Author: Fiona Craig

  • L’or établit de nouveaux records au-delà de 5 100 dollars l’once, porté par la ruée vers les valeurs refuges

    L’or établit de nouveaux records au-delà de 5 100 dollars l’once, porté par la ruée vers les valeurs refuges

    L’or a franchi nettement le seuil des 5 100 dollars l’once lundi, prolongeant le rally spectaculaire de la semaine dernière alors que les investisseurs se sont tournés vers l’actif refuge dans un contexte de tensions géopolitiques accrues.

    Le cours de l’or au comptant a progressé de près de 2,5 % pour atteindre un nouveau record historique à 5 111,11 dollars l’once à 18h52 ET (00h52 GMT). Les contrats à terme sur l’or américain ont également gagné 2,5 %, culminant à un sommet inédit de 5 145,39 dollars l’once.

    Le métal précieux avait déjà progressé de plus de 8 % la semaine dernière, enchaînant les records, et affiche désormais une hausse proche de 17 % depuis le début de l’année. Cette dynamique est alimentée par les risques géopolitiques, les anticipations d’un assouplissement de la politique monétaire américaine en 2026 et une demande soutenue des banques centrales.

    Les autres métaux précieux ont aussi profité de cet élan. L’argent a bondi de 6 % pour atteindre un record à 109,46 dollars l’once, tandis que le platine a progressé de 4 % jusqu’à un nouveau sommet de 2 910,67 dollars l’once.

    Les risques géopolitiques et les menaces tarifaires soutiennent l’or

    L’un des principaux moteurs de la hausse de l’or ce mois-ci est l’escalade des tensions entre les États-Unis et certains alliés de l’OTAN au sujet du Groenland, qui a contribué à perturber les marchés financiers mondiaux.

    La rhétorique du président Donald Trump sur les intérêts stratégiques américains dans l’Arctique a tendu les relations transatlantiques, faisant craindre des répercussions diplomatiques et économiques plus larges.

    À cela s’ajoutent de nouvelles frictions commerciales avec le Canada. Ce week-end, Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 100 % sur les produits canadiens si Ottawa allait de l’avant avec un accord commercial avec la Chine. Sur les réseaux sociaux, il a écrit que le Canada pourrait servir de « port de transit » pour les marchandises chinoises à destination des États-Unis et a averti que Pékin « mangerait le Canada vivant » si un tel accord voyait le jour.

    La décision de la Fed en ligne de mire

    L’or bénéficie également des anticipations autour de la politique monétaire américaine. La Federal Reserve doit conclure sa réunion de politique monétaire mercredi, les marchés s’attendant largement à un statu quo sur les taux.

    Même si cette pause est déjà intégrée dans les prix, les investisseurs analyseront de près le communiqué de la Fed et les propos de son président Jerome Powell afin d’obtenir des indices sur le calendrier et l’ampleur d’éventuelles baisses de taux plus tard dans l’année. Des taux plus bas soutiennent généralement l’or en réduisant le coût d’opportunité de la détention d’un actif non rémunéré.

    « À la fois les données et la défense vigoureuse de l’indépendance des banques centrales par le président Powell suggèrent qu’il y a peu de chances d’une baisse des taux de la Fed le 28 janvier », ont écrit les analystes d’ING dans une note.

    « L’attention se portera sur la nomination imminente du nouveau président de la Fed par le président Trump, sur les prochaines données économiques et sur la capacité de cette personne à rallier le reste du comité à de nouvelles baisses de taux », ont-ils ajouté.

  • Les prix du pétrole stables, entre risques géopolitiques et inquiétudes sur l’offre

    Les prix du pétrole stables, entre risques géopolitiques et inquiétudes sur l’offre

    Les prix du pétrole ont peu évolué lundi, conservant leurs récents gains alors que les investisseurs évaluent la montée des tensions géopolitiques face aux préoccupations persistantes concernant un possible excédent d’offre, tout en attendant les indications de la Réserve fédérale plus tard cette semaine.

    À 22h18 ET (03h18 GMT), les contrats à terme sur le Brent pour livraison en mars reculaient de 0,1 % à 65,84 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI cédait également 0,1 % à 61,03 dollars le baril.

    Les deux références avaient progressé de plus de 2 % vendredi, soutenues par une hausse marquée des primes de risque géopolitique.

    Les tensions géopolitiques soutiennent le marché

    Le climat reste tendu après des signaux de durcissement de la posture militaire américaine. Le président Donald Trump a déclaré qu’une « armada » de forces navales américaines — comprenant un groupe aéronaval — se dirigeait vers le Moyen-Orient, dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran. Tout conflit impliquant Téhéran ravive les craintes de perturbations des exportations de pétrole depuis l’une des principales régions productrices au monde.

    Les marchés pétroliers ont également été influencés par les récentes tensions géopolitiques liées au Groenland, qui ont accru la volatilité sur l’ensemble des marchés financiers.

    Du côté de l’offre, une partie de la pression baissière s’est atténuée après le retour à pleine capacité de la principale voie d’exportation du pétrole kazakh. Le Caspian Pipeline Consortium a indiqué que son terminal de la mer Noire fonctionnait de nouveau normalement après la réparation d’un point d’amarrage, permettant la reprise des exportations à un rythme habituel.

    Les craintes de surabondance persistent, la Fed attendue

    Malgré le soutien à court terme apporté par le contexte géopolitique, les investisseurs demeurent prudents quant aux perspectives à moyen terme. Les inquiétudes persistent quant à un possible excédent d’offre sur le marché pétrolier plus tard dans l’année, si la croissance de la production dépasse celle de la demande, notamment en raison de la résilience de la production hors OPEP.

    L’attention se tourne désormais vers la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale cette semaine, les marchés anticipant largement un statu quo sur les taux d’intérêt. Les investisseurs examineront attentivement les orientations de la Fed pour obtenir des indices sur le calendrier d’éventuelles baisses de taux plus tard dans l’année, les anticipations de taux pouvant influencer la demande de pétrole via leur impact sur la croissance économique et le dollar américain.

  • Futures stables, les marchés attendent la Fed, les résultats et de nouvelles menaces tarifaires de Trump: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Futures stables, les marchés attendent la Fed, les résultats et de nouvelles menaces tarifaires de Trump: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur actions américaines ont débuté la semaine sans direction claire, les investisseurs se préparant à la décision de la Réserve fédérale et à une vague de publications de résultats. Les marchés évaluent également les nouvelles menaces de droits de douane du président Donald Trump et les répercussions des manifestations à Minneapolis. Dans ce contexte, l’or a inscrit un nouveau record.

    Futures peu animés

    Les futures américains évoluaient juste sous l’équilibre lundi, alors que les investisseurs se préparaient à une semaine chargée marquée par la décision de la Fed et de nombreux résultats d’entreprises.

    À 03h00 ET, les futures sur le Dow Jones étaient stables, ceux sur le S&P 500 reculaient de 4 points (-0,1 %) et les futures sur le Nasdaq 100 perdaient 30 points (-0,1 %).

    Vendredi, Wall Street a clôturé de manière contrastée, mais les trois principaux indices — Dow Jones Industrial Average, S&P 500 et Nasdaq Composite — ont terminé la semaine en baisse.

    Le sentiment a été pénalisé par les perspectives prudentes du fabricant de puces Intel (NASDAQ:INTC), soutenu notamment par Nvidia (NASDAQ:NVDA) et le gouvernement américain. Les investisseurs restent partagés sur la capacité des entreprises exposées à l’IA à transformer leurs lourds investissements en résultats financiers tangibles.

    Des signes d’apaisement des tensions géopolitiques ont toutefois émergé, tandis que des indicateurs suggèrent que l’économie américaine demeure solide, même si la croissance reste largement portée par les ménages les plus aisés et les grandes entreprises.

    La Fed au centre de l’attention, spéculations sur la succession de Powell

    Les regards se tournent désormais vers la réunion de deux jours de la Fed, qui s’achèvera mercredi par une décision sur les taux.

    La banque centrale devrait largement maintenir les taux dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %, après plusieurs baisses en fin d’année destinées à soutenir le marché du travail. Malgré les appels répétés de Trump en faveur de nouvelles baisses, les analystes citent la solidité de la croissance et des marchés comme arguments pour un statu quo.

    Les tensions entre Trump et le président de la Fed Jerome Powell, qui suscitent des inquiétudes sur l’indépendance de l’institution, restent également sous les projecteurs. Powell a récemment indiqué que le ministère de la Justice avait ouvert une enquête pénale à son encontre, qu’il juge politiquement motivée.

    Powell doit quitter la présidence de la Fed en mai. Trump a laissé entendre qu’il pourrait déjà avoir un favori pour lui succéder, les marchés de prédiction mettant en avant le dirigeant de BlackRock Rick Rider.

    « L’attention portera sur la nomination imminente du nouveau président de la Fed par le président Trump, sur les prochaines données et sur la capacité de cette personne à rallier le reste du comité à de nouvelles baisses de taux », ont écrit les analystes d’ING.

    Trump relance la menace de droits de douane contre le Canada

    Au cours du week-end, Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 100 % au Canada si Ottawa signait un accord commercial avec la Chine.

    « La Chine va dévorer le Canada, le manger vivant, y compris la destruction de ses entreprises, de son tissu social et de son mode de vie », a écrit Trump, ajoutant que « tous les biens et produits canadiens entrant aux États-Unis » seraient taxés à 100 % en cas d’accord.

    Le Premier ministre Mark Carney a répondu que le Canada n’avait « aucune intention » de conclure un accord de libre-échange avec la Chine.

    « Nous ne pensons pas que les investisseurs aient réellement à s’inquiéter de la mise en œuvre d’un droit de douane de 100 % sur le Canada, mais le fait que Trump continue de proférer ce type de menaces impulsives pèse progressivement sur le sentiment », ont estimé les analystes de Vital Knowledge.

    Les risques de shutdown refont surface après les tensions à Minneapolis

    Le risque d’un nouveau shutdown du gouvernement américain est réapparu après un décès à Minneapolis, où des manifestants se sont heurtés aux autorités fédérales de l’immigration.

    Selon le Wall Street Journal, plusieurs sénateurs démocrates adoptent désormais une ligne plus dure et pourraient bloquer les financements des agences de contrôle des frontières.

    L’or poursuit sa flambée

    L’or a franchi le seuil des 5 100 dollars l’once lundi, prolongeant le rally spectaculaire de la semaine dernière. Le métal précieux progresse de près de 17 % depuis le début de l’année, porté par les risques géopolitiques, les anticipations d’un assouplissement monétaire en 2026 et les achats soutenus des banques centrales.

  • L’action EssilorLuxottica recule légèrement après une plainte pour violation de brevets

    L’action EssilorLuxottica recule légèrement après une plainte pour violation de brevets

    Les actions de EssilorLuxottica (EU:EL) ont cédé environ 1 % après des informations indiquant que le groupe d’optique est visé par une plainte pour violation de brevets déposée par Solos Technology, liée aux technologies de lunettes intelligentes.

    Selon Bloomberg, Solos Technology a engagé des poursuites contre EssilorLuxottica et Meta Platforms (NASDAQ:META), les accusant d’avoir enfreint des brevets portant sur la détection multimodale, le traitement audio, l’assistance intelligente et des architectures de systèmes intégrés permettant une interaction utilisateur en temps réel dans les smartglasses.

    Solos affirme avoir sécurisé ces droits de propriété intellectuelle plusieurs années avant que les défendeurs ne commencent à développer des produits concurrents. La plainte vise principalement les lunettes Ray-Ban Meta Gen 1 de Meta, tout en soutenant que les versions ultérieures reposent toujours sur les mêmes technologies brevetées. Oakley, une marque d’EssilorLuxottica, est également citée dans la procédure. Solos réclame des dommages et intérêts se chiffrant en milliards de dollars ainsi qu’une injonction visant à empêcher toute infraction future présumée.

    EssilorLuxottica a refusé de commenter ces accusations, invoquant sa période de silence préalable à la publication de ses résultats de l’exercice 2025, prévue le 11 février.

    Commentant la situation, les analystes de Jefferies ont averti : « Un règlement et/ou une injonction temporaire sur les ventes de lunettes intelligentes constituerait le scénario du pire, au regard des précédents historiques et des revendications de Solos. »

    La plainte affirme également que des employés de Meta auraient acquis une connaissance des technologies de Solos en examinant ses documents techniques et en recrutant des personnes familières avec celles-ci. Elle soutient par ailleurs que des collaborateurs liés à EssilorLuxottica auraient testé les technologies de Solos pendant plusieurs années lors d’événements du secteur.

    EssilorLuxottica et Meta devraient toutes deux contester vigoureusement ces accusations.

  • Bourses européennes hésitantes à l’ouverture, l’attention tournée vers la Fed et les résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Bourses européennes hésitantes à l’ouverture, l’attention tournée vers la Fed et les résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont entamé la semaine sur une note prudente lundi, les investisseurs restant attentistes face aux incertitudes géopolitiques persistantes, à la prochaine décision de politique monétaire de la Réserve fédérale et à un calendrier chargé de publications de résultats.

    À 08h05 GMT, le DAX allemand progressait de 0,1 %, le FTSE 100 britannique gagnait 0,2 %, tandis que le CAC 40 français reculait de 0,1 %.

    Les tensions entre les États-Unis et le Canada restent élevées

    Si les inquiétudes récentes liées à la position du président américain Donald Trump sur le Groenland et au risque de conflit commercial transatlantique semblent s’être atténuées, les risques géopolitiques demeurent au centre de l’attention.

    Au cours du week-end, Trump a averti que les États-Unis imposeraient des droits de douane de 100 % au Canada si Ottawa signait un accord commercial avec la Chine. Le Premier ministre canadien Mark Carney a répondu que son pays n’avait pas l’intention de conclure un accord de libre-échange avec Pékin, mais cet échange a mis en lumière les tensions persistantes entre les deux pays voisins.

    L’indice Ifo allemand éclipsé par la réunion de la Fed

    La principale publication économique en Europe lundi est l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, attendu en amélioration et signalant un regain de confiance des entreprises dans la première économie de la zone euro.

    Toutefois, l’attention des marchés se concentre surtout sur la réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine, qui s’achèvera mercredi. Les investisseurs s’attendent majoritairement à un statu quo sur les taux d’intérêt après trois baisses consécutives et analyseront de près le communiqué de la Fed ainsi que les propos de son président Jerome Powell pour obtenir des indications sur l’orientation future de la politique monétaire.

    Actualité des entreprises : Ryanair et S4 Capital

    Sur le front des entreprises, Ryanair (LSE:0A2U) a indiqué s’attendre à un bénéfice net annuel supérieur d’environ un tiers à celui de l’an dernier, soutenu par une croissance des tarifs plus forte que prévu. Les tarifs moyens devraient progresser au-delà de la hausse annuelle de 7 % annoncée en novembre.

    En revanche, le bénéfice du troisième trimestre a fortement reculé par rapport à l’an dernier, principalement en raison d’une charge de 85 millions d’euros liée à une amende infligée par l’autorité italienne de la concurrence.

    De son côté, le groupe de publicité numérique S4 Capital (LSE:SFOR) a annoncé que ses performances de trading pour l’ensemble de l’année 2025 ont dépassé à la fois les prévisions révisées publiées en novembre et les attentes actuelles du marché.

    À Wall Street, une semaine chargée s’annonce, avec plus de 90 entreprises du S&P 500 attendues au tournant de la publication de leurs résultats trimestriels, dont Apple, Meta Platforms et Microsoft. Jusqu’à présent, 76 % des sociétés ayant publié leurs résultats ont dépassé les attentes, selon les données de FactSet.

    Les prix du pétrole marquent une pause après leur récente hausse

    Les cours du pétrole ont légèrement reculé lundi, marquant une pause après les récents gains liés au regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran ainsi qu’aux conditions hivernales rigoureuses dans plusieurs régions des États-Unis.

    Le Brent a cédé 0,2 % à 64,92 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI a reculé de 0,2 % à 60,93 dollars. Les deux références avaient progressé de 2,7 % la semaine dernière, clôturant vendredi à leurs plus hauts niveaux depuis le 14 janvier.

    Jeudi, Trump a déclaré que les États-Unis disposaient d’une « armada » en route vers l’Iran, l’un des principaux producteurs de pétrole du Moyen-Orient, avec l’arrivée attendue dans les prochains jours d’un groupe aéronaval et d’autres moyens militaires américains.

    Par ailleurs, aux États-Unis, des tempêtes hivernales ont perturbé la production de pétrole et de gaz naturel et provoqué une flambée des prix spot de l’électricité.

  • Jefferies relève Hermès à « acheter » et met en avant la demande des clients chinois les plus fortunés

    Jefferies relève Hermès à « acheter » et met en avant la demande des clients chinois les plus fortunés

    Jefferies a relevé sa recommandation sur Hermès International SCA (EU:RMS) à « acheter » contre « conserver » auparavant, et a relevé son objectif de cours à 2 400 € contre 2 250 €. Le courtier met en avant l’exposition d’Hermès à une clientèle de luxe à très fort pouvoir d’achat ainsi qu’un profil de marges supérieur à celui de ses pairs.

    Cette amélioration intervient dans un contexte que Jefferies qualifie de plus en plus contrasté pour le secteur mondial du luxe, où les tendances de la demande sont davantage tirées par la concentration des richesses que par une reprise généralisée de la consommation.

    Hermès s’inscrit pleinement dans ce que Jefferies classe comme le segment du « ultra-luxe », aux côtés de Ferrari et de Brunello Cucinelli. Au sein de ce groupe, le courtier estime qu’Hermès présente une exposition particulièrement marquée aux clients très importants et très très importants, avec la Chine comme marché clé. Jefferies souligne également des signes émergents de stabilisation des quotas en Chine, un facteur qui soutient le relèvement de la recommandation.

    Sur le plan de la valorisation, Jefferies retient un multiple de résultat par action (PER) de 46,0x pour l’année calendaire 2027, à comparer à une moyenne post-Covid de 44,3x sur deux ans. Au nouvel objectif de cours de 2 400 €, le titre offre un potentiel de hausse de 14,4 % par rapport aux niveaux actuels. Si l’action se traite avec une prime par rapport à une grande partie du secteur, Jefferies l’attribue à une rentabilité plus élevée et plus stable.

    Le courtier anticipe une marge EBIT de 40 % en 2026 et de 40,2 % en 2027, des niveaux supérieurs à ceux de la plupart des groupes de luxe cotés. Pour 2026, Jefferies prévoit un EBIT sous-jacent de 6,80 milliards d’euros, en hausse de 6,8 % sur un an, et un résultat net de groupe de 5,05 milliards d’euros, soit une progression de 12,6 %.

    Le bénéfice dilué par action est attendu à 47,55 € en 2026, puis à 52,12 € en 2027. Le dividende par action est estimé à 28,53 € pour 2026 et à 31,27 € pour 2027.

    Selon Jefferies, la valorisation d’Hermès est davantage corrélée à sa rentabilité qu’aux attentes de rendement total à court terme pour les actionnaires. Dans les comparaisons sectorielles, le groupe figure parmi les mieux classés à la fois en termes de marge EBIT et de multiples de valorisation, ce qui reflète, selon le courtier, son exposition aux consommateurs les plus aisés dans un contexte de création de richesse mondiale inégale.

    Jefferies ajoute que les moteurs de la croissance du luxe restent avant tout du côté de la demande, plutôt que d’initiatives liées à l’offre. Dans ce cadre, la base de clientèle d’Hermès est davantage concentrée dans des régions et des tranches de revenus qui continuent de bénéficier de la hausse des marchés actions.

    Le rapport précise enfin que la zone Asie-Pacifique représente environ 35 % des ventes d’Hermès en Chine et 24 % en Asie-Pacifique hors Chine, des niveaux proches de la moyenne du secteur, mais avec une orientation plus marquée vers les clients à forte dépense.

  • L’action Danone recule après des rappels de lait infantile en Europe

    L’action Danone recule après des rappels de lait infantile en Europe

    Les actions de Danone (EU:BN) ont fortement reculé lundi après que le groupe agroalimentaire français a confirmé en fin de semaine dernière le rappel d’un nombre limité de lots de lait infantile sur plusieurs marchés, à la suite d’alertes émises par les autorités sanitaires concernant un risque potentiel de contamination.

    Le titre perdait 5,8 % à Paris à 09h16 GMT.

    Ce mouvement fait suite à des décisions prises plus tôt dans la semaine à Singapour, où les autorités ont suspendu la vente d’une marque de lait pour nourrissons fabriquée par Danone en raison de risques bactériens potentiels.

    Les autorités irlandaises ont indiqué que le rappel concerne des formules produites en Irlande et expédiées vers certaines régions de l’Union européenne, du Royaume-Uni ainsi que vers quelques marchés hors UE. L’Autorité irlandaise de sécurité alimentaire a précisé que la mesure était liée à une toxine spécifique. « Un ingrédient, l’huile d’ARA, fabriqué en Chine, était contaminé par la céréulide et a été ajouté comme ingrédient à une poudre de base utilisée pour produire des laits infantiles et des laits de suite », a-t-elle déclaré.

    Danone a cherché à rassurer, affirmant que ses contrôles internes n’avaient révélé aucun problème de sécurité. Le groupe a ajouté que les tests de routine confirmaient que les produits étaient sûrs et « pleinement conformes à l’ensemble des réglementations de sécurité applicables ».

    Le groupe a toutefois reconnu que certaines autorités sanitaires locales continuaient d’actualiser leurs recommandations. « Dans ce contexte, en tant que fabricant responsable et afin de se conformer aux dernières recommandations, Danone retirera de certains marchés ciblés un nombre très limité de lots spécifiques de produits de lait infantile », a-t-il indiqué.

    Le rappel est lié à la même matière première contaminée qui avait déjà conduit à des retraits de produits chez Nestlé, tandis que d’autres fabricants comme Lactalis et Hochdorf ont également été touchés. Au Royaume-Uni, un lot de lait Aptamil First Infant Formula a été retiré, tandis que Danone a déjà rappelé des produits Dumex à Singapour.

    « Bien qu’aucun lien direct n’ait été établi entre la consommation de lait contaminé à la céréulide et des maladies chez les nourrissons, la médiatisation importante autour de ces rappels devrait peser sur les marques concernées », a écrit l’analyste de Kepler Cheuvreux Jon Cox dans une note.

    « Nous nous attendons à ce que l’action Danone reste sous pression », a-t-il ajouté, soulignant que le lait infantile représente environ un tiers du résultat opérationnel du groupe.

    Danone a précisé que les produits destinés à la Chine — son marché du lait infantile le plus important et le plus rentable — n’étaient pas concernés par ces rappels.

  • L’action Fnac Darty s’envole après l’annonce d’une offre publique amicale de Kretinsky

    L’action Fnac Darty s’envole après l’annonce d’une offre publique amicale de Kretinsky

    Le titre Fnac Darty (EU:FNAC) a bondi de 17 % après que Daniel Kretinsky a dévoilé une offre publique amicale valorisant le distributeur français de produits électroniques et culturels à environ 1,1 milliard d’euros.

    EP Group, contrôlé par le milliardaire tchèque, a proposé une offre entièrement en numéraire de 36 € par action, soit une prime de 19 % par rapport au cours de clôture précédent. L’opération porterait la participation d’EP Group de 28,5 % à une position de contrôle supérieure à 50 %, sans projet de retrait obligatoire des actionnaires minoritaires.

    Le conseil d’administration de Fnac Darty a approuvé l’offre à l’unanimité. Le contexte est d’autant plus notable que Ceconomy — détenteur de 21,9 % du capital de Fnac Darty — est en cours d’acquisition par le géant chinois du e-commerce JD.com. EP Group a indiqué qu’il entendait préserver la stratégie « Beyond Everyday », conserver l’équipe de direction actuelle, maintenir le siège en France et poursuivre la politique de dividende existante.

    « Nous estimons très probable que Ceconomy (21,9 %) et GLAS (10 %) apporteront leurs actions, ce qui augmente les chances de succès de l’offre », ont indiqué les analystes de Kepler.

    Parallèlement à l’annonce de l’offre, Fnac Darty a publié des résultats préliminaires pour l’exercice 2025 faisant état d’une croissance modérée. Le chiffre d’affaires a progressé de 0,7 % sur un an pour atteindre 10,3 milliards d’euros, tandis que le résultat opérationnel courant s’est établi à 203 millions d’euros, soit une marge opérationnelle de 2,0 %. Le groupe a également annoncé son intention de rechercher un partenaire en vue d’une cession de sa filiale Nature & Découvertes.

    L’offre devrait être déposée auprès du régulateur boursier français, l’AMF, avant la fin du premier trimestre 2026, avec une finalisation attendue au premier semestre 2026, sous réserve des autorisations réglementaires habituelles.

  • Les contrats à terme de Wall Street signalent un repli initial après deux séances de hausse: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street signalent un repli initial après deux séances de hausse: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains laissent entrevoir une ouverture en légère baisse vendredi, suggérant que les marchés pourraient rendre une partie des gains engrangés après deux séances consécutives de forte progression.

    Après le rebond marqué observé ces deux derniers jours — qui a largement compensé la forte baisse de mardi — certains investisseurs semblent enclins à prendre leurs bénéfices. La récente reprise a notamment été alimentée par le soulagement suscité par la décision du président Donald Trump d’exclure le recours à la force militaire pour s’emparer du Groenland et de revenir sur ses menaces de droits de douane à l’encontre de l’Europe liées au territoire arctique.

    Ce climat plus favorable pourrait toutefois s’estomper, l’attention de Trump semblant désormais se recentrer sur l’Iran. Jeudi, à bord d’Air Force One, le président a déclaré à des journalistes qu’une « armada » américaine se dirigeait vers le Moyen-Orient.

    « Nous surveillons l’Iran », a déclaré Trump. « Vous savez que nous avons beaucoup de navires qui vont dans cette direction, juste au cas où. Nous avons une grande flotte qui se dirige de ce côté-là et nous verrons ce qui se passera ».

    Trump avait auparavant renoncé à des menaces de frappes militaires contre l’Iran à la suite de la répression de manifestations de grande ampleur, mais ses propos récents ont ravivé les incertitudes géopolitiques.

    La tendance des contrats à terme est également pénalisée par la chute des actions Intel (INTC), en baisse de près de 13 % en préouverture. Le géant des semi-conducteurs est sous pression après avoir publié des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes, tout en livrant des perspectives décevantes pour le trimestre en cours.

    Jeudi, Wall Street a prolongé son rebond, les marchés terminant majoritairement dans le vert après les gains enregistrés mercredi. Cette dynamique a permis de compenser davantage les pertes de mardi, le Dow repassant en territoire positif sur la semaine.

    Même si les principaux indices ont terminé loin de leurs plus hauts intraday, les hausses sont restées solides. Le Dow Jones Industrial Average a progressé de 306,78 points, soit 0,6 %, à 49 384,01. Le Nasdaq Composite a gagné 211,20 points, soit 0,9 %, à 23 436,02, tandis que le S&P 500 a avancé de 37,73 points, soit 0,6 %, pour clôturer à 6 913,35.

    Le rebond prolongé s’explique en partie par l’apaisement des tensions autour des ambitions de Trump concernant le Groenland. Mercredi, le président a exclu toute action militaire dans un discours public et a ensuite indiqué avoir trouvé le « cadre » d’un accord sur le territoire arctique.

    À la suite de ce « cadre » d’accord avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, Trump est revenu sur ses menaces de sanctions contre les pays européens opposés à ses projets.

    Certains analystes estiment que la vigueur retrouvée des marchés reflète le retour du « TACO trade », acronyme de « Trump Always Chickens Out », une expression désignant la tendance du président à adopter un ton agressif avant de faire marche arrière, ce qui rassure les marchés.

    « Il y a de nombreuses similitudes entre la secousse des marchés du Liberation Day en avril 2025 et la situation actuelle », a déclaré Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell. « Dans les deux cas, Trump a adopté une position agressive avant de reculer après les turbulences des marchés financiers ».

    Il a ajouté : « Le président américain surveille de très près l’évolution des marchés obligataires et boursiers, et la dernière chose qu’il souhaite est d’être accusé de détruire la richesse des gens ».

    Sur le plan économique, le département américain du Travail a fait état d’une légère hausse des nouvelles demandes d’allocations chômage pour la semaine close le 17 janvier. Les inscriptions initiales ont atteint 200 000, en hausse de 1 000 par rapport au chiffre révisé de 199 000 la semaine précédente.

    Les économistes anticipaient une progression à 205 000, contre 198 000 initialement annoncées pour la semaine précédente.

    Par ailleurs, des données distinctes du département du Commerce ont montré que les prix à la consommation ont augmenté en novembre conformément aux attentes des économistes.

    Du côté des secteurs, la séance de jeudi a été contrastée. Les valeurs aurifères ont fortement progressé dans le sillage de la flambée du prix de l’or, l’indice NYSE Arca Gold Bugs bondissant de 4,4 % pour atteindre un record de clôture. Les télécommunications ont également affiché une forte performance, l’indice NYSE Arca North American Telecom gagnant 2,1 % et atteignant lui aussi un sommet historique.

    Les secteurs des logiciels, des réseaux et des biotechnologies ont soutenu la surperformance du Nasdaq, tandis que les valeurs immobilières et liées au logement ont évolué à la baisse.

  • Les marchés européens en léger recul, les tensions autour du Groenland pèsent sur le moral: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens en léger recul, les tensions autour du Groenland pèsent sur le moral: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont légèrement reculé vendredi, les principaux indices se dirigeant vers une interruption de leur série de cinq semaines de hausse, sur fond de prudence des investisseurs face aux tensions géopolitiques et commerciales liées au Groenland.

    Sur le plan économique, les premières enquêtes publiées par S&P Global ont montré que l’activité du secteur privé dans la zone euro a continué de progresser à un rythme stable en janvier. La production manufacturière est repassée en territoire de croissance, tandis que l’expansion du secteur des services a ralenti pour atteindre un plus bas de quatre mois.

    L’indice flash composite HCOB de la production s’est établi à 51,5 en janvier, inchangé par rapport à décembre et légèrement inférieur aux prévisions, qui tablaient sur une hausse marginale à 51,6.

    L’indice paneuropéen Stoxx 600 a cédé 0,2 %, après avoir progressé de 1 % la veille. Le CAC 40 français a reculé de 0,3 %, tandis que le DAX allemand évoluait autour de l’équilibre. À l’inverse, le FTSE 100 britannique a légèrement progressé de 0,1 %.

    Du côté des entreprises, le titre de la banque française BNP Paribas (EU:BNP) a fléchi après des informations faisant état d’un projet de suppression d’environ 1 200 emplois d’ici la fin de 2027.

    Le groupe britannique de défense Babcock International (LSE:BAB) a également reculé après l’annonce de changements concernant la succession de son directeur général.

    Le chimiste allemand BASF (TG:BAS) a lui aussi été sous pression après avoir mis en garde contre un affaiblissement de ses résultats.

    À l’inverse, le spécialiste suisse des matériaux composites Gurit Holding (LSE:0QQR) s’est envolé après avoir annoncé des ventes 2025 supérieures à ses propres objectifs.

    Enfin, l’équipementier télécoms suédois Ericsson (NASDAQ:ERIC) s’est distingué à la hausse après avoir dépassé les attentes en matière de résultats trimestriels et annoncé un programme de rachat d’actions de 15 milliards de couronnes suédoises.