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  • OVHcloud affiche 275 M€ de chiffre d’affaires au premier trimestre, porté par la forte croissance du cloud public

    OVHcloud affiche 275 M€ de chiffre d’affaires au premier trimestre, porté par la forte croissance du cloud public

    OVHcloud (EU:OVH) a annoncé un chiffre d’affaires de 275,3 millions d’euros au premier trimestre, en croissance organique de 6 % sur un an, et a confirmé ses objectifs pour l’exercice 2026. Le chiffre d’affaires progresse par rapport aux 263,5 millions d’euros enregistrés sur la même période de l’exercice précédent, reflétant une demande soutenue sur l’ensemble des offres cloud du groupe.

    La performance trimestrielle a été principalement tirée par le cloud public, dont le chiffre d’affaires a atteint 58,2 millions d’euros, en hausse de 15,8 % à périmètre comparable. Le cloud privé est resté le principal contributeur avec 167,2 millions d’euros de revenus, soit une croissance de 4 % à périmètre comparable, tandis que le Webcloud a généré 49,8 millions d’euros, en progression de 2,3 %.

    Commentant ces résultats, le président-directeur général Octave Klaba a déclaré : « Au premier trimestre, nous avons généré plus de 275 millions d’euros de chiffre d’affaires, représentant une croissance organique de 6,0 % ». Il a ajouté que le groupe confirmait l’ensemble de ses objectifs pour l’exercice 2026, y compris l’atteinte d’un flux de trésorerie disponible positif.

    Le comportement des clients est resté favorable, les clients existants ayant accru leurs dépenses au cours du trimestre. OVHcloud a indiqué que le taux de rétention nette du chiffre d’affaires a atteint 105 % à périmètre comparable. Le groupe a également souligné le maintien d’une discipline opérationnelle et financière stricte, avec un contrôle continu des frais généraux et administratifs, dans la continuité des trimestres précédents.

    Par activité, le cloud privé a représenté 60,7 % du chiffre d’affaires trimestriel. Au sein de ce segment, la performance du Bare Metal Cloud a été pénalisée par le départ de deux clients корпоративs, tandis que le Hosted Private Cloud a enregistré une adoption précoce de ses nouvelles offres auprès de nouveaux clients. Le cloud public a compté pour 21,2 % des revenus, soutenu par l’acquisition de nouveaux clients et l’augmentation de l’usage des services par la clientèle existante. Le Webcloud a représenté 18,1 % du chiffre d’affaires, avec une croissance liée à des ajustements tarifaires ciblant les petits clients.

    Sur le plan géographique, la France a généré 133,9 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit 48 % du total du groupe, avec une croissance de 5,1 % à périmètre comparable. Les revenus réalisés en Europe hors France ont progressé à 79,3 millions d’euros, en hausse de 4,1 %, tandis que le reste du monde a enregistré 62,1 millions d’euros de chiffre d’affaires, affichant une croissance plus soutenue de 10,5 %.

    Le groupe a précisé que la croissance hors Europe a été principalement portée par le déploiement des services de cloud public aux États-Unis, tandis que les revenus du cloud privé dans ces régions sont restés globalement stables.

    OVHcloud a réaffirmé ses objectifs pour l’exercice 2026, incluant une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre 5 % et 7 %, des investissements représentant entre 30 % et 32 % des revenus, ainsi qu’un flux de trésorerie disponible positif après effet de levier. Au cours du trimestre, le groupe a finalisé l’acquisition de Seald, spécialiste du chiffrement de bout en bout, et signé un contrat stratégique avec LCH SA afin de fournir des services cloud sécurisés. OVHcloud a également annoncé son intention de déployer une nouvelle infrastructure d’intelligence artificielle reposant sur des accélérateurs SambaNova.

  • Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Les actions américaines pourraient évoluer sans direction claire à l’ouverture

    Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Les actions américaines pourraient évoluer sans direction claire à l’ouverture

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquent une ouverture globalement stable mercredi, laissant présager une séance hésitante après les gains enregistrés lors des deux séances précédentes.

    Après un solide début de la première semaine complète de l’année, certains investisseurs pourraient marquer une pause pour réévaluer leurs positions. Il convient toutefois de noter que mardi également, les futures suggéraient une ouverture prudente avant que le Dow et le S&P 500 n’atteignent tous deux de nouveaux records de clôture.

    Les contrats à terme ont peu réagi à la publication du rapport ADP, qui a montré une progression de l’emploi privé aux États-Unis légèrement inférieure aux attentes en décembre.

    ADP a indiqué que l’emploi dans le secteur privé avait augmenté de 41 000 postes le mois dernier, après une baisse révisée de 29 000 en novembre. Les économistes tablaient sur une hausse d’environ 47 000 emplois, contre une perte de 32 000 initialement annoncée pour le mois précédent.

    Commentant ces chiffres, l’économiste en chef d’ADP, la Dre Nela Richardson, a déclaré : « Les petites entreprises ont compensé les pertes d’emplois de novembre par des embauches positives en fin d’année, tandis que les grands employeurs ont réduit leurs effectifs ».

    La dynamique haussière s’est poursuivie mardi, prolongeant le rallye de début d’année. Grâce à cette nouvelle progression, le Dow et le S&P 500 ont clôturé à des niveaux records.

    Les principaux indices ont terminé légèrement sous leurs sommets intrajournaliers. Le Dow a bondi de 484,90 points, soit 1,0 %, à 49 462,08 points. Le Nasdaq a progressé de 151,35 points, ou 0,7 %, à 23 547,17, tandis que le S&P 500 a gagné 42,77 points, ou 0,6 %, à 6 944,82.

    La hausse du Dow a été largement soutenue par Amazon (NASDAQ:AMZN), dont l’action a grimpé de 3,4 %. Le géant du commerce en ligne a atteint un nouveau record de clôture après avoir annoncé le déploiement d’Alexa.com auprès des utilisateurs Alexa+ Early Access, une initiative perçue comme une tentative de concurrencer plus directement ChatGPT et Gemini.

    Des hausses marquées de Amgen (NASDAQ:AMGN), Salesforce (NYSE:CRM) et IBM Corp. (NYSE:IBM) ont également contribué à la progression de l’indice des valeurs vedettes.

    La poursuite de la hausse des marchés s’est produite malgré l’absence de catalyseurs immédiats, les investisseurs se tournant désormais vers plusieurs publications économiques américaines importantes attendues dans les prochains jours.

    L’événement majeur de la semaine devrait être la publication, vendredi, du très suivi rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail. Ces données pourraient influencer les anticipations de taux d’intérêt avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Si la Fed devrait largement maintenir ses taux inchangés lors de sa réunion des 27 et 28 janvier, les marchés anticipent toujours au moins une nouvelle baisse de taux de 25 points de base dans les mois à venir.

    Sur le plan sectoriel, les valeurs du matériel informatique ont signé certaines des meilleures performances, l’indice NYSE Arca Computer Hardware progressant de 4,3 %.

    La hausse du prix de l’or a également soutenu les actions minières, comme en témoigne le bond de 4,1 % de l’indice NYSE Arca Gold Bugs. Les valeurs de biotechnologie ont aussi affiché une forte progression, portant l’indice NYSE Arca Biotechnology en hausse de 3,0 %.

    Les secteurs des semi-conducteurs, de la distribution et de la santé ont également enregistré des gains notables, tandis que les valeurs de l’énergie ont souffert du repli des prix du pétrole.

  • DAX, CAC, FTSE100, Les marchés européens évoluent en ordre dispersé mercredi

    DAX, CAC, FTSE100, Les marchés européens évoluent en ordre dispersé mercredi

    Les marchés actions européens ont affiché des performances contrastées mercredi, après une séance précédente globalement orientée à la hausse, les investisseurs analysant de nouvelles statistiques économiques et des informations d’entreprises.

    À Londres, le FTSE 100 reculait d’environ 0,6 %, tandis que le CAC 40 évoluait autour de l’équilibre. En Allemagne, le DAX progressait d’environ 0,7 %.

    Des données publiées plus tôt ont montré que le nombre de chômeurs en Allemagne a augmenté moins que prévu en décembre, suggérant une certaine résilience du marché du travail. En revanche, les ventes au détail allemandes ont reculé de 0,6 % sur un mois en novembre 2025, alors qu’une hausse était attendue.

    Du côté des entreprises, le groupe suédois de construction Skanska (BIT:1SKAB) a progressé après la vente d’un projet résidentiel et hôtelier développé en interne à Copenhague.

    L’allemand LEG Immobilien (TG:LEG) a également enregistré une forte hausse après avoir annoncé la cession d’environ 900 logements pour un montant total de 63 millions d’euros au quatrième trimestre 2025.

    Le fabricant d’éoliennes Nordex (TG:NDX1) a lui aussi nettement progressé après avoir été sélectionné pour fournir plus de 414 MW de turbines dans le cadre de 15 projets répartis à travers l’Europe.

    À l’inverse, le groupe pharmaceutique GSK (LSE:GSK) a reculé malgré l’annonce de résultats positifs de phase III pour le traitement expérimental bepirovirsen.

  • La contraction du secteur de la construction en France s’aggrave en décembre, le moral au plus bas

    La contraction du secteur de la construction en France s’aggrave en décembre, le moral au plus bas

    Le secteur français de la construction a terminé l’année dans un climat particulièrement difficile, l’activité s’étant encore repliée en décembre et prolongeant une phase de contraction qui dure désormais depuis plus de trois ans et demi, selon la dernière enquête PMI de HCOB.

    L’indice HCOB France Construction PMI – Activité Totale est ressorti à 43,4 en décembre, contre 43,6 en novembre, signalant une accélération marginale du recul de l’activité. Toute lecture inférieure à 50 indique une contraction du secteur.

    Alors que la faiblesse observée en novembre était principalement imputable au bâtiment résidentiel et commercial, la détérioration de décembre a été largement tirée par le génie civil, qui a enregistré sa plus forte baisse depuis février. La construction de logements a toutefois montré une certaine résilience relative, avec un recul au rythme le plus modéré depuis août 2022, tandis que l’activité dans le bâtiment commercial a affiché sa baisse la plus limitée depuis quatre mois.

    La demande est restée très dégradée. Les nouvelles commandes ont chuté nettement, les entreprises faisant état d’un manque d’appétit des clients et d’un nombre réduit d’appels d’offres. Cette faiblesse des entrées de commandes a pesé lourdement sur le moral, les anticipations d’activité tombant à leur plus bas niveau depuis octobre 2014.

    Les données de l’enquête montrent qu’environ 35 % des entreprises interrogées s’attendent à une baisse de l’activité d’ici fin 2026, tandis que seulement 6 % anticipent une croissance.

    Face à cet environnement défavorable, les entreprises ont continué de réduire leurs achats, même si le rythme de contraction a ralenti pour atteindre son niveau le plus faible depuis sept mois. L’emploi dans le secteur est en recul continu depuis mai 2024, mais décembre a enregistré la diminution la plus modérée des effectifs sur la même période.

    Les pressions sur les coûts se sont renforcées pour le troisième mois consécutif. L’inflation des prix des intrants a atteint son niveau le plus élevé depuis près d’un an, tout en restant inférieure à la moyenne historique de l’enquête.

    Commentant ces résultats, Jonas Feldhusen, économiste junior à la Hamburg Commercial Bank, a souligné que la récession du secteur de la construction, entamée parallèlement au cycle de hausses de taux de la Banque centrale européenne à l’été 2022, demeure profonde et persistante. Il a ajouté que, s’il existe « des signes timides de reprise dans la construction résidentielle », l’activité du génie civil « s’est effondrée en décembre ».

    Selon Feldhusen, plusieurs facteurs continuent de peser sur les perspectives du secteur, notamment des carnets de commandes faibles, une marge de manœuvre limitée pour de nouvelles baisses de taux de la European Central Bank, les tensions persistantes sur les finances publiques françaises et un climat politique incertain.

  • Le pétrole recule après les propos de Trump sur les livraisons de brut vénézuélien aux États-Unis

    Le pétrole recule après les propos de Trump sur les livraisons de brut vénézuélien aux États-Unis

    Les prix du pétrole ont baissé mercredi après que le président américain Donald Trump a déclaré que Washington avait conclu un accord permettant l’importation de jusqu’à 2 milliards de dollars de pétrole brut vénézuélien, une évolution susceptible d’accroître l’offre sur le premier marché mondial de consommation de pétrole.

    Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 64 cents, soit 1,1 %, à 60,06 dollars le baril vers 05h50 GMT, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a perdu 82 cents, soit 1,4 %, à 56,44 dollars le baril. Les deux références ont prolongé les pertes de plus de 1 dollar enregistrées lors de la séance précédente, les investisseurs anticipant une offre mondiale abondante cette année.

    Selon les opérateurs, l’accord pourrait dans un premier temps entraîner la réorientation de cargaisons initialement destinées à la Chine. Le Venezuela chercherait également à écouler des millions de barils actuellement immobilisés dans des pétroliers et des installations de stockage, afin d’éviter une nouvelle escalade avec les États-Unis.

    Donald Trump avait auparavant exigé que le Venezuela ouvre son secteur pétrolier aux compagnies américaines, sous peine d’un durcissement de l’intervention militaire. Peu après, les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro au cours du week-end.

    Les analystes estiment que cet accord devrait peser sur les prix dans un marché déjà largement approvisionné. « Les exportations de pétrole vénézuélien vers les États-Unis ont avant tout perturbé le marché américain, ce qui va également accentuer la surabondance mondiale », a déclaré Yang An, analyste chez Haitong Futures.

    Les analystes de Morgan Stanley estiment que le marché pétrolier pourrait afficher un surplus pouvant atteindre 3 millions de barils par jour au premier semestre 2026, en raison de la faible croissance de la demande l’an dernier et de la hausse de la production des pays de l’OPEP et hors OPEP.

    Toutefois, les analystes de BMI, filiale de Fitch Solutions, ont indiqué dans une note publiée mercredi que l’arrivée de volumes plus importants de pétrole vénézuélien à bas coût pourrait freiner les investissements et l’expansion des capacités de production aux États-Unis et ailleurs.

    Le Venezuela vend actuellement son brut phare, le Merey, avec une décote d’environ 22 dollars par baril par rapport au Brent pour des livraisons à ses ports. « Cela relève les anticipations de prix du pétrole à moyen terme, surtout si le régime vénézuélien se maintient », ont ajouté les analystes de BMI.

  • L’or recule après son récent envol, plombé par des prises de bénéfices et un dollar plus ferme

    L’or recule après son récent envol, plombé par des prises de bénéfices et un dollar plus ferme

    Les prix de l’or ont reculé mercredi lors des échanges asiatiques, marquant une pause après les fortes hausses observées plus tôt dans la semaine, les investisseurs procédant à des prises de bénéfices. Le mouvement s’est accompagné d’un léger raffermissement du dollar, tandis que les marchés continuaient d’évaluer les risques géopolitiques élevés et attendaient des indicateurs économiques clés aux États-Unis.

    L’or au comptant a reculé d’environ 1 % à 4 450,55 dollars l’once vers 02h13 ET (07h13 GMT). Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en mars ont également cédé 0,8 % à 4 460,55 dollars l’once. Ce repli intervient après un rallye de deux séances, alimenté par la demande de valeurs refuges à la suite de l’escalade soudaine des tensions entre les États-Unis et le Venezuela.

    Le marché se tourne vers les données américaines

    La dynamique haussière s’est essoufflée en milieu de semaine, les opérateurs verrouillant leurs gains et se recentrant sur les signaux macroéconomiques. Le rebond du dollar a également pesé sur l’or, en le rendant plus coûteux pour les investisseurs hors zone dollar.

    Les incertitudes géopolitiques demeurent élevées après l’intervention des forces américaines au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro, un événement qui a secoué les marchés mondiaux et renforcé dans un premier temps l’attrait pour l’or.

    Le président américain Donald Trump a depuis indiqué que Washington envisageait de vendre du pétrole vénézuélien et discutait avec Caracas de futurs accords énergétiques. Si la perspective d’un retour du brut vénézuélien sur les marchés via des circuits contrôlés par les États-Unis a contribué à apaiser certaines tensions sur l’offre pétrolière, elle n’a guère atténué les inquiétudes géopolitiques plus larges.

    L’attention se porte désormais sur les prochaines statistiques américaines, notamment le rapport sur l’emploi non agricole attendu vendredi. Ces données seront déterminantes pour les anticipations de politique monétaire de la Federal Reserve. Les marchés anticipent actuellement deux nouvelles baisses de taux cette année, un environnement généralement favorable à l’or, qui ne génère pas de rendement.

    Repli généralisé sur les métaux

    Les autres métaux ont également reculé après leurs récents sommets. L’argent a perdu 2,1 % à 79,26 dollars l’once, tandis que le platine a chuté de 6 % à 2 302,60 dollars l’once, les investisseurs réévaluant leur exposition au risque.

    Sur le marché des métaux industriels, les contrats de référence sur le cuivre au London Metal Exchange ont baissé de 0,5 % à 13 133,20 dollars la tonne, tandis que les contrats américains sur le cuivre ont reculé de 1,2 % à 6,02 dollars la livre. Les deux avaient atteint des records en début de semaine.

  • Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Les marchés surveillent l’accord pétrolier entre Trump et le Venezuela tandis que l’attention se tourne vers une avalanche de données américaines

    Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Les marchés surveillent l’accord pétrolier entre Trump et le Venezuela tandis que l’attention se tourne vers une avalanche de données américaines

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains peinaient à trouver une direction claire mercredi, les investisseurs jonglant entre les développements géopolitiques et l’attente d’une série fournie d’indicateurs économiques. Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis et le Venezuela avaient conclu un accord permettant à Caracas d’exporter jusqu’à 2 milliards de dollars de pétrole domestique vers les États-Unis, seulement quelques jours après une opération militaire américaine très médiatisée ayant conduit à la capture du dirigeant vénézuélien. Sur le front des entreprises, Constellation Brands (NYSE:STZ) s’apprête à publier ses résultats trimestriels, alors que le groupe fait face à une demande affaiblie.

    Des futures sans direction marquée

    Les futures de Wall Street évoluaient de part et d’autre de l’équilibre en début de séance, les investisseurs évaluant l’atténuation du choc géopolitique tout en se préparant à la publication de données macroéconomiques clés plus tard dans la semaine.

    À 02h47 (heure de l’Est), les futures sur le Dow Jones progressaient de 46 points, soit +0,1 %, ceux sur le S&P 500 reculaient de 6 points (-0,1 %), tandis que les futures sur le Nasdaq 100 perdaient 50 points (-0,2 %).

    Wall Street avait terminé la séance précédente en hausse, soutenue par un rebond des valeurs des semi-conducteurs alimenté par l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle. Les sociétés spécialisées dans la mémoire et le stockage de données, comme Seagate Technology (NASDAQ:STX), SanDisk (NASDAQ:SNDK) et Micron Technology (NASDAQ:MU), ont bénéficié des commentaires du directeur général de Nvidia, Jensen Huang, lors d’une conférence technologique très suivie. Dans son intervention, Huang a expliqué que la prochaine génération de puces intégrerait une couche supplémentaire de technologie de stockage, permettant aux chatbots de répondre plus rapidement à des questions plus longues.

    Par ailleurs, Moderna (NASDAQ:MRNA) a bondi de près de 11 % après que les analystes de BofA Global Research ont relevé leur objectif de cours sur le titre.

    À l’inverse, les valeurs énergétiques ont reculé après les gains enregistrés en début de semaine à la suite de l’opération américaine visant le président vénézuélien Nicolás Maduro. Chevron (NYSE:CVX) a chuté de 4,5 %, tandis que Exxon Mobil (NYSE:XOM) a cédé 3,4 %.

    Le Venezuela va exporter du pétrole vers les États-Unis

    Donald Trump a indiqué mardi que Washington et Caracas étaient parvenus à un accord permettant au Venezuela d’exporter jusqu’à 2 milliards de dollars de pétrole brut vers les États-Unis.

    Le président avait auparavant exigé que le Venezuela et la présidente par intérim Delcy Rodríguez accordent aux États-Unis et aux compagnies pétrolières américaines un plein « accès » au vaste et lucratif secteur pétrolier du pays, avertissant qu’un refus pourrait exposer Caracas à de nouvelles interventions militaires américaines.

    Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Trump a écrit que le Venezuela allait « remettre » aux États-Unis entre 30 et 50 millions de barils de « pétrole sanctionné ». Des millions de barils sont restés bloqués depuis l’instauration d’un blocus américain en décembre.

    Selon Reuters, cet accord pourrait, dans un premier temps, entraîner la réaffectation de cargaisons initialement destinées à la Chine, l’un des principaux acheteurs de pétrole vénézuélien au cours de la dernière décennie.

    Les prix du pétrole ont reculé, le Brent perdant 0,9 % à 60,18 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI cédait 1,2 % à 56,46 dollars le baril.

    Le regard se tourne vers les données

    Dans une note, les analystes de ING ont estimé que le « choc » lié à l’attaque américaine contre le Venezuela s’était « en grande partie dissipé », les prix du pétrole évoluant de nouveau autour de leurs niveaux antérieurs et les marchés actions poursuivant leur progression.

    « À moins que les États-Unis n’intensifient leurs menaces sur le Groenland ou n’interviennent à nouveau au Venezuela, les marchés devraient se recentrer sur les données dans la seconde moitié de la semaine », ont écrit les analystes, dont Frantisek Taborsky et Francesco Pesole.

    La Maison-Blanche a indiqué que Donald Trump étudiait différentes options pour acquérir le Groenland, y compris un éventuel recours à la force militaire, estimant que le territoire est stratégique pour la sécurité nationale américaine. Les dirigeants européens ont vivement critiqué cette position.

    Malgré ces incertitudes géopolitiques, l’attention des marchés devrait se déplacer vers une série d’indicateurs économiques majeurs aux États-Unis. Les économistes s’attendent à ce que les données publiées par le spécialiste de la paie ADP fassent état de la création d’environ 49 000 emplois dans le secteur privé en décembre, après une baisse de 32 000 en novembre. D’autres statistiques devraient également montrer un léger recul des offres d’emploi à 7,61 millions, un indicateur clé de la demande de travail.

    La situation du marché du travail a joué un rôle central dans les récentes décisions de politique monétaire de la Federal Reserve, qui a abaissé ses taux à plusieurs reprises en 2025, privilégiant le soutien à l’emploi face à une inflation persistante.

    Publication de l’ISM services attendue

    Les investisseurs attendent également de nouveaux chiffres sur l’activité du secteur des services aux États-Unis. L’indice ISM non manufacturier de l’Institute for Supply Management est attendu en léger repli à 52,2 en décembre, contre 52,6 le mois précédent.

    En novembre, l’activité des services était restée globalement stable, marquée par une faible dynamique de l’emploi et une hausse des coûts des intrants. Les services représentant plus des deux tiers de l’activité économique américaine, les chiffres de l’ISM pourraient fournir des indications précieuses sur l’état de la première économie mondiale à la fin du quatrième trimestre.

    Constellation Brands sous les projecteurs

    Sur le calendrier des résultats, l’attention se porte sur la publication de Constellation Brands. Selon le consensus Bloomberg, le groupe devrait afficher un bénéfice par action ajusté de 2,64 dollars pour son troisième trimestre fiscal, pour un chiffre d’affaires net d’environ 2,16 milliards de dollars.

    Les volumes de livraisons de bière sont attendus en baisse de 2,91 %, tandis que les volumes de « depletion » — qui mesurent les ventes aux consommateurs finaux — devraient reculer de 3,96 %. La bière représente la majeure partie des revenus de Constellation.

    Constellation et des concurrents comme Molson Coors (NYSE:TAP) et Brown-Forman (NYSE:BF.A) font face à un ralentissement de la demande de boissons alcoolisées, ainsi qu’à des droits de douane plus élevés sur les canettes en aluminium, ce qui pèse sur les marges. Les craintes liées à l’immigration et l’incertitude économique plus large ont également freiné les dépenses des consommateurs latino-américains aux États-Unis, une clientèle clé pour des marques comme Corona et Modelo.

  • DAX, CAC, FTSE100, Les marchés européens hésitent alors que les investisseurs évaluent la situation au Venezuela et les données américaines à venir

    DAX, CAC, FTSE100, Les marchés européens hésitent alors que les investisseurs évaluent la situation au Venezuela et les données américaines à venir

    Les marchés actions européens ont évolué près de l’équilibre mercredi, après une série de clôtures record, les investisseurs marquant une pause pour analyser les récents développements géopolitiques et se positionner avant une vague de statistiques économiques américaines.

    À 09h05 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 était quasiment stable. Le DAX allemand progressait d’environ 0,4 %, tandis que le CAC 40 français reculait de 0,3 % et le FTSE 100 britannique perdait 0,6 %.

    Du côté des valeurs, Nestlé a prolongé le repli observé la veille après avoir annoncé le rappel de certains produits de nutrition infantile en raison d’un risque potentiel de contamination.

    Selon les analystes, les marchés financiers semblent désormais regarder au-delà du choc provoqué par la frappe militaire américaine du week-end ayant conduit à la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro. L’attention se détournerait progressivement des tensions géopolitiques pour se concentrer sur les prochains indicateurs macroéconomiques en provenance des États-Unis.

    Les investisseurs se tournent notamment vers plusieurs statistiques clés du marché du travail américain. Les économistes s’attendent à ce que les données du spécialiste de la paie ADP fassent état de la création d’environ 49 000 emplois dans le secteur privé en décembre, après une baisse de 32 000 en novembre. D’autres chiffres devraient par ailleurs montrer un léger recul des offres d’emploi — un indicateur de la demande de travail — à environ 7,61 millions en novembre.

    La solidité du marché du travail a été un facteur déterminant dans les récentes décisions de politique monétaire de la Federal Reserve, qui a abaissé ses taux directeurs à plusieurs reprises en 2025, privilégiant le soutien à un marché de l’emploi en perte de vitesse plutôt que la lutte contre une inflation persistante.

    Les opérateurs attendent également la publication d’un indicateur clé de l’activité du secteur des services aux États-Unis. Les services représentant plus des deux tiers de l’économie américaine, l’enquête de l’Institute for Supply Management pourrait fournir des indications précieuses sur l’état de la première économie mondiale à la fin du quatrième trimestre.

    Recul des prix du pétrole

    Les cours du pétrole ont reculé, le Brent cédant 0,9 % à 60,18 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI perdait 1,2 % à 56,46 dollars le baril.

    Ce mouvement fait suite aux déclarations de Donald Trump, qui a indiqué mardi que Washington et Caracas étaient parvenus à un accord permettant au Venezuela d’exporter jusqu’à 2 milliards de dollars de pétrole domestique vers les États-Unis.

    Donald Trump avait auparavant exigé que le Venezuela et la présidente par intérim Delcy Rodríguez accordent aux États-Unis et aux compagnies pétrolières américaines un plein « accès » au vaste et lucratif secteur pétrolier du pays, avertissant qu’un refus pourrait entraîner de nouvelles interventions militaires américaines. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Trump a écrit que le Venezuela allait remettre à Washington entre 30 et 50 millions de barils de « pétrole sanctionné », après que des millions de barils ont été bloqués depuis l’instauration d’un embargo en décembre.

  • Bernstein révise ses prévisions de prix du cuivre pour 2026

    Bernstein révise ses prévisions de prix du cuivre pour 2026

    Bernstein a publié de nouvelles prévisions pour les prix du cuivre en 2026, tablant sur une moyenne d’environ 11 500 dollars la tonne au premier trimestre, avant un reflux vers 10 000 dollars la tonne aux troisième et quatrième trimestres, à mesure que la dynamique actuelle du marché s’essouffle.

    Dans son analyse, Bernstein souligne que le cuivre a récemment atteint des sommets historiques au-delà de 13 000 dollars la tonne. Cette envolée s’explique par une combinaison de perturbations de l’offre, telles que des événements géotechniques, et de facteurs d’origine humaine, notamment l’arbitrage sur les marchés et des mouvements sociaux. Mercredi matin, le cuivre s’échangeait autour de 13 238 dollars la tonne.

    Le cabinet de recherche estime que ces niveaux de prix élevés reflètent le soutien structurel apporté par la thématique de l’électrification mondiale, qui continue de sous-tendre la valorisation du cuivre à long terme. Parallèlement, l’activité spéculative contribue à maintenir les cours à des niveaux exceptionnellement élevés.

    À plus long terme, Bernstein anticipe une normalisation des prix à mesure que la demande ralentit et que les phénomènes de substitution s’intensifient. Les analystes ajoutent qu’un affaiblissement potentiel des ventes de véhicules électriques pourrait également peser sur le sentiment du marché au second semestre 2026.

    Le groupe met en garde contre le risque d’une correction plus rapide en cas de nouvelles macroéconomiques défavorables. En particulier, des signaux négatifs liés à l’intelligence artificielle ou aux véhicules électriques pourraient provoquer des sorties rapides des investissements dans le cuivre, entraînant des ajustements de prix marqués.

  • Airbus atteint son objectif révisé de livraisons pour 2025 avec 793 appareils

    Airbus atteint son objectif révisé de livraisons pour 2025 avec 793 appareils

    Airbus SE (EU:AIR) a livré un total de 793 avions en 2025, selon plusieurs médias, atteignant ainsi son objectif annuel révisé.

    L’avionneur européen avait abaissé son objectif le mois dernier à « environ 790 » appareils, contre une cible initiale d’environ 820, après avoir rencontré des perturbations de production liées à des problèmes de panneaux de fuselage provenant d’un fournisseur espagnol.

    Le chiffre final confirme qu’Airbus est parvenu à surmonter les difficultés de la chaîne d’approvisionnement qui avaient conduit à cette révision à la baisse.

    En fin d’année, Airbus a accéléré le rythme des livraisons. Des informations publiées en décembre indiquaient que le groupe avait livré environ 90 avions commerciaux au début du mois, avec quelque 35 appareils supplémentaires prévus avant la clôture de l’exercice.

    Cette accélération de fin d’année a constitué un effort particulièrement intense, les livraisons de décembre ayant presque doublé celles de novembre afin de permettre à Airbus d’atteindre son objectif annuel ajusté.