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  • Legrand progresse après avoir été désigné comme le premier choix de Morgan Stanley dans les biens d’équipement européens

    Legrand progresse après avoir été désigné comme le premier choix de Morgan Stanley dans les biens d’équipement européens

    L’action Legrand (EU:LR) a progressé de 2,7 % à €140,05 après que Morgan Stanley a désigné le groupe spécialisé dans les infrastructures électriques et numériques du bâtiment comme son premier choix parmi les valeurs européennes des biens d’équipement.

    La banque a relevé son objectif de cours sur Legrand de €155 à €160 et maintenu sa recommandation Overweight, en mettant en avant les catalyseurs à court terme de l’entreprise et sa valorisation relative.

    Max Yates, analyste chez Morgan Stanley, a déclaré que la baisse de valorisation de Legrand cette année avait créé « un point d’entrée attractif pour une entreprise de grande qualité ».

    Depuis le début de l’année, l’action Legrand a progressé de 8 %, contre des hausses de 35 % pour ABB et de 27 % pour Schneider Electric, selon les informations fournies.

    Morgan Stanley souligne l’évolution des prévisions de résultats

    Yates a indiqué que la performance relative de l’action Legrand ne s’était pas accompagnée d’une détérioration des anticipations de résultats.

    Selon Morgan Stanley, les estimations consensuelles du résultat opérationnel de Legrand pour 2027 ont été relevées de 9 % depuis le début de l’année. Cette révision est similaire à celle observée pour Schneider Electric et se compare à une hausse de 13 % pour ABB.

    L’analyste a identifié deux facteurs ayant pesé sur la valorisation : les incertitudes concernant l’exposition de Legrand aux technologies de nouvelle génération de 800 volts destinées aux centres de données et une légère baisse de la marge EBIT au premier semestre 2026.

    Morgan Stanley estime que le multiple de valorisation de Legrand a reculé cette année d’environ 22 % par rapport à ABB et de 18 % par rapport à Schneider Electric.

    Les centres de données représentent une part croissante du chiffre d’affaires

    Legrand avait précédemment relevé ses perspectives de croissance des ventes pour l’ensemble de 2026 après avoir enregistré une croissance organique de 9,8 % au premier semestre.

    Les centres de données représentent désormais près d’un tiers du chiffre d’affaires du groupe et affichent une croissance supérieure à 30 % à l’échelle mondiale, selon les informations fournies.

    Morgan Stanley prévoit une croissance organique de 10 % pour Legrand en 2027, tandis que son estimation de l’EBITA 2027 se situe 6 % au-dessus du consensus actuel.

    Yates a décrit la demande provenant des centres de données comme l’une des deux « façons de gagner ». Il estime que ce segment représentera environ 32 % du chiffre d’affaires du groupe et pourrait contribuer à une part importante de la croissance organique globale si ses ventes progressent de 24 % l’année prochaine.

    Selon Yates, ce rythme placerait la croissance de Legrand dans les centres de données à un niveau globalement comparable à celui de Vertiv.

    L’analyste identifie un potentiel au niveau des marges en Amérique du Nord

    Les marges constituent le deuxième domaine mis en avant par Morgan Stanley.

    Les estimations consensuelles supposent actuellement une baisse de 70 points de base sur un an de la marge EBIT de Legrand en Amérique du Nord, malgré une croissance organique attendue de 11 % dans la région.

    Yates estime que l’écart entre les prévisions de croissance du chiffre d’affaires et les hypothèses de marge pourrait constituer une source de potentiel haussier « au cours des 6 à 12 prochains mois ».

    Toute amélioration dépendrait toutefois des performances opérationnelles effectives de Legrand par rapport aux prévisions consensuelles actuelles.

    Morgan Stanley évalue l’exposition à la technologie 800 volts

    La transition vers une architecture en courant continu de 800 volts dans les centres de données constitue également un sujet suivi par les investisseurs.

    Yates a indiqué que la direction de Legrand considère cette transition technologique comme « neutre à négative » pour environ 20 % des ventes du groupe liées aux centres de données, tandis que l’effet sur le reste de l’activité serait neutre à positif.

    Selon l’analyste, Legrand développe un produit baptisé « power sidecar » destiné à élargir son marché adressable avant le déploiement à plus grande échelle de l’architecture 800 volts.

    Morgan Stanley établit un scénario haussier à €190 et baissier à €120

    L’objectif de cours de Morgan Stanley dans son scénario de base est fixé à €160 pour Legrand.

    Dans son scénario haussier, la banque estime la juste valeur à €190 par action, en supposant notamment l’absence de ralentissement de la croissance des centres de données et une marge EBIT de 21,5 %. Selon Morgan Stanley, ce scénario représente un potentiel de hausse de 39 %.

    Son scénario baissier suppose une croissance nulle des centres de données et aboutit à une valorisation de €120 par action, soit un potentiel de baisse de 13 %.

    Ces chiffres correspondent aux estimations établies par Morgan Stanley selon différents scénarios et ne constituent pas des prévisions de Legrand.

    La Journée investisseurs identifiée comme prochain catalyseur

    Yates a identifié la Journée investisseurs de Legrand prévue le 29 septembre comme le prochain catalyseur potentiel pour le titre.

    L’analyste s’attend à ce que Legrand relève son objectif de croissance organique du groupe dans une fourchette de 4 % à 6 %, contre une fourchette précédente de 3 % à 5 %.

    Il s’agit d’une anticipation de Morgan Stanley et non d’une nouvelle prévision déjà communiquée par Legrand dans les informations fournies.

    Morgan Stanley estime également que Legrand présente actuellement des catalyseurs à plus court terme que Schneider Electric, dont la prochaine publication concernant les marges n’est pas attendue avant le début de 2027.

  • Wall Street attendue en hausse après les solides résultats de Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Wall Street attendue en hausse après les solides résultats de Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquent une ouverture en hausse jeudi, les valeurs technologiques menant les premiers gains après que Nvidia (NASDAQ:NVDA) a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et présenté des perspectives de chiffre d’affaires encourageantes.

    Les futures sur le Nasdaq 100 ont progressé d’environ 1 %, signalant un regain d’intérêt pour les valeurs technologiques après la légère baisse enregistrée par les principaux indices lors de la séance précédente.

    L’action Nvidia s’est envolée de 6,5 % dans les échanges avant l’ouverture après que le leader des puces destinées à l’intelligence artificielle a dépassé les attentes au deuxième trimestre et fourni des prévisions de chiffre d’affaires optimistes pour le trimestre en cours, renforçant la confiance dans la demande liée aux investissements dans les infrastructures d’IA.

    « Nvidia a une nouvelle fois publié des résultats supérieurs aux attentes, apportant une certaine assurance que le cycle d’investissement dans l’IA reste intact », a déclaré Daniela Hathorn, Senior Market Analyst chez Capital.com.

    Nvidia apporte un nouvel élan au secteur technologique

    La performance de Nvidia devrait soutenir l’ensemble du secteur technologique, compte tenu du rôle central de l’entreprise dans le cycle d’investissement en pleine expansion autour de l’intelligence artificielle.

    La réaction positive aux résultats pourrait aider Wall Street à retrouver de l’élan après une séance précédente sans véritable direction. Les investisseurs avaient largement évité de prendre des positions importantes avant la publication des résultats de Nvidia, illustrant l’influence croissante du groupe sur le sentiment général des marchés.

    « En supposant qu’il n’y ait pas de mouvement majeur, positif ou négatif, sur le plan géopolitique, les résultats du deuxième trimestre de Nvidia publiés ce soir devraient probablement donner le ton aux marchés pour le reste de la semaine », a déclaré Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell.

    Jackson Hole reste au centre de l’attention

    Malgré l’ouverture positive suggérée par les futures, les échanges pourraient rester relativement prudents alors que les investisseurs attendent vendredi le discours du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, au symposium économique de Jackson Hole.

    Warsh s’est généralement montré réticent à fournir des indications détaillées sur l’évolution future de la politique monétaire, mais les investisseurs analyseront attentivement ses commentaires afin d’identifier d’éventuels indices sur la trajectoire des taux d’intérêt.

    À la suite des derniers chiffres de l’inflation, l’outil FedWatch de CME Group indique une probabilité de 66,1 % que la Réserve fédérale maintienne ses taux inchangés le mois prochain, contre une probabilité de 33,9 % d’une hausse d’un quart de point.

    L’inflation maintient les taux au premier plan

    Les dernières données sur les dépenses de consommation personnelle ont montré que l’inflation américaine était légèrement plus élevée que prévu par les économistes.

    L’indice global des prix PCE a augmenté de 0,2 % en juillet après une baisse de 0,1 % en juin, alors que les économistes anticipaient une progression de 0,1 %. Sur un an, l’indice a progressé de 3,7 %, un rythme inchangé par rapport à juin et légèrement supérieur aux prévisions de 3,6 %.

    L’indice PCE core, hors alimentation et énergie, a progressé de 0,2 % sur un mois après une hausse de 0,1 % en juin, conformément aux attentes. L’inflation core annuelle est restée stable à 3,3 %, également en ligne avec les prévisions.

    Ces chiffres renforcent les anticipations d’une approche mesurée de la Réserve fédérale alors qu’elle continue d’évaluer l’évolution de l’inflation et de l’économie.

    Wall Street avait terminé la séance précédente en légère baisse

    Les principaux indices américains ont clôturé la séance précédente en léger recul après une journée hésitante. Le Dow Jones Industrial Average a perdu 113,52 points, soit 0,2 %, à 53 463,88, tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 21,10 points, soit 0,1 %, à 26 130,20. Le S&P 500 a cédé 1,58 point, soit moins de 0,1 %, à 7 675,70.

    Les performances sectorielles ont été contrastées. Les valeurs aurifères ont nettement reculé dans le sillage de la baisse du prix du métal précieux, entraînant une chute de 2,9 % du NYSE Arca Gold Bugs Index. Les valeurs pharmaceutiques ont également été sous pression, le NYSE Arca Pharmaceutical Index perdant 2 %.

    Les secteurs liés à la technologie ont affiché une performance plus solide. Le NYSE Arca Computer Hardware Index a gagné 1,9 %, tandis que le NYSE Arca Networking Index a progressé de 1,6 %. Les valeurs liées au gaz naturel ont également avancé, le NYSE Arca Natural Gas Index gagnant 1,5 % dans le sillage de la hausse du prix de la matière première.

    Avec Nvidia qui apporte un puissant catalyseur au secteur technologique et des futures orientés à la hausse, Wall Street semble se diriger vers une ouverture positive. L’attention devrait désormais se partager entre l’enthousiasme entourant les investissements dans l’IA et le discours de vendredi à Jackson Hole, alors que les investisseurs recherchent le prochain moteur potentiel des marchés américains.

  • Les Bourses européennes reculent face aux tensions géopolitiques et aux incertitudes sur la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes reculent face aux tensions géopolitiques et aux incertitudes sur la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont évolué majoritairement en baisse jeudi, les investisseurs mettant en balance les tensions géopolitiques persistantes et les incertitudes entourant la trajectoire des taux de la Réserve fédérale avec les résultats et perspectives encourageants de Nvidia.

    Des chiffres de l’inflation américaine supérieurs aux attentes ont maintenu l’hypothèse d’une nouvelle hausse des taux de la Fed avant la fin de l’année au centre des préoccupations. Les marchés attendent désormais le discours du président de la Fed, Kevin Warsh, à Jackson Hole afin d’obtenir de nouvelles indications sur l’orientation de la politique monétaire.

    Le DAX progresse grâce à l’amélioration de la confiance des consommateurs allemands

    Le CAC 40 français a reculé de 1,1 %, tandis que le FTSE 100 britannique a perdu 0,4 %. Le DAX allemand s’est distingué en progressant de 0,3 % après la publication de données laissant entrevoir une amélioration du moral des consommateurs allemands en septembre.

    L’indice prospectif GfK de confiance des consommateurs est remonté à -26,6 pour septembre, contre -29,4 en août, soutenu par une amélioration des anticipations de revenus et une évolution de la propension à épargner.

    Cette amélioration en Allemagne a apporté un signal intérieur encourageant alors que les marchés européens continuent de composer avec les incertitudes politiques et monétaires mondiales.

    Les résultats d’entreprises animent les échanges

    Pernod Ricard (EU:RI) a fortement reculé après que le groupe français de vins et spiritueux a annoncé une baisse de 3,9 % de ses ventes annuelles pour l’exercice 2026, reflétant une demande plus faible en Chine et aux États-Unis.

    Le groupe suédois de technologies médicales Elekta (TG:EJXB) a également perdu du terrain après avoir publié des ventes du premier trimestre inférieures aux attentes.

    Prudential (LSE:PRU) a reculé après que l’assureur a fait état d’un ralentissement de la croissance du bénéfice provenant des nouvelles activités. L’assureur belge Ageas (EU:AGS) a également baissé. Son ratio combiné s’est détérioré à 95,2 % au premier semestre 2026, contre 92,1 % un an plus tôt, en raison de sinistres liés aux conditions météorologiques en Europe.

    Halfords et Plus500 se démarquent

    À Londres, Halfords Group (LSE:HFD) a constitué l’un des principaux points positifs de la séance. L’action du distributeur britannique de vélos et de produits automobiles s’est envolée après que le groupe a prévu un bénéfice pour 2027 supérieur aux attentes du marché.

    Plus500 (LSE:PLUS) a également enregistré une forte progression après l’annonce d’un nouveau programme de rachat d’actions de 100 millions de dollars.

    Même si les principaux indices européens sont restés globalement prudents, l’amélioration de la confiance des consommateurs allemands et plusieurs performances individuelles solides ont apporté des éléments encourageants. Les investisseurs tournent désormais leur attention vers Jackson Hole afin d’obtenir davantage d’indications sur la politique de taux de la Réserve fédérale pour les prochains mois.

  • Le pétrole poursuit son repli alors que la diplomatie au Moyen-Orient soutient les espoirs sur l’offre

    Le pétrole poursuit son repli alors que la diplomatie au Moyen-Orient soutient les espoirs sur l’offre

    Les prix du pétrole ont reculé pour une quatrième séance consécutive jeudi, les investisseurs se montrant de plus en plus optimistes quant à la possibilité que les avancées diplomatiques au Moyen-Orient favorisent progressivement une reprise des flux régionaux de brut.

    Les contrats à terme sur le Brent ont baissé de 0,5 % à 87,37 dollars le baril à 04h54 ET, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate américain ont également perdu 0,5 % à 81,79 dollars le baril.

    Le Brent et le WTI ont tous deux reculé de plus de 6 % au cours de la semaine écoulée, l’optimisme entourant un éventuel accord diplomatique ayant largement pris le dessus sur les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran.

    Washington a renforcé ses sanctions économiques contre l’Iran plus tôt dans la semaine et a mis en garde les autres pays contre la poursuite de leurs échanges commerciaux avec Téhéran. Des informations ultérieures ont toutefois évoqué la possibilité d’une amélioration des relations entre les deux parties.

    Les médias d’État russes ont rapporté que les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un nouvel accord de cessez-le-feu susceptible d’être annoncé dans les prochains jours, tandis que les marchés cherchent désormais à déterminer si ces avancées diplomatiques pourront se traduire par une amélioration des flux énergétiques.

    Les discussions sur Ormuz renforcent les perspectives d’approvisionnement

    D’autres informations ont indiqué que l’Iran et Oman se rapprochent d’un accord concernant la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

    Téhéran a précisé qu’une entente ne se traduirait pas nécessairement par une réouverture immédiate du passage, mais les discussions ont néanmoins renforcé l’espoir d’une normalisation progressive des conditions de navigation.

    Le Pakistan, autre médiateur important dans la région, a également signalé des progrès dans les négociations de paix avec l’Iran, renforçant l’impression que les efforts diplomatiques prennent de l’ampleur.

    Les données maritimes montrent toutefois que les flux dans le détroit d’Ormuz restent à une fraction de leurs niveaux d’avant-guerre.

    Avant le conflit, environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut transitait par cette voie, ce qui fait de sa réouverture éventuelle un catalyseur potentiellement important pour les marchés mondiaux de l’énergie.

    Une reprise durable du trafic maritime pourrait ainsi améliorer sensiblement la disponibilité du brut du Moyen-Orient et réduire certaines des contraintes d’approvisionnement qui ont soutenu les cours pendant le conflit.

    Les développements entre la Russie et l’Ukraine restent surveillés

    Par ailleurs, certaines informations suggèrent que la Russie pourrait intensifier ses attaques contre l’Ukraine après avoir estimé que les négociations avaient enregistré peu de progrès.

    Moscou envisagerait d’accroître les attaques de missiles balistiques contre Kyiv et d’autres infrastructures, ramenant l’attention sur un autre risque géopolitique susceptible d’influencer les marchés mondiaux des matières premières.

    « Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a été complètement relégué au second plan par les marchés depuis un certain temps, et peu d’éléments laissaient penser que les espoirs d’une résolution se renforçaient. Les marchés des matières premières continuent de se concentrer uniquement sur la situation au Moyen-Orient », ont déclaré les analystes d’ING dans une note.

    Pour l’instant, la diplomatie au Moyen-Orient reste le principal moteur du sentiment sur le marché pétrolier, les investisseurs se concentrant de plus en plus sur la capacité des négociations à rétablir le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz et à ramener davantage de brut sur les marchés internationaux.

  • L’or se stabilise avant le discours de Warsh à Jackson Hole

    L’or se stabilise avant le discours de Warsh à Jackson Hole

    Les prix de l’or sont restés globalement stables jeudi alors que les investisseurs se préparent au discours très attendu du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole plus tard dans la semaine.

    À 05h30 ET, l’or au comptant progressait de 0,1 % à 4 597,39 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or reculaient légèrement de 0,1 % à 4 649,64 dollars l’once.

    Le métal précieux reste en passe d’enregistrer une hausse hebdomadaire supérieure à 1 %, soutenu notamment par l’idée que la Réserve fédérale pourrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion de septembre plutôt que de répondre immédiatement à l’inflation liée à l’énergie par une nouvelle hausse du coût du crédit.

    Le récent recul des prix du pétrole a atténué certaines inquiétudes inflationnistes, alors que les marchés deviennent plus optimistes quant à une possible percée diplomatique au Moyen-Orient et à une réouverture du détroit d’Ormuz. Toutefois, l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed continue de montrer des pressions persistantes sur les prix.

    Les analystes soulignent que même si la Fed laisse ses taux inchangés en septembre, les marchés continuent d’anticiper de nouvelles hausses dans les mois suivants. Des taux plus élevés peuvent contribuer à freiner l’inflation, mais ils peuvent également peser sur l’activité économique.

    Pour l’or, une période prolongée de taux élevés peut constituer un frein, car le métal ne verse aucun rendement et devient donc relativement moins attractif.

    David Morrison, Senior Market Analyst chez Trade Nation, a déclaré que l’or avait développé une « forte relation inverse » avec le dollar américain. Un billet vert plus fort peut rendre le métal jaune plus coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres devises et réduire ainsi la demande.

    Le discours de Warsh devient le prochain grand catalyseur

    L’attention des investisseurs se tourne désormais vers le discours de Warsh à Jackson Hole vendredi, qui sera sa première grande intervention depuis son arrivée à la tête de la Réserve fédérale.

    Les marchés cherchent davantage de clarté sur la manière dont il compte répondre à une inflation restée durablement supérieure à l’objectif de 2 % de la Fed.

    Warsh devrait également être interrogé sur son éloignement de la traditionnelle politique de forward guidance et sur les liens entre la politique monétaire et le marché obligataire, notamment après que le Trésor américain a doublé son programme prévu de rachats de dette à long terme.

    ANZ a indiqué que les dernières mesures du Trésor, combinées aux inquiétudes plus générales autour de la politique budgétaire, ont contribué à soutenir le debasement trade.

    En pratique, les investisseurs continuent d’acheter de l’or comme couverture contre le risque que des déficits publics persistants, un endettement élevé et des politiques destinées à contenir les rendements à long terme affaiblissent le pouvoir d’achat du dollar.

    Ce thème a permis de compenser une partie de la pression liée aux anticipations de taux élevés. L’or reste en hausse d’environ 14 % ce mois-ci malgré le recul de mercredi, l’intervention récente du Trésor ayant redonné de l’élan au mouvement haussier.

    Le métal reste également au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, un niveau technique largement suivi comme indicateur de la dynamique de long terme.

    Les ETF adossés à l’or ont enregistré d’importantes entrées de capitaux lors du dernier rally, tandis que les achats des banques centrales et les inquiétudes concernant la soutenabilité de la politique budgétaire américaine continuent de soutenir les perspectives à long terme.

  • L’influence de l’OPEP+ recule pendant la guerre en Iran tandis que la Chine gagne du poids sur le marché pétrolier

    L’influence de l’OPEP+ recule pendant la guerre en Iran tandis que la Chine gagne du poids sur le marché pétrolier

    Six mois après le début de la guerre en Iran, l’OPEP+ évolue dans un marché pétrolier profondément transformé, avec une capacité réduite à influencer l’offre et les prix en raison des perturbations majeures au Moyen-Orient.

    Le conflit a limité l’accès à l’une des principales routes d’exportation de pétrole de la région et endommagé des infrastructures énergétiques dans plusieurs pays de l’OPEP, réduisant la part de marché de l’alliance et l’impact de ses décisions.

    Parallèlement, la baisse des importations chinoises de brut est devenue l’un des principaux facteurs du marché pétrolier en 2026, contribuant à équilibrer les cours malgré ce que les analystes décrivent comme une perturbation historique de l’offre.

    L’OPEP+, qui rassemble l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et des alliés tels que la Russie, représentait environ 40 % de la production mondiale de pétrole en juillet, selon des calculs de Reuters basés sur les données de l’Agence internationale de l’énergie.

    Cette part dépassait 48 % avant les attaques des États-Unis et d’Israël contre l’Iran à la fin du mois de février. Toutefois, environ quatre à cinq points de pourcentage de cette baisse sont liés au retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP en mai.

    Le noyau dur de sept producteurs de l’OPEP+, comprenant notamment l’Arabie saoudite et la Russie, ne représentait plus qu’environ un quart de la production mondiale en juillet.

    Les perturbations dans le détroit d’Ormuz limitent la flexibilité de l’OPEP+

    La fermeture effective du détroit d’Ormuz a considérablement réduit la capacité de l’OPEP+ à augmenter ou diminuer rapidement les volumes disponibles sur le marché mondial.

    Cette route est essentielle pour l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït et plusieurs autres producteurs, ce qui signifie que les hausses de production annoncées par le groupe ne peuvent pas nécessairement se traduire par des exportations supplémentaires.

    L’OPEP a été créée en 1960, tandis que le format élargi OPEP+ a vu le jour en 2016 lorsque la Russie et d’autres producteurs ont commencé à coopérer avec l’organisation afin de mieux répondre à la diminution de sa part dans la production mondiale.

    La part de l’OPEP dans la production mondiale de brut avait atteint environ 50 % pendant les crises pétrolières des années 1970 avant de reculer autour de 30 % au milieu des années 1980 avec la montée en puissance de la production en mer du Nord, en Alaska et en Sibérie.

    L’OPEP n’a pas répondu à une demande de commentaire de Reuters. L’alliance affirme régulièrement que ses décisions visent à soutenir la stabilité du marché plutôt qu’à défendre un prix précis du pétrole.

    Les perturbations de l’offre liées à des conflits ne sont pas nouvelles pour l’organisation. Le Koweït avait été fortement touché pendant la guerre du Golfe de 1990-91, tandis que la production irakienne avait souffert après l’invasion menée par les États-Unis en 2003.

    La situation actuelle se distingue toutefois par l’ampleur des interruptions, qui affectent plusieurs producteurs simultanément et réduisent la capacité de l’OPEP+ à compenser les pertes ailleurs.

    Depuis mars, le groupe central de l’OPEP+ a annoncé six augmentations de production. Cependant, la plupart ont eu peu d’effet pratique, le blocage d’Ormuz empêchant une grande partie des volumes supplémentaires d’atteindre les marchés mondiaux.

    La principale exception est intervenue en juillet, lorsqu’un bref cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran a ravivé l’espoir d’une réouverture du détroit et redonné temporairement davantage de poids aux annonces de l’OPEP+.

    Le marché se concentre désormais sur les exportations réelles

    Le contraste avec 2019 est important. À cette époque, les décisions de l’OPEP+ étaient suivies de très près parce que les marchés se concentraient principalement sur la quantité de pétrole que le groupe décidait de produire.

    Aujourd’hui, la question essentielle est plutôt de savoir combien de brut peut effectivement être extrait, transporté et exporté dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.

    Cette évolution réduit l’importance immédiate des quotas de production et renforce le rôle de la logistique, des infrastructures et de la disponibilité physique des approvisionnements.

    La Chine devient une force majeure d’équilibrage du marché

    L’un des principaux moteurs des prix du pétrole cette année est la forte baisse des importations chinoises de brut.

    Depuis le début de la guerre, la Chine a acheté environ 400 millions de barils de pétrole de moins que pendant la même période l’an dernier.

    Cette baisse reflète l’interdiction des exportations de carburants, la diminution de l’activité de raffinage et l’utilisation croissante des transports électriques.

    Cette tendance renforce le rôle de la Chine dans l’équilibre du marché pétrolier mondial, une fonction qui était auparavant associée beaucoup plus étroitement à la capacité de l’OPEP+ d’ajuster sa production.

    La demande chinoise plus faible a contribué à plafonner les prix du pétrole en 2026, limitant les pressions haussières qui auraient pu résulter des perturbations de l’offre au Moyen-Orient.

    La situation contraste avec l’année dernière, lorsque les achats chinois auraient pu représenter jusqu’à la moitié de la croissance mondiale de la demande de pétrole et avaient largement soutenu les cours.

    « Ils sont devenus le centre de demande capable d’équilibrer le marché », a déclaré June Goh, analyste chez Sparta Commodities.

    Alors que l’OPEP+ fait face à des contraintes d’offre et que la Chine exerce une influence croissante par l’évolution de sa demande, le pouvoir sur le marché pétrolier mondial devient de plus en plus diversifié.

  • Les futures américains progressent après les résultats de Nvidia, tandis que Salesforce relève ses prévisions : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les futures américains progressent après les résultats de Nvidia, tandis que Salesforce relève ses prévisions : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les futures sur les actions américaines ont progressé jeudi après que Nvidia (NASDAQ:NVDA) a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et présenté des perspectives de croissance à moyen terme particulièrement favorables, renforçant la confiance des investisseurs dans le cycle d’investissement lié à l’intelligence artificielle.

    Le sentiment a également été soutenu par Salesforce (NYSE:CRM), qui a relevé ses prévisions annuelles après des résultats trimestriels meilleurs que prévu et annoncé un élargissement de son partenariat dans l’intelligence artificielle avec Anthropic.

    Parallèlement, les prix du pétrole ont poursuivi leur récent repli, les investisseurs surveillant les efforts diplomatiques susceptibles d’apaiser les tensions au Moyen-Orient et de favoriser le rétablissement du trafic commercial dans le détroit d’Ormuz.

    Les futures américains progressent avant Jackson Hole

    À 02h49 ET, les futures sur le Dow Jones gagnaient 124 points, soit 0,2 %, tandis que ceux sur le S&P 500 progressaient de 26 points, ou 0,3 %. Les futures sur le Nasdaq 100 surperformaient avec une hausse de 195 points, soit 0,7 %.

    Ces gains faisaient suite à une séance négative mercredi à Wall Street, lorsque les investisseurs attendaient les résultats très suivis de Nvidia tout en analysant les derniers chiffres de l’inflation américaine.

    L’indice global des prix des dépenses de consommation personnelle pour juillet s’est établi légèrement au-dessus des attentes, tandis que la mesure sous-jacente s’est révélée conforme aux prévisions.

    Les anticipations d’un maintien des taux de la Réserve fédérale lors de sa réunion de septembre ont peu évolué. Les marchés ont toutefois revu à la hausse la probabilité de nouveaux relèvements des taux dans les mois suivants après plusieurs indicateurs économiques résistants.

    Les analystes de Deutsche Bank ont évoqué une « solide série de données », comprenant des commandes de biens durables supérieures aux attentes et une révision à la hausse des dépenses de consommation au deuxième trimestre. Ces chiffres étaient « difficiles à concilier avec l’idée que la politique de la Fed est restrictive », ont-ils écrit.

    L’attention se tourne désormais vers l’intervention du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole vendredi. Les analystes de Vital Knowledge estiment peu probable qu’il modifie sensiblement son discours, compte tenu de son engagement antérieur à maîtriser l’inflation.

    Les perspectives de Nvidia renforcent la confiance dans les investissements liés à l’IA

    Les actions Nvidia ont progressé dans les échanges après-Bourse après que le groupe de semi-conducteurs a publié un chiffre d’affaires du deuxième trimestre supérieur aux attentes de Wall Street et présenté des prévisions meilleures que prévu.

    Nvidia anticipe un chiffre d’affaires de 108 milliards de dollars pour le trimestre en cours, au-dessus des prévisions du marché.

    Les investisseurs ont particulièrement apprécié les perspectives à plus long terme. La directrice financière Colette Kress a indiqué que Nvidia prévoit désormais une croissance de son chiffre d’affaires de 70 % pour l’exercice fiscal 2028, bien supérieure aux 45 % indiqués par les données FactSet, selon le Wall Street Journal.

    Ces prévisions ont contribué à apaiser les inquiétudes concernant la capacité du secteur à maintenir le rythme rapide des investissements dans les infrastructures d’IA, alors que les grands hyperscalers technologiques consacrent des capitaux considérables à la construction de nouveaux centres de données.

    Nvidia utilise également son bilan de manière stratégique afin de soutenir les clients qui développent les infrastructures nécessaires aux systèmes avancés d’intelligence artificielle. Selon Kress, les grands laboratoires d’IA de pointe pourraient à terme devenir « les plus grandes entreprises technologiques de l’histoire ».

    « La direction a présenté une vision convaincante de la manière dont les investissements stratégiques aident Nvidia à consolider sa domination dans cette expansion de l’IA qui ne se produit qu’une fois par génération », ont déclaré les analystes de BofA.

    BofA a néanmoins signalé que la hausse des prix des puces mémoire pourrait peser sur la rentabilité. Nvidia prévoit une baisse de sa marge brute de 75 % à 74 % au troisième trimestre, avant une évolution dans une fourchette de 71 % à 72 % au quatrième trimestre.

    Salesforce relève ses prévisions avec l’accélération de sa stratégie IA

    Salesforce a également contribué à l’amélioration du sentiment après avoir publié un bénéfice et un chiffre d’affaires du deuxième trimestre supérieurs aux attentes.

    Le groupe de logiciels d’entreprise a relevé ses prévisions annuelles de ventes et de bénéfices, tandis que son directeur général Marc Benioff a déclaré que « l’IA apporte de la valeur à chaque niveau de notre plateforme ».

    Les actions Salesforce ont bondi de plus de 13 % dans les échanges après-Bourse.

    Les analystes de Raymond James ont souligné que Salesforce continue de prévoir une réaccélération de ses indicateurs de croissance au cours du second semestre de son exercice fiscal 2027.

    « Cette nouvelle contraste fortement avec les déclarations d’autres fournisseurs de logiciels front-office, qui ont fait état de cycles de vente prolongés tout au long de 2026, et met en évidence des avantages potentiels pour Salesforce », ont indiqué les analystes.

    Salesforce a également élargi son partenariat avec Anthropic. Les deux entreprises développent « Claudeforce », une solution qui intégrera les plug-ins avancés d’Anthropic à l’écosystème d’outils professionnels de Salesforce.

    Certains clients pilotes peuvent déjà accéder à la solution, tandis qu’une version bêta devrait être publiée le mois prochain.

    Les résultats de Marvell Technology au centre de l’attention

    Marvell Technology (NASDAQ:MRVL) constituera un autre rendez-vous important pour les investisseurs technologiques lorsque le fabricant de semi-conducteurs publiera ses résultats après la clôture de Wall Street jeudi.

    Le titre a progressé de plus de 174 % depuis le début de l’année, portant la capitalisation boursière de Marvell à un peu moins de 215 milliards de dollars.

    La société, qui a reçu un soutien financier de Nvidia, conçoit des processeurs d’IA personnalisés ainsi que des technologies d’interconnexion permettant de relier les puces qui alimentent les modèles avancés d’intelligence artificielle dans les centres de données.

    Marvell avait précédemment estimé que ses revenus issus des puces personnalisées pourraient dépasser 10 milliards de dollars d’ici 2029, soutenus par l’augmentation des investissements des entreprises de cloud dans les infrastructures spécialisées pour l’IA.

    Le pétrole poursuit son repli sur fond d’espoirs diplomatiques

    Les prix du pétrole ont reculé pour une quatrième séance consécutive jeudi, alors que les investisseurs se montrent de plus en plus optimistes quant à une amélioration des conditions d’approvisionnement au Moyen-Orient grâce aux développements diplomatiques.

    Selon certaines informations, l’Iran et Oman seraient parvenus à un accord concernant les routes commerciales dans le détroit d’Ormuz, même si Téhéran a averti qu’une telle entente ne signifierait pas nécessairement une réouverture immédiate.

    Les futures sur le Brent et le West Texas Intermediate américain ont tous deux reculé de plus de 6 % cette semaine, les anticipations d’une amélioration des conditions de navigation ayant pris le dessus sur les tensions persistantes entre Washington et Téhéran.

    Les États-Unis ont renforcé leurs sanctions économiques contre l’Iran plus tôt dans la semaine et ont également mis en garde les autres pays contre les échanges commerciaux avec Téhéran.

    Cependant, les informations faisant état de possibles avancées diplomatiques ont apporté un contexte plus constructif. Les médias d’État russes ont rapporté que les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un nouvel accord de cessez-le-feu susceptible d’être annoncé dans les prochains jours, bien que cette information n’ait pas été vérifiée de manière indépendante.

  • La croissance du crédit bancaire en zone euro accélère en juillet après la hausse des taux de la BCE

    La croissance du crédit bancaire en zone euro accélère en juillet après la hausse des taux de la BCE

    La croissance des prêts bancaires dans la zone euro s’est accélérée en juillet, avec une progression plus soutenue du crédit accordé aux entreprises et aux ménages, selon les données publiées par la Banque centrale européenne.

    Cette amélioration intervient au cours du premier mois complet suivant la première hausse des taux d’intérêt de la BCE depuis près de trois ans, offrant un signal encourageant sur la résistance de l’activité de crédit malgré l’évolution de la politique monétaire.

    Les prêts aux sociétés non financières ont progressé de 4,4 % sur un an en juillet, contre une hausse de 4,0 % en juin.

    Le crédit aux ménages a également poursuivi sa progression, avec une croissance annuelle atteignant 3,1 %, contre 3,0 % le mois précédent.

    Ces chiffres témoignent d’une demande de financement toujours positive au sein de l’économie de la zone euro, le crédit aux entreprises affichant l’accélération la plus marquée sur la période.

    Ces nouvelles données permettront aux responsables de la politique monétaire de mieux évaluer la transmission de la récente hausse des taux de la BCE aux conditions de financement, tandis que la poursuite de l’expansion du crédit laisse entrevoir une dynamique favorable au début du second semestre.

  • Le gaz européen se stabilise au-dessus de ses plus bas d’une semaine avec les discussions sur Ormuz

    Le gaz européen se stabilise au-dessus de ses plus bas d’une semaine avec les discussions sur Ormuz

    Les prix du gaz naturel européen se sont stabilisés jeudi, restant au-dessus des plus bas d’une semaine atteints lors de la séance précédente, alors que les opérateurs évaluent les avancées encourageantes de la diplomatie dans le golfe Persique face aux difficultés persistantes de reconstitution des stocks régionaux.

    Le contrat néerlandais de référence à un mois est resté pratiquement inchangé à 65,61 euros par mégawattheure, tandis que les contrats à terme britanniques équivalents sur le gaz de gros se sont maintenus autour de 160,50 pence par therm.

    Cette stabilisation accompagne une pause dans le récent mouvement de baisse des marchés de l’énergie, les investisseurs évaluant les conséquences potentielles des efforts diplomatiques en cours au Moyen-Orient.

    Les prix de gros du gaz européen avaient reculé d’environ 3 % mercredi, parallèlement à une forte baisse des cours mondiaux du pétrole. Ce mouvement faisait suite à des informations selon lesquelles Washington et Téhéran progressaient vers un accord provisoire de cessez-le-feu susceptible d’inclure des garanties pour la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

    Le sentiment s’est encore amélioré jeudi après le déplacement du Premier ministre du Qatar à Téhéran afin de contribuer aux négociations visant à rétablir une circulation maritime sans entrave dans cette voie stratégique.

    Le Brent s’est également stabilisé autour de 87,40 dollars le baril après quatre séances consécutives de baisse. Cette accalmie sur le marché pétrolier a encouragé les opérateurs énergétiques à adopter une approche plus prudente dans l’attente de signes plus concrets concernant la normalisation des flux maritimes de GNL et de pétrole brut.

    Les stocks européens restent au centre de l’attention

    Malgré un contexte diplomatique plus constructif, la situation de l’approvisionnement européen en gaz reste relativement tendue à l’approche de la saison automnale de chauffage.

    Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations souterraines de stockage de l’Union européenne sont remplies à environ 62 % de leur capacité.

    La forte demande de gaz pour la production d’électricité pendant les importantes vagues de chaleur estivales, combinée aux retards des cargaisons de GNL en provenance du Qatar, a ralenti le rythme saisonnier de remplissage des stocks.

    Les analystes d’ING ont souligné que les injections restent en retard sur le calendrier, ce qui pourrait rendre plus difficile l’atteinte des objectifs européens avant l’arrivée des températures plus froides.

    Cette situation pourrait maintenir une prime de risque structurelle sur les prix du gaz européen pendant l’hiver 2026/27, même si les tensions géopolitiques continuent de s’atténuer.

    Le GNL américain pourrait apporter un soutien supplémentaire

    Les marchés de l’énergie suivent également de près les tendances internationales de l’offre à l’approche du quatrième trimestre, alors que les fournisseurs européens continuent de rivaliser avec les acheteurs asiatiques pour obtenir des cargaisons de GNL sur le marché spot.

    Les niveaux élevés des stocks américains représentent une source potentielle d’approvisionnement supplémentaire. Selon les recherches d’UBS, les réserves de gaz naturel aux États-Unis sont près de 8 % supérieures à leur moyenne sur cinq ans, soutenues par une production intérieure robuste.

    De nouveaux terminaux américains d’exportation de GNL et des infrastructures de gazoducs supplémentaires devraient achever leur mise en service vers la fin de l’année, augmentant ainsi la capacité des États-Unis à approvisionner les marchés internationaux.

    Une disponibilité accrue des exportations américaines pourrait contribuer à réduire les contraintes d’approvisionnement en Europe occidentale, en particulier si les principales routes maritimes restent ouvertes et sécurisées.

    Avec les progrès diplomatiques et l’arrivée attendue de capacités supplémentaires de GNL à l’échelle mondiale, le marché européen du gaz dispose de plusieurs sources potentielles de soutien, même si les opérateurs continuent de surveiller attentivement le rythme de reconstitution des stocks avant l’hiver.

  • Les Bourses européennes stables alors que les perspectives de Nvidia renforcent l’optimisme sur l’IA : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes stables alors que les perspectives de Nvidia renforcent l’optimisme sur l’IA : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont évolué près de l’équilibre jeudi, restant proches de leurs plus hauts d’une semaine, tandis que les investisseurs accueillaient favorablement les solides résultats et les perspectives encourageantes de Nvidia Corp. (NASDAQ:NVDA) dans l’intelligence artificielle, tout en conservant une certaine prudence envers d’autres secteurs.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a légèrement reculé de 0,1 %. Le DAX allemand est resté globalement stable, tandis que le CAC 40 français a perdu 0,2 % et le FTSE 100 londonien a cédé 0,4 %.

    La faible variation des principaux indices contraste avec la progression marquée des valeurs européennes des semi-conducteurs, les dernières prévisions de Nvidia ayant renforcé les anticipations d’une poursuite des investissements massifs dans les infrastructures dédiées à l’IA.

    Les perspectives de Nvidia renforcent la confiance dans la croissance de l’IA

    Nvidia a publié un chiffre d’affaires trimestriel qui a plus que doublé sur un an, porté par une demande toujours très soutenue pour les équipements informatiques destinés à l’intelligence artificielle.

    Le directeur général Jensen Huang a également conforté les perspectives de croissance, tandis que le groupe a présenté des prévisions de chiffre d’affaires pour le trimestre en cours nettement supérieures aux attentes de Wall Street.

    Lors de sa conférence consacrée aux résultats, Nvidia a indiqué anticiper une croissance de son chiffre d’affaires d’environ 70 % pour l’exercice fiscal 2028, largement supérieure au consensus de 44 %.

    Les actions Nvidia ont progressé jusqu’à 5,6 % dans les échanges après-Bourse, enregistrant leur première réaction positive immédiatement après la publication de résultats depuis plusieurs trimestres.

    Ces performances ont apporté un soutien important aux entreprises européennes exposées à la fabrication de semi-conducteurs et aux investissements dans les infrastructures d’intelligence artificielle.

    ASML Holding NV (EU:ASML) a gagné 2,5 %, tandis que STMicroelectronics NV (BIT:STMMI), Infineon Technologies AG (TG:IFX) et BE Semiconductors (EU:BESI) ont progressé de 2 % à 4 %.

    Ces entreprises sont bien placées pour bénéficier de l’accélération des dépenses d’investissement des grands groupes technologiques hyperscale, qui cherchent à sécuriser les équipements, composants et infrastructures informatiques nécessaires à l’expansion rapide des applications d’IA.

    La confiance des consommateurs allemands s’améliore

    L’indicateur de confiance des consommateurs allemands, publié conjointement par le Nuremberg Institute for Market Decisions et l’institut d’études GfK, s’est amélioré à -26,6 points à l’approche du mois de septembre.

    L’enquête a montré une progression des attentes concernant l’économie et les revenus, permettant de compenser en partie la prudence persistante des ménages à l’égard des dépenses discrétionnaires.

    Cette amélioration constitue un signal encourageant pour la première économie européenne et suggère que la consommation privée pourrait progressivement se redresser, à mesure que la hausse des salaires réels permet aux ménages de récupérer une partie du pouvoir d’achat perdu pendant la période de forte inflation.

    Le pétrole poursuit son repli avec les avancées diplomatiques au Moyen-Orient

    Le Brent a reculé de 0,5 % à 87,40 dollars le baril, se dirigeant vers une quatrième séance consécutive de baisse.

    Les cours du pétrole ont subi une nouvelle pression après des informations selon lesquelles le Premier ministre du Qatar se rendrait à Téhéran afin de tenter de relancer les négociations diplomatiques de paix entre les États-Unis et l’Iran.

    Parallèlement, les discussions entre l’Iran et Oman concernant le transit commercial par le détroit d’Ormuz ont contribué à apaiser les inquiétudes immédiates liées à une éventuelle interruption des flux sur l’une des principales routes maritimes mondiales pour l’énergie.

    Le regain d’activité diplomatique a réduit une partie de la prime de risque géopolitique qui soutenait auparavant les prix du pétrole, renforçant l’espoir d’une amélioration des conditions de navigation commerciale pendant la poursuite des négociations.