ă©tablir Ă  221,0 millions d’euros. Les rĂ©servations numĂ©riques ont Ă©galement reculĂ© de 17,6 %, Ă  206,2 millions d’euros.

    Les investisseurs se sont toutefois concentrĂ©s sur les perspectives du deuxième trimestre. Ubisoft prĂ©voit des rĂ©servations nettes d’environ 370 millions d’euros, un niveau infĂ©rieur au consensus des analystes de 399,3 millions d’euros, alors mĂŞme que cette pĂ©riode comprend le lancement d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced.

    Le groupe a Ă©galement maintenu ses objectifs annuels, continuant de prĂ©voir une baisse des rĂ©servations nettes d’un pourcentage Ă©levĂ© Ă  un chiffre, une marge opĂ©rationnelle non-IFRS nĂ©gative d’un pourcentage Ă©levĂ© Ă  un chiffre, ainsi qu’une consommation de trĂ©sorerie disponible ne dĂ©passant pas 500 millions d’euros.

    Les analystes s’interrogent sur les prĂ©visions

    « C’est Ă  ce moment-lĂ  que les chiffres ne concordent plus », a dĂ©clarĂ© Aleksander Peterc, analyste chez Bernstein.

    Il souligne qu’Assassin’s Creed Black Flag Resynced s’est vendu Ă  3,5 millions d’exemplaires au cours de ses quatorze premiers jours de commercialisation et qu’il a obtenu une note de 84 sur OpenCritic et Metacritic, soit le meilleur score de la franchise Assassin’s Creed depuis le premier Black Flag en 2013. Ubisoft a indiquĂ© que le jeu avait « dĂ©jĂ  dĂ©passĂ© les attentes annuelles que nous avions ».

    Selon l’analyste, seulement environ 15 millions d’euros de prĂ©-livraisons liĂ©es Ă  Black Flag ont Ă©tĂ© comptabilisĂ©s au premier trimestre, ce qui signifie que le jeu a eu un impact limitĂ© sur les rĂ©sultats publiĂ©s. Il estime donc qu’il est difficile de concilier des prĂ©visions prudentes pour le deuxième trimestre et des objectifs annuels inchangĂ©s avec un tel succès commercial.

    Aleksander Peterc considère que des performances plus faibles dans le reste du portefeuille de jeux et des partenariats pourraient compenser les excellents résultats obtenus par le remake.

    « Selon notre analyse, le redressement opĂ©rationnel plus large du groupe reste Ă  dĂ©montrer et dĂ©pend fortement d’un nombre limitĂ© de succès commerciaux », a Ă©crit Peterc.

    Ubisoft poursuit sa réorganisation

    Le directeur général Yves Guillemot a déclaré que le succès du remake confirmait la pertinence de la stratégie de réduction des coûts, de restructuration et de concentration des ressources sur les franchises les plus importantes.

    Le groupe a rĂ©organisĂ© ses activitĂ©s autour de cinq « maisons crĂ©atives », chacune disposant d’une direction dĂ©diĂ©e Ă  un type de jeux afin de simplifier la prise de dĂ©cision. Vantage Studios, soutenu par Tencent Holdings, est la première de ces structures et supervise notamment les franchises Assassin’s Creed, Far Cry et Rainbow Six.

    Ubisoft poursuit également son programme de réduction des coûts. Le mois dernier, le groupe a annoncé la fermeture de ses studios de Winnipeg et de Belgrade ainsi que la restructuration de son site de Barcelone.

    Après avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une forte hausse de l’engagement des joueurs pendant la pandĂ©mie, Ubisoft a ensuite Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  une concurrence accrue, Ă  des retards de dĂ©veloppement, Ă  des problèmes techniques et Ă  plusieurs annulations de projets, entraĂ®nant plusieurs avertissements sur rĂ©sultats. Le titre a perdu près de 50 % de sa valeur au cours des douze derniers mois.

  • Sanofi met fin au dĂ©veloppement de l’amlitelimab après les rĂ©sultats de phase 3

    Sanofi met fin au dĂ©veloppement de l’amlitelimab après les rĂ©sultats de phase 3

    Sanofi (EU:SAN) a annoncĂ© qu’il ne dĂ©poserait pas de demandes d’autorisation rĂ©glementaire Ă  l’Ă©chelle mondiale pour l’amlitelimab, Ă  la suite de l’analyse des rĂ©sultats de son programme clinique de phase 3.

    Cette dĂ©cision intervient après que les essais de phase avancĂ©e ont montrĂ© une efficacitĂ© infĂ©rieure aux attentes et mis en Ă©vidence certaines prĂ©occupations en matière de sĂ©curitĂ©. Ă€ la suite de ces rĂ©sultats, les analystes avaient dĂ©jĂ  revu Ă  la baisse leurs prĂ©visions de ventes maximales pour ce traitement, les ramenant Ă  environ 1 milliard d’euros.

    Un changement d’orientation pour le portefeuille de dĂ©veloppement

    Cette dĂ©cision marque une Ă©volution de la stratĂ©gie par rapport Ă  celle de l’Ă©quipe dirigeante prĂ©cĂ©dente, qui avait continuĂ© Ă  soutenir le dĂ©veloppement de l’amlitelimab malgrĂ© des rĂ©sultats cliniques mitigĂ©s.

    En mettant un terme au processus réglementaire, Sanofi montre sa volonté de concentrer davantage ses ressources sur les projets présentant un potentiel clinique et commercial plus important.

    Les investisseurs attendent les résultats du deuxième trimestre

    Le groupe publiera ses rĂ©sultats du deuxième trimestre la semaine prochaine, un rendez-vous qui devrait apporter davantage d’informations sur l’Ă©volution de sa stratĂ©gie de recherche et dĂ©veloppement.

    Selon plusieurs analystes, cette dĂ©cision pourrait annoncer une nouvelle rationalisation du portefeuille de mĂ©dicaments, certains programmes comme l’itepekimab ou une thĂ©rapie orale anti-TNF pouvant Ă©galement faire l’objet d’un rĂ©examen stratĂ©gique.

  • L’action Carrefour recule après des rĂ©sultats semestriels jugĂ©s dĂ©cevants

    L’action Carrefour recule après des rĂ©sultats semestriels jugĂ©s dĂ©cevants

    L’action Carrefour (EU:CA) a perdu 5,3 % pour s’Ă©tablir Ă  15,635 € après la publication des rĂ©sultats du premier semestre 2026. MalgrĂ© une progression du bĂ©nĂ©fice et du rĂ©sultat opĂ©rationnel, les investisseurs ont surtout retenu la pression sur les marges et les performances commerciales contrastĂ©es dans plusieurs marchĂ©s clĂ©s.

    La baisse des marges éclipse la progression des bénéfices

    Le bĂ©nĂ©fice ajustĂ© par action a progressĂ© de 18,3 % sur un an pour atteindre 0,49 €, tandis que le rĂ©sultat opĂ©rationnel courant a augmentĂ© de 4,0 % Ă  757 millions d’euros.

    En revanche, la marge brute s’est contractĂ©e de 28 points de base, un Ă©lĂ©ment qui a particulièrement prĂ©occupĂ© le marchĂ©. En France, qui reprĂ©sente environ la moitiĂ© des ventes nettes du groupe, les hypermarchĂ©s historiques ont enregistrĂ© une croissance comparable quasiment nulle au deuxième trimestre. Au BrĂ©sil, les ventes comparables sont revenues en territoire positif, mais seulement de manière limitĂ©e après un premier trimestre plus difficile.

    Ces résultats ont confirmé les inquiétudes exprimées avant la publication, certains investisseurs anticipant déjà une performance opérationnelle plus faible que prévu en France et au Brésil.

    Un contexte de marché peu favorable

    L’environnement boursier n’a pas permis de soutenir le titre. L’indice CAC 40 est restĂ© globalement stable, tandis que les marchĂ©s amĂ©ricains ont Ă©voluĂ© de manière contrastĂ©e.

    Par ailleurs, les autres grands distributeurs alimentaires europĂ©ens, notamment Ahold Delhaize et Colruyt Group, n’ont publiĂ© aucune annonce majeure, ce qui montre que la baisse de Carrefour est principalement liĂ©e Ă  ses propres rĂ©sultats plutĂ´t qu’Ă  un mouvement sectoriel.

    Les attentes élevées des investisseurs pèsent sur le titre

    Même si Carrefour a affiché une amélioration de ses résultats financiers, la dégradation des marges et la faiblesse de certains indicateurs opérationnels ont déçu des investisseurs qui espéraient un redressement plus marqué.

    Après une forte progression du cours ces derniers mois, le titre est tombĂ© jusqu’Ă  15,215 € au cours de la sĂ©ance, restant nettement en dessous de son plus haut sur 52 semaines de 17,535 €.