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  • Airbus bondit après l’annonce d’un programme de rachat d’actions de 5 milliards d’euros et de nouveaux objectifs financiers (EU:AIR)

    Airbus bondit après l’annonce d’un programme de rachat d’actions de 5 milliards d’euros et de nouveaux objectifs financiers (EU:AIR)

    L’action Airbus (EU:AIR) a progressé de 7 % après que le groupe aéronautique européen a annoncé un programme de rachat d’actions de 5 milliards d’euros et dévoilé de nouveaux objectifs de rentabilité à long terme lors de sa réunion investisseurs organisée à Londres.

    Le constructeur prévoit de racheter ses propres actions au cours des trois prochaines années et vise un résultat opérationnel ajusté (EBIT) compris entre 12 et 13 milliards d’euros d’ici 2029, reflétant sa confiance dans les perspectives de croissance de ses activités d’aviation commerciale, d’hélicoptères et de défense.

    Airbus confirme ses ambitions de croissance

    Le groupe a indiqué que son objectif d’EBIT ajusté pour 2029 repose sur une hypothèse de taux de change euro/dollar de 1,22 et a réaffirmé son objectif d’un taux de conversion de trésorerie proche de 1 sur un horizon de cinq ans.

    Airbus a également confirmé que ses prévisions financières pour 2026 restaient inchangées.

    Le directeur général Guillaume Faury a déclaré que le groupe poursuivait l’augmentation de ses capacités de production afin de répondre à une demande soutenue dans l’ensemble de ses activités.

    « Alors que nous accélérons la montée en cadence dans l’ensemble de nos activités afin de répondre à la forte demande pour notre portefeuille de solutions civiles et militaires innovantes, nos priorités sont claires », a déclaré Guillaume Faury.

    « Notre trajectoire alimente une croissance rentable, créant de la valeur pour nos clients, nos collaborateurs, nos partenaires et nos actionnaires, alors que nous continuons à ouvrir la voie à une industrie aérospatiale durable au service d’un monde sûr et uni. »

    Un important retour de capital aux actionnaires

    Le conseil d’administration d’Airbus a approuvé le programme de rachat d’actions de 5 milliards d’euros, qui sera mis en œuvre par la direction sur une période de trois ans, sous réserve du maintien des autorisations des actionnaires.

    Selon l’analyse de Morgan Stanley, Airbus prévoit de restituer environ 60 % de son flux de trésorerie disponible cumulé aux actionnaires au cours des trois prochaines années, en combinant dividendes et rachats d’actions.

    Le groupe précise que ses perspectives reposent sur un scénario de stabilité des échanges commerciaux mondiaux, des droits de douane, de la chaîne d’approvisionnement et du trafic aérien, sans tenir compte d’éventuelles opérations de fusion-acquisition.

    Morgan Stanley salue des annonces plus favorables que prévu

    Morgan Stanley, qui conserve une recommandation « Overweight » sur Airbus avec un objectif de cours de 227 €, a qualifié cette présentation de « une mise à jour plus optimiste que prévu ».

    La banque estime que le programme de rachat d’actions constitue la principale surprise, représentant environ 1 % de la capitalisation boursière par an et près de 25 % du flux de trésorerie disponible cumulé attendu entre 2026 et 2028.

    Morgan Stanley souligne également que les objectifs présentés impliquent une contribution d’environ 10 milliards d’euros pour l’activité Aviation commerciale, 1,3 milliard d’euros pour Défense & Espace et 1,2 milliard d’euros pour Hélicoptères.

    Enfin, les analystes notent qu’Airbus prévoit désormais une cadence de production de la famille A320 comprise entre 70 et 75 appareils par mois en 2027, sans confirmer l’objectif précédemment communiqué de 75 appareils par mois au-delà de cette période.

  • Sodexo progresse après la signature d’un contrat mondial avec Clariant (EU:SW)

    Sodexo progresse après la signature d’un contrat mondial avec Clariant (EU:SW)

    L’action Sodexo (EU:SW) a gagné 2,9 % pour atteindre 54,60 €, après que le groupe français de restauration collective et de gestion des services aux entreprises a annoncé un nouveau partenariat mondial avec le spécialiste de la chimie Clariant, renforçant ainsi la confiance des investisseurs dans sa stratégie de croissance.

    Ce contrat d’une durée de cinq ans porte sur des services intégrés de gestion des installations, comprenant les services techniques et les services généraux, dans plus de 50 sites répartis dans 13 pays en Europe, sur le continent américain et dans la région Asie-Pacifique. Sa mise en œuvre est prévue à partir d’octobre 2026.

    Un contrat international qui soutient la stratégie du groupe

    Ce nouvel accord illustre la capacité de Sodexo à remporter des contrats internationaux de grande envergure, dans le cadre de la poursuite de sa transformation stratégique et du développement de ses activités auprès de grands groupes mondiaux.

    Le partenariat avec Clariant s’inscrit dans la volonté du groupe de renforcer son offre de services intégrés à forte valeur ajoutée afin de soutenir une croissance durable de ses revenus.

    Une recommandation favorable renforce le sentiment des investisseurs

    Le titre a également bénéficié du relèvement de recommandation publié récemment par BofA Securities, qui est passé de Neutral à Buy tout en portant son objectif de cours de 52,20 € à 64,20 €.

    Selon les analystes de la banque, la présentation de la stratégie « Shift & Grow 2030 » lors de la journée investisseurs du 16 juillet a démontré l’existence d’un plan crédible de redressement sur plusieurs années. Cette feuille de route prévoit une croissance organique du chiffre d’affaires supérieure à 5 % ainsi qu’une marge opérationnelle courante de plus de 5 % à l’horizon de l’exercice 2030.

    BofA estime également que les objectifs fixés pour les exercices 2026 et 2027 sont réalistes et pourraient même être dépassés.

    La progression du titre est portée par des facteurs propres à l’entreprise

    Les indicateurs techniques continuent de refléter une amélioration du sentiment de marché, avec un signal quotidien de « Achat fort ».

    La hausse de Sodexo est intervenue dans un contexte de marchés relativement calmes. Le CAC 40 est resté quasiment inchangé au cours de la séance, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont légèrement reculé, sans fournir de soutien macroéconomique particulier.

    Par ailleurs, aucun concurrent majeur, notamment Compass Group ou Aramark, n’a publié d’annonce importante, ce qui laisse penser que la progression du titre est principalement liée aux développements propres à Sodexo.

    Grâce à ce nouveau contrat, au relèvement de recommandation de BofA Securities et à la confiance croissante dans sa stratégie à long terme, l’action évolue désormais à proximité de son plus haut niveau sur 52 semaines, fixé à 56,55 €, après avoir rebondi depuis son point bas annuel de 35,50 €.

  • Carbios bondit après une avancée dans le recyclage textile et une étape industrielle majeure (EU:ALCRB)

    Carbios bondit après une avancée dans le recyclage textile et une étape industrielle majeure (EU:ALCRB)

    L’action Carbios (EU:ALCRB) a progressé de 23 % après que la société de biotechnologie a annoncé deux avancées importantes qui élargissent le potentiel commercial de sa technologie de recyclage enzymatique.

    L’entreprise a indiqué avoir dépassé le cap des 100 lots produits sur son démonstrateur industriel de Clermont-Ferrand et avoir étendu son offre de licences au marché mondial du textile en polyester, ouvrant ainsi l’accès à un marché nettement plus vaste que celui des emballages en PET.

    Une validation industrielle qui renforce les perspectives commerciales

    Selon Carbios, le marché mondial du textile en polyester représente environ 67 millions de tonnes par an, soit près de deux fois la taille du marché des emballages en PET déjà ciblé par la société, et environ les deux tiers de la consommation mondiale de PET.

    La société a précisé que son procédé de recyclage enzymatique transforme les déchets textiles complexes en polyester post-consommation en monomères de qualité vierge, avec un taux de conversion supérieur à 95 % en 24 heures dans des conditions représentatives d’une exploitation industrielle.

    La reproduction de ces performances sur plus de 100 lots consécutifs constitue une preuve supplémentaire que la technologie est passée du stade expérimental à une validation industrielle à l’échelle du démonstrateur.

    Benoît Grenot, directeur général de Carbios, a déclaré : « Atteindre le cap des 100 lots confirme la robustesse et la maturité industrielle de notre technologie. Après avoir démontré notre capacité à traiter les déchets d’emballages PET et à déployer cette technologie grâce à des accords de licence, nous avons désormais validé son application aux flux complexes de déchets textiles. Ce succès nous permet d’étendre notre offre de licences au marché mondial du textile et de répondre à la demande croissante de solutions de recyclage circulaires et industrialisables. »

    Des partenaires internationaux soutiennent le développement

    Le projet textile de Carbios est soutenu par un consortium réunissant On, Patagonia, PUMA, PVH Corp. et Salomon. Dans le secteur des emballages, la société collabore également avec Nestlé Waters, PepsiCo, Suntory Beverage & Food Europe et L’Oréal.

    La présence de ces grandes marques internationales renforce la crédibilité du modèle de licences développé par Carbios et pourrait faciliter son déploiement commercial à plus grande échelle.

    Les prochaines étapes seront commerciales

    Depuis 2025, Carbios adapte sa technologie de dépolymérisation enzymatique, initialement développée pour les emballages en PET, afin de recycler les fibres textiles en polyester, un segment particulièrement difficile à traiter avec les méthodes conventionnelles.

    Après cette validation technologique, les investisseurs attendent désormais les premiers accords de licence dans le secteur textile ainsi que la mise en service de l’usine industrielle de Longlaville, en France.

    À ce stade, aucun contrat de licence textile n’a encore été annoncé et aucune date précise de démarrage de l’usine n’a été communiquée, ces deux éléments restant déterminants pour confirmer le potentiel économique du modèle.

  • Wall Street attendue en hausse grâce aux solides résultats des entreprises : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Wall Street attendue en hausse grâce aux solides résultats des entreprises : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les publications trimestrielles soutiennent les contrats à terme

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient en hausse mardi, les investisseurs profitant des récents replis pour revenir sur les actions après une série de résultats d’entreprises supérieurs aux attentes.

    Les publications du deuxième trimestre ont renforcé le sentiment de marché avant l’ouverture de Wall Street.

    3M, GM et Novartis en tête des hausses avant l’ouverture

    3M (NYSE:MMM) progressait de plus de 7 % avant l’ouverture après avoir publié des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions et relevé ses objectifs annuels.

    General Motors (NYSE:GM) gagnait également du terrain après avoir dépassé les attentes des analystes et relevé ses perspectives pour 2026.

    Novartis (NYSE:NVS) figurait aussi parmi les principaux gagnants après des résultats du deuxième trimestre meilleurs que prévu.

    Les valeurs technologiques soutenaient également le marché, les contrats à terme sur le Nasdaq 100 progressant d’environ 1,2 %.

    Les investisseurs attendent les résultats des géants de la technologie

    Malgré cette ouverture favorable, les échanges pourraient rester modérés avant les publications d’Alphabet (NASDAQ:GOOGL), IBM (NYSE:IBM) et Tesla (NASDAQ:TSLA), attendues plus tard cette semaine.

    Ces résultats devraient apporter de nouvelles indications sur la vigueur de la demande liée à l’intelligence artificielle.

    La hausse du pétrole freine l’optimisme

    Les gains des marchés restent toutefois limités par la progression des prix du pétrole.

    Les contrats à terme sur le brut américain ont gagné environ 2 % en raison de la poursuite des affrontements entre les États-Unis et l’Iran, ravivant les inquiétudes concernant l’inflation et les taux d’intérêt.

    Les marchés américains ont terminé en baisse lundi

    Après une ouverture en forte hausse lundi, les principaux indices américains ont finalement clôturé dans le rouge.

    Le Dow Jones a reculé de 0,6 %, le S&P 500 a perdu 0,2 % et le Nasdaq a cédé 0,1 %.

    Les valeurs immobilières ont été les plus pénalisées par la hausse des rendements obligataires, tandis que les secteurs pharmaceutique, biotechnologique, des transports et de la santé ont également terminé en baisse. Les valeurs logicielles ont, en revanche, surperformé.

    Par ailleurs, le Conference Board a indiqué que son indice avancé de l’économie américaine avait reculé de 0,2 % en juin, un résultat légèrement inférieur aux attentes des économistes.

  • Les marchés européens évoluent sans direction avant les résultats des géants de la technologie : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent sans direction avant les résultats des géants de la technologie : DAX, CAC, FTSE100

    Les investisseurs surveillent le Moyen-Orient et les bénéfices des entreprises

    Les actions européennes ont évolué dans une fourchette étroite mardi, les investisseurs restant attentifs aux efforts diplomatiques visant à réduire les tensions entre les États-Unis et l’Iran tout en attendant les résultats trimestriels des grandes entreprises technologiques américaines pour évaluer la solidité de la demande liée à l’intelligence artificielle.

    Le CAC 40 a reculé de 0,1 %, le DAX allemand est resté légèrement au-dessus de l’équilibre et le FTSE 100 britannique a progressé de 0,1 %.

    Kier et les valeurs minières soutiennent les marchés

    Kier Group (LSE:KIE) a figuré parmi les meilleures performances de la séance après avoir indiqué s’attendre à un chiffre d’affaires et à un bénéfice annuel dans le haut de la fourchette des attentes du marché.

    Les valeurs minières ont également progressé grâce à la hausse des prix du cuivre, avec Anglo American (LSE:AAL), Antofagasta (LSE:ANTO) et Glencore (LSE:GLEN) en nette hausse.

    Les secteurs de la santé et de l’industrie progressent

    Novartis (TG:NOT) a gagné du terrain après avoir publié un bénéfice d’exploitation de base du deuxième trimestre supérieur aux prévisions.

    Le groupe industriel suédois Alfa Laval (TG:AA9) a également progressé après avoir annoncé une hausse de 35 % des prises de commandes au deuxième trimestre.

    Julius Baer (TG:JGE) s’est également apprécié malgré un bénéfice semestriel ayant plus que doublé.

    Les valeurs liées à l’emploi et à la consommation reculent

    À l’inverse, le cabinet de recrutement Sthree (LSE:STEM) a fortement chuté après avoir annoncé une baisse de 75 % de son bénéfice semestriel, en raison d’un ralentissement des recrutements en Allemagne et aux Pays-Bas.

    Compass Group (LSE:CPG) a également reculé malgré une solide progression de son chiffre d’affaires trimestriel.

    Schindler Holding (TG:SHR) est tombé à son plus bas niveau en deux mois après des ventes trimestrielles inférieures aux attentes.

    Swatch Group (LSE:0QM4) a également terminé en baisse après des résultats semestriels inférieurs aux prévisions des analystes.

  • L’or reste au-dessus de 4 000 dollars alors que les marchés suivent la diplomatie au Moyen-Orient et la Fed

    L’or reste au-dessus de 4 000 dollars alors que les marchés suivent la diplomatie au Moyen-Orient et la Fed

    Le recul des craintes inflationnistes soutient le métal précieux

    Les prix de l’or ont progressé mardi et sont restés au-dessus du seuil psychologique des 4 000 dollars l’once, les investisseurs évaluant les nouvelles initiatives diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran ainsi que leurs conséquences potentielles sur les prix de l’énergie, l’inflation et la politique monétaire de la Réserve fédérale.

    À 01h24 ET (05h24 GMT), l’or au comptant (XAU/USD) gagnait 1 % à 4 049,47 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient également de 1 % à 4 054,35 dollars. L’argent (XAG/USD) avançait de 2,6 % à 57,87 dollars l’once et le platine (XPT/USD) prenait près de 1 % à 1 611,09 dollars.

    Les initiatives diplomatiques influencent le sentiment des investisseurs

    L’or a prolongé son rebond après les pertes enregistrées la semaine dernière, les investisseurs cherchant à équilibrer les risques géopolitiques persistants avec les signes d’une reprise des discussions entre Washington et Téhéran.

    Les prix du pétrole ont reculé après deux séances consécutives de hausse, les informations sur les efforts de médiation compensant les nouveaux échanges de frappes militaires ainsi que les menaces du mouvement houthi soutenu par l’Iran d’imposer un blocus naval contre l’Arabie saoudite.

    Cet avertissement intervient alors que plusieurs signaux laissent penser que Washington et Téhéran cherchent à reprendre le dialogue. Un haut responsable iranien a également déclaré à Reuters que les médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de dix jours destiné à préserver l’accord intérimaire conclu le mois dernier et à ouvrir la voie à des négociations plus larges.

    La récente escalade avait propulsé les prix du pétrole à leur plus haut niveau depuis plus d’un mois, alimentant les inquiétudes selon lesquelles la hausse des coûts de l’énergie pourrait raviver l’inflation et renforcer les anticipations d’une politique monétaire restrictive.

    Les marchés attendent la décision de la Réserve fédérale

    Les investisseurs se tournent désormais vers la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale prévue la semaine prochaine, au cours de laquelle les taux devraient rester inchangés, tout en surveillant les indications concernant les perspectives d’inflation.

    Les marchés attribuent actuellement une probabilité de 64 % à une hausse des taux en septembre.

    Afdhal Rahman, Executive Director, Wealth Advisory at OCBC, a déclaré que « la forte progression de l’or s’est heurtée à un environnement macroéconomique plus difficile, la hausse des rendements réels, le renforcement du dollar américain et la réévaluation restrictive des anticipations de taux d’intérêt ayant pesé sur la demande des investisseurs ».

    Il a ajouté que « les tensions renouvelées dans le Golfe pourraient maintenir les prix du pétrole, les anticipations d’inflation et le dollar américain dans une forte volatilité à court terme, laissant l’or sous pression jusqu’à ce que les anticipations d’un resserrement monétaire commencent à s’atténuer, même si les achats soutenus des banques centrales devraient continuer à soutenir le métal précieux à plus long terme ».

    L’or évolue dans une fourchette stable

    Malgré la hausse enregistrée mardi, l’or évolue depuis plusieurs semaines dans une fourchette relativement étroite autour de 4 000 dollars l’once, après avoir chuté de 14 % au deuxième trimestre, sa plus mauvaise performance trimestrielle depuis 2013.

  • Les prix du pétrole reculent tandis que les marchés évaluent le conflit entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la menace des Houthis

    Les prix du pétrole reculent tandis que les marchés évaluent le conflit entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la menace des Houthis

    Les efforts diplomatiques limitent les inquiétudes sur l’approvisionnement pétrolier

    Les prix du pétrole ont légèrement reculé mardi, les investisseurs cherchant à évaluer l’impact des tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran tout en gardant un œil sur les initiatives diplomatiques visant à éviter une perturbation majeure des exportations de brut depuis le Golfe.

    À 04h53 ET (08h53 GMT), le Brent cédait 0,5 % à 88,80 dollars le baril, tandis que le WTI américain reculait également de 0,5 % à 82,81 dollars le baril.

    Les deux références avaient terminé la séance précédente en hausse. Le Brent avait progressé de 1,3 % à 89,22 dollars le baril et le WTI avait gagné 0,9 % à 83,23 dollars. Le Brent avait même brièvement franchi le seuil des 90 dollars après l’intensification des combats durant le week-end.

    Les discussions diplomatiques se poursuivent malgré les frappes

    Malgré la poursuite des affrontements, les efforts diplomatiques continuent afin de tenter de relancer l’accord de cessez-le-feu conclu en juin.

    Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et d’autres responsables rencontrent à Islamabad le ministre iranien de l’Intérieur, Eskandar Momeni, tandis que le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué que Washington pourrait encore être disposé à reprendre les négociations.

    Parallèlement, les opérations militaires se sont poursuivies. Selon le centre britannique United Kingdom Maritime Trade Operations, un pétrolier a été attaqué dans le détroit d’Ormuz, près d’Oman, contraignant son équipage à abandonner le navire. Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué cette attaque.

    L’armée américaine a également confirmé la fin d’une dixième journée consécutive de frappes contre des objectifs militaires iraniens. Le Central Command a précisé que ces opérations visaient à réduire la capacité de l’Iran à attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, avec des explosions signalées à Bandar Abbas, sur l’île de Qeshm et à Konarak.

    La menace des Houthis accroît les risques pour le transport maritime

    Au-delà du détroit d’Ormuz, les investisseurs surveillent désormais le risque d’une extension des perturbations vers d’autres routes maritimes stratégiques.

    Le mouvement houthi soutenu par l’Iran a annoncé son intention d’imposer un blocus aux navires saoudiens, ravivant les inquiétudes concernant le détroit de Bab el-Mandeb, passage essentiel reliant la mer Rouge au golfe d’Aden, par lequel transitent environ 12 % du commerce mondial ainsi qu’une part importante des exportations de pétrole.

    « Les navires devraient emprunter l’itinéraire beaucoup plus long passant par le canal de Suez puis contourner l’Afrique. Il reste à voir si un tel blocus sera réellement efficace. Mais, à l’évidence, cette évolution entraînera une hausse des coûts d’assurance », ont indiqué les analystes d’ING.

    « Si l’on observe l’évolution des prix du pétrole ce matin, le marché ne semble pas convaincu que ce blocus sera efficace. »

    Les stocks américains de pétrole au centre de l’attention

    Selon les analystes, les risques géopolitiques continuent de soutenir les prix du brut, même si les investisseurs estiment que les précédentes crises au Moyen-Orient n’ont pas provoqué de perturbations durables des approvisionnements mondiaux.

    Les marchés attendent désormais les chiffres hebdomadaires des stocks de pétrole publiés par l’American Petroleum Institute mardi, avant les données officielles de l’Energy Information Administration mercredi, qui fourniront de nouvelles indications sur la demande de carburants aux États-Unis.

  • Les contrats à terme américains progressent tandis que les tensions au Moyen-Orient et les résultats d’entreprises dominent les marchés : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme américains progressent tandis que les tensions au Moyen-Orient et les résultats d’entreprises dominent les marchés : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les investisseurs attendent les publications des géants de la technologie

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient en hausse mardi, alors que les investisseurs se préparent à une semaine chargée en résultats d’entreprises technologiques tout en suivant l’évolution des tensions au Moyen-Orient et les interrogations sur la poursuite des investissements dans l’intelligence artificielle.

    À 02h49 ET (06h49 GMT), les contrats à terme sur le Dow Jones gagnaient 170 points (+0,3 %), ceux sur le S&P 500 progressaient de 39 points (+0,5 %) et ceux sur le Nasdaq 100 avançaient de 359 points (+1,3 %).

    Wall Street avait terminé la séance précédente en baisse, les investisseurs s’interrogeant de nouveau sur la capacité du secteur à maintenir le rythme actuel des dépenses liées à l’intelligence artificielle. Les fabricants de semi-conducteurs spécialisés dans l’IA ont réduit leurs gains en cours de séance, l’indice sectoriel clôturant finalement en hausse de seulement 0,6 % après avoir progressé de plus de 3 %.

    Le sentiment a également été affecté par l’arrivée de nouveaux modèles chinois d’intelligence artificielle.

    Par ailleurs, le président Donald Trump a signé des décrets imposant des droits de douane de 50 % sur un large éventail de produits canadiens, notamment le papier, le contreplaqué et les crosses de hockey. Ces mesures entreront en vigueur dans 30 jours.

    Les tensions géopolitiques continuent de soutenir les marchés de l’énergie

    Les risques géopolitiques sont restés élevés après que les Houthis soutenus par l’Iran ont annoncé leur intention d’imposer un blocus naval aux navires saoudiens, faisant craindre une nouvelle extension du conflit régional.

    Cette annonce intervient alors que les États-Unis et l’Iran poursuivent leurs échanges de frappes militaires pour une dixième journée consécutive, malgré les efforts diplomatiques visant à obtenir une trêve.

    Les investisseurs continuent également de surveiller le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations énergétiques mondiales. Toute nouvelle perturbation, associée à des difficultés dans le détroit de Bab el-Mandeb, pourrait affecter les approvisionnements mondiaux en énergie.

    Les prix du pétrole reculent mais restent largement supérieurs à leurs niveaux d’avant-crise

    Les cours du pétrole ont légèrement baissé mardi, tout en restant nettement supérieurs aux niveaux observés avant le début du conflit.

    Le Brent a perdu 0,1 % à 89,17 dollars le baril, tandis que le WTI américain gagnait 0,2 % à 83,40 dollars.

    Avant les opérations militaires lancées fin février, le Brent évoluait autour de 70 dollars le baril. Les prix avaient brièvement reculé après l’accord préliminaire de cessez-le-feu conclu en juin, mais la reprise des hostilités a ravivé la volatilité des marchés énergétiques.

    Les investisseurs continuent de craindre qu’un pétrole durablement élevé ne ravive les pressions inflationnistes et n’influence les prochaines décisions des banques centrales en matière de taux d’intérêt.

    Une semaine riche en résultats d’entreprises

    Avant l’ouverture de Wall Street, les marchés attendent les résultats de Charles Schwab (NYSE:SCHW), Danaher (NYSE:DHR), 3M (NYSE:MMM), Northrop Grumman (NYSE:NOC) et General Motors (NYSE:GM).

    Après la clôture, Interactive Brokers, Chubb et Capital One publieront également leurs comptes.

    En Europe, Novartis (NYSE:NVS) a dépassé les attentes concernant son bénéfice opérationnel de base du deuxième trimestre grâce à une bonne maîtrise des coûts, compensant le ralentissement des ventes de son médicament Entresto. L’action progressait de plus de 1 % en début de séance.

    Mercredi, l’attention se portera sur les publications d’Alphabet (NASDAQ:GOOG), Tesla (NASDAQ:TSLA) et Texas Instruments (NASDAQ:TXN), qui devraient fournir de nouvelles indications sur l’évolution des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Nvidia renforce sa participation dans Nebius

    Nvidia (NASDAQ:NVDA) a annoncé détenir une participation de 9,3 % dans Nebius (NASDAQ:NBIS), société spécialisée dans les infrastructures cloud pour l’intelligence artificielle, après son investissement de 2 milliards de dollars réalisé plus tôt cette année.

    Cette participation représente environ 22,26 millions d’actions, y compris celles issues des bons de souscription obtenus lors de cet investissement.

    Le document réglementaire précise également que Nvidia ne pourra pas exercer ces bons avant le 11 septembre. L’action Nebius a progressé d’environ 5 % lors des échanges après clôture.

    Basée à Amsterdam et issue de la scission de Yandex, Nebius développe des infrastructures cloud dédiées à l’intelligence artificielle et ambitionne de dépasser cinq gigawatts de capacité de calcul d’ici 2030 grâce notamment à son partenariat avec Nvidia.

  • Airbus décroche la première commande canadienne du drone U030 Flexrotor grâce à Voyageur (AIR)

    Airbus décroche la première commande canadienne du drone U030 Flexrotor grâce à Voyageur (AIR)

    Voyageur devient le premier client canadien du U030 Flexrotor

    Airbus Helicopters a signé son premier contrat de vente au Canada pour le système aérien sans pilote (UAS) U030 Flexrotor, faisant de Voyageur Aviation le client de lancement de cette plateforme sur le marché canadien.

    L’accord a été annoncé lors du Salon aéronautique international de Farnborough le 21 juillet 2026 et constitue une nouvelle étape dans le développement des activités d’Airbus sur le marché canadien de la défense et de la surveillance.

    L’accord prolonge une coopération engagée plus tôt cette année

    Cette commande fait suite au protocole d’accord signé entre Airbus (EU:AIR) et Voyageur lors du salon de la défense CANSEC en mai 2026. Cet accord visait à renforcer la coopération entre les deux entreprises afin de soutenir les objectifs du Canada en matière de défense.

    Le nouveau contrat concrétise cette collaboration en introduisant le système U030 Flexrotor sur le marché canadien.

    Un drone conçu pour les missions de surveillance de longue durée

    Le U030 Flexrotor est un système aérien sans pilote à décollage et atterrissage verticaux (VTOL) destiné aux missions de renseignement, de surveillance, d’acquisition d’objectifs et de reconnaissance (ISTAR).

    L’appareil affiche une masse maximale au décollage de 25 kilogrammes et une autonomie opérationnelle supérieure à douze heures. Il est capable d’effectuer automatiquement son décollage et son atterrissage sur une surface de seulement 3,7 mètres sur 3,7 mètres, aussi bien à terre qu’en mer.

    « Cet achat représente une avancée majeure pour la stratégie ISR de Voyageur et une première importante pour le marché canadien », a déclaré Cory Cousineau, président de Voyageur.

    Dwayne Charette, président d’Airbus Helicopters au Canada, a indiqué que cet accord reflète « l’engagement d’Airbus à fournir à la région des capacités tactiques de nouvelle génération ».

  • Les prix du gaz européen restent proches de leurs plus hauts niveaux en raison des tensions au Moyen-Orient

    Les prix du gaz européen restent proches de leurs plus hauts niveaux en raison des tensions au Moyen-Orient

    Les risques géopolitiques continuent de soutenir le marché du gaz

    Les prix de gros du gaz naturel en Europe sont restés proches de leurs niveaux les plus élevés depuis plusieurs mois mardi, les nouvelles inquiétudes concernant les routes maritimes du Moyen-Orient compensant les signes de poursuite du dialogue diplomatique entre les États-Unis et l’Iran.

    Le contrat TTF néerlandais à échéance un mois, référence du marché européen du gaz, s’est établi autour de 59,3 euros par mégawattheure (MWh), à proximité de son plus haut niveau en quatre mois atteint lors de la séance précédente. Au Royaume-Uni, le contrat équivalent a progressé de 1,3 % à 143,30 pence par therm, son niveau le plus élevé depuis la fin du mois de mars.

    La nouvelle menace des Houthis ravive les inquiétudes sur les voies énergétiques

    Les primes de risque sont restées élevées après que le mouvement houthi du Yémen a annoncé un nouveau blocus naval visant l’Arabie saoudite.

    Cette annonce ravive les inquiétudes concernant la sécurité des principales routes maritimes énergétiques, quelques jours seulement après qu’un navire commercial a pris feu à la suite d’une attaque près du détroit d’Ormuz.

    Même si le trafic maritime continue de circuler sous la protection des forces navales, le renforcement des mesures de sécurité et la hausse des primes d’assurance contre les risques de guerre augmentent les coûts du transport maritime.

    Les discussions diplomatiques ne suffisent pas à rassurer les marchés

    Cette nouvelle montée des tensions intervient alors que plusieurs informations indiquent que les contacts diplomatiques entre Washington et Téhéran se poursuivent après neuf jours consécutifs d’opérations militaires.

    Si les perspectives de négociations ont momentanément apaisé les marchés pétroliers, les opérateurs du gaz naturel restent prudents, estimant qu’une interruption des flux dans le Golfe persique pourrait affecter les exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL).

    Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de passage énergétiques au monde et assure le transit d’environ 20 % du commerce mondial de GNL, principalement exporté par le Qatar.