Le CAC 40 passe sous les 8 000 points avec la hausse des taux français

Red stock chart with arrow going down

Le CAC 40 a clôturé sous les 8 000 points mercredi 30 septembre pour la première fois depuis le 20 mai, alors que l’accélération de l’inflation et la hausse des rendements des obligations d’État françaises ont pesé sur le marché actions parisien.

L’indice a terminé la séance de mercredi en baisse de 0,89 %, à 7 964,51 points, avant de prolonger son recul jeudi matin à 7 841,59 points.

Le CAC 40 a perdu 4,4 % au cours du mois de septembre et, au niveau observé jeudi matin, se situait à un peu plus de 9 % sous son record de 8 755,03 points atteint le 7 août.

L’inflation française accélère à 3 %

Les données préliminaires sur les prix à la consommation en France ont contribué aux mouvements de marché de mercredi. Selon l’INSEE, l’inflation annuelle a accéléré à 3 % en septembre, contre 2,4 % en août, atteignant son niveau le plus élevé depuis février 2024.

Les économistes d’ING ont indiqué que le chiffre était supérieur aux prévisions et ont attribué une grande partie de cette hausse aux prix de l’énergie. L’inflation a également accéléré en Allemagne, renforçant l’attention des investisseurs sur les pressions sur les prix en Europe.

La présentation du budget français pour 2027 est également attendue jeudi. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué mercredi la hausse du coût de financement de l’État, indiquant que la France avait emprunté mardi à près de 4,8 % sur des obligations à dix ans, contre environ 3,5 % un an auparavant.

L’écart de rendement entre l’OAT française et le Bund allemand à dix ans s’est élargi à 126 points de base à la clôture de mercredi, selon les données d’Euronext.

Aux États-Unis, l’indice des prix PCE a affiché une hausse annuelle de 2,4 % en août, inférieure aux 3,7 % attendus.

Les coûts d’emprunt français restent au centre de l’attention

Le rendement de l’obligation d’État française à dix ans a dépassé 4,8 %, atteignant son niveau le plus élevé depuis 2008. Selon Reuters, le rendement se dirigeait vers sa plus forte hausse trimestrielle depuis près de 40 ans.

L’attention des investisseurs s’est portée sur la situation budgétaire de la France et sur l’incertitude politique à l’approche de l’élection présidentielle.

Les développements géopolitiques restent également un facteur pour les marchés financiers. Deutsche Bank a relevé l’absence de signes clairs de progrès vers un éventuel accord visant à mettre fin au conflit entre l’Iran et les États-Unis.

Les cours du pétrole sont restés proches de 100 dollars le baril, tandis que les évolutions sur les marchés de l’énergie et les tensions géopolitiques ont coïncidé avec une hausse des rendements obligataires dans plusieurs pays.

Le CAC 40 restait sous le seuil des 8 000 points jeudi matin après avoir prolongé le recul enregistré mercredi.

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