Blog

  • Les Bourses européennes prudentes face aux nouvelles attaques au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes prudentes face aux nouvelles attaques au Moyen-Orient : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont évolué sans direction claire mercredi, alors que de nouvelles attaques contre la navigation impliquant les États-Unis et les Houthis du Yémen alignés sur l’Iran ont ravivé les inquiétudes concernant de possibles perturbations de l’approvisionnement et réduit les espoirs d’une fin du conflit avec l’Iran, qui dure depuis plusieurs mois.

    Les principaux indices régionaux ont affiché des performances contrastées. Le CAC 40 français a reculé de 0,2 %, tandis que le FTSE 100 britannique a progressé de 0,1 % et que le DAX allemand a gagné 0,5 % après la confirmation d’une accélération de l’inflation en Allemagne en juillet.

    L’inflation allemande accélère à 2,8 %

    Les données définitives de Destatis ont montré que les prix à la consommation en Allemagne ont augmenté de 2,8 % sur un an en juillet, contre 2,3 % en juin, conformément aux estimations précédentes.

    Cette accélération a notamment été alimentée par la hausse des prix de l’énergie après la fin des mesures gouvernementales concernant la fiscalité des carburants. Le taux de juillet est le plus élevé depuis avril, lorsque l’inflation avait atteint 2,9 %.

    L’inflation harmonisée selon les normes de l’UE a également progressé comme prévu, atteignant un sommet de trois mois à 2,8 % en juillet, contre 2,4 % en juin.

    Balfour Beatty et ABN AMRO progressent

    Du côté des entreprises, les actions Balfour Beatty (LSE:BBY) ont fortement progressé après que le groupe britannique de construction a relevé ses prévisions de bénéfice opérationnel annuel à la suite d’une nette hausse de ses résultats du premier semestre.

    La banque néerlandaise ABN AMRO (EU:ABN) a également enregistré une forte progression après avoir publié de solides résultats au deuxième trimestre et relevé ses prévisions de revenus pour l’ensemble de l’année.

    En Allemagne, Indus Holding (TG:INH) s’est appréciée après avoir annoncé une forte progression de ses bénéfices au premier semestre et relevé ses perspectives pour l’ensemble de l’exercice 2026.

    Bechtle et Bilfinger reculent

    En revanche, le fournisseur de services informatiques Bechtle (TG:BC8) a reculé malgré une hausse de son bénéfice au deuxième trimestre et un relèvement de ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice.

    Le groupe de services industriels Bilfinger (TG:GBF) a également chuté après avoir indiqué que sa marge EBITA annuelle devrait se situer dans le bas de la fourchette de ses prévisions.

  • Le pétrole proche d’un sommet de deux semaines alors qu’Ormuz reste fermé et que les attaques houthies se poursuivent

    Le pétrole proche d’un sommet de deux semaines alors qu’Ormuz reste fermé et que les attaques houthies se poursuivent

    Les prix du pétrole ont progressé mercredi, prolongeant leurs récents gains et se rapprochant d’un sommet de deux semaines alors que les États-Unis et l’Iran restent en désaccord sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

    De nouvelles attaques contre la navigation en mer Rouge menées par les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran ont également renforcé les craintes de perturbations prolongées de l’approvisionnement pétrolier en Asie occidentale.

    Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 0,6 % à 89,45 dollars le baril à 00h55 ET (04h55 GMT), tandis que ceux sur le West Texas Intermediate ont gagné 0,7 % à 83,77 dollars le baril.

    Les négociations sur Ormuz piétinent tandis que les Houthis frappent en mer Rouge

    Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est resté limité alors que Washington et Téhéran ont réalisé peu de progrès vers un accord. Les tensions se sont accrues après que les États-Unis ont déclaré avoir attaqué un navire dans le golfe d’Oman qui, selon eux, se dirigeait vers l’Iran.

    Téhéran a indiqué plus tôt cette semaine qu’Ormuz resterait fermé tant que Washington n’accepterait pas ses demandes de réparations, des conditions auxquelles le président américain Donald Trump s’est vivement opposé.

    Le détroit reste une source majeure d’incertitude pour les marchés pétroliers, puisqu’environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole y transitaient avant le début du conflit.

    Les inquiétudes concernant l’offre ont également été renforcées par la poursuite des attaques des Houthis contre des navires en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb cette semaine, après que le groupe soutenu par l’Iran a annoncé un blocus naval contre l’Arabie saoudite.

    Les derniers développements ont donné peu de signes d’un apaisement du conflit en Asie occidentale, maintenant les opérateurs attentifs au risque de nouvelles perturbations des approvisionnements et soutenant les cours du brut.

    La réserve stratégique américaine passe sous 300 millions de barils

    La Réserve stratégique de pétrole des États-Unis est tombée sous la barre des 300 millions de barils la semaine dernière, selon les données publiées cette semaine par le département de l’Énergie.

    Les stocks de la réserve ont diminué de 6,1 millions de barils pour atteindre 298,7 millions de barils.

    La réserve, créée afin de fournir du pétrole en cas d’urgence d’approvisionnement, a été progressivement réduite cette année pour compenser les perturbations liées au conflit avec l’Iran.

    Le président Donald Trump avait ordonné en mars la libération de 172 millions de barils en réponse au conflit.

  • L’or proche de 4 400 dollars avant les chiffres de l’inflation américaine

    L’or proche de 4 400 dollars avant les chiffres de l’inflation américaine

    Les prix de l’or ont prolongé leur progression mercredi, restant proches de 4 400 dollars l’once alors que les investisseurs attendaient les nouveaux chiffres de l’inflation américaine pour obtenir davantage d’indications sur la trajectoire des taux d’intérêt de la Réserve fédérale. Les marchés surveillent également les incertitudes entourant les efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz.

    À 03h22 ET (07h22 GMT), XAU/USD progressait de 0,7 % à 4 400,02 dollars l’once, tandis que les Gold Futures gagnaient 0,4 % à 4 459,30 dollars. XAG/USD avançait de 1,8 % à 65,88 dollars l’once et XPT/USD progressait de 0,7 % à 1 755,16 dollars.

    Les incertitudes à Ormuz soutiennent l’or tandis que les taux restent en ligne de mire

    L’or est resté proche d’un sommet de deux mois alors que les investisseurs réévaluaient les chances de parvenir à un accord permettant la réouverture du détroit d’Ormuz.

    Le ministre pakistanais de la Défense a indiqué que Washington et Téhéran étaient proches d’un accord, tandis que des informations faisant état de discussions avancées entre Oman et l’Iran suggéraient que les efforts diplomatiques se poursuivaient.

    L’Iran a toutefois insisté sur le fait que la voie maritime resterait fermée tant que les États-Unis n’auraient pas satisfait ses exigences, notamment la levée du blocus visant les ports iraniens et le versement de compensations pour les dommages causés par les frappes militaires américaines.

    Ces signaux contradictoires continuent d’alimenter la volatilité des marchés énergétiques. Les États-Unis et les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran ont signalé séparément des attaques contre la navigation dans les zones du détroit d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, tandis qu’un hélicoptère de la marine américaine a tiré des missiles sur un cargo battant pavillon panaméen qui tentait de traverser le golfe d’Oman.

    Une attaque de drone a également visé une raffinerie en Libye.

    Pour l’or, les conséquences inflationnistes de la hausse des prix de l’énergie restent essentielles. Des coûts énergétiques durablement élevés pourraient inciter la Réserve fédérale à maintenir ses taux à un niveau élevé plus longtemps, augmentant ainsi le coût d’opportunité lié à la détention d’or, qui ne génère aucun rendement.

    CPI américain, achats chinois et résistance technique au centre de l’attention

    Les investisseurs attendent désormais l’indice américain des prix à la consommation mercredi, avant les données sur les prix à la production jeudi. Une inflation plus faible pourrait réduire la pression sur la Fed pour qu’elle resserre davantage sa politique, tandis qu’un chiffre supérieur aux attentes pourrait raviver les anticipations d’une nouvelle hausse des taux.

    Les marchés ont évité de prendre des positions trop agressives avant la publication du CPI, les swaps faisant apparaître des probabilités à peu près équivalentes d’une hausse d’un quart de point en septembre.

    Parallèlement, la Banque populaire de Chine a augmenté ses réserves d’or pour un 21e mois consécutif en juillet, ajoutant environ 640 000 onces troy pour porter ses avoirs à 76,08 millions d’onces. Les ETF chinois adossés à l’or ont également continué d’attirer des acheteurs, renforçant les signes d’une demande institutionnelle plus soutenue.

    Tony Sycamore, analyste principal des marchés chez IG, a déclaré que le récent repli de l’or depuis 4 435 dollars reflétait des prises de bénéfices avant le CPI, des commentaires plus restrictifs de la Réserve fédérale et un nouveau raffermissement des prix de l’énergie.

    Selon Sycamore, l’or fait désormais face à une résistance baissière autour de 4 460 dollars, tracée à partir du record de fin janvier proche de 5 602 dollars, tandis que la moyenne mobile à 200 jours autour de 4 495 dollars constitue un obstacle supplémentaire.

    Il estime que le métal précieux devra franchir durablement ces deux niveaux pour ouvrir la voie à une reprise plus marquée vers 5 000 dollars.

  • L’inflation américaine au centre de l’attention tandis que CoreWeave bondit et que le trafic à Ormuz recule : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    L’inflation américaine au centre de l’attention tandis que CoreWeave bondit et que le trafic à Ormuz recule : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les actions américaines ont progressé avant la publication très attendue des chiffres de l’inflation de juillet, les investisseurs cherchant des indications sur leur possible influence sur les prochaines décisions de la Réserve fédérale en matière de taux d’intérêt. Les actions CoreWeave (NASDAQ:CRWV) ont bondi après que la forte demande liée à l’intelligence artificielle a entraîné une nouvelle hausse des revenus, même si les importantes dépenses d’investissement du groupe de cloud computing restent une source de préoccupation. Parallèlement, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est tombé à son plus bas niveau depuis une semaine sur fond de poursuite des hostilités au Moyen-Orient.

    Les contrats à terme américains progressent avant l’inflation

    Les contrats à terme liés aux principaux indices de Wall Street évoluaient majoritairement dans le vert alors que les marchés se préparaient à la publication de l’indice des prix à la consommation de juillet, susceptible d’influencer les anticipations concernant la politique monétaire de la Fed pour le reste de l’année.

    À 03h09 ET (07h09 GMT), les contrats à terme sur le Dow étaient globalement stables, tandis que ceux sur le S&P 500 progressaient de 13 points, soit 0,2 %. Les contrats à terme sur le Nasdaq 100 gagnaient 117 points, soit 0,4 %.

    Les principaux indices de Wall Street avaient reculé lors de la séance précédente, les investisseurs devant composer avec de fortes fluctuations des cours du pétrole provoquées par des développements contradictoires au Moyen-Orient. Le maintien des prix du brut à des niveaux élevés alimente les craintes d’une accélération de l’inflation liée à l’énergie et d’un durcissement de la politique monétaire des banques centrales.

    Le sentiment a néanmoins bénéficié de plusieurs statistiques économiques américaines qui, selon les analystes de Deutsche Bank, « se sont généralement révélées positives », notamment un indicateur de confiance des petites entreprises supérieur aux attentes.

    Le CPI de juillet devient l’événement clé

    Les investisseurs se tournent désormais vers l’indice des prix à la consommation de juillet, qui pourrait constituer la publication économique la plus importante de la semaine.

    L’inflation globale publiée par le département du Travail devrait ralentir légèrement à 3,4 % sur les 12 mois jusqu’en juillet, contre 3,5 % précédemment. Cet indice comprend les dépenses d’essence, qui restent élevées depuis le début de la guerre avec l’Iran fin février, alimentant les inquiétudes concernant une nouvelle vague de pressions inflationnistes liées à l’énergie.

    Le CPI « sous-jacent », qui exclut l’énergie et l’alimentation, devrait ralentir à 2,5 %, contre 2,6 %.

    Les analystes de Vital Knowledge ont souligné qu’à ces niveaux, l’inflation resterait nettement supérieure à l’objectif de la Fed. Une hausse des taux pourrait contribuer à limiter la progression des prix, mais risquerait également de fragiliser davantage l’économie, notamment un marché du travail qui montre désormais des signes de faiblesse.

    Deutsche Bank a rappelé que le CPI n’est généralement pas l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed, qui accorde davantage d’importance à l’indice sous-jacent des prix des dépenses de consommation personnelle, dont la publication n’est prévue que dans quelques semaines.

    « Mais le CPI d’aujourd’hui et l'[indice des prix à la production] de demain (dont certaines composantes alimentent le PCE) nous donneront une première indication sur les prix en juillet et contribueront à façonner le prochain récit du marché », ont écrit les analystes dans une note.

    CoreWeave bondit après un nouveau record de revenus

    Les actions CoreWeave ont progressé de plus de 15 % lors des échanges après-Bourse mercredi après que le groupe neocloud a enregistré des revenus records pour un cinquième trimestre consécutif, illustrant la vigueur persistante de la demande pour les capacités informatiques nécessaires aux systèmes d’intelligence artificielle.

    Le carnet de commandes de la société a atteint 104 milliards de dollars, soit presque deux fois son niveau de novembre. CoreWeave a également indiqué avoir déjà obtenu 25 milliards de dollars de nouveaux engagements nets de clients au cours du trimestre actuel.

    Le directeur général Michael Intrator a qualifié cette période de « meilleur trimestre de l’histoire de CoreWeave en matière de réservations ».

    CoreWeave achète des puces d’IA avancées auprès de Nvidia avant de les installer dans des centres de données et de louer ensuite les capacités informatiques à ses clients. Le chiffre d’affaires du trimestre de juin a atteint 2,58 milliards de dollars, dépassant les prévisions du marché.

    Vital Knowledge a toutefois estimé que les dépenses d’investissement étaient « élevées et supérieures aux attentes ». La forte demande oblige CoreWeave à investir massivement dans de nouvelles capacités, contribuant à l’accumulation des pertes. Depuis son introduction en Bourse en mars 2025, la société a enregistré 1,64 milliard de dollars de pertes nettes.

    Le trafic maritime à Ormuz tombe à un plus bas d’une semaine

    Seulement huit navires ont été recensés dans le détroit d’Ormuz mardi, selon des données maritimes citées par Reuters, soit le niveau le plus faible depuis une semaine.

    Cette baisse illustre la prudence croissante des opérateurs maritimes, qui cherchent à éviter cet étroit passage au large de la côte sud de l’Iran alors que les violences se poursuivent dans la région.

    Les inquiétudes ont été renforcées après que les États-Unis et les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran ont chacun annoncé des attaques dans la région mardi. Ces développements ont encore réduit les espoirs d’un accord imminent permettant de rétablir la navigation par Ormuz, qui assurait environ un cinquième des flux pétroliers mondiaux avant le début de la guerre avec l’Iran fin février.

    Le total de huit navires était inférieur à la moyenne d’environ 12 observée sur 10 jours et représentait le chiffre le plus bas depuis le 5 août, selon Reuters.

    Le Brent progresse sur fond d’incertitudes autour d’Ormuz

    Les contrats à terme sur le Brent progressaient de 0,6 % à 89,46 dollars le baril, les investisseurs continuant de réagir à des informations contradictoires concernant une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz.

    Les cours avaient d’abord reculé après que des déclarations du ministère qatari des Affaires étrangères et du ministre pakistanais de la Défense ont brièvement ravivé l’espoir d’un accord permettant de rétablir la navigation. Le Brent est alors tombé jusqu’à 86,60 dollars le baril en séance.

    Les prix du pétrole ont ensuite rebondi après que les médias d’État iraniens ont indiqué que Téhéran ne rouvrirait pas Ormuz tant que les conditions présentées le week-end précédent ne seraient pas satisfaites. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a également déclaré qu’un accord avec Oman concernant la voie maritime « resterait une question distincte de la fermeture du détroit ».

  • L’AIE abaisse ses prévisions d’offre de pétrole pour 2026 alors que les perturbations à Ormuz persistent

    L’AIE abaisse ses prévisions d’offre de pétrole pour 2026 alors que les perturbations à Ormuz persistent

    L’Agence internationale de l’énergie a revu à la baisse ses prévisions concernant l’offre mondiale de pétrole en 2026, avertissant que la reprise du conflit au Moyen-Orient et les perturbations persistantes sur des routes maritimes essentielles devraient creuser davantage le déficit du marché pétrolier.

    Dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier, l’AIE estime désormais que l’offre mondiale devrait diminuer de 4,3 millions de barils par jour cette année, soit environ 4 % de la production totale. Ces nouvelles prévisions reflètent la reprise des hostilités au Moyen-Orient depuis juillet ainsi que l’incertitude persistante entourant d’importantes voies de transit maritime.

    « Alors qu’un accord permettant la réouverture d’Ormuz et un transit sans entrave par le détroit de Bab el-Mandeb reste hors de portée, nous avons de nouveau abaissé nos estimations de l’offre pour le reste de l’année », a déclaré l’AIE.

    Cette nouvelle estimation constitue une nouvelle révision à la baisse par rapport au rapport publié en juillet par l’agence, qui prévoyait un recul de 3,7 millions de barils par jour. Selon les prévisions actualisées, l’offre mondiale totale de pétrole devrait s’établir à 102,02 millions de barils par jour, soit la projection la plus basse de l’AIE pour 2026 à ce jour.

  • Les Bourses européennes restent prudentes face à la hausse du pétrole et à l’inflation américaine : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes restent prudentes face à la hausse du pétrole et à l’inflation américaine : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont peu évolué mercredi, restant proches de leurs records alors que la progression du pétrole brut pendant six séances consécutives et l’aggravation des tensions au Moyen-Orient ont incité les investisseurs à la prudence avant la publication d’un rapport crucial sur l’inflation américaine.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a progressé de 0,1 %, tandis que les principaux marchés régionaux ont également enregistré des variations limitées. Le DAX allemand a gagné 0,2 %, le CAC 40 français a évolué de 0,1 %, tandis que le FTSE 100 de Londres est resté pratiquement stable.

    Les données économiques européennes ont apporté une certaine stabilité avant que l’attention ne se tourne vers les statistiques américaines. Les chiffres définitifs de l’inflation de juillet ont confirmé une hausse annuelle des prix à la consommation de 2,8 % en Allemagne comme en Italie. Ces données ont toutefois été éclipsées par le regain de volatilité sur les marchés de l’énergie, le pétrole enregistrant sa plus longue série de hausses consécutives depuis la fin du mois d’avril.

    Le Brent s’est rapproché de 89 dollars le baril alors que le conflit impliquant l’Iran et les routes maritimes traversant le golfe Persique ne montre guère de signes d’apaisement. Malgré les déclarations répétées du président américain Donald Trump selon lesquelles un accord de paix serait proche, les négociations semblent être dans l’impasse.

    Les perspectives d’une avancée diplomatique se sont encore détériorées après que Trump a imposé des conditions plus strictes, notamment l’obligation pour Téhéran de verser directement des compensations liées au conflit. L’Iran a répondu en avertissant que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à ce que Washington satisfasse ses exigences.

    Les tensions maritimes se sont également intensifiées après de nouvelles attaques menées par les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, contre des navires assurant des approvisionnements militaires.

    La hausse persistante des coûts de l’énergie et des autres intrants ajoute une difficulté supplémentaire à un environnement économique déjà incertain, tandis que les investisseurs se concentrent désormais sur le rapport américain sur l’indice des prix à la consommation attendu mercredi.

    Les chiffres de l’inflation revêtent une importance particulière en raison du dilemme de politique monétaire de plus en plus complexe auquel est confrontée la Réserve fédérale. Le rapport américain sur l’emploi publié la semaine dernière, nettement plus faible que prévu, a fait apparaître une perte de 23 000 emplois en juillet ainsi que d’importantes révisions à la baisse des données précédentes. Après cette publication, la probabilité implicite d’une hausse des taux de la Fed en septembre est tombée à environ 45 %, contre 67 % auparavant.

    Une inflation inférieure aux prévisions pourrait conforter l’idée que le ralentissement de la demande de main-d’œuvre contribue à ramener les pressions sur les prix vers leur objectif, permettant potentiellement aux banques centrales des deux côtés de l’Atlantique de maintenir leurs taux d’intérêt inchangés jusqu’à l’automne.

    À l’inverse, une inflation supérieure aux attentes, alimentée par la persistance des coûts de l’énergie et des services, pourrait renforcer les craintes de « stagflation », une situation dans laquelle les autorités monétaires doivent maintenir des coûts d’emprunt élevés malgré l’affaiblissement de la croissance économique.

    Malgré la prudence observée mercredi, le STOXX 600 affiche une progression d’environ 11 % depuis le début de l’année, illustrant la résistance des actions européennes après un mois de juillet marqué par une forte volatilité.

    Depuis le début du mois d’août, l’indice a gagné 1,75 %, restant toutefois derrière la progression d’environ 3 % enregistrée par le S&P 500 Index sur la même période.

    Les marchés américains ont largement bénéficié de la progression des géants technologiques et des valeurs liées à l’intelligence artificielle. Les indices européens sont davantage exposés aux secteurs de l’industrie, de l’automobile et de la consommation discrétionnaire, ce qui les rend plus sensibles à la faiblesse de la croissance régionale, aux droits de douane et à l’augmentation du coût des matières premières.

    La fin prochaine de la saison des résultats du deuxième trimestre réduit également l’un des soutiens dont bénéficiaient les marchés européens.

    Les résultats des entreprises ont contribué à soutenir les actions au cours du dernier mois, les bénéfices agrégés des sociétés du STOXX 600 affichant une croissance de près de 21 % sur un an. Les groupes bancaires ont profité de solides marges nettes d’intérêt, tandis que les entreprises de la défense et des infrastructures de réseaux électriques ont bénéficié d’une forte demande.

    Cependant, la grande majorité des entreprises européennes ont désormais publié leurs résultats trimestriels. Le flux de bonnes surprises qui avait soutenu les marchés durant la deuxième moitié de juillet commence donc à s’essouffler, laissant les actions davantage dépendantes des données économiques et des développements géopolitiques pour déterminer leur prochaine orientation majeure.

    Valeurs européennes en mouvement

    Parmi les valeurs individuelles, Vestas (TG:VWSB) a bondi de 15 % après avoir relevé ses prévisions de bénéfices pour l’ensemble de l’exercice.

    Bilfinger (TG:GBF) a chuté de plus de 6 % après la publication de ses résultats du deuxième trimestre, tandis que Balfour Beatty (LSE:BBY) a gagné près de 10 % après avoir relevé ses prévisions de bénéfices.

  • Les valeurs du luxe pèsent sur le CAC 40 : faut-il profiter du repli pour acheter ?

    Les valeurs du luxe pèsent sur le CAC 40 : faut-il profiter du repli pour acheter ?

    Les valeurs françaises du luxe ont subi des pressions mercredi 12 août, pesant sur la Bourse de Paris. Kering (EU:KER) a enregistré la plus forte baisse du CAC 40, reculant de 2,9 %, tandis que LVMH (EU:MC) a perdu 1,81 % et Hermès International (LSE:RMS) 1,73 %. En dehors de l’indice de référence, Christian Dior (EU:CDI) a également cédé 1,88 %. Malgré la faiblesse du secteur, le CAC 40 dans son ensemble a limité son recul à 0,21 %.

    Le repli des valeurs du luxe s’est inscrit dans un contexte général de prudence sur les marchés avant la publication des derniers chiffres de l’inflation américaine. Les données de l’indice des prix à la consommation (CPI), attendues à 14h30, sont particulièrement surveillées en raison de leurs éventuelles conséquences sur les prochaines décisions de la Réserve fédérale en matière de taux d’intérêt. Les investisseurs restent également attentifs aux tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz.

    À ces préoccupations macroéconomiques de court terme s’ajoutent les incertitudes entourant la demande des consommateurs chinois, qui continuent d’assombrir les perspectives du secteur du luxe. Une récente étude de Kearney prévoit une baisse d’environ 4 % des dépenses de luxe par habitant en Chine en 2026, avec des contractions encore plus marquées dans la maroquinerie et l’horlogerie. Ces catégories occupent une place particulièrement importante pour des groupes tels que Kering, LVMH et Hermès.

    En l’absence d’une annonce spécifique à une entreprise susceptible d’expliquer les pertes de mercredi, ce mouvement semble davantage traduire une prudence généralisée à l’égard du secteur du luxe qu’une détérioration soudaine des perspectives de sociétés individuelles. Pour les investisseurs qui se demandent si ce recul constitue une opportunité d’achat, l’évolution de la demande chinoise et de l’environnement macroéconomique devrait donc rester déterminante.

  • Les futures de Wall Street progressent légèrement avant les chiffres de l’inflation américaine: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les futures de Wall Street progressent légèrement avant les chiffres de l’inflation américaine: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains signalaient une ouverture légèrement positive mardi, Wall Street tentant de rebondir après une séance volatile lundi qui s’est terminée par de modestes baisses.

    Le sentiment s’est amélioré alors que les cours du pétrole ont nettement réduit leurs gains après leur forte progression du début de journée. Les contrats à terme sur le brut américain restaient en hausse d’environ 0,4 %, après avoir bondi jusqu’à 3 % dans un contexte d’incertitude autour des négociations concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.

    Malgré l’orientation positive des futures, les investisseurs pourraient rester prudents avant la publication de données importantes sur l’inflation américaine cette semaine.

    Les chiffres du CPI et du PPI au centre de l’attention

    Le département américain du Travail doit publier mercredi les chiffres des prix à la consommation, avant les données sur les prix à la production jeudi.

    Ces rapports prennent une importance particulière après la baisse inattendue de l’emploi américain annoncée vendredi. Les investisseurs cherchent désormais à déterminer ce que la combinaison des données sur l’emploi et l’inflation pourrait signifier pour la trajectoire des taux d’intérêt de la Réserve fédérale.

    « Les actions américaines évoluent près de leurs records, mais la prochaine étape du rallye dépendra du rapport sur l’inflation américaine de mercredi », a déclaré Daniela Hathorn, Senior Market Analyst chez Capital.com.

    « Après une nouvelle saison de résultats solides, particulièrement chez les géants technologiques, les investisseurs sont devenus de plus en plus à l’aise avec l’idée que l’économie puisse continuer à croître sans contraindre la Réserve fédérale à resserrer davantage sa politique monétaire », a-t-elle ajouté. « La question de savoir si cet optimisme est justifié dépend désormais des données sur l’inflation. »

    Wall Street termine lundi en légère baisse

    Les actions américaines ont manqué de direction lundi après la solide progression enregistrée la semaine précédente.

    Le Dow Jones Industrial Average a perdu 60,95 points, soit 0,1 %, à 53 975,98 points. Le Nasdaq Composite a reculé de 85,26 points, ou 0,3 %, à 26 605,36 points, tandis que le S&P 500 a cédé 4,53 points, soit 0,1 %, pour terminer à 7 753,11 points.

    Cette séance hésitante est intervenue après que le S&P 500 a inscrit vendredi un nouveau record de clôture, incitant les investisseurs à réévaluer la récente progression du marché avant les prochaines statistiques d’inflation.

    Le détroit d’Ormuz entretient la volatilité du pétrole

    Les développements au Moyen-Orient sont également restés au centre de l’attention des marchés.

    L’Iran et Oman seraient proches d’un accord concernant le détroit d’Ormuz, même si Téhéran a fait part de sa réticence à négocier avec les États-Unis.

    L’Iran a averti que cette voie maritime stratégique ne rouvrirait pas tant que Washington n’aurait pas satisfait une série de conditions, réduisant les espoirs d’une normalisation rapide des flux énergétiques mondiaux.

    La forte hausse du pétrole lundi a particulièrement profité au secteur énergétique. Alors que les futures sur le brut américain ont bondi de près de 5 %, le Philadelphia Oil Service Index a progressé de 5,8 % et le NYSE Arca Oil Index de 5,3 %.

    L’énergie et les logiciels progressent, les compagnies aériennes et les semi-conducteurs reculent

    Les faibles variations des grands indices ont masqué d’importants écarts de performance entre les secteurs.

    Les valeurs des logiciels ont affiché une nette progression, le Dow Jones U.S. Software Index gagnant 1,9 %.

    À l’inverse, la hausse du coût du carburant a fortement pesé sur les compagnies aériennes. Le NYSE Arca Airline Index a chuté de 4,4 %.

    Les semi-conducteurs ont également subi d’importantes pressions vendeuses, entraînant une baisse de 2,9 % du Philadelphia Semiconductor Index.

    Alors que les futures indiquent désormais une ouverture légèrement positive, l’attention se tourne vers les chiffres de l’inflation de mercredi. Ces données pourraient jouer un rôle déterminant dans les anticipations de taux d’intérêt qui ont contribué à maintenir les actions américaines proches de leurs records.

  • Les Bourses européennes stagnent malgré le soutien des valeurs énergétiques : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes stagnent malgré le soutien des valeurs énergétiques : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens ont évolué sans direction claire mardi, les gains du secteur énergétique permettant de compenser en partie la faiblesse observée ailleurs.

    Les cours du pétrole ont nettement progressé après que le président américain Donald Trump a déclaré avoir demandé aux représentants des États-Unis d’inclure fermement les demandes de compensation adressées à l’Iran dans toute future négociation. Cette position ajoute un nouvel obstacle aux efforts visant à parvenir à un accord susceptible de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

    Les contrats à terme sur le Brent ont bondi de près de 3 %, se rapprochant de 90 dollars le baril, alors que l’incertitude persiste sur la date d’un retour à la normale du trafic maritime dans cette voie stratégique.

    Les principaux indices européens évoluent dans des marges étroites

    Les grands indices européens sont restés proches de l’équilibre malgré la nouvelle progression des prix de l’énergie.

    Le CAC 40 français a reculé de 0,1 %, tandis que le FTSE 100 britannique a gagné 0,1 % et que le DAX allemand a avancé de 0,2 %.

    Ces variations limitées des indices ont toutefois masqué des mouvements beaucoup plus prononcés sur certaines valeurs, notamment à Londres.

    International Workplace Group (LSW:IWG) a fortement chuté après que le fournisseur britannique d’espaces de travail a annoncé une perte avant impôts de 20 millions de dollars, contre un bénéfice avant impôts de 12 millions de dollars un an auparavant.

    InterContinental Hotels Group (LSE:IHG), propriétaire notamment de Holiday Inn, a également reculé après un ralentissement au deuxième trimestre de la croissance des revenus par chambre, un indicateur important de la performance du groupe hôtelier.

    Spirax recule malgré le maintien de ses prévisions annuelles

    Spirax Group (LSE:SPX) a également figuré parmi les fortes baisses après la publication de résultats semestriels en amélioration.

    Le spécialiste des technologies liées à l’énergie thermique et aux fluides a maintenu ses prévisions annuelles, qui tablent sur une croissance organique du chiffre d’affaires à un rythme moyen à un chiffre et sur une progression des marges. Le titre a néanmoins fortement reculé.

    Cette réaction a renforcé la tonalité contrastée des marchés européens, les investisseurs mettant en balance les différentes publications d’entreprises et la remontée des risques géopolitiques et énergétiques.

    BP, Shell et TotalEnergies progressent avec la hausse du pétrole

    Les valeurs énergétiques ont compté parmi les meilleures performances de la séance, soutenues par la nouvelle progression des cours du brut.

    BP Plc (LSE:BP.), Shell (LSE:SHEL) et TotalEnergies (EU:TTE) ont toutes avancé alors que le Brent se rapprochait de 90 dollars le baril.

    L’écart entre la hausse du secteur énergétique et la faiblesse de plusieurs grandes entreprises a laissé les indices européens globalement atones. Les développements concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz restent ainsi un facteur important à court terme pour les prix du pétrole comme pour le sentiment des investisseurs.

  • Google visé par une plainte des médias français concernant les résumés d’articles générés par l’IA

    Google visé par une plainte des médias français concernant les résumés d’articles générés par l’IA

    Des organisations de médias françaises ont demandé à l’autorité de la concurrence d’intervenir concernant l’utilisation par Google (NASDAQ:GOOG) de l’intelligence artificielle pour générer des résumés d’articles de presse, selon une organisation professionnelle du secteur.

    Les éditeurs affirment que les résumés générés par l’IA de Google réduisent le nombre d’utilisateurs qui accèdent directement à leurs sites internet, ce qui pourrait affaiblir une importante source de trafic pour les médias traditionnels.

    Les éditeurs réclament une intervention réglementaire

    Les groupes de médias souhaitent que l’autorité française de la concurrence intervienne contre Google en raison de l’impact de ses résumés générés par l’IA sur les éditeurs.

    Ils demandent une décision comparable à celle rendue en juillet concernant Meta, qui avait été contraint de proposer un dispositif de rémunération et de reprendre les négociations avec les médias traditionnels.

    Cette plainte accentue les tensions concernant les relations entre les grandes plateformes technologiques et les éditeurs de presse, alors que les réponses générées par l’IA fournissent de plus en plus directement des informations aux utilisateurs dans les moteurs de recherche et d’autres services numériques.

    Pour Google, ce différend représente un nouvel enjeu réglementaire en France, tandis que les éditeurs cherchent à protéger le trafic généré par leurs contenus et à déterminer les modalités de rémunération lorsque les plateformes technologiques utilisent leurs publications dans des services alimentés par l’IA.