Les prix de gros du gaz naturel en Europe et au Royaume-Uni ont progressé mercredi, alors que les marchés évaluaient l’impact potentiel de l’escalade des opérations militaires impliquant les États-Unis et l’Iran sur les approvisionnements en gaz naturel liquéfié transitant par le Moyen-Orient.
Le contrat Dutch TTF à échéance rapprochée a atteint 79 euros par mégawattheure, son niveau le plus élevé depuis 2023.
Au Royaume-Uni, le contrat de gros NBP équivalent a progressé à 196 pence par therm, atteignant son niveau le plus élevé depuis fin 2022.
Les marchés évaluent les risques d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz
La hausse des prix du gaz a suivi de nouveaux développements militaires au Moyen-Orient.
Les forces houthies du Yémen soutenues par l’Iran ont mené mardi des attaques contre plusieurs villes d’Arabie saoudite. Les développements ont également inclus des frappes américaines contre plusieurs pétroliers iraniens ainsi qu’une attaque de missile iranienne visant une base militaire américaine en Jordanie.
Les marchés de l’énergie surveillent les conséquences potentielles pour la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du trafic mondial de gaz naturel liquéfié, le Qatar constituant l’une des principales sources de GNL transporté par cette voie maritime.
Les groupes énergétiques européens pourraient faire face à une concurrence accrue avec les acheteurs asiatiques pour obtenir des cargaisons alternatives de GNL si les expéditions via le golfe Persique étaient perturbées. Le Brent évoluait également autour de 99,50 dollars le baril.
Les stocks européens de gaz se situent autour de 64 %
La hausse des prix de gros du gaz intervient alors que l’Europe approche de la fin de sa période estivale de remplissage des stocks, avec des réserves inférieures à leur moyenne saisonnière sur cinq ans.
Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations souterraines de stockage sont remplies à environ 64 % de leur capacité.
Le remplissage des stocks en août et au début du mois de septembre a été affecté par une demande accrue de gaz pour la production d’électricité pendant les périodes de fortes températures, par des opérations de maintenance sur les gazoducs offshore en Norvège et par des retards dans les livraisons de GNL qatari.
La hausse des prix du gaz naturel et du pétrole brut est également surveillée en raison de son impact potentiel sur les coûts énergétiques et l’inflation en Europe.
La Banque centrale européenne doit annoncer jeudi sa dernière décision de politique monétaire. Les marchés monétaires intégraient une hausse de 25 points de base des taux d’intérêt, alors que les investisseurs évaluaient l’accélération de l’inflation globale dans la zone euro, notamment la hausse des prix de l’énergie.

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