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  • Les rendements de la zone euro reculent, la chute du pétrole éclipsant les signaux restrictifs de la BCE

    Les rendements de la zone euro reculent, la chute du pétrole éclipsant les signaux restrictifs de la BCE

    Les rendements des obligations souveraines de la zone euro ont reculé mercredi, la forte baisse des cours mondiaux du pétrole ayant atténué les inquiétudes concernant les pressions inflationnistes liées aux risques d’approvisionnement au Moyen-Orient.

    Le repli du brut a soutenu les marchés obligataires européens malgré de nouveaux signaux restrictifs émanant de responsables de la Banque centrale européenne, suggérant que les taux d’intérêt pourraient devoir rester élevés.

    Le rendement du Schatz allemand à deux ans a reculé à 2,781 %, tandis que celui du Bund de référence à dix ans est tombé à 3,195 %. Ce dernier est ainsi repassé sous le seuil très surveillé de 3,20 %, après avoir évolué la semaine dernière près de ses plus hauts niveaux en 15 ans.

    Les espoirs de cessez-le-feu accentuent le recul du pétrole

    Le Brent a chuté de plus de 2,5 % pour revenir autour de 86 dollars le baril, prolongeant les pertes enregistrées au cours des dernières séances.

    Cette baisse fait suite à des informations de presse indiquant que les États-Unis et l’Iran se rapprocheraient d’un accord provisoire de cessez-le-feu comprenant des garanties pour assurer un passage sans entrave dans le détroit d’Ormuz.

    La perspective d’une reprise plus fluide du trafic maritime par cette voie stratégique a réduit les inquiétudes immédiates concernant l’approvisionnement énergétique.

    La baisse des cours pétroliers qui en a résulté a également atténué une partie de la prime d’inflation liée aux coûts qui s’était intégrée aux marchés européens de taux d’intérêt ces dernières semaines.

    Les propos restrictifs de Schnabel limitent la hausse des obligations

    Le recul des rendements a toutefois été limité par les déclarations d’Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, qui a indiqué qu’un nouveau resserrement monétaire pourrait être nécessaire pour ramener durablement l’inflation vers son objectif.

    Dans une interview accordée à Bloomberg News et publiée mercredi, Schnabel a déclaré que « au taux directeur actuel, il est peu probable que l’inflation revienne à son objectif à moyen terme et, par conséquent, un nouveau resserrement sera nécessaire ».

    Elle a également souligné que les tensions persistantes au Moyen-Orient et la résilience de l’économie de la zone euro continuaient de présenter des risques haussiers pour les prix à la consommation.

    Ses commentaires ont renforcé les anticipations des marchés monétaires concernant une éventuelle hausse de 25 points de base des taux de la BCE en septembre. Cette perspective a empêché une baisse plus marquée des coûts d’emprunt européens et maintenu un certain soutien aux rendements à court terme.

    Les marchés obligataires se tournent vers Jackson Hole

    Alors que les rendements de la zone euro se stabilisent sous leurs récents sommets, les investisseurs se préparent désormais à un autre rendez-vous majeur de politique monétaire prévu plus tard cette semaine.

    Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, doit prononcer vendredi son premier discours majeur au symposium de politique économique de Jackson Hole.

    Les investisseurs obligataires examineront attentivement ses propos afin de déterminer si la Réserve fédérale entend maintenir des taux d’intérêt relativement restrictifs.

    Tout signal indiquant que la politique monétaire américaine restera restrictive plus longtemps pourrait également influencer les marchés obligataires européens et contribuer à déterminer l’évolution des rendements souverains et des spreads à l’approche de l’automne.

  • AB Science bondit de plus de 10 % sans catalyseur évident

    AB Science bondit de plus de 10 % sans catalyseur évident

    L’action AB Science (EU:AB) a bondi de 10,42 % mardi 25 août sur Euronext Paris, malgré l’absence apparente d’une annonce de la société ou d’un autre catalyseur identifiable susceptible d’expliquer ce mouvement.

    Cette nouvelle hausse prolonge une période de forte volatilité pour la valeur biotechnologique. Le 27 juillet, le titre AB Science avait grimpé de 37,18 % sans déclencheur clairement identifié, avant d’enregistrer une nouvelle progression de 12,94 % le 3 août.

    Le titre reste marqué par une forte volatilité

    Les fluctuations récentes ont fait d’AB Science l’une des valeurs les plus volatiles de la place parisienne.

    L’action avait doublé entre son plus bas du 24 juillet à 0,50 euro et son sommet du 7 août à 1,00 euro. Cette envolée avait ensuite laissé place à une baisse de 34 %, ramenant le cours à 0,66 euro lundi 24 août, avant le nouveau rebond enregistré mardi.

    L’absence de catalyseur évident derrière cette reprise invite toutefois à la prudence, compte tenu notamment de l’ampleur et de la fréquence des mouvements observés récemment.

    L’absence de couverture par les analystes accentue l’incertitude

    AB Science ne bénéficie actuellement d’aucune couverture par des analystes, privant ainsi les investisseurs des prévisions, modèles de valorisation et objectifs de cours qui servent habituellement de points de référence pour évaluer les sociétés cotées.

    Cette absence de couverture peut rendre la valorisation du titre plus difficile, particulièrement dans le cas d’une société de biotechnologie clinique dont les perspectives dépendent fortement de l’avancement de son portefeuille de développement.

    Les récents mouvements d’AB Science illustrent une caractéristique plus générale des valeurs de biotechnologie clinique. Avec des revenus significatifs limités et aucune couverture d’analystes, leur valorisation peut dépendre fortement des anticipations concernant les essais cliniques et les décisions réglementaires.

    Ces éléments étant difficiles à quantifier, ils peuvent contribuer à d’importantes variations de la capitalisation boursière, même en l’absence de nouveau catalyseur publiquement identifié.

  • Wall Street devrait ouvrir en hausse alors que le pétrole poursuit son net repli : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Wall Street devrait ouvrir en hausse alors que le pétrole poursuit son net repli : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquent une ouverture en hausse mardi, laissant entrevoir un rebond après une séance précédente globalement négative.

    Le sentiment s’est amélioré grâce à la poursuite de la forte baisse des prix du pétrole, qui atténue les inquiétudes concernant les coûts de l’énergie et contribue au recul des rendements des bons du Trésor américain. Le brut avait déjà interrompu lundi une série de six séances consécutives de hausse en chutant de plus de 2 %.

    Les ventes se sont intensifiées mardi, les contrats à terme sur le pétrole américain reculant de plus de 3 % avant l’ouverture de Wall Street.

    Les sanctions contre l’Iran sont moins sévères que les craintes du marché

    Les prix du pétrole ont subi de nouvelles pressions après que le département du Trésor américain a officiellement annoncé « Operation Economic Outcast », décrivant cette initiative comme une campagne économique sans précédent mobilisant l’ensemble du gouvernement contre l’Iran et ses « facilitateurs ».

    Washington a sanctionné près de 60 entités, personnes et navires qui, selon les autorités américaines, « permettent l’imprudence du régime iranien ».

    Les investisseurs ont toutefois semblé soulagés que le Trésor n’impose pas immédiatement de sanctions secondaires contre les autres pays qui continuent à soutenir les échanges commerciaux avec l’Iran. L’absence de mesures plus agressives a réduit les craintes d’une perturbation immédiate de l’approvisionnement mondial en pétrole brut.

    La forte baisse du pétrole a également contribué à un nouveau recul des rendements des bons du Trésor, apportant un soutien supplémentaire aux actions américaines.

    Les résultats de Nvidia et Jackson Hole incitent à la prudence

    Malgré les indications positives fournies par les contrats à terme, l’activité pourrait rester relativement modérée alors que les investisseurs attendent plusieurs événements majeurs dans les prochains jours.

    Des données importantes sur l’inflation américaine sont attendues, tout comme les résultats trimestriels de Nvidia (NASDAQ:NVDA), tandis que le symposium économique de Jackson Hole placera la politique monétaire de la Réserve fédérale au centre de l’attention.

    La combinaison des chiffres de l’inflation, des résultats de Nvidia et des commentaires des banquiers centraux pourrait jouer un rôle important dans les anticipations concernant les taux d’intérêt, les valorisations technologiques et les perspectives économiques générales.

    Le Nasdaq clôture à son plus bas niveau depuis trois semaines

    Les actions américaines ont subi des pressions en début de séance lundi avant d’évoluer de manière irrégulière tout au long de la journée, tout en conservant une orientation globalement négative.

    Le Nasdaq, fortement exposé aux valeurs technologiques, a enregistré la baisse la plus marquée et terminé à son plus bas niveau de clôture depuis trois semaines. Malgré un rebond depuis ses creux de séance, l’indice a perdu 200,26 points, soit 0,8 %, pour clôturer à 25 980,19.

    Le S&P 500 a reculé de 21,51 points, soit 0,3 %, à 7 652,86.

    Le Dow Jones Industrial Average a évolué à contre-courant, gagnant 140,15 points, soit 0,3 %, à 53 417,16, soutenu par les progressions de Visa (NYSE:V), Walmart (NYSE:WMT) et Disney (NYSE:DIS).

    Les semi-conducteurs entraînent le secteur technologique à la baisse

    La faiblesse des valeurs technologiques a largement contribué au recul général du marché lundi, les semi-conducteurs figurant parmi les secteurs les plus pénalisés.

    Le Philadelphia Semiconductor Index a chuté de 2,7 %, tandis que Nvidia (NASDAQ:NVDA) a perdu 2,9 % avant la publication de ses résultats du deuxième trimestre, prévue après la clôture de mercredi.

    Les valeurs liées au matériel informatique et aux réseaux ont également enregistré des pertes importantes. En dehors du secteur technologique, les valeurs énergétiques ont reculé parallèlement à la forte baisse des cours du pétrole.

    L’activité est néanmoins restée relativement limitée, les investisseurs hésitant à prendre des positions importantes avant les résultats de Nvidia et le symposium de Jackson Hole.

    Les marchés attendent le discours de Warsh pour de nouveaux signaux de la Fed

    Le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh doit prononcer vendredi un discours très attendu à Jackson Hole, les investisseurs espérant obtenir davantage d’indications sur son évaluation de l’inflation et l’orientation future de la politique monétaire.

    « [Le président de la Fed Kevin] Warsh doit prononcer vendredi le discours principal, et les marchés chercheront davantage de clarté à la fois sur son évaluation de l’inflation et sur le “changement de régime” plus large qu’il a défendu à la Fed », a déclaré Daniela Hathorn, Senior Market Analyst chez Capital.com.

    Elle a ajouté : « Il s’est montré réticent à fournir des indications prospectives conventionnelles, ce qui signifie que son discours pourrait davantage se concentrer sur la fonction de réaction de la Fed et sa philosophie à long terme que sur des indications explicites concernant ce que les responsables monétaires feront en septembre. »

    Un calendrier économique américain relativement léger a également incité certains investisseurs à rester en retrait avant la publication mercredi des données très attendues sur l’inflation à la consommation.

    Avec le fort recul du pétrole et la détente des rendements des bons du Trésor, Wall Street semble bien placée pour commencer la séance en hausse, même si les résultats de Nvidia, les données sur l’inflation et Jackson Hole restent les principaux catalyseurs à court terme.

  • Les Bourses européennes progressent légèrement avec le repli des rendements américains : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent légèrement avec le repli des rendements américains : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont légèrement progressé mardi, alors que les rendements des bons du Trésor américain se sont éloignés de leurs récents sommets, réduisant une partie de la pression exercée par la hausse des coûts d’emprunt sur les marchés mondiaux.

    Les rendements obligataires ont reculé après des informations selon lesquelles le Trésor américain pourrait utiliser une partie des près de 1 000 milliards de dollars détenus sur son General Account afin de contribuer au financement de son programme de rachats d’obligations récemment annoncé. La perspective d’utiliser les réserves de trésorerie existantes a apporté un certain soulagement aux marchés obligataires et soutenu les actions européennes.

    Les sanctions contre l’Iran moins sévères que redouté

    Les investisseurs ont également accueilli favorablement le nouveau paquet de sanctions américaines visant l’Iran, qui s’est révélé moins agressif que ce que certains acteurs du marché avaient anticipé.

    Washington a averti les pays qui continueraient à faire des affaires avec l’Iran qu’ils pourraient faire l’objet de sanctions secondaires. Le département du Trésor s’est toutefois abstenu d’imposer immédiatement de nouvelles pénalités.

    L’absence de mesures plus sévères a contribué à apaiser les inquiétudes concernant une éventuelle perturbation immédiate des approvisionnements en pétrole brut.

    Dans ce contexte, le DAX allemand a gagné 0,8 %, le CAC 40 français a progressé de 0,3 % et le FTSE 100 britannique a avancé de 0,1 %.

    L’économie allemande progresse davantage que prévu

    Les données économiques ont également apporté un soutien aux marchés après que Destatis a indiqué que l’économie allemande avait enregistré une croissance supérieure aux premières estimations au deuxième trimestre, grâce notamment à la résistance des exportations malgré les tensions géopolitiques persistantes.

    Le produit intérieur brut a progressé de 0,3 % par rapport au trimestre précédent, contre une estimation initiale de 0,2 %. L’économie avait enregistré une croissance de 0,4 % au premier trimestre.

    Sur un an, la croissance du PIB allemand s’est accélérée à 1,0 % au deuxième trimestre, contre 0,7 % au cours des trois mois précédents.

    Ces chiffres ont apporté un soutien supplémentaire aux actions européennes en suggérant que la première économie de la région conservait une certaine dynamique malgré un environnement mondial difficile.

    Les valeurs technologiques montent avant les résultats de Nvidia et Marvell

    Les valeurs technologiques ont figuré parmi les meilleures performances, avec ASML Holding (EU:ASML) et Infineon Technologies (TG:IFX) en hausse alors que les investisseurs se préparent à plusieurs publications importantes dans le secteur des semi-conducteurs cette semaine.

    L’attention se porte particulièrement sur Nvidia (NASDAQ:NVDA), dont les résultats devraient fournir de nouvelles indications sur la demande d’infrastructures liées à l’intelligence artificielle et sur les dépenses dans les semi-conducteurs.

    Marvell Technology (NASDAQ:MRVL) doit également publier ses résultats cette semaine, ajoutant un autre rendez-vous important pour l’industrie des puces et susceptible d’apporter de nouveaux éléments sur la demande provenant des centres de données et des marchés liés à l’IA.

    La combinaison du recul des rendements des bons du Trésor américain, de l’apaisement des inquiétudes concernant les sanctions contre l’Iran et de données économiques allemandes encourageantes a permis aux marchés européens de conserver une orientation légèrement positive mardi.

  • L’or recule après un sommet de trois mois avant l’inflation américaine et le discours de Warsh

    L’or recule après un sommet de trois mois avant l’inflation américaine et le discours de Warsh

    Les prix de l’or ont légèrement reculé mardi après avoir atteint plus tôt dans la séance leur plus haut niveau depuis plus de trois mois, certains investisseurs prenant leurs bénéfices avant la publication de données clés sur l’inflation américaine et le prochain discours du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh.

    À 01h00 ET (05h00 GMT), XAU/USD reculait de 0,3 % à 4 688,96 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 1,0 % à 4 746,09 dollars. XAG/USD gagnait 0,8 % à 69,51 dollars l’once et XPT/USD avançait de 0,5 % à 1 889,32 dollars. L’indice du dollar américain restait pratiquement inchangé à 98,98.

    Les rachats du Trésor maintiennent les inquiétudes sur le dollar et les finances publiques

    Malgré le léger repli de mardi, l’or reste nettement plus élevé après un rally qui l’a porté à son plus haut niveau depuis plus de trois mois.

    La dernière phase de cette progression est intervenue après les fortes hausses de la semaine dernière, lorsque le Trésor américain a annoncé son intention d’au moins doubler ses achats de dette publique à plus longue échéance. Cette décision a ravivé les inquiétudes concernant la politique budgétaire américaine, le pouvoir d’achat futur du dollar et l’intérêt pour des réserves de valeur alternatives.

    L’intervention du Trésor a fait baisser les rendements obligataires et affaibli le dollar, rendant l’or libellé en devise américaine moins coûteux pour les acheteurs étrangers. Elle a également suscité de nouvelles interrogations sur la viabilité des finances publiques américaines et sur le risque que les efforts visant directement à contenir les coûts d’emprunt finissent par éroder la confiance dans le dollar.

    Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré être prêt à accroître les achats de dette à plus longue échéance, même s’il n’a fourni lundi aucune nouvelle indication laissant penser que des mesures supplémentaires étaient imminentes. Il a également indiqué que l’administration dévoilerait prochainement une initiative budgétaire destinée à répondre au coût élevé du financement public.

    Ce changement de politique a remis en avant ce que les marchés appellent le « debasement trade », qui avait contribué à la progression d’environ 65 % de l’or en 2025.

    Les investisseurs adoptant cette stratégie utilisent essentiellement l’or comme couverture contre le risque que des politiques budgétaires expansionnistes et des conditions financières plus accommodantes finissent par réduire le pouvoir d’achat du dollar à long terme.

    L’attention se tourne désormais vers les prochaines données sur l’inflation américaine et le premier discours de Warsh à Jackson Hole. Une inflation plus faible pourrait renforcer les anticipations d’une politique plus accommodante de la Réserve fédérale, tandis qu’un message plus restrictif pourrait peser sur les actifs sans rendement comme l’or.

    Les sanctions contre l’Iran et les tensions commerciales soutiennent la diversification

    Les incertitudes géopolitiques et commerciales contribuent également à la demande de diversification des portefeuilles.

    Washington a menacé de sanctions économiques les pays qui continueraient à faire des affaires avec l’Iran dans le cadre de sa campagne visant à isoler Téhéran. Parallèlement, les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada se sont intensifiées après l’échec des négociations, Washington ayant imposé des droits de douane de 50 % sur certains produits canadiens et menacé d’appliquer le même taux aux voitures, camions et pièces automobiles canadiennes à partir de janvier 2027.

    Ces évolutions remettent en avant le rôle traditionnel de l’or comme outil de diversification, alors que les investisseurs doivent composer avec les inquiétudes budgétaires, les frictions commerciales, les risques géopolitiques et les incertitudes entourant la politique monétaire.

    Tony Sycamore, analyste senior des marchés chez IG, estime que l’évolution récente des cours laisse peu de doute sur le fait que l’or a probablement établi une base autour de son plus bas de fin juin, proche de 3 942 dollars.

    Selon Sycamore, la hausse initiale de l’or en août reflétait en partie l’optimisme entourant une éventuelle percée diplomatique au Moyen-Orient, qui aurait pu faire baisser les prix du pétrole et réduire la pression exercée sur les banques centrales pour relever leurs taux d’intérêt.

    Ce scénario ne s’est finalement pas concrétisé, mais l’or a poursuivi sa progression grâce au retour du « debasement trade », alimenté par l’intervention du Trésor.

    Sycamore a indiqué que l’or avait désormais franchi la résistance de sa ligne de tendance autour de 4 420 dollars ainsi que sa moyenne mobile à 200 jours, proche de 4 515 dollars, renforçant ainsi la configuration technique haussière. Il s’attend à ce que les replis attirent des acheteurs alors que le métal vise désormais une prochaine zone de résistance majeure située entre 4 900 et 5 000 dollars.

  • Le pétrole tombe à son plus bas niveau en une semaine alors que les marchés relativisent les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran

    Le pétrole tombe à son plus bas niveau en une semaine alors que les marchés relativisent les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran

    Les prix du pétrole ont reculé mardi à leur plus bas niveau depuis une semaine, les opérateurs considérant que les dernières menaces de sanctions américaines contre l’Iran présentent un risque immédiat moins important pour l’approvisionnement mondial en brut qu’une nouvelle escalade militaire.

    Les contrats à terme sur le Brent ont perdu 35 cents, soit 0,38 %, à 91,82 dollars le baril à 0810 GMT, tandis que le West Texas Intermediate américain a reculé de 41 cents, ou 0,48 %, à 84,60 dollars.

    Le Brent a atteint son niveau le plus bas depuis le 19 août, tandis que le WTI est tombé à son plus faible niveau depuis le 17 août.

    Ole Hansen, responsable de la stratégie sur les matières premières chez Saxo Bank, a estimé que le passage d’une escalade militaire à une pression économique accrue dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran avait réduit une partie de l’inquiétude sur les marchés pétroliers. Il a ajouté que l’annonce des sanctions américaines avait été moins sévère que ne le craignaient les investisseurs.

    L’Iran a promis de riposter à l’élargissement de la campagne de sanctions américaines, que l’administration Trump présente comme un moyen de couper les ressources économiques de Téhéran. Les autorités iraniennes se sont dites convaincues que leurs principaux partenaires commerciaux résisteraient aux pressions de Washington.

    Les États-Unis ont averti les pays qu’ils devaient réduire leurs relations commerciales avec l’Iran sous peine de risquer des sanctions secondaires. Le département du Trésor s’est toutefois abstenu d’imposer immédiatement de nouvelles pénalités.

    Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, n’a pas précisé quels pays pourraient être visés ni à quelle date d’éventuelles sanctions entreraient en vigueur, indiquant plutôt que les gouvernements disposeraient d’un délai pour se conformer aux nouvelles directives de Washington.

    La pression économique réduit les craintes immédiates sur l’offre pétrolière

    Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré lundi que Washington n’excluait pas le recours à la force militaire contre l’Iran. L’accent davantage placé sur les mesures économiques a néanmoins atténué les craintes que le conflit provoque immédiatement de nouvelles perturbations de l’approvisionnement pétrolier au Moyen-Orient.

    Ce changement d’approche a contribué à réduire une partie de la prime de risque géopolitique qui avait soutenu les cours du brut lors des précédentes phases de forte tension militaire.

    Le risque de perturbations physiques n’a cependant pas disparu, en particulier autour du détroit d’Hormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce énergétique mondial.

    Les risques de perturbation persistent dans le détroit d’Hormuz

    « L’Iran conserve toujours la capacité de riposter en perturbant le transport maritime, ce qui continue de maintenir une prime résiduelle dans le prix du pétrole », a déclaré Tim Waterer, analyste en chef des marchés chez KCM.

    Les inquiétudes concernant la sécurité maritime sont restées élevées mardi après qu’un pétrolier a été touché par un projectile non identifié et immobilisé à environ neuf milles nautiques, soit 16,7 kilomètres, au nord-est d’Ash Shishah, à Oman, selon l’United Kingdom Maritime Trade Operations.

    Le trafic dans le détroit d’Hormuz reste également fortement limité. Les données maritimes ont montré que seuls deux pétroliers avaient traversé cette voie stratégique lundi, soit le plus faible nombre quotidien de navires transportant des matières premières depuis le début du mois de mai. Les deux navires entraient dans le Golfe.

    Le conflit a ravivé les inquiétudes concernant le détroit d’Hormuz, par lequel transitait historiquement environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole avant le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran le 28 février.

    La réduction du trafic a accentué les préoccupations concernant la disponibilité du brut et d’autres approvisionnements énergétiques, conduisant certains pays à puiser dans leurs réserves pétrolières commerciales et stratégiques.

    Une raffinerie russe touchée par un drone ukrainien

    Les inquiétudes sur l’offre ont également été alimentées par des événements en Russie, où la raffinerie de Novoshakhtinsk, dans la région méridionale de Rostov, a été endommagée pendant la nuit par un drone ukrainien.

    Le gouverneur régional a indiqué que les opérations de la raffinerie avaient été suspendues à la suite de l’attaque.

    Même si ces risques physiques continuent d’apporter un certain soutien aux cours du brut, le recul de mardi suggère que les opérateurs considèrent actuellement le recours accru de Washington à la pression économique contre l’Iran comme moins susceptible de perturber immédiatement les flux pétroliers mondiaux qu’une nouvelle escalade militaire.

  • Le Bitcoin dépasse 80 000 dollars alors que le ‘debasement trade’ pèse sur le dollar

    Le Bitcoin dépasse 80 000 dollars alors que le ‘debasement trade’ pèse sur le dollar

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a atteint mardi son plus haut niveau depuis plus de trois mois, alors que les inquiétudes croissantes concernant la santé des finances publiques américaines ont pesé sur le dollar et encouragé les investisseurs à renforcer leur exposition aux cryptomonnaies.

    La première cryptomonnaie mondiale a gagné 4,7 % à 80 760,8 dollars à 01h57 ET (05h57 GMT), après avoir brièvement atteint 81 220,4 dollars, son niveau le plus élevé depuis trois mois.

    Cette nouvelle progression place le Bitcoin en bonne voie pour enregistrer une hausse lors de huit des neuf dernières séances, après un net rebond au cours de la semaine écoulée. Les rachats de positions vendeuses ont également renforcé la dynamique, le rally contraignant les opérateurs baissiers à sortir du marché.

    Les rachats d’obligations du Trésor alimentent le « debasement trade »

    Une grande partie de la récente progression du Bitcoin est liée aux inquiétudes croissantes concernant la politique budgétaire américaine et les perspectives à long terme du dollar.

    Ces préoccupations se sont intensifiées la semaine dernière lorsque le Trésor américain a annoncé son intention de pratiquement doubler le rythme de ses rachats d’obligations afin de contenir la récente hausse des rendements.

    Cette annonce a alimenté les craintes que le dollar ne subisse les conséquences d’une intervention plus active du Trésor sur les marchés obligataires, favorisant ce que les investisseurs appellent le « debasement trade ».

    « L’annonce du programme de rachat du Trésor a fait évoluer le discours du marché, qui est passé de rendements plus élevés à une dépréciation du dollar américain, alimentant un dollar plus faible, un or plus fort et des points morts d’inflation plus élevés. Si les comparaisons avec le QE sont exagérées, l’incertitude croissante entourant la politique économique et les interrogations sur l’indépendance de la Fed pèsent sur le dollar américain », ont déclaré les analystes d’OCBC dans une note.

    Cette évolution a renforcé l’intérêt des investisseurs pour des actifs comme l’or et les cryptomonnaies, considérés par certains acteurs du marché comme susceptibles d’offrir une protection contre les turbulences sur les marchés obligataires et des changes.

    Le Bitcoin a particulièrement bénéficié de cette tendance. Ses performances relativement faibles depuis le début de l’année avant le récent rebond ont également attiré des investisseurs cherchant à profiter de niveaux de valorisation plus bas.

    Le rally du Bitcoin déclenche 457 millions de dollars de liquidations de positions vendeuses

    Le rebond rapide a provoqué d’importantes pertes pour les opérateurs qui pariaient sur une baisse du Bitcoin.

    Les données de Coinglass montrent que plus de 457 millions de dollars de positions vendeuses sur le Bitcoin ont été liquidées au cours des dernières 24 heures alors que le cours continuait de progresser.

    Cette nouvelle vague de liquidations prolonge le mouvement observé la semaine dernière, lorsque le brusque rebond du Bitcoin avait éliminé plusieurs milliards de dollars de positions baissières.

    Le phénomène s’est également propagé aux autres cryptomonnaies. Selon Coinglass, environ 112,3 millions de dollars de positions vendeuses sur l’Ether ont été liquidées au cours des dernières 24 heures.

    Les altcoins progressent dans le sillage du Bitcoin

    L’ensemble du marché des cryptomonnaies a suivi la hausse du Bitcoin mardi, la plupart des principaux actifs numériques enregistrant des gains.

    L’Ether, deuxième cryptomonnaie mondiale, a progressé de 2,2 % à 2 510,0 dollars, tandis que le XRP a également gagné 2,2 %.

    Solana s’est distingué avec un bond de 7,6 %. Cardano a avancé de 3,3 %, tandis que BNB a progressé de 2,3 %.

    La tendance était plus contrastée parmi les memecoins. Dogecoin a gagné 1,3 %, tandis que $TRUMP a reculé de 1,5 %.

    La progression généralisée témoigne d’une amélioration du sentiment sur le marché des cryptomonnaies, soutenue par la faiblesse du dollar, les inquiétudes budgétaires et les rachats de positions vendeuses.

  • Les États-Unis élargissent les sanctions contre l’Iran tandis que le Bitcoin dépasse 80 000 dollars et que les marchés attendent Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les États-Unis élargissent les sanctions contre l’Iran tandis que le Bitcoin dépasse 80 000 dollars et que les marchés attendent Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains ont progressé mardi, alors que les investisseurs attendent les résultats de Nvidia (NASDAQ:NVDA) et d’importantes données sur l’inflation plus tard dans la semaine. Les marchés évaluent également l’élargissement de la campagne de sanctions de Washington contre l’Iran, tandis que le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a poursuivi son rally au-dessus de 80 000 dollars.

    Les prix du pétrole ont reculé après l’annonce par la Maison-Blanche de nouvelles mesures visant à isoler davantage l’Iran du système financier mondial. Du côté des entreprises, Intuit (NASDAQ:INTU) figure parmi les principaux groupes devant publier leurs résultats après la clôture des marchés américains.

    Les contrats à terme américains progressent avant les résultats de Nvidia

    Les contrats à terme de Wall Street indiquaient une ouverture positive. À 03h08 ET (07h08 GMT), ceux sur le Dow Jones gagnaient 89 points, soit 0,2 %, tandis que ceux sur le S&P 500 progressaient de 20 points, ou 0,3 %. Les contrats à terme sur le Nasdaq 100 avançaient de 165 points, soit 0,6 %.

    Cette progression intervient après une séance négative pour les principaux indices américains, durant laquelle la pression vendeuse sur les valeurs exposées à l’intelligence artificielle, notamment les fabricants de semi-conducteurs et les fournisseurs d’équipements pour puces, a compensé les gains enregistrés dans les secteurs financier et des biens de consommation de base.

    Les investisseurs se tournent désormais vers les prochains résultats trimestriels de Nvidia, considérés comme un indicateur important de la demande dans le secteur de l’intelligence artificielle. Les données sur l’inflation attendues plus tard dans la semaine seront également suivies de près afin d’obtenir de nouvelles indications sur les perspectives de politique monétaire.

    Les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada constituent une autre source d’incertitude. Les négociations n’ont pas permis de parvenir à un accord susceptible d’éviter les droits de douane américains proposés de 50 % sur un large éventail de produits canadiens, poussant Ottawa à menacer d’imposer des mesures de rétorsion équivalentes.

    Les analystes de Vital Knowledge ont toutefois souligné que ces mesures ne devraient pas entrer en vigueur avant plusieurs semaines, laissant davantage de temps pour poursuivre les négociations. Les droits de douane américains envisagés sur les exportations canadiennes d’automobiles, de camions et d’acier ont également été reportés à janvier 2027.

    La Maison-Blanche intensifie la pression économique sur l’Iran

    Les développements géopolitiques restent également au centre de l’attention après que le secrétaire au Trésor Scott Bessent a présenté lundi un nouveau paquet de mesures économiques contre l’Iran.

    Bessent a décrit cette initiative comme une « offensive économique contre les connexions financières de l’Iran » à travers le monde, destinée à perturber les « facilitateurs » de Téhéran et à accentuer son isolement financier.

    Il a ajouté que le président Donald Trump demandait aux autres pays de formuler des « demandes spécifiques pour mettre fin à leurs interactions » avec l’Iran, alors que Washington intensifie sa pression économique depuis le début du conflit à la fin du mois de février.

    Bien que les nouvelles sanctions ne soient pas encore entrées en vigueur, la Maison-Blanche a fixé un calendrier afin que les pays réduisent progressivement leurs activités avec l’Iran.

    Bessent a averti que « toute entité facilitant le blanchiment d’argent pour le compte de l’Iran » serait exclue du système du dollar américain, ajoutant que « le compte à rebours vient de commencer ».

    Le Brent recule alors que les opérateurs minimisent le risque immédiat sur l’offre

    Les marchés pétroliers ont réagi avec un calme relatif à ces annonces. Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 0,6 % à 91,58 dollars le baril mardi, après que le Brent et le West Texas Intermediate américain eurent tous deux clôturé la séance précédente en baisse de plus de 2 %.

    Le WTI évoluait autour de son plus bas niveau depuis une semaine, les prises de bénéfices après plusieurs semaines de hausse contribuant également au recul.

    « Les prix du pétrole ont baissé hier malgré le renouvellement des projets américains visant à renforcer la pression économique sur l’Iran », ont déclaré les analystes d’ING dans une note adressée à leurs clients.

    « [L]es opérateurs [considèrent] les efforts des États-Unis visant à éloigner leurs partenaires du commerce avec l’Iran comme marginaux plutôt que susceptibles de faire bouger le marché. »

    ING a également souligné l’incertitude entourant la volonté de Washington de risquer sa fragile trêve commerciale avec la Chine, premier acheteur d’énergie iranienne, en appliquant de manière agressive des sanctions secondaires.

    Les résultats d’Intuit attendus après les réductions d’effectifs

    Sur le front des entreprises, Intuit (NASDAQ:INTU) doit publier ses résultats après la clôture de Wall Street mardi.

    En mai, l’éditeur de logiciels avait abaissé ses prévisions annuelles de chiffre d’affaires pour son activité de préparation fiscale TurboTax et annoncé son intention de réduire ses effectifs de 17 %.

    La restructuration devrait supprimer environ 3 000 postes et a été perçue comme une tentative de simplifier les opérations du groupe tout en concentrant davantage ses ressources sur ses propres produits d’intelligence artificielle.

    Ces annonces avaient alors pesé sur l’action et renforcé les inquiétudes concernant la concurrence des nouveaux systèmes d’IA. Les grands modèles de langage généralistes peuvent réaliser certaines fonctions similaires à celles proposées par TurboTax, même sans accès à des données financières propriétaires, ce qui soulève des interrogations sur l’avantage concurrentiel à long terme de l’activité.

    Le Bitcoin dépasse 80 000 dollars

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a prolongé sa récente envolée pour atteindre son niveau le plus élevé depuis plus de trois mois, soutenu par d’importants flux vers les ETF au comptant sur le Bitcoin et par un appétit pour le risque toujours solide.

    La première cryptomonnaie mondiale a gagné 4,0 % à 80 415,7 dollars à 03h48 ET, après avoir brièvement atteint 81 220,4 dollars.

    Le Bitcoin se dirige désormais vers une huitième séance de hausse sur les neuf dernières. Les rachats de positions vendeuses ont également renforcé le mouvement après que le récent rebond eut provoqué la liquidation d’un grand nombre de positions baissières.

    Les inquiétudes concernant la santé des finances publiques américaines ont également contribué au rally. Ces préoccupations se sont intensifiées après que le Trésor américain a annoncé la semaine dernière son intention de pratiquement doubler le rythme de ses rachats d’obligations afin de limiter la récente hausse des coûts d’emprunt de l’État.

  • Le rally du gaz naturel européen marque une pause alors que le ‘jour J’ contre l’Iran ne perturbe pas l’offre

    Le rally du gaz naturel européen marque une pause alors que le ‘jour J’ contre l’Iran ne perturbe pas l’offre

    Les prix du gaz naturel européen ont peu évolué mardi, restant proches de leurs plus hauts niveaux depuis cinq mois alors que les opérateurs réévaluaient les risques géopolitiques après que les dernières sanctions de Washington contre l’Iran n’ont pas provoqué de perturbation immédiate de l’approvisionnement énergétique.

    Les contrats à terme néerlandais de référence à échéance rapprochée et les contrats de gros britanniques comparables sont restés pratiquement inchangés, consolidant après une forte progression hebdomadaire d’environ 7 % qui avait porté les prix régionaux à leurs niveaux les plus élevés depuis la mi-mars.

    Cette pause intervient après un net retournement des cours du pétrole pendant la nuit, les opérateurs du secteur énergétique ayant réduit une partie de la prime de risque géopolitique intégrée aux prix. Le très médiatisé « jour J économique » de l’administration Trump contre l’Iran s’est finalement traduit par des mesures plus conventionnelles et moins sévères que ne le craignaient initialement les marchés.

    Les investisseurs avaient abordé la semaine en anticipant de possibles nouvelles contraintes sur l’offre après que des responsables américains eurent menacé d’imposer des sanctions secondaires aux pays et entreprises continuant à commercer avec Téhéran.

    Les mesures annoncées par Washington ont toutefois principalement renforcé les restrictions existantes visant le transport maritime et les technologies iraniennes, sans introduire de blocus maritime inattendu ni de saisies immédiates de navires dans le golfe Persique.

    Les risques liés au détroit d’Hormuz continuent de soutenir les prix du gaz

    Le Brent a effacé ses gains précédents pour évoluer autour de 91,50 dollars le baril, réduisant les craintes d’un nouveau choc immédiat sur les coûts à travers les marchés mondiaux de l’énergie.

    Les risques entourant le détroit d’Hormuz n’ont toutefois pas disparu. Les perturbations persistantes du transit physique par cette voie maritime stratégique continuent d’entretenir une prime de risque géopolitique sur les prix de gros du gaz en Europe.

    Cette situation non résolue maintient les opérateurs en alerte face à tout développement susceptible d’affecter les flux de gaz naturel liquéfié ou d’autres cargaisons énergétiques transitant par le Golfe.

    La stabilité relative des prix observée mardi ne signifie donc pas nécessairement que les inquiétudes concernant l’offre se sont sensiblement atténuées. Le marché semble plutôt consolider après son récent rally tout en évaluant le risque d’une nouvelle escalade.

    Les stocks européens restent préoccupants avant l’automne

    Au-delà des développements géopolitiques, la situation de l’approvisionnement énergétique européen reste relativement fragile à l’approche de la saison de chauffage automnale.

    Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations souterraines de stockage de gaz dans l’Union européenne sont remplies à un peu plus de 60 % de leur capacité totale.

    La forte demande estivale d’électricité, alimentée en partie par une utilisation accrue de la climatisation, a compliqué les efforts visant à reconstituer les réserves. Dans le même temps, les perturbations touchant les cargaisons de GNL en provenance du Qatar ont encore ralenti le processus saisonnier de remplissage des stocks.

    Avec des réserves inférieures à des niveaux plus confortables et des incertitudes persistantes concernant les flux de GNL à travers le Moyen-Orient, le marché européen du gaz reste exposé à un regain de volatilité malgré la pause observée mardi.

  • Les Bourses européennes rebondissent alors que les menaces de sanctions contre l’Iran déçoivent les craintes du marché : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes rebondissent alors que les menaces de sanctions contre l’Iran déçoivent les craintes du marché : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont progressé mardi, rebondissant après avoir récemment atteint leurs plus bas niveaux depuis plusieurs semaines, les investisseurs ayant été rassurés par le fait que le très médiatisé « jour J économique » de Washington contre l’Iran n’a pas provoqué de perturbation immédiate de l’approvisionnement énergétique mondial.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a gagné 0,4 %, effaçant une partie des pertes enregistrées lors des dernières séances. Le DAX allemand et le CAC 40 français ont tous deux avancé de plus de 0,4 %, tandis que le FTSE 100 de Londres a progressé de 0,1 %.

    Ce rebond intervient après plusieurs semaines de forte volatilité sur les marchés mondiaux, durant lesquelles les investisseurs ont dû composer avec la hausse des coûts de l’énergie, des rendements obligataires à long terme élevés et une rhétorique de plus en plus tendue autour du Moyen-Orient.

    Les marchés avaient abordé lundi en anticipant des mesures potentiellement sévères après que l’administration Trump eut présenté son futur dispositif contre l’Iran comme un « jour J économique ». Washington avait également menacé d’imposer des sanctions secondaires aux pays étrangers maintenant des relations commerciales avec Téhéran.

    Les mesures annoncées se sont finalement révélées moins perturbatrices que ne le craignaient les investisseurs, réaffirmant largement la position existante des États-Unis plutôt que d’imposer de nouvelles restrictions immédiates et inattendues sur les flux mondiaux de pétrole.

    Le pétrole se stabilise avec l’apaisement des craintes sur l’offre

    Les marchés de l’énergie ont réagi en s’éloignant de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs semaines. Les contrats à terme sur le Brent avaient chuté de plus de 2 % pendant la nuit avec l’atténuation des inquiétudes géopolitiques, avant de se stabiliser mardi autour de 91,50 dollars le baril.

    La stabilisation des cours du pétrole a apporté un certain soulagement aux marchés européens en réduisant les craintes qu’une nouvelle envolée des coûts énergétiques alimente l’inflation et augmente les dépenses dans les chaînes d’approvisionnement industrielles.

    La baisse des tensions sur les marchés énergétiques a également contribué à améliorer l’appétit pour le risque après plusieurs semaines de volatilité.

    Le PIB allemand du deuxième trimestre dépasse les prévisions grâce aux exportations

    Les actions européennes ont également bénéficié de données économiques allemandes meilleures que prévu, les chiffres révisés montrant que la première économie européenne a progressé plus rapidement qu’initialement estimé au deuxième trimestre.

    Le produit intérieur brut allemand a augmenté de 1,0 % sur un an, dépassant les attentes de 0,9 % et accélérant par rapport à la croissance de 0,7 % enregistrée au trimestre précédent.

    Sur une base trimestrielle, Destatis a fait état d’une progression de 0,3 %, supérieure à l’estimation préliminaire de 0,2 %.

    Les exportations ont joué un rôle important dans cette performance, progressant de 2,0 % par rapport au trimestre précédent, soutenues notamment par les expéditions de produits chimiques, d’électronique et de matériel de transport.

    Ces chiffres ont rassuré les investisseurs sur la capacité de l’économie allemande à conserver une dynamique de croissance sous-jacente malgré des coûts d’emprunt élevés et une demande intérieure des consommateurs encore modérée.

    Le projet du Trésor américain fait reculer les rendements obligataires

    Les marchés actions ont également profité d’un recul des rendements des obligations souveraines mondiales après des informations concernant une possible évolution de la stratégie de financement du Trésor américain.

    Les rendements des bons du Trésor de référence ont reculé par rapport à leurs récents sommets après des informations selon lesquelles le département américain du Trésor pourrait utiliser les liquidités détenues dans son Treasury General Account pour financer l’élargissement de son programme de rachat de dette.

    Le recours aux réserves de trésorerie existantes, plutôt qu’à une augmentation des émissions de bons du Trésor à court terme, pourrait réduire la quantité nette de nouvelle dette que les investisseurs doivent absorber.

    Le rendement du Bund allemand à 10 ans est ainsi revenu vers 3,23 %, réduisant une partie de la pression exercée sur les valorisations des actions européennes par la hausse des coûts de financement.

    L’attention des investisseurs se tourne désormais vers les résultats très attendus de Nvidia Corp. mercredi, ainsi que vers le discours du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, à Jackson Hole vendredi.

    Chesnara et Vistry se distinguent à Londres

    Parmi les valeurs britanniques, Chesnara (LSE:CSN) a gagné près de 5 % après avoir annoncé une solide génération de capital.

    Vistry (LSE:VTY) a progressé de 10 % après que le constructeur immobilier a obtenu 350 millions de livres de financement public dans le cadre du Social and Affordable Homes Programme afin de soutenir la construction de nouveaux logements.

    La combinaison d’un apaisement des inquiétudes géopolitiques, de données économiques allemandes meilleures que prévu et d’une baisse des rendements obligataires a permis aux marchés européens de retrouver une partie de leur confiance après plusieurs séances difficiles.