Les prix du pétrole ont baissé mardi, abandonnant une grande partie des gains enregistrés lors de la séance précédente après que l’Iran et Israël ont annoncé la suspension de leurs attaques à la suite d’un appel du président américain Donald Trump. Les deux parties ont toutefois averti que les hostilités pourraient reprendre si les tensions venaient à s’intensifier de nouveau.
À 07h41 GMT, les contrats à terme sur le Brent reculaient de 1,33 dollar, soit 1,4 %, à 92,92 dollars le baril, tandis que le brut américain West Texas Intermediate perdait 1,73 dollar, soit 1,9 %, à 89,57 dollars le baril.
Selon Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates, le marché a déjà connu ce type de situation par le passé, lorsque les espoirs d’une désescalade du conflit avaient alimenté les attentes d’une fin prochaine de la guerre qui dure depuis trois mois au Moyen-Orient.
Malgré les nombreuses incertitudes qui subsistent, les opérateurs ont réagi aux déclarations de Téhéran et de Jérusalem indiquant que les attaques avaient cessé pour le moment. Cette annonce est intervenue après un week-end marqué par de nouvelles frappes israéliennes contre l’Iran et des opérations militaires au Liban, des événements qui avaient contribué à faire grimper les prix du pétrole d’environ 5 % lundi.
“Pendant ce temps, les stocks mondiaux de pétrole continuent de diminuer et, à mesure que les données, qu’elles soient hebdomadaires ou mensuelles, deviennent disponibles, la prise de conscience de niveaux dangereusement faibles des réserves pétrolières mondiales pourrait intensifier la course aux barils disponibles et pousser une nouvelle fois le Brent au-dessus des 100 dollars”, a déclaré Varga.
Les inquiétudes concernant l’offre continuent d’apporter un soutien sous-jacent au marché. Téhéran maintient d’importantes restrictions sur la majeure partie du trafic maritime transitant par le détroit d’Ormuz, une voie stratégique qui acheminait avant le conflit environ un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié. Parallèlement, Washington a maintenu son propre blocus des ports iraniens.
La faiblesse de la demande chinoise a également contribué à limiter les prix. Les importations de pétrole brut de la Chine ont chuté de 29 % le mois dernier, atteignant leur niveau le plus bas depuis huit ans. En avril, les importations sont tombées à un creux inédit depuis plusieurs années de 9,3 millions de barils par jour, les raffineurs puisant dans leurs réserves pour compenser une baisse encore plus marquée par rapport à la moyenne de 11 millions de barils par jour observée avant le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Par ailleurs, l’armée américaine a indiqué lundi que ses forces avaient neutralisé un pétrolier vide dans le golfe d’Oman après que le navire avait tenté de rejoindre un port iranien en violation des mesures de blocus actuellement imposées à l’Iran.

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