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  • Les valeurs européennes des semi-conducteurs reculent après le repli de Samsung

    Les valeurs européennes des semi-conducteurs reculent après le repli de Samsung

    Les actions des fabricants européens de semi-conducteurs ont terminé en baisse mardi après le fort recul de Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ), malgré la publication par le groupe de résultats préliminaires record, les investisseurs s’interrogeant sur la pérennité du rallye alimenté par l’intelligence artificielle.

    ASML (EU:ASML) a perdu 4,2 % à Amsterdam à 07h42 GMT, tandis que STMicroelectronics (BIT:STMMI) et Infineon (TG:IFX) ont chacune cédé plus de 4 %. ASM International (EU:ASM) et BE Semiconductor (EU:BESI) ont abandonné plus de 3 %, tandis que Soitec a chuté jusqu’à 10,4 %, dans le sillage des marchés asiatiques.

    Les résultats de Samsung ne suffisent pas à rassurer le marché

    L’action Samsung a reculé d’environ 7 % après la publication de ses résultats préliminaires du deuxième trimestre, tandis que son concurrent SK Hynix a perdu 6 %, entraînant une baisse de près de 5 % de l’indice sud-coréen KOSPI.

    Samsung prévoit un bénéfice d’exploitation de 89,4 billions de wons (58,44 milliards de dollars) au deuxième trimestre, soit près de 19 fois plus qu’un an auparavant et davantage que le bénéfice cumulé des trois exercices précédents. Ce chiffre dépasse également le SmartEstimate de LSEG, fixé à 87,3 billions de wons. Le chiffre d’affaires devrait progresser de 129 % pour atteindre 171 billions de wons.

    Les interrogations sur l’IA persistent

    Malgré ces résultats exceptionnels, plusieurs analystes estiment que la réaction négative des marchés reflète des attentes déjà intégrées dans les cours ainsi que des inquiétudes concernant la durée du cycle de croissance lié à l’intelligence artificielle.

    « Les solides résultats de Samsung étaient largement attendus et avaient déjà été intégrés dans le cours de Bourse après la hausse du titre avant la publication des résultats », a déclaré Albert Yong, managing partner chez Petra Capital Management, dans des propos rapportés par Reuters.

    Il a ajouté que les investisseurs restent concentrés sur « la pérennité du boom de l’intelligence artificielle et le risque d’un ralentissement des dépenses consacrées aux infrastructures d’IA par les grandes entreprises technologiques américaines. »

    Les résultats préliminaires de Samsung incluent des charges exceptionnelles liées aux provisions pour les primes des salariés. Plus tôt cette année, le groupe a supprimé le plafond limitant les bonus à 1 000 % du salaire de base et a décidé d’affecter 10,5 % de son bénéfice d’exploitation aux primes du personnel, à la suite de plusieurs semaines de mobilisation syndicale.

    Par ailleurs, la forte hausse des prix des mémoires au cours de l’année écoulée alimente également les interrogations sur la solidité de la demande dans le secteur.

    Samsung doit publier ses résultats détaillés du deuxième trimestre, incluant les performances de chacune de ses divisions, le 30 juillet.

  • RBC initie sa couverture du secteur européen de la distribution alimentaire avec une préférence pour Carrefour et Jerónimo Martins

    RBC initie sa couverture du secteur européen de la distribution alimentaire avec une préférence pour Carrefour et Jerónimo Martins

    RBC Capital Markets a lancé sa couverture de quatre grands distributeurs alimentaires européens, attribuant une recommandation Outperform à Carrefour (EU:CA) et Jerónimo Martins (EU:JMT), tandis qu’Ahold Delhaize (EU:AD) et Colruyt Group (TG:EFC1) bénéficient d’une recommandation Sector Perform.

    Selon le courtier, Carrefour et Jerónimo Martins offrent le meilleur équilibre entre croissance des bénéfices et valorisation, grâce à un potentiel de progression des marges plus important au cours des prochaines années.

    Carrefour soutenu par l’amélioration de son efficacité opérationnelle

    RBC a fixé un objectif de cours de 22 € pour Carrefour, mettant en avant « l’approche plus disciplinée, plus simple sur le plan opérationnel et davantage axée sur la rentabilité adoptée par Carrefour ».

    Le courtier estime que le renforcement du positionnement prix du distributeur ainsi que ses projets de développement en France, en Espagne et au Brésil devraient soutenir sa croissance. RBC prévoit également un rendement du flux de trésorerie disponible à deux chiffres cette année, une amélioration de 1,5 point du rendement des capitaux employés et une progression d’environ 55 points de base de la marge opérationnelle d’ici 2028.

    Carrefour vise une part de marché de 25 % en France à l’horizon 2030, contre environ 22 % actuellement, grâce notamment à l’alliance d’achats Concordis conclue avec Coopérative U et le groupe allemand RTG Group.

    RBC intègre également un dividende exceptionnel cumulé de 0,69 € par action sur les trois prochaines années et prévoit une baisse du levier financier à environ 1,7 fois cette année. Son objectif de cours de 22 € repose sur la moyenne entre une valorisation par actualisation des flux de trésorerie (DCF) de 24 € et une valorisation par somme des parties de 19 €.

    Jerónimo Martins reste apprécié malgré un contexte plus difficile en Pologne

    RBC a fixé un objectif de cours de 22 € pour Jerónimo Martins, estimant que « nous pensons qu’il gère bien la situation » malgré des perspectives de croissance plus modérées pour Biedronka, sa filiale polonaise.

    Une enquête menée par RBC auprès de 300 consommateurs polonais montre que Biedronka reste l’enseigne la mieux classée en matière de rapport qualité-prix et de diversité de l’offre, Lidl arrivant toutefois de très près.

    Le courtier prévoit une croissance des ventes à périmètre comparable de 2,8 % cette année pour Biedronka et une augmentation d’environ 8 % de son parc de magasins en Pologne au cours des trois prochaines années, tout en poursuivant son développement en Slovaquie. Il anticipe également une marge d’EBITDA de 8,2 % à l’horizon de l’exercice 2028.

    RBC souligne que le titre se négocie à environ 13 fois les bénéfices attendus pour 2026, soit une décote d’environ 30 % par rapport à sa moyenne historique. Son objectif de cours correspond à la moyenne entre une valorisation DCF de 25 € et une valorisation par somme des parties de 20 €.

    Une approche plus prudente sur Ahold Delhaize

    Pour Ahold Delhaize, RBC fixe un objectif de cours de 38 €, qualifiant le groupe de « distributeur alimentaire européen de grande qualité, générant d’importants flux de trésorerie, doté d’un bilan solide et de marges saines ».

    Le courtier estime toutefois que les investissements destinés à renforcer l’offre commerciale devraient maintenir la marge opérationnelle autour de 4 % à court terme.

    Une enquête menée auprès de 300 consommateurs américains a mis en évidence plusieurs axes d’amélioration concernant l’offre de produits et la qualité des magasins Food Lion. Ahold Delhaize prévoit d’investir 1 milliard de dollars dans sa politique tarifaire aux États-Unis sur quatre ans dans le cadre de sa stratégie « Growing Together », avec un objectif de croissance annuelle des ventes de 4 %.

    RBC prévoit un rendement du flux de trésorerie disponible compris entre 7 % et 8 % et rappelle que le groupe a redistribué plus de 10 milliards d’euros à ses actionnaires au cours des cinq dernières années.

    Colruyt jugé correctement valorisé

    RBC attribue un objectif de cours de 37 € à Colruyt Group, estimant que « la valorisation actuelle est juste ».

    Le courtier rappelle que le distributeur a perdu environ 200 points de base de part de marché en Belgique au cours des cinq dernières années, notamment en raison d’évolutions réglementaires ayant favorisé les enseignes franchisées autorisées à ouvrir le dimanche.

    Malgré cela, RBC s’attend à ce que Colruyt maintienne une marge opérationnelle légèrement supérieure à 4 %, soutenue par l’alliance d’achats Vasco International Trading avec Superunie et Coop Group, ainsi que par les gains liés à l’automatisation et à l’intégration verticale.

    Le courtier prévoit une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires d’environ 1 % entre les exercices 2026 et 2029, ainsi qu’un rendement du flux de trésorerie disponible compris entre 8 % et 9 %.

    Carrefour et Jerónimo Martins restent les valeurs préférées de RBC

    Parmi les quatre groupes couverts, RBC indique préférer Carrefour et Jerónimo Martins « pour leurs ratios PEG plus attractifs et leurs perspectives de progression des marges mieux définies ».

  • L’action Soitec chute dans le sillage du repli du secteur des semi-conducteurs

    L’action Soitec chute dans le sillage du repli du secteur des semi-conducteurs

    L’action Soitec (EU:SOI) a fortement reculé mardi, perdant 12,7 % à 103,35 €, alors qu’une vague de ventes a frappé le secteur européen des semi-conducteurs après la réaction décevante du marché aux résultats préliminaires du deuxième trimestre de Samsung Electronics.

    Bien que Samsung ait publié des bénéfices trimestriels records, les investisseurs attendaient encore davantage, ce qui a déclenché un repli généralisé des valeurs asiatiques du secteur. Cette faiblesse s’est rapidement propagée aux fabricants de semi-conducteurs à l’échelle mondiale, l’indice sud-coréen Kospi chutant d’environ 5 % au cours de la séance, entraînant même une suspension temporaire des échanges.

    Le mouvement de vente entraîne Soitec en forte baisse

    Soitec a ouvert à 113,35 € avant de tomber jusqu’à un plus bas intrajournalier de 102,40 €, nettement sous son cours de clôture précédent de 118,40 €, les investisseurs réduisant leur exposition au secteur des semi-conducteurs.

    Cette baisse s’inscrit également dans un contexte technique qui s’était progressivement dégradé ces derniers jours. Des forums d’investisseurs français avaient signalé dès les 2 et 3 juillet que l’indicateur MACD était passé en territoire négatif et que le RSI était retombé sous le seuil de 50, indiquant une phase de correction après le spectaculaire rebond du titre depuis son plus bas sur 52 semaines de 22,62 € jusqu’à un sommet de 200,50 €.

    Les analystes avaient déjà adopté un ton plus prudent

    Le sentiment des investisseurs avait également été affecté par plusieurs révisions à la baisse des objectifs de cours avant la séance de mardi.

    Le magazine financier INVESTIR a progressivement abaissé son objectif de cours sur Soitec, passant de 210 € fin mai à 180 € fin juin, puis à 150 € le 3 juillet. Ces ajustements reflètent une prudence croissante concernant les perspectives bénéficiaires à court terme et les niveaux de valorisation du groupe.

    Un contexte de marché peu favorable

    Le marché dans son ensemble n’a apporté qu’un soutien limité aux valeurs technologiques. Le CAC 40 évoluait autour de 8 508 points le 3 juillet, tandis que l’inflation en zone euro continuait de se rapprocher de l’objectif de la Banque centrale européenne et que la production industrielle française pour le mois de mai s’est révélée meilleure qu’attendu.

    Dans le même temps, les principaux indices américains progressaient, ce qui suggère que la forte baisse de Soitec est principalement liée à des facteurs propres au secteur des semi-conducteurs plutôt qu’à un mouvement général des marchés.

    Les investisseurs attendent les prochains résultats

    La combinaison d’un repli généralisé des valeurs des semi-conducteurs, d’une dégradation des indicateurs techniques après plusieurs mois de forte hausse et d’un ton plus prudent de la part des analystes a ramené Soitec près du bas de sa récente fourchette de négociation.

    Le prochain rendez-vous majeur pour les investisseurs sera la publication du chiffre d’affaires du premier trimestre de l’exercice 2027, prévue le 28 juillet.

  • Barclays relève sa recommandation sur Legrand grâce à la demande des centres de données liés à l’IA

    Barclays relève sa recommandation sur Legrand grâce à la demande des centres de données liés à l’IA

    Barclays a relevé sa recommandation sur Legrand SA (EU:LR), passant de Equal Weight à Overweight, estimant que le marché sous-évalue le potentiel de croissance à court terme du groupe porté par les investissements dans les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, tout en surestimant les risques à long terme liés à la transition vers les architectures électriques en courant continu 800 volts (800VDC).

    L’action Legrand a progressé de 1,7 % à 145,45 € à la Bourse de Paris, surperformant le CAC 40, qui gagnait 0,6 %.

    Un objectif de cours relevé grâce à de meilleures perspectives de croissance

    La banque a porté son objectif de cours de 159 € à 185 €, soit un potentiel de hausse d’environ 29 % par rapport au cours de clôture de 143,35 € enregistré le 3 juillet. Barclays a également relevé ses prévisions d’EBITA ajusté pour la période 2026-2028 de 4 % à 6 %, en raison d’une construction de centres de données plus dynamique que prévu et de l’élargissement du portefeuille de produits de Legrand.

    Selon Barclays, les prévisions du marché restent trop prudentes concernant la demande dans les deux prochaines années, alors que les investissements dans les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle continuent de s’accélérer. La banque estime que le marché adressable des équipements électriques, des systèmes de refroidissement et des services associés pourrait atteindre environ 140 milliards de dollars en 2028, même en supposant que les fournisseurs occidentaux ne captent qu’une part limitée du marché chinois.

    Les inquiétudes concernant le passage au 800VDC sont jugées excessives

    Barclays considère que les investisseurs accordent trop d’importance aux conséquences potentielles du futur passage de l’industrie aux architectures électriques 800VDC.

    Si cette évolution devrait réduire la demande pour certains équipements électriques traditionnels, notamment les systèmes d’alimentation sans interruption (UPS) et les unités de distribution électrique (PDU), la banque souligne que Legrand a déjà réorienté son portefeuille vers des segments à plus forte croissance, tels que les jeux de barres électriques, les solutions de refroidissement et les services. Barclays estime donc que l’impact à long terme sur les bénéfices sera nettement plus limité que ce que le marché anticipe actuellement.

    Le courtier prévoit également que les déploiements du 800VDC ne représenteront qu’une faible part des nouvelles installations de centres de données à partir de la fin de 2027, avant d’atteindre environ 30 % des nouvelles installations d’ici 2029, laissant aux fournisseurs le temps d’adapter leurs gammes de produits.

    Enfin, Barclays souligne que Legrand a réalisé plusieurs acquisitions ciblées dans le secteur des centres de données cette année, renforçant ainsi son exposition aux segments les plus porteurs.

  • L’or recule sous l’effet du rebond du dollar américain

    L’or recule sous l’effet du rebond du dollar américain

    Le redressement du dollar pèse sur le métal précieux

    Le cours de l’or au comptant a reculé lundi, le dollar américain retrouvant de la vigueur après les fortes pertes enregistrées la semaine précédente, tandis que les investisseurs continuent d’évaluer les perspectives des taux d’intérêt aux États-Unis.

    Après avoir rebondi depuis un plus bas de huit mois la semaine dernière, l’or a perdu de son élan à mesure que le billet vert se redressait après avoir touché un creux de près de deux semaines.

    À 11h43 GMT, l’or au comptant reculait de 0,5 % à 4 154,14 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 1,0 % à 4 166,76 dollars l’once.

    David Morrison, Senior Market Analyst chez Trade Nation, a déclaré :

    « Le billet vert s’est redressé ce matin, entraînant l’or à la baisse. Seul le temps dira si ce recul sera de courte durée ou plus marqué. »

    Première hausse hebdomadaire depuis mai

    Malgré le repli observé lundi, l’or a terminé la semaine dernière en hausse de plus de 2 %, enregistrant ainsi sa première progression hebdomadaire depuis la mi-mai.

    Cette hausse a été alimentée par des chiffres de l’emploi américain plus faibles que prévu, qui ont conduit les investisseurs à réduire leurs anticipations d’une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale cette année.

    L’inflation et le marché du travail demeurent les deux principaux critères pris en compte par la banque centrale dans ses décisions de politique monétaire. Une inflation persistante associée à un marché de l’emploi solide renforce les arguments en faveur d’un resserrement monétaire.

    Des taux d’intérêt plus élevés sont généralement défavorables à l’or, car ils augmentent le coût d’opportunité des actifs ne générant pas de rendement. Ce facteur a largement pesé sur les performances du métal précieux cette année après les records atteints en janvier.

    Les autres métaux précieux reculent également

    L’argent et le platine ont également évolué en baisse après leurs solides performances de la semaine précédente.

    L’argent au comptant a perdu 1,1 % à 61,7430 dollars l’once, tandis que le platine au comptant reculait de 0,4 % à 1 635,31 dollars l’once.

    Les marchés attendent les minutes de la Fed

    L’indice du dollar a progressé de 0,1 % lundi alors que les investisseurs réévaluaient les perspectives d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale.

    Même après son recul de la semaine dernière, le dollar reste proche des sommets de 13 mois atteints en juin, l’inflation persistante continuant d’entretenir les incertitudes sur l’évolution des taux.

    Les marchés attendent désormais la publication des minutes de la réunion de juin de la Réserve fédérale, qui devraient apporter davantage de précisions sur les intentions des responsables monétaires.

    Si le recul des prix du pétrole a contribué à apaiser certaines inquiétudes inflationnistes, les investisseurs surveillent toujours les pressions sur les prix liées au développement rapide de l’intelligence artificielle ainsi que les effets économiques de la hausse des températures mondiales.

    Lors de leur réunion de juin, les responsables de la Réserve fédérale avaient indiqué qu’une inflation persistante pourrait encore justifier au moins une nouvelle hausse des taux cette année.

  • Les ventes au détail de la zone euro dépassent les attentes en mai

    Les ventes au détail de la zone euro dépassent les attentes en mai

    La croissance annuelle accélère

    Les ventes au détail dans la zone euro ont progressé de 1,6 % sur un an en mai, dépassant les attentes du marché fixées à 1,5 % et accélérant par rapport à la hausse de 0,9 % enregistrée en avril.

    Selon Eurostat, le volume des ventes au détail corrigé des variations saisonnières a également augmenté de 0,2 % par rapport au mois précédent dans les 21 pays de la zone euro.

    Les produits alimentaires soutiennent la progression

    Eurostat indique que la hausse mensuelle a été principalement portée par une augmentation de 0,6 % des ventes de produits alimentaires, de boissons et de tabac, ainsi que par une progression de 0,1 % des produits non alimentaires hors carburants.

    Cette évolution a été en partie compensée par un recul des ventes de carburants dans les magasins spécialisés.

    Les dépenses des ménages restent solides

    Ces chiffres interviennent alors que les investisseurs continuent d’évaluer les conséquences de la hausse des prix de l’énergie provoquée par le conflit avec l’Iran sur l’économie de la zone euro.

    Même si l’Europe a été moins directement touchée que d’autres régions, de nombreux pays restent dépendants des importations transitant par le détroit d’Ormuz, ce qui maintient les coûts énergétiques au cœur des préoccupations.

    Les prix du pétrole sont revenus à leurs niveaux d’avant le conflit après l’accord de paix intérimaire conclu en juin entre les États-Unis et l’Iran, mais les marchés surveillent toujours l’impact de cette flambée des prix sur l’inflation et la consommation.

    Capital Economics estime que la consommation reste résistante

    La Banque centrale européenne avait souligné les risques liés à l’inflation énergétique lors de sa dernière hausse des taux, faisant des dépenses des ménages un indicateur clé de la résilience économique.

    Jack Allen-Reynolds, économiste en chef adjoint pour la zone euro chez Capital Economics, a déclaré :

    « La hausse des volumes des ventes au détail dans la zone euro en mai montre que les consommateurs ont continué à dépenser malgré la baisse de la confiance et des revenus réels au deuxième trimestre. Elle renforce également notre conviction que l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le PIB de la zone euro sera très limité. »

  • Le pétrole recule après la décision de l’OPEP+ d’augmenter une nouvelle fois sa production

    Le pétrole recule après la décision de l’OPEP+ d’augmenter une nouvelle fois sa production

    Les perspectives d’une offre plus abondante pèsent sur les cours

    Les prix du pétrole ont reculé de plus de 1 % lundi après que l’OPEP+ a décidé d’augmenter une nouvelle fois ses objectifs de production à partir du mois d’août, tandis que les exportations via le détroit d’Ormuz continuent de se redresser, renforçant les anticipations d’une offre mondiale plus abondante.

    À 07h56 GMT, le Brent perdait 1,02 dollar, soit 1,41 %, à 71,10 dollars le baril, après avoir gagné 0,45 % vendredi. Le pétrole américain WTI reculait de 80 cents, soit 1,16 %, à 67,89 dollars le baril. Aucun prix de clôture officiel n’avait été enregistré vendredi pour le WTI en raison de la fermeture des marchés américains à l’occasion de la fête nationale.

    L’OPEP+ poursuit le relèvement de sa production

    Les cours du pétrole étaient restés globalement stables la semaine dernière après plusieurs semaines de baisse, les investisseurs suivant de près les discussions entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la reprise progressive des exportations dans le Golfe.

    Dimanche, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, ont convenu d’augmenter leur objectif collectif de production de 188 000 barils par jour supplémentaires à compter du mois d’août, après des hausses similaires en juin et en juillet.

    Jusqu’à présent, cette augmentation est restée largement théorique, le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran ayant perturbé le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz. Toutefois, la reprise des exportations laisse désormais entrevoir une augmentation des volumes disponibles sur le marché mondial.

    Les analystes restent prudents sur les perspectives des prix

    Les analystes de PVM estiment que les producteurs augmentent leurs ventes dans un marché toujours orienté à la baisse.

    « Ils vendent sur un marché en recul, laissant peu d’espoir d’un redressement rapide des prix », ont-ils indiqué.

    Ils ajoutent que « Cependant, des prix du pétrole plus faibles stimuleront sans aucun doute la demande à plus long terme. »

    Les données montrent que les exportations de pétrole du Golfe ont progressé de plus de trois millions de barils par jour en juin par rapport au mois précédent, dépassant les 10 millions de barils quotidiens, même si elles restent environ 40 % inférieures à leur niveau d’avant le conflit.

    ANZ anticipe un recul de la demande mondiale

    ANZ prévoit désormais une baisse de la demande mondiale de pétrole de 1,5 million de barils par jour en 2026 après un ralentissement plus marqué que prévu au deuxième trimestre.

    La banque a déclaré : « Nous prévoyons désormais que la demande mondiale de pétrole reculera de 1,5 million de barils par jour en 2026, reflétant un ralentissement du deuxième trimestre plus marqué qu’attendu, avec des baisses annuelles pouvant atteindre 4 millions de barils par jour selon les données préliminaires. »

    Elle ajoute : « Cependant, nous nous attendons à ce que les pertes de demande s’atténuent au second semestre à mesure que l’offre s’améliore et qu’une partie de la consommation reportée revienne sur le marché. »

    Par ailleurs, Abu Dhabi National Oil Company a vendu environ 16 millions de barils de brut dans le cadre de son dernier appel d’offres au comptant avec des décotes plus importantes, signe d’une offre croissante sur le marché spot.

    Dans le même temps, les exportations de pétrole depuis les ports occidentaux de la Russie ont atteint un niveau record en juin et devraient rester élevées en juillet, les attaques de drones contre les raffineries continuant de favoriser les exportations de brut.

  • Les contrats à terme de Wall Street progressent avant l’ISM des services tandis que l’OPEP+ augmente sa production: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street progressent avant l’ISM des services tandis que l’OPEP+ augmente sa production: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les marchés américains repartent après le week-end prolongé

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains ont évolué en légère hausse lundi après le week-end prolongé de la fête nationale américaine, les investisseurs se préparant à une semaine riche en statistiques économiques et en interventions des banques centrales.

    À 07h01 GMT, les contrats à terme sur le Dow Jones étaient pratiquement inchangés, ceux sur le S&P 500 progressaient de 0,3 % et ceux sur le Nasdaq 100 gagnaient 0,9 %.

    Les marchés attendent désormais plusieurs indicateurs majeurs après les chiffres de l’emploi américain publiés la semaine dernière, qui ont renforcé les anticipations d’une politique monétaire moins restrictive de la Réserve fédérale.

    L’indice ISM des services au centre de l’attention

    Les investisseurs suivront attentivement la publication de l’indice ISM des services pour le mois de juin.

    Le consensus prévoit un léger repli de l’indice à 54,2 points contre 54,5 en mai. Un niveau supérieur à 50 continue de signaler une expansion de l’activité.

    Le secteur des services représentant plus des deux tiers de l’économie américaine, cet indicateur demeure un baromètre essentiel de la croissance des États-Unis.

    La semaine dernière, l’indice ISM manufacturier avait déjà montré un ralentissement plus marqué que prévu, reflétant les incertitudes géopolitiques et l’évolution rapide des investissements liés à l’intelligence artificielle.

    L’OPEP+ relève une nouvelle fois ses objectifs de production

    Les prix du pétrole ont légèrement reculé après que l’OPEP+ a annoncé une hausse de sa production de 188 000 barils par jour à compter du mois d’août.

    Le Brent a cédé environ 0,4 % à 71,86 dollars le baril, tandis que le WTI reculait d’environ 0,2 % à 68,63 dollars.

    Cette nouvelle augmentation s’ajoute aux relèvements décidés pour juin et juillet, alors que l’amélioration de la situation dans le détroit d’Ormuz contribue également à apaiser les inquiétudes sur l’offre mondiale.

    L’or recule avec le rebond du dollar

    L’or au comptant a perdu du terrain, le dollar américain retrouvant une partie de sa vigueur après son récent repli.

    Le renforcement du billet vert réduit généralement l’attrait de l’or pour les investisseurs internationaux en augmentant son coût d’achat.

    Le métal précieux avait précédemment bénéficié de statistiques américaines décevantes sur l’emploi, qui avaient conduit les marchés à réduire leurs anticipations de nouvelles hausses de taux par la Réserve fédérale en 2026.

    Foxconn profite de l’essor de l’intelligence artificielle

    Foxconn (USOTC:FXCOF), officiellement Hon Hai Precision Industry, a annoncé une hausse de 39,8 % de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre, à 2 513 milliards de dollars taïwanais (78,71 milliards de dollars américains).

    Le premier fabricant mondial d’électronique en sous-traitance a indiqué que la forte demande pour les infrastructures liées à l’intelligence artificielle avait soutenu les ventes de ses activités cloud et réseaux.

    Le groupe a toutefois souligné que les tensions géopolitiques continuaient de représenter un facteur d’incertitude.

  • Les marchés européens restent proches de leurs records avant les minutes de la Fed et les discours des banques centrales: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens restent proches de leurs records avant les minutes de la Fed et les discours des banques centrales: DAX, CAC, FTSE100

    Les investisseurs marquent une pause après le récent rallye

    Les marchés actions européens ont évolué sans grande variation lundi, restant proches de leurs sommets historiques après une semaine particulièrement solide. Les investisseurs ont adopté une attitude prudente avant plusieurs interventions de responsables des banques centrales et une série d’indicateurs économiques attendus dans les prochains jours.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 est resté proche de son record historique, soutenu par les attentes d’un ralentissement de l’inflation et d’un marché de l’emploi américain moins dynamique, deux facteurs susceptibles de réduire les pressions sur les taux d’intérêt.

    Le DAX allemand, le CAC 40 français et le FTSE 100 britannique évoluaient tous autour de l’équilibre en début de séance.

    Le recul des anticipations d’inflation soutient les actions

    Les marchés européens ont terminé la semaine dernière sur de nouveaux sommets, le STOXX 600 et l’Euro Stoxx 50 ayant atteint des niveaux records. Le DAX a mené la progression grâce au rebond de grandes valeurs industrielles telles que Siemens et à un élargissement du mouvement acheteur au-delà des valeurs technologiques.

    Les chiffres de l’emploi américain, plus faibles qu’attendu, ont également renforcé les anticipations d’une politique monétaire moins restrictive de la Réserve fédérale.

    La baisse récente des prix du pétrole a par ailleurs contribué à atténuer les craintes liées à l’inflation énergétique après les tensions géopolitiques observées au Moyen-Orient.

    Les secteurs cycliques, notamment l’industrie, la production manufacturière et les services financiers, ont enregistré d’importants flux d’investissement au cours de la semaine passée.

    Les banques centrales au cœur de l’attention

    Les investisseurs attendent désormais la publication mercredi du compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Les minutes devraient conserver un ton relativement ferme, même si le récent repli des prix du pétrole pourrait modifier les perspectives d’inflation.

    Les marchés suivront également les interventions du gouverneur de la Fed Christopher Waller, de la présidente de la BCE Christine Lagarde ainsi que des membres du directoire Isabel Schnabel et Philip Lane.

    Les données économiques apporteront de nouveaux repères

    La semaine sera également marquée par plusieurs publications importantes concernant l’économie de la zone euro.

    Les ventes au détail, les prix à la production et la production industrielle allemande du mois de mai permettront d’évaluer la vigueur de la reprise économique.

    Ces indicateurs devraient offrir des précisions sur l’évolution de l’activité manufacturière et sur la résilience de la demande des consommateurs.

    easyJet se distingue parmi les valeurs

    Parmi les principales hausses, easyJet (LSE:EZJ) a bondi de près de 10 % après avoir accepté en principe les conditions de l’offre de rachat proposée par Castlelake.

  • Les rendements obligataires de la zone euro se stabilisent tandis que le Bund allemand à 10 ans recule après un sommet de deux semaines

    Les rendements obligataires de la zone euro se stabilisent tandis que le Bund allemand à 10 ans recule après un sommet de deux semaines

    Les investisseurs restent prudents avant une semaine décisive

    Les rendements des emprunts d’État de la zone euro ont peu évolué lundi, le rendement du Bund allemand à dix ans reculant légèrement après avoir atteint son plus haut niveau depuis deux semaines. Les marchés obligataires ont adopté une position d’attente avant plusieurs publications économiques majeures et les prochaines communications des banques centrales.

    Le rendement du Bund à dix ans est revenu d’un pic de 2,95 % à environ 2,91 %, tandis que le Bund à deux ans, particulièrement sensible aux anticipations de taux d’intérêt, est resté pratiquement inchangé.

    Le recul du pétrole et le ralentissement de l’inflation soutiennent les obligations

    Cette phase de consolidation intervient après la première hausse hebdomadaire des rendements souverains de la zone euro depuis le début du mois de juin, avec une progression d’environ huit points de base.

    La baisse des prix du pétrole et une inflation en zone euro plus faible que prévu ont contribué à limiter la hausse des rendements. Le Brent évoluait autour de 71,66 dollars le baril, les espoirs de nouvelles discussions de paix au Moyen-Orient atténuant les inquiétudes sur l’offre énergétique.

    Dans le même temps, la courbe des taux continue de s’aplatir, signe d’un ajustement des anticipations de politique monétaire.

    Les marchés attendent les signaux de la Fed et de la BCE

    Les investisseurs obligataires restent prudents avant la publication mercredi du compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale américaine.

    Même si les dernières statistiques sur l’emploi aux États-Unis suggèrent un ralentissement de l’économie et alimentent les attentes d’une politique monétaire moins restrictive, les marchés s’attendent à ce que les minutes conservent un ton relativement ferme, reflétant les précédentes projections d’au moins une nouvelle hausse des taux cette année.

    En Europe, les interventions de plusieurs responsables de la Banque centrale européenne, dont la présidente Christine Lagarde et l’économiste en chef Philip Lane, retiendront également l’attention.

    Une semaine riche en indicateurs économiques

    Les investisseurs analyseront également les prochaines statistiques sur les ventes au détail dans la zone euro, les prix à la production ainsi que la production industrielle allemande de mai.

    Ces données permettront d’évaluer si le secteur manufacturier européen montre enfin des signes de reprise après une longue période de ralentissement.