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  • Les futures américains peu changés après la chute des semi-conducteurs : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les futures américains peu changés après la chute des semi-conducteurs : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient près de l’équilibre mercredi, les investisseurs digérant le recul de la séance précédente, entraîné par les semi-conducteurs, ainsi que la hausse des rendements obligataires avant de nouveaux signaux de la Réserve fédérale.

    À 03h11 ET (07h11 GMT), les futures sur le Dow progressaient de 42 points, soit 0,1 %, tandis que ceux sur le S&P 500 restaient pratiquement inchangés. Les futures sur le Nasdaq 100 reculaient de 40 points, soit 0,1 %.

    Les principaux indices de Wall Street ont baissé mardi. Selon les analystes de Vital Knowledge, la faiblesse des valeurs des semi-conducteurs s’explique par des prises de bénéfices et par les inquiétudes concernant un « raz-de-marée » d’émissions de dette associé au boom des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Des interrogations persistent sur la viabilité des dépenses massives consacrées aux infrastructures d’IA, notamment aux centres de données avancés nécessaires au fonctionnement de modèles et d’applications toujours plus puissants.

    Selon les analystes de Deutsche Bank, ces préoccupations, combinées aux inquiétudes concernant les déficits budgétaires et à la hausse du pétrole liée à l’impasse persistante dans le conflit avec l’Iran, ont contribué à pousser les rendements obligataires mondiaux vers de nouveaux sommets.

    Les rendements des bons du Trésor américain ont ensuite reculé après des données plus faibles sur le logement et la production industrielle, alimentant les interrogations sur la rapidité avec laquelle la Fed pourrait resserrer sa politique monétaire.

    Les minutes de la Fed pourraient éclairer la trajectoire des taux

    Les anticipations d’une hausse des taux de la Réserve fédérale dans les prochains mois se sont récemment atténuées après des chiffres plus faibles sur le marché du travail et des données d’inflation relativement modérées.

    L’attention se porte désormais sur les minutes de la réunion de politique monétaire de juillet. La Fed avait alors maintenu ses taux inchangés, mais le marché obligataire avait connu une forte volatilité après la décision, les investisseurs tentant d’interpréter les déclarations du président de la Fed, Kevin Warsh.

    Warsh avait fourni peu d’indications sur les futures décisions de politique monétaire, déclarant seulement que la Fed « ne faiblira pas » dans son engagement à ramener l’inflation vers son objectif de 2 %.

    En l’absence d’indications prospectives précises, les investisseurs examineront attentivement les minutes afin de mieux comprendre l’évaluation de l’inflation, de l’activité économique et de la trajectoire des taux par les responsables monétaires.

    Warsh avait qualifié la réunion de juillet de « bonne dispute de famille », trois membres ayant voté contre le maintien des taux et préféré une hausse de 25 points de base.

    Target et Analog Devices au centre des publications de résultats

    Les résultats des entreprises seront également très suivis, plusieurs grands distributeurs devant publier leurs comptes et offrir de nouvelles indications sur la situation financière des consommateurs américains.

    Target (NYSE:TGT) doit dévoiler ses résultats avant l’ouverture de Wall Street. En mai, le distributeur avait relevé ses prévisions de croissance annuelle des ventes pour la première fois en deux ans, tout en avertissant que l’environnement macroéconomique restait difficile.

    Le directeur général Michael Fiddelke avait alors déclaré que, même s’il était satisfait de la croissance de 5,6 % des ventes au premier trimestre, il ne voulait pas « confondre ces progrès avec le potentiel. »

    Lowe’s (NYSE:LOW) doit également publier ses résultats. Ils feront suite aux chiffres de son concurrent Home Depot (NYSE:HD), qui a annoncé mardi des ventes et un bénéfice trimestriels supérieurs aux attentes, la demande en matière de réparation et d’entretien ayant compensé la faiblesse des dépenses consacrées aux grands projets de rénovation.

    En dehors du secteur de la distribution, Analog Devices (NASDAQ:ADI) sera également surveillé. Le fabricant de semi-conducteurs avait précédemment publié une prévision de chiffre d’affaires pour le troisième trimestre supérieure aux attentes, soutenue par la demande de puces et de capteurs liée au développement des infrastructures d’IA.

    Trump suspend pendant trois jours les droits de douane de 50 % sur le Canada

    La politique commerciale reste également au centre de l’attention après que le président américain Donald Trump a annoncé une suspension de trois jours des droits de douane de 50 % prévus sur plusieurs catégories de produits canadiens.

    La décision est intervenue quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur prévue des nouvelles taxes, donnant à Washington et Ottawa davantage de temps pour finaliser un accord.

    Trump a affirmé sur les réseaux sociaux que les États-Unis et le Canada avaient un « accord », sous réserve de « la finalisation des documents. »

    En juillet, l’administration avait menacé d’imposer ces droits sur environ 20 milliards de dollars de produits canadiens, notamment du vin, des meubles, des cannes à pêche et des crosses de hockey, en invoquant une loi datant de la Grande Dépression.

    Le Bureau du représentant américain au commerce a indiqué que l’accord envisagé améliorerait l’accès des produits américains au marché canadien et comprendrait un « alignement » sur les questions liées au commerce numérique.

    Le Premier ministre canadien Mark Carney a reconnu des progrès dans les discussions, tout en précisant qu’un « travail important » restait à accomplir. Il a également réaffirmé son intention de construire une économie canadienne « plus indépendante » et « compétitive ».

    La croissance des revenus d’OpenAI serait inférieure à celle d’Anthropic

    Le secteur de l’intelligence artificielle attire également l’attention après un article du Wall Street Journal comparant les dernières performances financières d’OpenAI (NASDAQ:OAI) et d’Anthropic (NASDAQ:ANTP).

    Selon le journal, OpenAI aurait indiqué à ses investisseurs que son chiffre d’affaires du deuxième trimestre avait progressé de 18 %, passant de 5,7 milliards de dollars au premier trimestre à 6,7 milliards de dollars, tandis que ses pertes se sont creusées.

    Anthropic aurait, de son côté, plus que doublé son chiffre d’affaires trimestriel à 11,6 milliards de dollars, tout en générant un léger bénéfice opérationnel et en dépassant OpenAI pour la première fois.

    Cet écart pourrait signaler une évolution de la dynamique concurrentielle dans l’intelligence artificielle. Le ralentissement de la croissance de ChatGPT et l’adoption croissante de Claude Code d’Anthropic par les développeurs renforcent la pression sur OpenAI pour accélérer sa croissance et adapter sa stratégie.

  • L’inflation de la zone euro monte à 2,9 % en juillet

    L’inflation de la zone euro monte à 2,9 % en juillet

    Les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 2,9 % sur les douze mois jusqu’en juillet, contre 2,8 % en juin, selon les données publiées mercredi par Eurostat, confirmant ainsi l’estimation préliminaire.

    Sur un mois, l’indice global des prix à la consommation a progressé de 0,2 % en juillet.

    Une mesure harmonisée au niveau de l’Union européenne de l’inflation sous-jacente, excluant les éléments volatils tels que l’alimentation et les carburants, s’est établie à 2,2 % sur un an. Sur une base mensuelle, les prix mesurés par cet indicateur sont restés inchangés.

    L’inflation sous-jacente accélère sur un an

    La mesure « core » de l’indice des prix à la consommation, particulièrement surveillée par les marchés, a augmenté de 2,5 % sur un an, contre 2,4 % en juin.

    Sur un mois, les prix sous-jacents sont toutefois restés stables, après avoir progressé de 0,2 % le mois précédent. Ces chiffres montrent donc une certaine persistance des pressions inflationnistes sous-jacentes sur un an, malgré une dynamique des prix plus modérée à court terme.

    La BCE confrontée aux incertitudes sur l’inflation et l’énergie

    Les derniers chiffres de l’inflation devraient jouer un rôle important dans l’évaluation de la Banque centrale européenne lorsque ses responsables se réuniront de nouveau en septembre.

    Lors de sa réunion de juillet, la BCE avait maintenu ses taux d’intérêt inchangés, tout en avertissant que « l’incertitude reste élevée » concernant les conséquences économiques de la guerre avec l’Iran. Les responsables avaient également indiqué que l’impact complet du choc énergétique lié au conflit « ne s’est pas encore pleinement matérialisé ».

    La possibilité d’une nouvelle hausse des coûts énergétiques ajoute ainsi une source supplémentaire d’incertitude aux perspectives d’inflation, alors que la BCE cherche à déterminer si les pressions sur les prix sont suffisamment persistantes pour justifier un nouveau resserrement monétaire.

    Les marchés renforcent leurs anticipations de hausses des taux de la BCE

    Les investisseurs intègrent de plus en plus la possibilité de nouvelles hausses des taux de la BCE au cours des prochains mois, une anticipation également soutenue par les signes de résilience de l’économie de la zone euro.

    L’activité économique a progressé de 0,4 % au deuxième trimestre, accélérant par rapport à la croissance enregistrée entre janvier et mars.

    La combinaison d’une inflation annuelle plus élevée, d’une activité économique résistante et des incertitudes entourant les prix de l’énergie pourrait donc maintenir la pression sur la BCE à l’approche de sa prochaine décision de politique monétaire en septembre.

  • Le gaz européen recule de ses sommets de cinq mois sur des prises de bénéfices

    Le gaz européen recule de ses sommets de cinq mois sur des prises de bénéfices

    Les prix du gaz naturel européen ont reculé mercredi, les opérateurs prenant leurs bénéfices après cinq séances consécutives de hausse qui avaient propulsé les contrats de gros à leurs niveaux les plus élevés depuis mars 2026.

    Les contrats à terme néerlandais front-month de référence ont abandonné du terrain après avoir atteint de nouveaux sommets intrajournaliers, tandis que les contrats britanniques équivalents ont également reculé de leurs plus hauts de cinq mois. Cette correction intervient après une forte réévaluation du marché européen de l’énergie, principalement alimentée par l’intensification des risques géopolitiques au Moyen-Orient.

    Malgré ce repli, les opérateurs restent prudents quant à la possibilité d’une baisse beaucoup plus marquée, les perturbations de l’approvisionnement dans le golfe Persique continuant de limiter le potentiel baissier des prix européens du gaz.

    Les perturbations dans le détroit d’Ormuz maintiennent les risques d’approvisionnement

    La récente envolée vers les sommets de mars s’est accélérée après l’échec des négociations diplomatiques entre Washington et Téhéran. L’Iran a ensuite adopté une posture militaire qualifiée de « pleinement offensive », tandis que le président américain Donald Trump a menacé de recourir à une action militaire en réponse aux perturbations du trafic maritime.

    Les difficultés de navigation dans le détroit d’Ormuz sont devenues une préoccupation majeure pour le marché mondial du gaz. Cette voie maritime stratégique assurait auparavant le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de gaz naturel liquéfié.

    Les perturbations ont immobilisé des méthaniers qataris et renforcé la concurrence pour les approvisionnements disponibles. Les compagnies énergétiques européennes ont ainsi été contraintes de proposer des prix plus élevés pour obtenir des cargaisons spot non engagées sur un marché mondial du GNL déjà tendu.

    Le faible niveau des stocks européens renforce les inquiétudes

    L’Europe est également confrontée à un important défi en matière de stockage à l’approche de la saison automnale de chauffage.

    Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations souterraines de stockage de l’Union européenne sont remplies à un peu plus de 60 % de leur capacité opérationnelle. La forte demande de climatisation provoquée par les vagues de chaleur estivales, combinée aux retards des livraisons de GNL, a freiné le rythme de reconstitution des réserves.

    La structure du marché à terme constitue un obstacle supplémentaire. La courbe à terme du gaz européen reste en forte backwardation, ce qui signifie que les livraisons immédiates se négocient avec une prime importante par rapport aux contrats portant sur des échéances plus éloignées.

    Cette situation réduit l’intérêt financier d’acheter du gaz spot coûteux afin de le placer en stockage. Elle risque ainsi de créer un cercle vicieux dans lequel la faiblesse des injections laisse l’Europe avec des réserves relativement limitées à l’approche de la saison hivernale.

    Les marchés surveillent les flux maritimes de GNL

    En l’absence de publications économiques régionales majeures susceptibles de donner une direction au marché, les opérateurs européens de l’énergie concentrent leur attention sur les mouvements physiques des navires dans le golfe Persique ainsi que sur l’évolution générale des marchés financiers et des matières premières.

    Le recul de mercredi semble donc davantage constituer une pause après la récente envolée qu’une amélioration significative des perspectives d’approvisionnement. L’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz, la disponibilité des cargaisons de GNL et le rythme de remplissage des stocks européens devraient rester des facteurs déterminants pour les prix du gaz à court terme.

  • Les Bourses européennes peinent à rebondir après la forte correction: DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes peinent à rebondir après la forte correction: DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes sont restées hésitantes mercredi, les investisseurs demeurant prudents après une vague de ventes touchant plusieurs classes d’actifs, qui a fortement fait grimper les rendements des obligations souveraines et interrompu la dynamique positive observée précédemment sur les marchés actions.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 est resté pratiquement inchangé, évoluant toujours près de son plus bas niveau depuis deux semaines après avoir enregistré, lors de la séance précédente, sa plus forte baisse quotidienne en près d’un mois.

    Les principaux indices régionaux ont également affiché des variations limitées. Le DAX allemand a reculé de 0,2 %, tandis que le CAC 40 français a progressé de 0,2 %. Le FTSE 100 britannique et l’IBEX 35 espagnol sont restés globalement stables.

    Les investisseurs continuaient d’évaluer les conséquences du recul de mardi, lorsque l’escalade des tensions dans le golfe Persique, la hausse des cours du pétrole et des coûts d’emprunt atteignant des sommets de plusieurs années ont provoqué une réduction rapide de l’exposition aux actifs risqués.

    La hausse des rendements obligataires pèse sur les valorisations

    Le rendement du Bund allemand à 10 ans a atteint 3,22 %, son niveau le plus élevé depuis mai 2011, tandis que celui du Treasury américain à 30 ans a dépassé 5,30 %. Cette forte progression des taux sans risque augmente le taux d’actualisation appliqué aux actions et exerce une pression supplémentaire sur les valorisations.

    Des taux d’actualisation plus élevés pénalisent particulièrement les secteurs de croissance et les activités sensibles à la duration, notamment la technologie, les logiciels et l’immobilier, car ils réduisent la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs attendus.

    Parallèlement, la hausse des rendements des emprunts d’État rend les obligations souveraines plus compétitives face aux actions. Lorsque le rendement des bénéfices des entreprises n’offre qu’une prime limitée par rapport à une dette publique présentant un risque relativement faible, les investisseurs sont davantage incités à transférer leurs capitaux des actions vers les obligations.

    La BCE et la hausse du pétrole relancent les anticipations de hausse des taux

    Les inquiétudes concernant un durcissement de la politique monétaire se sont renforcées après que Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne, a averti mardi que l’inflation de la zone euro, actuellement proche de 3 %, restait « bien au-dessus » de l’objectif de 2 % de la BCE.

    Même si l’inflation a considérablement reculé par rapport à ses précédents sommets à deux chiffres, Lane a indiqué qu’un taux proche de 3 % demeurait problématique pour les responsables monétaires, notamment en raison du risque qu’une nouvelle hausse des prix de l’énergie provoque une deuxième vague de pressions inflationnistes.

    Les contrats à terme sur le Brent sont restés proches de leurs plus hauts niveaux en trois semaines, autour de 91,50 dollars le baril, alors que le transport maritime commercial dans le détroit d’Ormuz continue de subir d’importantes perturbations liées à l’évolution de la situation militaire dans le golfe Persique.

    La combinaison d’une inflation persistante et de prix élevés des matières premières a entraîné une révision importante des anticipations de taux. Les marchés monétaires intègrent désormais presque entièrement une hausse de 25 points de base de la BCE lors de sa réunion de septembre, abandonnant les précédentes attentes d’une pause prolongée.

    Lagarde et les minutes de la Fed au centre de l’attention

    Les investisseurs se tournent désormais vers les déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, afin d’obtenir des indications sur la manière dont les responsables monétaires comptent gérer simultanément une inflation persistante, des coûts énergétiques plus élevés et un ralentissement de la dynamique économique.

    Les marchés examineront également les minutes de la réunion de juillet du FOMC de la Réserve fédérale. Les investisseurs obligataires et boursiers chercheront à déterminer dans quelle mesure les responsables de la Fed surveillaient déjà le ralentissement du marché du travail avant la récente envolée des coûts d’emprunt à long terme.

    Ces deux événements pourraient fournir des indications importantes aux marchés mondiaux alors que les investisseurs tentent de déterminer si le retour des pressions inflationnistes obligera les banques centrales à maintenir des politiques monétaires plus restrictives malgré des risques croissants pour la croissance économique.

  • Biophytis prolonge son envolée spectaculaire avec un gain de 847 % en un mois

    Biophytis prolonge son envolée spectaculaire avec un gain de 847 % en un mois

    L’action Biophytis (EU:ALBPS) a poursuivi sa progression remarquable mercredi 19 août, gagnant plus de 17 % en séance pour atteindre 0,1546 euro et prolongeant ainsi une envolée spectaculaire qui s’est accélérée ces dernières semaines.

    Cette nouvelle hausse porte la progression du titre de la société de biotechnologie à environ 847 % sur un mois. Malgré l’ampleur du mouvement, aucune nouvelle annonce ou publication majeure de l’entreprise ne semble expliquer clairement la succession récente de fortes hausses.

    L’absence de catalyseur clair accentue le caractère spéculatif

    L’absence de catalyseur fondamental évident rend l’ampleur et la rapidité de cette progression particulièrement remarquables. Si une forte dynamique peut attirer davantage d’intérêt de la part des investisseurs, une hausse aussi importante sans nouvelle information significative peut également exposer le titre à une volatilité considérable.

    Biophytis reste une société française de biotechnologie au stade clinique et ne génère actuellement pas de revenus significatifs. Sa valorisation dépend donc principalement des attentes concernant son portefeuille de développement, les avancées de ses essais cliniques, ses besoins de financement et ses futures perspectives commerciales, plutôt que de bénéfices ou de flux de trésorerie déjà établis.

    L’écart entre l’évolution récente du cours et l’absence de changement clairement identifiable dans les fondamentaux de l’entreprise renforce donc le caractère spéculatif de cette envolée. Les investisseurs envisageant de prendre position après une telle appréciation s’exposent à un risque accru, notamment si la dynamique s’essouffle ou si le marché exige davantage de justification fondamentale pour soutenir la valorisation actuelle.

  • La hausse des rendements obligataires et du pétrole accentue la pression sur Wall Street : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    La hausse des rendements obligataires et du pétrole accentue la pression sur Wall Street : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les actions américaines s’orientaient vers une nouvelle ouverture en baisse mardi, les contrats à terme sur les principaux indices reculant après le repli enregistré par Wall Street au cours des deux séances précédentes.

    Les valeurs technologiques semblaient particulièrement exposées, les futures sur le Nasdaq 100 chutant de 1,3 % tandis que la hausse des rendements des bons du Trésor exerçait une pression supplémentaire sur les titres de croissance. Le rendement de l’obligation américaine à 30 ans a atteint son niveau le plus élevé depuis près de deux décennies, alors que les investisseurs continuaient d’évaluer les risques inflationnistes liés au conflit au Moyen-Orient.

    La progression du pétrole ravive les inquiétudes sur l’inflation

    Les marchés énergétiques sont restés une autre source d’incertitude pour les investisseurs. Les contrats à terme sur le pétrole brut américain ont progressé de 0,8 % après avoir bondi de 2,6 % lundi, alors que les espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran s’amenuisaient.

    La nouvelle hausse du brut a renforcé les craintes que les coûts énergétiques maintiennent l’inflation à un niveau élevé, compliquant potentiellement les perspectives de politique monétaire malgré le récent affaiblissement de plusieurs indicateurs économiques américains.

    Daniela Hathorn, Senior Market Analyst chez Capital.com, a souligné que la hausse des rendements des bons du Trésor intervient « malgré des données économiques récentes plus faibles qui ont réduit les anticipations d’une hausse imminente des taux de la Fed ».

    « Au contraire, la partie longue de la courbe réagit aux risques persistants d’inflation, à l’ampleur des emprunts publics et à la concurrence croissante pour les capitaux, notamment les émissions de dette associées au boom des investissements dans l’IA », a déclaré Hathorn.

    Elle a ajouté : « Cela crée un environnement inconfortable pour les actions, car les conditions financières peuvent se durcir même sans hausse des taux de la Fed. »

    Wall Street s’éloigne davantage de ses records

    La faiblesse des futures mardi faisait suite à une nouvelle séance négative pour les actions américaines lundi.

    Après un début de séance sans direction claire, les principaux indices ont progressivement reculé, prolongeant le modeste repli enregistré vendredi.

    Le S&P 500 a perdu 40,70 points, soit 0,5 %, pour terminer à 7 745,06, près de son plus bas de la séance et plus loin encore du record de clôture atteint jeudi dernier.

    Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 272,63 points, soit 0,5 %, à 53 459,78, tandis que le Nasdaq Composite a perdu 84,25 points, ou 0,3 %, pour clôturer à 26 644,91.

    Les tensions avec l’Iran font grimper le brut

    La faiblesse des marchés lundi a coïncidé avec une forte hausse des cours du pétrole, les investisseurs réagissant aux signes d’une possible nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient.

    Les contrats à terme sur le brut américain ont bondi de plus de 2 % après des indications selon lesquelles l’Iran aurait exclu des discussions avec Washington visant à prolonger un cessez-le-feu de 60 jours arrivant à expiration mardi.

    « Nous n’avons entamé aucune négociation et les États-Unis ont violé l’accord dès le départ ; par conséquent, la question des 60 jours n’est pas pertinente », a déclaré Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, selon l’agence de presse officielle Tasnim.

    Les inquiétudes géopolitiques se sont encore renforcées après que le président Donald Trump a menacé Oman lors d’une interview accordée à Fox News, avertissant : « Si Oman se met en travers de notre chemin, nous le bombarderons jusqu’à le réduire en miettes. »

    Ces déclarations interviennent alors que l’Iran et Oman semblaient se rapprocher d’un accord concernant la gestion du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.

    Les compagnies aériennes et les logiciels mènent les baisses

    La hausse des prix du pétrole a fortement pesé sur les compagnies aériennes pendant la séance de lundi, faisant chuter le NYSE Arca Airline Index de 2,8 %.

    Les valeurs du secteur des logiciels ont également enregistré des pertes importantes, illustrées par la baisse de 2,7 % du Dow Jones U.S. Software Index.

    Les télécommunications, le matériel informatique et le logement figuraient également parmi les secteurs les plus faibles.

    À l’inverse, les producteurs de pétrole ont bénéficié de la progression des prix de l’énergie, tandis que les valeurs des biotechnologies et des semi-conducteurs ont enregistré de solides gains.

    Alors que les rendements des bons du Trésor continuent de progresser et que l’incertitude géopolitique soutient les prix du pétrole, les investisseurs font face à la perspective d’un durcissement des conditions financières même sans hausse immédiate des taux de la Réserve fédérale, laissant Wall Street exposée à une prolongation de son récent repli.

  • Les Bourses européennes reculent face à l’intensification des tensions entre les États-Unis et l’Iran : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes reculent face à l’intensification des tensions entre les États-Unis et l’Iran : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens évoluaient majoritairement en baisse mardi, alors que l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran alimentait la prudence des investisseurs, faisait progresser les prix du pétrole et poussait les rendements des obligations souveraines à long terme de la zone euro vers des sommets de plusieurs années.

    Les contrats à terme sur le Brent ont dépassé 91 dollars le baril après que le président américain Donald Trump a exclu de prolonger l’accord temporaire de cessez-le-feu avec l’Iran. Téhéran a parallèlement indiqué se préparer à adopter une posture militaire « pleinement offensive », réduisant davantage les espoirs d’une désescalade du conflit.

    L’incident dans le détroit d’Ormuz accentue les inquiétudes

    De nouvelles préoccupations concernant la sécurité au Moyen-Orient sont apparues après qu’un cargo a été touché par un projectile alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, selon l’UKMTO.

    L’incident a renforcé les inquiétudes concernant la sécurité du transport maritime commercial sur cette voie stratégique, accentuant les incertitudes entourant l’approvisionnement énergétique mondial et soutenant les cours du brut.

    Dans ce contexte, les marchés européens sont restés sous pression. L’indice français CAC 40 a reculé de 0,4 %, tandis que le DAX allemand a perdu 0,3 %.

    Le FTSE 100 britannique s’est toutefois démarqué de la tendance régionale en progressant de 0,2 %.

    Le chômage britannique reste stable à 4,9 %

    Les investisseurs ont également analysé de nouvelles données économiques britanniques. Le taux de chômage au Royaume-Uni s’est maintenu à 4,9 % au cours des trois mois terminés en juin, inchangé par rapport à la période précédente, selon l’Office for National Statistics.

    Le nombre de postes vacants a continué de diminuer, reculant de 6 000 pour atteindre 707 000 au cours des trois mois terminés en juillet.

    Sur le marché des changes, le dollar américain a légèrement progressé, tout en restant proche de ses plus bas de plusieurs mois face aux principales devises.

    Les investisseurs attendaient également plusieurs publications économiques américaines prévues plus tard dans la journée, notamment les prix à l’importation et à l’exportation, les mises en chantier de logements, la production industrielle et les promesses de ventes de logements.

    Basilea Pharmaceutica bondit après le relèvement de ses prévisions

    Du côté des valeurs individuelles, les actions Basilea Pharmaceutica (TG:PK5) ont fortement progressé après que le groupe biopharmaceutique suisse a relevé ses prévisions de bénéfices pour 2026.

    Cette révision est intervenue après une solide performance au premier semestre, avec un bénéfice net en hausse de 77 % par rapport à la même période de l’année précédente.

    HgCapital Trust (LSE:HGT) a en revanche reculé après que la société d’investissement britannique a annoncé qu’elle investirait environ 20 millions de livres sterling, par l’intermédiaire de son gestionnaire Hg, dans Nourish Care, une plateforme de conseil en nutrition et diététique.

    Le géant minier BHP (LSE:BHP) a légèrement progressé après avoir annoncé une hausse de 9 % de son bénéfice net annuel.

    Alors que les risques géopolitiques continuent de pousser les prix de l’énergie et les rendements obligataires à la hausse, les marchés européens restent largement sur la défensive, les investisseurs surveillant de près l’évolution de la situation en Iran et dans le stratégique détroit d’Ormuz.

  • L’or passe sous les 4 400 dollars sous la pression du pétrole et des rendements obligataires

    L’or passe sous les 4 400 dollars sous la pression du pétrole et des rendements obligataires

    Les prix de l’or ont reculé mardi, pénalisés par la hausse des rendements des bons du Trésor américain et des cours du pétrole, tandis que les investisseurs attendent le compte rendu de la réunion de juillet de la Réserve fédérale pour obtenir de nouvelles indications sur les perspectives de taux d’intérêt.

    À 02h26 ET (06h26 GMT), XAU/USD reculait de 0,5 % à 4 395,78 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or perdaient également 0,5 % à 4 451,07 dollars. XAG/USD baissait de 0,8 % à 65,24 dollars l’once et XPT/USD cédait 0,7 % à 1 760,90 dollars. L’indice du dollar américain progressait de 0,1 % à 99,67.

    Des données économiques plus faibles réduisent les anticipations de hausse des taux de la Fed

    L’or a abandonné une partie de ses récents gains alors que le rendement de référence des bons du Trésor américain à 10 ans poursuivait sa progression, rendant les actifs sans rendement comme le métal précieux relativement moins attractifs.

    Les prix du pétrole ont également progressé après que l’Iran a averti qu’il adopterait une posture militaire « entièrement offensive » si les efforts diplomatiques avec les États-Unis échouaient, tandis que Washington a exclu toute prolongation du cessez-le-feu temporaire.

    Le regain d’incertitude au Moyen-Orient maintient une forte volatilité sur les marchés de l’énergie et alimente les craintes qu’une hausse durable du pétrole puisse raviver les pressions inflationnistes.

    Les swaps de taux d’intérêt n’intègrent désormais plus totalement une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale avant la fin de l’année. Cela marque un changement par rapport à la semaine dernière, lorsque les marchés anticipaient encore un relèvement supplémentaire avant la fin de 2026.

    La hausse des coûts énergétiques peut alimenter les anticipations d’inflation et accroître la probabilité que la Fed maintienne des taux élevés plus longtemps. Même si l’or est souvent considéré comme une protection contre l’inflation, des coûts d’emprunt élevés peuvent réduire son attrait puisque le métal ne génère aucun revenu.

    Dans le même temps, les anticipations d’une hausse des taux en septembre ont fortement diminué après les pertes d’emplois inattendues enregistrées en juillet, une inflation à la consommation inférieure aux prévisions et des ventes au détail plus faibles. Les prix de marché impliquent désormais une probabilité d’environ 65 % que la Fed maintienne ses taux inchangés en septembre.

    Le compte rendu de la Fed pourrait donner une nouvelle orientation à l’or

    Les investisseurs attendent désormais la publication mercredi du compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, qui pourrait fournir davantage d’informations sur l’évaluation de l’inflation par les responsables et sur la trajectoire appropriée des taux.

    Le retour de l’or au-dessus du seuil important de 4 000 dollars l’once ces dernières semaines a été soutenu par un regain de la demande des investisseurs et par une augmentation des achats des banques centrales, notamment en Chine.

    Le métal précieux a également dépassé la semaine dernière sa moyenne mobile à 100 jours pour la première fois depuis avril, même s’il est depuis revenu autour de ce niveau technique.

    Malgré le récent repli, la configuration technique générale reste relativement favorable tant que l’or se maintient au-dessus du creux de fin juin proche de 3 942 dollars.

    Les principales résistances restent difficiles à franchir

    L’or évolue actuellement sous la zone des 4 440 à 4 450 dollars, qui constitue une résistance baissière depuis son record de fin janvier proche de 5 602 dollars.

    La moyenne mobile à 200 jours, située autour de 4 503 dollars, représente le prochain obstacle technique majeur.

    Un franchissement durable de ces deux zones de résistance renforcerait le scénario d’une reprise plus importante vers 5 000 dollars. À l’inverse, l’incapacité à les dépasser pourrait exposer l’or à une nouvelle phase de consolidation.

    Les achats des banques centrales soutiennent les perspectives à long terme

    ANZ continue d’identifier un soutien structurel pour l’or provenant de la volonté des banques centrales de diversifier davantage leurs réserves.

    Les achats mondiaux d’or des banques centrales ont atteint 244 tonnes au premier trimestre 2026, soit le total trimestriel le plus élevé depuis le quatrième trimestre 2024. La Chine a ensuite ajouté 8 tonnes en avril, sa plus importante acquisition mensuelle depuis décembre 2024.

    ANZ estime que la détérioration des relations internationales devrait maintenir la diversification des réserves comme une source importante de demande et prévoit que l’or atteindra 5 200 dollars l’once d’ici la fin de l’année.

  • Les prix du pétrole proches d’un sommet de trois semaines alors que les espoirs de paix entre les États-Unis et l’Iran s’éloignent

    Les prix du pétrole proches d’un sommet de trois semaines alors que les espoirs de paix entre les États-Unis et l’Iran s’éloignent

    Les prix du pétrole ont progressé pour une troisième séance consécutive mardi, alors que la diminution des perspectives d’une fin du conflit au Moyen-Orient renforce les craintes de perturbations prolongées des approvisionnements énergétiques régionaux.

    Les contrats à terme sur le Brent ont gagné 35 cents, soit 0,39 %, à 91,22 dollars le baril à 08h27 GMT, tandis que les contrats américains sur le West Texas Intermediate ont progressé de 81 cents, ou 0,96 %, à 85,31 dollars.

    Les deux références se dirigeaient vers une troisième séance consécutive de hausse. Le Brent a atteint en séance son niveau le plus élevé depuis le 30 juillet, tandis que le WTI a touché son plus haut niveau depuis le 31 juillet.

    « Le sentiment est resté soutenu par la décision du président américain Donald Trump de ne pas prolonger l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran et par les inquiétudes persistantes concernant la sécurité dans le détroit d’Ormuz », ont écrit les analystes d’ING dans une note.

    Les négociations de paix s’enlisent alors que l’Iran adopte une posture plus offensive

    Les progrès vers un accord de paix et la reprise du trafic normal des pétroliers dans le détroit d’Ormuz se sont interrompus, augmentant le risque que le conflit lancé par les États-Unis et Israël avec les attaques contre l’Iran le 28 février se prolonge.

    Un haut responsable iranien a déclaré lundi à Reuters que l’Iran adopterait une posture militaire « entièrement offensive », alors que les efforts visant à parvenir à une fin permanente de la guerre sont dans l’impasse. Washington a également exclu de prolonger l’accord temporaire de cessez-le-feu.

    L’incertitude diplomatique croissante commence également à influencer les anticipations à plus long terme concernant le marché pétrolier.

    « L’absence de tout type d’accord aura un impact sur les anticipations concernant les prix du pétrole plus tard au quatrième trimestre et même en 2027 », a déclaré Suvro Sarkar, responsable de la recherche sur l’énergie chez DBS Bank.

    Les risques dans le détroit d’Ormuz maintiennent les inquiétudes sur l’offre

    Les conditions de sécurité dans le détroit d’Ormuz restent une source majeure d’incertitude pour les marchés de l’énergie.

    Un projectile a frappé mardi un navire quittant le détroit, dernier incident d’une série d’attaques ayant maintenu le nombre de traversées sous la barre des dix, malgré une légère amélioration par rapport au week-end, selon les données de suivi.

    Ces perturbations ont renforcé les inquiétudes concernant la fiabilité des exportations de brut transitant par cette voie maritime stratégique.

    Saudi Aramco a repris les chargements de pétrole à l’intérieur du détroit d’Ormuz et propose des cargaisons chargées par transfert de navire à navire au large de Fujairah, aux Émirats arabes unis, offrant ainsi une solution alternative pour acheminer une partie des approvisionnements.

    Les analystes avertissent que l’Iran pourrait davantage restreindre les flux pétroliers

    Le risque d’une interruption plus importante reste une préoccupation majeure pour le marché du brut, particulièrement si les tensions entre l’Iran et les États-Unis s’intensifient.

    « Il est probablement dans les capacités de l’Iran d’arrêter complètement le flux de pétrole sortant du détroit d’Ormuz chaque fois qu’il le jugera opportun. Ou bien il aura bientôt développé cette capacité. L’Iran ne reste certainement pas simplement immobile en attendant de nouvelles sanctions américaines », a déclaré Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

    L’Iran mène parallèlement des négociations avec Oman sur un accord concernant la gestion du détroit d’Ormuz et affirme que les deux parties sont proches de parvenir à une entente.

    Trump a toutefois réagi à ces discussions en menaçant de bombarder Oman, malgré le statut de longue date du pays du Golfe comme partenaire des États-Unis en matière de sécurité.

    Les tensions en mer Rouge ajoutent un nouveau risque pour le transport maritime

    Les risques géopolitiques augmentent également dans d’autres parties du Moyen-Orient.

    Les Houthis du Yémen ont lancé des missiles contre des navires qu’ils ont décrits comme un bâtiment militaire saoudien et quatre navires d’escorte en mer Rouge, selon leur porte-parole militaire Yahya Saree dans une déclaration publiée sur Telegram.

    La combinaison des perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz et du regain de risques sécuritaires en mer Rouge maintient l’attention sur la vulnérabilité des principales routes maritimes du Moyen-Orient.

    Alors que les négociations diplomatiques restent bloquées et que les flux pétroliers demeurent exposés aux perturbations militaires, les opérateurs envisagent de plus en plus la possibilité que la prime de risque géopolitique reste intégrée aux cours du brut bien au-delà du trimestre actuel.

  • Les contrats à terme de Wall Street reculent face aux risques au Moyen-Orient et aux tensions commerciales avec le Canada : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street reculent face aux risques au Moyen-Orient et aux tensions commerciales avec le Canada : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les actions américaines ont reculé mardi, les investisseurs surveillant une nouvelle hausse des prix du pétrole et le risque d’une perturbation prolongée du détroit d’Ormuz. Les nouveaux droits de douane américains visant le Canada et les prochains résultats de Home Depot (NYSE:HD) figurent également au centre de l’attention.

    L’or est repassé sous les 4 400 dollars l’once, tandis que les cours du brut ont progressé après un nouvel incident de sécurité impliquant un navire traversant le détroit d’Ormuz.

    Les contrats à terme américains signalent une ouverture en baisse

    Les contrats à terme de Wall Street ont prolongé le climat de prudence observé lundi, lorsque les actions ont reculé en raison des inquiétudes liées à la hausse des coûts énergétiques et au risque d’un conflit prolongé au Moyen-Orient.

    À 03h05 ET (07h05 GMT), les contrats à terme sur le Dow reculaient de 49 points, soit 0,1 %, tandis que ceux sur le S&P 500 perdaient 29 points, ou 0,4 %. Les contrats sur le Nasdaq 100 cédaient 209 points, soit 0,7 %.

    Les principaux indices américains ont terminé en baisse lundi, le S&P 500 enregistrant sa plus mauvaise séance du mois d’août jusqu’à présent.

    « Le sentiment général sur les actions s’est détérioré », ont déclaré les analystes de Vital Knowledge.

    Les pertes ont toutefois été partiellement limitées par la progression des valeurs des semi-conducteurs. Le secteur a bénéficié d’informations concernant les perspectives de chiffre d’affaires d’Anthropic (NASDAQ:ANTP), le créateur de Claude, ainsi que l’engagement financier de Nvidia (NASDAQ:NVDA) dans un centre de données situé dans l’Ohio, qui s’est révélé inférieur aux anticipations. Selon Vital Knowledge, ces deux éléments ont contribué à améliorer le sentiment entourant l’essor de l’intelligence artificielle.

    Les stratégistes de Deutsche Bank ont parallèlement souligné les inquiétudes croissantes concernant la guerre avec l’Iran, qui a ramené les cours du brut au-dessus de 90 dollars et ravivé les craintes d’une nouvelle vague inflationniste provoquée par l’énergie. Les rendements des obligations d’État américaines ont également progressé.

    Le Brent repasse au-dessus de 90 dollars avec l’escalade des risques dans le détroit d’Ormuz

    Les cours du pétrole ont poursuivi leur hausse mardi, les contrats à terme sur le Brent progressant de 0,3 % à 91,10 dollars le baril. Les contrats américains sur le West Texas Intermediate ont gagné 0,6 % à 85,02 dollars.

    L’agence United Kingdom Maritime Trade Operations a indiqué qu’un navire quittant le détroit d’Ormuz avait été frappé par un projectile non identifié. L’incident a endommagé la salle des machines et fait une victime parmi l’équipage.

    Cette nouvelle perturbation intervient après que le président américain Donald Trump a déclaré que Washington ne chercherait pas à prolonger l’accord-cadre de cessez-le-feu conclu avec Téhéran en juin et arrivé à expiration lundi.

    Trump a également affirmé que les États-Unis avaient établi un canal de communication avec des responsables du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne, une affirmation démentie par l’Iran.

    Le président américain a par ailleurs menacé de bombarder Oman, qui tente de négocier son propre accord avec l’Iran afin de rouvrir le détroit d’Ormuz. L’Iran et Oman possèdent tous deux des côtes bordant cette voie maritime stratégique.

    Le trafic commercial des pétroliers dans le détroit reste pratiquement à l’arrêt. Avant le déclenchement de la guerre fin février, environ un cinquième des flux pétroliers mondiaux transitait par cette route.

    « Les deux parties restant encore très éloignées, les investisseurs sont devenus pessimistes quant à la possibilité d’une véritable réouverture du détroit d’Ormuz dans un avenir proche », ont déclaré les analystes de Deutsche Bank.

    L’or repasse sous 4 400 dollars avec la hausse des rendements américains

    Les cours de l’or ont reculé sous l’effet de la hausse des rendements des bons du Trésor américain, qui augmente le coût d’opportunité de la détention du métal précieux sans rendement, tandis que la progression du pétrole accentue les incertitudes concernant l’inflation.

    Le rendement de référence des bons du Trésor américain à 10 ans a poursuivi son ascension.

    Les investisseurs attendent également le compte rendu de la réunion de juillet de la Réserve fédérale afin d’obtenir de nouvelles indications sur l’évolution future des taux d’intérêt américains.

    Les anticipations d’une éventuelle hausse des taux de la Fed le mois prochain ont légèrement augmenté avec l’intensification des tensions au Moyen-Orient et des risques d’inflation énergétique. Cependant, par rapport à la semaine précédente, les marchés ont fortement réduit la probabilité d’une hausse en septembre après la publication de données montrant des pertes d’emplois inattendues, une inflation à la consommation inférieure aux prévisions et des ventes au détail plus faibles en juillet.

    Le Canada se prépare à de nouveaux droits de douane américains

    Les tensions commerciales constituent un autre sujet majeur, le Canada se préparant à une nouvelle série de droits de douane américains devant entrer en vigueur mardi à minuit, sauf accord de dernière minute entre Ottawa et Washington.

    Le représentant américain au Commerce Jamieson Greer a averti que toute mesure de rétorsion canadienne ne serait pas « tolérée », ajoutant qu’il s’attendait à ce que le voisin septentrional des États-Unis et partenaire commercial traditionnel adopte une « approche plus conciliante ».

    Selon les médias, le Premier ministre canadien Mark Carney devrait s’entretenir avec Trump mardi. Carney aurait également demandé aux négociateurs canadiens de proposer certaines concessions afin d’éviter les nouveaux droits de douane et d’obtenir un allègement des mesures déjà en vigueur.

    En juillet, l’administration Trump avait menacé d’imposer des droits de douane de 50 % sur une large gamme de produits canadiens, notamment le vin, les meubles, les cannes à pêche et les crosses de hockey, en invoquant une loi datant de la Grande Dépression destinée à sanctionner les pays accusés de discrimination envers les produits américains.

    Les résultats de Home Depot placent le consommateur américain sous surveillance

    Home Depot (NYSE:HD) doit publier ses derniers résultats trimestriels, ouvrant une semaine importante pour le secteur américain de la distribution qui comprendra également Walmart et Target.

    En mai, le spécialiste de l’amélioration de l’habitat avait averti que l’incertitude économique alimentée par la guerre avec l’Iran et les pressions persistantes sur le pouvoir d’achat incitaient certains Américains à reporter leurs grands projets de rénovation.

    Cette tendance est particulièrement importante pour Home Depot, dont les produits coûtent entre environ 5 dollars et plus de 500 dollars, tandis que le panier moyen des consommateurs avoisine 90 dollars.

    Le directeur général Ted Decker avait indiqué précédemment que les clients de Home Depot semblaient être dans une situation « raisonnablement bonne », tout en montrant une certaine réticence à engager de grands travaux de rénovation.

    Les investisseurs chercheront donc à déterminer si cette prudence persiste et surveilleront tout nouveau commentaire de la direction concernant les tendances de consommation.