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  • Bourses européennes contrastées sur fond de baisse du pétrole et des rendements obligataires, Londres surperforme : DAX, CAC, FTSE100

    Bourses européennes contrastées sur fond de baisse du pétrole et des rendements obligataires, Londres surperforme : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont évolué en ordre dispersé jeudi, alors que la baisse des prix du pétrole, le recul des rendements des obligations d’État et de nouvelles données économiques ont influencé le sentiment des investisseurs. Les actions britanniques ont surperformé les principales places boursières d’Europe continentale, tandis que les résultats et les annonces des entreprises ont provoqué des mouvements sur plusieurs valeurs.

    L’indice FTSE 100 a progressé de 0,8 %, soutenu par les hausses de plusieurs sociétés cotées au Royaume-Uni. Le CAC 40 français a gagné 0,4 %, tandis que le DAX allemand a reculé de 0,3 %.

    Les rendements des obligations souveraines de la zone euro ont diminué, suivant le repli observé pendant la nuit sur les bons du Trésor américain. Les cours du pétrole ont également baissé, tandis que le dollar s’est éloigné de son plus haut niveau depuis 18 mois.

    Ces mouvements sont intervenus après les déclarations de Mary Daly, présidente de la Réserve fédérale de San Francisco, qui a indiqué mercredi qu’une hausse des taux d’intérêt n’était pas nécessaire lors de la réunion de la Fed prévue les 27 et 28 octobre.

    Les investisseurs ont également analysé l’accélération de l’inflation en France et la croissance modeste de l’économie britannique, parallèlement aux publications trimestrielles de grandes entreprises européennes.

    Le dollar recule et les rendements obligataires diminuent

    Les rendements des obligations d’État ont reculé en Europe, les investisseurs réagissant à l’évolution des anticipations concernant la politique monétaire américaine.

    Cette tendance a suivi la baisse nocturne des rendements des bons du Trésor américain, tandis que le dollar s’est affaibli après avoir atteint un sommet de 18 mois.

    Mary Daly, présidente de la Fed de San Francisco, a indiqué que la banque centrale n’avait pas besoin de relever ses taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion d’octobre.

    Ses commentaires ont contribué à renforcer les anticipations d’un maintien des coûts d’emprunt américains à leurs niveaux actuels à court terme.

    La baisse des rendements obligataires peut influencer les valorisations des actions en réduisant les rendements offerts par la dette souveraine, même si ses effets varient selon les secteurs.

    Parallèlement, le recul des cours du pétrole a constitué un autre facteur important de la séance, susceptible d’atténuer certaines pressions inflationnistes tout en pesant sur les perspectives de revenus du secteur énergétique.

    L’inflation française accélère à 3,1 % en septembre

    Les données économiques françaises ont révélé une nouvelle accélération de l’inflation des prix à la consommation en septembre.

    Selon les chiffres définitifs publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’inflation annuelle a atteint 3,1 %, contre 2,4 % en août.

    Cette hausse a été principalement alimentée par l’augmentation des prix de l’énergie et des produits alimentaires frais.

    Le taux de septembre a retrouvé un niveau observé pour la dernière fois en janvier 2024, soulignant le retour de pressions sur les prix dans l’économie française.

    L’inflation calculée selon l’indice harmonisé de l’Union européenne a progressé à 3,4 %, conformément à l’estimation initiale, contre 2,6 % le mois précédent.

    Ces chiffres ont apporté de nouveaux signes d’accélération des prix à la consommation en France, avec des implications possibles pour les perspectives d’inflation de la zone euro.

    Les investisseurs continuent de suivre l’évolution de l’inflation afin d’évaluer ses conséquences sur les décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

    L’économie britannique progresse de 0,1 % en août

    L’économie du Royaume-Uni a enregistré une croissance modeste en août, selon les données publiées par l’Office for National Statistics.

    Le produit intérieur brut a augmenté de 0,1 % par rapport à juillet, mois durant lequel l’économie avait progressé de 0,4 %.

    Bien que la croissance ait nettement ralenti par rapport au mois précédent, le résultat a dépassé les attentes des économistes, qui prévoyaient une contraction de 0,1 %.

    Cette progression a été soutenue par la croissance de la production industrielle, partiellement compensée par un recul de l’activité dans la construction.

    Les chiffres suggèrent que l’économie britannique a continué de croître, mais à un rythme plus lent, malgré la faiblesse de certains secteurs.

    Ces données ont fourni des éléments supplémentaires aux investisseurs qui évaluent les perspectives de l’activité économique et les futures décisions de politique monétaire.

    Ericsson, TotalEnergies et Pernod Ricard progressent

    Les actualités des entreprises ont contribué à la hausse de plusieurs actions européennes.

    Le fabricant suédois d’équipements de télécommunications Ericsson (NASDAQ:ERIC) a enregistré une forte progression après avoir publié un bénéfice d’exploitation au troisième trimestre supérieur aux attentes des analystes.

    Le groupe suisse de boulangerie industrielle ARYZTA (TG:YZA0) a également nettement progressé après avoir nommé Urs Jordi, jusqu’alors directeur général par intérim et président, au poste de directeur général permanent.

    Le groupe énergétique français TotalEnergies (EU:TTE) a avancé après avoir prévu une production d’hydrocarbures comprise entre 2,45 et 2,50 millions de barils équivalent pétrole par jour au troisième trimestre.

    Ces prévisions ont donné aux investisseurs une indication de la performance opérationnelle de l’entreprise pendant la période.

    Par ailleurs, le producteur de spiritueux Pernod Ricard (EU:RI) a gagné du terrain après avoir annoncé une baisse de ses ventes trimestrielles moins importante que prévu par les analystes.

    Ces mouvements ont illustré l’influence des résultats financiers et des annonces des directions sur l’évolution des actions européennes.

    Dunelm, British Land et Big Yellow soutiennent les actions britanniques

    Plusieurs entreprises cotées au Royaume-Uni ont enregistré des hausses notables à la suite de publications commerciales et de développements stratégiques.

    Le distributeur d’articles pour la maison Dunelm Group (LSE:DNLM) a progressé après avoir annoncé une augmentation de 1,1 % de ses ventes au premier trimestre.

    La société immobilière commerciale British Land (LSE:BLND) a également gagné du terrain après avoir indiqué anticiper une forte croissance de son bénéfice semestriel et de ses revenus locatifs.

    Cette annonce a fourni un signal positif concernant les perspectives financières de l’entreprise pour la première moitié de son exercice.

    L’exploitant d’espaces de stockage en libre-service Big Yellow Group (LSE:BYG) a progressé dans un contexte de regain d’intérêt pour ses options stratégiques.

    La société a indiqué qu’elle continuait d’examiner toutes les possibilités pour maximiser la valeur pour ses actionnaires, après que l’investisseur activiste Ancora Holdings a demandé une revue stratégique.

    Ces développements ont soutenu le marché britannique lors d’une séance durant laquelle le FTSE 100 a surperformé les principaux indices d’Europe continentale.

    TomTom, Mondi et Entain reculent après leurs annonces

    Ailleurs, plusieurs entreprises européennes ont subi des pressions vendeuses à la suite d’annonces opérationnelles et financières.

    Le spécialiste néerlandais de la cartographie numérique TomTom (EU:TOM2) a fortement reculé après avoir annoncé des suppressions d’emplois et abaissé le point médian de ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2026.

    La révision des perspectives et les mesures de restructuration ont suscité des inquiétudes concernant les performances commerciales à court terme.

    Le fabricant d’emballages Mondi (LSE:MDNI) a également enregistré une baisse importante après avoir fait état d’un recul de son EBITDA sous-jacent au troisième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente.

    Le groupe de jeux d’argent et de paris sportifs Entain (LSE:ENT), propriétaire de Ladbrokes, a également perdu du terrain malgré une augmentation de 2 % du produit net des jeux du groupe au troisième trimestre 2026.

    Les réactions négatives des marchés ont montré qu’une croissance modérée des revenus ou des ajustements opérationnels ne suffisent pas nécessairement à soutenir les cours des actions lorsque les attentes des investisseurs évoluent.

    Dans l’ensemble, les Bourses européennes ont affiché une tendance contrastée, les investisseurs mettant en balance la baisse des rendements obligataires et des cours du pétrole avec les préoccupations liées à l’inflation, au ralentissement de la croissance économique et aux résultats divergents des entreprises.

  • L’or rebondit grâce au recul du dollar et des rendements obligataires malgré l’inflation américaine élevée

    L’or rebondit grâce au recul du dollar et des rendements obligataires malgré l’inflation américaine élevée

    Les prix de l’or ont progressé jeudi, soutenus par l’affaiblissement du dollar américain et la baisse des rendements des bons du Trésor, malgré des chiffres de l’inflation américaine supérieurs aux attentes qui ont renforcé les anticipations de nouvelles hausses des taux d’intérêt de la Réserve fédérale.

    À 04 h 41, heure de l’Est (08 h 41 GMT), l’or au comptant gagnait 1,2 %, à 4 152,51 dollars l’once, tandis que les contrats à terme américains sur l’or progressaient de 1,6 %, à 4 173,75 dollars l’once.

    Cette reprise faisait suite à une forte baisse initiale mercredi, après la publication de données montrant une accélération de l’inflation américaine supérieure aux prévisions des économistes, principalement en raison de l’augmentation des coûts énergétiques liée au conflit impliquant l’Iran.

    Bien que le rapport sur l’inflation ait initialement provoqué une hausse des rendements des bons du Trésor et un renforcement du dollar, ces deux mouvements se sont ensuite inversés, les investisseurs réévaluant les perspectives de politique monétaire et recherchant des placements plus sûrs dans un contexte de faiblesse des valeurs technologiques.

    L’inflation américaine renforce les anticipations de nouvelles hausses des taux de la Fed

    Le rapport sur les prix à la consommation publié mercredi aux États-Unis a conduit les investisseurs à renforcer leurs anticipations d’une éventuelle hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, prévue les 27 et 28 octobre.

    Les chiffres de l’inflation, supérieurs aux prévisions, ont mis en évidence la persistance des pressions sur les prix, l’augmentation des coûts énergétiques ayant largement contribué à cette accélération.

    Après leur publication, les rendements des bons du Trésor américain ont temporairement augmenté, tandis que les prix des obligations reculaient et que le dollar se renforçait face aux principales devises internationales.

    Des taux d’intérêt plus élevés constituent généralement un facteur défavorable à l’or, car le métal ne génère pas de revenus d’intérêts, ce qui rend les placements rémunérés relativement plus attractifs.

    Un dollar plus fort peut également réduire la demande internationale de lingots en augmentant leur coût pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

    Toutefois, les anticipations d’une hausse immédiate des taux se sont ensuite modérées, les marchés financiers intégrant les données sur l’inflation et les autres évolutions économiques.

    Les analystes de Vital Knowledge ont indiqué que les investisseurs anticipaient désormais environ 30 points de base de hausses supplémentaires des taux de la Réserve fédérale d’ici la fin de 2026, contre environ 25 points de base auparavant.

    Cet ajustement suggère que les marchés continuent de prévoir une politique monétaire plus restrictive, même si la réaction initiale au rapport sur l’inflation s’est atténuée.

    La baisse des rendements du Trésor et du dollar soutient l’or

    L’or a bénéficié du retournement des rendements obligataires américains, les investisseurs se tournant vers les titres d’État après une vague de ventes sur les actions liées à l’intelligence artificielle.

    La faiblesse des valeurs technologiques a encouragé certains opérateurs à réduire leur exposition aux actifs plus risqués et à renforcer leurs positions en obligations du Trésor américain.

    La demande accrue pour la dette publique a contribué à faire monter les prix des obligations et à réduire leurs rendements, atténuant une partie des pressions sur l’or.

    Le dollar américain s’est également affaibli, apportant un soutien supplémentaire aux cours du métal précieux.

    À 04 h 39, heure de l’Est, l’indice du dollar américain, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de grandes devises internationales, reculait de 0,5 %, à 102,01.

    Un dollar plus faible rend généralement l’or moins coûteux pour les investisseurs détenant d’autres monnaies, ce qui peut soutenir la demande.

    La combinaison de rendements obligataires plus bas et d’un dollar moins ferme a permis au métal précieux de se redresser après sa baisse initiale de la séance précédente, malgré les préoccupations persistantes concernant l’inflation.

    La Fed de Chicago souligne la persistance des pressions inflationnistes

    Les responsables de la Réserve fédérale continuent d’évaluer si les taux d’intérêt actuels sont suffisamment restrictifs pour ramener l’inflation vers l’objectif de 2 % de la banque centrale.

    Le président de la Réserve fédérale de Chicago, Austan Goolsbee, a jugé décourageants les derniers chiffres de l’inflation américaine et attiré l’attention sur les conséquences économiques potentielles des investissements massifs dans les infrastructures d’intelligence artificielle.

    Goolsbee a estimé que les dépenses consacrées aux installations liées à l’IA pourraient contribuer à une surchauffe de l’économie, accentuant les pressions inflationnistes.

    Il a également indiqué qu’il était encore trop tôt pour déterminer si les taux d’intérêt étaient suffisamment élevés pour ramener l’inflation vers l’objectif de la Fed.

    Les marchés continuaient d’anticiper au moins une hausse supplémentaire des taux en 2026, reflétant les préoccupations concernant la persistance des pressions sur les prix.

    Les perspectives de politique monétaire restent un facteur important pour l’or, notamment en raison de leurs effets sur les rendements des obligations d’État et sur le dollar américain.

    La demande des banques centrales et les achats de valeurs refuges restent déterminants

    Au-delà des conséquences immédiates de l’inflation américaine et des anticipations de taux d’intérêt, les investisseurs continuent d’examiner les facteurs à plus long terme qui influencent la demande d’or.

    Rick Kanda, directeur général de The Gold Bullion Company, a identifié les achats des banques centrales, les mouvements des devises et la demande des investisseurs pour les actifs défensifs comme des éléments importants pour les performances du métal en 2027.

    Selon Kanda, les perspectives dépendront notamment de la capacité des banques centrales à maintenir leur forte demande récente de lingots.

    L’évolution des taux d’intérêt américains et du dollar restera également déterminante, compte tenu de leur influence sur l’attrait relatif des actifs qui ne génèrent pas de rendement.

    L’intérêt des investisseurs pour les valeurs refuges constitue un autre facteur, particulièrement pendant les périodes de volatilité financière et d’incertitude géopolitique.

    Le rebond de jeudi a illustré la sensibilité de l’or aux variations des rendements obligataires et des marchés des changes, la baisse des rendements et l’affaiblissement du dollar compensant une partie des pressions liées aux anticipations d’un resserrement supplémentaire de la politique monétaire américaine.

  • Le pétrole recule malgré les attaques dans le détroit d’Ormuz, les États-Unis envisageant un assouplissement des sanctions

    Le pétrole recule malgré les attaques dans le détroit d’Ormuz, les États-Unis envisageant un assouplissement des sanctions

    Les prix du pétrole ont diminué jeudi, les investisseurs évaluant les attaques persistantes contre les navires commerciaux près du détroit d’Ormuz et les informations selon lesquelles les États-Unis pourraient assouplir les sanctions visant certains pétroliers afin de réduire les coûts du transport maritime international.

    À 03 h 35, heure de l’Est (07 h 35 GMT), les contrats à terme sur le Brent perdaient 1,9 %, à 104,02 dollars le baril, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate (WTI) reculaient de 1,1 %, à 94,04 dollars le baril.

    Ces baisses sont intervenues malgré les inquiétudes persistantes concernant les perturbations des approvisionnements énergétiques au Moyen-Orient, où les attaques contre le transport maritime commercial et les combats régionaux menacent d’importantes routes pétrolières.

    Les informations évoquant une éventuelle modification de la politique américaine de sanctions, ainsi que la reprise de la production et des exportations dans certaines grandes régions productrices, ont contribué aux pressions baissières sur les cours.

    Les attaques près du détroit d’Ormuz renforcent les inquiétudes sur l’approvisionnement

    Deux navires commerciaux ont coulé près du détroit d’Ormuz au cours des 24 heures précédentes après avoir été touchés par des projectiles lors de deux incidents distincts, selon des responsables maritimes cités par Reuters.

    Les bâtiments ont été décrits comme un porte-conteneurs et un vraquier.

    Ces incidents font suite à une augmentation des attaques visant le transport maritime commercial dans la région du détroit, suscitant des inquiétudes concernant de nouvelles perturbations des exportations de pétrole brut et de produits pétroliers depuis le golfe Persique.

    Le détroit d’Ormuz constitue une route majeure pour le transport international d’énergie. Les restrictions de circulation des navires peuvent affecter les calendriers de livraison, les coûts d’assurance et les tarifs du fret maritime.

    Les préoccupations concernant la sécurité se sont également étendues à la région de la mer Rouge.

    Les combats entre l’Arabie saoudite et les militants houthis au Yémen ont renforcé les craintes d’une extension du conflit au Moyen-Orient susceptible de perturber le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden.

    De nouvelles perturbations sur l’une ou l’autre de ces routes pourraient augmenter les coûts de transport et compliquer les livraisons de pétrole brut et de produits raffinés aux marchés internationaux.

    Washington envisagerait d’assouplir les sanctions contre la flotte fantôme

    Le président américain Donald Trump envisagerait de réduire les restrictions visant les navires associés à la « flotte fantôme », utilisée pour transporter du pétrole et des produits pétroliers en provenance de pays soumis à des sanctions.

    Ces navires sont généralement associés aux expéditions provenant de Russie, d’Iran et du Venezuela.

    Selon les informations rapportées, un assouplissement des sanctions pourrait contribuer à réduire les coûts élevés du fret et à atténuer les pressions sur les prix internationaux du pétrole.

    Les restrictions imposées aux opérations des pétroliers peuvent limiter les capacités de transport disponibles et augmenter les dépenses, particulièrement lorsque les navires doivent déjà modifier leurs itinéraires pour des raisons de sécurité.

    Permettre à davantage de navires de participer au transport international de pétrole pourrait améliorer la disponibilité des capacités maritimes et réduire une partie de ces coûts.

    Toutefois, il reste incertain que l’administration américaine mette en œuvre les mesures évoquées, et la forme que pourraient prendre d’éventuels changements n’a pas été précisée.

    La possibilité d’un assouplissement des restrictions a néanmoins constitué un facteur supplémentaire dans l’évaluation des perspectives de l’offre mondiale de pétrole.

    La production russe augmente tandis que les exportations du Moyen-Orient se redressent

    Les récentes augmentations de production et d’exportations dans certaines grandes régions pétrolières ont également contribué à limiter les pressions haussières sur les cours du brut.

    Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production russe de pétrole brut a augmenté de 65 000 barils par jour en septembre, atteignant 8,43 millions de barils quotidiens.

    Toutefois, la production restait inférieure de 870 000 barils par jour à son niveau de l’année précédente.

    L’agence a également indiqué que les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient avaient progressé de 4,4 millions de barils par jour en septembre.

    Cette reprise a porté les exportations régionales à environ 75 % de leurs niveaux antérieurs au déclenchement de la guerre en Iran, à la fin du mois de février.

    Ces chiffres suggèrent qu’une partie des flux d’approvisionnement pétrolier s’est rétablie malgré les perturbations géopolitiques persistantes.

    L’AIE a cependant averti que les marchés mondiaux du gazole pourraient rester tendus jusque bien avancé dans l’année 2027, en raison des interruptions continues de l’approvisionnement en brut et des arrêts de raffineries.

    L’agence a également prévu une diminution de la demande mondiale de pétrole de 2,6 millions de barils par jour en 2026.

    Ces évolutions de l’offre et de la demande restent des éléments importants pour les opérateurs qui évaluent les conséquences potentielles de nouvelles perturbations au Moyen-Orient.

    Forte baisse des stocks américains de brut après les perturbations liées à l’ouragan

    Des données distinctes de l’American Petroleum Institute (API) ont montré une diminution des stocks américains de pétrole brut beaucoup plus importante que prévu.

    Selon l’API, les stocks commerciaux de brut ont reculé de 11,12 millions de barils au cours de la semaine terminée le 9 octobre.

    Les analystes anticipaient une augmentation d’environ 1,9 million de barils.

    Cette baisse inattendue fait suite aux perturbations de la production pétrolière sur la côte américaine du golfe du Mexique provoquées par l’ouragan Isaias, qui avait touché la région à la fin de la semaine précédente.

    La tempête aurait temporairement interrompu près des deux tiers de la production pétrolière du golfe, réduisant l’approvisionnement intérieur en brut.

    La forte diminution des stocks a suggéré un resserrement de l’offre à court terme aux États-Unis, même si les chiffres de l’API restent préliminaires.

    Les investisseurs attendaient les données hebdomadaires officielles de l’Energy Information Administration américaine, dont la publication était prévue plus tard jeudi, afin de vérifier si les statistiques gouvernementales confirmaient la baisse annoncée.

    Malgré la diminution importante des stocks américains et les risques persistants pour la sécurité maritime, les cours du brut ont reculé, les marchés évaluant la possibilité d’un assouplissement des restrictions sur le transport pétrolier et d’une amélioration des conditions d’approvisionnement.

  • Les contrats à terme américains reculent malgré la croissance d’Anthropic et les bénéfices records de TSMC : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme américains reculent malgré la croissance d’Anthropic et les bénéfices records de TSMC : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les indices boursiers américains ont reculé jeudi, les inquiétudes concernant les valorisations des entreprises d’intelligence artificielle, l’endettement des sociétés et la perspective de taux d’intérêt durablement élevés continuant de peser sur le sentiment des investisseurs, malgré les informations faisant état d’une forte croissance du chiffre d’affaires d’Anthropic et de bénéfices trimestriels records chez Taiwan Semiconductor Manufacturing Company.

    À 02 h 54, heure de l’Est (06 h 54 GMT), les contrats à terme sur le Dow Jones progressaient de 27 points, soit 0,1 %, tandis que ceux sur le S&P 500 perdaient 38 points, soit 0,5 %. Les contrats à terme sur le Nasdaq 100 reculaient de 407 points, soit 1,4 %, signalant de nouvelles pressions sur les valeurs technologiques avant l’ouverture de Wall Street.

    Cette faiblesse faisait suite à une forte baisse lors de la séance précédente, lorsque des données sur l’inflation américaine supérieures aux attentes avaient conduit les investisseurs à réévaluer les perspectives des taux directeurs de la Réserve fédérale.

    Le S&P 500 et le Nasdaq Composite avaient enregistré leurs plus fortes baisses quotidiennes depuis juillet, les entreprises liées à l’intelligence artificielle étant particulièrement touchées.

    Les inquiétudes sur les investissements dans l’IA pèsent sur les valeurs technologiques

    Les ventes de mercredi ont suivi la publication des données sur les prix à la consommation aux États-Unis, qui ont montré une hausse de l’inflation de septembre supérieure aux prévisions.

    Ces chiffres ont conduit les investisseurs à renforcer leurs anticipations d’une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale lors de sa réunion prévue plus tard dans le mois, entraînant une augmentation des rendements des bons du Trésor américain et des pressions sur les valorisations boursières.

    Les ventes d’obligations souveraines se sont atténuées en fin de séance, certains analystes estimant que les investisseurs déplaçaient leurs capitaux des actions liées à l’IA, considérées comme plus risquées, vers la dette publique américaine.

    Les préoccupations concernant la viabilité de l’endettement massif utilisé pour financer les infrastructures d’intelligence artificielle se sont également renforcées, particulièrement dans un environnement de coûts de financement élevés et de concurrence croissante dans le secteur.

    CoreWeave (NASDAQ:CRWV), entreprise d’infrastructures cloud fortement exposée à la demande de capacités de calcul pour l’IA, figurait parmi les sociétés les plus touchées.

    Son action a perdu plus de 15 %, tandis que certaines de ses obligations ont atteint de nouveaux points bas sur le marché secondaire.

    Ces mouvements ont mis en évidence l’attention croissante portée par les investisseurs aux risques financiers associés à l’expansion du secteur de l’intelligence artificielle financée par l’endettement.

    Anthropic aurait enregistré une hausse de 45 % de son chiffre d’affaires trimestriel

    Anthropic (NASDAQ:ANTP) aurait indiqué mercredi à des investisseurs institutionnels que son chiffre d’affaires du troisième trimestre avait augmenté de 45 %, atteignant environ 16,8 milliards de dollars.

    Selon le Wall Street Journal, le développeur du chatbot Claude avait précédemment enregistré un chiffre d’affaires de 11,6 milliards de dollars au deuxième trimestre et de moins de 5 milliards au premier trimestre.

    Ces chiffres suggèrent que la demande pour les produits d’intelligence artificielle d’Anthropic a continué de progresser fortement, même si le rythme de croissance trimestrielle a ralenti.

    Les analystes de Vital Knowledge ont souligné qu’une telle augmentation serait considérée comme particulièrement élevée dans la plupart des secteurs, mais que les attentes concernant les entreprises d’IA étaient devenues exceptionnellement exigeantes.

    Selon eux, une croissance de cette ampleur serait accueillie favorablement « dans n’importe quel contexte normal », mais le ralentissement du rythme de progression pourrait affecter le sentiment des investisseurs.

    « Dans le monde de l’intelligence artificielle, où les investisseurs sont habitués à des chiffres affichant une croissance parabolique, un ralentissement de la croissance affaiblit le sentiment du marché », ont écrit les analystes.

    Les chiffres rapportés suscitent également l’attention en raison des perspectives d’une éventuelle introduction en Bourse d’Anthropic.

    Selon le Wall Street Journal, l’entreprise envisagerait de lever jusqu’à 100 milliards de dollars sur la base d’une valorisation d’environ 2 000 milliards de dollars.

    Aucun calendrier définitif n’a été annoncé pour cette éventuelle introduction en Bourse, même si le quotidien indique qu’Anthropic pourrait publier davantage d’informations sur ses activités dans les documents liés à l’opération au cours des prochaines semaines.

    TSMC publie des bénéfices records grâce à la demande de puces pour l’IA

    Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (NYSE:TSM) a annoncé des bénéfices trimestriels records, apportant de nouvelles indications sur la solidité de la demande de semi-conducteurs utilisés dans les infrastructures d’intelligence artificielle.

    Le premier fabricant mondial de puces pour compte de tiers a enregistré un bénéfice net de 763,06 milliards de nouveaux dollars taïwanais (NT$) au cours des trois mois clos le 30 septembre, soit une hausse de 69 % par rapport à la même période de l’année précédente.

    Ce résultat a dépassé la prévision de 746,3 milliards de NT$, fondée sur les estimations LSEG citées par Reuters.

    Le chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 50 %, atteignant 1 490 milliards de NT$.

    TSMC a publié une marge brute de 66,4 %, une marge opérationnelle de 58,7 % et une marge nette de 51,1 %.

    L’entreprise a également indiqué avoir envisagé d’étendre sa présence industrielle aux États-Unis, potentiellement grâce à de nouvelles installations au Texas.

    Cette expansion permettrait de soutenir les efforts visant à accroître les capacités de production afin de répondre à la demande croissante de semi-conducteurs avancés.

    Les résultats de TSMC ont contrasté avec la faiblesse des actions liées à l’IA, soulignant la différence entre la demande réelle d’infrastructures informatiques et les inquiétudes des investisseurs concernant les valorisations et le financement.

    Les prix à la production américains attendus avant la réunion de la Fed

    Les investisseurs attendaient également la publication de l’indice américain des prix à la production de septembre, susceptible d’apporter de nouvelles informations sur les pressions inflationnistes.

    Les économistes prévoyaient une hausse mensuelle de 0,6 % des prix à la production pour la demande finale, contre une augmentation de 0,4 % en août.

    Sur un an, l’inflation des prix à la production était attendue à 5,3 %, légèrement en dessous du précédent chiffre de 5,4 %.

    Ces données font suite au rapport de mercredi sur les prix à la consommation, supérieur aux attentes, qui a mis en évidence les conséquences de la hausse des coûts énergétiques liée au conflit impliquant l’Iran.

    Les dernières données sur l’inflation seront particulièrement importantes avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale prévue les 27 et 28 octobre.

    Les investisseurs suivront également les prochaines statistiques sur les ventes au détail américaines et les demandes initiales d’allocations chômage afin d’obtenir des indications supplémentaires sur l’activité économique et la situation du marché du travail.

    Le pétrole recule malgré les risques persistants pour le transport maritime au Moyen-Orient

    Les cours du pétrole ont diminué jeudi, les opérateurs évaluant les menaces persistantes pesant sur les expéditions énergétiques à travers le détroit d’Ormuz ainsi que les informations selon lesquelles les États-Unis pourraient envisager d’assouplir les sanctions visant certains navires pétroliers.

    À 03 h 35, heure de l’Est, les contrats à terme sur le Brent perdaient 1,9 %, à 104,02 dollars le baril, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate reculaient de 1,1 %, à 94,04 dollars le baril.

    Selon des responsables maritimes cités par Reuters, deux navires commerciaux ont coulé près du détroit d’Ormuz au cours des 24 heures précédentes après avoir été touchés par des projectiles distincts.

    Les attaques visant le transport maritime dans la région ont renforcé les inquiétudes concernant d’éventuelles perturbations des exportations de pétrole du golfe Persique.

    Parallèlement, les combats entre l’Arabie saoudite et les militants houthis au Yémen ont suscité de nouvelles préoccupations concernant la sécurité des routes maritimes passant par le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden.

    Des informations indiquent également que le président américain Donald Trump envisagerait un assouplissement des sanctions visant certains navires appartenant à la « flotte fantôme », utilisée pour transporter du pétrole et des produits pétroliers provenant de pays sanctionnés, notamment la Russie, l’Iran et le Venezuela.

    Une telle mesure pourrait viser à réduire les coûts de transport et à atténuer certaines pressions sur les marchés mondiaux de l’énergie.

    Malgré le recul de jeudi, les prix du pétrole sont restés élevés, les risques géopolitiques pesant sur l’approvisionnement continuant d’influencer les anticipations d’inflation et le sentiment des marchés financiers.

  • Les Bourses européennes reculent après l’inflation américaine et la chute mondiale des valeurs technologiques : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes reculent après l’inflation américaine et la chute mondiale des valeurs technologiques : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont reculé jeudi, pénalisés par une vague de ventes mondiale sur les valeurs technologiques et par des données sur l’inflation américaine supérieures aux attentes, qui ont ravivé les inquiétudes concernant les taux d’intérêt et les valorisations boursières.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a perdu environ 0,35 %, effaçant sa légère progression de mercredi, tandis que les valeurs des semi-conducteurs et d’autres entreprises de croissance subissaient des pressions vendeuses.

    Le DAX allemand a reculé de 0,5 %, tandis que le CAC 40 français a cédé 0,2 %. À Londres, le FTSE 100 a baissé de 0,1 %, reflétant la faiblesse générale des marchés actions européens.

    Les baisses ont suivi les ventes enregistrées à Wall Street, qui se sont ensuite étendues aux marchés asiatiques avant d’atteindre l’Europe. Les entreprises technologiques ont été particulièrement affectées par les nouvelles préoccupations concernant les coûts d’emprunt et les perspectives des investissements liés à l’intelligence artificielle.

    Les semi-conducteurs enregistrent les plus fortes baisses en Europe

    Les entreprises européennes de semi-conducteurs ont subi certaines des pertes les plus importantes de la séance de jeudi, inversant l’amélioration du sentiment qui avait suivi la publication des résultats trimestriels d’ASML Holding la veille.

    L’action ASML Holding (EU:ASML) a perdu 6,4 %, malgré les perspectives précédemment annoncées par le groupe concernant une hausse des ventes au quatrième trimestre.

    ASM a reculé de 9,8 %, tandis que STMicroelectronics (BIT:STMMI) a cédé 7,1 %. Le fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon (TG:IFX) a enregistré une baisse de 8,6 %.

    BE Semiconductor Industries (EU:BESI) a également été affecté par les ventes généralisées dans le secteur, même si les chiffres disponibles ne précisaient pas l’ampleur de son recul.

    La faiblesse s’est étendue au-delà des fabricants de semi-conducteurs, touchant les fournisseurs d’équipements et d’autres entreprises technologiques, les investisseurs réévaluant les valorisations après les dernières données sur l’inflation américaine.

    Les résultats trimestriels d’ASML avaient initialement apporté un soutien aux valeurs technologiques européennes mercredi. Toutefois, cette amélioration s’est révélée temporaire, les préoccupations macroéconomiques revenant au premier plan.

    L’inflation américaine ravive les inquiétudes sur les taux d’intérêt

    Le repli des marchés a suivi la publication des données sur les prix à la consommation aux États-Unis, montrant une accélération de l’inflation globale à 3,7 % sur un an, tandis que l’inflation sous-jacente atteignait 2,6 %.

    Ces chiffres ont entraîné une révision des anticipations concernant les taux d’intérêt, contribuant à la hausse des rendements des obligations d’État américaines et à une pression accrue sur les valorisations des entreprises technologiques.

    Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a atteint 5,266 %, selon les données de marché rapportées pendant la séance.

    Des rendements obligataires plus élevés peuvent rendre les actions moins attractives par rapport aux placements à revenu fixe, particulièrement pour les entreprises de croissance dont les valorisations dépendent fortement des anticipations de bénéfices futurs.

    Les pressions qui en ont résulté ont été particulièrement visibles dans les valeurs technologiques et les semi-conducteurs, qui ont suscité un intérêt important des investisseurs grâce à l’augmentation des dépenses consacrées aux infrastructures d’intelligence artificielle.

    Les dernières données sur l’inflation ont également renforcé l’incertitude concernant les futures décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Des résultats contrastés en début de saison des publications européennes

    Les investisseurs examinent également les premiers résultats du troisième trimestre afin d’évaluer la performance des entreprises européennes dans un contexte de coûts de financement élevés et de demande des consommateurs incertaine.

    Le groupe français de luxe LVMH (EU:MC) a publié plus tôt dans la semaine des ventes trimestrielles inférieures aux attentes, suscitant des inquiétudes concernant la demande en Chine et les perspectives des dépenses discrétionnaires des consommateurs.

    Ces résultats ont renforcé l’incertitude entourant le secteur du luxe, qui reste sensible aux variations de la confiance des consommateurs et des conditions économiques sur les principaux marchés internationaux.

    De son côté, la publication trimestrielle d’ASML a présenté des perspectives plus favorables à court terme pour la demande d’équipements destinés à la fabrication de semi-conducteurs, soutenues par ses prévisions de ventes au quatrième trimestre.

    Cependant, le groupe a également resserré sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année 2026, mettant en évidence des différences dans les tendances de demande entre les applications liées à l’intelligence artificielle et les autres marchés des semi-conducteurs.

    Ces publications contrastées illustrent les performances inégales observées au début de la saison des résultats européens.

    Les rendements obligataires et l’incertitude économique pèsent sur les actions

    Les coûts d’emprunt élevés sont restés une préoccupation pour les investisseurs européens, tandis que les banques centrales continuent d’évaluer les pressions inflationnistes persistantes.

    La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a maintenu une position prudente sur la politique monétaire et rejeté les suggestions d’une intervention de la BCE spécifiquement destinée à soutenir la dette souveraine française.

    Les rendements des obligations d’État et les écarts de coûts d’emprunt entre les pays de la zone euro demeurent des facteurs importants pour les investisseurs qui évaluent les marchés actions.

    Des coûts de financement plus élevés peuvent affecter la rentabilité des entreprises, leurs décisions d’investissement et l’attrait relatif des actions par rapport aux obligations.

    Les derniers mouvements de marché ont également reflété l’incertitude concernant les prix de l’énergie et les développements géopolitiques, qui continuent d’influencer les anticipations d’inflation.

    Les actions européennes restent donc sensibles aux données économiques et aux publications de résultats. La baisse de jeudi a illustré l’influence des changements d’anticipations concernant les taux d’intérêt sur les valeurs technologiques et le sentiment général des investisseurs.

  • Les prix du gaz naturel européen reculent légèrement, entre météo clémente et risques d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz

    Les prix du gaz naturel européen reculent légèrement, entre météo clémente et risques d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz

    Les prix du gaz naturel européen ont légèrement diminué jeudi, les prévisions de températures plus douces en Europe occidentale ayant réduit les anticipations de demande de chauffage à court terme. Les perturbations persistantes du transport maritime au Moyen-Orient et les niveaux relativement faibles des stocks de gaz ont toutefois limité le recul.

    Le contrat à terme néerlandais de référence sur le gaz naturel pour livraison le mois suivant a baissé de 1,8 %, à 85,50 euros par mégawattheure (MWh), restant proche de ses niveaux les plus élevés depuis environ quatre ans après les fortes hausses enregistrées au début du mois d’octobre.

    Le contrat britannique équivalent s’est négocié autour de 212 pence par therm, affichant une phase de consolidation similaire après les récentes augmentations.

    Malgré cette baisse modérée, les marchés européens du gaz sont restés sensibles aux risques d’approvisionnement liés au détroit d’Ormuz et aux inquiétudes concernant les réserves disponibles à l’approche de l’hiver.

    Les prévisions météorologiques plus douces réduisent la demande de chauffage

    Les dernières prévisions météorologiques indiquent que les températures en Europe occidentale pourraient rester plus douces que prévu au cours des prochains jours.

    Ces perspectives ont réduit les anticipations d’une augmentation immédiate de la demande de gaz pour le chauffage résidentiel et commercial, atténuant une partie des pressions sur les prix de gros.

    Des conditions météorologiques plus favorables pourraient également permettre aux fournisseurs d’énergie de limiter les prélèvements dans les installations de stockage souterrain avant l’arrivée des températures hivernales plus froides.

    L’évolution des prévisions a contribué à la baisse des contrats à terme néerlandais jeudi, même si les prix sont restés élevés par rapport aux périodes précédentes.

    Les opérateurs continuent de suivre les conditions météorologiques à l’approche de la saison de chauffage hivernale, durant laquelle les variations de température peuvent avoir une influence importante sur la demande de gaz naturel.

    Les perturbations dans le détroit d’Ormuz maintiennent les tensions sur le GNL

    Les difficultés du transport maritime au Moyen-Orient ont continué d’influencer les marchés européens du gaz, particulièrement celui du gaz naturel liquéfié (GNL).

    Selon Reuters, les forces iraniennes ont adopté de nouvelles tactiques visant les navires commerciaux traversant le détroit d’Ormuz, renforçant l’incertitude entourant le transport maritime dans la région.

    Ces perturbations ont affecté les expéditions de GNL en provenance du golfe Persique, suscitant des inquiétudes concernant les délais de livraison et la disponibilité des approvisionnements pour les acheteurs internationaux.

    Certains navires auraient été contraints d’emprunter des itinéraires plus longs en contournant l’Afrique, augmentant les coûts de transport et retardant les livraisons aux terminaux européens d’importation de GNL.

    Ces développements ont contribué à maintenir les prix à des niveaux élevés, les acheteurs européens évaluant les conséquences potentielles de restrictions prolongées du trafic maritime sur les approvisionnements mondiaux.

    Le détroit d’Ormuz constitue une voie de passage importante pour les expéditions internationales d’énergie, ce qui signifie que les perturbations peuvent également affecter les marchés situés en dehors du Moyen-Orient.

    Les stocks de gaz de l’Union européenne remplis à environ 74 %

    Les installations souterraines de stockage de gaz naturel de l’Union européenne étaient remplies à environ 74 %, selon les chiffres présentés dans le point de marché de jeudi.

    Ce niveau était inférieur aux moyennes saisonnières historiques de la mi-octobre, laissant à l’Europe une réserve plus limitée à l’approche de la période de chauffage hivernale.

    Des stocks plus faibles renforcent l’importance du maintien des importations de GNL et des approvisionnements par gazoduc à mesure que la consommation augmente.

    Même si les températures plus douces peuvent temporairement réduire la demande, des perturbations prolongées de l’approvisionnement ou une période durable de froid pourraient exercer une pression supplémentaire sur les réserves.

    La combinaison de stocks relativement faibles et d’incertitudes concernant les livraisons de GNL a contribué à maintenir les prix de gros européens à des niveaux élevés malgré le dernier recul.

    Les coûts de l’énergie restent une préoccupation pour l’inflation dans la zone euro

    La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a identifié la hausse des coûts de l’énergie comme un facteur majeur des récentes pressions inflationnistes dans la zone euro.

    L’augmentation des prix du gaz naturel suscite des inquiétudes concernant ses conséquences potentielles sur les factures énergétiques des ménages et les coûts de fonctionnement des entreprises.

    Lagarde a indiqué que les prix de l’énergie étaient le principal moteur de la récente accélération de l’inflation, tandis que les dynamiques de l’inflation sous-jacente restaient relativement maîtrisables.

    Ces évolutions représentent un défi pour les responsables de la politique monétaire, qui doivent évaluer les perspectives d’inflation et les futures décisions concernant les taux d’intérêt.

    Sur les marchés européens du gaz, les températures plus douces ont temporairement atténué les récentes hausses de prix. Toutefois, les niveaux de stockage et les perturbations persistantes des expéditions énergétiques en provenance du Moyen-Orient restent des facteurs importants pour l’évolution des cours à l’approche de l’hiver.

  • Les obligations souveraines de la zone euro progressent face aux inquiétudes sur la dette liée à l’IA

    Les obligations souveraines de la zone euro progressent face aux inquiétudes sur la dette liée à l’IA

    Les obligations d’État de la zone euro ont progressé jeudi, les investisseurs se tournant vers la dette souveraine dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant les investissements dans les infrastructures d’intelligence artificielle financés par l’emprunt et de faiblesse des marchés actions et du crédit aux entreprises.

    Ce mouvement marque un changement par rapport aux mois précédents, durant lesquels la persistance de l’inflation et les coûts de financement élevés avaient réduit l’attrait des obligations d’État en tant que placements défensifs.

    Le rendement de l’obligation souveraine allemande à dix ans, référence importante pour les coûts d’emprunt dans la zone euro, a reculé à 3,397 %, se rapprochant de son niveau le plus bas depuis juillet.

    Le rendement du Bund allemand à deux ans, particulièrement sensible aux anticipations de politique monétaire, a diminué à 3,054 %.

    Les rendements obligataires évoluent en sens inverse des prix. Leur baisse traduit donc une augmentation de la demande pour les titres de dette publique allemands.

    Cette progression des obligations intervient malgré les inquiétudes inflationnistes qui continuent d’influencer les anticipations concernant les taux directeurs de la Banque centrale européenne.

    Le financement des infrastructures d’IA suscite des inquiétudes sur le crédit

    Le sentiment des investisseurs s’est détérioré alors que l’attention s’est portée sur l’ampleur de l’endettement des entreprises destiné au développement des infrastructures d’intelligence artificielle.

    Les groupes technologiques et les entreprises d’infrastructure ont engagé des capitaux considérables dans l’expansion des centres de données, des capacités de calcul et des installations associées, soulevant des questions sur les délais nécessaires pour générer des revenus suffisants.

    Dans un environnement où les coûts d’emprunt restent élevés, les investisseurs s’interrogent davantage sur la viabilité financière des programmes d’investissement massifs consacrés à l’IA.

    Les écarts de primes des contrats d’échange sur défaut de crédit, ou CDS, qui mesurent le coût de la protection contre le risque de défaut des entreprises, auraient atteint des niveaux records pour plusieurs grandes sociétés exposées aux infrastructures d’intelligence artificielle.

    Cette augmentation traduit une attention accrue portée au risque de crédit par les investisseurs en obligations d’entreprises.

    Le volume des émissions de dette nécessaires au financement des dépenses d’investissement liées à l’IA suscite également des interrogations, particulièrement dans un contexte de coûts de financement relativement élevés.

    Ces développements ont contribué aux pressions vendeuses sur le crédit aux entreprises et à une hausse de la demande pour les obligations souveraines, notamment les Bunds allemands.

    Les rendements allemands reculent malgré les pressions inflationnistes

    La baisse des rendements des obligations d’État allemandes contraste avec les pressions inflationnistes auxquelles l’économie de la zone euro reste confrontée.

    Pendant une grande partie de l’année, la persistance de l’inflation avait entraîné une hausse des coûts d’emprunt des États, limitant la capacité des obligations souveraines à protéger les portefeuilles lors des baisses des marchés actions.

    Les échanges de jeudi ont montré un changement dans les priorités des investisseurs, les inquiétudes concernant le crédit aux entreprises et les valorisations boursières prenant le pas sur les conséquences immédiates d’une inflation plus élevée.

    Le rendement allemand à dix ans a reculé à 3,397 %, tandis que celui à deux ans a diminué à 3,054 %, reflétant une demande accrue sur plusieurs échéances.

    Les obligations à plus longue maturité ont bénéficié de la recherche d’une exposition à la dette publique dans un contexte de repli des marchés financiers.

    Les titres à plus courte échéance se sont également renforcés, malgré les incertitudes entourant les prochaines décisions de la Banque centrale européenne en matière de taux d’intérêt.

    Lagarde souligne le rôle des prix de l’énergie dans l’inflation

    La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a averti que la hausse des prix des matières premières contribuait de manière significative à l’inflation dans la zone euro.

    Lagarde a indiqué que la récente accélération de l’inflation avait été provoquée « principalement, mais pas exclusivement » par l’augmentation des coûts des intrants énergétiques.

    Les contrats à terme européens sur le gaz naturel ont progressé d’environ 20 % depuis le début du mois, soutenus par des opérations de maintenance sur les infrastructures énergétiques norvégiennes et par la persistance des perturbations du transport maritime dans la région du détroit d’Ormuz.

    Les cours du pétrole brut ont augmenté d’environ 7 % sur la même période.

    La hausse des coûts énergétiques a renforcé les préoccupations concernant l’inflation à la consommation et compliqué les anticipations de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire de la BCE.

    La banque centrale doit évaluer les pressions inflationnistes tout en surveillant l’activité économique et les conditions des marchés financiers.

    Malgré ces incertitudes, la demande pour les obligations d’État est restée soutenue durant la séance de jeudi.

    La recherche de valeurs refuges l’emporte sur les incertitudes monétaires

    Le renforcement de la dette souveraine de la zone euro reflète une réévaluation plus générale du risque sur les marchés financiers.

    Les investisseurs ont réduit leur exposition aux actions et aux obligations d’entreprises en raison des inquiétudes croissantes concernant l’endettement lié à l’intelligence artificielle et les rendements financiers des investissements technologiques.

    Les obligations souveraines allemandes ont attiré des achats de la part d’investisseurs recherchant des titres généralement considérés comme présentant un risque de crédit inférieur à celui de la dette des entreprises.

    Ce mouvement suggère que les obligations d’État ont retrouvé une fonction de diversification durant une période de faiblesse des actifs plus risqués, malgré la persistance des pressions inflationnistes.

    Les évolutions des marchés du crédit aux entreprises, du financement des infrastructures d’intelligence artificielle et des prix européens de l’énergie devraient rester des facteurs importants pour les rendements obligataires et le sentiment des investisseurs.

  • Eutelsat bondit de 23,4 % en Bourse après des informations sur des restrictions de Starlink en Ukraine

    Eutelsat bondit de 23,4 % en Bourse après des informations sur des restrictions de Starlink en Ukraine

    L’action Eutelsat Communications (EU:ETL) a progressé de 23,37 % mercredi 14 octobre, clôturant à 1,69 euro, après des informations faisant état de restrictions imposées à certains services de communications par satellite Starlink utilisés par l’armée ukrainienne.

    Cette hausse représente la plus forte progression quotidienne du titre depuis 16 mois, les investisseurs évaluant la possibilité d’une augmentation de la demande pour des solutions européennes de communications satellitaires.

    Selon des déclarations ukrainiennes, Starlink, exploité par SpaceX (NASDAQ:SPCX), aurait restreint l’accès à ses services destinés aux applications militaires ainsi que le fonctionnement de certains terminaux utilisés par les forces armées ukrainiennes.

    Ces informations ont alimenté les spéculations concernant un éventuel transfert d’une partie des besoins ukrainiens vers d’autres fournisseurs, notamment le réseau OneWeb d’Eutelsat.

    Toutefois, aucun nouveau contrat entre Eutelsat et l’Ukraine n’a été annoncé en lien avec ces restrictions.

    OneWeb considéré comme une alternative potentielle à Starlink

    Eutelsat exploite la constellation OneWeb en orbite terrestre basse, qui fournit des services de communications au moyen de satellites situés à une altitude inférieure à celle des systèmes géostationnaires traditionnels.

    Ce réseau constitue l’une des principales alternatives européennes à Starlink, notamment pour les clients recherchant des solutions de connectivité reposant sur des infrastructures en orbite basse.

    Eutelsat participe également au programme européen IRIS², destiné à développer des capacités de communications satellitaires sécurisées.

    Les restrictions signalées concernant Starlink ont ravivé l’intérêt pour le rôle potentiel des opérateurs européens dans la fourniture de services de communications aux institutions publiques et aux organisations de défense.

    Cependant, plusieurs analystes estiment que OneWeb ne peut pas remplacer intégralement les services de Starlink à court terme, compte tenu des différences entre les capacités des réseaux, leurs infrastructures et leurs exigences opérationnelles.

    Toute augmentation de la demande adressée à Eutelsat dépendrait de futurs accords commerciaux et de sa capacité à répondre aux besoins spécifiques des clients.

    Des développements similaires avaient déjà provoqué une hausse du titre

    La progression récente intervient après une précédente période de forte volatilité de l’action Eutelsat, liée aux relations entre l’Ukraine et les États-Unis.

    En mars 2025, les tensions entre Washington et Kyiv avaient alimenté les interrogations sur la disponibilité future des services Starlink en Ukraine.

    À cette occasion, le cours d’Eutelsat avait presque triplé en deux séances, les investisseurs anticipant une éventuelle augmentation de la demande pour les opérateurs européens de satellites.

    La réaction actuelle du marché repose sur des attentes comparables, même si le groupe n’a confirmé aucune nouvelle activité commerciale découlant des restrictions signalées.

    Malgré la hausse de mercredi, l’action Eutelsat affichait encore un recul d’environ 8 % sur un mois et de 23 % sur trois mois.

    Le titre avait connu une baisse prolongée au cours des quatre mois précédents, ce qui laisse également envisager une composante de rebond après les pressions vendeuses antérieures.

    La rentabilité et les besoins d’investissement restent des enjeux importants

    Eutelsat continue de faire face à des défis financiers et opérationnels dans le développement de ses activités de communications satellitaires.

    La marge d’EBITDA du groupe a diminué à 51,2 % au cours de l’exercice 2025-2026, reflétant des pressions sur la rentabilité.

    Bien que OneWeb constitue un élément important de la stratégie de croissance d’Eutelsat, cette activité ne contribue pas encore à la rentabilité du groupe dans les mêmes proportions.

    L’entreprise prévoit également des dépenses d’investissement d’environ 1,2 milliard d’euros pour l’exercice 2026-2027.

    Ce programme reflète les besoins de financement liés au développement et à l’entretien des infrastructures satellitaires ainsi qu’au soutien des activités à long terme.

    Les performances financières d’Eutelsat dépendront donc notamment de sa capacité à développer ses activités commerciales tout en maîtrisant ses coûts d’exploitation et ses investissements.

    La hausse de 23,37 % du cours de Bourse traduit un regain d’intérêt pour les capacités de communications satellitaires du groupe, même si les conséquences commerciales potentielles des restrictions signalées concernant Starlink restent incertaines.

    À propos d’Eutelsat Communications

    Eutelsat Communications (EU:ETL) est un opérateur français de communications par satellite fournissant des services de connectivité à des clients commerciaux, institutionnels et gouvernementaux.

    Le groupe exploite des infrastructures satellitaires en orbite géostationnaire et en orbite terrestre basse, notamment la constellation OneWeb.

    Ses activités comprennent la connectivité haut débit, les services de communications et la fourniture de capacités satellitaires sur les marchés internationaux.

    Eutelsat participe également au programme européen IRIS², destiné à renforcer les infrastructures européennes de communications sécurisées.

  • Soitec recule de 5,4 % en Bourse dans un contexte de repli mondial des valeurs des semi-conducteurs

    Soitec recule de 5,4 % en Bourse dans un contexte de repli mondial des valeurs des semi-conducteurs

    L’action Soitec (EU:SOI) a perdu 5,4 % jeudi, à 130,10 euros, dans un contexte de forte baisse des valeurs des semi-conducteurs en Europe et en Asie, alimentée par les inquiétudes concernant les taux d’intérêt américains et la rentabilité des investissements dans les infrastructures d’intelligence artificielle.

    Le fabricant français de matériaux pour semi-conducteurs a reculé parallèlement à d’autres entreprises du secteur, les investisseurs réévaluant les valorisations après une période de hausse liée à la demande de technologies associées à l’IA.

    Cette baisse intervient alors que les inquiétudes concernant la persistance de l’inflation américaine ont renforcé les anticipations d’une éventuelle nouvelle hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale.

    Les investisseurs s’interrogent également sur la capacité des investissements considérables consacrés aux infrastructures d’intelligence artificielle à générer des rendements financiers suffisants.

    Aucune annonce propre à Soitec n’a été identifiée comme étant à l’origine du recul de son action.

    L’inflation américaine et les investissements dans l’IA pèsent sur le secteur

    Les valeurs des semi-conducteurs ont subi des pressions après la publication de données sur les prix à la consommation aux États-Unis, qui ont ravivé les inquiétudes concernant l’évolution de la politique monétaire.

    Une inflation supérieure aux attentes a renforcé les anticipations d’un possible relèvement des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, contribuant à une détérioration du sentiment des investisseurs envers les entreprises technologiques.

    Le secteur a également été affecté par les interrogations concernant l’ampleur et la viabilité financière des investissements dans les infrastructures d’intelligence artificielle.

    Les entreprises liées à l’IA ont attiré d’importantes dépenses d’investissement, notamment pour développer les capacités de calcul et les technologies nécessaires à leur fonctionnement.

    Toutefois, les incertitudes concernant le calendrier de rentabilisation de ces investissements ont contribué à la volatilité des actions du secteur.

    Des informations faisant état de difficultés de financement chez CoreWeave, exploitant de centres de données dédiés à l’IA, ont accentué les préoccupations concernant les conditions de financement des infrastructures technologiques.

    Par ailleurs, le fabricant chinois de semi-conducteurs CXMT Corp. a annoncé une avancée technologique soulevant des questions sur la position concurrentielle des producteurs déjà établis.

    Ces différents facteurs ont contribué aux pressions vendeuses sur les actions liées aux semi-conducteurs.

    Fortes baisses sur les marchés technologiques asiatiques et américains

    Le mouvement de repli s’est étendu aux principales places financières internationales, les entreprises de semi-conducteurs figurant parmi les valeurs affectées.

    En Corée du Sud, l’indice KOSPI a chuté de 7,6 %, tandis que le Nikkei japonais a perdu plus de 5 %, dans un contexte de ventes importantes sur les marchés asiatiques.

    Les entreprises technologiques ont figuré parmi les principaux contributeurs à ces baisses.

    Aux États-Unis, le Nasdaq a reculé de 1,4 %, pénalisé par les valeurs technologiques.

    Les actions européennes du secteur des semi-conducteurs ont également enregistré des pertes jeudi, Soitec suivant la tendance générale.

    La baisse simultanée observée dans plusieurs régions reflète les préoccupations des investisseurs concernant les taux d’intérêt, les dépenses consacrées à l’IA et l’évolution de la concurrence dans l’industrie mondiale des puces électroniques.

    Soitec recule après ses précédentes hausses liées à l’IA

    L’action Soitec avait auparavant bénéficié de l’intérêt des investisseurs pour les technologies de semi-conducteurs associées aux infrastructures d’intelligence artificielle, notamment les applications photoniques.

    Le titre avait enregistré une progression importante plus tôt en 2026, soutenue par les anticipations d’une demande accrue de matériaux semi-conducteurs utilisés dans le calcul avancé et les communications.

    Après la baisse de jeudi, l’action s’établissait à 130,10 euros, en dessous de son plus haut sur 52 semaines de 196,30 euros.

    Le mouvement s’est produit sans nouvelle communication financière ou commerciale propre à l’entreprise, les évolutions générales du secteur apparaissant comme le principal facteur influençant les échanges.

    Ce recul illustre la sensibilité des valorisations des entreprises de semi-conducteurs aux anticipations de politique monétaire, aux tendances d’investissement technologique et à la concurrence internationale.

    À propos de Soitec

    Soitec (EU:SOI) est une entreprise française spécialisée dans le développement et la fabrication de substrats innovants destinés à la production de semi-conducteurs.

    Ses technologies sont utilisées dans les communications, l’informatique et d’autres systèmes électroniques, notamment dans des applications liées à la fabrication avancée de composants.

    Son activité dépend notamment de la demande des fabricants de semi-conducteurs, des investissements dans les nouvelles technologies et de l’évolution des marchés mondiaux de l’électronique.

  • TotalEnergies anticipe une forte hausse de ses flux de trésorerie au T3 grâce à des marges de raffinage presque quadruplées

    TotalEnergies anticipe une forte hausse de ses flux de trésorerie au T3 grâce à des marges de raffinage presque quadruplées

    TotalEnergies (EU:TTE) prévoit une forte augmentation de ses résultats et de ses flux de trésorerie dans les activités aval au troisième trimestre 2026, les marges de raffinage européennes ayant atteint près de quatre fois leur niveau de l’année précédente, dans un contexte de hausse des prix de l’énergie et d’augmentation des volumes traités.

    Le groupe énergétique français a indiqué que son indicateur de marge de raffinage européenne s’était établi en moyenne à 33,20 dollars par baril au cours du trimestre, contre 8,40 dollars au troisième trimestre 2025.

    Les flux de trésorerie des activités Raffinage-Chimie devraient progresser d’environ 2 milliards de dollars par rapport au deuxième trimestre, grâce à l’amélioration des marges et à une hausse de 10 % des volumes raffinés.

    Selon TotalEnergies, cette augmentation des volumes a permis au groupe de bénéficier de « marges de raffinage historiquement élevées en Europe et dans le monde ».

    Les activités de négoce pétrolier ont également maintenu un niveau de performance élevé, avec des résultats attendus globalement comparables à ceux des deux trimestres précédents. Le groupe prévoit par ailleurs une performance toujours soutenue de sa division Marketing & Services.

    Forte progression attendue des résultats du GNL

    TotalEnergies anticipe une hausse importante des résultats de sa division Integrated LNG au troisième trimestre, soutenue par l’augmentation des prix du gaz naturel liquéfié et des conditions de marché favorables aux activités de négoce.

    Le groupe a indiqué que le prix moyen du GNL avait progressé d’environ 20 % par rapport au deuxième trimestre.

    TotalEnergies a notamment attribué cette évolution à la prolongation du conflit affectant le détroit d’Ormuz et aux anticipations d’une demande élevée de gaz naturel pendant l’hiver.

    Les activités de négoce de gaz et de GNL ont également bénéficié de la hausse des prix sur les marchés internationaux.

    Le prix moyen de réalisation du GNL a atteint 12,28 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MBtu), contre 8,91 dollars au troisième trimestre 2025.

    Le prix moyen du gaz a augmenté à 7,00 dollars, contre 5,50 dollars un an auparavant.

    Ces évolutions devraient contribuer à l’amélioration des résultats des activités gazières intégrées du groupe.

    Production d’hydrocarbures attendue jusqu’à 2,5 millions de barils par jour

    TotalEnergies prévoit une production d’hydrocarbures comprise entre 2,45 millions et 2,50 millions de barils équivalent pétrole par jour au troisième trimestre.

    Cette estimation se compare à une production d’environ 2,4 millions de barils équivalent pétrole par jour au deuxième trimestre.

    Le groupe a précisé que les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient ne concernaient désormais qu’environ 5 % de sa production totale.

    Hors impact du conflit, la production d’hydrocarbures devrait augmenter de plus de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

    Cette progression serait supérieure à l’objectif annuel de croissance de la production de 3 % communiqué par TotalEnergies.

    L’augmentation attendue au troisième trimestre reflète notamment la contribution des opérations situées en dehors des zones affectées par le conflit.

    Des prix du pétrole et du gaz supérieurs à ceux de 2025

    TotalEnergies a fait état de prix moyens de réalisation des hydrocarbures sensiblement plus élevés qu’au troisième trimestre 2025.

    Le Brent s’est établi en moyenne à 97,00 dollars par baril pendant la période, soit une hausse d’environ 40 % par rapport aux 69,10 dollars enregistrés un an auparavant.

    Ce niveau reste toutefois inférieur à la moyenne de 103,80 dollars par baril observée au deuxième trimestre 2026.

    Le prix moyen de réalisation des hydrocarbures liquides du groupe a augmenté à 87,10 dollars par baril, contre 66,50 dollars au troisième trimestre 2025.

    Parallèlement, le prix moyen du GNL est passé de 8,91 à 12,28 dollars par million d’unités thermiques britanniques, tandis que celui du gaz a progressé de 5,50 à 7,00 dollars.

    La hausse des prix sur un an devrait soutenir les résultats et la génération de trésorerie des activités d’exploration-production et de gaz intégré.

    Flux de trésorerie d’Integrated Power attendus entre 750 et 800 millions de dollars

    TotalEnergies prévoit que sa division Integrated Power générera des flux de trésorerie compris entre 750 et 800 millions de dollars au troisième trimestre.

    Cette prévision comprend une contribution sur l’ensemble du trimestre de TTEP, la coentreprise du groupe avec EPH.

    TotalEnergies anticipe également une contribution positive du besoin en fonds de roulement d’environ 3 milliards de dollars pendant la période.

    Cet apport de trésorerie, associé à l’amélioration attendue des activités de raffinage et de GNL, devrait soutenir la génération globale de trésorerie du groupe au troisième trimestre.

    TotalEnergies publiera ses résultats financiers complets du troisième trimestre le 29 octobre 2026. Cette publication apportera des précisions sur les résultats des différentes divisions, les flux de trésorerie et la performance financière du groupe.

    À propos de TotalEnergies

    TotalEnergies (LSE:TTE) est un groupe énergétique français présent à l’international dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz, le raffinage, la pétrochimie, le gaz naturel liquéfié, le négoce d’énergie et la production d’électricité.

    Ses activités comprennent la production d’hydrocarbures, le raffinage et la chimie, le Marketing & Services, Integrated LNG et Integrated Power.

    Ses résultats financiers dépendent notamment de l’évolution des prix mondiaux du pétrole et du gaz, des marges de raffinage, des volumes de production, des conditions de négoce énergétique et des marchés de l’électricité.