Author: Fiona Craig

  • Les rendements obligataires de la zone euro progressent alors que les discussions avec l’Iran s’enlisent et que le pétrole rebondit

    Les rendements obligataires de la zone euro progressent alors que les discussions avec l’Iran s’enlisent et que le pétrole rebondit

    Les marchés obligataires européens terminent une semaine agitée sur une hausse des rendements

    Les rendements des emprunts d’État européens ont progressé vendredi, concluant une semaine marquée par de fortes fluctuations liées aux développements géopolitiques au Moyen-Orient, aux perspectives de politique monétaire et à l’évolution des marchés de l’énergie.

    Le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, a atteint 2,95 %, rebondissant après avoir touché cette semaine son plus bas niveau depuis deux mois. Les investisseurs ont réévalué les risques géopolitiques ainsi que les perspectives d’inflation.

    Les incertitudes autour de l’accord entre Washington et Téhéran soutiennent le pétrole

    Le sentiment de marché s’est détérioré après l’annulation du déplacement du vice-président américain JD Vance en Suisse, où des discussions avec des négociateurs iraniens devaient débuter afin de mettre en œuvre l’accord en 14 points conclu récemment entre les États-Unis et l’Iran.

    Cette décision a ravivé les interrogations quant à la solidité de l’accord et a contribué à une remontée des cours du pétrole, le brut gagnant près de 1 % sur fond de nouvelles inquiétudes géopolitiques.

    La surprise de la Réserve fédérale continue de peser sur les marchés

    L’autre élément majeur de la semaine est venu des États-Unis, où la majorité des responsables de la Réserve fédérale a surpris les investisseurs en laissant entendre qu’une nouvelle hausse des taux pourrait intervenir avant la fin de l’année.

    Cette orientation plus restrictive a conduit les marchés à revoir rapidement leurs anticipations, intégrant désormais une probabilité d’environ 80 % d’un relèvement des taux en octobre. Cette évolution contraste fortement avec le début de semaine, lorsque l’annonce de l’accord américano-iranien et la réouverture du détroit d’Ormuz avaient favorisé un rebond des obligations.

    La baisse du pétrole avait soutenu les obligations plus tôt dans la semaine

    Au plus fort des tensions au Moyen-Orient, l’envolée des prix de l’énergie avait propulsé les rendements obligataires vers leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs mois, les investisseurs anticipant un choc inflationniste susceptible de pousser la Banque centrale européenne à maintenir une politique monétaire restrictive.

    Par la suite, la chute d’environ 10 % des prix du pétrole a permis de réduire ces inquiétudes, favorisant une détente des anticipations inflationnistes et offrant un répit aux marchés obligataires européens.

    Les perspectives de la BCE restent au centre de l’attention

    Le rendement du Bund allemand à deux ans, particulièrement sensible aux anticipations de politique monétaire de la BCE, a progressé à 2,628 %.

    Le chef économiste de la BCE, Philip Lane, a par ailleurs déclaré que l’économie de la zone euro semblait capable de résister à un environnement de taux d’intérêt plus élevés, renforçant l’idée que la banque centrale pourrait rester prudente avant d’envisager un assouplissement plus marqué de sa politique monétaire.

  • TotalEnergies retombe sur un plus bas de trois mois : opportunité d’achat ou signal d’alerte ? (EU:TTE)

    TotalEnergies retombe sur un plus bas de trois mois : opportunité d’achat ou signal d’alerte ? (EU:TTE)

    TotalEnergies recule alors que le pétrole perd son soutien géopolitique

    Les actions de TotalEnergies (EU:TTE) ont perdu 2,59 % le 18 juin pour clôturer à 70,34 €, leur niveau de clôture le plus bas depuis mars. Le titre affiche désormais un recul de plus de 13,5 % par rapport à son sommet historique de 81,34 € atteint le 30 mars.

    Cette baisse s’explique principalement par le repli des cours du pétrole après la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran. Cet accord a contribué à faire passer le Brent sous les 77 dollars le baril, son niveau le plus faible depuis plus de trois mois. Les perspectives de réouverture du détroit d’Ormuz ont réduit la prime de risque géopolitique qui soutenait jusqu’ici les prix du pétrole et, par conséquent, les valeurs énergétiques.

    Une valorisation redevenue plus attractive

    Malgré cette correction, le repli du titre a ramené TotalEnergies à des niveaux de valorisation jugés plus attractifs par de nombreux investisseurs. Les analystes conservent une opinion globalement positive, avec un objectif de cours moyen de 86,05 €, ce qui représente un potentiel de hausse supérieur à 22 % par rapport au niveau actuel.

    Le groupe continue également d’attirer les investisseurs en quête de revenus réguliers. Son rendement de dividende d’environ 4,8 % demeure attractif, soutenu par plusieurs décennies de distributions aux actionnaires et une solide réputation en matière de versement de dividendes.

    Une forte dépendance aux prix du pétrole

    Même si la baisse récente du cours améliore l’attrait du dossier, TotalEnergies reste étroitement lié à l’évolution des prix du pétrole. Investir dans le titre revient donc à s’exposer fortement aux fluctuations du marché de l’énergie et des matières premières.

    Pour les investisseurs axés sur le rendement, l’action peut offrir un couple revenu-potentiel de rebond intéressant. Toutefois, une exposition excessive à une seule major pétrolière peut accroître le risque de concentration au sein d’un portefeuille. Une diversification adéquate demeure essentielle dans une stratégie d’investissement de long terme orientée vers les dividendes.

  • Wall Street attendue en hausse grâce à l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Wall Street attendue en hausse grâce à l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats à terme sur les actions américaines évoluaient en hausse jeudi, laissant présager un rebond de Wall Street après la forte correction enregistrée à la suite de la dernière décision de politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Le sentiment des investisseurs s’est amélioré après la signature officielle d’un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, apaisant les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique mondial et la croissance économique.

    Washington et Téhéran lancent des négociations pour un accord durable

    Le président Donald Trump et son homologue iranien Masoud Pezeshkian ont signé un mémorandum d’entente établissant un cadre de négociations en vue d’un accord de paix permanent.

    L’accord entre immédiatement en vigueur et prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz par l’Iran ainsi que la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens.

    Selon ce cadre en 14 points, les deux parties disposeront de 60 jours pour tenter de parvenir à un accord définitif.

    Le pétrole poursuit son repli

    La perspective d’une reprise des flux énergétiques en provenance de la région a continué de peser sur les prix du pétrole.

    Les contrats à terme sur le brut se rapprochent désormais des niveaux observés avant le début du conflit à la fin du mois de février.

    “That has huge significance for inflation and interest rates, as well as business, consumer and investor sentiment,” a déclaré Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell. “It takes the pressure off industries and households and is hugely positive for global economic growth.”

    Intel en tête des hausses avant l’ouverture

    Les valeurs technologiques profitaient du regain d’optimisme, avec Intel (NASDAQ:INTC) en hausse de 8,5 % dans les échanges avant l’ouverture.

    Le mouvement fait suite à des déclarations de Donald Trump sur Truth Social affirmant qu’Apple (NASDAQ:AAPL) travaillera avec Intel pour concevoir et fabriquer des puces aux États-Unis.

    Cette annonce a renforcé les attentes concernant le développement de la production nationale de semi-conducteurs.

    La Fed avait pesé sur les marchés mercredi

    Après une réaction initiale mitigée, les marchés américains ont terminé nettement dans le rouge mercredi après l’annonce de la Réserve fédérale.

    Le Nasdaq a chuté de 354,69 points, soit 1,3 %, à 26.021,66. Le S&P 500 a perdu 91,25 points, soit 1,2 %, à 7.420,10, tandis que le Dow Jones Industrial Average a abandonné 507,12 points, soit 1 %, à 51.492,55.

    La banque centrale laisse planer la menace d’un nouveau relèvement

    Comme attendu, la Fed a maintenu son taux directeur dans une fourchette comprise entre 3,5 % et 3,75 %.

    Toutefois, les nouvelles projections montrent que plusieurs responsables monétaires envisagent encore une hausse supplémentaire des taux d’ici la fin de l’année.

    La projection médiane prévoit désormais un taux de 3,8 % fin 2026, contrastant avec les anticipations de baisse formulées en mars.

    L’inflation demeure une préoccupation majeure

    Dans un communiqué considérablement raccourci, la Fed a indiqué que l’économie continuait de croître à un rythme soutenu malgré les incertitudes liées notamment aux événements du Moyen-Orient.

    Elle a également souligné que l’inflation restait supérieure à son objectif de 2 %, en raison notamment des tensions persistantes sur les prix de l’énergie.

    Les ventes au détail surprennent favorablement

    Les données publiées par le département du Commerce ont montré que les ventes au détail américaines avaient progressé de 0,9 % en mai après une hausse révisée de 0,4 % en avril.

    Les économistes tablaient sur une augmentation de seulement 0,5 %, ce qui constitue une surprise positive.

    Les valeurs technologiques et les transports sous pression

    La baisse de mercredi a été menée par le secteur des logiciels, avec un recul de 3,2 % du Dow Jones U.S. Software Index, qui a atteint son plus bas niveau depuis deux mois.

    Les valeurs du transport ont également fortement reculé, entraînant le Dow Jones Transportation Average en baisse de 3 %.

    Les secteurs du commerce de détail, des services pétroliers, de l’or et de l’immobilier commercial ont également terminé en baisse, tandis que les courtiers et les semi-conducteurs ont mieux résisté.

  • Les marchés européens évoluent sans direction claire après les décisions des banques centrales: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent sans direction claire après les décisions des banques centrales: DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont affiché une performance contrastée jeudi, les investisseurs évaluant les derniers signaux envoyés par les principales banques centrales après que la Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux inchangés tout en laissant ouverte la possibilité d’un nouveau resserrement monétaire cette année.

    Les nouvelles projections de la Fed indiquent que les responsables monétaires considèrent toujours qu’au moins une hausse supplémentaire des taux pourrait être nécessaire, poussant les marchés à réévaluer les perspectives de politique monétaire mondiale.

    Les banques centrales maintiennent le statu quo

    En Europe, la Banque nationale suisse a laissé son taux directeur inchangé à 0 %, malgré la remontée de l’inflation, tandis que la Banque d’Angleterre a conservé son taux à 3,75 %.

    Au Royaume-Uni, les statistiques publiées dans la matinée ont montré un recul du taux de chômage à 4,9 % sur les trois mois à avril, contre 5,0 % précédemment. L’emploi salarié a également progressé après trois mois consécutifs de baisse.

    Des performances divergentes sur les principaux indices

    Les marchés européens ont évolué de manière contrastée.

    Le FTSE 100 britannique a reculé de 0,9 %, pénalisé par les valeurs de l’énergie et de la consommation. Le CAC 40 français est resté proche de l’équilibre tandis que le DAX allemand a progressé de 0,2 %.

    L’Oréal recule après une acquisition en Inde

    Parmi les valeurs en vue, L’Oreal (EU:OR) a perdu du terrain après avoir annoncé l’acquisition d’une participation majoritaire dans la société indienne de soins personnels Innovist.

    Les investisseurs ont accueilli l’opération avec prudence alors que le groupe poursuit son expansion sur les marchés à forte croissance.

    Tesco pénalisé par un ralentissement des ventes

    Tesco (LSE:TSCO) figure parmi les plus fortes baisses à Londres après avoir annoncé un ralentissement de la croissance de ses ventes au premier trimestre.

    Cette publication a ravivé les inquiétudes concernant la consommation des ménages malgré les efforts du distributeur pour renforcer sa proposition de valeur.

    Le repli du pétrole pèse sur les valeurs énergétiques

    Les valeurs pétrolières ont été sous pression alors que l’amélioration du contexte géopolitique a entraîné une baisse des cours du brut.

    Le Brent s’est rapproché des 78 dollars le baril, entraînant dans son sillage BP Plc (LSE:BP.) et Shell (LSE:SHEL).

    Cette baisse reflète un optimisme accru concernant l’approvisionnement énergétique mondial et une diminution des craintes liées à d’éventuelles perturbations.

    FirstGroup bondit grâce à ses résultats et à un nouveau programme de rachat d’actions

    FirstGroup (LSE:FGP) a fortement progressé après avoir publié des résultats annuels solides et annoncé un nouveau programme de rachat d’actions de 100 millions de livres sterling.

    Les investisseurs ont salué à la fois la solidité des performances opérationnelles et le retour de capital aux actionnaires.

    Informa progresse après une mise à jour positive

    Informa (LSE:INF) a également enregistré une belle hausse après avoir annoncé une croissance organique de son chiffre d’affaires de 6,4 % sur les cinq premiers mois de l’année.

    Le groupe spécialisé dans les salons professionnels et l’édition académique a confirmé ses objectifs annuels, renforçant la confiance du marché dans ses perspectives de croissance.

  • L’or rebondit grâce à l’accord entre les États-Unis et l’Iran malgré les inquiétudes liées à la Fed

    L’or rebondit grâce à l’accord entre les États-Unis et l’Iran malgré les inquiétudes liées à la Fed

    Les prix de l’or ont progressé jeudi, effaçant une partie des pertes enregistrées la veille, alors que les investisseurs évaluaient l’impact de l’accord intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les perspectives de politique monétaire de la Réserve fédérale.

    L’or au comptant a gagné 0,3 % à 4 269,42 dollars l’once à 05h46 ET (09h46 GMT), tandis que les contrats à terme sur l’or reculaient de 2,1 % à 4 288,72 dollars l’once.

    Le métal précieux avait chuté de 1,7 % mercredi après que la décision de la Fed a soutenu le dollar américain et les rendements obligataires.

    L’accord entre Washington et Téhéran soutient les marchés

    L’or a bénéficié du regain d’optimisme provoqué par l’accord conclu entre Washington et Téhéran visant à réduire les tensions au Moyen-Orient.

    Le texte prévoit une période de négociation de 60 jours pendant laquelle l’Iran autorisera le passage sans péage dans le détroit d’Ormuz, l’une des routes énergétiques les plus importantes au monde.

    L’accord prévoit également un retour à pleine capacité du trafic maritime dans cette zone stratégique dans un délai de 30 jours.

    Les investisseurs considèrent cette initiative comme une étape vers la normalisation des flux énergétiques mondiaux.

    L’attrait de la valeur refuge demeure

    Même si les craintes liées à une perturbation durable de l’offre pétrolière se sont atténuées, les incertitudes économiques continuent de soutenir la demande pour l’or.

    Le métal précieux reste largement utilisé comme instrument de couverture contre les risques géopolitiques et l’inflation.

    Cette fonction défensive a contribué à soutenir les cours malgré un environnement monétaire moins favorable.

    La Fed freine toutefois la progression de l’or

    Les gains du métal jaune sont restés limités après la décision de la Réserve fédérale.

    La banque centrale américaine a maintenu son taux directeur entre 3,50 % et 3,75 %, tout en indiquant qu’un resserrement supplémentaire de la politique monétaire demeurait possible.

    Les nouvelles projections montrent que neuf des dix-neuf responsables de la Fed anticipent désormais au moins une hausse de taux en 2026, contre des attentes beaucoup plus modérées en début d’année.

    Warsh maintient une ligne ferme contre l’inflation

    Lors de sa première réunion en tant que président de la Fed, Kevin Warsh a réaffirmé l’engagement de l’institution à lutter contre l’inflation.

    Il a souligné l’importance de « rétablir la stabilité des prix », tandis que la Fed a également relevé ses prévisions d’inflation.

    Cette orientation a conduit les investisseurs à revoir à la baisse leurs anticipations de futures baisses de taux et a soutenu le dollar américain.

    Un dollar plus fort pèse sur le métal précieux

    Le renforcement du billet vert rend généralement l’or plus coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

    Par ailleurs, des taux d’intérêt plus élevés augmentent le coût d’opportunité de la détention d’actifs non rémunérateurs comme l’or.

    Ainsi, même si l’accord entre les États-Unis et l’Iran a apporté un soutien aux cours, les attentes d’une politique monétaire plus restrictive continuent de limiter le potentiel de hausse du métal précieux.

  • Le pétrole tombe à son plus bas niveau depuis le début de la guerre avec l’Iran après l’accord entre Washington et Téhéran

    Le pétrole tombe à son plus bas niveau depuis le début de la guerre avec l’Iran après l’accord entre Washington et Téhéran

    Les prix du pétrole ont poursuivi leur recul jeudi, atteignant leurs niveaux les plus bas depuis les premiers jours du conflit avec l’Iran, après qu’un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran a renforcé les perspectives d’approvisionnement mondial en brut et de réouverture d’une route énergétique essentielle.

    À 08h11 GMT, le Brent reculait de 1,59 dollar, soit 2 %, à 77,96 dollars le baril, tandis que le brut américain West Texas Intermediate perdait 1,83 dollar, soit 2,38 %, à 74,96 dollars.

    Le Brent est ainsi tombé à son plus bas niveau depuis le 2 mars, première séance de cotation après les frappes initiales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, tandis que le WTI a atteint son niveau le plus faible depuis le 4 mars.

    Les marchés anticipent le retour du pétrole iranien

    Les investisseurs intègrent de plus en plus rapidement dans leurs prévisions la perspective d’un retour des exportations iraniennes sur les marchés mondiaux.

    « La baisse s’est poursuivie alors que les marchés de l’énergie continuaient d’intégrer de manière agressive un retour plus rapide que prévu des barils iraniens après le récent mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran », a déclaré Tony Sycamore, analyste chez IG.

    L’accord prévoit une période de négociations de 60 jours et autorise le passage sans péage dans le détroit d’Ormuz, l’une des principales voies maritimes pour le transport mondial de pétrole et de gaz.

    Le texte prévoit également un retour à pleine capacité du trafic maritime dans le détroit dans un délai de 30 jours.

    Plusieurs dossiers restent en suspens

    Malgré l’accueil favorable des marchés, plusieurs questions majeures restent à régler.

    L’accord reporte notamment les discussions sur le programme nucléaire iranien et impose aux États-Unis et à leurs partenaires l’élaboration d’un plan de financement de 300 milliards de dollars destiné à soutenir la reconstruction de l’économie iranienne.

    Les investisseurs se montrent néanmoins optimistes quant à une réduction progressive des perturbations de l’offre énergétique.

    Une reprise graduelle des exportations est attendue

    Les analystes estiment que le rétablissement des flux énergétiques à travers le détroit d’Ormuz sera progressif.

    Goldman Sachs prévoit un retour des exportations des pays du Golfe à leurs niveaux d’avant-guerre d’ici la fin juillet, tandis que la production pétrolière devrait se normaliser d’ici octobre.

    La banque estime qu’un retour à la normale nécessiterait une augmentation d’environ 13 millions de barils par jour des flux transitant par Ormuz par rapport aux niveaux actuels, soit environ 70 % de la capacité observée avant le conflit.

    L’analyste de Kpler Matt Stanley a toutefois appelé à la prudence.

    « Même s’il semble que le pire soit derrière nous, nous sommes encore très loin d’un retour à la normale », a déclaré Stanley, ajoutant que la majeure partie de la prime de risque liée au conflit avait déjà disparu des prix.

    Les prix devraient reculer sans s’effondrer

    Plusieurs experts du secteur considèrent que les cours du pétrole pourraient continuer à baisser, sans pour autant s’effondrer.

    La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a indiqué que les pays devraient reconstituer leurs réserves stratégiques à mesure que le trafic maritime retrouvera son rythme normal.

    Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, a lui aussi insisté sur l’importance de conclure les négociations dans les 60 jours, après avoir précédemment averti que l’économie mondiale entrerait dans une « zone rouge » si le détroit d’Ormuz restait fermé au-delà de la fin juin.

    Les anticipations de hausse des taux pèsent également sur le marché

    Le marché pétrolier subit également la pression des attentes croissantes concernant un éventuel resserrement monétaire aux États-Unis.

    Les investisseurs anticipent davantage la possibilité que la Réserve fédérale relève ses taux d’intérêt plus tard cette année afin de lutter contre l’inflation.

    Une hausse des coûts d’emprunt pourrait ralentir l’activité économique et peser sur la demande mondiale de pétrole, accentuant la pression sur les prix du brut.

  • Les contrats à terme de Wall Street rebondissent tandis que les marchés évaluent la Fed et l’accord entre les États-Unis et l’Iran: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street rebondissent tandis que les marchés évaluent la Fed et l’accord entre les États-Unis et l’Iran: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les actions américaines ont progressé jeudi alors que les investisseurs analysaient la dernière décision de la Réserve fédérale ainsi que l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à plusieurs mois de conflit.

    Cette hausse intervient après la nette correction enregistrée à Wall Street lors de la séance précédente, provoquée par la remontée des rendements obligataires et par le ton plus restrictif adopté par la banque centrale américaine.

    En début de séance, les contrats à terme sur le Dow Jones progressaient de 0,6 %, ceux du S&P 500 de 0,8 % et ceux du Nasdaq 100 de 1,4 %.

    La Fed refroidit les marchés

    Mercredi, les principaux indices américains ont terminé en baisse après que la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés tout en affichant une position plus ferme face à l’inflation.

    Le Dow Jones a perdu 507 points, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont reculé respectivement de 1,2 % et 1,3 %.

    Les investisseurs ont réagi aux signaux montrant que les responsables monétaires restent préoccupés par les pressions inflationnistes, notamment celles liées aux prix de l’énergie.

    Parmi les valeurs individuelles, SpaceX (NASDAQ:SPCX) a chuté de près de 5 %, mettant fin à une forte progression observée après son entrée en Bourse historique la semaine dernière.

    Warsh présente sa vision de la Réserve fédérale

    Lors de sa première réunion en tant que président de la Fed, Kevin Warsh a annoncé une révision approfondie du fonctionnement de l’institution.

    Il a indiqué que cinq groupes de travail seraient créés afin d’examiner différents domaines, notamment l’inflation, l’emploi, la communication et les sources de données économiques.

    La banque centrale a également publié un communiqué beaucoup plus court que lors des réunions précédentes, réduisant son contenu de plus de 300 mots.

    Le texte s’est concentré sur l’objectif de « garantir la stabilité des prix », supprimant toute référence au plein emploi qui figurait traditionnellement dans la communication de la Fed.

    Les marchés ont interprété ce changement ainsi que les nouvelles projections économiques comme le signe d’une volonté accrue de lutter contre l’inflation.

    Le graphique des prévisions des membres de la Fed montre désormais que neuf responsables anticipent au moins une hausse des taux cette année, contre aucune dans les projections publiées en mars.

    Stephen Brown, économiste en chef pour l’Amérique du Nord chez Capital Economics, a estimé que la Fed a ouvert la voie à une hausse « dès septembre ».

    L’accord entre Washington et Téhéran apaise les inquiétudes énergétiques

    Sur le plan géopolitique, les investisseurs ont accueilli favorablement les informations faisant état d’un protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran afin de mettre fin aux hostilités.

    L’accord prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz et la reprise des exportations pétrolières iraniennes après la levée des sanctions américaines.

    Le président Donald Trump a signé le document lors d’un dîner organisé au château de Versailles mercredi.

    Selon les informations disponibles, Trump a déclaré vouloir éviter une « catastrophe économique » et prévenir toute comparaison avec l’ancien président Herbert Hoover, en fonction lors du krach boursier de 1929.

    Le président iranien Masoud Pezeshkian aurait également signé l’accord au nom de Téhéran.

    Même si les négociations sur le programme nucléaire iranien restent en cours, les marchés ont salué la perspective d’une diminution des risques géopolitiques.

    Le pétrole poursuit son recul

    Les prix du brut ont continué de baisser alors que les opérateurs anticipent un retour progressif de l’offre iranienne sur le marché mondial.

    Le Brent a reculé de 2 % à 77,97 dollars le baril, tandis que le WTI américain a perdu 2,1 % à 75,15 dollars.

    Malgré ce repli par rapport aux sommets atteints pendant le conflit, plusieurs analystes estiment que les cours pourraient rester relativement élevés.

    « L’Iran s’attend à une levée rapide des sanctions pétrolières américaines, favorisant le retour des exportations. Toutefois, des incertitudes subsistent quant à la rapidité avec laquelle les flux pourront se normaliser, les délais dépendant de facteurs opérationnels, logistiques et réglementaires », ont indiqué les analystes d’ING.

    Apple envisage des hausses de prix

    Apple (NASDAQ:AAPL) figurait également parmi les valeurs suivies après un article du Wall Street Journal indiquant que le groupe envisageait d’augmenter les prix de certains produits afin de compenser la hausse du coût des composants.

    « Malheureusement, les augmentations de prix sont inévitables », a déclaré le directeur général Tim Cook au journal.

    Le dirigeant a particulièrement insisté sur la hausse des coûts liés aux puces de mémoire et de stockage.

    « Nous faisons de notre mieux pour atténuer les énormes augmentations de coûts qui nous sont répercutées […] mais la situation est devenue insoutenable », a-t-il ajouté.

    Selon le Wall Street Journal, les ordinateurs Mac et les iPad devraient être les premiers produits concernés, même si le calendrier et l’ampleur des hausses restent à préciser.

  • Les marchés européens reculent alors que le ton restrictif de la Fed freine l’optimisme: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens reculent alors que le ton restrictif de la Fed freine l’optimisme: DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont ouvert en légère baisse jeudi, les investisseurs évaluant les derniers messages de la Réserve fédérale américaine face à l’amélioration du contexte géopolitique après l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 a cédé 0,2 % en début de séance. Le CAC 40 français, le FTSE MIB italien et l’IBEX 35 espagnol évoluaient près de l’équilibre, tandis que le DAX allemand progressait de 0,3 %.

    La Fed éclipse le soulagement géopolitique

    Les marchés avaient initialement accueilli favorablement l’accord historique conclu entre Washington et Téhéran, qui a contribué à apaiser les inquiétudes concernant les approvisionnements énergétiques mondiaux et les routes commerciales stratégiques.

    La perspective d’une stabilisation de la situation au Moyen-Orient a favorisé une baisse des prix du pétrole et soutenu le sentiment des investisseurs.

    Cependant, cet optimisme s’est rapidement estompé après que la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés tout en adoptant un discours plus ferme que prévu.

    Les investisseurs ont interprété cette communication comme un signal indiquant que les taux d’intérêt pourraient rester élevés plus longtemps.

    Les anticipations de hausse des taux progressent

    Les marchés financiers ont rapidement ajusté leurs prévisions à la suite des commentaires de la Fed.

    Selon l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’une hausse des taux d’ici décembre a bondi à 85 %, contre environ 42 % avant la réunion de la banque centrale.

    Cette réévaluation des perspectives monétaires américaines a pesé sur l’appétit pour le risque et contribué à la prudence observée sur les marchés européens.

    Les valeurs énergétiques sous pression

    La baisse des prix du pétrole a également pesé sur les places européennes, en particulier sur les groupes énergétiques.

    Les actions de BP Plc (LSE:BP.) et TotalEnergies SE (EU:TTE) ont reculé alors que le Brent se rapprochait de niveaux techniques de soutien importants.

    Cette faiblesse du secteur énergétique a limité les performances du FTSE 100 et du CAC 40.

    Les banques centrales au centre de l’attention

    Au Royaume-Uni, le FTSE 100 a perdu 0,5 % avant la décision de politique monétaire de la Banque d’Angleterre.

    Si les marchés anticipent largement un statu quo sur les taux, les investisseurs suivront attentivement les commentaires du gouverneur Andrew Bailey à la recherche d’indices sur l’évolution future de la politique monétaire britannique.

    Plusieurs responsables de la Banque centrale européenne, dont l’économiste en chef Philip Lane, doivent également s’exprimer au cours de la journée.

    Les marchés seront attentifs à toute indication concernant l’orientation future des taux d’intérêt dans la zone euro.

    Évolution contrastée des valeurs individuelles

    Parmi les principales valeurs, Tesco (LSE:TSCO) a reculé de 2,5 % après avoir publié un ralentissement de la croissance de ses ventes.

    À l’inverse, Informa (LSE:INF) a progressé de 2 % après avoir confirmé ses objectifs annuels et signalé des perspectives de croissance renforcées.

    Ces mouvements illustrent un marché qui reste fortement influencé à la fois par les facteurs macroéconomiques et par les actualités propres aux entreprises.

  • L’action 2CRSi s’effondre après la prise de position vendeuse de Grizzly Research

    L’action 2CRSi s’effondre après la prise de position vendeuse de Grizzly Research

    L’action 2CRSi (EU:AL2SI) a fortement chuté jeudi après que le vendeur à découvert Grizzly Research a annoncé avoir pris une position vendeuse sur la société technologique française.

    Cette annonce a provoqué une forte volatilité sur le titre, entraînant plusieurs interruptions de cotation au cours de la séance.

    Cotation suspendue face à la volatilité

    Les échanges sur le spécialiste du calcul haute performance ont été suspendus plus tôt dans la journée après d’importants mouvements de cours.

    Lorsque la cotation a brièvement repris après un délai d’environ une heure, le titre a chuté jusqu’à 43,05 % pour atteindre 25,40 euros.

    L’action a ensuite été de nouveau suspendue et n’avait pas repris sa cotation après cette nouvelle baisse.

    Un vendeur à découvert cible le groupe technologique

    La réaction du marché est intervenue après l’annonce de Grizzly Research indiquant avoir ouvert une position vendeuse sur 2CRSi.

    Une position vendeuse consiste à parier sur une baisse du cours d’une action afin de réaliser un gain si le titre recule.

    Aucun détail supplémentaire concernant l’ampleur de cette position n’a été communiqué dans l’immédiat.

    Un acteur spécialisé dans les serveurs et les centres de données

    2CRSi conçoit, fabrique et commercialise des serveurs informatiques à haute efficacité énergétique ainsi que des infrastructures destinées aux centres de données.

    La société développe des solutions de calcul haute performance visant à réduire la consommation énergétique tout en répondant aux besoins croissants de puissance de calcul des entreprises et des opérateurs de centres de données.

    Le marché attend des précisions

    La forte correction du titre illustre l’impact que peuvent avoir les prises de position des vendeurs à découvert sur le sentiment des investisseurs, en particulier dans le secteur technologique où les valorisations reposent souvent sur les perspectives de croissance.

    Les investisseurs surveilleront désormais toute communication de la société ainsi que d’éventuelles informations complémentaires concernant les motivations ou les arguments avancés par Grizzly Research.

  • Airbus progresse après un relèvement de recommandation de Kepler Cheuvreux

    Airbus progresse après un relèvement de recommandation de Kepler Cheuvreux

    L’action Airbus (EU:AIR) a progressé jeudi après que Kepler Cheuvreux a relevé sa recommandation de Conserver à Acheter et augmenté son objectif de cours, estimant que l’environnement économique devient plus favorable et que les perspectives du groupe aéronautique s’améliorent.

    Les titres du constructeur européen ont gagné 3,4 % à la Bourse de Paris à 08h27 GMT, les investisseurs accueillant favorablement cette révision de recommandation.

    Un contexte plus favorable pour le secteur

    L’analyste de Kepler Cheuvreux, Aymeric Poulain, estime que l’ensemble du secteur aéronautique bénéficie désormais d’un environnement macroéconomique plus porteur, notamment grâce aux perspectives de réouverture du détroit d’Ormuz, susceptible de contribuer à une baisse des prix du pétrole.

    « Après plusieurs mois d’hésitations liées au contexte macroéconomique, nous relevons Airbus à Acheter et remontons notre objectif de cours à 212 euros par action », a-t-il écrit dans une note, ajoutant que les livraisons devraient accélérer à mesure que les problèmes de chaîne d’approvisionnement et de production sont progressivement maîtrisés et intégrés dans les prévisions du groupe.

    Le courtier a relevé son objectif de cours sur Airbus à 212 euros, contre 196 euros auparavant, reflétant une confiance accrue dans les perspectives opérationnelles de l’entreprise.

    L’amélioration de la chaîne d’approvisionnement soutient la montée en cadence

    Aymeric Poulain a également souligné les récentes déclarations de Boeing concernant ses objectifs de production, qu’il considère comme un signe encourageant pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du secteur.

    Il a notamment cité la confiance de Boeing dans sa capacité à atteindre une cadence de production de 52 appareils 737 par mois l’année prochaine, ainsi que son intention d’augmenter cet objectif à 70 appareils par mois à moyen terme.

    Selon l’analyste, ces éléments indiquent que les fournisseurs sont désormais mieux positionnés pour accompagner la montée en puissance des programmes d’Airbus.

    Le dossier Pratt & Whitney reste le principal point d’attention

    Malgré cette amélioration générale, Kepler estime que le différend en cours concernant les moteurs GTF de Pratt & Whitney demeure la principale incertitude pour Airbus.

    M. Poulain a qualifié cette question de « principal problème non résolu mais temporaire » dans l’équation de production d’Airbus, ajoutant qu’une résolution pourrait offrir un potentiel de hausse supplémentaire.

    L’analyste a également indiqué qu’il ne voyait actuellement aucune raison structurelle justifiant une révision à la baisse des objectifs 2026 du groupe.

    Une accélération des livraisons attendue au second semestre

    Kepler considère également qu’Airbus dispose de plusieurs leviers susceptibles d’améliorer sa rentabilité, notamment dans l’aviation commerciale, ainsi que dans ses activités Defence & Space et dans l’utilisation de son bilan.

    Selon Aymeric Poulain, l’accélération attendue des livraisons au cours du second semestre pourrait soutenir une nouvelle progression du titre d’ici la fin de l’année.

    Il estime que l’amélioration de l’exécution opérationnelle et la hausse des livraisons pourraient permettre aux actionnaires de retrouver des rendements à deux chiffres sur un horizon de douze mois.

    Le marché surveille désormais la dynamique de production

    Cette amélioration de recommandation reflète une confiance croissante dans la capacité d’Airbus à dépasser les difficultés de production et d’approvisionnement qui ont affecté le secteur ces dernières années.

    Alors que la demande mondiale d’avions demeure solide, les investisseurs continueront de surveiller attentivement l’évolution des livraisons et des cadences de production au cours des prochains mois.