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  • Les Bourses européennes vers leur pire semaine depuis juillet sous la pression du pétrole et des obligations : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes vers leur pire semaine depuis juillet sous la pression du pétrole et des obligations : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens s’orientent vers une fin de semaine sous pression après plusieurs séances particulièrement volatiles, l’escalade des tensions au Moyen-Orient, la hausse des cours du pétrole et les rendements obligataires élevés plaçant les principaux indices régionaux sur la voie de leur plus mauvaise performance hebdomadaire depuis près de deux mois.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a reculé de 1,14 % sur la semaine, enregistrant sa plus forte baisse sur cinq séances depuis le 6 juillet. La séance de vendredi s’est révélée nettement plus calme, l’indice évoluant pratiquement à l’équilibre, tout comme le DAX allemand et le CAC 40 français, tandis que le FTSE 100 progressait de 0,1 %.

    Cette baisse hebdomadaire marque un net retournement par rapport à la dynamique positive observée au début du mois d’août. Les marchés européens avaient alors bénéficié d’une solide saison de résultats du deuxième trimestre, portée par les bénéfices robustes des banques, la résistance des marges dans le luxe et les performances supérieures aux attentes du secteur énergétique.

    Les menaces de sanctions de Trump propulsent le Brent à un plus haut d’un mois

    Une nouvelle escalade de la rhétorique en provenance de Washington a constitué le principal facteur géopolitique pesant sur les marchés vendredi.

    Le président américain Donald Trump a promis de déclencher une « guerre économique » contre Téhéran, avertissant que Washington imposerait à l’Iran les sanctions les plus sévères de son histoire et ciblerait également les pays apportant un soutien économique au régime.

    La perspective de sanctions secondaires agressives a réduit davantage les espoirs des investisseurs de voir émerger rapidement une solution diplomatique permettant le rétablissement du trafic commercial normal dans le détroit d’Ormuz.

    Les contrats à terme sur le Brent ont ainsi atteint un plus haut d’un mois à 93,12 dollars le baril, portant leur progression hebdomadaire à plus de 5 %.

    Le trafic commercial des pétroliers dans le golfe Persique restant fortement réduit, les marchés de l’énergie intègrent de plus en plus le risque d’une perturbation prolongée des approvisionnements mondiaux de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié transportés par voie maritime.

    Les turbulences obligataires accentuent la pression sur les actions

    Les inquiétudes géopolitiques n’ont pas été la seule source de volatilité au cours de la semaine, une forte correction des marchés obligataires mondiaux ayant également pesé sur les actions européennes.

    Le rendement du Bund allemand à 10 ans a atteint 3,22 %, son niveau le plus élevé depuis 2011, tandis que celui du Treasury américain à 30 ans a dépassé 5,33 %.

    La hausse rapide des coûts d’emprunt souverains a réduit l’attrait relatif des actions européennes et ravivé les inquiétudes concernant les conséquences de taux d’intérêt durablement élevés sur la croissance économique et les valorisations des entreprises.

    Une intervention surprise du Trésor américain, qui a décidé de doubler ses rachats d’obligations à longue échéance, a temporairement apaisé les tensions sur les marchés obligataires. Ce répit a toutefois été de courte durée, les banques centrales ayant rapidement envoyé de nouveaux signaux restrictifs.

    Les anticipations de hausse des taux reviennent au premier plan

    Le compte rendu de la réunion de juillet de la Réserve fédérale a montré que les responsables américains étaient prêts à relever de nouveau les taux d’intérêt si l’inflation restait élevée.

    En Europe, l’économiste en chef de la Banque centrale européenne Philip Lane a averti qu’une inflation de la zone euro proche de 3 % restait inacceptable.

    La combinaison d’une inflation persistante et de commentaires restrictifs des banques centrales a conduit les marchés monétaires à intégrer une forte probabilité de hausse des taux de la BCE en septembre.

    Cette évolution ravive les craintes de voir les politiques monétaires restrictives se prolonger alors même que la croissance économique demeure sous pression.

    Les marchés européens face à un automne plus difficile

    Alors que le soutien apporté par les résultats du deuxième trimestre s’estompe, les investisseurs se concentrent désormais sur la combinaison de coûts énergétiques élevés, d’une inflation persistante, de rendements obligataires importants et d’une incertitude géopolitique accrue.

    Le maintien du Brent au-dessus de 93 dollars le baril ajoute une nouvelle source de pression inflationniste au moment où les marchés réévaluent déjà les perspectives de taux d’intérêt en Europe.

    Ce contexte devient ainsi de plus en plus difficile pour les actions européennes, les risques de stagflation et l’évolution de la situation au Moyen-Orient étant susceptibles de rester parmi les principaux moteurs du sentiment des investisseurs à l’approche de l’automne.

  • L’activité économique de la zone euro accélère en août grâce au secteur manufacturier

    L’activité économique de la zone euro accélère en août grâce au secteur manufacturier

    L’activité économique de la zone euro a progressé à un rythme légèrement plus soutenu en août, portée par le renforcement du secteur manufacturier, selon les données préliminaires PMI publiées par S&P Global.

    L’indice S&P Global Flash Eurozone Composite PMI Output est passé de 52,0 en juillet à 52,1 en août, atteignant son niveau le plus élevé depuis neuf mois. L’indicateur reste au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et contraction et signale un deuxième mois consécutif de croissance de l’activité du secteur privé.

    La croissance manufacturière atteint un plus haut de plusieurs années

    Le secteur manufacturier a été le principal moteur de l’amélioration, avec un Flash Eurozone Manufacturing Output Index en hausse à 53,4 contre 52,9 en juillet. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis 54 mois.

    Le PMI manufacturier principal a également progressé, passant de 51,9 à 52,8, son meilleur niveau depuis mai 2022.

    L’Allemagne a figuré parmi les principaux moteurs de la reprise industrielle, la production manufacturière y ayant augmenté au rythme le plus rapide depuis janvier 2022.

    Les services ont continué à progresser, mais à un rythme plus modéré. Le Flash Eurozone Services PMI Business Activity Index est resté inchangé à 51,7, signalant une nouvelle expansion modeste de l’activité.

    Les commandes à l’exportation renouent avec la croissance

    Les conditions de demande se sont encore améliorées en août, avec une hausse des nouvelles commandes pour le deuxième mois consécutif.

    Le rythme de progression a atteint son niveau le plus élevé depuis 40 mois, renforçant les signes d’une amélioration de la demande au sein de l’économie de la zone euro.

    La demande internationale a également connu un retournement notable. Les nouvelles commandes à l’exportation ont augmenté pour la première fois depuis quatre ans et demi, mettant fin à une longue période de recul de la demande étrangère.

    L’emploi progresse pour la première fois en 2026

    Les entreprises ont augmenté leurs effectifs en août, marquant la première progression globale de l’emploi enregistrée depuis le début de l’année 2026.

    Les prestataires de services ont été à l’origine de l’essentiel des recrutements, tandis que l’emploi manufacturier a enregistré une légère hausse.

    Cette évolution est particulièrement significative dans l’industrie puisqu’elle met fin à 38 mois consécutifs de suppressions d’emplois.

    Les pressions inflationnistes continuent de s’atténuer

    Les tensions sur les coûts se sont modérées au cours du mois, l’inflation des prix des intrants ralentissant à son niveau le plus faible depuis février.

    Les entreprises ont également augmenté leurs prix de vente à un rythme moins soutenu. L’inflation des prix facturés a ralenti pour le troisième mois consécutif et atteint son plus bas niveau depuis mars.

    Cette modération a concerné aussi bien le secteur manufacturier que les services.

    La confiance des entreprises recule malgré l’amélioration de l’activité

    Malgré le renforcement de l’activité actuelle, les entreprises se sont montrées légèrement moins optimistes quant aux perspectives économiques.

    La confiance des entreprises a reculé à un plus bas de trois mois en août, indiquant que les incertitudes continuent de peser sur les anticipations malgré l’amélioration des indicateurs économiques.

    Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence, a estimé que les derniers indices PMI étaient compatibles avec une croissance du PIB de la zone euro d’environ 0,3 % au troisième trimestre.

    Il a notamment cité la constitution préventive de stocks face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement au Moyen-Orient, la hausse de la demande de produits technologiques liés à l’intelligence artificielle et l’augmentation des besoins en équipements découlant des dépenses de défense parmi les facteurs ayant soutenu la croissance manufacturière.

  • Renault recule après l’abaissement de la recommandation de Barclays à la suite du récent rallye

    Renault recule après l’abaissement de la recommandation de Barclays à la suite du récent rallye

    L’action Renault (EU:RNO) s’est inscrite en baisse vendredi après que Barclays a abaissé sa recommandation sur le constructeur automobile français à « Pondération en ligne » contre « Surpondérer », à la suite du fort rebond du titre depuis ses plus bas de juin.

    La banque a maintenu son objectif de cours à 31,50 €, mais estime que la récente progression de l’action a réduit son potentiel de hausse supplémentaire. Renault a gagné environ 15 % depuis ses points bas de juin, surperformant l’indice automobile européen SXAP d’environ cinq points de pourcentage sur la même période.

    L’action Renault reculait de 1,6 % dans les premiers échanges à Paris à 07h11 GMT.

    Barclays souligne la solidité des marges et du bilan

    Malgré cette dégradation, Barclays reste favorable à plusieurs éléments du dossier Renault.

    La banque met notamment en avant des marges relativement solides par rapport aux autres constructeurs automobiles européens, un bilan robuste ainsi que des perspectives satisfaisantes en matière de rémunération des actionnaires. L’engagement de Renault à augmenter chaque année son dividende en valeur absolue constitue également un facteur de soutien.

    Barclays souligne par ailleurs la qualité des technologies et de la gamme de produits du constructeur, notamment dans le domaine des véhicules électriques à batterie.

    La récente décision de Ford de confier à Renault la fabrication sous contrat de petits véhicules électriques destinés au marché européen est citée comme une illustration des compétences du groupe français dans ce domaine.

    Barclays réduit ses prévisions de bénéfices jusqu’en 2028

    La banque a néanmoins abaissé de 3 % à 6 % ses estimations d’EBIT ajusté pour Renault sur la période 2026-2028 après la publication des résultats du premier semestre.

    Ces révisions reflètent les inquiétudes concernant l’intensité de la concurrence sur le marché automobile européen et l’ampleur des réductions de coûts nécessaires pour préserver la rentabilité.

    La direction vise environ 400 € d’économies annuelles par véhicule d’ici 2028. Selon Barclays, cet objectif représenterait environ 1 milliard d’euros d’économies par an, soit près de 30 % de l’EBIT du groupe attendu en 2026.

    « Mais la concurrence dans l’UE est très rude, ce qui nécessite d’énormes économies », ont déclaré les analystes de Barclays, ajoutant que si le directeur général François Provost a fait preuve d’un sentiment d’urgence, « l’ampleur des économies nécessaires semble très importante ».

    Le second semestre dépendra davantage des économies de coûts

    Les résultats de Renault au premier semestre ont dépassé les attentes du consensus en matière de chiffre d’affaires, de marge EBIT et de flux de trésorerie disponible. Barclays estime toutefois que plusieurs facteurs temporaires ont contribué à cette performance.

    Parmi ceux-ci figurent la reconstitution des stocks, une capitalisation plus importante des dépenses de recherche et développement ainsi que des effets favorables liés au calendrier du fonds de roulement.

    Renault a dégagé une marge EBIT de 5,2 % au premier semestre. Selon Barclays, les résultats du second semestre et de l’ensemble de l’exercice 2026 dépendront d’économies de coûts nettement supérieures à celles réalisées au cours des six premiers mois.

    L’abaissement de la recommandation traduit ainsi un profil risque-rendement devenu plus équilibré après le récent rebond de l’action, malgré la solidité du bilan de Renault, ses marges compétitives et ses avancées dans les véhicules électriques.

  • La contraction du secteur privé français s’accentue en août sur fond de faiblesse des services

    La contraction du secteur privé français s’accentue en août sur fond de faiblesse des services

    L’activité du secteur privé français s’est contractée à un rythme plus soutenu en août, la faiblesse des services ayant éclipsé l’amélioration observée dans l’industrie manufacturière, selon les données préliminaires publiées par S&P Global.

    L’indice Flash France Composite Output est tombé à 48,8, contre 49,4 en juillet, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis deux mois. Un indice inférieur à 50 signale une contraction de l’activité.

    Les services reculent, pénalisés notamment par la chaleur

    Le secteur des services a constitué le principal frein à l’activité, l’indice PMI Business Activity des services reculant à 48,4 contre 49,6 en juillet.

    Certaines entreprises ont indiqué que les températures exceptionnellement élevées avaient pesé sur leur activité ainsi que sur la demande des clients au cours du mois.

    L’industrie manufacturière a, en revanche, envoyé un signal plus encourageant. L’indice de production manufacturière est remonté à 50,7 contre 48,5, atteignant un plus haut de quatre mois et signalant la première hausse de la production depuis avril.

    Le Flash PMI manufacturier français est également repassé en territoire d’expansion, progressant à 51,5 contre 49,8 en juillet, son meilleur niveau depuis quatre mois.

    Les nouvelles commandes diminuent pour le neuvième mois

    Malgré le redressement de la production manufacturière, la demande sous-jacente est restée fragile.

    Les nouvelles commandes ont diminué pour le neuvième mois consécutif, tandis que les commandes à l’exportation ont reculé à un rythme plus rapide qu’en juillet.

    Face à la faiblesse des nouvelles affaires, les entreprises ont accéléré le traitement de leurs commandes en attente. Les carnets de commandes ont diminué au rythme le plus rapide depuis 18 mois, aussi bien dans l’industrie que dans les services.

    L’emploi recule malgré les embauches dans l’industrie

    L’emploi dans le secteur privé a diminué pour le quatrième mois consécutif, même si les tendances ont fortement divergé entre l’industrie et les services.

    Les entreprises manufacturières ont augmenté leurs effectifs au rythme le plus soutenu depuis un an, parallèlement à l’amélioration de la production.

    Les prestataires de services ont en revanche continué à réduire leurs effectifs, entraînant une nouvelle baisse globale de l’emploi dans le secteur privé français.

    Les pressions sur les coûts ralentissent mais restent élevées

    L’inflation des prix des intrants a ralenti pour atteindre son niveau le plus faible depuis cinq mois, même si les pressions sur les coûts restent supérieures à celles observées avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient plus tôt cette année.

    Dans l’industrie manufacturière, la hausse des coûts des intrants s’est modérée, tandis que les entreprises de services ont signalé une accélération de leurs dépenses d’exploitation.

    Les prix facturés dans les services ont augmenté au rythme le plus rapide depuis mai. À l’inverse, l’inflation des prix des produits manufacturés a ralenti, laissant l’évolution globale des prix de vente pratiquement inchangée par rapport à juillet.

    La confiance des entreprises françaises se détériore

    Les anticipations concernant l’activité future se sont également affaiblies après que la confiance des entreprises eut atteint un plus haut de quatre mois en juillet.

    L’optimisme est tombé à son niveau le plus faible depuis mai et reste inférieur à la tendance historique de l’enquête. Les entreprises ont notamment évoqué les incertitudes entourant l’environnement international ainsi que la situation politique intérieure en France.

    « Alors que la météo s’est certainement réchauffée dans toute l’Europe cet été, l’économie française reste à peine tiède », a déclaré Joe Hayes, économiste principal chez S&P Global Market Intelligence. « Le rapport PMI flash a révélé un nouveau mois marqué par une conjoncture économique fragile, certaines entreprises, principalement dans le secteur des services, citant la chaleur extrême comme une raison de la baisse de l’activité et de la demande. »

  • Biophytis chute après une envolée de plus de 380 % en six séances

    Biophytis chute après une envolée de plus de 380 % en six séances

    La société française de biotechnologie Biophytis SA (EU:ALBPS) subit de nouvelles prises de bénéfices vendredi, son action reculant d’environ 13 % à 0,1090 €, après avoir déjà perdu 4,55 % lors de la séance précédente.

    Ce retournement sur deux jours intervient après une spectaculaire série de six séances consécutives de hausse entre le 12 et le 19 août, période durant laquelle l’action Biophytis avait progressé de plus de 380 %.

    Une progression mensuelle de 619 %

    Malgré le récent repli, le titre affiche encore une hausse d’environ 619 % sur un mois, une performance qui souligne l’extrême volatilité et le caractère hautement spéculatif de cette valeur cotée sur Euronext Growth Paris.

    L’ampleur de ces mouvements est d’autant plus remarquable qu’aucun catalyseur fondamental clairement identifiable ne semble expliquer ni l’envolée précédente ni la baisse observée au cours des deux dernières séances.

    Aucun résultat clinique majeur, aucune autorisation réglementaire ni aucun nouvel accord de partenariat ne permet actuellement de justifier de manière évidente l’ampleur des variations récentes du cours.

    L’absence de catalyseur accentue l’incertitude

    L’absence d’un facteur fondamental clairement identifié rend les récents mouvements du titre particulièrement difficiles à évaluer et renforce les risques pour les investisseurs envisageant de prendre position.

    Biophytis ne bénéficie par ailleurs d’aucun consensus significatif d’analystes susceptible de fournir un point de référence pour sa valorisation ou son potentiel de hausse.

    Dans ces conditions, toute estimation d’un éventuel rebond reste hautement spéculative, faute d’objectif de cours consensuel permettant d’établir une comparaison chiffrée.

    Le seuil de 0,10 € pourrait servir de support technique

    Sur le plan technique, le recul du titre semble pour l’instant rencontrer une zone de soutien autour de 0,10 €.

    Si ce niveau résiste, il pourrait constituer un plancher à court terme après l’extrême volatilité observée ces dernières séances. Toutefois, considérer cette zone comme un point d’entrée impliquerait un niveau de risque particulièrement élevé compte tenu de la rapidité et de l’ampleur des fluctuations récentes.

    L’absence de catalyseur fondamental identifiable signifie également que les niveaux de support techniques pourraient s’avérer moins fiables qu’à l’accoutumée si les mouvements spéculatifs continuent de dominer les échanges.

    Biophytis reste un investissement hautement spéculatif

    La progression exceptionnelle enregistrée au cours du dernier mois ne réduit pas les risques importants associés à Biophytis.

    Entre une volatilité extrême, une couverture limitée par les analystes et l’absence de développement fondamental évident derrière la récente flambée du titre, l’investissement dans la société conserve un caractère fortement spéculatif.

    Toute exposition à Biophytis comporte donc un risque de perte élevé et devrait davantage s’inscrire dans le cadre d’un portefeuille diversifié que constituer une position concentrée et isolée.

  • Claranova bondit de 31 % après un accord de distribution d’Avanquest dans le secteur public américain

    Claranova bondit de 31 % après un accord de distribution d’Avanquest dans le secteur public américain

    L’action Claranova (LSE:ALCLA) s’est envolée de 31,15 % jeudi après l’annonce par le groupe technologique d’un partenariat stratégique de distribution entre sa division Avanquest et Vertosoft, un important distributeur de logiciels auprès du secteur public américain.

    Cet accord élargit considérablement la portée potentielle d’Avanquest aux États-Unis, en lui ouvrant un nouveau canal pour commercialiser ses solutions logicielles PDF auprès des administrations publiques et des établissements d’enseignement.

    Avanquest accède à plus de 90 000 organisations

    Grâce à ce partenariat, Avanquest bénéficiera d’un accès immédiat à plus de 90 000 organisations du secteur public américain sur le marché SLED, qui regroupe les administrations des États, les collectivités locales et les établissements d’enseignement.

    La distribution s’appuiera sur les réseaux OMNIA Partners et Sourcewell, qui couvrent ensemble près de 95 % du marché potentiel.

    Avanquest et Vertosoft prévoient de mettre en avant leur partenariat lors du NIGP Forum 2026, qui se déroulera à Columbus du 23 au 26 août.

    L’accord soutient la stratégie de développement B2B

    Le partenariat s’inscrit dans la stratégie d’Avanquest visant à renforcer son activité auprès des entreprises et des organisations, un segment considéré comme prioritaire pour la croissance future du groupe.

    L’un des principaux avantages de l’accord est qu’il permet à Avanquest d’accéder à une vaste clientèle du secteur public sans avoir à créer une organisation commerciale dédiée à ce marché.

    Cette approche pourrait permettre à l’entreprise d’accélérer plus efficacement son développement B2B en s’appuyant sur l’infrastructure de distribution et les relations de Vertosoft avec les organismes publics américains.

    Le titre reste en forte baisse sur un an

    Malgré la spectaculaire progression enregistrée jeudi, l’action Claranova affiche toujours une baisse d’environ 58 % sur les douze derniers mois, illustrant l’ampleur du recul subi avant le récent rebond.

    Claranova reste également une micro-capitalisation, une caractéristique susceptible d’entraîner une volatilité importante et des risques de liquidité élevés malgré l’accueil favorable réservé par le marché à l’accord avec Vertosoft.

    Les objectifs des analystes suggèrent encore un potentiel de hausse

    Sur le plan de la valorisation, la juste valeur estimée par InvestingPro s’établit à 0,80 € par action, soit exactement le cours de clôture de jeudi. Selon ce modèle, le titre se situerait donc désormais autour de son niveau d’équilibre.

    Les analystes se montrent toutefois plus optimistes, avec un objectif de cours moyen de 1,35 €, ce qui représenterait un potentiel de hausse d’environ 68,75 % par rapport au dernier cours de clôture.

    Il convient néanmoins de relativiser ce consensus, puisque seulement deux analystes suivent actuellement le titre. L’un recommande l’achat tandis que l’autre adopte une opinion neutre, ce qui limite la représentativité de l’objectif moyen.

  • Wall Street attendue en baisse alors que la flambée du pétrole ravive les craintes d’inflation: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Wall Street attendue en baisse alors que la flambée du pétrole ravive les craintes d’inflation: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les actions américaines devraient ouvrir en baisse jeudi, menaçant d’effacer une partie du modeste rebond de la séance précédente alors que la forte hausse des cours du pétrole ravive les inquiétudes concernant les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient.

    Les contrats à terme sur le brut américain ont bondi de plus de 3 %, atteignant leur plus haut niveau depuis près d’un mois après que le président Donald Trump a renforcé la pression sur l’Iran, alimentant les craintes que le conflit ne continue de perturber les approvisionnements énergétiques mondiaux et d’entretenir l’inflation.

    Dans une publication sur Truth Social, Trump a annoncé le lancement d’une « guerre économique » contre l’Iran, la qualifiant de « l’opération économique la plus écrasante jamais menée contre un pays. »

    Trump a également menacé de « conséquences économiques considérables » tout pays qui « permet à ses institutions financières, ses entreprises, ses aéroports ou ses entités gouvernementales de fournir n’importe quel type de bouée de sauvetage à l’Iran. »

    L’Iran réplique alors que les cours du pétrole s’envolent

    Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a répondu en qualifiant le prétendu « Jour J économique » de « diversion par rapport à la propre crise de l’Amérique : une dette sans précédent et une flambée des coûts d’intérêt. »

    « S’obstiner dans des politiques qui ont échoué n’apportera que de nouvelles défaites — et l’hostilité des Iraniens », a déclaré Araghchi dans une publication sur X. « Le terrorisme économique américain menace l’économie mondiale et la souveraineté partout dans le monde. »

    L’escalade verbale a contribué à la nouvelle envolée du brut, les investisseurs craignant de plus en plus qu’aucune résolution rapide du conflit entre les États-Unis et l’Iran ne soit en vue.

    La hausse du pétrole a également exercé une nouvelle pression sur les rendements des bons du Trésor, annulant partiellement la forte baisse observée mercredi après l’annonce par le Trésor américain de l’élargissement de son programme de rachats de dette à long terme.

    La chute de Walmart pèse également sur les contrats à terme

    Walmart (NYSE:WMT) constitue une autre source de pression potentielle sur Wall Street, le titre plongeant de plus de 7 % dans les échanges avant l’ouverture.

    Le distributeur a été sanctionné après avoir annoncé une croissance des ventes comparables inférieure aux attentes au deuxième trimestre et présenté des prévisions jugées décevantes.

    Ce recul intervient après le modeste rebond enregistré mercredi par les actions américaines, à la suite de trois séances consécutives de baisse.

    Le Dow Jones Industrial Average a progressé de 119,65 points, soit 0,2 %, à 53 463,05. Le Nasdaq a gagné 41,38 points, ou 0,2 %, à 26 331,09, tandis que le S&P 500 a avancé de 16,22 points, soit 0,2 %, pour clôturer à 7 707,98.

    Les rachats du Trésor font reculer les rendements à long terme

    La progression des actions mercredi a été favorisée par un net repli des rendements obligataires, le rendement du Treasury à 30 ans s’éloignant davantage de son plus haut niveau depuis près de deux décennies.

    Cette baisse a suivi l’annonce du département du Trésor selon laquelle il doublera au minimum, à compter du 9 septembre, la taille de ses opérations de rachat destinées à soutenir la liquidité des titres nominaux à plus longue échéance.

    « Cette augmentation de la taille des opérations de rachat reflète la volonté du Trésor d’apporter un soutien accru à la liquidité dans les segments nominaux à plus longue échéance, où le soutien des participants au marché reste constamment solide », a déclaré le Trésor.

    Cette initiative a initialement apporté un certain soulagement aux marchés financiers, mais la remontée du pétrole a depuis compliqué les perspectives concernant les rendements et l’inflation.

    Les minutes de la Fed montrent un soutien à une hausse des taux

    Les actions ont abandonné une partie de leurs gains initiaux mercredi après que les minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale ont montré que de nombreux responsables estimaient qu’une hausse des taux pourrait devenir nécessaire si l’inflation ne continuait pas à ralentir.

    Certains responsables se sont également demandé si les conditions financières étaient actuellement suffisamment restrictives pour ramener durablement l’inflation vers l’objectif de 2 % de la Fed.

    Les tensions au Moyen-Orient ont occupé une place importante dans les discussions, notamment en raison de leurs possibles conséquences inflationnistes.

    « [De nombreux] participants ont fait remarquer qu’un conflit prolongé pourrait prolonger les difficultés des chaînes d’approvisionnement et exercer des pressions à la hausse sur l’inflation », a indiqué la Fed.

    Lors de la réunion des 28 et 29 juillet, les responsables ont voté à neuf contre trois en faveur du maintien des taux. Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, et Lorie Logan, présidente de la Fed de Dallas, ont préféré une hausse d’un quart de point.

    Les responsables favorables à un relèvement estimaient qu’une action plus précoce pourrait éviter d’avoir recours ultérieurement à une série de hausses plus brutales et potentiellement plus coûteuses.

    L’or et les biotechnologies surperforment

    La séance de mercredi a également été marquée par d’importants écarts de performance entre les secteurs.

    Les valeurs aurifères ont fortement progressé parallèlement au métal précieux, faisant bondir le NYSE Arca Gold Bugs Index de 9,3 % à son plus haut niveau de clôture depuis trois mois.

    Les biotechnologies ont également enregistré une forte progression, le NYSE Arca Biotechnology Index gagnant 4,2 %. Les secteurs pharmaceutique, de la santé et du logement ont également affiché des hausses notables.

    À l’inverse, les valeurs du matériel informatique, des banques et des semi-conducteurs ont subi d’importantes pressions vendeuses.

    L’orientation de Wall Street jeudi dépend désormais de l’équilibre entre les efforts du Trésor pour stabiliser les marchés de la dette à long terme, le ton plus restrictif de la Réserve fédérale et le retour des craintes inflationnistes provoqué par la flambée du pétrole.

  • Les Bourses européennes reculent sous la pression des tensions au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes reculent sous la pression des tensions au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont évolué majoritairement dans le rouge jeudi, les tensions persistantes au Moyen-Orient incitant les investisseurs à la prudence et éclipsant en partie le soutien apporté par la baisse des rendements obligataires américains après l’augmentation significative des rachats de dette publique par le département du Trésor.

    Les marchés de l’énergie sont restés une source majeure d’inquiétude. Le Brent a progressé de plus de 2 % vers 94 dollars le baril, signant une quatrième séance consécutive de hausse après le durcissement du discours du président américain Donald Trump à l’égard de Téhéran.

    Trump a menacé de conséquences économiques tout pays fournissant « n’importe quel type de bouée de sauvetage à l’Iran », renforçant les craintes que le conflit ne prolonge les perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie.

    Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a répondu que le fait pour Trump de « redoubler d’efforts dans des politiques qui ont échoué n’apportera que de nouvelles défaites » aux États-Unis.

    L’inflation à la production allemande accélère en juillet

    Les investisseurs européens ont également pris connaissance de données d’inflation allemandes supérieures aux attentes, ajoutant une nouvelle incertitude concernant l’évolution des taux d’intérêt.

    Selon Destatis, les prix à la production en Allemagne ont augmenté de 3,0 % sur un an en juillet, contre une progression de 1,8 % en juin.

    Il s’agit du rythme le plus élevé depuis plus de trois ans et d’un chiffre supérieur à la hausse de 2,7 % anticipée par les économistes.

    Dans ce contexte, le DAX allemand a perdu 0,6 %, tandis que le CAC 40 français et le FTSE 100 britannique ont tous deux reculé de 0,5 %.

    JD Sports et Hays chutent après des annonces décevantes

    Les actualités d’entreprises ont également accentué la pression sur les marchés européens.

    JD Sports Fashion (LSE:JD.) a fortement chuté après que le distributeur a abaissé ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2027, à la suite d’une baisse plus marquée de ses ventes sous-jacentes au deuxième trimestre.

    Le groupe britannique de recrutement Hays (LSE:HAS) a également nettement reculé après avoir annoncé une perte avant impôts sur l’ensemble de l’exercice en raison de charges de restructuration et réduit son dividende annuel.

    L’assureur néerlandais Aegon (EU:AGN) a perdu du terrain après avoir annoncé que son directeur financier Duncan Russel quitterait l’entreprise en avril 2027.

    Holmen et Skanska progressent malgré la faiblesse des marchés

    Plusieurs valeurs nordiques ont toutefois avancé malgré le recul général des actions européennes.

    Holmen (TG:HL9C) a progressé après que le groupe suédois spécialisé dans les produits forestiers a publié des résultats du deuxième trimestre supérieurs aux attentes.

    Skanska (TG:SKNB) a également bondi après avoir remporté un contrat de 1,2 milliard de dollars portant sur le développement de quatre nouveaux centres de données dans le sud-est des États-Unis.

    Ces mouvements contrastés se sont inscrits dans un environnement de marché globalement défensif, l’incertitude géopolitique et l’accélération de l’inflation à la production allemande ayant pris le dessus sur le soutien apporté par le recul des rendements des bons du Trésor américain.

  • Le Bitcoin dépasse $71 000 après les déclarations de Trump et la baisse des rendements

    Le Bitcoin dépasse $71 000 après les déclarations de Trump et la baisse des rendements

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a fortement progressé jeudi, prenant la tête d’un rebond généralisé des cryptomonnaies après que le président américain Donald Trump a appelé le Congrès à faire avancer une législation clé sur les actifs numériques, tandis que la baisse des rendements des Treasuries a renforcé l’appétit pour le risque.

    Le sentiment a également été soutenu par la décision du Trésor américain de doubler la taille de ses opérations de rachat de dette, provoquant une forte baisse des rendements obligataires et stimulant la demande pour les actifs numériques.

    Le Bitcoin a bondi de 11% à $71 505,7 à 04h42 ET (08h42 GMT), après avoir atteint un sommet intrajournalier de $71 700, son niveau le plus élevé depuis le début du mois de juin.

    Cette accélération a pris de court les investisseurs baissiers. Selon les données de Coinglass, plus de $1 milliard de positions vendeuses sur le Bitcoin ont été liquidées en l’espace d’environ une heure, tandis qu’un montant record de $2,7 milliards de positions baissières a été effacé sur l’ensemble du marché des cryptomonnaies.

    Les tensions géopolitiques restent néanmoins un facteur de risque, les prix du pétrole continuant de progresser dans le contexte du conflit entre les États-Unis et l’Iran et de la promesse de Trump d’imposer des mesures économiques plus sévères à Téhéran.

    Trump demande au Congrès d’adopter le Clarity act

    Lors d’une réunion mercredi à la Maison-Blanche avec plusieurs dirigeants du secteur des cryptomonnaies, Trump a demandé aux législateurs d’adopter le Clarity act, un texte destiné à établir un cadre réglementaire plus large pour les actifs numériques aux États-Unis.

    Le président a exhorté le Congrès à approuver une « version équitable » du Clarity act, dont les partisans estiment qu’elle apporterait davantage de clarté réglementaire au secteur des cryptomonnaies.

    Parmi les participants figuraient notamment Brian Armstrong, directeur général de Coinbase, et Vlad Tenev, directeur général de Robinhood, ainsi que Mike Selig, président de la U.S. Commodity Futures Trading Commission, et Paul Atkins, président de la Securities and Exchange Commission.

    Le Clarity act reste largement bloqué au Congrès en raison de désaccords persistants sur la manière de réglementer les cryptomonnaies et sur la possibilité d’autoriser le versement de rendements sur les dépôts en stablecoins.

    Ce dernier sujet suscite une opposition particulière du secteur bancaire, qui estime que les rendements proposés sur les stablecoins pourraient concurrencer directement les comptes d’épargne traditionnels rémunérés.

    La réunion de mercredi est également intervenue alors que l’attention se renforce autour des bénéfices financiers tirés par Trump et sa famille de leurs activités liées aux cryptomonnaies durant son second mandat. Des documents publiés en juillet ont montré que Trump avait reçu plus de $1,4 milliard provenant des activités crypto de sa famille.

    La CFTC doit rencontrer à nouveau des dirigeants du secteur jeudi afin de poursuivre les discussions sur le futur cadre réglementaire.

    Les altcoins surpassent le Bitcoin pendant le rebond

    Le mouvement haussier s’est propagé bien au-delà du Bitcoin, plusieurs grandes altcoins enregistrant des progressions encore plus importantes alors que les investisseurs sont revenus vers des actifs qui avaient fortement sous-performé ces derniers mois.

    Ether, la deuxième cryptomonnaie mondiale, a bondi de 18,3% à $2 274,60 après avoir atteint plus tôt son plus haut niveau depuis 15 mois.

    XRP a progressé de 14,2%, tandis que Solana a gagné 13,4%. BNB a avancé de 6,3% et Cardano de 8,5%.

    Les jetons plus spéculatifs ont également participé au rebond. $TRUMP a bondi de 19,4%, tandis que Dogecoin a progressé de 9,8%.

    La combinaison de rendements des Treasuries plus faibles, d’anticipations renouvelées concernant une réglementation américaine plus claire et d’importantes liquidations de positions vendeuses a contribué à faire de cette séance l’un des rebonds les plus généralisés du marché crypto de ces derniers mois.

  • L’or reste proche de $4 500 alors que les rachats du Trésor et la Fed orientent les perspectives de taux

    L’or reste proche de $4 500 alors que les rachats du Trésor et la Fed orientent les perspectives de taux

    L’or est resté proche du seuil de $4 500 l’once jeudi après s’être replié depuis ses récents sommets, soutenu par la baisse des rendements des Treasuries américains à long terme après l’élargissement du programme gouvernemental de rachats obligataires.

    Un dollar relativement faible et les anticipations de conditions financières potentiellement moins restrictives ont également soutenu le métal précieux. Les investisseurs sont toutefois restés prudents après que le dernier compte rendu de la Réserve fédérale a montré que les responsables monétaires demeuraient préoccupés par la persistance de l’inflation.

    À 02h37 ET (06h37 GMT), XAU/USD reculait de 0,7% à $4 491,95 l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 0,1% à $4 549,14. XAG/USD gagnait 0,1% à $67,08 l’once, tandis que XPT/USD perdait 0,8% à $1 807,32. L’indice du dollar américain était pratiquement inchangé à 98,82.

    Les rachats du Trésor font baisser les rendements et soutiennent l’or

    Les derniers mouvements de l’or font suite à une annonce inattendue du Trésor américain, qui a décidé de doubler la taille de certaines opérations de rachat destinées à soutenir la liquidité de la dette publique à long terme.

    Cette demande supplémentaire a contribué à faire reculer les rendements des Treasuries à longue échéance, offrant un environnement plus favorable au métal précieux après une progression de plus de 4% mercredi.

    L’évolution des rendements obligataires est particulièrement importante pour l’or, car le métal ne verse aucun intérêt. Lorsque les rendements des Treasuries augmentent, les obligations offrent un revenu plus attractif, ce qui accroît le coût d’opportunité lié à la détention d’or. À l’inverse, la baisse des rendements améliore l’attrait relatif du métal jaune.

    La faiblesse relative du dollar a également apporté un soutien supplémentaire. L’or étant libellé en dollars, une devise américaine moins forte peut rendre le métal moins coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies.

    La dette américaine au-dessus de $40 000 milliards ravive les inquiétudes budgétaires

    L’intervention du Trésor intervient alors que les investisseurs accordent une attention croissante à la situation des finances publiques américaines. Selon le département du Trésor, la dette totale du gouvernement des États-Unis a dépassé $40 000 milliards pour la première fois.

    Ce nouveau seuil a ravivé les inquiétudes concernant la soutenabilité des finances publiques, alors que les dépenses consacrées aux programmes sociaux et au paiement des intérêts continuent d’augmenter et que les recettes ont également été affectées par des réductions d’impôts.

    Les analystes d’ANZ estiment que l’élargissement du programme de rachats du Trésor montre que les autorités cherchent à réduire les coûts d’emprunt. La perspective de conditions financières plus accommodantes constitue généralement un environnement favorable à l’or.

    ANZ a également souligné que le métal précieux avait déjà commencé à se redresser après avoir brièvement atteint $4 000 l’once le mois dernier. Le retour de la demande des investisseurs et la poursuite des achats des banques centrales ont contribué à alimenter cette reprise.

    Les préoccupations de la Fed sur l’inflation maintiennent le risque de taux au premier plan

    Malgré le soutien apporté par la baisse des rendements, le compte rendu de la réunion de juillet de la Réserve fédérale a montré que l’inflation restait une contrainte importante pour les responsables monétaires.

    Plusieurs responsables de la Fed étaient prêts à relever les taux d’intérêt, tandis que beaucoup ont indiqué qu’un resserrement supplémentaire serait nécessaire si l’inflation ne revenait pas vers l’objectif de 2% de la banque centrale.

    Selon CME FedWatch, les marchés évaluent néanmoins à 67,3% la probabilité que la Fed maintienne ses taux inchangés lors de sa réunion de septembre, contre 32,7% pour une hausse.

    L’orientation de la politique monétaire reste déterminante pour l’or. Des taux plus élevés rendent généralement les actifs rémunérés plus compétitifs face au métal précieux, tandis qu’une politique plus accommodante réduit le coût d’opportunité associé à la détention d’un actif sans rendement.

    Les banques centrales continuent de soutenir la demande d’or

    Au-delà de la politique monétaire, les incertitudes géopolitiques et économiques continuent de soutenir la demande stratégique pour le métal précieux.

    Une enquête du World Gold Council a montré que 45% des banques centrales prévoient d’augmenter leurs réserves d’or, l’inflation et l’incertitude géopolitique figurant parmi les principales raisons avancées.

    Les achats des banques centrales, les inquiétudes budgétaires et la baisse des rendements des Treasuries continuent ainsi de soutenir l’or, même si la possibilité d’un nouveau resserrement de la Fed reste un frein important pour les perspectives à court terme.