Author: Fiona Craig

  • L’or recule après un sommet de trois mois avant l’inflation américaine et le discours de Warsh

    L’or recule après un sommet de trois mois avant l’inflation américaine et le discours de Warsh

    Les prix de l’or ont légèrement reculé mardi après avoir atteint plus tôt dans la séance leur plus haut niveau depuis plus de trois mois, certains investisseurs prenant leurs bénéfices avant la publication de données clés sur l’inflation américaine et le prochain discours du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh.

    À 01h00 ET (05h00 GMT), XAU/USD reculait de 0,3 % à 4 688,96 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 1,0 % à 4 746,09 dollars. XAG/USD gagnait 0,8 % à 69,51 dollars l’once et XPT/USD avançait de 0,5 % à 1 889,32 dollars. L’indice du dollar américain restait pratiquement inchangé à 98,98.

    Les rachats du Trésor maintiennent les inquiétudes sur le dollar et les finances publiques

    Malgré le léger repli de mardi, l’or reste nettement plus élevé après un rally qui l’a porté à son plus haut niveau depuis plus de trois mois.

    La dernière phase de cette progression est intervenue après les fortes hausses de la semaine dernière, lorsque le Trésor américain a annoncé son intention d’au moins doubler ses achats de dette publique à plus longue échéance. Cette décision a ravivé les inquiétudes concernant la politique budgétaire américaine, le pouvoir d’achat futur du dollar et l’intérêt pour des réserves de valeur alternatives.

    L’intervention du Trésor a fait baisser les rendements obligataires et affaibli le dollar, rendant l’or libellé en devise américaine moins coûteux pour les acheteurs étrangers. Elle a également suscité de nouvelles interrogations sur la viabilité des finances publiques américaines et sur le risque que les efforts visant directement à contenir les coûts d’emprunt finissent par éroder la confiance dans le dollar.

    Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré être prêt à accroître les achats de dette à plus longue échéance, même s’il n’a fourni lundi aucune nouvelle indication laissant penser que des mesures supplémentaires étaient imminentes. Il a également indiqué que l’administration dévoilerait prochainement une initiative budgétaire destinée à répondre au coût élevé du financement public.

    Ce changement de politique a remis en avant ce que les marchés appellent le « debasement trade », qui avait contribué à la progression d’environ 65 % de l’or en 2025.

    Les investisseurs adoptant cette stratégie utilisent essentiellement l’or comme couverture contre le risque que des politiques budgétaires expansionnistes et des conditions financières plus accommodantes finissent par réduire le pouvoir d’achat du dollar à long terme.

    L’attention se tourne désormais vers les prochaines données sur l’inflation américaine et le premier discours de Warsh à Jackson Hole. Une inflation plus faible pourrait renforcer les anticipations d’une politique plus accommodante de la Réserve fédérale, tandis qu’un message plus restrictif pourrait peser sur les actifs sans rendement comme l’or.

    Les sanctions contre l’Iran et les tensions commerciales soutiennent la diversification

    Les incertitudes géopolitiques et commerciales contribuent également à la demande de diversification des portefeuilles.

    Washington a menacé de sanctions économiques les pays qui continueraient à faire des affaires avec l’Iran dans le cadre de sa campagne visant à isoler Téhéran. Parallèlement, les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada se sont intensifiées après l’échec des négociations, Washington ayant imposé des droits de douane de 50 % sur certains produits canadiens et menacé d’appliquer le même taux aux voitures, camions et pièces automobiles canadiennes à partir de janvier 2027.

    Ces évolutions remettent en avant le rôle traditionnel de l’or comme outil de diversification, alors que les investisseurs doivent composer avec les inquiétudes budgétaires, les frictions commerciales, les risques géopolitiques et les incertitudes entourant la politique monétaire.

    Tony Sycamore, analyste senior des marchés chez IG, estime que l’évolution récente des cours laisse peu de doute sur le fait que l’or a probablement établi une base autour de son plus bas de fin juin, proche de 3 942 dollars.

    Selon Sycamore, la hausse initiale de l’or en août reflétait en partie l’optimisme entourant une éventuelle percée diplomatique au Moyen-Orient, qui aurait pu faire baisser les prix du pétrole et réduire la pression exercée sur les banques centrales pour relever leurs taux d’intérêt.

    Ce scénario ne s’est finalement pas concrétisé, mais l’or a poursuivi sa progression grâce au retour du « debasement trade », alimenté par l’intervention du Trésor.

    Sycamore a indiqué que l’or avait désormais franchi la résistance de sa ligne de tendance autour de 4 420 dollars ainsi que sa moyenne mobile à 200 jours, proche de 4 515 dollars, renforçant ainsi la configuration technique haussière. Il s’attend à ce que les replis attirent des acheteurs alors que le métal vise désormais une prochaine zone de résistance majeure située entre 4 900 et 5 000 dollars.

  • Le pétrole tombe à son plus bas niveau en une semaine alors que les marchés relativisent les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran

    Le pétrole tombe à son plus bas niveau en une semaine alors que les marchés relativisent les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran

    Les prix du pétrole ont reculé mardi à leur plus bas niveau depuis une semaine, les opérateurs considérant que les dernières menaces de sanctions américaines contre l’Iran présentent un risque immédiat moins important pour l’approvisionnement mondial en brut qu’une nouvelle escalade militaire.

    Les contrats à terme sur le Brent ont perdu 35 cents, soit 0,38 %, à 91,82 dollars le baril à 0810 GMT, tandis que le West Texas Intermediate américain a reculé de 41 cents, ou 0,48 %, à 84,60 dollars.

    Le Brent a atteint son niveau le plus bas depuis le 19 août, tandis que le WTI est tombé à son plus faible niveau depuis le 17 août.

    Ole Hansen, responsable de la stratégie sur les matières premières chez Saxo Bank, a estimé que le passage d’une escalade militaire à une pression économique accrue dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran avait réduit une partie de l’inquiétude sur les marchés pétroliers. Il a ajouté que l’annonce des sanctions américaines avait été moins sévère que ne le craignaient les investisseurs.

    L’Iran a promis de riposter à l’élargissement de la campagne de sanctions américaines, que l’administration Trump présente comme un moyen de couper les ressources économiques de Téhéran. Les autorités iraniennes se sont dites convaincues que leurs principaux partenaires commerciaux résisteraient aux pressions de Washington.

    Les États-Unis ont averti les pays qu’ils devaient réduire leurs relations commerciales avec l’Iran sous peine de risquer des sanctions secondaires. Le département du Trésor s’est toutefois abstenu d’imposer immédiatement de nouvelles pénalités.

    Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, n’a pas précisé quels pays pourraient être visés ni à quelle date d’éventuelles sanctions entreraient en vigueur, indiquant plutôt que les gouvernements disposeraient d’un délai pour se conformer aux nouvelles directives de Washington.

    La pression économique réduit les craintes immédiates sur l’offre pétrolière

    Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré lundi que Washington n’excluait pas le recours à la force militaire contre l’Iran. L’accent davantage placé sur les mesures économiques a néanmoins atténué les craintes que le conflit provoque immédiatement de nouvelles perturbations de l’approvisionnement pétrolier au Moyen-Orient.

    Ce changement d’approche a contribué à réduire une partie de la prime de risque géopolitique qui avait soutenu les cours du brut lors des précédentes phases de forte tension militaire.

    Le risque de perturbations physiques n’a cependant pas disparu, en particulier autour du détroit d’Hormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce énergétique mondial.

    Les risques de perturbation persistent dans le détroit d’Hormuz

    « L’Iran conserve toujours la capacité de riposter en perturbant le transport maritime, ce qui continue de maintenir une prime résiduelle dans le prix du pétrole », a déclaré Tim Waterer, analyste en chef des marchés chez KCM.

    Les inquiétudes concernant la sécurité maritime sont restées élevées mardi après qu’un pétrolier a été touché par un projectile non identifié et immobilisé à environ neuf milles nautiques, soit 16,7 kilomètres, au nord-est d’Ash Shishah, à Oman, selon l’United Kingdom Maritime Trade Operations.

    Le trafic dans le détroit d’Hormuz reste également fortement limité. Les données maritimes ont montré que seuls deux pétroliers avaient traversé cette voie stratégique lundi, soit le plus faible nombre quotidien de navires transportant des matières premières depuis le début du mois de mai. Les deux navires entraient dans le Golfe.

    Le conflit a ravivé les inquiétudes concernant le détroit d’Hormuz, par lequel transitait historiquement environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole avant le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran le 28 février.

    La réduction du trafic a accentué les préoccupations concernant la disponibilité du brut et d’autres approvisionnements énergétiques, conduisant certains pays à puiser dans leurs réserves pétrolières commerciales et stratégiques.

    Une raffinerie russe touchée par un drone ukrainien

    Les inquiétudes sur l’offre ont également été alimentées par des événements en Russie, où la raffinerie de Novoshakhtinsk, dans la région méridionale de Rostov, a été endommagée pendant la nuit par un drone ukrainien.

    Le gouverneur régional a indiqué que les opérations de la raffinerie avaient été suspendues à la suite de l’attaque.

    Même si ces risques physiques continuent d’apporter un certain soutien aux cours du brut, le recul de mardi suggère que les opérateurs considèrent actuellement le recours accru de Washington à la pression économique contre l’Iran comme moins susceptible de perturber immédiatement les flux pétroliers mondiaux qu’une nouvelle escalade militaire.

  • Le Bitcoin dépasse 80 000 dollars alors que le ‘debasement trade’ pèse sur le dollar

    Le Bitcoin dépasse 80 000 dollars alors que le ‘debasement trade’ pèse sur le dollar

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a atteint mardi son plus haut niveau depuis plus de trois mois, alors que les inquiétudes croissantes concernant la santé des finances publiques américaines ont pesé sur le dollar et encouragé les investisseurs à renforcer leur exposition aux cryptomonnaies.

    La première cryptomonnaie mondiale a gagné 4,7 % à 80 760,8 dollars à 01h57 ET (05h57 GMT), après avoir brièvement atteint 81 220,4 dollars, son niveau le plus élevé depuis trois mois.

    Cette nouvelle progression place le Bitcoin en bonne voie pour enregistrer une hausse lors de huit des neuf dernières séances, après un net rebond au cours de la semaine écoulée. Les rachats de positions vendeuses ont également renforcé la dynamique, le rally contraignant les opérateurs baissiers à sortir du marché.

    Les rachats d’obligations du Trésor alimentent le « debasement trade »

    Une grande partie de la récente progression du Bitcoin est liée aux inquiétudes croissantes concernant la politique budgétaire américaine et les perspectives à long terme du dollar.

    Ces préoccupations se sont intensifiées la semaine dernière lorsque le Trésor américain a annoncé son intention de pratiquement doubler le rythme de ses rachats d’obligations afin de contenir la récente hausse des rendements.

    Cette annonce a alimenté les craintes que le dollar ne subisse les conséquences d’une intervention plus active du Trésor sur les marchés obligataires, favorisant ce que les investisseurs appellent le « debasement trade ».

    « L’annonce du programme de rachat du Trésor a fait évoluer le discours du marché, qui est passé de rendements plus élevés à une dépréciation du dollar américain, alimentant un dollar plus faible, un or plus fort et des points morts d’inflation plus élevés. Si les comparaisons avec le QE sont exagérées, l’incertitude croissante entourant la politique économique et les interrogations sur l’indépendance de la Fed pèsent sur le dollar américain », ont déclaré les analystes d’OCBC dans une note.

    Cette évolution a renforcé l’intérêt des investisseurs pour des actifs comme l’or et les cryptomonnaies, considérés par certains acteurs du marché comme susceptibles d’offrir une protection contre les turbulences sur les marchés obligataires et des changes.

    Le Bitcoin a particulièrement bénéficié de cette tendance. Ses performances relativement faibles depuis le début de l’année avant le récent rebond ont également attiré des investisseurs cherchant à profiter de niveaux de valorisation plus bas.

    Le rally du Bitcoin déclenche 457 millions de dollars de liquidations de positions vendeuses

    Le rebond rapide a provoqué d’importantes pertes pour les opérateurs qui pariaient sur une baisse du Bitcoin.

    Les données de Coinglass montrent que plus de 457 millions de dollars de positions vendeuses sur le Bitcoin ont été liquidées au cours des dernières 24 heures alors que le cours continuait de progresser.

    Cette nouvelle vague de liquidations prolonge le mouvement observé la semaine dernière, lorsque le brusque rebond du Bitcoin avait éliminé plusieurs milliards de dollars de positions baissières.

    Le phénomène s’est également propagé aux autres cryptomonnaies. Selon Coinglass, environ 112,3 millions de dollars de positions vendeuses sur l’Ether ont été liquidées au cours des dernières 24 heures.

    Les altcoins progressent dans le sillage du Bitcoin

    L’ensemble du marché des cryptomonnaies a suivi la hausse du Bitcoin mardi, la plupart des principaux actifs numériques enregistrant des gains.

    L’Ether, deuxième cryptomonnaie mondiale, a progressé de 2,2 % à 2 510,0 dollars, tandis que le XRP a également gagné 2,2 %.

    Solana s’est distingué avec un bond de 7,6 %. Cardano a avancé de 3,3 %, tandis que BNB a progressé de 2,3 %.

    La tendance était plus contrastée parmi les memecoins. Dogecoin a gagné 1,3 %, tandis que $TRUMP a reculé de 1,5 %.

    La progression généralisée témoigne d’une amélioration du sentiment sur le marché des cryptomonnaies, soutenue par la faiblesse du dollar, les inquiétudes budgétaires et les rachats de positions vendeuses.

  • Les États-Unis élargissent les sanctions contre l’Iran tandis que le Bitcoin dépasse 80 000 dollars et que les marchés attendent Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les États-Unis élargissent les sanctions contre l’Iran tandis que le Bitcoin dépasse 80 000 dollars et que les marchés attendent Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains ont progressé mardi, alors que les investisseurs attendent les résultats de Nvidia (NASDAQ:NVDA) et d’importantes données sur l’inflation plus tard dans la semaine. Les marchés évaluent également l’élargissement de la campagne de sanctions de Washington contre l’Iran, tandis que le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a poursuivi son rally au-dessus de 80 000 dollars.

    Les prix du pétrole ont reculé après l’annonce par la Maison-Blanche de nouvelles mesures visant à isoler davantage l’Iran du système financier mondial. Du côté des entreprises, Intuit (NASDAQ:INTU) figure parmi les principaux groupes devant publier leurs résultats après la clôture des marchés américains.

    Les contrats à terme américains progressent avant les résultats de Nvidia

    Les contrats à terme de Wall Street indiquaient une ouverture positive. À 03h08 ET (07h08 GMT), ceux sur le Dow Jones gagnaient 89 points, soit 0,2 %, tandis que ceux sur le S&P 500 progressaient de 20 points, ou 0,3 %. Les contrats à terme sur le Nasdaq 100 avançaient de 165 points, soit 0,6 %.

    Cette progression intervient après une séance négative pour les principaux indices américains, durant laquelle la pression vendeuse sur les valeurs exposées à l’intelligence artificielle, notamment les fabricants de semi-conducteurs et les fournisseurs d’équipements pour puces, a compensé les gains enregistrés dans les secteurs financier et des biens de consommation de base.

    Les investisseurs se tournent désormais vers les prochains résultats trimestriels de Nvidia, considérés comme un indicateur important de la demande dans le secteur de l’intelligence artificielle. Les données sur l’inflation attendues plus tard dans la semaine seront également suivies de près afin d’obtenir de nouvelles indications sur les perspectives de politique monétaire.

    Les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada constituent une autre source d’incertitude. Les négociations n’ont pas permis de parvenir à un accord susceptible d’éviter les droits de douane américains proposés de 50 % sur un large éventail de produits canadiens, poussant Ottawa à menacer d’imposer des mesures de rétorsion équivalentes.

    Les analystes de Vital Knowledge ont toutefois souligné que ces mesures ne devraient pas entrer en vigueur avant plusieurs semaines, laissant davantage de temps pour poursuivre les négociations. Les droits de douane américains envisagés sur les exportations canadiennes d’automobiles, de camions et d’acier ont également été reportés à janvier 2027.

    La Maison-Blanche intensifie la pression économique sur l’Iran

    Les développements géopolitiques restent également au centre de l’attention après que le secrétaire au Trésor Scott Bessent a présenté lundi un nouveau paquet de mesures économiques contre l’Iran.

    Bessent a décrit cette initiative comme une « offensive économique contre les connexions financières de l’Iran » à travers le monde, destinée à perturber les « facilitateurs » de Téhéran et à accentuer son isolement financier.

    Il a ajouté que le président Donald Trump demandait aux autres pays de formuler des « demandes spécifiques pour mettre fin à leurs interactions » avec l’Iran, alors que Washington intensifie sa pression économique depuis le début du conflit à la fin du mois de février.

    Bien que les nouvelles sanctions ne soient pas encore entrées en vigueur, la Maison-Blanche a fixé un calendrier afin que les pays réduisent progressivement leurs activités avec l’Iran.

    Bessent a averti que « toute entité facilitant le blanchiment d’argent pour le compte de l’Iran » serait exclue du système du dollar américain, ajoutant que « le compte à rebours vient de commencer ».

    Le Brent recule alors que les opérateurs minimisent le risque immédiat sur l’offre

    Les marchés pétroliers ont réagi avec un calme relatif à ces annonces. Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 0,6 % à 91,58 dollars le baril mardi, après que le Brent et le West Texas Intermediate américain eurent tous deux clôturé la séance précédente en baisse de plus de 2 %.

    Le WTI évoluait autour de son plus bas niveau depuis une semaine, les prises de bénéfices après plusieurs semaines de hausse contribuant également au recul.

    « Les prix du pétrole ont baissé hier malgré le renouvellement des projets américains visant à renforcer la pression économique sur l’Iran », ont déclaré les analystes d’ING dans une note adressée à leurs clients.

    « [L]es opérateurs [considèrent] les efforts des États-Unis visant à éloigner leurs partenaires du commerce avec l’Iran comme marginaux plutôt que susceptibles de faire bouger le marché. »

    ING a également souligné l’incertitude entourant la volonté de Washington de risquer sa fragile trêve commerciale avec la Chine, premier acheteur d’énergie iranienne, en appliquant de manière agressive des sanctions secondaires.

    Les résultats d’Intuit attendus après les réductions d’effectifs

    Sur le front des entreprises, Intuit (NASDAQ:INTU) doit publier ses résultats après la clôture de Wall Street mardi.

    En mai, l’éditeur de logiciels avait abaissé ses prévisions annuelles de chiffre d’affaires pour son activité de préparation fiscale TurboTax et annoncé son intention de réduire ses effectifs de 17 %.

    La restructuration devrait supprimer environ 3 000 postes et a été perçue comme une tentative de simplifier les opérations du groupe tout en concentrant davantage ses ressources sur ses propres produits d’intelligence artificielle.

    Ces annonces avaient alors pesé sur l’action et renforcé les inquiétudes concernant la concurrence des nouveaux systèmes d’IA. Les grands modèles de langage généralistes peuvent réaliser certaines fonctions similaires à celles proposées par TurboTax, même sans accès à des données financières propriétaires, ce qui soulève des interrogations sur l’avantage concurrentiel à long terme de l’activité.

    Le Bitcoin dépasse 80 000 dollars

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a prolongé sa récente envolée pour atteindre son niveau le plus élevé depuis plus de trois mois, soutenu par d’importants flux vers les ETF au comptant sur le Bitcoin et par un appétit pour le risque toujours solide.

    La première cryptomonnaie mondiale a gagné 4,0 % à 80 415,7 dollars à 03h48 ET, après avoir brièvement atteint 81 220,4 dollars.

    Le Bitcoin se dirige désormais vers une huitième séance de hausse sur les neuf dernières. Les rachats de positions vendeuses ont également renforcé le mouvement après que le récent rebond eut provoqué la liquidation d’un grand nombre de positions baissières.

    Les inquiétudes concernant la santé des finances publiques américaines ont également contribué au rally. Ces préoccupations se sont intensifiées après que le Trésor américain a annoncé la semaine dernière son intention de pratiquement doubler le rythme de ses rachats d’obligations afin de limiter la récente hausse des coûts d’emprunt de l’État.

  • Le rally du gaz naturel européen marque une pause alors que le ‘jour J’ contre l’Iran ne perturbe pas l’offre

    Le rally du gaz naturel européen marque une pause alors que le ‘jour J’ contre l’Iran ne perturbe pas l’offre

    Les prix du gaz naturel européen ont peu évolué mardi, restant proches de leurs plus hauts niveaux depuis cinq mois alors que les opérateurs réévaluaient les risques géopolitiques après que les dernières sanctions de Washington contre l’Iran n’ont pas provoqué de perturbation immédiate de l’approvisionnement énergétique.

    Les contrats à terme néerlandais de référence à échéance rapprochée et les contrats de gros britanniques comparables sont restés pratiquement inchangés, consolidant après une forte progression hebdomadaire d’environ 7 % qui avait porté les prix régionaux à leurs niveaux les plus élevés depuis la mi-mars.

    Cette pause intervient après un net retournement des cours du pétrole pendant la nuit, les opérateurs du secteur énergétique ayant réduit une partie de la prime de risque géopolitique intégrée aux prix. Le très médiatisé « jour J économique » de l’administration Trump contre l’Iran s’est finalement traduit par des mesures plus conventionnelles et moins sévères que ne le craignaient initialement les marchés.

    Les investisseurs avaient abordé la semaine en anticipant de possibles nouvelles contraintes sur l’offre après que des responsables américains eurent menacé d’imposer des sanctions secondaires aux pays et entreprises continuant à commercer avec Téhéran.

    Les mesures annoncées par Washington ont toutefois principalement renforcé les restrictions existantes visant le transport maritime et les technologies iraniennes, sans introduire de blocus maritime inattendu ni de saisies immédiates de navires dans le golfe Persique.

    Les risques liés au détroit d’Hormuz continuent de soutenir les prix du gaz

    Le Brent a effacé ses gains précédents pour évoluer autour de 91,50 dollars le baril, réduisant les craintes d’un nouveau choc immédiat sur les coûts à travers les marchés mondiaux de l’énergie.

    Les risques entourant le détroit d’Hormuz n’ont toutefois pas disparu. Les perturbations persistantes du transit physique par cette voie maritime stratégique continuent d’entretenir une prime de risque géopolitique sur les prix de gros du gaz en Europe.

    Cette situation non résolue maintient les opérateurs en alerte face à tout développement susceptible d’affecter les flux de gaz naturel liquéfié ou d’autres cargaisons énergétiques transitant par le Golfe.

    La stabilité relative des prix observée mardi ne signifie donc pas nécessairement que les inquiétudes concernant l’offre se sont sensiblement atténuées. Le marché semble plutôt consolider après son récent rally tout en évaluant le risque d’une nouvelle escalade.

    Les stocks européens restent préoccupants avant l’automne

    Au-delà des développements géopolitiques, la situation de l’approvisionnement énergétique européen reste relativement fragile à l’approche de la saison de chauffage automnale.

    Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations souterraines de stockage de gaz dans l’Union européenne sont remplies à un peu plus de 60 % de leur capacité totale.

    La forte demande estivale d’électricité, alimentée en partie par une utilisation accrue de la climatisation, a compliqué les efforts visant à reconstituer les réserves. Dans le même temps, les perturbations touchant les cargaisons de GNL en provenance du Qatar ont encore ralenti le processus saisonnier de remplissage des stocks.

    Avec des réserves inférieures à des niveaux plus confortables et des incertitudes persistantes concernant les flux de GNL à travers le Moyen-Orient, le marché européen du gaz reste exposé à un regain de volatilité malgré la pause observée mardi.

  • Les Bourses européennes rebondissent alors que les menaces de sanctions contre l’Iran déçoivent les craintes du marché : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes rebondissent alors que les menaces de sanctions contre l’Iran déçoivent les craintes du marché : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont progressé mardi, rebondissant après avoir récemment atteint leurs plus bas niveaux depuis plusieurs semaines, les investisseurs ayant été rassurés par le fait que le très médiatisé « jour J économique » de Washington contre l’Iran n’a pas provoqué de perturbation immédiate de l’approvisionnement énergétique mondial.

    L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a gagné 0,4 %, effaçant une partie des pertes enregistrées lors des dernières séances. Le DAX allemand et le CAC 40 français ont tous deux avancé de plus de 0,4 %, tandis que le FTSE 100 de Londres a progressé de 0,1 %.

    Ce rebond intervient après plusieurs semaines de forte volatilité sur les marchés mondiaux, durant lesquelles les investisseurs ont dû composer avec la hausse des coûts de l’énergie, des rendements obligataires à long terme élevés et une rhétorique de plus en plus tendue autour du Moyen-Orient.

    Les marchés avaient abordé lundi en anticipant des mesures potentiellement sévères après que l’administration Trump eut présenté son futur dispositif contre l’Iran comme un « jour J économique ». Washington avait également menacé d’imposer des sanctions secondaires aux pays étrangers maintenant des relations commerciales avec Téhéran.

    Les mesures annoncées se sont finalement révélées moins perturbatrices que ne le craignaient les investisseurs, réaffirmant largement la position existante des États-Unis plutôt que d’imposer de nouvelles restrictions immédiates et inattendues sur les flux mondiaux de pétrole.

    Le pétrole se stabilise avec l’apaisement des craintes sur l’offre

    Les marchés de l’énergie ont réagi en s’éloignant de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs semaines. Les contrats à terme sur le Brent avaient chuté de plus de 2 % pendant la nuit avec l’atténuation des inquiétudes géopolitiques, avant de se stabiliser mardi autour de 91,50 dollars le baril.

    La stabilisation des cours du pétrole a apporté un certain soulagement aux marchés européens en réduisant les craintes qu’une nouvelle envolée des coûts énergétiques alimente l’inflation et augmente les dépenses dans les chaînes d’approvisionnement industrielles.

    La baisse des tensions sur les marchés énergétiques a également contribué à améliorer l’appétit pour le risque après plusieurs semaines de volatilité.

    Le PIB allemand du deuxième trimestre dépasse les prévisions grâce aux exportations

    Les actions européennes ont également bénéficié de données économiques allemandes meilleures que prévu, les chiffres révisés montrant que la première économie européenne a progressé plus rapidement qu’initialement estimé au deuxième trimestre.

    Le produit intérieur brut allemand a augmenté de 1,0 % sur un an, dépassant les attentes de 0,9 % et accélérant par rapport à la croissance de 0,7 % enregistrée au trimestre précédent.

    Sur une base trimestrielle, Destatis a fait état d’une progression de 0,3 %, supérieure à l’estimation préliminaire de 0,2 %.

    Les exportations ont joué un rôle important dans cette performance, progressant de 2,0 % par rapport au trimestre précédent, soutenues notamment par les expéditions de produits chimiques, d’électronique et de matériel de transport.

    Ces chiffres ont rassuré les investisseurs sur la capacité de l’économie allemande à conserver une dynamique de croissance sous-jacente malgré des coûts d’emprunt élevés et une demande intérieure des consommateurs encore modérée.

    Le projet du Trésor américain fait reculer les rendements obligataires

    Les marchés actions ont également profité d’un recul des rendements des obligations souveraines mondiales après des informations concernant une possible évolution de la stratégie de financement du Trésor américain.

    Les rendements des bons du Trésor de référence ont reculé par rapport à leurs récents sommets après des informations selon lesquelles le département américain du Trésor pourrait utiliser les liquidités détenues dans son Treasury General Account pour financer l’élargissement de son programme de rachat de dette.

    Le recours aux réserves de trésorerie existantes, plutôt qu’à une augmentation des émissions de bons du Trésor à court terme, pourrait réduire la quantité nette de nouvelle dette que les investisseurs doivent absorber.

    Le rendement du Bund allemand à 10 ans est ainsi revenu vers 3,23 %, réduisant une partie de la pression exercée sur les valorisations des actions européennes par la hausse des coûts de financement.

    L’attention des investisseurs se tourne désormais vers les résultats très attendus de Nvidia Corp. mercredi, ainsi que vers le discours du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, à Jackson Hole vendredi.

    Chesnara et Vistry se distinguent à Londres

    Parmi les valeurs britanniques, Chesnara (LSE:CSN) a gagné près de 5 % après avoir annoncé une solide génération de capital.

    Vistry (LSE:VTY) a progressé de 10 % après que le constructeur immobilier a obtenu 350 millions de livres de financement public dans le cadre du Social and Affordable Homes Programme afin de soutenir la construction de nouveaux logements.

    La combinaison d’un apaisement des inquiétudes géopolitiques, de données économiques allemandes meilleures que prévu et d’une baisse des rendements obligataires a permis aux marchés européens de retrouver une partie de leur confiance après plusieurs séances difficiles.

  • Air France-KLM progresse après le relèvement de Kepler à Conserver

    Air France-KLM progresse après le relèvement de Kepler à Conserver

    L’action Air France-KLM (EU:AF) a gagné 2 % dans les premiers échanges à Paris mardi après que Kepler Cheuvreux a relevé sa recommandation sur le groupe aérien franco-néerlandais de Réduire à Conserver, estimant que le titre avait désormais atteint une valorisation équitable après son récent recul.

    Kepler maintient son objectif de cours à 11,50 euros, alors que l’action a perdu environ 12 % depuis que le courtier avait abaissé sa recommandation sur Air France-KLM il y a environ un mois.

    Lors de cette précédente dégradation, Kepler jugeait le cours de l’action « quelque peu ambitieux » après le début de la crise iranienne. La baisse enregistrée depuis a ramené le titre à un niveau globalement conforme à l’objectif fixé par le courtier.

    « En l’absence d’une escalade majeure de la crise iranienne, nous estimons que le cours actuel de l’action reflète correctement les perspectives commerciales de l’entreprise », ont déclaré les analystes de Kepler.

    Kepler relève ses prévisions de bénéfices à court terme

    Le courtier a également actualisé son modèle financier après la publication des résultats du deuxième trimestre d’Air France-KLM, relevant de 20 % son estimation de bénéfice pour l’exercice en cours.

    Les modifications apportées aux prévisions à moyen terme sont beaucoup plus limitées, de l’ordre de 1 %, ce qui montre que l’amélioration des estimations concerne principalement les perspectives bénéficiaires à court terme.

    Kepler explique en grande partie cette révision à la hausse par des prévisions plus modérées concernant le prix du carburant. Malgré cette amélioration, les estimations du courtier restent légèrement inférieures au consensus Visible Alpha, avec un écart compris dans une fourchette basse à moyenne à un chiffre en pourcentage.

    Le relèvement de recommandation intervient après des résultats trimestriels meilleurs que prévu. Air France-KLM a enregistré un résultat opérationnel ajusté de 484 millions d’euros au deuxième trimestre, contre 736 millions d’euros un an auparavant.

    Malgré ce recul sur un an, le résultat a nettement dépassé le consensus de 327 millions d’euros établi à partir des prévisions des analystes interrogés par la compagnie.

    Air France-KLM réduit à nouveau ses prévisions de capacité

    Parallèlement à ses résultats, Air France-KLM a abaissé ses prévisions de capacité pour l’ensemble de l’année, dans un environnement opérationnel qui reste difficile.

    Le groupe prévoit désormais une baisse de 1 % de ses capacités sur les liaisons court et moyen-courriers, tandis que la capacité globale devrait progresser de 2 % à 3 %.

    Il s’agit de la deuxième révision à la baisse des perspectives du transporteur. Avant le début du conflit au Moyen-Orient en février, Air France-KLM tablait sur une croissance annuelle de ses capacités comprise entre 3 % et 5 %.

    Malgré ces prévisions réduites et la persistance des incertitudes géopolitiques, Kepler estime que le récent recul de l’action Air France-KLM a ramené sa valorisation à un niveau reflétant plus justement les perspectives actuelles du groupe.

  • Le fils du fondateur d’EssilorLuxottica quitte ses fonctions de direction après des tensions présumées avec le PDG

    Le fils du fondateur d’EssilorLuxottica quitte ses fonctions de direction après des tensions présumées avec le PDG

    Leonardo Maria Del Vecchio, fils du défunt fondateur d’EssilorLuxottica (EU:EL), Leonardo Del Vecchio, va quitter ses fonctions de direction au sein du groupe franco-italien d’optique après des informations faisant état de tensions croissantes avec le directeur général Francesco Milleri.

    EssilorLuxottica a confirmé mardi que Del Vecchio quitterait ses fonctions de président de la marque Ray-Ban et de directeur de la stratégie, confirmant ainsi une information publiée précédemment par le quotidien financier italien MF-Milano Finanza. Selon le journal, sa démission prendra effet le 31 août.

    MF a rapporté que Del Vecchio avait critiqué la manière dont l’entreprise était dirigée dans une lettre de démission consultée par le journal. Il aurait qualifié la gestion du groupe de « distante » et « impersonnelle ».

    Malgré son départ de ses fonctions opérationnelles, Del Vecchio entend rester impliqué en tant qu’actionnaire par l’intermédiaire de Delfin, la holding de la famille Del Vecchio. Il détient une participation de 12,5 % dans Delfin et a indiqué qu’il continuerait à défendre l’indépendance d’EssilorLuxottica, sa croissance à long terme et la stabilité de sa structure actionnariale.

    Delfin reste le principal actionnaire d’EssilorLuxottica, avec une participation de 32,4 % dans le groupe d’optique.

    Les relations avec Francesco Milleri se seraient détériorées

    Ce départ marque un changement notable pour Leonardo Maria Del Vecchio, âgé de 31 ans, qui était jusqu’à présent considéré comme proche du directeur général d’EssilorLuxottica, Francesco Milleri. Il y a seulement quelques mois, Del Vecchio avait déclaré que le travail de Milleri à la tête du groupe restait conforme à la vision de son défunt père.

    Les relations entre les deux hommes se seraient toutefois détériorées après l’échec de la tentative de Del Vecchio de racheter les participations détenues par deux de ses frères et sœurs dans Delfin. Milleri occupe également la fonction de président de la holding familiale.

    Après l’échec de cette opération, Del Vecchio s’était plaint du manque de coopération du conseil d’administration de Delfin.

    Leonardo Maria Del Vecchio n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant son départ.

    Sa démission intervient après un autre changement impliquant la famille Del Vecchio. Son demi-frère Rocco Basilico, également actionnaire de Delfin, avait quitté EssilorLuxottica l’année dernière.

    Commentant le départ de Del Vecchio, un porte-parole d’EssilorLuxottica a déclaré : « Nous exprimons notre gratitude pour sa contribution à la croissance du groupe et à la réalisation de la vision stratégique défendue par son père. Nous lui souhaitons autant de succès dans sa nouvelle entreprise. »

  • Wall Street attendue prudente avant Nvidia et le symposium de Jackson Hole : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Wall Street attendue prudente avant Nvidia et le symposium de Jackson Hole : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquent une ouverture globalement stable lundi, laissant présager une séance sans direction claire alors que les investisseurs attendent les résultats trimestriels de Nvidia (NASDAQ:NVDA) et le symposium économique de Jackson Hole plus tard cette semaine.

    Cette prudence intervient après le rebond de vendredi, lorsque les principaux indices ont récupéré une partie des pertes enregistrées lors de la forte baisse de jeudi. Malgré cette reprise, les trois grands indices ont terminé la semaine en nette baisse.

    Le projet de rachats du Trésor soutient les futures et les obligations

    Les contrats à terme indiquaient initialement une ouverture plus faible avant de se redresser à la suite d’une information de CNBC concernant les projets récemment annoncés par le département du Trésor visant à accroître les rachats de dette à plus longue échéance.

    Citant deux hauts responsables du Trésor, CNBC a indiqué que le département pourrait utiliser son General Account, doté de près de 1 000 milliards de dollars, afin de contribuer au financement du doublement de ses rachats de dette.

    Les rendements des bons du Trésor ont reculé après cette information. Le rendement à dix ans a notamment fortement baissé après avoir sensiblement progressé au cours des deux séances précédentes sur fond d’inquiétudes concernant la dette publique américaine.

    Le repli des rendements a contribué à stabiliser les contrats à terme sur actions, même si les investisseurs restent réticents à prendre des positions plus importantes avant les principaux événements de la semaine.

    Nvidia et Jackson Hole au centre de l’attention

    Les résultats trimestriels de Nvidia (NASDAQ:NVDA) devraient constituer l’un des rendez-vous d’entreprise les plus suivis de la semaine, tandis que l’intervention du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh au symposium économique de Jackson Hole pourrait fournir de nouvelles indications sur la politique monétaire.

    « [Le président de la Fed Kevin] Warsh doit prononcer le discours principal vendredi, et les marchés chercheront davantage de clarté à la fois sur son évaluation de l’inflation et sur le « changement de régime » plus large qu’il a préconisé à la Fed », a déclaré Daniela Hathorn, Senior Market Analyst chez Capital.com.

    Elle a ajouté : « Il s’est montré réticent à fournir des indications prospectives conventionnelles, ce qui signifie que son discours pourrait se concentrer davantage sur la fonction de réaction de la Fed et sa philosophie à long terme que sur des indications explicites concernant ce que les responsables monétaires feront en septembre. »

    L’absence de statistiques économiques américaines majeures dans l’immédiat pourrait également inciter certains investisseurs à rester en retrait avant la publication mercredi des chiffres très attendus de l’inflation à la consommation.

    Wall Street rebondit vendredi mais recule sur la semaine

    Les actions américaines ont retrouvé le chemin de la hausse vendredi après les fortes pertes de la séance précédente, les trois principaux indices terminant nettement dans le vert.

    Le Dow Jones Industrial Average a progressé de 517,80 points, soit 1 %, à 53 277,01. Le Nasdaq a gagné 113,29 points, ou 0,4 %, à 26 180,45, tandis que le S&P 500 a avancé de 33,21 points, soit 0,4 %, pour terminer à 7 674,37.

    Ce rebond n’a toutefois pas suffi à effacer les pertes hebdomadaires. Le Nasdaq a chuté de 2,1 % sur la semaine, le S&P 500 de 1,4 % et le Dow de 0,9 %.

    Une partie de la hausse de vendredi semble avoir été alimentée par des achats à bon compte après la baisse de jeudi, lorsque la progression du pétrole et le rebond des rendements obligataires avaient fortement pesé sur les actions.

    Le pétrole et les tensions avec l’Iran restent des risques majeurs

    Les cours du brut ont fluctué vendredi tout en conservant l’essentiel de leurs gains récents. Les contrats à terme sur le pétrole américain sont restés pratiquement inchangés sur la séance après avoir progressé de plus de 6 % sur la semaine.

    Les tensions au Moyen-Orient restent une source importante d’incertitude, alors que l’administration Trump privilégie désormais des mesures économiques plus sévères contre l’Iran plutôt que de nouvelles opérations militaires américaines de grande ampleur.

    La perspective d’une confrontation prolongée continue d’alimenter les inquiétudes concernant les marchés de l’énergie et les perspectives d’inflation.

    « Les résultats de Nvidia la semaine prochaine pourraient ramener une partie de l’attention sur les bénéfices des entreprises mais, à l’approche de l’automne, un certain froid commence à s’installer sur les marchés », a déclaré Dan Coatsworth, head of markets chez AJ Bell.

    Il a ajouté : « Les investisseurs chercheront une couverture rassurante lorsque le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh s’exprimera lors de la réunion de Jackson Hole à la fin de ce mois. »

    Les courtiers et les valeurs aurifères dominent les hausses

    Plusieurs secteurs ont enregistré de solides performances lors du rebond de vendredi. Les valeurs de courtage ont figuré parmi les plus fortes progressions, propulsant le NYSE Arca Broker/Dealer Index de 3,7 % à un record de clôture.

    Les valeurs aurifères ont également bénéficié de la forte progression du prix de l’or, le NYSE Arca Gold Bugs Index bondissant de 2,5 % pour atteindre son plus haut niveau de clôture en quatre mois.

    Les compagnies aériennes, les valeurs de la santé et les groupes pharmaceutiques ont également enregistré des gains importants, tandis que les services aux collectivités ont reculé.

  • Les Bourses européennes stables dans l’attente des sanctions américaines contre l’Iran : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes stables dans l’attente des sanctions américaines contre l’Iran : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont peu évolué lundi, les investisseurs évitant de prendre des positions importantes avant de connaître les détails de ce que Washington présente comme sa campagne de sanctions la plus sévère à ce jour contre l’Iran et les pays qui continuent de commercer avec Téhéran.

    Les développements géopolitiques partagent l’attention des investisseurs avec une semaine chargée sur les fronts économique et des entreprises. Nvidia (NASDAQ:NVDA) doit publier ses résultats, tandis que les prochaines données sur l’inflation américaine et le discours du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh à Jackson Hole pourraient donner une nouvelle orientation aux marchés mondiaux.

    Les principaux indices européens évoluent dans des marges étroites

    Les mouvements sont restés limités dans la région, les principaux indices européens affichant seulement de faibles variations.

    Le CAC 40 français a reculé de 0,2 %, tandis que le DAX allemand s’est maintenu légèrement au-dessus de l’équilibre. À Londres, le FTSE 100 a progressé d’environ 0,1 %.

    Ces variations modestes reflètent la prudence des investisseurs, qui attendent d’évaluer l’ampleur des sanctions américaines attendues et leurs conséquences potentielles sur les marchés de l’énergie, l’inflation et les perspectives économiques.

    GSK progresse après une approbation au Japon contre l’hépatite B

    Parmi les valeurs individuelles, GSK (LSE:GSK) a légèrement progressé à Londres après avoir obtenu au Japon la première approbation mondiale pour son traitement expérimental contre l’hépatite B chronique.

    Cette étape réglementaire a soutenu le titre du groupe pharmaceutique, alors que les investisseurs évaluent le potentiel commercial du traitement.

    De son côté, le groupe bancaire français BNP Paribas (EU:BNP) a reculé après avoir confirmé son intention de poursuivre une procédure d’appel dans le cadre du contentieux lié au Soudan.

    Skanska monte après un contrat pour un centre de données à Prague

    Le groupe suédois de construction Skanska (TG:SKNB) a progressé après avoir remporté auprès de CRA Prague Gateway DC un contrat portant sur la construction d’un nouveau centre de données en périphérie de Prague, en Tchéquie.

    Ce contrat a fourni un catalyseur spécifique au titre Skanska au cours d’une séance européenne par ailleurs relativement calme.

    Alors que les marchés européens manquent de direction, l’attention devrait rester concentrée sur les prochaines sanctions américaines contre l’Iran, les résultats de Nvidia, les données sur l’inflation et le discours de Warsh à Jackson Hole.