Author: Fiona Craig

  • Emeis s’envole de 6,7 % en Bourse après une croissance organique de 7 % au troisième trimestre

    Emeis s’envole de 6,7 % en Bourse après une croissance organique de 7 % au troisième trimestre

    Emeis (EU:EMEIS) a publié un chiffre d’affaires de 1,48 milliard d’euros pour le troisième trimestre 2025, en hausse de 5,6 % en données publiées et de 7 % à périmètre comparable, confirmant une légère accélération par rapport à la première moitié de l’année.

    À la suite de cette annonce, le titre a bondi de 6,7 %, soutenu par une hausse du taux d’occupation et une progression des tarifs dans l’ensemble des activités du groupe.

    Le secteur des maisons de retraite, qui représente 65 % des ventes, a affiché une croissance organique de 8,4 %, poursuivant la dynamique du premier semestre (+8,6 %).
    Ce segment a atteint un taux d’occupation de 88 %, soit une amélioration de 200 points de base, bénéficiant également des hausses tarifaires liées à la réglementation.

    Le pôle cliniques, représentant 35 % du chiffre d’affaires, a enregistré une accélération de la croissance à 4,4 % en organique, contre 1,8 % au premier semestre, portée par la hausse des volumes et l’effet prix.

    Sur le plan géographique, l’Europe du Nord et l’Europe centrale ont enregistré une croissance organique soutenue de 10,9 %, tandis que la France, premier marché du groupe (41 % des ventes), a progressé de 4 %, contre seulement 1 % au premier semestre.
    L’Europe du Sud et l’Amérique latine ont également connu une solide performance, avec une croissance organique de 9,7 %.

    Emeis a confirmé ses objectifs pour 2025, prévoyant une hausse de 15 à 18 % de son EBITDAR à périmètre constant.
    Depuis mi-2022, le groupe a réalisé 2,1 milliards d’euros de cessions d’actifs, dont 1,1 milliard déjà sécurisé.

    À moyen terme, Emeis vise une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires de 4 à 5 % et une hausse de l’EBITDAR de 12 à 16 % entre 2024 et 2028, soutenues par la poursuite de l’amélioration des taux d’occupation et une maîtrise rigoureuse des coûts d’exploitation.

  • Assystem progresse en Bourse après un chiffre d’affaires T3 supérieur aux attentes, porté par la croissance internationale

    Assystem progresse en Bourse après un chiffre d’affaires T3 supérieur aux attentes, porté par la croissance internationale

    Les actions d’Assystem (EU:ASY) ont grimpé de 3,1 % mercredi, après la publication d’un chiffre d’affaires du troisième trimestre supérieur aux estimations du marché, soutenu par la forte dynamique des activités internationales.

    Le groupe d’ingénierie a enregistré une croissance organique de 6,8 % sur la période, une performance tirée par l’accélération des projets à l’international, tandis que les activités en France sont restées conformes aux prévisions.

    La progression à l’étranger a été principalement alimentée par les projets menés au Royaume-Uni et par l’intégration réussie de Mactech. En France, la performance a été soutenue par les secteurs du cycle du combustible et de la défense, qui ont compensé la faiblesse persistante des nouveaux projets nucléaires.

    Assystem a confirmé ses objectifs pour 2025, anticipant une croissance organique d’environ 5 % et des marges stables.
    La société a toutefois souligné qu’il existait un potentiel de dépassement de ces prévisions, porté par la solidité continue de ses activités internationales.

  • Vetoquinol recule après un chiffre d’affaires T3 inférieur aux attentes, affecté par des problèmes de production

    Vetoquinol recule après un chiffre d’affaires T3 inférieur aux attentes, affecté par des problèmes de production

    Les actions de Vetoquinol (EU:VETO) ont chuté de 3,6 % après la publication d’un chiffre d’affaires trimestriel en deçà des prévisions des analystes.

    Le spécialiste de la santé animale a réalisé un chiffre d’affaires de 126,5 millions d’euros au troisième trimestre, soit environ 10 millions d’euros de moins que prévu. Cette contre-performance s’explique principalement par des effets de change défavorables et par des difficultés liées à l’internalisation programmée de la production des produits acquis auprès d’Elanco en 2020.

    Vetoquinol a enregistré une baisse organique de 1,8 % sur le trimestre, contre un repli de 0,5 % à la même période l’an dernier. Les retards de production devraient toutefois se répercuter sur le quatrième trimestre, atténuant l’impact global sur l’année.

    Lors de la conférence avec les analystes, le PDG de Vetoquinol a souligné que, malgré la croissance décevante du chiffre d’affaires au T3, les coûts demeurent bien maîtrisés et la rentabilité continue de s’améliorer. Les analystes s’attendent à un résultat opérationnel ajusté stable de 90 millions d’euros pour l’exercice 2025, malgré le ralentissement des revenus.

    En Bourse, Vetoquinol se négocie actuellement avec une décote d’environ 47 % par rapport à ses pairs, sur la base des multiples EV/EBIT 2025 estimés.
    La reprise de la croissance du chiffre d’affaires reste un enjeu central pour les prochaines années, portée notamment par le déploiement de la gamme Essentials aux États-Unis.
    Le groupe dispose par ailleurs de 550 à 600 millions d’euros de ressources financières, lui offrant une marge de manœuvre stratégique pour soutenir sa croissance future.

  • Sopra Steria enregistre une baisse organique de 2,9 % au T3 mais maintient ses prévisions pour 2025

    Sopra Steria enregistre une baisse organique de 2,9 % au T3 mais maintient ses prévisions pour 2025

    Sopra Steria (EU:SOP) a publié une baisse organique de 2,9 % de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, un résultat inférieur aux attentes du marché qui anticipait un recul limité à 1,5 %. À la suite de cette annonce, l’action du groupe a chuté de 3,2 %.

    Le chiffre d’affaires du cabinet de conseil technologique a raté les estimations des analystes de 1 à 2 %, principalement en raison de la contre-performance du marché britannique, où les revenus ont reculé de 9,5 % en organique, contre une baisse prévue d’environ 1 %.

    Cette faiblesse est liée à des retards dans le déploiement d’un important programme de défense, que la société indique désormais lancé, et qui devrait stimuler la croissance à partir de 2026.

    Malgré ces résultats décevants, Sopra Steria a confirmé ses prévisions pour l’exercice 2025, visant une croissance organique comprise entre -2,5 % et +0,5 %, tout en maintenant l’objectif d’un retour à la croissance organique positive au quatrième trimestre.

    La France a enregistré une stabilité meilleure qu’attendu, portée par des tendances plus favorables dans les secteurs de l’aéronautique, de la défense et du public, ce qui devrait permettre un retour à la croissance au T4.

    En revanche, l’unité Europe a connu une baisse organique de 3,4 %, plus marquée que le recul de 1,5 % anticipé, tandis que la division Other Solutions a enregistré une légère baisse de 0,4 %.

    L’effectif total du groupe a progressé d’environ 1 % sur un trimestre, mais reste en retrait de 1,5 % sur un an, avec un taux d’attrition en hausse à 15,3 %, contre 14,4 % en septembre 2024.

    Sopra Steria est également en recherche d’un nouveau PDG, le conseil d’administration privilégiant des candidats externes après le départ de Cyril Malargé, qui a rejoint Alten.

    Pour atteindre le milieu de sa fourchette d’objectifs annuels, l’entreprise devra enregistrer une croissance organique d’environ 6 à 6,5 % au quatrième trimestre. Toutefois, les analystes estiment que le groupe devrait se situer vers le bas de sa fourchette, le consensus du marché prévoyant désormais un recul d’environ 1,9 % sur l’ensemble de l’année.

  • Compagnie des Alpes relève sa prévision d’EBITDA malgré le ralentissement de ses parcs de loisirs

    Compagnie des Alpes relève sa prévision d’EBITDA malgré le ralentissement de ses parcs de loisirs

    Compagnie des Alpes SA (EU:CDA) a annoncé une légère révision à la hausse de sa prévision de croissance de l’EBITDA annuel, et ce, malgré un ralentissement marqué de son activité Parcs de Loisirs au quatrième trimestre.

    Le groupe français de loisirs anticipe désormais une hausse de l’EBITDA supérieure à 15 %, contre une prévision précédente d’environ 15 %, grâce à une meilleure maîtrise des coûts et à une forte efficacité opérationnelle dans l’ensemble de ses divisions.

    Sur l’exercice, la société a réalisé un chiffre d’affaires record de 1,4 milliard d’euros, en progression de 13 % en données publiées et de 9 % à périmètre comparable. Cette performance solide reflète la bonne dynamique des trois principales divisions du groupe, avec des ventes globalement conformes aux attentes du marché.

    Concernant le ralentissement observé dans les Parcs de Loisirs au quatrième trimestre, la direction a précisé qu’il s’agissait avant tout d’un effet conjoncturel lié aux conditions météorologiques et aux effets de base, et non d’un changement structurel de tendance. Les performances ont d’ailleurs varié d’un parc à l’autre.

    Pour l’exercice 2025-2026, Compagnie des Alpes affiche un optimisme prudent, soulignant que les réservations pour les stations de ski à Noël 2025 sont déjà supérieures à celles de l’an dernier. Les préventes d’Halloween et de Noël dans les Parcs restent également solides.

    Les résultats annuels complets du groupe seront publiés en décembre.

  • Métropole Télévision dépasse les prévisions au T3, mais prévoit un recul du marché publicitaire au T4

    Métropole Télévision dépasse les prévisions au T3, mais prévoit un recul du marché publicitaire au T4

    Les actions de Métropole Télévision SA (EU:MMT) ont progressé de 1 % après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, malgré un environnement publicitaire toujours difficile.

    Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) a enregistré une légère hausse sur un an, dépassant les prévisions des analystes, alors que la publicité vidéo n’a reculé que de moins de 1 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les marchés anticipaient une baisse de 2 % dans ce segment.

    Sur les neuf premiers mois de 2025, la publicité vidéo a reculé de 1,5 %, confirmant un essoufflement progressif du marché.

    Les marges bénéficiaires de l’entreprise se sont améliorées de 60 points de base sur un an, pour atteindre 13,9 %. Cette progression a été attribuée à l’absence de coûts liés aux dernières étapes de l’Euro 2024, qui avaient pesé sur les résultats du troisième trimestre 2024.

    Pour le quatrième trimestre, Métropole Télévision a livré une perspective prudente, prévenant d’un recul du marché publicitaire télévisé français par rapport à l’année précédente — une prévision qui contraste avec les estimations du marché, lesquelles tablaient sur une croissance d’environ 1 % pour ce segment.

  • Les marchés dans l’attente : résultats des géants de la tech, décision de la Fed et rencontre Trump–Xi en ligne de mire

    Les marchés dans l’attente : résultats des géants de la tech, décision de la Fed et rencontre Trump–Xi en ligne de mire

    Les investisseurs se préparent à une journée décisive, dominée par trois événements majeurs : une probable baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, une vague de résultats des grandes entreprises technologiques, et la visite diplomatique de Donald Trump en Asie, qui pourrait aboutir à une rencontre stratégique avec Xi Jinping.

    À 03h38 ET, les futures sur le Dow Jones reculaient de 0,1 % (–31 points), tandis que ceux sur le S&P 500 progressaient de 0,2 % (+17 points) et ceux sur le Nasdaq 100 gagnaient 0,4 % (+113 points). Les investisseurs restent prudents après une série de records à Wall Street, soutenus par l’engouement pour l’intelligence artificielle et les anticipations de détente monétaire.

    Nvidia continue de propulser Wall Street

    Nvidia (NASDAQ:NVDA) a de nouveau alimenté la hausse après avoir annoncé 500 milliards de dollars de commandes pour ses puces d’IA et un contrat pour construire sept superordinateurs pour le Département américain de l’Énergie. L’action a bondi de près de 5 %, rapprochant Nvidia du statut historique de première entreprise à 5 000 milliards de dollars de valorisation.

    Les géants technologiques ouvrent le bal

    L’attention se tourne désormais vers les résultats de Microsoft (NASDAQ:MSFT), Meta Platforms (NASDAQ:META) et Alphabet (NASDAQ:GOOG), attendus après la clôture des marchés. Apple (NASDAQ:AAPL) et Amazon (NASDAQ:AMZN) suivront jeudi.

    Compte tenu de leur poids colossal, ces résultats devraient influencer la trajectoire des marchés américains jusqu’à la fin de l’année. Les analystes surveilleront particulièrement les dépenses liées à l’IA et aux infrastructures cloud, moteurs clés du secteur technologique.

    La Fed sur le point de baisser les taux

    La Réserve fédérale achève aujourd’hui sa réunion de deux jours, avec une baisse de 25 points de base largement anticipée, portant la fourchette des taux entre 3,75 % et 4,00 %.

    Toute l’attention se portera sur les commentaires de Jerome Powell, qui pourraient donner des indications sur une nouvelle réduction des taux en décembre. Le contexte reste délicat, entre inflation à maîtriser et croissance à soutenir, alors que le shutdown gouvernemental prive la Fed de données économiques récentes.

    Trump en Asie : espoirs de détente commerciale

    Sur le plan géopolitique, Donald Trump poursuit sa tournée asiatique. En Corée du Sud, il a rencontré le président Lee Jae Myung à Gyeongju, évoquant un accord commercial bilatéral, tout en tempérant les attentes.

    Jeudi, Trump doit rencontrer Xi Jinping à Busan pour discuter de tarifs douaniers et d’un éventuel accord sur les précurseurs de fentanyl. Il a déclaré qu’un compromis pourrait impliquer une réduction des droits de douane américains en échange d’un engagement de Pékin à limiter les exportations.

    Trump a aussi indiqué qu’il aborderait le sujet des puces Blackwell de Nvidia, concernées par les restrictions américaines à l’exportation, point sensible dans les relations commerciales sino-américaines.

    L’or repasse au-dessus des 4 000 dollars

    Les cours de l’or se sont redressés au-dessus du seuil des 4 000 dollars l’once, après deux séances de recul, soutenus par les anticipations d’une baisse des taux.

    L’or au comptant gagnait 1,5 % à 4 010,15 dollars, tandis que les contrats à terme américains progressaient de 1,0 % à 4 023,84 dollars. Le métal jaune avait touché un creux de trois semaines, pénalisé par l’apaisement des tensions commerciales.

    Les perspectives d’une politique monétaire plus souple ravivent toutefois l’intérêt pour ce valeur refuge, même si un dollar plus fort ou un discours restrictif de Powell pourraient limiter sa progression.

  • DAX, CAC, FTSE100, Les actions européennes stables avant la décision de la Fed ; UBS dépasse les attentes

    DAX, CAC, FTSE100, Les actions européennes stables avant la décision de la Fed ; UBS dépasse les attentes

    Les marchés européens sont restés globalement inchangés mercredi, les investisseurs attendant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et analysant une série de résultats d’entreprises en Europe et aux États-Unis.

    À 08h05 GMT, le DAX allemand reculait de 0,1 %, le CAC 40 français perdait 0,2 %, tandis que le FTSE 100 britannique progressait de 0,4 %, soutenu par les valeurs financières et énergétiques.

    La Fed prête à baisser ses taux de 25 points de base

    La Fed conclura ce mercredi sa réunion de deux jours, et les marchés anticipent presque unanimement une baisse des taux de 25 points de base, plaçant le taux directeur entre 3,75 % et 4,00 %.

    Selon le CME FedWatch Tool, la probabilité de ce mouvement est estimée à 96 %. En raison du shutdown du gouvernement américain, qui limite l’accès aux données économiques, les investisseurs prêteront une attention particulière aux commentaires de Jerome Powell sur l’état de l’économie et la trajectoire future de la politique monétaire.

    Les marchés surveilleront également tout signal indiquant la fin du programme de resserrement quantitatif, engagé depuis 2022.

    Détente commerciale entre Washington et Pékin

    Le climat géopolitique s’est amélioré après que le président américain Donald Trump a annoncé son intention de réduire les droits de douane sur les importations chinoises liées aux précurseurs du fentanyl, avant sa rencontre avec le président Xi Jinping prévue jeudi en Corée du Sud.

    Les deux dirigeants devraient discuter de nouvelles mesures de désescalade commerciale, après plusieurs mois de tensions. Trump a également indiqué vouloir évoquer le processeur d’intelligence artificielle Blackwell de Nvidia (NASDAQ:NVDA) lors de cet entretien.

    Les résultats d’entreprises en première ligne

    Les investisseurs attendent aussi les résultats trimestriels des géants américains de la tech — Alphabet (NASDAQ:GOOGL), Meta Platforms (NASDAQ:META) et Microsoft (NASDAQ:MSFT) — attendus après la clôture de Wall Street. Les attentes sont élevées, les valorisations étant déjà très tendues.

    En Europe, UBS (NYSE:UBS) a annoncé une hausse de 74 % de son bénéfice net au troisième trimestre, dépassant largement les prévisions grâce à une forte activité de trading et une reprise des fusions-acquisitions.

    Deutsche Bank (TG:DBK) a enregistré une hausse de 8 % de son bénéfice avant impôts, soutenue par une solide performance dans le trading et une bonne maîtrise des coûts, tandis que Santander (LSE:BNC) a affiché une hausse de 7,8 % de son bénéfice net annuel, grâce à la vigueur de ses activités américaines.

    Mercedes-Benz (TG:MBG) a vu son résultat opérationnel chuter de plus de deux tiers, affecté par des coûts de restructuration et une concurrence accrue. Adidas (TG:ADS) a signalé une croissance plus faible en Amérique du Nord.

    Dans l’énergie, Equinor (TG:DNQ) a publié une baisse de 9,9 % de son bénéfice trimestriel, légèrement inférieure aux attentes, mais a confirmé sa prévision de croissance de la production.

    Enfin, GSK (LSE:GSK) a relevé ses prévisions de ventes pour 2025, portée par une croissance à deux chiffres dans les traitements du VIH et de l’oncologie.

    Le pétrole se stabilise après la baisse des stocks américains

    Les prix du pétrole se sont stabilisés après deux séances de repli, soutenus par une baisse inattendue des stocks de brut américains.

    Les futures sur le Brent ont reculé de 0,1 % à 63,76 dollars le baril, tandis que le WTI est resté quasi inchangé à 60,14 dollars.

    Selon l’American Petroleum Institute, les stocks de brut américain ont diminué de plus de 4 millions de barils la semaine dernière, et ceux d’essence de 6,35 millions de barils.

    Cette baisse plus importante que prévu a apporté un soutien temporaire au marché, après des informations selon lesquelles l’OPEP+ envisagerait une hausse de la production en décembre.

  • L’or reste proche de son plus bas de trois semaines avant la décision de la Fed, l’optimisme commercial pèse

    L’or reste proche de son plus bas de trois semaines avant la décision de la Fed, l’optimisme commercial pèse

    Les prix de l’or sont restés stables mercredi, évoluant près de leur plus bas niveau en trois semaines, alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine semblaient s’apaiser et que les investisseurs attendaient la décision de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt.

    À 01h40 ET (05h40 GMT), l’or au comptant gagnait 0,2 % à 3 957,42 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or américain reculaient de 0,1 % à 3 977,76 dollars. Le métal jaune a chuté ces derniers jours, atteignant son niveau le plus bas depuis début octobre.

    La réunion de la Fed sous les projecteurs

    Les marchés s’attendent largement à ce que la Réserve fédérale (Fed) annonce une baisse de taux de 25 points de base à l’issue de sa réunion de deux jours, plus tard dans la journée de mercredi.

    Cependant, les investisseurs accordent une attention particulière aux commentaires du président de la Fed, Jerome Powell, sur les perspectives à venir. Si Powell indique que de nouvelles baisses sont peu probables à court terme ou que les pressions inflationnistes persistent, la hausse des rendements réels et le renforcement du dollar pourraient limiter l’attrait du métal précieux.

    L’amélioration des relations commerciales pèse sur la demande refuge

    Les signes d’avancée dans les relations commerciales entre Washington et Pékin ont également pesé sur les prix de l’or. Des informations concernant un accord-cadre sur les droits de douane et les exportations de terres rares ont apaisé les inquiétudes des investisseurs.

    De plus, le président américain Donald Trump a déclaré son intention de réduire le tarif de 20 % sur les importations chinoises liées aux produits chimiques précurseurs du fentanyl, avant son sommet avec le président Xi Jinping en Corée du Sud jeudi.

    Trump est arrivé mercredi à Gyeongju, en Corée du Sud, après une visite à Tokyo, pour rencontrer le président sud-coréen Lee Jae Myung et discuter de coopération économique et régionale.

    Ces signaux de détente géopolitique ont réduit la demande pour les actifs refuges tels que l’or, les investisseurs retrouvant confiance dans les perspectives économiques mondiales.

    Autres métaux en légère variation

    Sur les autres marchés, l’activité est restée modérée avant la décision de la Fed. L’argent a progressé de 0,3 % à 47,45 dollars l’once, tandis que le platine a reculé de 0,6 % à 1 575,80 dollars.

    Sur le marché des métaux industriels, le cuivre de référence au London Metal Exchange a augmenté de 0,2 % à 11 053,20 dollars la tonne, tandis que les contrats américains gagnaient 0,3 % à 5,18 dollars la livre.

    Même si les attentes de baisse des taux soutiennent l’or, le regain d’optimisme économique et la détente commerciale continuent de freiner les hausses, laissant prévoir une évolution stable du métal à court terme.

  • Le pétrole progresse grâce à l’optimisme sur la réunion entre les dirigeants américains et chinois et à la baisse des stocks

    Le pétrole progresse grâce à l’optimisme sur la réunion entre les dirigeants américains et chinois et à la baisse des stocks

    Les prix du pétrole ont augmenté mercredi, soutenus par une forte baisse des stocks de brut aux États-Unis et par l’optimisme entourant la prochaine rencontre entre les dirigeants des États-Unis et de la Chine, les deux plus grands consommateurs d’énergie au monde.

    À 07h45 GMT, les contrats à terme sur le Brent ont gagné 22 cents, ou 0,34 %, à 64,62 dollars le baril, tandis que le WTI américain a progressé de 20 cents, ou 0,33 %, à 60,35 dollars le baril.

    Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé que le président Xi Jinping rencontrerait le président américain Donald Trump jeudi à Busan, en Corée du Sud, déclarant que cette rencontre « injectera un nouvel élan au développement des relations entre les États-Unis et la Chine », ajoutant que Pékin était prêt à travailler avec Washington pour « des résultats positifs ».

    La Chine a également indiqué être disposée à poursuivre la coopération avec les États-Unis sur la question du fentanyl, après que Trump a laissé entendre qu’il pourrait réduire les tarifs douaniers sur les produits chinois en échange d’un engagement de Pékin à limiter les exportations de produits chimiques précurseurs.

    Les données de l’American Petroleum Institute (API) ont révélé une baisse des stocks américains sur tous les segments. Les réserves de brut ont reculé de 4,02 millions de barils, celles d’essence de 6,35 millions et les distillats de 4,36 millions pour la semaine se terminant le 24 octobre.

    Cette baisse plus forte que prévu a provoqué une hausse des prix lors de la séance précédente et continue de soutenir le marché mercredi.

    « La baisse inattendue des stocks aux États-Unis a soutenu les prix ce matin, mais c’est l’interaction entre les risques liés aux sanctions et la position de l’OPEP+ qui dirige les marchés, » a déclaré Priyanka Sachdeva, analyste senior chez Phillip Nova.

    « Cela ne signifie pas que le rallye a un potentiel illimité. Car, même si la question de l’offre et des sanctions a été mise en avant, la demande reste faible et la capacité excédentaire demeure, » a-t-elle ajouté.

    La semaine dernière, le Brent et le WTI ont enregistré leurs plus fortes hausses hebdomadaires depuis juin, après que Donald Trump a imposé de nouvelles sanctions liées à l’Ukraine contre la Russie, visant Lukoil et Rosneft.

    Cependant, le scepticisme quant à l’impact réel des sanctions sur l’offre et les discussions concernant une éventuelle augmentation de la production par l’OPEP+ ont entraîné une baisse d’environ 2 % lors de la séance précédente.

    Le Kremlin a déclaré mardi que la Russie continuait d’offrir « une énergie de haute qualité à un bon prix », laissant à ses partenaires la décision de poursuivre ou non leurs achats.

    Des sources de l’industrie ont indiqué que plusieurs raffineurs indiens avaient suspendu leurs nouvelles commandes de pétrole russe dans l’attente d’une clarification du gouvernement, tandis que certains se tournaient vers le marché au comptant. Cependant, Indian Oil a confirmé qu’elle « ne cesserait pas d’acheter du pétrole russe tant qu’elle respecterait les sanctions. »

    Le ministre allemand de l’Économie a indiqué que les États-Unis avaient fourni des garanties écrites excluant les activités allemandes de Rosneft des sanctions, car elles ne sont plus sous contrôle russe.

    Au sein de l’OPEP+, des sources proches des négociations ont déclaré que le groupe penchait pour une augmentation modérée de la production en décembre, de l’ordre de 137 000 barils par jour.

    Enfin, le PDG de Saudi Aramco a souligné que la demande mondiale de pétrole « était forte même avant l’imposition de sanctions aux grandes compagnies pétrolières russes » et que « la demande chinoise restait solide, » soutenant l’optimisme dans le secteur énergétique.