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  • L’or recule après un sommet de deux mois alors que les marchés réévaluent les perspectives de taux de la Fed

    L’or recule après un sommet de deux mois alors que les marchés réévaluent les perspectives de taux de la Fed

    Les prix de l’or ont reculé jeudi après avoir atteint leur plus haut niveau depuis plus de deux mois, les investisseurs mettant en balance des données encourageantes sur l’inflation américaine et les craintes que les coûts élevés de l’énergie n’incitent la Réserve fédérale à rester prudente concernant l’évolution des taux d’intérêt. À 01h54 ET (05h54 GMT), XAU/USD perdait 0,5 % à 4 388,64 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or reculaient de 0,5 % à 4 446,12 dollars. XAG/USD cédait 0,4 % à 65,08 dollars l’once et XPT/USD baissait de 0,6 % à 1 746,71 dollars.

    Un CPI plus faible réduit la pression immédiate sur la Fed

    L’or a progressé jusqu’à 0,9 % mercredi pour atteindre environ 4 450 dollars l’once, son niveau le plus élevé depuis plus de deux mois, avant de céder une partie de ses gains. Le repli s’est poursuivi au début des échanges jeudi, avec un cours au comptant en baisse d’environ 0,5 %.

    Le métal précieux avait gagné environ 1 % après que les données ont montré que les prix à la consommation aux États-Unis n’avaient augmenté que de 0,1 % sur un mois en juillet, conformément aux attentes. Cette lecture suggère que le choc sur les prix de l’énergie associé au conflit avec l’Iran ne s’est pas encore traduit par une impulsion inflationniste nettement plus forte.

    Les chiffres ont incité les opérateurs à réduire leurs anticipations concernant une hausse imminente des taux américains. Selon le CME FedWatch, les marchés estimaient à environ 38 %-40 % la probabilité d’une hausse des taux en septembre, contre 46 % avant la publication du CPI.

    La Réserve fédérale a maintenu son taux directeur à 3,50 %-3,75 % lors de sa réunion de juillet, même si trois responsables se sont prononcés en faveur d’une augmentation.

    L’attention se porte désormais sur le rapport américain des prix à la production attendu jeudi, qui fournira une nouvelle indication sur les pressions inflationnistes avant la prochaine décision de la Fed.

    D’autres statistiques sur l’emploi et l’inflation seront également publiées avant la réunion de septembre. Les investisseurs suivront par ailleurs attentivement les déclarations du président de la Fed, Kevin Warsh, lors du symposium de Jackson Hole plus tard ce mois-ci afin d’obtenir des indications sur la manière dont les responsables évaluent l’équilibre entre inflation et croissance économique.

    Des taux d’intérêt plus élevés constituent généralement un obstacle pour l’or, puisque le métal précieux ne génère aucun revenu d’intérêt.

    Les incertitudes autour du détroit d’Ormuz entretiennent les risques inflationnistes

    Même si le ralentissement de l’inflation à la consommation a initialement soutenu l’or en réduisant les anticipations d’une hausse imminente des taux, le métal précieux a depuis abandonné une partie de ces gains.

    Les efforts visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran et à rétablir une circulation normale dans le détroit d’Ormuz restent irréguliers, maintenant cette voie maritime stratégique sous de fortes restrictions. Le pétrole se dirige vers une progression hebdomadaire alors que les marchés suivent les dernières initiatives diplomatiques entre Washington et Téhéran.

    L’US Dollar Index était pratiquement stable autour de 99,96, n’apportant que peu de nouvelle orientation aux métaux précieux. La baisse des rendements des bons du Trésor et l’affaiblissement du dollar avaient contribué à la précédente progression de l’or, mais ces mouvements se sont depuis modérés.

    La demande chinoise continue de soutenir l’or

    L’or a également bénéficié d’un regain de demande après être parvenu à rester au-dessus du seuil psychologique important de 4 000 dollars l’once.

    La demande chinoise joue un rôle important dans le soutien des prix, la People’s Bank of China ayant prolongé sa série d’achats d’or, tandis que l’appétit des investisseurs pour le métal précieux s’est redressé après la précédente vague de ventes.

    La configuration technique s’est également améliorée. Cette semaine, l’or a dépassé sa moyenne mobile à 100 jours pour la première fois depuis avril, renforçant les signes d’une amélioration de la dynamique sous-jacente.

    Tony Sycamore, analyste principal des marchés chez IG, a déclaré que le recul de l’or pendant la nuit depuis environ 4 441 dollars était lié à des prises de bénéfices avant le rapport CPI, tandis que les commentaires plus restrictifs de la Réserve fédérale et la hausse des prix de l’énergie avaient également encouragé certaines ventes.

    Il a ajouté que le récent rebond avait ramené l’or vers une résistance baissière autour de 4 450 dollars, tracée depuis le record de fin janvier proche de 5 602 dollars. La moyenne mobile à 200 jours, située autour de 4 499 dollars, constitue un obstacle supplémentaire à une poursuite de la hausse.

  • Le pétrole recule face à une demande plus faible et à la hausse des stocks américains

    Le pétrole recule face à une demande plus faible et à la hausse des stocks américains

    Les prix du pétrole ont reculé jeudi, les investisseurs évaluant des perspectives de demande mondiale plus faibles et une forte augmentation des stocks de brut aux États-Unis, tout en restant attentifs aux risques d’approvisionnement liés au détroit d’Ormuz et à d’autres perturbations. Les contrats à terme sur le Brent ont baissé de 91 cents, soit 1 %, à 88,07 dollars le baril à 08h00 GMT, réduisant les gains enregistrés au cours des six séances précédentes. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a perdu 96 cents, soit 1,2 %, à 82,31 dollars le baril après avoir progressé pendant cinq séances consécutives.

    La hausse des stocks américains pèse sur les cours

    La forte augmentation des réserves de brut aux États-Unis a contribué à maintenir les prix sous le seuil de 90 dollars le baril, tandis que les révisions à la baisse des prévisions de demande de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de l’Agence internationale de l’énergie ont accentué la pression.

    L’analyste de PVM John Evans a indiqué que la combinaison de stocks américains plus élevés et de perspectives de demande moins favorables limitait le potentiel de hausse du marché.

    Les données publiées mercredi par l’Energy Information Administration ont montré que les stocks commerciaux américains de pétrole brut avaient enregistré leur plus forte hausse hebdomadaire depuis janvier 2023, sur fond de forte baisse des exportations.

    Les réserves ont augmenté de 17,4 millions de barils pour atteindre 424,4 millions au cours de la semaine terminée le 7 août, leur niveau le plus élevé depuis le 5 juin. Ce chiffre contraste fortement avec le consensus d’un sondage Reuters, qui anticipait une baisse de 1,4 million de barils.

    L’OPEP et l’AIE réduisent leurs prévisions de demande

    Les perspectives de consommation sont également devenues moins favorables après que plusieurs grandes organisations énergétiques ont abaissé leurs estimations.

    L’OPEP a réduit sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026 à 580 000 barils par jour dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier.

    De son côté, l’AIE prévoit désormais une contraction de la consommation de 1,6 million de barils par jour cette année, contre une baisse de 1 million de barils par jour estimée précédemment.

    Selon l’agence, les prix élevés et les restrictions d’approvisionnement liées à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran pèsent sur la demande.

    Les tensions dans le détroit d’Ormuz soutiennent les prix

    Malgré ces perspectives de demande plus faibles, les risques pesant sur l’offre au Moyen-Orient continuent d’apporter un certain soutien au marché pétrolier.

    Une source iranienne de haut rang a déclaré mercredi qu’aucun progrès n’avait été réalisé dans les discussions visant à relancer un accord provisoire entre les États-Unis et l’Iran conclu en juin, ni à fixer un calendrier pour sa mise en œuvre.

    Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est également resté limité. Hors porte-conteneurs, le nombre de passages est tombé à cinq mercredi, son niveau le plus bas depuis trois semaines, selon les données maritimes de Kpler.

    L’absence d’avancée vers la réouverture de cette route énergétique stratégique continue ainsi d’alimenter les inquiétudes concernant l’approvisionnement.

    Les perturbations en mer Noire renforcent les inquiétudes sur l’offre

    Les marchés pétroliers surveillent également les développements entre la Russie et l’Ukraine, alors que les attaques menacent les infrastructures énergétiques et logistiques.

    La Russie a frappé pendant la nuit la zone portuaire d’Izmail, dans la région ukrainienne méridionale d’Odesa, tandis qu’une autre attaque de drone a déclenché un incendie dans une zone industrielle de Salavat, en république russe du Bachkortostan.

    Salavat abrite une importante raffinerie de pétrole, ajoutant une nouvelle source d’incertitude pour des marchés de l’énergie déjà confrontés à des flux d’approvisionnement limités au Moyen-Orient.

    La combinaison de perspectives de consommation plus faibles et de stocks américains en hausse exerce actuellement une pression sur le pétrole, même si les perturbations géopolitiques persistantes limitent l’ampleur du recul.

  • Les bénéfices de Cisco bondissent grâce à l’IA; le PPI américain attendu – ce qui fait bouger les marchés : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les bénéfices de Cisco bondissent grâce à l’IA; le PPI américain attendu – ce qui fait bouger les marchés : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains ont légèrement progressé jeudi, alors que les investisseurs attendent une nouvelle donnée majeure sur l’inflation tout en analysant une nouvelle série de résultats technologiques. Cisco Systems (NASDAQ:CSCO) a reculé dans les échanges après-Bourse malgré des résultats solides soutenus par la demande liée à l’intelligence artificielle, tandis que le fournisseur d’équipements pour semi-conducteurs Applied Materials (NASDAQ:AMAT) doit publier ses comptes après la clôture. Les incertitudes géopolitiques restent également au centre de l’attention, les États-Unis et l’Iran présentant des versions contradictoires concernant le contrôle du détroit d’Ormuz, alors que les négociations sur la réouverture de cette voie maritime stratégique restent bloquées.

    Les futures américains progressent légèrement

    Les contrats à terme liés aux principaux indices de Wall Street évoluaient modestement dans le vert jeudi, tandis que les marchés continuaient d’évaluer les chiffres de l’inflation de juillet et les récents résultats du secteur technologique.

    À 02h58 ET (06h58 GMT), les futures sur le Dow gagnaient 26 points, soit 0,1 %, tandis que ceux sur le S&P 500 progressaient de 6 points, également de 0,1 %. Les futures sur le Nasdaq 100 avançaient de 29 points, soit 0,1 %.

    La séance régulière de mercredi s’est terminée de manière contrastée pour les principaux indices américains. Le S&P 500 et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, ont progressé, tandis que le Dow Jones Industrial Average a légèrement reculé.

    Les investisseurs se sont concentrés sur des données montrant un léger ralentissement de l’inflation annuelle des prix à la consommation aux États-Unis le mois dernier, globalement conforme aux prévisions, même si le niveau général reste élevé. Ces chiffres ont renforcé les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale maintiendra ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion de septembre, plutôt que d’augmenter encore le coût du crédit pour lutter contre l’inflation.

    Les rendements des bons du Trésor américain ont reculé après la publication des chiffres, tandis que le dollar s’est affaibli face à un panier de grandes devises.

    Les bénéfices de Cisco bondissent grâce à la demande liée à l’IA

    Les actions Cisco Systems ont reculé dans les échanges prolongés mercredi, malgré la publication de solides résultats trimestriels par le fournisseur d’équipements de réseau.

    Les analystes cités par Reuters ont souligné que les attentes des investisseurs étaient devenues particulièrement élevées avant la publication. L’action Cisco a progressé de plus de 60 % depuis le début de l’année, profitant de l’envolée de la demande pour les équipements nécessaires au développement des infrastructures d’intelligence artificielle.

    Le directeur général Chuck Robbins a déclaré au Wall Street Journal que Cisco n’avait pas connu un niveau de demande aussi généralisé sur l’ensemble de son portefeuille depuis trois décennies. L’entreprise a reçu des commandes représentant plusieurs milliards de dollars de la part de grands groupes technologiques qui consacrent des sommes croissantes au développement de leurs capacités en IA.

    Robbins a qualifié l’essor de l’IA de « transition technologique la plus rapide » jamais observée par Cisco, selon le WSJ.

    Cisco a enregistré un bénéfice de 3,86 milliards de dollars pour le trimestre clos en juillet, soit 0,97 dollar par action. Le chiffre d’affaires a atteint 17,25 milliards de dollars, contre 14,67 milliards un an auparavant, dépassant les prévisions de Wall Street.

    Pour l’exercice 2027, Cisco prévoit un chiffre d’affaires compris entre 72,2 et 73,4 milliards de dollars, supérieur aux attentes du marché. Les commandes d’infrastructures d’IA provenant des clients hyperscalers devraient atteindre 7,5 milliards de dollars.

    Les résultats d’Applied Materials attendus

    Dans le secteur des semi-conducteurs, l’attention se tourne désormais vers Applied Materials, qui doit publier ses derniers résultats financiers après la clôture de jeudi.

    Selon le consensus Bloomberg, le groupe devrait annoncer un bénéfice ajusté de 3,42 dollars par action pour son troisième trimestre fiscal, sur un chiffre d’affaires net de 9,02 milliards de dollars.

    Pour le trimestre en cours, les analystes anticipent des prévisions faisant état de ventes nettes de 9,62 milliards de dollars et d’un bénéfice ajusté de 3,72 dollars par action.

    Les investissements rapides dans l’intelligence artificielle stimulent la demande pour des puces toujours plus sophistiquées, ce qui profite aux fournisseurs d’équipements pour semi-conducteurs comme Applied Materials. Les processeurs avancés destinés à l’IA nécessitent davantage de plaquettes de silicium ainsi que des équipements de fabrication plus complexes.

    En mai, Applied Materials avait prévu une croissance supérieure à 30 % de son activité d’équipements pour puces et une hausse de plus de 50 % des revenus liés au packaging en 2026. Le directeur général Gary Dickerson a déclaré aux investisseurs que l’entreprise voyait « une base exceptionnellement solide pour une croissance durable du chiffre d’affaires et des bénéfices sur plusieurs années. »

    Washington et Téhéran s’opposent sur le contrôle du détroit d’Ormuz

    En dehors des résultats d’entreprises, les développements au Moyen-Orient continuent d’influencer le sentiment des marchés, notamment en raison des inquiétudes concernant de possibles perturbations des approvisionnements pétroliers régionaux.

    Jeudi, le commandant d’une organisation paramilitaire iranienne a affirmé que le détroit d’Ormuz était « sous le contrôle de l’Iran », selon Al Jazeera. Cette déclaration contredit l’affirmation faite mercredi par le président américain Donald Trump selon laquelle Washington contrôlait cette voie maritime stratégique.

    Les négociations entre Washington et Téhéran sont de nouveau dans l’impasse, tandis que les deux camps continuent de présenter des versions contradictoires concernant le contrôle du détroit. Avant le début de la guerre fin février, environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole transitait par cette route.

    Une source iranienne a indiqué à Reuters que les discussions visant à rétablir un accord-cadre de paix signé en juin n’avaient enregistré aucun progrès, la poursuite des hostilités semblant avoir compromis l’accord.

    Malgré les incertitudes concernant l’offre, les contrats à terme sur le Brent ont légèrement reculé jeudi, les inquiétudes concernant les perspectives de la demande mondiale compensant en partie les craintes liées aux contraintes d’approvisionnement.

    Le PPI américain désormais au centre de l’attention

    Les marchés se tournent maintenant vers l’indice américain des prix à la production pour juillet, susceptible de fournir de nouvelles indications sur l’évolution de l’inflation avant la réunion de septembre de la Réserve fédérale.

    Après la publication du CPI mercredi, la hausse annuelle des prix à la production devrait ralentir à 4,9 %, contre 5,5 % précédemment. Sur un mois, le PPI devrait progresser de 0,2 % après une baisse de 0,3 % en juin.

    Outre la volatilité des prix de l’énergie liée au conflit avec l’Iran, les analystes devraient examiner si les investissements rapides dans les infrastructures d’IA contribuent à des pressions plus générales sur les prix.

    Avec les chiffres du CPI et du PPI désormais disponibles, les économistes pourront également affiner leurs prévisions concernant le prochain indice core des prix des dépenses de consommation personnelle, l’une des mesures privilégiées par la Réserve fédérale pour évaluer l’inflation sous-jacente.

  • Le gaz européen recule après ses récents sommets sous l’effet des prises de bénéfices

    Le gaz européen recule après ses récents sommets sous l’effet des prises de bénéfices

    Les prix du gaz naturel européen ont reculé jeudi, interrompant leur récente progression alors que les opérateurs ont pris leurs bénéfices après la forte hausse observée sur les marchés de l’énergie.

    Les contrats à terme néerlandais de référence à échéance rapprochée ont perdu 3,1 %, revenant autour de 59,18 euros par mégawattheure et s’éloignant des plus hauts de plusieurs semaines atteints précédemment.

    Le marché britannique a suivi la même tendance, les contrats de gros équivalents reculant de 2,74 % à environ 145,69 pence par therm, dans le sillage de la baisse enregistrée sur les principaux marchés énergétiques européens.

    L’inflation américaine et le recul du pétrole favorisent les prises de bénéfices

    La baisse de jeudi semble avant tout constituer une pause après la forte progression des prix du gaz européen au cours de la semaine écoulée, plutôt qu’une amélioration fondamentale des perspectives d’approvisionnement.

    Une inflation américaine conforme aux attentes a réduit les anticipations d’une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale à court terme, tandis que les prix du pétrole brut ont également légèrement reculé.

    Dans ce contexte, les opérateurs sur les matières premières ont profité de la situation pour sécuriser une partie des gains accumulés après la forte hausse récente des références européennes du gaz.

    L’apaisement observé sur l’ensemble du marché des matières premières apporte donc un soulagement temporaire, sans pour autant éliminer les risques fondamentaux à l’origine du précédent rallye.

    Les stocks européens restent historiquement faibles

    La lenteur du remplissage des installations souterraines de stockage constitue toujours l’une des principales préoccupations pour le marché européen à l’approche de l’automne et de la saison de chauffage hivernale.

    Selon les données de Gas Infrastructure Europe, les installations de stockage de l’Union européenne ne sont remplies qu’à 59,32 % de leur capacité.

    Il s’agit d’un niveau historiquement bas pour la mi-août, laissant la région avec des réserves nettement inférieures à celles généralement observées à cette période de l’année.

    La faiblesse du rythme des injections renforce la nécessité de sécuriser des volumes supplémentaires dans les prochains mois, particulièrement si la demande augmente avec la baisse des températures.

    Les tensions dans le détroit d’Ormuz menacent les approvisionnements en GNL

    Les efforts européens pour reconstituer les réserves sont également compliqués par les perturbations du trafic maritime dans le golfe Persique.

    Les négociations entre Washington et Téhéran concernant les droits de passage dans le détroit d’Ormuz restent dans l’impasse, affectant notamment les expéditions de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar.

    Certains cargaisons de GNL qatari étant bloquées, les acheteurs européens doivent désormais rivaliser plus fortement avec les importateurs asiatiques pour obtenir des cargaisons de remplacement disponibles sur le marché mondial au comptant.

    Cette concurrence pourrait maintenir les prix du GNL à des niveaux élevés et rendre plus difficile et plus coûteuse la reconstitution des stocks européens avant l’hiver.

    Les risques d’approvisionnement persistent malgré le repli

    La baisse des prix observée jeudi ne signifie donc pas nécessairement que les tensions fondamentales du marché européen du gaz se dissipent.

    Les prises de bénéfices, le recul du pétrole et l’amélioration générale du sentiment de marché peuvent provoquer des corrections à court terme après la récente progression. Toutefois, la faiblesse des stocks et les incertitudes concernant les flux de GNL à travers le détroit d’Ormuz continuent d’exposer l’Europe à un regain de volatilité.

    Avec des réserves historiquement faibles pour la mi-août, l’évolution du transport maritime dans le golfe Persique et le rythme de remplissage des stocks européens devraient rester parmi les principaux moteurs des prix du gaz à l’approche de l’automne.

    Une perturbation prolongée des exportations de GNL qatari pourrait intensifier la concurrence pour les cargaisons alternatives et rapidement inverser la baisse enregistrée jeudi.

  • Les Bourses européennes progressent alors que l’inflation américaine apaise les craintes sur les taux de la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent alors que l’inflation américaine apaise les craintes sur les taux de la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont progressé jeudi après la publication d’une inflation américaine conforme aux attentes, renforçant les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion de septembre.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a gagné 0,2 %, renouant avec une trajectoire proche de ses records. Les principales places boursières régionales ont également avancé, le DAX allemand et le CAC 40 français progressant chacun de 0,3 %.

    Londres a surperformé, le FTSE 100 gagnant 0,6 %, également soutenu par des chiffres encourageants sur la croissance économique britannique.

    L’inflation américaine réduit les attentes d’une hausse des taux en septembre

    Le rapport sur l’indice américain des prix à la consommation publié mercredi a rassuré les marchés mondiaux. L’inflation globale a progressé de 0,1 % sur un mois en juillet, tandis que l’inflation sous-jacente s’est établie à 2,5 % sur un an.

    Ces chiffres étaient globalement conformes aux attentes et interviennent après la contraction inattendue des emplois non agricoles américains annoncée la semaine dernière. Ensemble, ces données ont atténué les inquiétudes concernant un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale à court terme.

    Les marchés monétaires ont réagi en ramenant à environ 40 % la probabilité implicite d’une hausse des taux de 25 points de base lors de la réunion de la Fed du 16 septembre, contre près de 67 % une semaine auparavant.

    La diminution des anticipations de hausse des coûts d’emprunt a apporté un soutien supplémentaire aux actions et réduit l’une des principales sources d’incertitude pesant sur les marchés mondiaux.

    « Le chiffre de l’IPC américain de juillet n’a réservé aucune surprise », a déclaré Sam Hill, responsable des analyses de marché chez Lloyd’s Bank.

    « Le marché devrait continuer à considérer ce chiffre comme une confirmation du ralentissement observé le mois dernier, offrant ainsi une marge de manœuvre supplémentaire à la Fed. Dans ces conditions, il est difficile d’envisager une hausse en septembre. Les préoccupations des faucons continueront à se développer, mais pour le moment, il manque un élément déclencheur face à cette combinaison de facteurs. »

    L’économie britannique progresse de 0,4 % au deuxième trimestre

    Les données économiques britanniques ont également soutenu le sentiment à Londres, le produit intérieur brut ayant progressé de 0,4 % au deuxième trimestre.

    Le résultat correspond aux prévisions des économistes et montre que l’économie britannique a conservé une dynamique positive malgré des taux d’intérêt élevés.

    La résistance des services destinés aux consommateurs a contribué à la croissance trimestrielle, apportant de nouveaux signes de la capacité de l’activité intérieure à supporter des conditions financières restrictives.

    Pour la Banque d’Angleterre, ces chiffres apportent une nouvelle preuve de la résilience de l’économie et permettent aux responsables monétaires de conserver une approche prudente et dépendante des données concernant un éventuel assouplissement, sans susciter de craintes immédiates de récession.

    Ce contexte économique a également soutenu les banques exposées au marché britannique et les groupes industriels du FTSE 100.

    Le pétrole recule mais reste au-dessus de 80 dollars

    Les cours du pétrole ont reculé jeudi après avoir atteint récemment des sommets de plusieurs semaines, tout en restant au-dessus de 80 dollars le baril en raison des incertitudes géopolitiques persistantes.

    Les investisseurs continuent de surveiller les tensions entre Washington et Téhéran concernant l’accès maritime au détroit d’Ormuz.

    Malgré la poursuite des efforts diplomatiques, les États-Unis et l’Iran restent en désaccord sur les conditions nécessaires à un accord de paix permanent. La prime de risque géopolitique continue ainsi de se refléter dans les prix mondiaux de l’énergie et les coûts du transport maritime.

    De nouvelles données européennes attendues

    Les investisseurs attendent également plusieurs publications macroéconomiques européennes au cours de la séance.

    Les chiffres définitifs de l’inflation espagnole pour juillet et les données sur la production industrielle de la zone euro doivent être publiés, offrant de nouvelles indications sur l’évolution de la désinflation et de l’activité manufacturière par rapport aux projections de la Banque centrale européenne à l’approche de l’automne.

    Ces statistiques pourraient influencer les attentes concernant les prochaines décisions de la BCE, alors que les responsables monétaires évaluent simultanément l’apaisement des pressions inflationnistes et la solidité de l’économie régionale.

    Pandora progresse tandis que Thyssenkrupp recule

    Parmi les valeurs individuelles, Pandora (LSE:0FND) a gagné près de 3 % après avoir dépassé les attentes au deuxième trimestre et relevé ses perspectives de bénéfices.

    Thyssenkrupp (TG:TKA) a en revanche reculé de 1,5 %, malgré un resserrement de ses prévisions pour 2026 vers le haut de la fourchette précédemment annoncée.

    Les marchés européens sont ainsi restés soutenus par l’atténuation des craintes concernant les taux américains et par la résilience de l’économie britannique, tandis que les risques géopolitiques et les prochaines publications économiques européennes continuent de façonner les perspectives.

  • La valorisation de Soitec sous surveillance après une hausse de 34 % en un mois

    La valorisation de Soitec sous surveillance après une hausse de 34 % en un mois

    L’action Soitec (LSE:SOI) a prolongé sa forte progression récente mercredi 12 août, gagnant 7,82 % pour clôturer à 131,70 euros, son plus haut niveau depuis le 15 juin. Cette nouvelle hausse porte à environ 34 % la progression du titre sur le dernier mois.

    Aucune annonce spécifique de Soitec ne semble, à elle seule, expliquer l’ampleur du mouvement observé mercredi. La hausse apparaît plutôt comme la poursuite de la dynamique favorable installée depuis la publication trimestrielle du groupe de matériaux pour semi-conducteurs le 22 juillet.

    L’exposition aux centres de données IA stimule l’intérêt des investisseurs

    Cette publication avait fait ressortir une progression de 23 % du chiffre d’affaires, soutenue par la forte croissance des activités Photonics-SOI de Soitec.

    Cette activité fournit notamment des substrats utilisés dans les émetteurs-récepteurs optiques destinés aux centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Soitec bénéficie ainsi de l’accélération des investissements dans les infrastructures nécessaires au fonctionnement des applications d’IA.

    Le groupe avait également fait état d’une forte progression des volumes de qualification industrielle dans le domaine de l’optique co-packagée, ou CPO, renforçant les anticipations selon lesquelles ses technologies pourraient jouer un rôle croissant dans l’amélioration de la vitesse et de l’efficacité des connexions au sein des centres de données.

    Cette thèse d’investissement continue d’attirer l’attention des investisseurs. Soitec bénéficie également d’une couverture particulièrement soutenue sur les réseaux sociaux pour une valeur industrielle française, contribuant à entretenir la dynamique du titre.

    La valorisation devient un sujet de préoccupation

    Après une progression de 34 % en seulement un mois, la question de la valorisation prend toutefois davantage d’importance pour les investisseurs qui cherchent à déterminer si le rallye peut se poursuivre.

    Malgré la forte hausse du cours, les analystes conservent une position relativement prudente. Leur recommandation moyenne reste neutre, tandis que l’objectif de cours consensuel s’établit à 138,42 euros.

    Par rapport au cours de clôture de mercredi, à 131,70 euros, cet objectif ne représente qu’un potentiel de hausse d’environ 5,1 %.

    L’écart limité entre le cours actuel et la valorisation moyenne retenue par les analystes laisse penser qu’une part importante de l’optimisme à court terme entourant Soitec pourrait déjà être intégrée dans le cours.

    Le potentiel à long terme lié à l’IA reste favorable

    La valorisation actuelle peut donc inciter à la prudence quant à la poursuite du rallye à court terme, notamment après une progression aussi rapide de l’action.

    Cela ne remet toutefois pas nécessairement en cause les perspectives de plus long terme. L’exposition de Soitec aux technologies de connectivité optique destinées aux centres de données IA place le groupe au cœur de l’un des segments les plus dynamiques des infrastructures pour semi-conducteurs.

    La poursuite des investissements dans les capacités de calcul liées à l’IA, les émetteurs-récepteurs optiques et l’optique co-packagée pourrait continuer à soutenir structurellement la demande pour les technologies de Soitec.

    Pour les investisseurs, la principale question est donc de savoir si la croissance future de ces marchés pourra justifier une valorisation qui s’est rapidement appréciée parallèlement au récent rallye boursier.

  • Wall Street devrait rebondir après des données d’inflation conformes aux attentes : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Wall Street devrait rebondir après des données d’inflation conformes aux attentes : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquaient une ouverture en hausse mercredi, laissant entrevoir un rebond après les pertes de la séance précédente, alors que les données très attendues sur l’inflation se sont révélées globalement conformes aux prévisions des économistes.

    Les futures ont accentué leur progression après que le département du Travail a annoncé une hausse de 0,1 % des prix à la consommation en juillet, après une baisse de 0,4 % en juin. Cette progression mensuelle correspondait aux attentes.

    Les prix à la consommation sous-jacents, qui excluent l’alimentation et l’énergie, ont augmenté de 0,2 % après être restés inchangés en juin, là encore conformément aux prévisions.

    L’inflation annuelle ralentit à 3,4 %

    Sur un an, l’inflation globale a ralenti à 3,4 % en juillet contre 3,5 % en juin.

    L’inflation sous-jacente a également diminué, passant de 2,6 % à 2,5 %. Ces deux ralentissements correspondaient aux estimations des économistes.

    Cette légère modération des pressions sur les prix pourrait contribuer à apaiser les inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives d’inflation et l’évolution future des taux d’intérêt américains.

    Les valeurs liées à l’intelligence artificielle pourraient également soutenir le marché à l’ouverture après l’accueil favorable réservé aux résultats trimestriels et aux prévisions de CoreWeave (NASDAQ:CRWV) et Super Micro Computer (NASDAQ:SMCI).

    Toutefois, l’appétit pour le risque pourrait être limité par une nouvelle progression des prix du pétrole après des attaques meurtrières contre des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Oman.

    Wall Street a terminé en baisse mardi

    Les actions américaines ont d’abord manqué de direction mardi avant de reculer au fil de la séance, prolongeant les pertes modérées enregistrées lundi.

    Le Nasdaq a perdu 159,91 points, soit 0,6 %, pour terminer à 26 445,45, tandis que le S&P 500 a reculé de 24,91 points, soit 0,3 %, à 7 728,20. Le Dow Jones Industrial Average a cédé 184,13 points, soit 0,3 %, pour clôturer à 53 791,85.

    Les principaux indices ont terminé au-dessus de leurs plus bas de la séance, mais sont néanmoins restés en territoire négatif.

    La hausse du pétrole pèse sur le sentiment

    La faiblesse de Wall Street s’est accompagnée d’une nouvelle progression notable des cours du brut, les contrats à terme sur le pétrole américain gagnant plus de 1 % après avoir bondi de plus de 5 % lundi.

    Les prix du pétrole sont restés soutenus par l’incertitude entourant une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz.

    Selon Reuters, Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré que le détroit resterait fermé tant que les conditions de Téhéran ne seraient pas satisfaites.

    Les investisseurs se montraient également prudents avant la publication mercredi du rapport sur l’inflation des prix à la consommation, considéré comme un indicateur important pour l’orientation future de la politique monétaire.

    Les valeurs du matériel informatique et du pétrole progressent

    Malgré le recul du marché dans son ensemble, les valeurs du matériel informatique ont fortement progressé mardi, faisant grimper le NYSE Arca Computer Hardware Index de 4,6 % à son plus haut niveau de clôture depuis deux mois.

    La hausse des cours du brut a également profité aux producteurs pétroliers, le NYSE Arca Oil Index avançant de 2 %.

    Les valeurs liées au logement ont également enregistré une solide performance, tandis que les secteurs de l’acier et de la distribution ont affiché des baisses notables.

  • Les Bourses européennes prudentes face aux nouvelles attaques au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes prudentes face aux nouvelles attaques au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont évolué sans direction claire mercredi, alors que de nouvelles attaques contre la navigation impliquant les États-Unis et les Houthis du Yémen alignés sur l’Iran ont ravivé les inquiétudes concernant de possibles perturbations de l’approvisionnement et réduit les espoirs d’une fin du conflit avec l’Iran, qui dure depuis plusieurs mois.

    Les principaux indices régionaux ont affiché des performances contrastées. Le CAC 40 français a reculé de 0,2 %, tandis que le FTSE 100 britannique a progressé de 0,1 % et que le DAX allemand a gagné 0,5 % après la confirmation d’une accélération de l’inflation en Allemagne en juillet.

    L’inflation allemande accélère à 2,8 %

    Les données définitives de Destatis ont montré que les prix à la consommation en Allemagne ont augmenté de 2,8 % sur un an en juillet, contre 2,3 % en juin, conformément aux estimations précédentes.

    Cette accélération a notamment été alimentée par la hausse des prix de l’énergie après la fin des mesures gouvernementales concernant la fiscalité des carburants. Le taux de juillet est le plus élevé depuis avril, lorsque l’inflation avait atteint 2,9 %.

    L’inflation harmonisée selon les normes de l’UE a également progressé comme prévu, atteignant un sommet de trois mois à 2,8 % en juillet, contre 2,4 % en juin.

    Balfour Beatty et ABN AMRO progressent

    Du côté des entreprises, les actions Balfour Beatty (LSE:BBY) ont fortement progressé après que le groupe britannique de construction a relevé ses prévisions de bénéfice opérationnel annuel à la suite d’une nette hausse de ses résultats du premier semestre.

    La banque néerlandaise ABN AMRO (EU:ABN) a également enregistré une forte progression après avoir publié de solides résultats au deuxième trimestre et relevé ses prévisions de revenus pour l’ensemble de l’année.

    En Allemagne, Indus Holding (TG:INH) s’est appréciée après avoir annoncé une forte progression de ses bénéfices au premier semestre et relevé ses perspectives pour l’ensemble de l’exercice 2026.

    Bechtle et Bilfinger reculent

    En revanche, le fournisseur de services informatiques Bechtle (TG:BC8) a reculé malgré une hausse de son bénéfice au deuxième trimestre et un relèvement de ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice.

    Le groupe de services industriels Bilfinger (TG:GBF) a également chuté après avoir indiqué que sa marge EBITA annuelle devrait se situer dans le bas de la fourchette de ses prévisions.

  • Le pétrole proche d’un sommet de deux semaines alors qu’Ormuz reste fermé et que les attaques houthies se poursuivent

    Le pétrole proche d’un sommet de deux semaines alors qu’Ormuz reste fermé et que les attaques houthies se poursuivent

    Les prix du pétrole ont progressé mercredi, prolongeant leurs récents gains et se rapprochant d’un sommet de deux semaines alors que les États-Unis et l’Iran restent en désaccord sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

    De nouvelles attaques contre la navigation en mer Rouge menées par les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran ont également renforcé les craintes de perturbations prolongées de l’approvisionnement pétrolier en Asie occidentale.

    Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 0,6 % à 89,45 dollars le baril à 00h55 ET (04h55 GMT), tandis que ceux sur le West Texas Intermediate ont gagné 0,7 % à 83,77 dollars le baril.

    Les négociations sur Ormuz piétinent tandis que les Houthis frappent en mer Rouge

    Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est resté limité alors que Washington et Téhéran ont réalisé peu de progrès vers un accord. Les tensions se sont accrues après que les États-Unis ont déclaré avoir attaqué un navire dans le golfe d’Oman qui, selon eux, se dirigeait vers l’Iran.

    Téhéran a indiqué plus tôt cette semaine qu’Ormuz resterait fermé tant que Washington n’accepterait pas ses demandes de réparations, des conditions auxquelles le président américain Donald Trump s’est vivement opposé.

    Le détroit reste une source majeure d’incertitude pour les marchés pétroliers, puisqu’environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole y transitaient avant le début du conflit.

    Les inquiétudes concernant l’offre ont également été renforcées par la poursuite des attaques des Houthis contre des navires en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb cette semaine, après que le groupe soutenu par l’Iran a annoncé un blocus naval contre l’Arabie saoudite.

    Les derniers développements ont donné peu de signes d’un apaisement du conflit en Asie occidentale, maintenant les opérateurs attentifs au risque de nouvelles perturbations des approvisionnements et soutenant les cours du brut.

    La réserve stratégique américaine passe sous 300 millions de barils

    La Réserve stratégique de pétrole des États-Unis est tombée sous la barre des 300 millions de barils la semaine dernière, selon les données publiées cette semaine par le département de l’Énergie.

    Les stocks de la réserve ont diminué de 6,1 millions de barils pour atteindre 298,7 millions de barils.

    La réserve, créée afin de fournir du pétrole en cas d’urgence d’approvisionnement, a été progressivement réduite cette année pour compenser les perturbations liées au conflit avec l’Iran.

    Le président Donald Trump avait ordonné en mars la libération de 172 millions de barils en réponse au conflit.

  • L’or proche de 4 400 dollars avant les chiffres de l’inflation américaine

    L’or proche de 4 400 dollars avant les chiffres de l’inflation américaine

    Les prix de l’or ont prolongé leur progression mercredi, restant proches de 4 400 dollars l’once alors que les investisseurs attendaient les nouveaux chiffres de l’inflation américaine pour obtenir davantage d’indications sur la trajectoire des taux d’intérêt de la Réserve fédérale. Les marchés surveillent également les incertitudes entourant les efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz.

    À 03h22 ET (07h22 GMT), XAU/USD progressait de 0,7 % à 4 400,02 dollars l’once, tandis que les Gold Futures gagnaient 0,4 % à 4 459,30 dollars. XAG/USD avançait de 1,8 % à 65,88 dollars l’once et XPT/USD progressait de 0,7 % à 1 755,16 dollars.

    Les incertitudes à Ormuz soutiennent l’or tandis que les taux restent en ligne de mire

    L’or est resté proche d’un sommet de deux mois alors que les investisseurs réévaluaient les chances de parvenir à un accord permettant la réouverture du détroit d’Ormuz.

    Le ministre pakistanais de la Défense a indiqué que Washington et Téhéran étaient proches d’un accord, tandis que des informations faisant état de discussions avancées entre Oman et l’Iran suggéraient que les efforts diplomatiques se poursuivaient.

    L’Iran a toutefois insisté sur le fait que la voie maritime resterait fermée tant que les États-Unis n’auraient pas satisfait ses exigences, notamment la levée du blocus visant les ports iraniens et le versement de compensations pour les dommages causés par les frappes militaires américaines.

    Ces signaux contradictoires continuent d’alimenter la volatilité des marchés énergétiques. Les États-Unis et les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran ont signalé séparément des attaques contre la navigation dans les zones du détroit d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, tandis qu’un hélicoptère de la marine américaine a tiré des missiles sur un cargo battant pavillon panaméen qui tentait de traverser le golfe d’Oman.

    Une attaque de drone a également visé une raffinerie en Libye.

    Pour l’or, les conséquences inflationnistes de la hausse des prix de l’énergie restent essentielles. Des coûts énergétiques durablement élevés pourraient inciter la Réserve fédérale à maintenir ses taux à un niveau élevé plus longtemps, augmentant ainsi le coût d’opportunité lié à la détention d’or, qui ne génère aucun rendement.

    CPI américain, achats chinois et résistance technique au centre de l’attention

    Les investisseurs attendent désormais l’indice américain des prix à la consommation mercredi, avant les données sur les prix à la production jeudi. Une inflation plus faible pourrait réduire la pression sur la Fed pour qu’elle resserre davantage sa politique, tandis qu’un chiffre supérieur aux attentes pourrait raviver les anticipations d’une nouvelle hausse des taux.

    Les marchés ont évité de prendre des positions trop agressives avant la publication du CPI, les swaps faisant apparaître des probabilités à peu près équivalentes d’une hausse d’un quart de point en septembre.

    Parallèlement, la Banque populaire de Chine a augmenté ses réserves d’or pour un 21e mois consécutif en juillet, ajoutant environ 640 000 onces troy pour porter ses avoirs à 76,08 millions d’onces. Les ETF chinois adossés à l’or ont également continué d’attirer des acheteurs, renforçant les signes d’une demande institutionnelle plus soutenue.

    Tony Sycamore, analyste principal des marchés chez IG, a déclaré que le récent repli de l’or depuis 4 435 dollars reflétait des prises de bénéfices avant le CPI, des commentaires plus restrictifs de la Réserve fédérale et un nouveau raffermissement des prix de l’énergie.

    Selon Sycamore, l’or fait désormais face à une résistance baissière autour de 4 460 dollars, tracée à partir du record de fin janvier proche de 5 602 dollars, tandis que la moyenne mobile à 200 jours autour de 4 495 dollars constitue un obstacle supplémentaire.

    Il estime que le métal précieux devra franchir durablement ces deux niveaux pour ouvrir la voie à une reprise plus marquée vers 5 000 dollars.