Author: Fiona Craig

  • Les Bourses européennes progressent avec la stabilisation du pétrole avant la décision de la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent avec la stabilisation du pétrole avant la décision de la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont progressé mercredi, alors que la récente hausse des prix du pétrole brut marquait une pause et que les rendements des obligations d’État reculaient par rapport à leurs récents sommets. Les investisseurs attendaient également la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt, prévue plus tard dans la journée.

    L’indice allemand DAX a gagné 0,4 %, tandis que le CAC 40 français et le FTSE 100 britannique ont chacun progressé de 0,6 %.

    La livre sterling s’est affaiblie face aux autres grandes devises après la publication de statistiques officielles montrant une accélération de l’inflation au Royaume-Uni en août, principalement sous l’effet de la hausse des prix des carburants automobiles.

    L’inflation britannique atteint son plus haut niveau depuis cinq mois

    L’inflation annuelle des prix à la consommation au Royaume-Uni est passée de 2,9 % en juillet à 3,1 % en août, conformément aux attentes du marché, atteignant ainsi son niveau le plus élevé depuis cinq mois.

    La hausse des prix des carburants automobiles a constitué l’un des principaux facteurs de cette accélération.

    L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie, les produits alimentaires, l’alcool et le tabac, est restée inchangée à 2,6 %.

    La livre sterling a reculé face aux autres grandes devises après la publication de ces données.

    Les investisseurs ont continué de suivre l’évolution de l’inflation et du marché obligataire avant l’annonce de politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Vallourec, Barratt Redrow et Nordex progressent

    Plusieurs entreprises européennes ont enregistré des hausses de leurs cours de Bourse à la suite d’annonces.

    Vallourec (EU:VK), fournisseur de solutions tubulaires pour les secteurs du pétrole, du gaz et des nouvelles énergies, a progressé à Paris après avoir obtenu un contrat auprès de Subsea7 pour un projet offshore au Brésil.

    Le constructeur immobilier britannique Barratt Redrow (LSE:BTRW) a également gagné du terrain après avoir annoncé une hausse de son bénéfice pour l’exercice 2026, principalement soutenue par la croissance du chiffre d’affaires.

    En Allemagne, le fabricant d’éoliennes Nordex (TG:NDX1) a progressé après avoir remporté une commande de 91 mégawatts auprès de TEUT Energieprojekte GmbH.

    WH Smith recule après une mise à jour de ses prévisions de bénéfice

    Les actions de WH Smith (LSE:SMWH) ont baissé après que le distributeur a indiqué prévoir un bénéfice annuel avant impôts dans le bas de la fourchette de ses prévisions précédentes.

    Cette annonce contraste avec les hausses observées sur les autres marchés boursiers européens.

    Les actions européennes ont affiché une tendance globalement positive au cours de la séance, les investisseurs restant attentifs aux prix du pétrole, aux rendements obligataires et aux attentes concernant la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt.

  • L’or rebondit au-dessus de 4 300 dollars avant la décision de la Réserve fédérale sur les taux

    L’or rebondit au-dessus de 4 300 dollars avant la décision de la Réserve fédérale sur les taux

    Les prix de l’or ont progressé mercredi après deux séances consécutives de baisse, alors que les investisseurs attendaient la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt prévue plus tard dans la journée.

    À 06 h 31 GMT, l’or au comptant (XAU/USD) gagnait 0,8 %, à 4 326,44 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 0,8 %, à 4 366,50 dollars.

    L’argent (XAG/USD) avançait de 1,4 %, à 64,59 dollars l’once, et le platine (XPT/USD) augmentait de 0,7 %, à 1 792,43 dollars. L’indice du dollar américain restait pratiquement inchangé à 99,57.

    Cette progression intervenait alors que les marchés évaluaient à environ 92 % la probabilité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale. Parallèlement, les prix élevés de l’énergie et les rendements des obligations souveraines continuaient d’influencer les anticipations de politique monétaire.

    Les prix du pétrole et les rendements des bons du Trésor restent au centre de l’attention

    L’or a perdu plus de 3 % en septembre après avoir dépassé 4 700 dollars l’once fin août. La hausse de mercredi a ramené les cours au comptant au-dessus de 4 300 dollars, même s’ils restaient inférieurs à leurs niveaux de fin août.

    L’augmentation des prix de l’énergie a contribué aux préoccupations concernant l’inflation, tandis que la hausse des rendements obligataires a accru le coût d’opportunité de la détention d’or, qui ne verse pas d’intérêts.

    Les prix du pétrole se sont stabilisés après deux séances consécutives de hausse, mais l’incertitude persistait quant à la durée de la fermeture de l’oléoduc East-West de l’Arabie saoudite.

    Cette infrastructure, qui transportait plusieurs millions de barils de pétrole par jour en remplacement des expéditions passant par le détroit d’Ormuz, a été attaquée la semaine dernière.

    L’Arabie saoudite n’a pas précisé quand les opérations reprendraient ni à quelle vitesse elle pourrait augmenter les expéditions via Ormuz pour compenser l’interruption.

    Saudi Aramco a également retardé certaines livraisons à ses clients européens.

    Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a brièvement atteint 5,04 %, son plus haut niveau depuis 2007, après avoir augmenté de cinq points de base au maximum mardi.

    Des rendements souverains plus élevés peuvent réduire l’attrait relatif de l’or en augmentant les revenus disponibles sur les actifs portant intérêt.

    Les investisseurs attendent la décision de la Fed et ses indications sur la politique monétaire

    Les marchés des taux indiquaient une probabilité d’environ 92 % que la Réserve fédérale relève le coût du crédit lors de sa réunion, ce qui pourrait constituer sa première hausse depuis 2023.

    Les investisseurs attendent également les déclarations du président de la Fed, Kevin Warsh, afin d’obtenir des indications sur l’approche de la banque centrale concernant ses futures décisions.

    Si la Fed maintenait ses taux inchangés ou fournissait peu d’indications sur de nouvelles hausses, les investisseurs pourraient exiger des rendements plus élevés sur les bons du Trésor à longue échéance afin de compenser les risques inflationnistes. Il s’agit d’une réaction possible du marché et non d’un résultat confirmé.

    Tony Sycamore, analyste principal des marchés chez IG, a indiqué que l’or avait terminé la séance précédente en légère baisse, autour de 4 293 dollars, citant la hausse des prix de l’énergie, l’augmentation des rendements obligataires, le renforcement du dollar et le positionnement des investisseurs avant l’annonce de la Fed.

    Les niveaux techniques restent sous surveillance

    Sycamore a identifié la moyenne mobile à 200 jours de l’or, proche de 4 539 dollars, comme un niveau que le métal devrait retrouver pour indiquer que son recul depuis le sommet de 4 697 dollars est terminé.

    Tant que ce seuil n’est pas retrouvé, l’analyste envisage la possibilité d’une nouvelle baisse vers une zone de soutien située autour de 4 200 dollars.

    L’or reste néanmoins au-dessus du niveau d’environ 4 000 dollars observé en juillet.

    Certains investisseurs continuent de considérer le métal comme un instrument de couverture de portefeuille, même si son évolution à court terme reste sensible aux changements d’anticipations de taux d’intérêt, aux rendements obligataires et aux fluctuations des devises.

  • Le pétrole recule alors que l’Arabie saoudite propose des cargaisons supplémentaires via Oman

    Le pétrole recule alors que l’Arabie saoudite propose des cargaisons supplémentaires via Oman

    Les prix du pétrole ont diminué mercredi après des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite proposait des cargaisons supplémentaires de brut aux raffineurs asiatiques via Oman, atténuant certaines inquiétudes concernant l’ampleur des perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient.

    À 08 h 01 GMT, les contrats à terme sur le Brent perdaient 83 cents, soit 0,76 %, à 107,92 dollars le baril. Les contrats sur le West Texas Intermediate américain reculaient de 1,41 dollar, ou 1,33 %, à 104,42 dollars le baril.

    Les deux références avaient terminé la séance précédente en hausse de plus de 3 dollars après que des sources du secteur maritime avaient signalé la suspension des opérations de chargement de brut au terminal d’exportation saoudien de Yanbu. Riyad aurait également annulé certaines livraisons destinées à des clients européens.

    Ces développements avaient suscité des inquiétudes concernant la disponibilité d’un itinéraire d’exportation alternatif après les perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz.

    L’Arabie saoudite propose du brut via Sohar

    Selon des personnes au fait des dispositions prises, l’Arabie saoudite propose des expéditions supplémentaires de brut aux raffineurs asiatiques grâce à des transferts de navire à navire à proximité du port de Sohar, à Oman.

    Ces solutions de chargement alternatives font suite à des attaques de drones ayant endommagé un important oléoduc saoudien reliant les installations de production à la mer Rouge.

    Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, a indiqué que les informations concernant les exportations saoudiennes via le Golfe suggéraient une atténuation des inquiétudes quant à l’ampleur potentielle des perturbations.

    Les données maritimes préliminaires ont fait état de quatre transits de navires visibles dans le détroit d’Ormuz mardi, contre sept lundi et une moyenne de 18 sur dix jours.

    Avant le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, fin février, environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié transitait par cette voie maritime.

    Les analystes de Macquarie ont indiqué que les flux de brut, de condensats et de produits raffinés à travers Ormuz étaient restés relativement résistants malgré les hostilités régionales.

    Ils estiment que les expéditions pourraient avoir dépassé 7,5 millions de barils par jour depuis la reprise des combats le 30 août. Le nombre de transits de navires pourrait donc ne pas refléter entièrement les volumes de pétrole transportés dans le détroit.

    Citi prévoit qu’une nouvelle escalade à court terme au Moyen-Orient soutiendra les prix du brut et des carburants raffinés. La banque anticipe une réouverture du détroit d’Ormuz au quatrième trimestre 2026, avec l’appui d’efforts diplomatiques régionaux. Il s’agit d’une prévision de Citi et non d’une évolution confirmée.

    Les prix du gazole reflètent les contraintes d’approvisionnement

    Les contrats à terme européens sur le gazole ont clôturé à un niveau record mardi et atteint leur plus haut niveau en séance depuis avril.

    Cette hausse est intervenue alors que les perturbations au Moyen-Orient limitaient les flux de pétrole brut et de produits raffinés.

    Staunovo a déclaré s’attendre à ce que les prix du gazole restent soutenus en l’absence d’un accord de paix ou d’une amélioration de la situation en Russie.

    La hausse des stocks américains exerce une pression sur les cours

    Les données relatives aux stocks pétroliers américains ont constitué un autre facteur expliquant la baisse des prix du brut mercredi.

    Des sources de marché citant l’American Petroleum Institute ont indiqué que les stocks américains de pétrole brut, d’essence et de distillats avaient tous augmenté au cours de la semaine terminée le 11 septembre.

    Les stocks de brut ont progressé de 7,1 millions de barils, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient une baisse d’environ 1,6 million de barils.

    Les augmentations inattendues des stocks d’essence et de distillats ont également contribué à la pression baissière sur les prix.

    Haitong Futures a indiqué que les chiffres des stocks avaient pesé sur le marché, tout en estimant que les hausses des réserves régionales ne supprimaient pas les contraintes plus générales affectant l’approvisionnement mondial en brut.

  • Les contrats à terme américains progressent avant la Fed, tandis que le pétrole recule et que l’IA reste au centre de l’attention: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme américains progressent avant la Fed, tandis que le pétrole recule et que l’IA reste au centre de l’attention: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains ont progressé mercredi, alors que les investisseurs attendaient la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt. Les prix du pétrole ont reculé après une hausse inattendue des stocks américains, tandis que les développements concernant Meta et OpenAI sont restés au centre de l’attention.

    À 07 h 12 GMT, les contrats à terme sur le Dow Jones gagnaient 129 points, soit 0,3 %. Ceux sur le S&P 500 progressaient de 21 points, ou 0,3 %, tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq 100 avançaient de 145 points, soit 0,5 %.

    Les principaux indices de Wall Street avaient terminé la séance précédente en baisse, alors que les rendements des obligations souveraines américaines approchaient de leurs plus hauts niveaux depuis près de vingt ans. La hausse des prix du pétrole, liée à l’extension du conflit au Moyen-Orient, a contribué aux préoccupations concernant l’inflation et un éventuel resserrement monétaire supplémentaire.

    Les analystes de Vital Knowledge ont décrit un mécanisme de rétroaction dans lequel la hausse des cours du pétrole entraîne celle des rendements obligataires, affecte le sentiment des investisseurs et accroît la pression sur les banques centrales pour relever leurs taux.

    La Réserve fédérale devrait relever ses taux de 25 points de base

    Les marchés anticipaient largement une hausse des taux d’intérêt de 25 points de base à l’issue de la réunion de deux jours du Comité fédéral de l’open market.

    Une telle décision porterait le taux des fonds fédéraux dans une fourchette comprise entre 3,75 % et 4 %.

    La persistance de l’inflation américaine et la résistance du marché du travail ont contribué aux anticipations d’une augmentation du coût du crédit. Le président Donald Trump s’est prononcé en faveur de taux plus bas, tandis que la Réserve fédérale doit concilier les risques inflationnistes avec les effets potentiels sur la croissance économique et l’emploi.

    Les investisseurs attendent également les déclarations du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, afin de déterminer si la hausse attendue constituera un ajustement ponctuel ou le début d’un cycle de resserrement monétaire plus large.

    Warsh s’est précédemment opposé à la communication d’indications détaillées sur l’évolution future des taux d’intérêt.

    Le pétrole recule après une augmentation des stocks américains

    Les prix du pétrole brut ont diminué mercredi après une augmentation inattendue des stocks aux États-Unis, même si les deux principales références sont restées au-dessus de 100 dollars le baril.

    À 07 h 06 GMT, les contrats à terme sur le Brent reculaient de 1,2 %, à 107,47 dollars le baril, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate perdaient 1,8 %, à 103,94 dollars.

    Les deux contrats avaient progressé d’au moins 5 % au cours de la semaine précédente, dans un contexte de perturbations de la production et du transport pétroliers liées au conflit au Moyen-Orient.

    Les militants houthis soutenus par l’Iran ont mené des attaques contre l’Arabie saoudite, conduisant le pays à fermer un oléoduc est-ouest utilisé comme solution de remplacement au transport du pétrole brut par le détroit d’Ormuz.

    L’Arabie saoudite a également suspendu les chargements dans son port de Yanbu. Selon Reuters, le pays a proposé des chargements supplémentaires aux raffineurs asiatiques grâce à des transferts de navire à navire près du port de Sohar, à Oman.

    Les Houthis ont également étendu leur contrôle sur certaines régions de l’ouest du Yémen, renforçant les préoccupations concernant le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb.

    Zuckerberg préconise des évaluations indépendantes de la sécurité de l’IA

    Le directeur général de Meta (NASDAQ:META), Mark Zuckerberg, a déclaré que les développeurs d’intelligence artificielle devraient collaborer avec des évaluateurs indépendants de la sécurité plutôt que de ralentir globalement le développement des capacités de l’IA.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux mardi soir, Zuckerberg a estimé que les entreprises ne donnant pas la priorité à l’alignement des systèmes d’IA avec les utilisateurs risquaient de perdre en compétitivité.

    Il a également indiqué que Meta avait reporté le lancement de son dernier modèle d’IA, Muse, afin de traiter des questions de sécurité et de protection.

    Ses déclarations font suite à un essai du directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, appelant à ralentir le développement de l’IA en raison des risques potentiels associés à cette technologie.

    Selon le document source, le directeur général d’OpenAI, Sam Altman, et celui de xAI, Elon Musk, ont soutenu le message d’Amodei.

    Le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, a exprimé une position différente concernant les préoccupations relatives à la sécurité de l’IA, tandis que le président Trump a souligné l’importance de la compétitivité des États-Unis face à la Chine dans le développement de l’intelligence artificielle.

    OpenAI aurait discuté d’un financement sur la base d’une valorisation de 1 200 milliards de dollars

    OpenAI a engagé des discussions concernant un nouveau tour de financement qui valoriserait l’entreprise à 1 200 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal, qui cite une personne proche du dossier.

    Cette opération potentielle interviendrait avant une introduction en Bourse, bien que le rapport ne confirme ni accord de financement ni calendrier de cotation.

    Altman a exclu une introduction en Bourse cette année, invoquant des préoccupations liées à la sécurité de l’IA.

    En mars, OpenAI a achevé un tour de financement de 122 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation de 852 milliards de dollars. SoftBank, Amazon et Nvidia figuraient parmi les participants.

    L’entreprise a depuis annoncé avoir atteint un milliard d’utilisateurs actifs, tandis que plus de 200 millions d’entreprises utilisent ses produits d’intelligence artificielle.

    Selon le Journal, OpenAI a généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars au cours des trois mois terminés en juin, contre 5,7 milliards de dollars au premier trimestre.

    Le rapport indique également qu’une baisse de la marge opérationnelle a pesé sur les anticipations concernant la possibilité pour l’entreprise d’atteindre la rentabilité avant une éventuelle introduction en Bourse.

  • Les prix du gaz naturel européen augmentent alors que les stocks restent inférieurs à la moyenne saisonnière

    Les prix du gaz naturel européen augmentent alors que les stocks restent inférieurs à la moyenne saisonnière

    Les prix de gros du gaz naturel en Europe et au Royaume-Uni ont progressé mercredi, les marchés restant attentifs aux niveaux de stockage inférieurs à la moyenne saisonnière et aux perturbations des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL).

    Le contrat TTF néerlandais à échéance rapprochée, référence du marché européen, a gagné 2,7 % pour atteindre environ 82,00 euros par mégawattheure (MWh), reprenant sa progression après une pause mardi.

    Au Royaume-Uni, le contrat de gros NBP équivalent a augmenté de 2,5 %, à 203,00 pence par therm, atteignant des niveaux qui n’avaient pas été observés depuis plusieurs années.

    Les stocks de gaz de l’UE atteignent 68 % de leur capacité

    Les installations souterraines de stockage de gaz naturel dans l’Union européenne étaient remplies à environ 68 % de leur capacité, soit près de 16 points de pourcentage de moins que la moyenne saisonnière des cinq dernières années.

    Ces chiffres indiquent un volume de gaz stocké inférieur à la normale alors que la saison estivale de remplissage approche de sa fin.

    Les entreprises énergétiques européennes doivent supporter des coûts plus élevés pour reconstituer leurs réserves, tandis que les perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz ont limité les approvisionnements en GNL en provenance du golfe Persique.

    La combinaison de stocks réduits et de flux de GNL plus faibles a contribué aux préoccupations concernant la disponibilité du gaz avant la saison hivernale.

    La BCE surveille l’inflation liée à l’énergie

    La hausse des prix du gaz naturel constitue également un sujet d’attention pour les responsables de la politique monétaire de la Banque centrale européenne.

    La BCE a relevé son taux de facilité de dépôt de 25 points de base jeudi dernier, le portant à 2,50 %.

    Peter Kazimir, membre du Conseil des gouverneurs, a ensuite identifié les prix du gaz naturel et de l’électricité comme des risques importants pour les perspectives d’inflation de la zone euro, accordant davantage d’importance à ces coûts qu’à ceux du pétrole brut.

    Kazimir a averti que la hausse des prix du gaz pourrait se répercuter sur les factures d’électricité des ménages et sur les coûts de production agricole, notamment ceux des engrais.

    L’inflation globale de la zone euro a atteint 3,3 % en août, avec une augmentation de 14,3 % de la composante énergétique.

    Les responsables de la BCE ont indiqué que de nouvelles mesures pourraient être nécessaires si des hausses persistantes des prix de l’énergie entraînaient un éloignement supplémentaire de l’inflation à moyen terme par rapport à l’objectif de 2 % de la banque centrale.

    Les marchés attendent la décision de la Réserve fédérale

    La progression des prix du gaz européen est intervenue dans un contexte d’anticipations de nouveau resserrement monétaire.

    Les prix de marché indiquaient une probabilité comprise entre 86 % et 92 % d’une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale lors de sa réunion de mercredi.

    Les marchés monétaires anticipaient également un nouveau relèvement des taux de la BCE avant la fin de l’année.

    Les opérateurs du marché de l’énergie ont continué d’évaluer les conséquences des perturbations des approvisionnements en GNL, des stocks européens inférieurs à la moyenne et de la hausse de l’inflation sur les prix de gros du gaz.

  • Les Bourses européennes progressent dans l’attente de la décision de la Réserve fédérale sur les taux : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent dans l’attente de la décision de la Réserve fédérale sur les taux : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont progressé mercredi, effaçant une partie des pertes de la séance précédente alors que les investisseurs attendaient la décision de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt.

    L’indice Stoxx Europe 600 a gagné 0,5 % après être tombé mardi à son plus bas niveau depuis trois mois. Les marchés européens ont récemment subi les effets de la hausse des prix du pétrole, des risques pesant sur le transport maritime au Moyen-Orient et de l’augmentation des rendements obligataires souverains.

    Le FTSE 100 de Londres a avancé de 0,4 %, tandis que le CAC 40 français a gagné 0,3 %. L’IBEX 35 espagnol et le FTSE MIB italien ont chacun progressé de 0,6 %. Le DAX allemand a également augmenté.

    Les marchés évaluent à 92 % la probabilité d’une hausse des taux de la Fed

    Les investisseurs attendaient la conclusion, mercredi, de la réunion de deux jours du Comité fédéral de l’open market.

    Les contrats à terme sur les taux d’intérêt suivis par CME FedWatch indiquaient une probabilité d’environ 92 % d’une hausse de 25 points de base des taux américains.

    Une semaine auparavant, les prix de marché indiquaient une probabilité proche de 50 %. Cette évolution est intervenue après des données montrant la persistance de l’inflation américaine et une augmentation des prix de l’énergie.

    Le Brent est resté au-dessus de 113 dollars le baril après les attaques signalées contre des infrastructures d’oléoducs saoudiens et les perturbations du transport maritime en mer Rouge.

    Une hausse d’un quart de point constituerait le premier relèvement des taux de la Réserve fédérale depuis la mi-2023.

    La décision attendue intervient après celle de la Banque centrale européenne, qui a porté son taux de facilité de dépôt à 2,50 % la semaine dernière.

    Les investisseurs attendent des indications sur la future politique monétaire de la Fed

    Outre l’annonce concernant les taux, les investisseurs attendent la conférence de presse du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, ainsi que les projections actualisées de politique monétaire.

    Les opérateurs cherchent à déterminer si une éventuelle hausse des taux constituerait un ajustement ponctuel face aux risques inflationnistes liés à l’énergie ou le début d’un cycle de resserrement monétaire plus large.

    D’autres décisions de banques centrales sont également attendues.

    Selon les anticipations présentées dans le document source, la Banque du Japon devrait relever ses taux de 25 points de base vendredi, pour les porter à 1,25 %.

    Parallèlement, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est resté proche de ses sommets pluriannuels après avoir brièvement dépassé 5 % mardi.

    La progression des actions européennes est intervenue alors que les investisseurs évaluaient les conséquences de la hausse des prix de l’énergie, des rendements obligataires souverains et des éventuelles modifications de politique monétaire.

  • Les rendements obligataires de la zone euro restent proches de leurs sommets pluriannuels avant la décision de la Fed

    Les rendements obligataires de la zone euro restent proches de leurs sommets pluriannuels avant la décision de la Fed

    Les rendements des obligations souveraines de la zone euro sont restés proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années mercredi, alors que les investisseurs attendaient la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Les marchés anticipaient une hausse de 25 points de base des taux d’intérêt américains.

    Le rendement du Schatz allemand à deux ans s’établissait à 3,25 %, près de son niveau le plus élevé depuis trois ans. Celui du Bund de référence à dix ans se maintenait autour de 3,544 %, son plus haut niveau depuis 2011.

    Les obligations allemandes à plus longue échéance ont regagné une partie du terrain perdu après plusieurs séances de ventes. Le rendement à 30 ans est revenu à environ 3,897 %, s’éloignant d’un sommet de 15 ans.

    Le rendement de l’obligation souveraine française à 30 ans a également reculé par rapport à son niveau le plus élevé depuis 2002.

    Les marchés évaluent à 92 % la probabilité d’une hausse des taux de la Fed

    Les prix de marché indiquaient une probabilité d’environ 92 % que le Comité fédéral de l’open market relève les taux d’intérêt de 25 points de base lors de sa réunion de mercredi.

    Une telle décision constituerait la première hausse des taux de la Réserve fédérale depuis la mi-2023.

    Les investisseurs attendent la conférence de presse du président de la Fed, Kevin Warsh, afin de déterminer si la hausse attendue constituerait un ajustement ponctuel face aux risques inflationnistes ou le début d’un cycle de resserrement monétaire plus large.

    Cette décision attendue intervient après la hausse des taux décidée la semaine dernière par la Banque centrale européenne, qui a porté son taux de facilité de dépôt à 2,50 %.

    Les prix de l’énergie continuent d’influencer les anticipations de taux

    La hausse des prix de l’énergie a continué d’influencer les anticipations d’inflation et les marchés obligataires souverains.

    Le Brent est resté au-dessus de 113 dollars le baril après les frappes signalées contre des infrastructures d’oléoducs saoudiens et les perturbations du transport maritime en mer Rouge.

    Le renchérissement du pétrole a alimenté les préoccupations concernant les répercussions potentielles des coûts énergétiques sur les entreprises et les consommateurs.

    Les prix sur les marchés monétaires faisaient apparaître des anticipations d’une nouvelle hausse de 25 points de base des taux de la BCE avant la fin de l’année.

    Les investisseurs anticipaient également un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Banque du Japon vendredi.

    L’évolution des rendements obligataires européens reflétait les anticipations concernant les politiques des banques centrales dans un contexte de hausse des prix de l’énergie. Les rendements allemands à court terme sont restés proches de leurs sommets pluriannuels malgré un recul sur certaines échéances plus longues.

  • Groupe ADP : le trafic passagers progresse de 0,1 % en août malgré un recul dans les aéroports parisiens

    Groupe ADP : le trafic passagers progresse de 0,1 % en août malgré un recul dans les aéroports parisiens

    Groupe ADP (EU:ADP) a annoncé une hausse de 0,1 % du trafic passagers sur l’ensemble de son réseau aéroportuaire en août, malgré une diminution de la fréquentation de ses deux principaux aéroports parisiens.

    L’exploitant aéroportuaire a accueilli 37,5 millions de passagers au cours du mois, soit une légère augmentation par rapport à la même période de l’année précédente.

    Le groupe a indiqué que son activité restait affectée par les réductions des programmes de vols liées au conflit au Moyen-Orient, la hausse des prix du carburant et des contraintes opérationnelles sur certaines plateformes.

    Le trafic de Paris Aéroport a diminué de 3,2 %, à 10,1 millions de passagers.

    L’aéroport Paris-Charles de Gaulle a accueilli 6,9 millions de passagers, soit un recul de 1,1 %, tandis que le trafic de Paris-Orly a baissé de 7,4 %, à 3,2 millions.

    Par zone géographique, le trafic des aéroports parisiens a diminué de 6,2 % sur les liaisons avec le Moyen-Orient, de 5,5 % sur celles avec l’Amérique latine et de 5,3 % sur celles avec l’Amérique du Nord.

    L’action Groupe ADP reculait de 0,6 % mercredi en début de séance à Paris.

    Hausse du trafic chez TAV Airports et baisse chez GMR Airports

    Hors de France, TAV Airports, qui exploite des aéroports en Turquie et sur d’autres marchés, a enregistré une augmentation de 5,1 % de son trafic, à 14,7 millions de passagers.

    Cette progression a notamment été soutenue par la croissance de la fréquentation à Ankara, à Médine et dans d’autres aéroports de son réseau.

    GMR Airports, présent notamment en Inde, a enregistré une baisse de 2,6 % de son trafic, à 9,4 millions de passagers.

    Groupe ADP a précisé que ses statistiques de trafic incluent désormais l’aéroport de Bhogapuram, en Inde, ouvert par GMR Airports le 17 août.

    Sur les huit premiers mois de 2026, le trafic passagers de l’ensemble du réseau de Groupe ADP a progressé de 0,2 %, à 253,3 millions de passagers.

    Ce volume représente 110 % du trafic enregistré au cours de la période correspondante de 2019, avant la pandémie.

  • Soitec gagne plus de 11 % en Bourse après le relèvement de l’objectif de cours de JPMorgan à 200 euros

    Soitec gagne plus de 11 % en Bourse après le relèvement de l’objectif de cours de JPMorgan à 200 euros

    L’action Soitec (EU:SOI) a progressé de plus de 11 % mercredi après que JPMorgan a relevé sa recommandation sur le fabricant de matériaux pour semi-conducteurs de Neutre à Surpondérer et porté son objectif de cours de 98 à 200 euros.

    La banque a invoqué une révision à la hausse de ses prévisions pour l’activité photonique sur silicium de Soitec, dont la croissance pourrait, selon elle, compenser les effets du recul de la demande dans le segment des puces pour appareils mobiles.

    L’analyste Craig McDowell prévoit désormais que le chiffre d’affaires de l’activité photonique sur silicium dépassera un milliard d’euros au cours de l’exercice 2030, avec une marge contributive supérieure aux niveaux historiquement enregistrés par le groupe.

    JPMorgan a relevé de près de 32 % sa prévision de chiffre d’affaires pour l’exercice 2028, à 1,057 milliard d’euros. La banque a également porté son estimation du bénéfice ajusté par action pour le même exercice de 1,42 à 6,63 euros.

    Selon McDowell, les accords de réservation de capacités améliorent la visibilité sur les futurs volumes de production. Il estime que les prix devraient rester flexibles et pourraient augmenter tant que l’offre demeure limitée.

    Pour répondre à la demande anticipée, JPMorgan estime que Soitec pourrait devoir agrandir son site de production de Singapour afin d’ajouter une capacité d’environ un million de plaquettes de silicium sur isolant. La banque évalue l’investissement nécessaire à quelque 700 millions d’euros sur une période d’environ deux ans.

    McDowell prévoit que l’activité photonique sur silicium pourrait atteindre, à la fin de l’exercice 2027, un rythme de chiffre d’affaires annualisé d’environ 500 millions de dollars, soit 450 millions d’euros.

    Les perspectives de l’activité mobile restent orientées à la baisse

    Malgré la révision de ses prévisions pour la photonique sur silicium, JPMorgan continue d’anticiper un recul de l’activité mobile de Soitec.

    McDowell prévoit une diminution du chiffre d’affaires du segment RF-SOI plus importante que celle attendue par le consensus, en raison de volumes réduits et de la résorption des stocks dans les circuits de distribution.

    Il ne prévoit pas que l’activité mobile retrouve un chiffre d’affaires annuel supérieur à 400 millions d’euros au cours de la période couverte par les prévisions de la banque.

    JPMorgan considère néanmoins que le manque à gagner potentiel dans cette activité reste limité au regard de ses nouvelles projections pour la photonique sur silicium.

    La banque a également revu à la hausse ses prévisions de rentabilité. Selon l’analyse de McDowell, Soitec pourrait dépasser dès l’exercice 2028 son précédent sommet de marge brute de 37 %, atteint lors de l’exercice 2023.

    JPMorgan prévoit des marges brutes comprises entre 40 % et 45 % environ pour les exercices 2029 et 2030, ainsi que des marges opérationnelles supérieures à 30 %. Ces estimations reposent notamment sur une marge contributive attendue de plus de 75 % dans la photonique sur silicium.

    McDowell a indiqué que les investisseurs restaient partagés sur les perspectives du titre et que JPMorgan anticipait de nouvelles révisions à la hausse des estimations bénéficiaires du consensus.

    Les chiffres relatifs au chiffre d’affaires, aux marges et aux capacités de production constituent des prévisions de la banque et non des objectifs communiqués par Soitec ou des résultats déjà réalisés.

  • Tonnellerie François Frères : le chiffre d’affaires recule de 36,4 % à 56,9 millions d’euros au premier trimestre

    Tonnellerie François Frères : le chiffre d’affaires recule de 36,4 % à 56,9 millions d’euros au premier trimestre

    L’action Tonnellerie François Frères (EU:TFF) a perdu jusqu’à 7,7 % mercredi avant de réduire ses pertes pour s’établir à 15,72 euros, en baisse de 2,1 %, après la publication de résultats trimestriels faisant état d’un recul de 36,4 % du chiffre d’affaires.

    Le fabricant français de tonneaux a enregistré un chiffre d’affaires de 56,9 millions d’euros, pénalisé par le déstockage de ses clients aux États-Unis et par le ralentissement de la demande dans l’industrie du bourbon.

    Le chiffre d’affaires de l’activité bourbon a diminué de 46 % en début d’exercice, soit une baisse plus importante que prévu. TFF attribue cette évolution à la prolongation des fermetures de distilleries, qui a ralenti le rythme des livraisons au cours du trimestre.

    La division alcools dans son ensemble a enregistré une diminution de 41,2 % de son chiffre d’affaires, à 21,9 millions d’euros.

    Dans la division vins, le chiffre d’affaires a reculé de 32,9 %, à 35 millions d’euros. Le groupe a notamment évoqué la baisse de la demande américaine, un taux de change du dollar défavorable et le maintien de stocks élevés chez ses clients.

    TFF a également indiqué que ses prévisions d’activité pour l’ensemble de l’exercice étaient affectées par la diminution des volumes de récolte viticole en Europe en 2026, à la suite des épisodes de chaleur extrême et de sécheresse survenus pendant l’été.

    La société prévoit une nouvelle baisse de son chiffre d’affaires et de ses résultats au cours de l’exercice 2026/2027. La direction anticipe une fin du cycle baissier d’ici 2028, cette échéance restant toutefois prévisionnelle.

    Par ailleurs, TFF a annoncé le 7 septembre le lancement de TFF Upcycling, une nouvelle activité consacrée à la collecte, au traitement et à la commercialisation de tonneaux usagés provenant de domaines viticoles.

    Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’intégration verticale du groupe.

    Pour l’exercice 2026, TFF a publié un chiffre d’affaires de 312,7 millions d’euros et un EBITDA de 48,2 millions d’euros.

    L’entreprise emploie 1 255 personnes et dessert des clients dans 80 pays.

    La prochaine publication financière de TFF, consacrée aux résultats semestriels, est prévue le 6 janvier 2027.