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  • Les prix du pétrole progressent malgré les perspectives d’une offre plus abondante

    Les prix du pétrole progressent malgré les perspectives d’une offre plus abondante

    Les prix du pétrole ont légèrement augmenté mardi après de nouveaux incidents dans le détroit d’Ormuz, qui ont ravivé les inquiétudes concernant les perturbations potentielles des flux énergétiques mondiaux, compensant les attentes d’une hausse de la production de l’OPEP+.

    À 04h41 ET (08h41 GMT), le Brent gagnait 1,1 % à 72,77 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain progressait également de 1,1 % à 69,30 dollars le baril.

    De nouvelles attaques ravivent les craintes pour le transport maritime

    Selon Axios, citant deux responsables américains, l’armée iranienne a lancé au moins deux missiles contre des navires commerciaux traversant le détroit d’Ormuz lundi soir, mettant fin à une semaine d’accalmie dans le cadre d’un accord informel entre Washington et Téhéran.

    Le média ajoute que les États-Unis pourraient riposter par des frappes contre des cibles iraniennes.

    Plus tôt dans la journée, l’agence britannique UK Maritime Trade Operations a indiqué qu’un pétrolier naviguant au large des côtes d’Oman avait été touché par un projectile non identifié, provoquant un incendie. L’Iran n’a pas revendiqué officiellement l’attaque, bien que des sources anonymes citées par la télévision d’État iranienne aient affirmé que la cible transportait du gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar.

    Téhéran a également déclaré que tous les navires empruntant le détroit d’Ormuz devaient suivre des itinéraires approuvés par l’Iran, avertissant que toute intervention américaine ferait l’objet « d’une action rapide et décisive ».

    Selon Axios, ces événements sont survenus après l’expiration de l’accord temporaire conclu entre les États-Unis et l’Iran visant à suspendre les attaques dans le détroit.

    Le rétablissement du trafic maritime reste fragile

    Les cours du pétrole avaient reculé après la signature d’un accord de cessez-le-feu provisoire en juin. Après le début du conflit à la fin du mois de février, les prix du brut avaient dépassé les 110 dollars le baril, alimentant les craintes d’une nouvelle poussée de l’inflation mondiale.

    Les dernières données montrent que le trafic maritime reprend progressivement dans le détroit d’Ormuz, mais les volumes restent inférieurs à la normale. Le contrôle de cette voie maritime stratégique demeure un point central des négociations internationales.

    « Les prix du pétrole sont revenus à leurs niveaux d’avant le conflit, même si seule une fraction du trafic habituel traverse encore le détroit d’Ormuz. Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement persistent », ont indiqué les analystes de Deutsche Bank dirigés par Henry Allen.

    La hausse de la production freine la progression des prix

    Les perspectives d’une augmentation de l’offre mondiale ont toutefois limité la hausse des cours.

    Les membres de l’OPEP+, dont la Russie, ont décidé dimanche d’augmenter leurs objectifs de production de 188 000 barils par jour à partir du mois d’août, après des relèvements similaires en juin et en juillet.

    Par ailleurs, les Émirats arabes unis, qui ont abandonné leurs quotas de production de l’OPEP+ en mai, ont annoncé une production supérieure à 3,8 millions de barils par jour en juin.

    Saudi Aramco a également abaissé le prix officiel de vente de son pétrole Arab Light destiné à l’Asie pour le mois d’août, proposant pour la première fois depuis 2020 une décote par rapport au prix de référence régional, signe d’une concurrence accrue entre les producteurs du Golfe.

  • L’or recule avant la publication des minutes de la Réserve fédérale

    L’or recule avant la publication des minutes de la Réserve fédérale

    Les prix de l’or ont baissé mardi, les investisseurs adoptant une attitude prudente avant la publication des minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, attendues plus tard cette semaine pour obtenir de nouvelles indications sur l’évolution des taux d’intérêt américains.

    À 05h30 ET (09h30 GMT), l’or au comptant reculait de 1,0 % à 4 124,28 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or perdaient 0,8 % à 4 136,29 dollars l’once.

    Le renforcement du dollar pèse sur le métal précieux

    L’or a été pénalisé par la progression du dollar américain, soutenue par la hausse du rendement des obligations américaines à dix ans, qui a atteint son plus haut niveau depuis deux semaines.

    Un dollar plus fort rend généralement l’or plus coûteux pour les investisseurs utilisant d’autres devises, ce qui limite la demande.

    « La volatilité sur le marché des changes pourrait rester limitée avant la publication demain des minutes du FOMC et compte tenu d’un calendrier économique américain relativement léger aujourd’hui », ont indiqué les analystes d’ING.

    Les marchés attendent des indications de la Fed

    L’attention des investisseurs se porte désormais sur les minutes de la réunion de juin de la Réserve fédérale.

    Lors de cette réunion, la banque centrale a maintenu ses taux directeurs dans une fourchette comprise entre 3,5 % et 3,75 %, même si plusieurs responsables ont estimé qu’une nouvelle hausse pourrait encore intervenir cette année.

    Par ailleurs, le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a déclaré qu’il ne souhaitait pas fournir d’indications prospectives sur les taux d’intérêt. Il a toutefois reconnu, lors d’une intervention la semaine dernière, que les risques liés à l’inflation s’étaient atténués.

    Les perspectives de taux demeurent incertaines

    Les marchés continuent également d’intégrer les conséquences des chiffres de l’emploi américain, plus faibles que prévu la semaine dernière, ainsi que le recul des prix du pétrole après le cessez-le-feu provisoire conclu entre les États-Unis et l’Iran en juin.

    Les investisseurs cherchent désormais à déterminer comment la Réserve fédérale ajustera sa politique monétaire face au ralentissement des pressions inflationnistes. Des taux d’intérêt plus élevés rendent généralement les actifs ne générant pas de rendement, comme l’or, moins attractifs.

    Selon l’outil CME FedWatch, les marchés évaluent désormais à 56 % la probabilité d’une hausse des taux dès le mois de septembre, contre environ 60 % avant la publication du dernier rapport sur l’emploi.

  • Les contrats à terme de Wall Street hésitent entre les résultats de Samsung et les commentaires de la Fed: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme de Wall Street hésitent entre les résultats de Samsung et les commentaires de la Fed: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient sans grande direction mardi, après les records atteints par le Dow Jones lors de la séance précédente. Les investisseurs analysaient les résultats préliminaires de Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ), les déclarations du gouverneur de la Réserve fédérale Christopher Waller et le regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

    Les contrats à terme marquent une pause après les records de Wall Street

    À 03h02 ET (07h02 GMT), les contrats à terme sur le Dow Jones étaient pratiquement inchangés. Les contrats sur le S&P 500 reculaient de 16 points, soit 0,2 %, tandis que ceux sur le Nasdaq 100 perdaient 233 points, soit 0,8 %.

    Wall Street avait terminé la séance de lundi en hausse, le Dow Jones franchissant pour la première fois le seuil des 53 000 points.

    Le secteur technologique a porté la progression, notamment grâce aux fabricants de semi-conducteurs comme Advanced Micro Devices (NASDAQ:AMD) et Western Digital (NASDAQ:WDC). Broadcom (NASDAQ:AVGO) a également progressé après l’annonce d’un partenariat avec Apple pour développer de nouvelles puces sur mesure, permettant à l’indice Philadelphia Semiconductor de rebondir après son recul de la semaine précédente.

    Les analystes de Deutsche Bank ont toutefois souligné que cette hausse masquait une réalité plus contrastée.

    « Sur le papier, les principaux indicateurs semblaient plutôt encourageants. Mais en regardant sous la surface, la situation était moins solide qu’elle n’y paraissait », ont écrit les analystes dirigés par Jim Reid.

    Samsung publie des bénéfices records mais le marché reste prudent

    Samsung Electronics a apporté une nouvelle preuve de la vigueur de la demande liée à l’intelligence artificielle en annonçant un bénéfice d’exploitation préliminaire pour le deuxième trimestre près de vingt fois supérieur à celui enregistré un an plus tôt.

    Le groupe sud-coréen prévoit un bénéfice d’exploitation de 89,4 billions de wons, soit environ 58 milliards de dollars, contre 4,7 billions de wons au deuxième trimestre de l’an dernier. Ce résultat dépasse également les bénéfices cumulés des exercices 2024 et 2025.

    Malgré cette performance exceptionnelle, l’action Samsung a reculé de plus de 6 % à la Bourse de Séoul, illustrant les attentes extrêmement élevées des investisseurs envers les entreprises bénéficiant du boom de l’intelligence artificielle.

    Christopher Waller réaffirme l’objectif d’inflation de 2 %

    Les marchés ont également suivi de près les déclarations du gouverneur de la Réserve fédérale Christopher Waller.

    Alors que l’inflation demeure nettement supérieure à l’objectif de 2 % de la Fed et que la hausse des prix des puces mémoire ainsi que les tensions énergétiques liées à l’Iran risquent d’alimenter de nouvelles pressions inflationnistes, Waller a estimé que les risques auxquels sont confrontés les responsables monétaires avaient profondément évolué.

    Selon lui, les inquiétudes concernant le marché de l’emploi se sont estompées tandis que l’inflation « est en train de repartir ».

    Il a également insisté sur le fait que l’objectif d’une inflation à 2 % restait crédible et ne faisait l’objet d’aucune négociation.

    Les grandes banques américaines étudieraient un rachat dans les paiements

    Selon le Wall Street Journal, plusieurs grandes banques américaines envisagent l’acquisition d’un réseau de paiements par carte de débit afin de réduire l’impact des plafonds réglementaires imposés sur les commissions d’interchange.

    JPMorgan Chase (NYSE:JPM), Bank of America (NYSE:BAC), Wells Fargo (NYSE:WFC) et PNC Financial Services (NYSE:PNC) auraient engagé des discussions préliminaires concernant les réseaux STAR ou Accel appartenant à Fiserv (NASDAQ:FISV).

    Les tensions reviennent dans le détroit d’Ormuz

    Les risques géopolitiques sont remontés après qu’Axios a rapporté que l’Iran avait tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, mettant fin à une semaine d’accalmie.

    Selon ces informations, deux navires marchands ont subi d’importants dégâts, sans faire de victimes. Par ailleurs, l’agence britannique UK Maritime Trade Operations a indiqué avoir reçu un signalement faisant état d’un pétrolier touché par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman, provoquant un incendie à bord.

    Ces incidents interviennent après l’absence de progrès lors des discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran à Doha concernant la sécurité dans le détroit d’Ormuz.

  • Les marchés européens évoluent sans direction alors que les inquiétudes sur l’IA pèsent sur la technologie: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent sans direction alors que les inquiétudes sur l’IA pèsent sur la technologie: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens sont restés globalement stables mardi, les investisseurs faisant preuve de prudence à l’égard des valeurs technologiques face aux inquiétudes croissantes concernant les valorisations liées à l’intelligence artificielle. L’attention s’est également portée sur le sommet de l’OTAN en Turquie, susceptible d’aboutir à de nouveaux contrats dans le secteur de la défense.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 est resté pratiquement inchangé à 650,84 points à 07h13 GMT, après avoir clôturé la veille légèrement sous ses niveaux records.

    Les valeurs technologiques tirent les marchés vers le bas

    Le secteur technologique a enregistré la plus forte baisse, perdant 1,6 %, les fabricants de semi-conducteurs poursuivant leur repli dans le sillage des inquiétudes sur les valorisations élevées après le rallye des valeurs liées à l’intelligence artificielle.

    ASML (EU:ASML) et Infineon (TG:IFX) ont chacun reculé d’environ 4 %.

    Siemens Energy (TG:SIE) a également perdu 5,5 % après que Barclays a abaissé sa recommandation de « equal-weight » à « underweight ».

    Cette faiblesse fait suite au repli observé en Asie, où Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ) a chuté malgré des prévisions de résultats solides, tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq cédaient près de 1 %, illustrant la prudence persistante des investisseurs vis-à-vis du secteur technologique.

    Les valeurs de la défense restent bien orientées

    À l’inverse, les valeurs européennes de la défense ont légèrement progressé, les investisseurs suivant de près le sommet de l’OTAN en Turquie, où de nouveaux accords de défense pourraient être annoncés sous l’impulsion des États-Unis afin d’accroître les dépenses militaires européennes.

    Le secteur de la défense demeure le plus performant de l’indice STOXX 600 depuis le début du mois.

    Le groupe suédois Saab (TG:SDV1) a gagné 5,3 % après que Morgan Stanley a relevé sa recommandation de « underweight » à « overweight ».

    Shell progresse après avoir relevé ses perspectives

    Parmi les autres valeurs, Shell (LSE:SHEL) a progressé de 2,2 % après avoir légèrement relevé ses prévisions de production de gaz intégré pour le deuxième trimestre.

  • Les rendements obligataires de la zone euro progressent grâce au regain de confiance des investisseurs

    Les rendements obligataires de la zone euro progressent grâce au regain de confiance des investisseurs

    Les rendements des obligations d’État de la zone euro ont augmenté mardi, le regain de confiance des investisseurs et les préoccupations liées à la situation budgétaire allemande ayant réduit l’attrait des actifs considérés comme des valeurs refuges.

    Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence de la région, est monté à 2,948 % en début de séance européenne, tandis que celui du Bund à deux ans, étroitement lié aux anticipations de taux de la Banque centrale européenne, a atteint 2,54 %.

    Le rebond du moral des investisseurs pèse sur les obligations

    Le marché obligataire a subi des pressions vendeuses après la publication de l’indice Sentix, qui a montré un redressement bien plus marqué que prévu de la confiance des investisseurs de la zone euro en juillet.

    Cette amélioration des perspectives économiques a favorisé un transfert des capitaux des obligations souveraines vers des actifs plus risqués, notamment les actions, entraînant une baisse des prix des obligations et une hausse des rendements.

    Les déclarations de la BCE renforcent les inquiétudes budgétaires

    Les commentaires de Fabio Panetta, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, ont également contribué à la hausse des rendements.

    Intervenant lors d’un événement professionnel, le gouverneur de la Banque d’Italie a averti que les banques centrales européennes pourraient être confrontées à des pressions politiques croissantes pour accompagner des déficits publics plus élevés, alimentés par le vieillissement de la population et les politiques de soutien à l’industrie.

    Ces déclarations ont renforcé les inquiétudes concernant l’augmentation des besoins de financement des États, notamment en Allemagne.

    Les investisseurs attendent les prochaines données américaines

    Les marchés se tournent désormais vers la publication du compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale américaine ainsi que vers les statistiques du secteur des services aux États-Unis, afin d’évaluer si le cycle mondial de hausse des taux d’intérêt est réellement arrivé à son terme.

    Ces publications pourraient apporter de nouveaux éléments sur les perspectives de politique monétaire et orienter les marchés obligataires internationaux.

  • Les valeurs européennes des semi-conducteurs reculent après le repli de Samsung

    Les valeurs européennes des semi-conducteurs reculent après le repli de Samsung

    Les actions des fabricants européens de semi-conducteurs ont terminé en baisse mardi après le fort recul de Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ), malgré la publication par le groupe de résultats préliminaires record, les investisseurs s’interrogeant sur la pérennité du rallye alimenté par l’intelligence artificielle.

    ASML (EU:ASML) a perdu 4,2 % à Amsterdam à 07h42 GMT, tandis que STMicroelectronics (BIT:STMMI) et Infineon (TG:IFX) ont chacune cédé plus de 4 %. ASM International (EU:ASM) et BE Semiconductor (EU:BESI) ont abandonné plus de 3 %, tandis que Soitec a chuté jusqu’à 10,4 %, dans le sillage des marchés asiatiques.

    Les résultats de Samsung ne suffisent pas à rassurer le marché

    L’action Samsung a reculé d’environ 7 % après la publication de ses résultats préliminaires du deuxième trimestre, tandis que son concurrent SK Hynix a perdu 6 %, entraînant une baisse de près de 5 % de l’indice sud-coréen KOSPI.

    Samsung prévoit un bénéfice d’exploitation de 89,4 billions de wons (58,44 milliards de dollars) au deuxième trimestre, soit près de 19 fois plus qu’un an auparavant et davantage que le bénéfice cumulé des trois exercices précédents. Ce chiffre dépasse également le SmartEstimate de LSEG, fixé à 87,3 billions de wons. Le chiffre d’affaires devrait progresser de 129 % pour atteindre 171 billions de wons.

    Les interrogations sur l’IA persistent

    Malgré ces résultats exceptionnels, plusieurs analystes estiment que la réaction négative des marchés reflète des attentes déjà intégrées dans les cours ainsi que des inquiétudes concernant la durée du cycle de croissance lié à l’intelligence artificielle.

    « Les solides résultats de Samsung étaient largement attendus et avaient déjà été intégrés dans le cours de Bourse après la hausse du titre avant la publication des résultats », a déclaré Albert Yong, managing partner chez Petra Capital Management, dans des propos rapportés par Reuters.

    Il a ajouté que les investisseurs restent concentrés sur « la pérennité du boom de l’intelligence artificielle et le risque d’un ralentissement des dépenses consacrées aux infrastructures d’IA par les grandes entreprises technologiques américaines. »

    Les résultats préliminaires de Samsung incluent des charges exceptionnelles liées aux provisions pour les primes des salariés. Plus tôt cette année, le groupe a supprimé le plafond limitant les bonus à 1 000 % du salaire de base et a décidé d’affecter 10,5 % de son bénéfice d’exploitation aux primes du personnel, à la suite de plusieurs semaines de mobilisation syndicale.

    Par ailleurs, la forte hausse des prix des mémoires au cours de l’année écoulée alimente également les interrogations sur la solidité de la demande dans le secteur.

    Samsung doit publier ses résultats détaillés du deuxième trimestre, incluant les performances de chacune de ses divisions, le 30 juillet.

  • RBC initie sa couverture du secteur européen de la distribution alimentaire avec une préférence pour Carrefour et Jerónimo Martins

    RBC initie sa couverture du secteur européen de la distribution alimentaire avec une préférence pour Carrefour et Jerónimo Martins

    RBC Capital Markets a lancé sa couverture de quatre grands distributeurs alimentaires européens, attribuant une recommandation Outperform à Carrefour (EU:CA) et Jerónimo Martins (EU:JMT), tandis qu’Ahold Delhaize (EU:AD) et Colruyt Group (TG:EFC1) bénéficient d’une recommandation Sector Perform.

    Selon le courtier, Carrefour et Jerónimo Martins offrent le meilleur équilibre entre croissance des bénéfices et valorisation, grâce à un potentiel de progression des marges plus important au cours des prochaines années.

    Carrefour soutenu par l’amélioration de son efficacité opérationnelle

    RBC a fixé un objectif de cours de 22 € pour Carrefour, mettant en avant « l’approche plus disciplinée, plus simple sur le plan opérationnel et davantage axée sur la rentabilité adoptée par Carrefour ».

    Le courtier estime que le renforcement du positionnement prix du distributeur ainsi que ses projets de développement en France, en Espagne et au Brésil devraient soutenir sa croissance. RBC prévoit également un rendement du flux de trésorerie disponible à deux chiffres cette année, une amélioration de 1,5 point du rendement des capitaux employés et une progression d’environ 55 points de base de la marge opérationnelle d’ici 2028.

    Carrefour vise une part de marché de 25 % en France à l’horizon 2030, contre environ 22 % actuellement, grâce notamment à l’alliance d’achats Concordis conclue avec Coopérative U et le groupe allemand RTG Group.

    RBC intègre également un dividende exceptionnel cumulé de 0,69 € par action sur les trois prochaines années et prévoit une baisse du levier financier à environ 1,7 fois cette année. Son objectif de cours de 22 € repose sur la moyenne entre une valorisation par actualisation des flux de trésorerie (DCF) de 24 € et une valorisation par somme des parties de 19 €.

    Jerónimo Martins reste apprécié malgré un contexte plus difficile en Pologne

    RBC a fixé un objectif de cours de 22 € pour Jerónimo Martins, estimant que « nous pensons qu’il gère bien la situation » malgré des perspectives de croissance plus modérées pour Biedronka, sa filiale polonaise.

    Une enquête menée par RBC auprès de 300 consommateurs polonais montre que Biedronka reste l’enseigne la mieux classée en matière de rapport qualité-prix et de diversité de l’offre, Lidl arrivant toutefois de très près.

    Le courtier prévoit une croissance des ventes à périmètre comparable de 2,8 % cette année pour Biedronka et une augmentation d’environ 8 % de son parc de magasins en Pologne au cours des trois prochaines années, tout en poursuivant son développement en Slovaquie. Il anticipe également une marge d’EBITDA de 8,2 % à l’horizon de l’exercice 2028.

    RBC souligne que le titre se négocie à environ 13 fois les bénéfices attendus pour 2026, soit une décote d’environ 30 % par rapport à sa moyenne historique. Son objectif de cours correspond à la moyenne entre une valorisation DCF de 25 € et une valorisation par somme des parties de 20 €.

    Une approche plus prudente sur Ahold Delhaize

    Pour Ahold Delhaize, RBC fixe un objectif de cours de 38 €, qualifiant le groupe de « distributeur alimentaire européen de grande qualité, générant d’importants flux de trésorerie, doté d’un bilan solide et de marges saines ».

    Le courtier estime toutefois que les investissements destinés à renforcer l’offre commerciale devraient maintenir la marge opérationnelle autour de 4 % à court terme.

    Une enquête menée auprès de 300 consommateurs américains a mis en évidence plusieurs axes d’amélioration concernant l’offre de produits et la qualité des magasins Food Lion. Ahold Delhaize prévoit d’investir 1 milliard de dollars dans sa politique tarifaire aux États-Unis sur quatre ans dans le cadre de sa stratégie « Growing Together », avec un objectif de croissance annuelle des ventes de 4 %.

    RBC prévoit un rendement du flux de trésorerie disponible compris entre 7 % et 8 % et rappelle que le groupe a redistribué plus de 10 milliards d’euros à ses actionnaires au cours des cinq dernières années.

    Colruyt jugé correctement valorisé

    RBC attribue un objectif de cours de 37 € à Colruyt Group, estimant que « la valorisation actuelle est juste ».

    Le courtier rappelle que le distributeur a perdu environ 200 points de base de part de marché en Belgique au cours des cinq dernières années, notamment en raison d’évolutions réglementaires ayant favorisé les enseignes franchisées autorisées à ouvrir le dimanche.

    Malgré cela, RBC s’attend à ce que Colruyt maintienne une marge opérationnelle légèrement supérieure à 4 %, soutenue par l’alliance d’achats Vasco International Trading avec Superunie et Coop Group, ainsi que par les gains liés à l’automatisation et à l’intégration verticale.

    Le courtier prévoit une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires d’environ 1 % entre les exercices 2026 et 2029, ainsi qu’un rendement du flux de trésorerie disponible compris entre 8 % et 9 %.

    Carrefour et Jerónimo Martins restent les valeurs préférées de RBC

    Parmi les quatre groupes couverts, RBC indique préférer Carrefour et Jerónimo Martins « pour leurs ratios PEG plus attractifs et leurs perspectives de progression des marges mieux définies ».

  • L’action Soitec chute dans le sillage du repli du secteur des semi-conducteurs

    L’action Soitec chute dans le sillage du repli du secteur des semi-conducteurs

    L’action Soitec (EU:SOI) a fortement reculé mardi, perdant 12,7 % à 103,35 €, alors qu’une vague de ventes a frappé le secteur européen des semi-conducteurs après la réaction décevante du marché aux résultats préliminaires du deuxième trimestre de Samsung Electronics.

    Bien que Samsung ait publié des bénéfices trimestriels records, les investisseurs attendaient encore davantage, ce qui a déclenché un repli généralisé des valeurs asiatiques du secteur. Cette faiblesse s’est rapidement propagée aux fabricants de semi-conducteurs à l’échelle mondiale, l’indice sud-coréen Kospi chutant d’environ 5 % au cours de la séance, entraînant même une suspension temporaire des échanges.

    Le mouvement de vente entraîne Soitec en forte baisse

    Soitec a ouvert à 113,35 € avant de tomber jusqu’à un plus bas intrajournalier de 102,40 €, nettement sous son cours de clôture précédent de 118,40 €, les investisseurs réduisant leur exposition au secteur des semi-conducteurs.

    Cette baisse s’inscrit également dans un contexte technique qui s’était progressivement dégradé ces derniers jours. Des forums d’investisseurs français avaient signalé dès les 2 et 3 juillet que l’indicateur MACD était passé en territoire négatif et que le RSI était retombé sous le seuil de 50, indiquant une phase de correction après le spectaculaire rebond du titre depuis son plus bas sur 52 semaines de 22,62 € jusqu’à un sommet de 200,50 €.

    Les analystes avaient déjà adopté un ton plus prudent

    Le sentiment des investisseurs avait également été affecté par plusieurs révisions à la baisse des objectifs de cours avant la séance de mardi.

    Le magazine financier INVESTIR a progressivement abaissé son objectif de cours sur Soitec, passant de 210 € fin mai à 180 € fin juin, puis à 150 € le 3 juillet. Ces ajustements reflètent une prudence croissante concernant les perspectives bénéficiaires à court terme et les niveaux de valorisation du groupe.

    Un contexte de marché peu favorable

    Le marché dans son ensemble n’a apporté qu’un soutien limité aux valeurs technologiques. Le CAC 40 évoluait autour de 8 508 points le 3 juillet, tandis que l’inflation en zone euro continuait de se rapprocher de l’objectif de la Banque centrale européenne et que la production industrielle française pour le mois de mai s’est révélée meilleure qu’attendu.

    Dans le même temps, les principaux indices américains progressaient, ce qui suggère que la forte baisse de Soitec est principalement liée à des facteurs propres au secteur des semi-conducteurs plutôt qu’à un mouvement général des marchés.

    Les investisseurs attendent les prochains résultats

    La combinaison d’un repli généralisé des valeurs des semi-conducteurs, d’une dégradation des indicateurs techniques après plusieurs mois de forte hausse et d’un ton plus prudent de la part des analystes a ramené Soitec près du bas de sa récente fourchette de négociation.

    Le prochain rendez-vous majeur pour les investisseurs sera la publication du chiffre d’affaires du premier trimestre de l’exercice 2027, prévue le 28 juillet.

  • Barclays relève sa recommandation sur Legrand grâce à la demande des centres de données liés à l’IA

    Barclays relève sa recommandation sur Legrand grâce à la demande des centres de données liés à l’IA

    Barclays a relevé sa recommandation sur Legrand SA (EU:LR), passant de Equal Weight à Overweight, estimant que le marché sous-évalue le potentiel de croissance à court terme du groupe porté par les investissements dans les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, tout en surestimant les risques à long terme liés à la transition vers les architectures électriques en courant continu 800 volts (800VDC).

    L’action Legrand a progressé de 1,7 % à 145,45 € à la Bourse de Paris, surperformant le CAC 40, qui gagnait 0,6 %.

    Un objectif de cours relevé grâce à de meilleures perspectives de croissance

    La banque a porté son objectif de cours de 159 € à 185 €, soit un potentiel de hausse d’environ 29 % par rapport au cours de clôture de 143,35 € enregistré le 3 juillet. Barclays a également relevé ses prévisions d’EBITA ajusté pour la période 2026-2028 de 4 % à 6 %, en raison d’une construction de centres de données plus dynamique que prévu et de l’élargissement du portefeuille de produits de Legrand.

    Selon Barclays, les prévisions du marché restent trop prudentes concernant la demande dans les deux prochaines années, alors que les investissements dans les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle continuent de s’accélérer. La banque estime que le marché adressable des équipements électriques, des systèmes de refroidissement et des services associés pourrait atteindre environ 140 milliards de dollars en 2028, même en supposant que les fournisseurs occidentaux ne captent qu’une part limitée du marché chinois.

    Les inquiétudes concernant le passage au 800VDC sont jugées excessives

    Barclays considère que les investisseurs accordent trop d’importance aux conséquences potentielles du futur passage de l’industrie aux architectures électriques 800VDC.

    Si cette évolution devrait réduire la demande pour certains équipements électriques traditionnels, notamment les systèmes d’alimentation sans interruption (UPS) et les unités de distribution électrique (PDU), la banque souligne que Legrand a déjà réorienté son portefeuille vers des segments à plus forte croissance, tels que les jeux de barres électriques, les solutions de refroidissement et les services. Barclays estime donc que l’impact à long terme sur les bénéfices sera nettement plus limité que ce que le marché anticipe actuellement.

    Le courtier prévoit également que les déploiements du 800VDC ne représenteront qu’une faible part des nouvelles installations de centres de données à partir de la fin de 2027, avant d’atteindre environ 30 % des nouvelles installations d’ici 2029, laissant aux fournisseurs le temps d’adapter leurs gammes de produits.

    Enfin, Barclays souligne que Legrand a réalisé plusieurs acquisitions ciblées dans le secteur des centres de données cette année, renforçant ainsi son exposition aux segments les plus porteurs.

  • L’or recule sous l’effet du rebond du dollar américain

    L’or recule sous l’effet du rebond du dollar américain

    Le redressement du dollar pèse sur le métal précieux

    Le cours de l’or au comptant a reculé lundi, le dollar américain retrouvant de la vigueur après les fortes pertes enregistrées la semaine précédente, tandis que les investisseurs continuent d’évaluer les perspectives des taux d’intérêt aux États-Unis.

    Après avoir rebondi depuis un plus bas de huit mois la semaine dernière, l’or a perdu de son élan à mesure que le billet vert se redressait après avoir touché un creux de près de deux semaines.

    À 11h43 GMT, l’or au comptant reculait de 0,5 % à 4 154,14 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 1,0 % à 4 166,76 dollars l’once.

    David Morrison, Senior Market Analyst chez Trade Nation, a déclaré :

    « Le billet vert s’est redressé ce matin, entraînant l’or à la baisse. Seul le temps dira si ce recul sera de courte durée ou plus marqué. »

    Première hausse hebdomadaire depuis mai

    Malgré le repli observé lundi, l’or a terminé la semaine dernière en hausse de plus de 2 %, enregistrant ainsi sa première progression hebdomadaire depuis la mi-mai.

    Cette hausse a été alimentée par des chiffres de l’emploi américain plus faibles que prévu, qui ont conduit les investisseurs à réduire leurs anticipations d’une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale cette année.

    L’inflation et le marché du travail demeurent les deux principaux critères pris en compte par la banque centrale dans ses décisions de politique monétaire. Une inflation persistante associée à un marché de l’emploi solide renforce les arguments en faveur d’un resserrement monétaire.

    Des taux d’intérêt plus élevés sont généralement défavorables à l’or, car ils augmentent le coût d’opportunité des actifs ne générant pas de rendement. Ce facteur a largement pesé sur les performances du métal précieux cette année après les records atteints en janvier.

    Les autres métaux précieux reculent également

    L’argent et le platine ont également évolué en baisse après leurs solides performances de la semaine précédente.

    L’argent au comptant a perdu 1,1 % à 61,7430 dollars l’once, tandis que le platine au comptant reculait de 0,4 % à 1 635,31 dollars l’once.

    Les marchés attendent les minutes de la Fed

    L’indice du dollar a progressé de 0,1 % lundi alors que les investisseurs réévaluaient les perspectives d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale.

    Même après son recul de la semaine dernière, le dollar reste proche des sommets de 13 mois atteints en juin, l’inflation persistante continuant d’entretenir les incertitudes sur l’évolution des taux.

    Les marchés attendent désormais la publication des minutes de la réunion de juin de la Réserve fédérale, qui devraient apporter davantage de précisions sur les intentions des responsables monétaires.

    Si le recul des prix du pétrole a contribué à apaiser certaines inquiétudes inflationnistes, les investisseurs surveillent toujours les pressions sur les prix liées au développement rapide de l’intelligence artificielle ainsi que les effets économiques de la hausse des températures mondiales.

    Lors de leur réunion de juin, les responsables de la Réserve fédérale avaient indiqué qu’une inflation persistante pourrait encore justifier au moins une nouvelle hausse des taux cette année.