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  • Le gaz européen prolonge sa hausse à cinq séances alors que la crise dans le détroit d’Ormuz s’aggrave

    Le gaz européen prolonge sa hausse à cinq séances alors que la crise dans le détroit d’Ormuz s’aggrave

    Les prix du gaz naturel européen ont de nouveau progressé mardi, prolongeant leur récente hausse alors que l’escalade militaire dans le golfe Persique et les graves perturbations du trafic des méthaniers dans le détroit d’Ormuz renforcent les inquiétudes concernant les approvisionnements énergétiques pour l’hiver.

    Les contrats à terme néerlandais de référence à échéance rapprochée ont progressé de 1,8 % à 62,8 € par mégawattheure, tandis que les contrats de gros britanniques équivalents ont gagné 1,2 % à 154,4 pence par therm.

    Les deux références ont progressé pour une cinquième séance consécutive, leur plus longue série quotidienne de hausses depuis la fin juillet, alors que les opérateurs continuent d’intégrer une importante prime de risque géopolitique dans les prix du gaz européen.

    L’escalade iranienne renforce les inquiétudes sur les marchés de l’énergie

    Reuters a rapporté mardi, citant des responsables iraniens, que Téhéran avait adopté une posture militaire entièrement offensive après l’échec des efforts diplomatiques visant à conclure un accord de paix permanent et la décision de Washington de ne pas prolonger le cadre temporaire de cessez-le-feu.

    La détérioration de la situation géopolitique intervient après les menaces formulées durant le week-end par le président américain Donald Trump d’imposer un strict blocus naval ou d’engager une action militaire en réponse à toute perturbation du trafic maritime régional.

    L’intensification des tensions a renforcé les craintes sur les marchés de l’énergie que les perturbations touchant l’une des principales voies maritimes mondiales puissent se prolonger.

    Les méthaniers confrontés à des perturbations croissantes dans le détroit d’Ormuz

    Les opérateurs du marché de l’énergie accordent une importance croissante aux conséquences physiques de la crise, alors que le trafic commercial de matières premières dans le détroit d’Ormuz reste fortement perturbé.

    Le trafic à travers ce passage stratégique s’est pratiquement interrompu pendant le week-end, immobilisant des méthaniers qataris et retardant des cargaisons spot de gaz naturel liquéfié destinées aux terminaux d’importation européens.

    Ces perturbations surviennent alors que les compagnies énergétiques européennes sont en concurrence avec les acheteurs asiatiques pour obtenir les cargaisons de LNG disponibles. Les clients asiatiques augmentent activement leurs offres sur le marché spot afin de constituer des réserves suffisantes avant l’hiver.

    Une interruption prolongée du trafic maritime pourrait intensifier cette concurrence et augmenter le coût du remplacement des approvisionnements retardés.

    Les stocks européens de gaz atteignent un plus bas historique pour août

    Les perturbations interviennent à un moment particulièrement sensible pour la sécurité énergétique européenne.

    Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations de stockage souterrain de l’Union européenne sont remplies à un peu plus de 60 %, soit un niveau historiquement bas pour la mi-août.

    Les vagues de chaleur persistantes durant l’été ont accru la consommation d’électricité liée à la climatisation, tandis que la diminution des arrivées de LNG a limité les volumes disponibles pour remplir les réserves.

    Cette combinaison a considérablement ralenti le processus de reconstitution des stocks européens avant l’arrivée des températures plus froides.

    Les risques d’approvisionnement augmentent à l’approche de l’hiver

    Alors que les niveaux de stockage restent nettement inférieurs aux normales saisonnières, les opérateurs craignent de plus en plus que l’Europe n’aborde la saison de chauffage avec des réserves insuffisantes si les flux de LNG à travers le détroit d’Ormuz ne reprennent pas normalement.

    La concurrence persistante avec les acheteurs asiatiques pourrait accentuer le problème, notamment si les deux régions cherchent simultanément à sécuriser davantage de cargaisons sur le marché spot.

    Les perspectives des prix européens du gaz dépendent donc de plus en plus de l’évolution de la situation dans le golfe Persique. Une reprise sans entrave des expéditions de LNG pourrait réduire une partie de la prime de risque actuelle, tandis qu’une perturbation prolongée augmenterait la pression sur l’Europe pour trouver des approvisionnements alternatifs avant l’hiver.

  • Les actions européennes se dirigent vers leur plus longue série de baisses depuis 2025 face aux risques au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes se dirigent vers leur plus longue série de baisses depuis 2025 face aux risques au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont de nouveau reculé mardi, poussant les principaux indices régionaux vers leurs plus bas niveaux depuis deux semaines, alors qu’une nette aggravation du conflit au Moyen-Orient a renforcé l’aversion au risque sur les marchés mondiaux.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a cédé 0,2 %, prolongeant son recul à une sixième séance consécutive et atteignant son niveau le plus bas depuis le 5 août. Si l’indice reste dans le rouge jusqu’à la clôture, il enregistrera sa plus longue série quotidienne de baisses depuis novembre 2025.

    Le DAX allemand a reculé de 0,4 %, tandis que le CAC 40 français et le FTSE 100 londonien sont restés globalement stables, les investisseurs évaluant les éventuelles conséquences économiques et financières d’une nouvelle escalade dans la région.

    L’Iran adopte une posture offensive tandis que Washington exclut une prolongation du cessez-le-feu

    Les inquiétudes géopolitiques se sont intensifiées mardi après que Reuters a rapporté que Téhéran avait adopté une posture militaire entièrement offensive à la suite de l’échec des efforts diplomatiques visant à parvenir à une résolution durable du conflit.

    Citant des responsables iraniens, Reuters a indiqué que Téhéran avait abandonné ses précédentes contraintes défensives après que Washington a explicitement rejeté une prolongation du cadre temporaire de cessez-le-feu arrivé à expiration cette semaine.

    La rupture diplomatique intervient après plusieurs mois de détérioration des conditions maritimes dans le golfe Persique et de récentes menaces de renforcement des opérations navales de la part de l’administration américaine.

    Le changement de posture militaire de l’Iran a renforcé les craintes d’éventuelles frappes contre des infrastructures énergétiques stratégiques et des voies maritimes essentielles. Les investisseurs intègrent ainsi une prime de risque géopolitique plus élevée à mesure que les perspectives d’une solution négociée s’amenuisent.

    Le Brent dépasse 91 dollars et atteint un plus haut de plusieurs semaines

    L’escalade des tensions a donné une nouvelle impulsion aux prix de l’énergie, renforçant les inquiétudes concernant les coûts supportés par les entreprises européennes.

    Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 0,8 % à 91,49 dollars le baril, atteignant leur niveau le plus élevé depuis le 30 juillet.

    Une hausse durable des prix du pétrole pourrait raviver les pressions inflationnistes liées aux coûts dans les chaînes d’approvisionnement européennes, notamment pour les entreprises fortement exposées aux dépenses énergétiques et de transport.

    Les investisseurs évaluent également les conséquences qu’un choc énergétique prolongé pourrait avoir sur la politique monétaire. Des pressions inflationnistes persistantes pourraient compliquer la tâche des banques centrales souhaitant assouplir leur politique à l’automne, alors même que la croissance économique européenne reste fragile.

    Le soutien des résultats s’estompe après une solide saison de publications

    Les actions européennes ont bénéficié en juin et juillet d’une solide saison de résultats, qui a contribué à propulser le STOXX 600 vers des sommets historiques.

    Les bénéfices élevés des banques, la résistance des marges dans le secteur du luxe et les résultats supérieurs aux attentes des groupes énergétiques ont donné aux investisseurs des raisons propres aux entreprises d’acheter lors des replis du marché, malgré les inquiétudes plus générales concernant la croissance économique.

    Ce soutien s’atténue désormais avec la fin de la saison des résultats du deuxième trimestre. Les annonces positives des entreprises devenant moins nombreuses pour soutenir les valorisations, l’attention des investisseurs se porte davantage sur les évolutions macroéconomiques et géopolitiques.

    Le marché pourrait être particulièrement sensible aux chocs extérieurs alors que la prime de risque des actions se situe près de son plus bas niveau depuis environ 25 ans. Avec la raréfaction des catalyseurs liés aux résultats, les opérateurs dépendent davantage des développements concernant le conflit au Moyen-Orient, les prix de l’énergie et les perspectives de politique monétaire.

  • STMicroelectronics recule après avoir signé la plus forte hausse du CAC 40 lundi

    STMicroelectronics recule après avoir signé la plus forte hausse du CAC 40 lundi

    STMicroelectronics (EU:STMPA) a reculé mardi après s’être distingué comme la meilleure performance du CAC 40 lors de la séance précédente, porté par un regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs des semi-conducteurs.

    Le fabricant de puces a progressé de 5,17 % lundi, enregistrant la plus forte hausse parmi les composantes du CAC 40 et portant son cours à environ 49,06 €. Il s’agissait de son niveau de clôture le plus élevé depuis le 22 juillet.

    Une partie de cette progression a toutefois été effacée mardi, le titre STMicroelectronics abandonnant environ 3,5 % dans un mouvement de repli après la forte hausse de la veille.

    Le rebond des semi-conducteurs soutient le titre

    La progression de lundi s’est inscrite dans un regain plus large d’intérêt pour les entreprises du secteur des semi-conducteurs, particulièrement visible sur les marchés américains.

    Le sentiment envers le secteur a été soutenu par les prévisions optimistes d’Anthropic pour 2028, qui tablent notamment sur un chiffre d’affaires compris entre 190 et 200 milliards de dollars. Ces perspectives ont ravivé l’intérêt pour les sociétés exposées aux infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle.

    Les valeurs américaines des semi-conducteurs ont également progressé, Micron Technology gagnant 3,8 %.

    Dans ce contexte, la performance de STMicroelectronics s’est révélée particulièrement notable, le marché parisien n’ayant bénéficié lundi d’aucun catalyseur majeur propre à l’entreprise susceptible d’expliquer à lui seul cette progression.

    La demande liée à l’IA et aux centres de données reste déterminante

    Les récents mouvements du titre soulignent l’attention persistante des investisseurs envers les fabricants de semi-conducteurs susceptibles de profiter de la demande croissante liée à l’intelligence artificielle et aux infrastructures de centres de données.

    L’augmentation rapide des besoins en puissance de calcul pour l’IA attire davantage de capitaux vers l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs, ce qui pourrait créer de nouvelles opportunités pour les fabricants de puces à mesure que les investissements dans les infrastructures informatiques progressent.

    Le recul de mardi illustre néanmoins la volatilité qui peut accompagner les rallyes du secteur, en particulier lorsque les hausses reposent en partie sur un mouvement général du marché plutôt que sur des développements spécifiques à une entreprise.

    Les analystes voient encore un potentiel de hausse

    Les objectifs des analystes restent sensiblement supérieurs au récent cours de STMicroelectronics.

    L’objectif de cours moyen s’établit à 64,89 €, ce qui représente un potentiel de hausse supérieur à 37 % par rapport au cours de référence.

    Cet écart montre que les analystes continuent d’anticiper un potentiel à plus long terme malgré les fluctuations à court terme. L’évolution future du titre devrait notamment dépendre des tendances de la demande en semi-conducteurs et de la capacité de l’essor de l’IA, des centres de données et d’autres applications à forte croissance à stimuler durablement la demande de puces.

  • RBC abaisse sa recommandation sur Hermes alors que son avantage de croissance s’amenuise

    RBC abaisse sa recommandation sur Hermes alors que son avantage de croissance s’amenuise

    RBC Capital Markets a abaissé sa recommandation sur Hermes (LSE:RMS), passant de Surperformance à Performance du secteur, et a réduit son objectif de cours de 1 900 € à 1 700 €, estimant que la croissance supérieure qui justifiait la valorisation élevée du groupe de luxe devient moins marquée.

    La société de courtage prévoit que les taux de croissance annuels composés du chiffre d’affaires et de l’EBIT d’Hermes dépasseront ceux de ses concurrents d’environ 2 points de pourcentage à partir de 2027. À titre de comparaison, cet avantage était estimé à 8 points de pourcentage en 2025.

    « La prime de croissance qui justifiait sa prime de valorisation par rapport au secteur est en train de converger », ont déclaré les analystes dirigés par Piral Dadhania, soulignant la dépendance croissante du groupe à l’égard de sa division Maroquinerie pour soutenir son expansion.

    La Maroquinerie devrait générer la majorité de la croissance

    RBC prévoit que la Maroquinerie représentera 63 % de la croissance du chiffre d’affaires d’Hermes entre les exercices 2025 et 2030, contre 40 % au cours des cinq années précédentes.

    Cette contribution accrue intervient alors que la croissance de l’ensemble du groupe devrait ralentir. RBC observe que les périodes durant lesquelles la Maroquinerie a nettement surperformé les autres divisions d’Hermes ont historiquement coïncidé avec une demande cyclique plus faible.

    Dans ce contexte, d’autres groupes de luxe pourraient être mieux placés pour profiter d’une éventuelle reprise de la demande à l’échelle du secteur.

    La contribution des hausses de prix devrait ralentir

    RBC prévoit également une diminution de la contribution des augmentations de prix à la croissance de la Maroquinerie.

    Selon les analystes, la division a historiquement bénéficié d’une contribution régulière des volumes d’environ 6 % par an, tandis que les prix ont ajouté entre 6 % et 9 % par an pendant la période inflationniste ayant suivi la pandémie de Covid.

    À compter de l’exercice 2027, RBC prévoit que la contribution des prix ralentira pour se situer entre 3 % et 4 %. Cette estimation tient compte des récents commentaires de la direction selon lesquels les augmentations de prix en 2027 seront « légèrement inférieures à [cette année] ».

    En l’absence d’une accélération des volumes, RBC table sur une croissance du chiffre d’affaires de la Maroquinerie d’environ 9 % à 10 % à partir de l’exercice 2027. Cette projection est globalement conforme au consensus, mais implique néanmoins un ralentissement séquentiel.

    La marge EBIT devrait rester proche de 40 %

    RBC prévoit que la marge EBIT d’Hermes restera globalement stable autour de 40 % jusqu’à l’exercice 2029.

    Ce niveau continuerait de placer le groupe parmi les entreprises les plus rentables du secteur du luxe, mais les analystes estiment que le potentiel d’expansion supplémentaire est limité après la forte progression enregistrée depuis la pandémie.

    La société de courtage anticipe également un rendement marginal du capital investi, ou ROIC, légèrement négatif entre les exercices 2026 et 2029. Cette évolution contrasterait avec celle d’autres acteurs du luxe, qui pourraient bénéficier d’une amélioration du ROIC grâce au redressement de leurs marges.

    La valorisation rend le rapport risque-rendement plus équilibré

    Hermes se négocie actuellement à environ 32 fois les bénéfices attendus pour l’exercice 2027, une valorisation qui, selon RBC, intègre déjà une grande partie de la croissance et de la rentabilité supérieures du groupe.

    Les analystes considèrent donc que le rapport risque-rendement est désormais « plus équilibré » aux niveaux actuels.

    Dans le secteur du luxe, RBC privilégie les groupes bénéficiant d’un soutien plus important en matière de valorisation, notamment LVMH (EU:MC) et Burberry (LSE:BRBY), ainsi que les entreprises offrant de meilleures perspectives de croissance des bénéfices, comme Richemont (USOTC:CFRHF).

    RBC a également réduit de 1 % ses prévisions de chiffre d’affaires d’Hermes pour les exercices 2027 et 2028 et abaissé ses estimations de bénéfice par action de 3 % à 4 %. Ces dernières révisions tiennent notamment compte d’une hypothèse de taux d’imposition plus élevé pour les années les plus éloignées de la période de prévision.

  • Les actions américaines vers une ouverture prudente entre détente sur la Fed et inquiétudes pétrolières : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les actions américaines vers une ouverture prudente entre détente sur la Fed et inquiétudes pétrolières : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les actions américaines pourraient débuter la séance de lundi sans véritable direction, les contrats à terme sur les principaux indices laissant entrevoir une ouverture globalement stable après le léger repli enregistré vendredi.

    Les valeurs technologiques pourraient apporter un certain soutien après que Bloomberg a rapporté qu’Anthropic (NASDAQ:ANTP) aurait indiqué à des investisseurs potentiels que son chiffre d’affaires du deuxième trimestre avait été multiplié par au moins 14 par rapport à la même période de l’année précédente.

    Selon des documents consultés par Bloomberg, le développeur du chatbot Claude aurait enregistré un chiffre d’affaires préliminaire supérieur à 11,5 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 787 millions de dollars au cours de la même période en 2025.

    Les perspectives restent tributaires des risques économiques et géopolitiques

    L’activité de marché pourrait néanmoins rester relativement limitée, les investisseurs évaluant des signaux contradictoires concernant les perspectives à court terme.

    Les récentes données économiques américaines ont réduit les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale le mois prochain. Cependant, les prix toujours élevés du pétrole brut continuent de présenter des risques pour l’inflation et l’économie alors que le conflit entre les États-Unis et l’Iran reste irrésolu.

    Les contrats à terme sur le brut américain ont progressé de 0,7 % à 83 dollars le baril après que le président Donald Trump a menacé de bombarder Oman lors d’une interview accordée à Fox News.

    Ces déclarations interviennent alors que l’Iran et Oman semblent se rapprocher d’un accord concernant la gestion du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.

    Wall Street recule après ses records

    Les actions américaines ont terminé vendredi en légère baisse après avoir progressé pendant l’essentiel des deux séances précédentes, même si les pressions vendeuses sont restées relativement contenues.

    Le Dow Jones Industrial Average a perdu 107,58 points, soit 0,2 %, à 53 732,41. Le Nasdaq a reculé de 73,86 points, soit 0,3 %, à 26 729,16, tandis que le S&P 500 a cédé 13,23 points, ou 0,2 %, pour terminer à 7 785,76.

    Sur l’ensemble de la semaine, les performances ont été contrastées. Le Dow a reculé de 0,6 %, tandis que le Nasdaq a progressé de 0,1 % et le S&P 500 de 0,4 %.

    Le repli de vendredi pourrait en partie refléter des prises de bénéfices après que le S&P 500 a franchi les 7 800 points jeudi pour inscrire un nouveau record en séance.

    L’indice avait également atteint un record de clôture jeudi, tandis que le Nasdaq avait terminé à son niveau le plus élevé depuis plus de deux mois.

    La confiance des consommateurs et les ventes au détail déçoivent

    Les investisseurs ont également réagi à de nouveaux signes de faiblesse chez les consommateurs américains.

    L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan a fortement chuté à 51,0 en août, contre 55,2 en juillet. Les économistes anticipaient un recul beaucoup plus limité à 54,2.

    Par ailleurs, le département du Commerce a annoncé une baisse inattendue de 0,6 % des ventes au détail en juillet, après une hausse de 0,2 % en juin. Les économistes prévoyaient une progression de 0,1 %.

    La baisse de juillet constitue la première contraction des ventes au détail depuis octobre 2025, lorsqu’elles avaient diminué de 0,2 %.

    Si ces statistiques ont encore réduit les inquiétudes concernant une hausse imminente des taux de la Fed, elles ont également renforcé les interrogations sur les perspectives de l’économie américaine, notamment dans un environnement marqué par des prix énergétiques durablement élevés.

    Les valeurs pétrolières et aurifères surperforment

    Les prix du brut ont rebondi vendredi après que des responsables de l’administration Trump ont indiqué vouloir utiliser des mesures économiques pour contraindre l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz, renforçant les craintes d’une impasse prolongée.

    Les valeurs liées aux services pétroliers ont profité de cette évolution, le Philadelphia Oil Service Index progressant de 2,6 % pour atteindre son meilleur niveau de clôture depuis largement plus de deux mois.

    Les producteurs d’or ont également fortement progressé avec la hausse du métal précieux, comme l’illustre le bond de 2,2 % du NYSE Arca Gold Bugs Index.

    Les valeurs du matériel informatique ont également affiché une nette vigueur, tandis que les compagnies aériennes, les éditeurs de logiciels et les groupes pharmaceutiques ont enregistré des baisses notables.

    Les investisseurs abordent donc la séance de lundi dans un environnement contrasté : les statistiques économiques plus faibles réduisent les anticipations de hausse des taux, mais alimentent parallèlement les inquiétudes sur la croissance, tandis que les tensions géopolitiques maintiennent les prix de l’énergie à des niveaux élevés.

  • Les actions européennes reculent face aux inquiétudes suscitées par les données chinoises : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes reculent face aux inquiétudes suscitées par les données chinoises : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont légèrement reculé lundi après la publication d’une série d’indicateurs économiques décevants en Chine, ravivant les inquiétudes concernant les perspectives de la deuxième économie mondiale.

    Les dépenses des consommateurs chinois ont stagné en juillet, tandis que l’investissement urbain s’est contracté à un rythme plus marqué et que le chômage a augmenté. Ces dernières données renforcent les attentes selon lesquelles Pékin pourrait devoir adopter de nouvelles mesures pour soutenir l’activité économique au second semestre.

    Le conflit avec l’Iran et les risques dans le détroit d’Ormuz restent au premier plan

    Les investisseurs ont également surveillé l’absence de progrès vers une résolution de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, les tensions géopolitiques continuant d’influencer les marchés de l’énergie.

    Les contrats à terme sur le Brent évoluaient autour de 89 dollars le baril, alors que la reprise des combats au Liban et de nouvelles attaques contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz ont réduit les espoirs d’une résolution rapide du conflit.

    Dans ce contexte, l’indice français CAC 40 a reculé de 0,4 %, tandis que le FTSE 100 britannique et le DAX allemand ont chacun perdu 0,1 %.

    Les valeurs minières progressent avec la baisse du dollar

    Les groupes miniers ont figuré parmi les valeurs les plus solides, avec Antofagasta (LSE:ANTO), Glencore (LSE:GLEN) et Anglo American (LSE:AAL) en hausse.

    Cette progression est intervenue alors que le dollar américain se rapprochait de ses plus bas niveaux en deux mois après la publication vendredi de chiffres plus faibles concernant les ventes au détail et la confiance des consommateurs.

    Un dollar plus faible peut soutenir les matières premières libellées dans la devise américaine, ce qui peut favoriser les actions des grands groupes miniers.

    AstraZeneca progresse après des résultats positifs de Phase III

    Du côté des entreprises, HIAG Immobilien Holding (LSE:0QU6) a progressé après que le groupe immobilier suisse a annoncé une forte hausse de son bénéfice au premier semestre.

    AstraZeneca (LSE:AZN) a également gagné du terrain après que le groupe pharmaceutique britannique a dévoilé des résultats positifs issus de son essai SAFFRON de Phase III.

    Optima Health (LSE:OPT), en revanche, a fortement reculé après que le fournisseur de services de santé et de bien-être au travail a fait état d’une nette augmentation de sa dette dans ses résultats annuels.

  • L’or progresse vers $4 400 alors que la faiblesse du dollar compense les risques inflationnistes au Moyen-Orient

    L’or progresse vers $4 400 alors que la faiblesse du dollar compense les risques inflationnistes au Moyen-Orient

    Les prix de l’or ont progressé lundi, restant proches de 4 400 dollars l’once grâce à l’affaiblissement du dollar américain et à des indicateurs économiques plus modérés, tandis que les incertitudes concernant les approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient continuent d’alimenter les risques inflationnistes.

    À 01:04 ET (05:04 GMT), XAU/USD gagnait 0,5 % à 4 399,44 dollars l’once, tandis que les Gold Futures progressaient de 0,4 % à 4 455,90 dollars. XAG/USD avançait de 1,7 % à 65,83 dollars l’once et XPT/USD de 1,8 % à 1 749,15 dollars.

    L’US Dollar Index reculait de 0,2 % à 99,49, rendant les métaux précieux libellés en dollars relativement moins coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

    La faiblesse des données américaines réduit les attentes d’une hausse des taux de la Fed

    L’or a entamé la nouvelle semaine après avoir gagné près de 1 % la semaine précédente, soutenu par des données économiques ayant réduit les craintes d’une hausse imminente des taux d’intérêt de la Réserve fédérale.

    La confiance des consommateurs américains a diminué pour la première fois en trois mois, tandis que les ventes au détail ont enregistré leur plus forte contraction mensuelle depuis plus d’un an.

    Ces statistiques ont réduit une partie de la pression exercée sur la Fed pour qu’elle resserre sa politique monétaire. Cette situation favorise l’or, car le métal précieux ne génère pas de revenus d’intérêts et devient généralement plus attractif lorsque les anticipations de coûts d’emprunt diminuent.

    Les analystes d’ANZ ont également observé un renforcement de la relation inverse entre l’or et les rendements des bons du Trésor américain, la hausse des coûts d’emprunt exerçant une pression croissante sur le métal précieux.

    La banque prévoit que l’évolution de l’or au cours de l’année à venir se déroulera en trois grandes phases. Elle anticipe d’abord une pression liée à une inflation persistante et à une Réserve fédérale maintenant ses taux inchangés, suivie d’un ralentissement économique provoqué par un choc énergétique et, enfin, d’un soutien accru grâce à un assouplissement de la politique monétaire.

    ANZ estime également que la détérioration des relations internationales devrait maintenir l’intérêt des banques centrales pour l’or en tant qu’actif de diversification et prévoit que le métal pourrait atteindre 5 200 dollars l’once d’ici la fin de l’année.

    Les investisseurs obtiendront mercredi de nouvelles indications sur la réflexion de la Réserve fédérale avec la publication du compte rendu de sa réunion de politique monétaire de juillet.

    Les perturbations à Ormuz maintiennent le risque inflationniste

    La faiblesse des statistiques économiques américaines n’a pas éliminé le risque d’une nouvelle accélération de l’inflation. Plusieurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz à la fin de la semaine dernière, tandis que les États-Unis ont indiqué préparer de nouvelles mesures destinées à renforcer la pression économique sur l’Iran.

    Des navires ont continué à quitter cette voie maritime stratégique, certains ayant apparemment désactivé leurs transpondeurs satellites afin de réduire le risque d’être détectés.

    L’Iran et Oman semblent également progresser vers un accord sur la manière dont le détroit d’Ormuz devrait être géré, même si les États-Unis ne participent pas à ces négociations.

    La combinaison des perturbations maritimes, des tensions géopolitiques et de timides avancées diplomatiques continue de créer une forte incertitude concernant les approvisionnements énergétiques mondiaux.

    Une nouvelle hausse des prix du pétrole pourrait renforcer les pressions inflationnistes et compliquer la transition de la Réserve fédérale vers une politique monétaire plus accommodante.

    Les achats des banques centrales apportent un soutien supplémentaire à l’or

    Le retour de l’or au-dessus du seuil important de 4 000 dollars l’once a également bénéficié d’une demande accrue des investisseurs et d’une augmentation des achats des banques centrales, notamment de la Chine.

    La semaine dernière, le métal précieux a dépassé sa moyenne mobile à 100 jours pour la première fois depuis avril et reste proche de ce niveau technique.

    Selon ANZ, les banques centrales ont acheté 244 tonnes d’or au premier trimestre 2026, soit le volume trimestriel le plus élevé depuis le quatrième trimestre 2024.

    La Chine a également accéléré ses achats en ajoutant 8 tonnes en avril. Il s’agit de la plus forte augmentation mensuelle des réserves d’or du pays depuis décembre 2024.

  • Les prix du pétrole restent stables après une forte semaine alors que les risques liés à l’Iran et à Ormuz persistent

    Les prix du pétrole restent stables après une forte semaine alors que les risques liés à l’Iran et à Ormuz persistent

    Les prix du pétrole ont évolué dans une fourchette étroite lundi après les solides gains enregistrés la semaine précédente, soutenus par les incertitudes persistantes entourant les relations entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par les perturbations dans le détroit d’Ormuz.

    Les contrats à terme sur le Brent progressaient de 0,1 % à 88,62 dollars le baril à 00:42 ET (04:42 GMT), tandis que les contrats sur le West Texas Intermediate reculaient de 0,1 % à 81,37 dollars le baril.

    Le pétrole conserve ses gains hebdomadaires alors que les tensions géopolitiques restent fortes

    Le Brent a gagné plus de 5 % la semaine dernière alors que les hostilités entre les États-Unis et l’Iran se poursuivaient et que Téhéran ciblait de nouvelles infrastructures énergétiques en Asie occidentale.

    Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a également encore ralenti après des attaques iraniennes contre des pétroliers dans la région, tandis que les États-Unis ont maintenu leur blocus naval contre Téhéran.

    Durant le week-end, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a réaffirmé que Téhéran n’était pas engagé dans des négociations directes avec les États-Unis, tandis que Washington a menacé de prendre de nouvelles mesures économiques contre l’Iran.

    Les tensions se sont également accentuées en mer Rouge, où les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran ont poursuivi leurs attaques contre des navires transitant par le détroit de Bab al-Mandab. Ces perturbations supplémentaires ont renforcé les inquiétudes concernant une nouvelle déstabilisation des principales routes énergétiques d’Asie occidentale.

    Les risques pesant sur l’offre ont jusqu’à présent éclipsé les perspectives plus faibles de demande annoncées par les principales organisations du secteur. La semaine dernière, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et l’Agence internationale de l’énergie ont toutes deux abaissé leurs prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2026.

    Le diesel devient un point de tension majeur sur les marchés pétroliers

    Les analystes d’ANZ ont indiqué que les produits raffinés avaient été plus durement touchés que le marché du pétrole brut par le conflit en Asie occidentale.

    Ils ont souligné que le diesel avait notamment « émergé comme le segment le plus tendu du complexe pétrolier », alors que l’offre est comprimée par une combinaison de perturbations de production, d’arrêts de raffineries et de contraintes sur le transport maritime.

    Selon ANZ, les perturbations dans les raffineries du golfe Persique ont réduit la production et les exportations de diesel au moment même où la demande mondiale pour ce carburant reste solide.

    Les tensions sur l’offre sont également accentuées par la poursuite du conflit entre la Russie et l’Ukraine, Kyiv ayant mené de nouvelles attaques contre les infrastructures pétrolières russes.

    La combinaison des perturbations géopolitiques, des contraintes de raffinage et d’une demande persistante pourrait encore resserrer le marché du diesel dans les mois à venir.

  • Les paris sur une hausse des taux de la Fed reculent avant les résultats du secteur de la distribution : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les paris sur une hausse des taux de la Fed reculent avant les résultats du secteur de la distribution : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les actions américaines évoluaient de manière contrastée lundi, alors que les investisseurs réduisaient davantage leurs anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale en septembre après une série de statistiques économiques plus faibles. L’attention se tourne également vers une semaine chargée en résultats dans le secteur de la distribution, avec notamment Walmart (NYSE:WMT), Home Depot (NYSE:HD) et Lowe’s (NYSE:LOW).

    Ailleurs, la potentielle introduction en Bourse d’Anthropic (NASDAQ:ANTP) attire l’attention alors que les banquiers et les investisseurs évaluent des prévisions de revenus pouvant atteindre 200 milliards de dollars en 2028. Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a également fortement diminué pendant le week-end dans un contexte de tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran.

    Les futures américains sont mitigés alors que les attentes sur la Fed évoluent

    À 03:08 ET (07:08 GMT), les contrats à terme sur le Dow reculaient de 26 points, soit 0,1 %, tandis que ceux sur le S&P 500 progressaient de 15 points, soit 0,2 %. Les futures sur le Nasdaq 100 gagnaient 160 points, soit 0,5 %.

    Les principaux indices de Wall Street avaient reculé lors de la séance précédente, notamment après la publication de ventes au détail américaines inférieures aux attentes.

    Applied Materials (NASDAQ:AMAT) a également pesé sur les valeurs technologiques après que ses perspectives positives n’ont pas répondu aux attentes élevées du marché. Les actions du fabricant d’équipements pour semi-conducteurs ont chuté de plus de 5 %, entraînant dans leur sillage d’autres entreprises exposées au boom des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Les analystes de Deutsche Bank ont indiqué dans une note à leurs clients que les premiers signes d’un ralentissement estival de l’activité des marchés commençaient à apparaître, soulignant que l’indice de volatilité VIX était tombé vendredi à son plus bas niveau de 2026.

    Malgré des indices actions proches de leurs records historiques, les analystes ont signalé « des vents contraires difficiles en août qui se manifestent sur les marchés obligataires ».

    « Les attentes d’une hausse imminente des taux de la Fed ont été revues à la baisse, mais cela s’est accompagné d’une pentification significative de la courbe américaine, dans un contexte de hausse des prix du pétrole, de déficits budgétaires élevés et de demande de capitaux liée au boom des investissements dans l’IA, qui exercent une pression haussière sur les rendements », ont écrit les analystes.

    Le compte rendu de la réunion de juillet de la Réserve fédérale et les indicateurs préliminaires d’activité économique pour août pourraient constituer un nouveau test important pour les marchés obligataires cette semaine.

    Les résultats des grands distributeurs seront également au centre de l’attention. Home Depot doit publier ses comptes aux côtés de Target, Lowe’s et Walmart, offrant aux investisseurs de nouvelles indications sur la vigueur des dépenses des consommateurs américains.

    La valorisation d’Anthropic pourrait dépendre d’un objectif de revenus de $200 milliards en 2028

    Anthropic (NASDAQ:ANTP) prévoit des revenus annuels compris entre environ 190 et 200 milliards de dollars d’ici 2028, alors que banquiers et investisseurs évaluent le développeur d’intelligence artificielle en vue d’une éventuelle introduction en Bourse majeure, selon Reuters.

    Cette prévision représente plus de quatre fois le rythme annualisé de revenus de 47 milliards de dollars communiqué par Anthropic en mai, illustrant l’ampleur de la croissance future intégrée aux valorisations potentielles.

    Reuters, citant des personnes au fait des finances d’Anthropic, a rapporté que les banquiers et investisseurs appliquent des multiples de valeur d’entreprise sur revenus à des prévisions portant jusqu’à deux ans dans le futur.

    Les multiples fondés sur les revenus sont couramment utilisés pour valoriser les sociétés de logiciels en forte croissance qui n’ont pas encore atteint une rentabilité mature. L’utilisation de projections à deux ans est moins habituelle et reflète à la fois la croissance rapide d’Anthropic et la difficulté de valoriser une société d’IA qui investit massivement dans les infrastructures informatiques, le développement de modèles et le recrutement.

    Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz chute fortement

    Le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz a nettement ralenti pendant le week-end, alors que les navires restent exposés au risque d’attaques et que les négociations visant à résoudre le conflit entre les États-Unis et l’Iran demeurent bloquées.

    Selon les données de Kpler citées par Reuters, cinq navires transportant des matières premières ont traversé le détroit samedi, tandis qu’aucun passage n’a été enregistré dimanche. Ils étaient 31 lors du week-end précédent.

    Le trafic semble avoir ralenti après les attaques de la semaine dernière contre trois navires exploités par Abu Dhabi National Oil Company, selon les Émirats arabes unis.

    Les États-Unis ont également indiqué récemment que leur blocus naval des ports iraniens pourrait être maintenu indéfiniment, réduisant encore davantage les espoirs d’une percée diplomatique rapide avec Téhéran.

    Avant l’offensive lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran à la fin du mois de février, plus de 130 navires traversaient quotidiennement le détroit d’Ormuz. Cette voie maritime reste l’un des principaux points de passage mondiaux pour les flux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

    Les contrats à terme sur le Brent reculaient dernièrement de 0,1 % à 88,45 dollars le baril.

    La croissance de la production industrielle chinoise ralentit

    La production industrielle chinoise a progressé moins rapidement en juillet, la faiblesse de la demande intérieure et la hausse des coûts ayant compensé la vigueur persistante de la demande étrangère.

    La production industrielle a augmenté de 4,5 % sur un an, selon les chiffres publiés lundi par le National Bureau of Statistics. Le résultat est inférieur aux attentes d’une progression de 5 % et marque un ralentissement par rapport à la hausse de 5,3 % enregistrée en juin.

    Le secteur manufacturier chinois fait face à un environnement plus difficile sur le marché intérieur. Le PMI manufacturier officiel est passé en territoire de contraction en juillet, tandis que la consommation des ménages est restée modérée.

    La vigueur de la demande internationale a néanmoins continué de soutenir les exportations, notamment dans les secteurs à plus forte composante technologique, atténuant une partie de la faiblesse de l’activité industrielle.

    Les producteurs ont également subi des pressions supplémentaires sur leurs coûts en raison des perturbations touchant les marchés mondiaux de l’énergie et du transport maritime.

    Nvidia serait en discussion pour investir $3 milliards dans SB Energy

    Nvidia (NASDAQ:NVDA) serait en discussion pour investir jusqu’à 3 milliards de dollars dans SB Energy, le développeur soutenu par SoftBank Group impliqué dans un projet de campus de centres de données dans l’Ohio destiné à OpenAI, a rapporté samedi The Information en citant des personnes proches des négociations.

    Cet investissement potentiel ferait partie de discussions distinctes entre Nvidia, OpenAI et SB Energy concernant environ 100 milliards de dollars de soutien au crédit que le fabricant de puces pourrait fournir au projet de l’Ohio, selon le rapport.

    Ces négociations illustrent le rôle croissant de Nvidia dans le financement et le soutien des infrastructures nécessaires à l’expansion rapide de l’intelligence artificielle, parallèlement à son activité principale de fournisseur de puces avancées destinées à l’IA.

    Les discussions se poursuivent et les modalités d’un éventuel investissement pourraient encore évoluer. Nvidia doit publier ses derniers résultats trimestriels la semaine prochaine.

  • Le gaz européen prolonge son rally alors que les tensions à Ormuz accentuent les inquiétudes sur l’offre

    Le gaz européen prolonge son rally alors que les tensions à Ormuz accentuent les inquiétudes sur l’offre

    Les prix du gaz naturel européen ont progressé lundi pour une quatrième séance consécutive, atteignant leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs semaines, alors que l’escalade des tensions autour du détroit d’Ormuz et le niveau inhabituellement faible des stocks renforcent les inquiétudes concernant l’approvisionnement à l’approche de l’automne.

    Les contrats à terme néerlandais de référence à échéance rapprochée ont progressé de 1,83 % à 62,55 € par mégawattheure, atteignant leur niveau le plus élevé depuis le 24 juillet. Les contrats britanniques de gros ont enregistré une hausse encore plus marquée, gagnant plus de 2 % à 154,01 pence par therm et atteignant également leur plus haut niveau intrajournalier depuis le 24 juillet.

    Les deux références ont ainsi enregistré une quatrième séance consécutive de progression, leur plus longue série quotidienne de hausses depuis la fin juillet.

    Les tensions à Ormuz renforcent la prime de risque géopolitique

    La dernière hausse intervient après une intensification de la rhétorique diplomatique et militaire des États-Unis envers Téhéran à l’approche du week-end.

    Les opérateurs du marché de l’énergie ont accru la prime de risque géopolitique intégrée aux prix du gaz européen après que Washington a averti qu’il pourrait imposer un blocus naval complet des ports iraniens si les restrictions visant le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz se poursuivaient.

    La perspective d’un renforcement des mesures navales a encore réduit les espoirs de parvenir rapidement à un accord permettant de rétablir une circulation maritime normale.

    Les perturbations dans le détroit ont immobilisé des méthaniers en provenance du Qatar et retardé des cargaisons spot de GNL qui auraient normalement dû rejoindre les terminaux d’importation européens.

    Les compagnies européennes doivent parallèlement affronter une concurrence accrue des acheteurs asiatiques pour les approvisionnements disponibles en GNL. Les importateurs asiatiques proposent des prix élevés pour les cargaisons mondiales non engagées, compliquant la recherche de volumes de remplacement par les groupes européens sur le marché spot.

    La faiblesse des stocks accroît la vulnérabilité de l’Europe

    Les inquiétudes concernant l’offre sont amplifiées par l’important déficit des stocks européens de gaz.

    Selon les données de Gas Infrastructure Europe, les installations souterraines de stockage de l’Union européenne ne sont remplies qu’à 59 %, un niveau exceptionnellement bas pour la mi-août.

    Les fortes vagues de chaleur estivales ont contribué à cette situation en augmentant la consommation de gaz des compagnies énergétiques pour répondre à la demande d’électricité liée à la climatisation. Les retards dans les importations de GNL ont également limité le rythme de reconstitution des réserves avant la saison hivernale.

    La structure actuelle des prix rend par ailleurs le stockage moins attractif. Les livraisons immédiates de gaz se négocient avec une prime importante, maintenant la courbe à terme dans une situation de backwardation prononcée.

    Cette configuration réduit l’intérêt économique pour les négociants d’acheter aujourd’hui du gaz spot coûteux afin de le stocker pour une livraison ultérieure, ce qui pourrait compliquer la reconstitution des réserves avant l’arrivée du froid.

    Les marchés de l’énergie restent concentrés sur les risques d’approvisionnement

    Le calendrier économique européen étant peu chargé en ce début de semaine, les opérateurs du marché du gaz se concentrent principalement sur l’évolution de la situation géopolitique ainsi que sur les mouvements des marchés de l’énergie et des matières premières.

    Les marchés financiers dans leur ensemble ont bénéficié la semaine dernière d’indicateurs d’inflation américains plus modérés, renforçant les attentes d’une politique plus accommodante de la Réserve fédérale.

    Le marché européen du gaz reste toutefois confronté à des pressions différentes. Les analystes du secteur de l’énergie estiment que le potentiel de baisse durable des prix demeure limité tant que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste perturbé et que les stocks européens se maintiennent nettement en dessous des niveaux saisonniers habituels.