Author: Fiona Craig

  • Les rendements de la zone euro restent proches de leurs sommets pluriannuels avant la décision de la BCE

    Les rendements de la zone euro restent proches de leurs sommets pluriannuels avant la décision de la BCE

    Les rendements des obligations souveraines de la zone euro sont restés proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années jeudi, alors que les investisseurs attendaient la décision de la Banque centrale européenne sur les taux d’intérêt après la hausse de l’inflation et des prix de l’énergie.

    La BCE devrait largement relever ses taux d’intérêt de 25 points de base lors de la réunion de son Conseil des gouverneurs à Francfort, ce qui porterait le taux de la facilité de dépôt à 2,50%.

    Le rendement de l’obligation d’État allemande à deux ans, sensible à l’évolution des anticipations de politique monétaire, évoluait autour de 3,037%, à proximité de son plus haut niveau depuis deux ans.

    Le rendement du Bund allemand de référence à 10 ans s’établissait à 3,432%, restant proche du plus haut de 15 ans atteint plus tôt dans la semaine.

    Les investisseurs attendaient également les nouvelles projections économiques de la BCE et les déclarations de sa présidente Christine Lagarde concernant les perspectives de politique monétaire.

    L’inflation de la zone euro atteint 3,3%

    Les anticipations concernant une hausse des taux de la BCE ont évolué depuis le milieu de l’été, lorsque les marchés s’attendaient en grande partie à ce que les taux d’intérêt restent inchangés.

    Le Brent évoluait au-dessus de 100 dollars le baril dans un contexte de conflit militaire persistant dans le golfe Persique, augmentant les coûts énergétiques pour les économies européennes dépendantes des importations d’énergie.

    L’inflation de la zone euro a atteint 3,3% en août, tandis que la composante énergétique a progressé de 14,3%.

    Selon les informations fournies, les intervenants de marché s’attendent à ce que les nouvelles projections des services de la BCE intègrent des estimations plus élevées de l’inflation à moyen terme mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé.

    Une hausse des taux de 25 points de base était entièrement intégrée dans les prix des marchés financiers, déplaçant l’attention vers la conférence de presse de Lagarde pour obtenir des indications sur les éventuelles décisions de politique monétaire ultérieures.

    Les investisseurs chercheront à déterminer si la hausse attendue en septembre sera suivie d’un nouveau resserrement monétaire à l’automne. La BCE n’a pas encore pris la décision de septembre décrite dans les informations fournies.

    L’inflation américaine attendue avant la réunion de la Réserve fédérale

    En dehors de la zone euro, les investisseurs attendent également la publication vendredi de l’indice des prix à la consommation aux États-Unis.

    Ces données sur l’inflation feront suite aux chiffres de l’emploi non agricole américain, qui ont dépassé les attentes la semaine précédente.

    La Réserve fédérale doit tenir sa prochaine réunion du Federal Open Market Committee les 15 et 16 septembre.

    Les chiffres de l’inflation américaine pourraient modifier les anticipations du marché concernant la politique de taux d’intérêt de la Réserve fédérale, même si l’issue de la réunion reste soumise à la décision de la banque centrale.

  • L’action Abivax gagne 3% après l’initiation de couverture de Goldman Sachs à Acheter

    L’action Abivax gagne 3% après l’initiation de couverture de Goldman Sachs à Acheter

    L’action Abivax (EU:ABVX) a progressé de 3,0% à 104,2 euros sur Euronext Paris après que Goldman Sachs a initié la couverture des American Depositary Shares de la société avec une recommandation « Acheter » et un objectif de cours de 155 dollars.

    Goldman Sachs a cité le potentiel de l’obefazimod, le principal candidat-médicament d’Abivax, développé pour le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, notamment la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.

    La banque a indiqué que les données cliniques de phase avancée dans la rectocolite hémorragique avaient réduit le risque lié au développement clinique de ce candidat-médicament administré par voie orale.

    Goldman Sachs a qualifié l’obefazimod d’opportunité « multiblockbuster » dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et estime que les ventes maximales potentielles pourraient atteindre 4 milliards d’euros (4,65 milliards de dollars) dans la rectocolite hémorragique.

    La banque prévoit également des ventes maximales potentielles de 3,5 milliards d’euros dans la maladie de Crohn, avec des données issues d’un essai clinique de phase intermédiaire attendues à la mi-2027.

    Ces projections de ventes sont des estimations de Goldman Sachs et ne constituent pas des revenus futurs établis ou garantis.

    Abivax comptait 11 recommandations Acheter avant la couverture de Goldman Sachs

    Avant l’initiation de la couverture par Goldman Sachs, Abivax comptait 11 recommandations « Acheter » et aucune recommandation « Conserver » ou « Vendre » parmi les analystes mentionnés dans les informations fournies.

    Les recommandations, objectifs de cours et prévisions de ventes des analystes représentent les opinions et estimations des établissements financiers concernés et ne garantissent pas les performances financières ou boursières futures.

    Par ailleurs, Bank of America a déclaré début septembre auprès de l’autorité française des marchés financiers que sa participation dans Abivax avait franchi le seuil de 5% du capital.

    Cette déclaration réglementaire établit que la participation de Bank of America a dépassé ce seuil, mais ne permet pas, à elle seule, d’établir les raisons de cette évolution ni les intentions d’investissement de la banque.

    Les prochains résultats d’Abivax sont prévus le 21 septembre

    La prochaine publication de résultats d’Abivax est prévue le 21 septembre. Selon les informations fournies, les derniers résultats trimestriels de la société ont dépassé les attentes du consensus.

    L’action Abivax a atteint un plus haut intrajournalier de 105,1 euros au cours de la séance, contre un plus haut sur 52 semaines de 139 euros.

    Sur les marchés américains, le S&P 500 progressait de 0,2% et le Dow Jones gagnait 0,4%.

  • L’action Spie gagne 1,8% après le relèvement de Jefferies à Acheter

    L’action Spie gagne 1,8% après le relèvement de Jefferies à Acheter

    L’action Spie SA (EU:SPIE) a progressé de 1,8% à 44,52 euros après que Jefferies a relevé sa recommandation sur le groupe français d’ingénierie de « Conserver » à « Acheter ».

    Jefferies estime que la croissance organique de Spie approche d’un point bas et a qualifié les risques politiques entourant le titre d’« exagérés ».

    Le courtier estime que Spie offre un rendement de flux de trésorerie disponible de 8% et a qualifié l’action de « très bon marché » après son recul durant l’été.

    Jefferies prévoit une accélération de la croissance en 2027 et 2028, citant une augmentation de l’activité dans les réseaux électriques à haute tension en Allemagne et la construction de centres de données.

    Le courtier s’attend également à une atténuation des difficultés affectant les activités françaises de Spie dans la fibre et les solutions pour les bâtiments.

    Deutsche Bank maintient un objectif de cours de 57 euros

    Deutsche Bank a initié le suivi de Spie le 1er septembre avec une recommandation « Acheter » et un objectif de cours de 57 euros.

    La banque a cité ses anticipations d’amélioration de la croissance et de demande liée à l’électrification et à la décarbonation.

    JPMorgan, Morgan Stanley, UBS et Kepler Capital attribuent également au titre des recommandations « Surpondérer » ou « Acheter », selon les informations fournies. L’objectif de cours moyen des analystes était supérieur au cours de l’action Spie au moment de la publication.

    Les recommandations et objectifs de cours des analystes représentent les opinions et estimations des établissements concernés et ne garantissent pas l’évolution future du cours de l’action.

    Spie a enregistré une croissance de son chiffre d’affaires au premier semestre

    Les résultats de Spie pour le premier semestre 2026, publiés le 30 juillet, ont fait apparaître une croissance du chiffre d’affaires comprise entre le milieu et le haut de la fourchette à un chiffre par rapport à la même période de l’année précédente, tandis que les marges opérationnelles sont restées globalement stables.

    Les activités de l’entreprise comprennent des services liés aux infrastructures énergétiques, aux infrastructures intelligentes et à la maintenance nucléaire sur des marchés comprenant notamment la France, l’Allemagne et les Pays-Bas.

    Aux États-Unis, le S&P 500 progressait de 0,2%, tandis que le Nasdaq était globalement stable.

  • Kering, LVMH, Hermès et Dior reculent avec la hausse des rendements obligataires français

    Kering, LVMH, Hermès et Dior reculent avec la hausse des rendements obligataires français

    Les valeurs françaises du luxe ont reculé mercredi, Kering (EU:KER) perdant 4,97%, soit la plus forte baisse parmi les composantes du CAC 40.

    LVMH (EU:MC) a cédé 3,59%, Christian Dior (EU:CDI) a reculé de 3,28% et Hermès (EU:RMS) a perdu 2,32%.

    Ces baisses ont coïncidé avec une hausse des rendements des obligations d’État françaises. Le rendement de l’OAT française à 10 ans a atteint 4,1% alors que les prix du pétrole progressaient.

    La hausse des rendements obligataires peut affecter la valorisation des entreprises qui se négocient à des multiples de bénéfices plus élevés. Selon les informations fournies, le ratio cours/bénéfice de Kering était supérieur à 40.

    Les valeurs du luxe prolongent leur baisse de 2026

    Les mouvements de mercredi interviennent également dans un contexte de recul plus général des valeurs du luxe depuis le début de 2026.

    Le secteur est confronté à des incertitudes concernant la demande chinoise ainsi qu’à des changements de recommandations d’analystes. Les informations fournies citent notamment la récente dégradation de la recommandation de HSBC sur LVMH.

    Sur un mois, l’action Kering a reculé de 18,98%, tandis que LVMH a perdu 14,32%.

    Hermès a baissé de 13,85% sur la même période et Christian Dior a cédé 13,45%.

    Les informations fournies ne permettent pas de déterminer si l’une de ces quatre actions constitue une opportunité d’achat à la suite de ces baisses.

  • Les contrats à terme de Wall Street reculent alors que le Brent dépasse 100 dollars : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street reculent alors que le Brent dépasse 100 dollars : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains indiquaient une ouverture en baisse mercredi, alors que les cours du pétrole prolongeaient leur progression récente, le Brent dépassant 100 dollars le baril pour la première fois depuis juillet.

    Les contrats à terme sur le brut américain progressaient également d’environ 3 % après que les forces américaines ont détruit cinq pétroliers iraniens à la suite d’attaques de missiles balistiques menées par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien contre un navire de guerre de la marine américaine.

    Le Commandement central des États-Unis a déclaré que l’Iran avait utilisé ces pétroliers dans le cadre d’un réseau de plusieurs milliards de dollars finançant l’IRGC et des groupes régionaux qui lui sont alliés.

    L’Iran a ensuite lancé des missiles visant des positions militaires américaines en Jordanie.

    La hausse du pétrole replace l’inflation au centre de l’attention

    La progression des prix du brut intervient avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale prévue la semaine prochaine, alors que les investisseurs évaluent les conséquences potentielles de la hausse des coûts de l’énergie sur l’inflation.

    « Le Brent dépassant 100 dollars le baril a eu un effet psychologique sur le marché, faisant passer un indicateur hypothétique d’inquiétude concernant l’inflation au niveau ‘sérieux’ et entraînant les actifs financiers à la baisse », a déclaré Dan Coatsworth, responsable des marchés chez AJ Bell.

    « Le prix du pétrole a désormais bondi de 28 % depuis le début du mois d’août », a-t-il ajouté. « Une telle progression pourrait donner la nausée aux entreprises et aux consommateurs à l’idée de fortes hausses des coûts et de coûts d’emprunt potentiellement plus élevés si les banques centrales choisissent de lutter contre l’inflation par des hausses de taux d’intérêt. »

    Les investisseurs attendent également les données américaines sur l’inflation à la consommation et à la production prévues plus tard cette semaine, qui pourraient influencer les anticipations concernant la politique monétaire.

    Le Dow Jones perd plus de 600 points

    Les actions américaines ont clôturé en baisse mardi, lors de la reprise des échanges après le week-end du Labor Day.

    Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 628,18 points, soit 1,2 %, à 52 786,07. Le S&P 500 a perdu 45,08 points, soit 0,6 %, à 7 673,52, tandis que le Nasdaq Composite a baissé de 85,58 points, soit 0,3 %, à 26 421,41.

    Les prix du pétrole avaient également progressé pendant la séance de mardi après de nouvelles opérations militaires impliquant les États-Unis et l’Iran.

    Les contrats à terme sur le brut américain ont gagné près de 2 % après que les États-Unis ont frappé trois pétroliers iraniens au cours du week-end, à la suite de tirs de missiles balistiques iraniens en direction de deux navires de guerre de la marine américaine.

    L’Iran a déclaré qu’il riposterait à toute nouvelle attaque américaine contre ses actifs, tandis que les forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont indiqué qu’elles répondraient aux attaques des forces houthies.

    Téhéran a également déclaré qu’un accord avec Oman concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz était imminent.

    Amgen recule de plus de 10 %

    Les actions Amgen (NASDAQ:AMGN) ont perdu plus de 10 % mardi après que Novartis (NYSE:NVS) a publié les résultats d’un essai clinique avancé portant sur un traitement concurrent contre le cholestérol.

    Les valeurs pharmaceutiques ont également reculé plus largement, entraînant une baisse de 3,2 % du NYSE Arca Pharmaceutical Index.

    La hausse des rendements des bons du Trésor a également coïncidé avec un recul des valeurs immobilières sensibles aux taux d’intérêt, le Philadelphia Housing Sector Index perdant 2,8 %.

    Les valeurs de la santé, des compagnies aériennes et des biotechnologies ont également baissé, tandis que les secteurs des réseaux, du pétrole et des semi-conducteurs ont enregistré des gains.

  • Les actions européennes reculent après de nouvelles frappes au Moyen-Orient, avant la décision de la BCE : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes reculent après de nouvelles frappes au Moyen-Orient, avant la décision de la BCE : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont reculé mercredi après de nouveaux échanges militaires impliquant les États-Unis et l’Iran, tandis que les investisseurs se préparaient également à la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne attendue jeudi.

    Les forces américaines ont détruit cinq pétroliers iraniens, tandis que l’Iran a ensuite lancé des frappes de missiles visant la Jordanie, ajoutant un nouvel épisode au conflit en cours au Moyen-Orient.

    Les marchés intégraient également une hausse de 25 points de base des taux d’intérêt de la BCE lors de sa réunion de jeudi.

    Le CAC 40 français a reculé de 1,9 %, le DAX allemand a perdu 1,7 % et le FTSE 100 britannique a baissé de 1,1 %.

    Les valeurs énergétiques progressent avec un Brent au-dessus de 100 dollars

    Les groupes énergétiques figuraient parmi les valeurs en hausse alors que le Brent dépassait 100 dollars le baril.

    BP Plc (LSE:BP.), Shell (LSE:SHEL) et TotalEnergies (EU:TTE) ont progressé avec la hausse des cours du pétrole, sur fond de préoccupations concernant de nouvelles perturbations potentielles de l’approvisionnement mondial en provenance de la région du Golfe.

    Ailleurs, le fournisseur suisse de matériaux de construction Holcim (TG:HLBN) a reculé après avoir investi dans Cloud Cycle, une start-up britannique proposant un système de données en temps réel pour les activités de béton prêt à l’emploi.

    Le fournisseur français de solutions tubulaires Vallourec (EU:VK) a également baissé après avoir signé un accord avec Saudi Aramco portant sur la fourniture de tubes Oil Country Tubular Goods.

    Victrex, Energean et Aberdeen progressent

    Victrex (LSE:VCT) a progressé après avoir relevé ses prévisions de bénéfice avant impôts pour l’ensemble de l’exercice et nommé un directeur financier par intérim.

    Energean (LSE:ENOG) a également avancé après avoir annoncé une hausse de 45 % de son bénéfice au premier semestre.

    Aberdeen (LSE:ABDN) a progressé après avoir nommé Torbjorn Magnusson à la présidence du groupe.

  • Le Brent approche 100 dollars alors que les attaques au Moyen-Orient accentuent les préoccupations sur l’approvisionnement

    Le Brent approche 100 dollars alors que les attaques au Moyen-Orient accentuent les préoccupations sur l’approvisionnement

    Le Brent évoluait près de 100 dollars le baril mercredi, retrouvant des niveaux observés pour la dernière fois en juillet, alors que les marchés évaluaient de nouvelles opérations militaires au Moyen-Orient et leur impact potentiel sur l’approvisionnement pétrolier de la région.

    À 06h14 GMT, les contrats à terme sur le Brent progressaient de 1,3 % à 99,22 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate américain gagnait 1,2 % à 94,13 dollars le baril.

    Le Brent a progressé d’environ 25 % depuis le début du mois d’août, alors que les combats ont repris dans le conflit qui dure depuis six mois et que les anticipations d’un règlement permanent ont diminué.

    Les attaques au Moyen-Orient restent au centre de l’attention

    Le conflit s’est intensifié mardi lorsque les forces houthies du Yémen soutenues par l’Iran ont mené des frappes contre plusieurs villes d’Arabie saoudite.

    Les forces américaines ont également frappé plusieurs pétroliers iraniens, tandis que l’Iran a pris pour cible une base américaine en Jordanie et attaqué des navires.

    « La dynamique haussière se renforce sur les marchés du brut alors que le Brent approche du seuil psychologique important de 100 dollars le baril », a déclaré Priyanka Sachdeva, responsable des analyses de marché chez Phillip Nova.

    Les marchés pétroliers évaluent les conséquences potentielles des dernières attaques sur l’approvisionnement du Moyen-Orient, après de précédentes frappes ayant affecté des infrastructures énergétiques régionales et d’importantes routes maritimes.

    L’Arabie saoudite a détourné une partie de ses exportations pétrolières du détroit d’Ormuz. Selon les analystes, des attaques prolongées contre le pays pourraient compliquer les efforts visant à maintenir les exportations de brut vers les marchés mondiaux.

    « Les attaques de l’Iran contre les installations énergétiques saoudiennes et la destruction ultérieure de cinq pétroliers iraniens ont suscité des inquiétudes concernant une nouvelle perturbation prolongée de l’approvisionnement en pétrole », ont déclaré les analystes d’OCBC dans une note.

    La hausse du pétrole s’ajoute aux facteurs surveillés pour l’inflation

    Les analystes surveillent également l’impact de la hausse des cours du brut sur l’inflation, notamment dans les économies asiatiques fortement dépendantes des importations d’énergie.

    « Un Brent à 100 dollars ne doit pas être considéré simplement comme un seuil psychologique. Il s’agit d’un niveau d’alerte pour l’économie dans son ensemble », a déclaré Sachdeva.

    Le rapprochement du Brent vers 100 dollars intervient alors que les marchés continuent d’évaluer la durée du conflit au Moyen-Orient et ses conséquences potentielles sur les infrastructures énergétiques, les routes maritimes et les exportations régionales de pétrole brut.

  • L’or repasse au-dessus de 4 400 dollars avec le recul du dollar avant les données sur l’inflation américaine

    L’or repasse au-dessus de 4 400 dollars avec le recul du dollar avant les données sur l’inflation américaine

    Les cours de l’or ont progressé mercredi, repassant au-dessus de 4 400 dollars l’once après trois séances consécutives de baisse, tandis que le dollar américain reculait et que les investisseurs évaluaient les perspectives de taux d’intérêt de la Réserve fédérale ainsi que les développements au Moyen-Orient.

    À 22h04 ET (06h04 GMT), l’or au comptant a progressé de 1,1 % à 4 402,41 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or ont gagné 0,2 % à 4 445,85 dollars.

    Les autres métaux précieux ont également progressé. L’argent au comptant a gagné 1,5 % à 66,76 dollars l’once et le platine a avancé de 1,6 % à 1 848,23 dollars. L’indice du dollar américain a reculé de 0,2 % à 98,70.

    L’or se redresse après trois séances de baisse

    La progression de l’or au comptant intervient après une baisse cumulée de 2,6 % au cours des trois séances précédentes.

    Le métal est resté en dessous des niveaux enregistrés la semaine dernière après que des données plus solides sur l’emploi américain ont renforcé les anticipations du marché concernant une éventuelle hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale lors de sa réunion des 14 et 15 septembre.

    Les marchés intégraient une probabilité d’environ 60 % d’une hausse des taux de la Fed ce mois-ci.

    Les anticipations de taux d’intérêt sont importantes pour les métaux précieux car l’or ne génère pas de revenus d’intérêts, tandis qu’une hausse des rendements obligataires peut accroître les rendements relatifs disponibles sur les actifs portant intérêt.

    Les investisseurs attendent désormais les données sur l’inflation américaine prévues plus tard cette semaine afin d’obtenir de nouvelles indications sur l’orientation potentielle de la politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Les prix du pétrole et les développements au Moyen-Orient restent surveillés

    Les marchés évaluaient également les développements au Moyen-Orient et leurs conséquences potentielles sur les prix de l’énergie et l’inflation.

    Les forces américaines ont récemment détruit cinq pétroliers iraniens transportant du brut près de l’île de Kharg, principal centre d’exportation de pétrole de l’Iran, après une tentative d’attaque de missile contre un navire de guerre américain.

    Le Brent est resté proche de 100 dollars le baril, maintenant les prix de l’énergie parmi les facteurs surveillés avant la réunion de la Réserve fédérale.

    Les analystes d’ANZ ont indiqué que les investisseurs semblaient réduire leur exposition à l’or avant la réunion du Federal Open Market Committee, alors que la hausse des prix de l’énergie contribuait à l’augmentation des rendements obligataires. Ils ont également indiqué que les achats d’or des banques centrales se poursuivaient.

    La banque centrale chinoise a acheté environ 650 000 onces d’or en août, soit sa plus importante augmentation mensuelle depuis 2023.

    L’or évolue dans une fourchette relativement étroite autour de 4 400 dollars depuis son rebond à partir de niveaux proches de 4 000 dollars en juillet. Le récent recul a ramené le métal sous sa moyenne mobile à 200 jours, tandis que les marchés continuent de surveiller les achats des banques centrales, les rendements obligataires, les prix de l’énergie et la politique monétaire de la Réserve fédérale.

  • Le pétrole atteint 100 dollars alors que les marchés évaluent le conflit au Moyen-Orient, les taux et les tensions commerciales USA-Canada : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Le pétrole atteint 100 dollars alors que les marchés évaluent le conflit au Moyen-Orient, les taux et les tensions commerciales USA-Canada : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains évoluaient entre stabilité et légère hausse mercredi, alors que les investisseurs évaluaient de nouveaux développements militaires impliquant les États-Unis et l’Iran, les mouvements des marchés pétrolier et obligataire, les évolutions dans l’intelligence artificielle et le regain de tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada.

    À 02h48 ET (06h48 GMT), les contrats à terme sur le S&P 500 progressaient de 6 points, soit 0,1 %, tandis que ceux sur le Nasdaq 100 gagnaient 57 points, soit 0,2 %. Les contrats à terme sur le Dow étaient globalement inchangés.

    Les actions de Wall Street ont reculé mardi après des échanges d’attaques entre les États-Unis et l’Iran et des frappes contre l’Arabie saoudite menées par les forces houthies du Yémen.

    Les valeurs technologiques ont également été affectées par la réaction du marché au modèle GPT-6 Astra d’OpenAI, les sociétés de logiciels et de services reculant tandis que certaines entreprises liées aux infrastructures d’intelligence artificielle, notamment les fabricants de puces et les groupes industriels liés aux centres de données, ont suscité l’intérêt des investisseurs.

    Les obligations d’État américaines ont également subi des pressions vendeuses. Le rendement du Treasury américain à dix ans évoluait juste en dessous de 5 %, proche de son niveau le plus élevé depuis près de deux décennies.

    Le département du Trésor américain doit commencer mercredi un programme visant à au moins doubler la taille des rachats de dette à plus longue échéance, à 4 milliards de dollars par opération.

    Les analystes de Vital Knowledge ont estimé que les rachats pourraient dépasser les indications initiales et être « peut-être aussi importants que 10 milliards de dollars ».

    L’Iran fait état de frappes contre une base et des navires américains

    Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a déclaré avoir mené mercredi des frappes contre une base militaire en Jordanie utilisée par les forces américaines et avoir ciblé 10 navires.

    L’Iran a affirmé que les frappes avaient causé des dégâts importants. Les autorités jordaniennes ont toutefois déclaré que 18 des 20 missiles iraniens avaient été interceptés et que les deux autres étaient tombés dans des zones inhabitées.

    L’IRGC a également déclaré avoir ciblé deux navires américains et huit pétroliers qui tentaient de traverser une partie du détroit d’Ormuz qu’il a qualifiée de « interdite et dangereuse ».

    Selon les informations fournies, le détroit est de fait resté fermé à la navigation commerciale pendant le conflit.

    Ces derniers développements ont suivi des frappes américaines ayant détruit cinq pétroliers iraniens.

    Lors d’une visite en Colombie, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué que les échanges d’attaques pourraient se poursuivre, déclarant que l’Iran « perdra des pétroliers » lorsqu’il tentera de « frapper des navires de guerre américains ».

    Le Brent atteint brièvement 100 dollars le baril

    Les contrats à terme sur le Brent ont brièvement atteint 100 dollars le baril avant de s’établir à 99,91 dollars à 03h16 ET, en hausse de 2,0 %.

    Les analystes de Vital Knowledge ont indiqué que l’impact de la reprise des opérations militaires avait été partiellement compensé par les efforts américains visant à faire transiter du pétrole non iranien par le détroit d’Ormuz et par les anticipations d’un éventuel accord sur la navigation entre l’Iran et Oman.

    La hausse des prix de l’énergie est également évaluée à l’approche de plusieurs réunions de banques centrales. La Banque centrale européenne devrait relever ses taux d’intérêt lors de sa réunion de jeudi, alors que les responsables monétaires examinent les pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie.

    Les marchés estimaient également à environ 60 % la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale lors de sa réunion de la semaine prochaine.

    Les États-Unis annoncent des restrictions sur les importations canadiennes

    Le président américain Donald Trump a signé mardi des décrets interdisant l’importation de plusieurs catégories de produits canadiens, notamment les boissons alcoolisées, les motos et les produits laitiers.

    Les restrictions doivent entrer en vigueur le 29 septembre et font suite aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada sur des produits américains, entrés en vigueur après minuit mardi.

    Les mesures canadiennes ont suivi l’instauration le mois dernier par les États-Unis de droits de douane de 50 % sur 20 milliards de dollars de produits canadiens.

    Le Premier ministre canadien Mark Carney a indiqué que le Canada devrait envisager de développer ses relations commerciales au-delà des États-Unis dans le contexte de ce différend.

    Le yen reste proche de son plus haut niveau depuis sept mois

    Le yen japonais est resté mercredi proche de son niveau le plus élevé depuis février.

    La paire USD/JPY évoluait autour de 153,18 après que le yen a atteint 152,89 mardi. La devise japonaise a gagné environ 4 % au cours du mois de septembre.

    Ce mouvement intervient alors que les marchés évaluent les anticipations d’un nouveau resserrement monétaire de la Banque du Japon, la possibilité d’un rapatriement des investissements détenus à l’étranger par les investisseurs japonais et les pressions exercées par Washington en faveur d’un yen plus fort.

    L’indice du dollar américain évoluait près de son niveau le plus bas depuis presque deux semaines avant la publication vendredi des données sur l’inflation américaine et les réunions de la Réserve fédérale et de la Banque du Japon prévues la semaine prochaine.

  • Les prix du gaz européen atteignent des sommets pluriannuels face aux risques sur l’approvisionnement en GNL au Moyen-Orient

    Les prix du gaz européen atteignent des sommets pluriannuels face aux risques sur l’approvisionnement en GNL au Moyen-Orient

    Les prix de gros du gaz naturel en Europe et au Royaume-Uni ont progressé mercredi, alors que les marchés évaluaient l’impact potentiel de l’escalade des opérations militaires impliquant les États-Unis et l’Iran sur les approvisionnements en gaz naturel liquéfié transitant par le Moyen-Orient.

    Le contrat Dutch TTF à échéance rapprochée a atteint 79 euros par mégawattheure, son niveau le plus élevé depuis 2023.

    Au Royaume-Uni, le contrat de gros NBP équivalent a progressé à 196 pence par therm, atteignant son niveau le plus élevé depuis fin 2022.

    Les marchés évaluent les risques d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz

    La hausse des prix du gaz a suivi de nouveaux développements militaires au Moyen-Orient.

    Les forces houthies du Yémen soutenues par l’Iran ont mené mardi des attaques contre plusieurs villes d’Arabie saoudite. Les développements ont également inclus des frappes américaines contre plusieurs pétroliers iraniens ainsi qu’une attaque de missile iranienne visant une base militaire américaine en Jordanie.

    Les marchés de l’énergie surveillent les conséquences potentielles pour la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du trafic mondial de gaz naturel liquéfié, le Qatar constituant l’une des principales sources de GNL transporté par cette voie maritime.

    Les groupes énergétiques européens pourraient faire face à une concurrence accrue avec les acheteurs asiatiques pour obtenir des cargaisons alternatives de GNL si les expéditions via le golfe Persique étaient perturbées. Le Brent évoluait également autour de 99,50 dollars le baril.

    Les stocks européens de gaz se situent autour de 64 %

    La hausse des prix de gros du gaz intervient alors que l’Europe approche de la fin de sa période estivale de remplissage des stocks, avec des réserves inférieures à leur moyenne saisonnière sur cinq ans.

    Les données de Gas Infrastructure Europe montrent que les installations souterraines de stockage sont remplies à environ 64 % de leur capacité.

    Le remplissage des stocks en août et au début du mois de septembre a été affecté par une demande accrue de gaz pour la production d’électricité pendant les périodes de fortes températures, par des opérations de maintenance sur les gazoducs offshore en Norvège et par des retards dans les livraisons de GNL qatari.

    La hausse des prix du gaz naturel et du pétrole brut est également surveillée en raison de son impact potentiel sur les coûts énergétiques et l’inflation en Europe.

    La Banque centrale européenne doit annoncer jeudi sa dernière décision de politique monétaire. Les marchés monétaires intégraient une hausse de 25 points de base des taux d’intérêt, alors que les investisseurs évaluaient l’accélération de l’inflation globale dans la zone euro, notamment la hausse des prix de l’énergie.