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  • Les Marchés Européens Ouvrent en Baisse sur Fond de Nouvelles Tensions dans le Golfe: DAX, CAC, FTSE100

    Les Marchés Européens Ouvrent en Baisse sur Fond de Nouvelles Tensions dans le Golfe: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont débuté la séance de jeudi en repli après une nouvelle escalade des tensions militaires dans le Golfe, ravivant les inquiétudes autour de la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et compliquant les perspectives d’un accord diplomatique plus large entre les deux pays.

    À 07h02 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 reculait de 0,4%. Le DAX allemand perdait 0,5%, le CAC 40 français abandonnait 0,4% et le FTSE 100 britannique reculait de 0,7%.

    De Nouvelles Frappes Militaires Pèsent sur le Moral des Marchés

    Le sentiment des investisseurs s’est dégradé après des informations faisant état de nouvelles frappes américaines menées mercredi contre des cibles iraniennes, à la suite d’attaques de drones iraniens visant des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.

    Selon le Wall Street Journal, citant des responsables proches du dossier, les forces américaines ont abattu un drone et frappé une station de contrôle près du port iranien de Bandar Abbas.

    Les Gardiens de la Révolution iraniens ont ensuite affirmé avoir visé une base militaire américaine et promis de répondre à toute future attaque.

    Les Efforts Diplomatiques Se Poursuivent Sans Avancée Immédiate

    Malgré cette nouvelle escalade, les discussions diplomatiques destinées à mettre fin au conflit se sont poursuivies, sans toutefois aboutir à une avancée rapide dans cette crise qui dure depuis près de trois mois.

    Par ailleurs, l’armée koweïtienne a indiqué avoir intercepté des missiles et des drones, mettant fin à plusieurs semaines de relative accalmie dans la région.

    Les Prix du Pétrole Rebondissent

    Les marchés énergétiques ont réagi à la montée des tensions, avec un baril de Brent en hausse de 2,6% à 96,72 dollars.

    Même si les prix restent sous le seuil symbolique des 100 dollars le baril, ils demeurent nettement supérieurs aux niveaux observés avant le début du conflit.

  • Capgemini Devient l’Action la Plus Sous-Valorisée du CAC 40 Après une Forte Baisse Boursière

    Capgemini Devient l’Action la Plus Sous-Valorisée du CAC 40 Après une Forte Baisse Boursière

    Les actions de Capgemini SE (EU:CAP) ont reculé de 3,5% mercredi 27 mai pour clôturer à 100,65 euros. Cette baisse fait du groupe de conseil informatique la deuxième plus mauvaise performance du CAC 40 sur la séance, juste derrière TotalEnergies SE (EU), qui a perdu 3,58%.

    Le recul du titre est intervenu après la journée investisseurs du groupe, au cours de laquelle la direction a présenté sa feuille de route stratégique pour la période 2026-2028.

    Des Objectifs de Croissance Solides mais des Marges qui Déçoivent

    Lors de cette présentation, Capgemini a annoncé viser une croissance annuelle du chiffre d’affaires comprise entre 5,5% et 7,5% à taux de change constants, dont environ deux points de pourcentage provenant d’acquisitions.

    Le groupe cible également une marge opérationnelle comprise entre 12,1% et 12,3%, ainsi qu’un flux de trésorerie disponible organique cumulé supérieur à 6 milliards d’euros sur la période 2026-2028.

    La direction a mis en avant l’intelligence artificielle agentique comme moteur du prochain cycle de croissance, notamment à travers la modernisation des systèmes d’information des grandes entreprises.

    Si les objectifs de croissance du chiffre d’affaires ont dépassé les attentes du marché, les prévisions de marge et de cash-flow ont déçu les investisseurs.

    Les objectifs de marge sont ressortis légèrement inférieurs au consensus du marché de 12,3% ainsi qu’aux prévisions d’Oddo BHF de 12,5%. Oddo BHF a attribué une partie de cet écart à une modification de la méthodologie de calcul de la marge opérationnelle.

    À la suite de cette présentation, le titre Capgemini a accentué son repli et affiche désormais une baisse de plus de 26% depuis le début de l’année.

    Les Modèles de Valorisation et les Analystes Voient un Fort Potentiel de Hausse

    Malgré cette réaction négative du marché, plusieurs indicateurs de valorisation suggèrent un potentiel de rebond important pour le titre.

    Selon le modèle Fair Value d’InvestingPro, qui regroupe plusieurs méthodes de valorisation reconnues, Capgemini serait actuellement l’action la plus sous-évaluée du CAC 40.

    Ce modèle estime une juste valeur de 158,02 euros par action, soit un potentiel de hausse d’environ 57% par rapport au cours actuel.

    Le consensus des analystes reste également largement positif, la majorité recommandant toujours l’achat du titre. L’objectif de cours moyen ressort à 148,99 euros, ce qui représente un potentiel de progression proche de 48%.

    Les Inquiétudes sur la Rentabilité Restent Présentes

    Plusieurs éléments de prudence demeurent toutefois. La déception du marché concernant les objectifs de marge illustre le manque de visibilité persistant sur la trajectoire de rentabilité à moyen terme du groupe.

    Jefferies a estimé que le principal catalyseur pour les valeurs liées à l’intelligence artificielle viendrait davantage d’une accélération générale des tendances sectorielles que d’annonces spécifiques à certaines entreprises.

    Enfin, dans un environnement informatique encore incertain, la mise en œuvre de grands projets de transformation numérique pourrait prendre plus de temps que prévu.

  • L’Action Kerlink S’Envole de Près de 30% Lors d’une Séance Très Volatile

    L’Action Kerlink S’Envole de Près de 30% Lors d’une Séance Très Volatile

    Les actions de Kerlink SAS (EU:ALKLK), spécialiste des réseaux pour l’Internet des objets coté sur Euronext Growth Paris, ont bondi de 29,90% mercredi 27 mai, portant la capitalisation boursière du groupe à environ 9,39 millions d’euros. Cette envolée spectaculaire s’est produite sans aucune annonce officielle ou communication de la société permettant d’expliquer clairement ce mouvement.

    Les Micro-Capitalisations Illiquides Restent Très Volatiles

    Ce type de variation brutale est fréquent sur les micro-capitalisations peu liquides, où un faible volume d’ordres d’achat peut suffire à provoquer d’importants mouvements de cours.

    Kerlink affiche depuis longtemps une forte volatilité boursière, alternant phases de hausses rapides et corrections tout aussi marquées. La flambée récente illustre une nouvelle fois le caractère spéculatif de ce type de valeur.

    Des Résultats Opérationnels en Amélioration

    Au-delà du mouvement boursier, la société a néanmoins publié des résultats opérationnels en amélioration. Kerlink a enregistré une hausse de 26% de son chiffre d’affaires en 2025, à 14,7 millions d’euros, malgré un environnement économique difficile.

    La croissance a principalement été portée par les opérateurs privés, qui représentent désormais près de 95% de l’activité du groupe.

    La marge brute s’est améliorée à 39,6%, tandis que la perte d’EBITDA a été réduite à 0,2 million d’euros. Le carnet de commandes pour 2026 affiche également une progression de 15% par rapport à l’année précédente.

    Ces éléments traduisent un véritable redressement opérationnel, même si l’entreprise conserve une taille relativement modeste.

    Les Questions de Valorisation Refont Surface

    Après cette forte hausse du titre, les indicateurs de valorisation apparaissent moins favorables. Le modèle Fair Value d’InvestingPro, qui regroupe plusieurs méthodes de valorisation reconnues, estime la juste valeur de l’action à 1,01 euro, soit un niveau inférieur au cours atteint après le rally de mercredi.

    L’unique analyste suivant actuellement la valeur conserve également un objectif de cours neutre à 1,10 euro, lui aussi inférieur aux niveaux observés durant la séance.

    Selon ces indicateurs, le titre afficherait désormais une surévaluation d’environ 19,51% selon la Fair Value et de 12,7% selon le consensus analyste.

    Un Investissement Qui Reste Hautement Spéculatif

    Investir dans Kerlink après une hausse de près de 30% sur une société valorisée à moins de 10 millions d’euros demeure une opération particulièrement spéculative. Les risques restent élevés en raison du manque de liquidité, de la possibilité d’une correction brutale et d’une valorisation qui ne semble pas pleinement justifier l’ampleur du mouvement observé.

  • L’Action Soitec Bondit Grâce à un Flux de Trésorerie Solide et à la Croissance de la Photonique Liée à l’IA (ECO)

    L’Action Soitec Bondit Grâce à un Flux de Trésorerie Solide et à la Croissance de la Photonique Liée à l’IA (ECO)

    L’action Soitec SA (EU:SOI) a progressé de plus de 14% jeudi, atteignant son plus haut niveau depuis août 2023, après que le fabricant français de matériaux pour semi-conducteurs a publié des résultats annuels supérieurs aux attentes en matière de trésorerie et de chiffre d’affaires.

    Pour l’exercice clos au 31 mars 2026, le groupe a enregistré un flux de trésorerie disponible de 63 millions d’euros, contre une estimation consensuelle de seulement 6 millions d’euros. Le chiffre d’affaires annuel s’est établi à 592 millions d’euros, dépassant également le consensus des analystes fixé à 584,1 millions d’euros.

    Bernstein a qualifié les résultats de “une publication solide, avec comme principaux points positifs l’atteinte d’un jalon dans la Photonique-SOI et un flux de trésorerie disponible supérieur aux attentes.”

    Un Quatrième Trimestre Supérieur aux Prévisions

    Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre a atteint 202 millions d’euros, dépassant à la fois le consensus Vara de 193 millions d’euros et les prévisions internes de la société qui tablaient sur une croissance séquentielle d’environ 20%. Les revenus trimestriels ont progressé de 25% à périmètre et taux de change constants par rapport au troisième trimestre.

    Bernstein a toutefois averti que les revenus du segment Automobile et Industrie, ressortis à 38 millions d’euros contre un consensus de 25 millions, relevaient principalement d’un effet de calendrier lié aux livraisons dans le cadre d’un accord client de long terme, précisant que cela “est entièrement un effet de calendrier.” Les revenus des Communications Mobiles se sont élevés à 100 millions d’euros, légèrement en dessous du consensus de 105 millions.

    Forte Amélioration du Cash-Flow Malgré une Rentabilité Sous Pression

    Soitec est revenu à un flux de trésorerie disponible positif de 63 millions d’euros, contre un flux négatif de 23 millions un an auparavant. Les flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles sont restés stables à 202 millions d’euros, tandis que les dépenses d’investissement ont chuté à 135 millions d’euros contre 230 millions lors de l’exercice précédent.

    Le groupe a également indiqué que les revenus annuels de la division Photonics-SOI avaient dépassé les 100 millions de dollars, un objectif atteint “plus tôt que prévu initialement.”

    La société a par ailleurs signalé une hausse des volumes expédiés destinés aux qualifications industrielles dans le domaine des optiques co-packagées, ce que Bernstein a décrit comme “la première confirmation explicite du CPO par la direction.”

    Morgan Stanley a estimé que l’activité Photonics-SOI “semble nettement plus solide que ce qui est indiqué,” ajoutant que ses calculs impliquaient une croissance de 60% à 70% pour l’exercice 2026, soit environ 130 millions de dollars de revenus.

    Marges et Résultats en Net Recul

    Malgré la hausse des revenus et de la génération de trésorerie, la rentabilité du groupe s’est fortement dégradée.

    Le bénéfice brut est tombé à 96 millions d’euros, soit 16,3% du chiffre d’affaires, contre 286 millions d’euros et une marge de 32,1% un an auparavant. L’EBITDA a reculé à 151 millions d’euros, représentant 25,4% des revenus, légèrement sous le consensus des analystes.

    Les dépenses nettes de recherche et développement ont diminué à 45 millions d’euros contre 85 millions précédemment, tandis que les frais commerciaux et administratifs se sont établis à 59 millions d’euros.

    Le groupe a enregistré une perte nette de 220 millions d’euros, contre un bénéfice de 92 millions un an plus tôt. Les résultats ont été affectés par 123 millions d’euros d’autres charges opérationnelles, incluant 105 millions d’euros de dépréciations exceptionnelles liées notamment aux actifs SmartSiC et à l’extension du site de Pasir Ris à Singapour.

    Une perte de change exceptionnelle de 17 millions d’euros a également été comptabilisée au premier trimestre de l’exercice 2026.

    “Notre T4 2026 a montré une amélioration séquentielle par rapport au T3 2026, au-dessus de nos prévisions, avec une dynamique toujours soutenue dans les activités liées à l’IA,” a déclaré le directeur général Laurent Rémont.

    L’IA et la Photonique Restent les Principaux Moteurs de Croissance

    Par activité, les revenus Mobile Communications ont atteint 309 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice, en baisse de 41% à périmètre et taux de change constants. Les revenus Edge and Cloud AI ont progressé de 8% à 214 millions d’euros, tandis que le segment Automobile et Industrie a chuté de 44% à 69 millions d’euros.

    Les revenus combinés FD-SOI et Photonics-SOI, hors Imager-SOI, ont augmenté de 25% sur un an.

    La dette nette a diminué à 56 millions d’euros contre 94 millions auparavant, avec un ratio dette nette/EBITDA ramené à 0,4 fois. La trésorerie et les équivalents de trésorerie atteignaient 562 millions d’euros au 31 mars 2026.

    Pour l’exercice 2027, Soitec prévoit une hausse d’environ 15% du chiffre d’affaires au premier trimestre à périmètre et taux de change constants.

    Morgan Stanley a jugé ces perspectives “meilleures que redouté, même si le calendrier des livraisons semble être le principal moteur,” ajoutant que “la thèse d’investissement reste liée aux perspectives à moyen terme de la photonique.”

    Soitec a également averti que “la rentabilité de l’exercice 2027 devrait être affectée par un faible taux d’utilisation des usines, les effets de change et une baisse des financements.”

    Les sorties de trésorerie liées aux investissements devraient encore diminuer à environ 100 millions d’euros pour l’exercice 2027. Le groupe a précisé avoir couvert environ 95% de son exposition nette au change pour l’exercice 2027 à un taux moyen de 1,19 euro par dollar.

  • Capgemini recule en Bourse alors que les investisseurs s’inquiètent des risques d’exécution liés à l’IA (CAP)

    Capgemini recule en Bourse alors que les investisseurs s’inquiètent des risques d’exécution liés à l’IA (CAP)

    Le groupe français de services informatiques Capgemini (EU:CAP) a chuté de plus de 4 % mercredi, les investisseurs ayant davantage retenu les risques d’exécution liés à l’intelligence artificielle que les objectifs financiers à moyen terme supérieurs aux attentes des analystes.

    Le recul du titre est intervenu après la présentation des nouveaux objectifs financiers du groupe lors d’une journée investisseurs organisée à Londres, au cours de laquelle Capgemini a annoncé viser une croissance annuelle de son chiffre d’affaires à taux de change constants comprise entre 5,5 % et 7,5 % jusqu’en 2028.

    Morgan Stanley, qui maintient une recommandation “equal-weight” avec un objectif de cours de 117 euros, s’attendait à une réaction légèrement positive du marché. Les investisseurs ont toutefois semblé davantage préoccupés par l’impact potentiel de l’IA sur les structures contractuelles, les modèles de tarification et l’organisation du travail dans le secteur des services informatiques, déjà confronté à une saison de résultats difficile.

    “While the organic targets could imply high-single digit percentage EBIT upside versus our estimates, we expect the market to price execution risk to those targets today,” ont écrit les analystes de Morgan Stanley.

    Capgemini, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 22,5 milliards d’euros en 2025, a également introduit un nouvel indicateur de rentabilité basé sur le résultat opérationnel ajusté avant charges liées aux acquisitions. Selon cette nouvelle mesure, la marge 2025 a été retraitée à 10,8 %, contre 13,3 % précédemment publiés.

    Le groupe prévoit une amélioration de cette marge de 130 à 150 points de base d’ici 2028, pour atteindre entre 12,1 % et 12,3 % du chiffre d’affaires. Morgan Stanley souligne que cet objectif est supérieur de 50 à 70 points de base à sa propre prévision de 11,6 %.

    Capgemini a également annoncé viser plus de 6 milliards d’euros de flux de trésorerie disponible organique cumulés sur la période 2026-2028, un niveau globalement conforme aux attentes du marché. Morgan Stanley estime ce montant à environ 6 milliards d’euros, tandis que le consensus Visible Alpha ressort à 6,2 milliards d’euros.

    Pour 2026, le groupe a confirmé ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires à taux de change constants comprises entre 6,5 % et 8,5 %, ainsi qu’une marge opérationnelle attendue entre 13,6 % et 13,8 %.

    Le directeur général Aiman Ezzat a affirmé que l’intelligence artificielle devrait constituer un moteur de croissance plutôt qu’une menace pour l’activité du groupe. “Agentic AI represents a step change in terms of value creation for global corporations and creates a significant growth opportunity for Capgemini,” a déclaré Ezzat. “It is an enterprise revolution rather than technology deployment.”

    La croissance organique de Capgemini au premier trimestre, proche de 4,5 %, a dépassé celle de nombreux concurrents. Morgan Stanley estime que les objectifs à moyen terme du groupe impliquent une fourchette de croissance organique comprise entre 3,5 % et 5,5 %, supérieure à sa précédente estimation de 3 %, mais restant proche de la limite basse des attentes du consensus Visible Alpha.

  • Les prix de l’or reculent alors que les inquiétudes inflationnistes persistent pendant les discussions entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix de l’or reculent alors que les inquiétudes inflationnistes persistent pendant les discussions entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix de l’or ont légèrement reculé mercredi alors que les investisseurs continuaient d’évaluer les incertitudes entourant les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, tandis que les craintes liées à la hausse des coûts énergétiques et à d’éventuelles nouvelles hausses de taux par les banques centrales demeuraient au centre des préoccupations.

    À 05h51 ET (09h51 GMT), l’or au comptant reculait de 0,4 % à 4.491,28 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or perdaient 0,3 % à 4.523,20 dollars l’once.

    Al Jazeera a rapporté que les discussions indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivaient malgré les échanges de tirs intervenus plus tôt cette semaine. Les États-Unis ont affirmé que le fragile cessez-le-feu restait en vigueur, tandis que l’Iran a averti qu’il riposterait en cas de violation de la trêve.

    Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré cette semaine qu’il faudrait encore “few days” avant que Washington et Téhéran puissent parvenir à un accord.

    Des informations publiées au cours du week-end indiquaient que les deux pays se rapprochaient d’un accord-cadre incluant une prolongation du cessez-le-feu et la réouverture du détroit d’Hormuz, voie maritime stratégique située au sud de l’Iran par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial. Le détroit reste largement perturbé depuis le début du conflit fin février, réduisant les approvisionnements pétroliers et soutenant la hausse des prix du brut.

    Les investisseurs craignent que cette hausse des prix du pétrole ne provoque une nouvelle vague d’inflation dans le monde. Les anticipations de nouvelles hausses de taux ou du maintien de taux élevés par les banques centrales, notamment la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne, se sont ainsi renforcées.

    Cette situation pourrait peser sur l’or, actif qui ne génère pas de rendement et qui tend généralement à sous-performer lorsque les taux d’intérêt restent élevés.

    “Prices remain under pressure from elevated inflation expectations linked to higher energy prices, reducing the likelihood of near term rate cuts. While renewed U.S. Iran clashes in the Persian Gulf have added to uncertainty, markets retain some cautious optimism that a deal could still be reached,” ont indiqué les analystes d’ING dans une note.

    En dehors du marché des métaux précieux, les prix de l’aluminium ont atteint leur plus haut niveau depuis quatre ans au London Metal Exchange en raison du resserrement de l’offre, partiellement provoqué par le conflit au Moyen-Orient. Les analystes d’ING, citant Mysteel, ont également souligné que les autorités chinoises renforçaient leur surveillance de la consommation énergétique et des émissions, alimentant les attentes de possibles restrictions de production dans le secteur de l’aluminium.

  • Le pétrole recule alors que les marchés attendent des avancées dans les discussions entre les États-Unis et l’Iran

    Le pétrole recule alors que les marchés attendent des avancées dans les discussions entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix du pétrole ont reculé mercredi, effaçant une partie des fortes hausses enregistrées lors de la séance précédente alors que les investisseurs surveillaient l’évolution des négociations entre les États-Unis et l’Iran après le retour des tensions militaires qui ont compliqué les efforts visant à rouvrir le détroit d’Hormuz.

    Les contrats à terme sur le Brent ont perdu 1,52 dollar, soit 1,53 %, à 98,06 dollars le baril à 06h33 GMT. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) reculait également de 1,90 dollar, soit 2,02 %, à 91,99 dollars le baril.

    Les cours du pétrole avaient bondi mardi après de nouvelles frappes menées par l’armée américaine en Iran, ce qui a affaibli les espoirs apparus durant le week-end d’un possible accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit.

    L’Iran a accusé mardi les États-Unis d’avoir violé le cessez-le-feu en frappant des cibles situées près du détroit d’Hormuz, tandis que Washington a affirmé que ses frappes étaient de nature défensive.

    Dans le même temps, Israël a intensifié ses bombardements au Liban mardi, compliquant davantage les efforts diplomatiques déjà fragiles dans la région.

    Après le cessez-le-feu conclu en avril à l’issue de trois mois de conflit, les deux parties avaient indiqué avoir progressé dans les discussions visant à rouvrir le détroit d’Hormuz, passage stratégique essentiel pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz. Toutefois, la reprise des hostilités menace désormais ces négociations.

    Néanmoins, les informations selon lesquelles plusieurs méthaniers transportant du GNL ont traversé le détroit ces derniers jours ont ravivé l’espoir d’une réouverture prochaine de cette voie maritime, ce qui pourrait accroître l’offre mondiale d’énergie.

  • Micron rejoint le club des 1.000 milliards de dollars tandis que les marchés surveillent les discussions avec l’Iran et l’essor de l’IA: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Micron rejoint le club des 1.000 milliards de dollars tandis que les marchés surveillent les discussions avec l’Iran et l’essor de l’IA: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains ont progressé mercredi après le rallye des valeurs liées aux semi-conducteurs qui a permis au S&P 500 et au Nasdaq Composite d’atteindre de nouveaux records lors de la séance précédente. Les investisseurs continuent de surveiller à la fois les espoirs de percée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran et l’enthousiasme persistant autour de l’intelligence artificielle.

    À 03h34 ET, les contrats à terme sur le Dow Jones progressaient de 127 points, soit 0,3 %, tandis que ceux du S&P 500 gagnaient 11 points, soit 0,1 %. Les futures sur le Nasdaq 100 avançaient de 60 points, soit 0,2 %.

    Wall Street a terminé majoritairement en hausse mardi, le S&P 500 et le Nasdaq Composite inscrivant de nouveaux records de clôture. Le Dow Jones Industrial Average a en revanche terminé légèrement dans le rouge.

    Les valeurs des semi-conducteurs ont de nouveau figuré parmi les meilleures performances du marché, soutenues par les investissements massifs dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle.

    “Iran dominated the market conversation, but the parabolic surge in AI-linked stocks is occurring independent of anything happening in the Middle East,” ont indiqué les analystes de Vital Knowledge dans une note adressée aux clients.

    Micron dépasse les 1.000 milliards de dollars de capitalisation

    Micron (NASDAQ:MU) a été l’un des principaux moteurs du marché, avec une envolée de son action qui a porté la capitalisation du groupe au-dessus de 1.000 milliards de dollars pour la première fois.

    La hausse s’est poursuivie dans les échanges avant l’ouverture de Wall Street mercredi, l’action Micron gagnant encore plus de 4 %.

    La course des grandes entreprises technologiques pour renforcer leurs capacités en intelligence artificielle continue d’alimenter une demande extrêmement forte pour les puces mémoire haut de gamme, notamment les mémoires HBM produites par Micron. Le groupe a récemment indiqué que l’ensemble de sa capacité annuelle de production de HBM était déjà vendu.

    Cette pénurie d’offre a entraîné une forte hausse des prix des mémoires, renforçant les perspectives de rentabilité de Micron et attirant les investisseurs institutionnels. Reuters, citant des documents réglementaires, a indiqué que le titre était devenu particulièrement populaire auprès des grands fonds.

    Les négociations avec l’Iran restent incertaines

    Les marchés continuent également de suivre l’évolution des discussions visant à mettre fin au conflit entre Washington et Téhéran, qui dure depuis près de trois mois.

    Selon Al Jazeera, les négociations indirectes entre les deux pays se sont poursuivies malgré de nouveaux échanges de tirs cette semaine. Les États-Unis ont affirmé que le cessez-le-feu restait en vigueur, tandis que l’Iran a averti qu’il riposterait en cas de violation de la trêve.

    Plusieurs médias ont indiqué cette semaine que les deux pays se rapprochaient d’un accord-cadre comprenant une prolongation du cessez-le-feu et la réouverture du détroit d’Hormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial. Le passage est largement perturbé depuis le début du conflit fin février.

    Les efforts diplomatiques pourraient toutefois être compliqués par de nouveaux affrontements dans le sud du Liban entre l’armée israélienne et les combattants du Hezbollah soutenus par l’Iran, selon l’Associated Press. Téhéran aurait exigé que tout accord inclue également la fin des combats au Liban.

    Le pétrole recule

    Les prix du pétrole ont baissé alors que les investisseurs analysaient les derniers développements diplomatiques.

    Le Brent, référence mondiale du pétrole, reculait de 2,2 % à 97,38 dollars le baril. Même si les prix ont reflué après avoir dépassé récemment les 100 dollars, ils restent nettement supérieurs aux niveaux d’avant-guerre.

    Le détroit d’Hormuz demeure au centre des préoccupations des marchés après que l’Iran a pratiquement bloqué le trafic maritime à la suite de l’escalade militaire impliquant les États-Unis et Israël.

    Les informations selon lesquelles quelques navires auraient réussi à traverser le détroit cette semaine ont nourri l’espoir d’une réouverture progressive, même si les flux pétroliers restent très inférieurs aux niveaux d’avant le conflit.

    Les salariés syndiqués de Samsung approuvent un accord salarial

    Par ailleurs, une majorité des salariés syndiqués de Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ) ont approuvé mercredi un accord salarial provisoire, évitant ainsi une grève majeure qui menaçait les chaînes mondiales d’approvisionnement en semi-conducteurs ainsi que l’économie sud-coréenne.

    Selon le syndicat, environ 74 % des votants se sont prononcés en faveur de l’accord. Celui-ci suspend les projets de grève de 18 jours impliquant environ 48.000 salariés, principalement issus de la division semi-conducteurs de Samsung.

    L’action Samsung a clôturé en hausse de 2,7 % à la Bourse de Séoul.

    L’accord, négocié avec l’intervention du gouvernement, a été conclu la semaine dernière après des discussions tendues portant sur les bonus et le partage des bénéfices liés à la forte demande de puces destinées à l’intelligence artificielle.

  • Les marchés européens ouvrent en hausse tandis que le Brent recule sur les espoirs de négociations avec l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens ouvrent en hausse tandis que le Brent recule sur les espoirs de négociations avec l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont ouvert en hausse mercredi, dans le sillage de la progression des actions mondiales, les investisseurs évaluant l’incertitude autour des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran ainsi que l’enthousiasme persistant pour l’intelligence artificielle.

    À 07h05 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 progressait de 0,2 %, tandis que le DAX allemand gagnait 0,4 %. Le CAC 40 français avançait également de 0,4 % et le FTSE 100 britannique prenait 0,1 %.

    Les investisseurs suivent de près les négociations visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui dure depuis près de trois mois. Cette guerre a fortement perturbé le trafic dans le détroit d’Hormuz, entraînant une hausse des prix mondiaux de l’énergie et assombrissant les perspectives de l’économie mondiale.

    Selon Al Jazeera, les discussions indirectes entre Washington et Téhéran se sont poursuivies malgré les échanges de tirs survenus plus tôt cette semaine.

    Le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, a averti que le choc énergétique provoqué par le conflit pourrait avoir des effets durables, tandis qu’Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a estimé qu’une hausse des taux lors de la réunion de juin de la BCE resterait justifiée même en cas d’accord de paix.

    Les contrats à terme sur le Brent, référence mondiale du pétrole, reculaient de 2,1 % à 97,52 dollars le baril. Même si le Brent est retombé sous les récents sommets supérieurs à 100 dollars le baril, les prix restent largement au-dessus des niveaux d’avant-guerre proches de 70 dollars le baril.

  • Les ventes automobiles européennes progressent en avril grâce à Tesla et aux constructeurs chinois de véhicules électriques

    Les ventes automobiles européennes progressent en avril grâce à Tesla et aux constructeurs chinois de véhicules électriques

    Les ventes automobiles en Europe ont progressé en avril, soutenues par une forte demande pour les véhicules électriques et hybrides, tandis que Tesla (NASDAQ:TSLA) a poursuivi son redressement dans la région et que les constructeurs chinois ont continué à gagner des parts de marché malgré les tensions commerciales croissantes.

    Les nouvelles immatriculations de voitures dans l’Union européenne ont augmenté de 5,1 % sur un an en avril pour atteindre 972.314 véhicules, selon les données publiées mardi par l’ACEA. Les ventes de véhicules électriques à batterie ont enregistré une forte accélération, bondissant de 37,7 % par rapport au même mois de l’année précédente, nettement au-dessus de la croissance globale du marché.

    Tesla a poursuivi sa reprise en Europe, avec des immatriculations en hausse de 67,2 % sur un an à 9.169 véhicules en avril. La part de marché du constructeur américain est passée de 0,6 % à 0,9 %, signe que le groupe pourrait retrouver une dynamique positive après une longue période de ralentissement dans la région.

    Les constructeurs chinois ont également affiché de solides performances. BYD Co (USOTC:BYDDY) a plus que doublé ses ventes dans l’UE en avril, tandis que les immatriculations de Chery Automobile (USOTC:CRAUY) ont été multipliées par près de quatre. SAIC Motor, propriétaire de la marque MG, a annoncé une hausse de 24,6 % de ses ventes mensuelles.

    Sur les quatre premiers mois de 2026, les immatriculations automobiles dans l’UE ont progressé de 4,2 %, les véhicules électriques à batterie représentant désormais 19,7 % du marché contre 15,3 % un an plus tôt.

    Les ventes de Tesla entre janvier et avril ont augmenté de 61,7 %, tandis que BYD a enregistré une hausse encore plus forte de 152,9 %.