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  • EssilorLuxottica recule après la dégradation de Goldman Sachs sur les perspectives des lunettes IA

    EssilorLuxottica recule après la dégradation de Goldman Sachs sur les perspectives des lunettes IA

    Les actions d’EssilorLuxottica SA (EU:EL) ont reculé de plus de 3 % mardi, sous-performant le marché européen, après que Goldman Sachs a abaissé sa recommandation sur le fabricant de Ray-Ban de Acheter à Neutre, estimant que la croissance du marché des lunettes intégrant l’intelligence artificielle devrait ralentir au cours des prochaines années.

    Le titre a perdu 3,3 % à 163,75 €, tandis que l’indice STOXX 600 reculait de 0,7 %.

    Goldman Sachs a également réduit son objectif de cours à douze mois de 230 € à 200 €, estimant que les attentes des investisseurs sont devenues trop optimistes alors que les comparaisons annuelles deviennent plus exigeantes et que la concurrence s’intensifie sur le marché des lunettes intelligentes.

    La banque prévoit désormais une croissance moyenne du chiffre d’affaires à taux de change constants de 7,9 % entre 2026 et 2028, contre 8,9 % auparavant, un niveau également inférieur au consensus du marché, établi à 9,5 %.

    Selon Goldman Sachs, les lunettes équipées d’intelligence artificielle ont été le principal moteur de la croissance récente d’EssilorLuxottica, mais ce rythme devrait ralentir à mesure qu’il devient plus difficile de reproduire le succès des précédents lancements de produits.

    Le courtier souligne également les prochaines sorties de lunettes connectées développées par Google, Samsung et Apple, estimant que cette concurrence accrue au cours des 18 prochains mois pourrait peser sur les perspectives de croissance du groupe.

    Goldman Sachs a également évoqué le récent lancement des lunettes intelligentes Meta à prix plus abordable, estimant qu’elles pourraient modifier le rôle d’EssilorLuxottica dans la chaîne de valeur des lunettes IA en orientant davantage ses activités vers la fourniture de verres et la distribution plutôt que vers la fabrication de montures. Si cette évolution pourrait soutenir les marges à long terme, elle pourrait également ralentir la croissance du chiffre d’affaires publiée.

    Malgré cette dégradation, Goldman Sachs estime que la demande pour les lunettes intelligentes reste solide et que cette catégorie continuera de se développer. Le courtier précise que sa nouvelle recommandation reflète des anticipations de croissance plus modérées plutôt qu’une détérioration de la position concurrentielle de long terme de l’entreprise, ajoutant que les investisseurs devront peut-être « modérer leurs attentes » après la forte accélération enregistrée au cours de l’année écoulée.

  • Wall Street attendue en baisse sous l’effet de la flambée du pétrole et des tensions au Moyen-Orient : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Wall Street attendue en baisse sous l’effet de la flambée du pétrole et des tensions au Moyen-Orient : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats à terme annoncent une ouverture prudente

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient en baisse lundi, laissant présager une ouverture négative à Wall Street après la solide progression enregistrée la semaine dernière.

    Les investisseurs restent prudents face à la reprise des affrontements entre les États-Unis et l’Iran, qui ravivent les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique mondial et les perspectives économiques.

    Le pétrole s’envole après une nouvelle escalade militaire

    Les prix du pétrole ont fortement progressé après que le Commandement central américain a confirmé avoir mené une nouvelle série de frappes de précision contre plusieurs cibles en Iran dimanche.

    Téhéran a riposté en lançant des attaques contre plusieurs États du Golfe, notamment Bahreïn, le Koweït, le Qatar, la Jordanie et Oman, accentuant les tensions autour d’un cessez-le-feu déjà fragile.

    Les déclarations contradictoires de Washington et de Téhéran concernant le statut du détroit d’Ormuz ont également entretenu l’incertitude, propulsant les contrats à terme sur le pétrole américain de plus de 4 %.

    Les valeurs technologiques sous pression

    Le secteur technologique pourrait également peser sur les marchés après la forte baisse de SK Hynix (USOTC:HXSCL).

    Les actions américaines du fabricant sud-coréen de semi-conducteurs ont reculé de plus de 9 % avant l’ouverture, après avoir bondi de plus de 13 % lors de leur première séance au Nasdaq vendredi dernier, entraînant l’ensemble du secteur des puces électroniques dans leur sillage.

    Les investisseurs attendent les résultats et les chiffres de l’inflation

    Malgré cette prudence, les opérateurs pourraient éviter de prendre des positions importantes avant plusieurs rendez-vous majeurs cette semaine.

    Parmi les sociétés attendues figurent Bank of America (NYSE:BAC), Citigroup (NYSE:C), Goldman Sachs (NYSE:GS), JPMorgan Chase (NYSE:JPM), Wells Fargo (NYSE:WFC), Johnson & Johnson (NYSE:JNJ), UnitedHealth (NYSE:UNH) et Netflix (NASDAQ:NFLX), qui publieront leurs résultats trimestriels.

    Les marchés surveilleront également les prochaines données sur l’inflation américaine, susceptibles d’influencer les anticipations concernant la politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Daniela Hathorn, Senior Market Analyst chez Capital.com, a déclaré : « Following stronger inflation readings earlier this year and a resilient labour market, investors are keen to determine whether underlying price pressures remain persistent despite the recent fall in energy prices. »

    Elle a ajouté : « A hotter-than-expected reading would reinforce the higher-for-longer narrative and could add further support to the dollar and bond yields. Conversely, a softer report would help offset some of the inflation concerns stemming from renewed geopolitical tensions and could provide equities with a much-needed boost. »

    Une fin de semaine positive pour Wall Street

    Les marchés américains ont terminé la séance de vendredi dans le vert malgré des échanges relativement modérés.

    Le Dow Jones Industrial Average a gagné 149,60 points (+0,3 %) à 52 637,01. Le Nasdaq Composite a progressé de 74,72 points (+0,3 %) à 26 281,61, tandis que le S&P 500 a avancé de 31,75 points (+0,4 %) à 7 575,39.

    Sur l’ensemble de la semaine, le Nasdaq a gagné 1,7 %, le S&P 500 a progressé de 1,2 % et le Dow Jones a ajouté 0,5 %.

    Les valeurs technologiques ont largement soutenu cette progression, avec une hausse de 6 % pour Meta Platforms (META) après la confirmation de la recommandation Buy par Bank of America. Nvidia (NASDAQ:NVDA) a gagné 4 %, tandis que SK Hynix avait bondi de 13,1 % lors de son introduction au Nasdaq.

    Des performances contrastées selon les secteurs

    Le secteur des biotechnologies a enregistré l’une des plus fortes baisses de la séance de vendredi, entraînant l’indice NYSE Arca Biotechnology en recul de 2,6 %.

    Les compagnies aériennes ont également souffert, le NYSE Arca Airline Index abandonnant 2,2 %.

    À l’inverse, les valeurs immobilières ont progressé, permettant au Philadelphia Housing Sector Index de gagner 1,5 %, tandis que les sociétés de services pétroliers ont également terminé en hausse, le Philadelphia Oil Service Index avançant de 1,4 %.

  • Les marchés européens évoluent en ordre dispersé entre tensions géopolitiques et début de la saison des résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent en ordre dispersé entre tensions géopolitiques et début de la saison des résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Les investisseurs tournent leur attention vers les résultats d’entreprises

    Les marchés européens ont affiché une performance contrastée lundi, les investisseurs reléguant au second plan l’escalade des tensions au Moyen-Orient pour se concentrer sur le lancement de la saison des résultats trimestriels.

    Les regards sont désormais tournés vers Wall Street, où Goldman Sachs (NYSE:GS) et JPMorgan Chase (NYSE:JPM) doivent publier leurs résultats du deuxième trimestre mardi.

    Dans le même temps, les prix du pétrole restent fermement orientés à la hausse après les nouveaux échanges de frappes entre les États-Unis et l’Iran, alimentant les inquiétudes concernant les approvisionnements mondiaux en pétrole et la stabilité de la région.

    Les principaux indices européens évoluent sans direction commune

    Le FTSE 100 britannique a reculé de 0,2 %, tandis que le CAC 40 est resté proche de l’équilibre. Le DAX allemand a légèrement progressé de 0,1 %, affichant la meilleure performance parmi les grands marchés européens.

    Actualités des entreprises

    Le constructeur automobile français Renault (EU:RNO) a enregistré une légère hausse après que la Haute Cour de justice d’Angleterre et du Pays de Galles a rejeté l’ensemble des recours liés aux émissions diesel visant le groupe.

    Les actions de Stellantis (BIT:STLAM) ont en revanche reculé malgré une hausse de 10 % des livraisons de véhicules au deuxième trimestre.

    AkzoNobel (EU:AKZA) a progressé après avoir refusé une offre du groupe japonais Nippon Paint portant sur son activité de peintures décoratives.

    Le groupe allemand de santé Fresenius (TG:FRE) a perdu plus de 1 % après avoir confirmé ses prévisions de croissance du bénéfice ajusté pour l’ensemble de l’exercice.

    À Londres, PageGroup (LSE:PAGE) s’est envolé de près de 10 % après avoir publié un bénéfice brut du deuxième trimestre supérieur aux attentes du marché.

    Grafton Group (LSE:GFTU) a également progressé après avoir annoncé une croissance de son activité au premier semestre tout en maintenant ses prévisions de bénéfice d’exploitation ajusté pour l’exercice.

    Enfin, Derwent London (LSE:DLN) a gagné du terrain après avoir signé une facilité de crédit renouvelable non garantie de 100 millions de livres sterling avec Handelsbanken Plc.

  • Les valeurs des semi-conducteurs chutent après le plongeon historique de SK Hynix

    Les valeurs des semi-conducteurs chutent après le plongeon historique de SK Hynix

    Les actions du secteur des semi-conducteurs ont fortement reculé lundi après que SK Hynix a enregistré la plus forte baisse journalière de son histoire, entraînant un mouvement de ventes généralisé sur les marchés mondiaux dans un contexte de préoccupations sur les valorisations et les tensions géopolitiques.

    Le repli, initié en Asie, s’est rapidement propagé à l’Europe puis aux marchés américains avant l’ouverture.

    SK Hynix mène la baisse

    L’action SK Hynix a chuté de plus de 15 % en Corée du Sud, enregistrant la plus forte baisse quotidienne jamais observée pour le groupe.

    Les investisseurs ont principalement procédé à des prises de bénéfices après le spectaculaire rallye qui avait précédé son introduction au Nasdaq la semaine dernière.

    La baisse de SK Hynix, combinée à celle de Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ), a fait reculer l’indice KOSPI de 9 %, entraînant une suspension des échanges pendant 20 minutes.

    Les fabricants européens suivent le mouvement

    Le repli s’est ensuite étendu aux principaux producteurs européens de semi-conducteurs.

    ASMI (EU:ASM), ASML (EU:ASML) et Besi (EU:BESI) ont perdu entre 1 % et 2 %.

    STMicroelectronics (EU:STMPA) a reculé d’environ 1 %, tandis qu’Infineon (TG:IFX) a abandonné près de 2 %.

    Les valeurs américaines également sous pression

    Le sentiment négatif s’est poursuivi avant l’ouverture de Wall Street.

    Western Digital (NASDAQ:WDC) reculait de 6,5 %, Micron (NASDAQ:MU) de 5,4 %, SanDisk (NASDAQ:SNDK) de près de 7 % et Seagate (NASDAQ:STX) de 5 %.

    AMD (NASDAQ:AMD) et Intel (NASDAQ:INTC) perdaient tous deux près de 3 %.

    Des prises de bénéfices après une introduction réussie

    Cette correction intervient quelques jours seulement après l’introduction en Bourse très remarquée de SK Hynix aux États-Unis.

    Le fabricant a levé plus de 26 milliards de dollars grâce à une émission d’American Depositary Receipts proposée à 149 dollars l’unité, après que son titre coté à Séoul eut plus que triplé depuis le début de l’année.

    Les ADR avaient ouvert en hausse de 14 % avant de terminer leur première séance sur un gain de 12,8 %.

    « The current memory upcycle is tracking substantially stronger than expected, but our base case continues to assume normalisation in cycle dynamics, limiting upside at current levels », a déclaré Lorraine Tan, directrice chez Morningstar.

    Les valorisations du secteur de l’IA sous surveillance

    SK Hynix demeure l’un des principaux bénéficiaires de la forte demande en puces mémoire à large bande passante utilisées dans les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.

    Toutefois, la spectaculaire progression du titre a également entraîné une volatilité accrue, amplifiée par les ETF à effet de levier.

    Le recul observé lundi montre que les investisseurs deviennent plus prudents malgré des perspectives toujours solides pour le marché de l’intelligence artificielle.

  • L’or réduit ses pertes alors que les tensions géopolitiques soutiennent la demande de valeurs refuges

    L’or réduit ses pertes alors que les tensions géopolitiques soutiennent la demande de valeurs refuges

    Les prix de l’or sont restés en baisse lundi, mais ont effacé une partie de leurs pertes initiales, les investisseurs arbitrant entre le regain des tensions au Moyen-Orient et les craintes d’une inflation durable alimentée par la hausse des prix du pétrole.

    La demande de valeurs refuges s’est renforcée après les derniers affrontements entre les États-Unis et l’Iran, mais la hausse des rendements obligataires et du dollar a continué de peser sur le métal précieux.

    Les métaux précieux évoluent en baisse

    À 01h05 ET (05h05 GMT), l’or au comptant (XAU/USD) reculait de 1,54 % à 4 057,76 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or perdaient 1,17 % à 4 065,45 dollars.

    L’argent (XAG/USD) cédait 2,80 % à 58,19 dollars l’once et le platine (XPT/USD) abandonnait 1,61 % à 1 604,60 dollars.

    Les tensions au Moyen-Orient favorisent les valeurs refuges

    Les marchés sont restés prudents après une nouvelle série de frappes entre Washington et Téhéran au cours du week-end.

    Les États-Unis ont lancé de nouvelles attaques contre des cibles iraniennes après qu’un navire marchand battant pavillon chypriote a été attaqué dans le détroit d’Ormuz.

    L’Iran a ensuite déclaré que cette voie maritime stratégique resterait « fermée jusqu’à nouvel ordre », une affirmation contestée par les autorités américaines.

    La hausse du pétrole ravive les craintes inflationnistes

    Les prix du pétrole sont restés en hausse de plus de 3 % après avoir réduit une partie de leur progression initiale.

    Les marchés continuent d’intégrer le risque de perturbations des approvisionnements via le détroit d’Ormuz.

    La hausse des coûts de l’énergie renforce les inquiétudes concernant l’inflation et alimente les anticipations d’une politique monétaire restrictive plus durable de la Réserve fédérale.

    Des taux d’intérêt plus élevés et un dollar plus fort réduisent généralement l’attrait de l’or, qui ne génère pas de rendement.

    Les minutes de la réunion de juin de la Fed ont également montré que plusieurs responsables estimaient qu’un nouveau relèvement des taux restait envisageable.

    La prochaine réunion de la banque centrale est prévue les 28 et 29 juillet.

    Les marchés attendent les chiffres de l’inflation

    Les investisseurs attendent désormais la publication de l’indice américain des prix à la consommation (CPI) mardi ainsi que la première audition devant le Congrès du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh.

    Selon Tony Sycamore, analyste chez IG, l’or reste très sensible aux évolutions géopolitiques et aux statistiques d’inflation américaines.

    Il estime que le métal précieux a trouvé un solide support autour du seuil psychologique des 4 000 dollars la semaine dernière et qu’un franchissement durable de la zone des 4 200-4 220 dollars renforcerait les perspectives d’un retour vers la moyenne mobile à 200 jours située près de 4 491 dollars.

    Il prévient toutefois qu’un chiffre d’inflation supérieur aux attentes pourrait renforcer les anticipations d’une nouvelle hausse des taux de la Fed avant la fin de l’année, soutenir le dollar et exercer une pression supplémentaire sur l’or.

    L’indice du dollar américain progressait de 0,3 % lundi, ajoutant une nouvelle pression sur le métal précieux.

  • Le pétrole conserve de solides gains alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz alimentent les craintes sur l’offre

    Le pétrole conserve de solides gains alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz alimentent les craintes sur l’offre

    Les prix du pétrole sont restés nettement orientés à la hausse lors des échanges européens de lundi, après avoir effacé une partie d’un bond initial de près de 5 %, les nouveaux affrontements entre les États-Unis et l’Iran continuant d’alimenter les inquiétudes concernant les approvisionnements mondiaux transitant par le détroit d’Ormuz.

    À 03h43 ET (07h43 GMT), le Brent progressait de 3,5 % à 78,68 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) gagnait également 3,5 % à 73,89 dollars. Les deux contrats avaient auparavant progressé de près de 5 %.

    Les tensions au Moyen-Orient ravivent les inquiétudes sur l’offre

    La hausse fait suite à l’élargissement des attaques de missiles et de drones lancées par l’Iran contre le Qatar et les Émirats arabes unis en réponse aux frappes américaines.

    Téhéran a également annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz après qu’un navire commercial a été touché, ravivant les inquiétudes concernant l’un des principaux axes mondiaux d’exportation de pétrole.

    Les autorités américaines ont contesté cette affirmation, le président Donald Trump déclarant que la navigation commerciale restait protégée et que le passage demeurait ouvert.

    Le trafic maritime ralentit malgré les assurances américaines

    Malgré les déclarations de Washington, les compagnies maritimes ont adopté une approche prudente au cours du week-end.

    Les données de suivi des navires montrent que seulement six bâtiments ont franchi le détroit d’Ormuz dimanche, soit le niveau le plus faible observé depuis cinq semaines.

    « Shipping operators are adopting a cautious approach and inbound movements have slowed under heightening security concerns », ont indiqué les analystes d’ANZ.

    Les marchés doutent de la solidité de l’accord provisoire

    ANZ souligne que les prix du pétrole avaient abandonné une partie de leurs gains la semaine dernière après que Washington et Téhéran semblaient éviter une nouvelle escalade.

    La banque rappelle que les États-Unis s’étaient abstenus de viser directement les infrastructures énergétiques iraniennes et que des discussions diplomatiques avaient débuté.

    Les nouvelles attaques du week-end et la nouvelle déclaration iranienne concernant la fermeture du détroit d’Ormuz ont toutefois ravivé les doutes sur la pérennité de l’accord intérimaire conclu le mois dernier.

    Un passage stratégique pour le marché pétrolier mondial

    Le détroit d’Ormuz constitue la principale voie d’exportation du pétrole provenant d’Arabie saoudite, d’Irak, du Koweït, des Émirats arabes unis et d’autres producteurs du Golfe.

    Toute interruption prolongée pourrait contraindre les raffineries, notamment en Asie, à rechercher d’autres sources d’approvisionnement tout en faisant grimper les coûts du transport maritime et des assurances.

    Les marchés surveillent également une éventuelle intervention coordonnée des grands pays producteurs ou un recours aux réserves stratégiques de pétrole.

    L’AIE met en garde contre un ralentissement de la reprise de l’offre

    Dans son rapport mensuel publié la semaine dernière, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti que la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran pourrait compromettre le redressement attendu de l’offre mondiale si les perturbations dans le détroit d’Ormuz se prolongeaient.

    L’agence a indiqué que l’offre mondiale avait augmenté de 4,1 millions de barils par jour en juin grâce à la reprise des flux via Hormuz, même si la production restait inférieure aux niveaux d’avant le conflit.

    L’AIE prévoit une poursuite du redressement de l’offre mondiale en 2027, à condition que la navigation dans ce corridor stratégique continue de s’améliorer.

  • Les marchés sous pression entre envolée du pétrole, repli des semi-conducteurs et début des résultats trimestriels: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les marchés sous pression entre envolée du pétrole, repli des semi-conducteurs et début des résultats trimestriels: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les marchés financiers ont entamé la semaine avec prudence, la reprise des tensions entre les États-Unis et l’Iran ayant provoqué une forte hausse des prix du pétrole, pesé sur les contrats à terme américains et recentré l’attention des investisseurs sur une semaine décisive de publications d’entreprises.

    Parallèlement, le recul des valeurs asiatiques des semi-conducteurs soulève de nouvelles interrogations sur le sentiment des investisseurs à l’égard de l’intelligence artificielle, malgré une demande toujours soutenue pour les puces de nouvelle génération.

    Les tensions géopolitiques pèsent sur les marchés

    Les contrats à terme américains ont évolué de manière contrastée après une nouvelle série de frappes entre Washington et Téhéran.

    À 04h53 ET (08h53 GMT), les futures sur le S&P 500 perdaient 0,3 %, ceux sur le Nasdaq 100 reculaient de 1 %, tandis que les contrats sur le Dow Jones progressaient légèrement de 0,03 %.

    Les valeurs technologiques étaient attendues en baisse après la forte correction des fabricants asiatiques de semi-conducteurs, alors que les investisseurs se préparent à une semaine chargée de résultats trimestriels.

    Les évolutions géopolitiques et les publications d’entreprises devraient constituer les principaux moteurs des marchés cette semaine.

    Le détroit d’Ormuz reste au centre des préoccupations

    Les investisseurs continuent de suivre l’évolution de la situation au Moyen-Orient après les nouvelles frappes échangées entre les États-Unis et l’Iran durant le week-end.

    Le Commandement central américain a indiqué avoir mené une nouvelle série d’opérations visant plusieurs cibles iraniennes afin de limiter la capacité de Téhéran à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz.

    Le président Donald Trump a affirmé que cette voie maritime stratégique restait ouverte au trafic commercial, rejetant les déclarations iraniennes annonçant sa fermeture.

    L’incertitude demeure élevée, le détroit assurant habituellement le transit d’environ un cinquième du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.

    Les prix du pétrole poursuivent leur progression

    Les cours du brut ont fortement augmenté.

    Le Brent a gagné 4,8 % à 79,65 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate a progressé de 5 % à 74,98 dollars.

    Cette hausse fait suite à l’annonce de l’Iran selon laquelle le détroit d’Ormuz était fermé, une affirmation contestée par les autorités américaines.

    Une hausse durable des prix du pétrole pourrait alimenter l’inflation en augmentant les coûts du carburant et des transports.

    Les valeurs des semi-conducteurs corrigent

    SK Hynix a chuté de près de 14 % en Corée du Sud, entraînant l’ensemble du secteur asiatique des semi-conducteurs dans son sillage malgré son introduction réussie au Nasdaq la semaine dernière.

    L’indice KOSPI a reculé de plus de 5 %, conduisant la Korea Exchange à suspendre temporairement les échanges.

    Les investisseurs semblent privilégier les prises de bénéfices avant les résultats trimestriels plutôt que de remettre en cause les perspectives de la demande liée à l’intelligence artificielle.

    À l’inverse, Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (NYSE:TSM) a publié un nouveau trimestre solide, avec un chiffre d’affaires en hausse de 36 % sur un an à 1 270 milliards de dollars taïwanais.

    Les résultats d’entreprises deviennent le principal catalyseur

    Au-delà des tensions géopolitiques, les investisseurs se concentrent désormais sur les publications du deuxième trimestre.

    Après plusieurs mois de hausse alimentée par l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle, les marchés chercheront à vérifier si les bénéfices des entreprises continuent de justifier les valorisations actuelles.

    Les groupes technologiques seront particulièrement surveillés afin d’évaluer si les investissements dans l’IA continuent de soutenir la croissance des revenus et des profits.

  • Les prix du gaz européen atteignent un sommet de plus d’un mois après les tensions autour du détroit d’Ormuz

    Les prix du gaz européen atteignent un sommet de plus d’un mois après les tensions autour du détroit d’Ormuz

    Les prix de gros du gaz naturel en Europe ont fortement progressé lundi, atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’un mois, alors que la reprise des tensions au Moyen-Orient ravive les inquiétudes concernant les approvisionnements mondiaux en gaz naturel liquéfié (GNL).

    Les marchés de l’énergie ont réagi aux risques pesant sur le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour les exportations mondiales de GNL.

    Les contrats de référence progressent nettement

    Le contrat néerlandais front-month, référence du marché européen, a gagné 3,5 % en début de séance pour atteindre 50,37 euros par mégawattheure.

    Le contrat britannique équivalent a également progressé de 4 %, les opérateurs intégrant les conséquences potentielles des derniers développements géopolitiques.

    Cette hausse fait suite à une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran au cours du week-end.

    Le détroit d’Ormuz au cœur des préoccupations

    Le mouvement de hausse a été déclenché après que l’Iran a annoncé que le détroit d’Ormuz était « fermé jusqu’à nouvel ordre ».

    Le Commandement central américain a toutefois affirmé que cette route maritime stratégique restait ouverte au trafic commercial.

    Malgré cette déclaration, la simple perspective d’une perturbation prolongée a suffi à alimenter les craintes des marchés, le détroit assurant le transit d’environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié, notamment une grande partie des exportations du Qatar.

    Les risques géopolitiques reviennent au premier plan

    Ces dernières semaines, les prix du gaz avaient reculé grâce aux espoirs d’une solution diplomatique susceptible d’éviter un conflit régional plus large.

    La reprise des affrontements militaires a toutefois inversé cette tendance, les analystes estimant que la volatilité devrait rester élevée tant que l’incertitude persistera.

    Les stocks européens restent inférieurs à ceux de l’an dernier

    Les pays européens poursuivent le remplissage de leurs réserves de gaz en vue de la saison de chauffage 2026/2027.

    Les installations de stockage sont actuellement remplies à environ 47 %, contre 56 % à la même période l’an dernier.

    Les acteurs du marché estiment qu’une réduction durable des exportations de GNL en provenance du Golfe intensifierait la concurrence entre l’Europe et l’Asie pour les cargaisons disponibles, ce qui exercerait une pression supplémentaire à la hausse sur les prix du gaz.

  • Les marchés européens reculent alors que les tensions au Moyen-Orient font bondir le pétrole: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens reculent alors que les tensions au Moyen-Orient font bondir le pétrole: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont ouvert en baisse lundi, le regain des tensions au Moyen-Orient pesant sur l’appétit pour le risque, tandis que la forte hausse des prix du pétrole soutenait les valeurs énergétiques après l’annonce par l’Iran de la fermeture du détroit d’Ormuz.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 a reculé de 0,2 % en début de séance. Le DAX allemand a perdu 0,3 %, le CAC 40 français 0,2 %, tandis que le FTSE 100 britannique a progressé de 0,2 %, porté par ses grandes compagnies pétrolières.

    Les valeurs énergétiques surperforment

    La flambée des prix du brut a soutenu les groupes énergétiques européens.

    Shell (LSE:SHEL) a gagné 1,8 %, BP (LSE:BP.) 2,7 % et TotalEnergies (EU:TTE) 2,3 %. Maurel & Prom (EU:MAU), Eni (BIT:ENI) et d’autres producteurs de pétrole ont également évolué en territoire positif.

    Cette progression a contribué à limiter le recul des principaux indices européens.

    Le détroit d’Ormuz au cœur des préoccupations

    Le sentiment des investisseurs s’est détérioré après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran au cours du week-end.

    Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé que le détroit d’Ormuz était « fermé jusqu’à nouvel ordre » après l’attaque d’un navire commercial et les frappes de représailles américaines.

    Le Commandement central américain a contesté cette affirmation, indiquant que la voie maritime restait ouverte à la navigation légitime.

    Malgré cela, les craintes de perturbations sur cette route stratégique, par laquelle transite environ un cinquième du pétrole transporté par voie maritime dans le monde, ont fait grimper les cours du brut.

    Le Brent comme le West Texas Intermediate (WTI) ont gagné plus de 4,4 %.

    Le rebond de la semaine dernière s’essouffle

    La baisse de lundi marque un retournement après le rebond observé sur les marchés européens à la fin de la semaine dernière.

    Les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs avaient mené cette reprise, soutenus par les espoirs liés à l’intelligence artificielle et à une amélioration du contexte diplomatique.

    Le retour des tensions géopolitiques pousse désormais les investisseurs à réduire leur exposition aux actifs risqués.

    Les investisseurs attendent les commentaires de la BCE

    L’attention se portera ensuite sur l’intervention d’Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne.

    Les marchés rechercheront de nouvelles indications sur l’évolution des taux d’intérêt, Schnabel étant reconnue comme l’une des voix les plus restrictives du Conseil des gouverneurs.

    Akzo Nobel progresse après une offre de Nippon Paint

    Parmi les principales valeurs, Akzo Nobel (EU:AKZA) a gagné environ 3 % après l’annonce d’une offre de Nippon Paint pour son activité de peintures décoratives.

  • Les rendements obligataires de la zone euro restent élevés face aux craintes d’inflation liées au Moyen-Orient

    Les rendements obligataires de la zone euro restent élevés face aux craintes d’inflation liées au Moyen-Orient

    Les rendements des obligations d’État de la zone euro sont restés proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs semaines lundi, les investisseurs évaluant l’impact inflationniste de la hausse des prix du pétrole face au rôle traditionnel de valeur refuge des emprunts d’État.

    Les inquiétudes concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement énergétique ont renforcé les anticipations d’une inflation plus persistante, soutenant ainsi les rendements obligataires.

    Les rendements allemands demeurent proches de leurs sommets récents

    Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence de la zone euro, s’est établi à 3,05 %, conservant l’essentiel de sa récente progression.

    Le rendement allemand à deux ans, plus sensible aux attentes de politique monétaire, est également resté élevé à 2,68 %.

    Ces deux échéances évoluent toujours près de leurs niveaux les plus élevés depuis plus d’un mois, les marchés réévaluant les perspectives d’inflation et de politique monétaire.

    La hausse du pétrole ravive les inquiétudes sur l’inflation

    Les marchés obligataires ont réagi après que l’Iran a annoncé durant le week-end que le détroit d’Ormuz était « fermé jusqu’à nouvel ordre », alimentant les craintes de perturbations des approvisionnements énergétiques mondiaux.

    Cette annonce a contribué à une hausse de 4,4 % du Brent, ramenant les anticipations d’inflation au premier plan.

    Habituellement, les périodes de tensions géopolitiques favorisent les achats d’obligations d’État, ce qui fait baisser les rendements. Cette fois, les inquiétudes liées à la hausse des prix de l’énergie ont limité cet effet de valeur refuge.

    Les marchés réévaluent les perspectives de la BCE

    La séance de lundi fait suite à une semaine difficile pour les obligations européennes, qui ont enregistré leur plus forte correction depuis plus d’un mois.

    Le rendement du Bund allemand à dix ans a connu sa plus forte progression hebdomadaire en cinq semaines, les investisseurs estimant que la Banque centrale européenne pourrait interrompre son cycle de baisse des taux si les tensions sur les prix de l’énergie entretiennent durablement l’inflation.

    Les investisseurs attendent les commentaires de la BCE

    Les marchés surveilleront désormais les déclarations prévues plus tard dans la journée d’Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne.

    Considérée comme l’une des responsables les plus restrictives du Conseil des gouverneurs, ses commentaires seront analysés afin de détecter tout signal concernant les risques inflationnistes liés à la crise dans le Golfe.

    Toute indication d’une inflation plus durable pourrait influencer les anticipations de politique monétaire et provoquer de nouveaux mouvements sur les marchés obligataires européens.