Tonnellerie Francois Freres SA (EU:TFF), spécialiste français des fûts en chêne haut de gamme destinés aux secteurs du vin et des spiritueux, a publié des résultats annuels en forte baisse et averti que les conditions de marché devraient rester difficiles tout au long de l’exercice 2026/27, entraînant un net repli du titre jeudi.
L’action TFF Group a perdu 4,3 % à 15,60 euros à la Bourse de Paris, sous-performant largement le CAC 40, qui progressait de 0,4 %.
Le ralentissement de la demande pèse sur les résultats
Pour l’exercice clos le 30 avril, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 312,7 millions d’euros, en baisse de 26,5 % par rapport à l’année précédente. Le bénéfice net a reculé de 71,1 % à 9,2 millions d’euros, tandis que l’EBITDA a diminué de 40,4 %, reflétant une demande plus faible dans les activités liées au vin comme aux spiritueux, les clients ayant reporté leurs investissements dans un environnement économique difficile.
Selon l’entreprise, cette détérioration s’explique par la faiblesse persistante des marchés mondiaux du vin et des spiritueux, une récolte décevante, la prudence des clients en matière d’investissement ainsi que les droits de douane américains, qui ont freiné les investissements des producteurs de vin aux États-Unis. La faiblesse du dollar américain a également pesé sur les ventes publiées.
Les activités liées aux spiritueux restent les plus affectées
La division spiritueux a continué d’être la plus pénalisée. Les revenus de l’activité bourbon ont fortement diminué après une baisse de 28 % des volumes de fûts vendus, tandis que les activités liées au whisky écossais ont souffert d’une demande moins dynamique et d’un recul des prix sur le marché des fûts.
Les activités dédiées au vin ont également été confrontées à une demande atone sur plusieurs marchés d’exportation clés, accentuant la pression sur les performances du groupe.
Les perspectives restent prudentes
La direction prévoit une nouvelle baisse de l’activité au cours de l’exercice 2026/27, même si le recul devrait être moins marqué que celui enregistré cette année. Cette prévision laisse entendre qu’un redressement significatif des marchés finaux n’est pas attendu à court terme.
Afin de préserver sa flexibilité financière, le groupe a également proposé de réduire le dividende annuel à 0,40 euro par action, contre 0,50 euro précédemment.









