La Bourse de Paris a poursuivi son recul après la baisse de 1,60 % enregistrée par le CAC 40 vendredi 15 mai, l’indice ayant clôturé à 7 952,55 points. La pression vendeuse s’est prolongée lundi 18 mai, avec une ouverture en baisse de plus de 1 % dans un contexte marqué par une nouvelle forte hausse des rendements obligataires et des prix du pétrole durant la nuit. Au cours de la séance, le CAC 40 a touché 7 857 points, son niveau le plus bas depuis environ six semaines.
La faiblesse observée vendredi a été largement alimentée par les tensions sur les marchés obligataires mondiaux après la publication des derniers chiffres de l’inflation aux États-Unis, qui ont ravivé les inquiétudes liées à des pressions inflationnistes persistantes. En Asie, les données d’inflation en Corée du Sud et au Japon ont également montré une accélération des hausses de prix en avril, renforçant les craintes d’un scénario de stagflation combinant ralentissement économique et inflation élevée.
La déception des investisseurs à l’issue du sommet entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin a également pesé sur les marchés, les opérateurs espérant davantage de progrès concrets à l’issue de la rencontre.
Le pétrole et les taux obligataires restent au centre des inquiétudes
Les tensions sur les marchés sont restées élevées lundi alors que les prix du pétrole continuaient de grimper en raison de la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Le Brent évoluait autour de 111 dollars le baril, tandis que le WTI se maintenait proche de 103 dollars.
Dans le même temps, les rendements obligataires mondiaux ont poursuivi leur forte hausse. Le rendement du Treasury américain à 10 ans a atteint 4,63 %, tandis que celui à 30 ans est monté à 5,16 %. Au Japon, le rendement de l’emprunt d’État à 10 ans a grimpé à 2,8 %, son plus haut niveau depuis 1996.
Les statistiques économiques publiées dans la nuit en Chine n’ont pas permis de rassurer les marchés, les ventes au détail n’ayant progressé que de 0,2 % sur un an en avril, bien en dessous des attentes du marché qui tablait sur une hausse de 2 %.
Une correction généralisée touche les actions françaises
Le repli ne se limite pas aux principales valeurs du CAC 40. Des entreprises françaises de toutes tailles et de nombreux secteurs subissent une pression vendeuse généralisée. De nombreuses actions cotées à Paris évoluent désormais nettement en dessous de leurs niveaux du début du mois de mai, signe d’une correction qui s’étend à une large partie du marché parisien.

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