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  • L’action Nanobiotix recule de 6 % malgré un potentiel de hausse important selon les analystes (NANO)

    L’action Nanobiotix recule de 6 % malgré un potentiel de hausse important selon les analystes (NANO)

    L’action Nanobiotix (EU:NANO) a chuté de 6,31 % le 9 juin, portant son recul sur un mois à environ 22 %. Cette correction intervient après une période de forte progression boursière, alimentée par l’optimisme des investisseurs autour de son principal candidat-médicament, NBTXR3 (JNJ-1900), développé en partenariat avec Johnson & Johnson.

    Aucune annonce négative majeure ne semble avoir provoqué cette baisse récente. Le mouvement est davantage perçu comme une phase de consolidation après un long rallye, dans un secteur des biotechnologies particulièrement sensible aux attentes liées aux essais cliniques et aux avancées réglementaires.

    Une valorisation difficile à appréhender avec les méthodes traditionnelles

    Les méthodes classiques d’évaluation financière sont souvent peu adaptées aux sociétés biotechnologiques telles que Nanobiotix. Contrairement aux entreprises matures, leur valeur repose principalement sur le potentiel futur de leurs programmes de développement plutôt que sur leurs bénéfices ou leurs flux de trésorerie actuels.

    Nanobiotix n’est pas encore rentable et ses revenus proviennent essentiellement d’accords de licence, de partenariats et de paiements d’étape liés à l’avancement de ses programmes cliniques. Dans ce contexte, les modèles de valorisation fondés sur les bénéfices, les flux de trésorerie ou les actifs tangibles offrent une vision limitée du potentiel de création de valeur à long terme.

    C’est pourquoi les estimations des analystes sont souvent considérées comme un meilleur indicateur des perspectives du titre. Selon le consensus du marché, les analystes restent particulièrement optimistes, avec un objectif de cours moyen de 47,80 €, soit un potentiel de hausse d’environ 65,97 % par rapport au cours actuel. La recommandation moyenne demeure par ailleurs à l’achat fort.

    À propos de Nanobiotix

    Nanobiotix est une société française de biotechnologie au stade clinique spécialisée dans le développement de thérapies innovantes fondées sur les nanotechnologies pour le traitement du cancer. Son principal candidat, NBTXR3 (JNJ-1900), est développé en partenariat avec Johnson & Johnson et vise à renforcer l’efficacité de la radiothérapie dans plusieurs types de tumeurs. La société poursuit plusieurs études cliniques destinées à élargir les applications potentielles de sa plateforme technologique.

  • L’action Soitec chute après une dégradation de recommandation de Jefferies liée à sa valorisation (SOI)

    L’action Soitec chute après une dégradation de recommandation de Jefferies liée à sa valorisation (SOI)

    L’action Soitec (EU:SOI) a reculé de plus de 13 % mercredi après que Jefferies a abaissé sa recommandation sur le spécialiste français des matériaux pour semi-conducteurs à « underperform » contre « hold » auparavant, estimant que la valorisation du titre est désormais déconnectée de ses perspectives fondamentales.

    Bien que Jefferies ait relevé son objectif de cours de 45 € à 85 €, ce nouveau niveau reste inférieur de 39,35 % au cours de clôture de mardi à 140,15 €. Le courtier a expliqué cette hausse de l’objectif par la revalorisation plus large du secteur des technologies optiques, tout en jugeant que la progression récente du titre dépasse largement ce que justifient les fondamentaux.

    “The stock has run far ahead of what we see as fair value,” the broker said.

    Jefferies valorise le groupe sur la base d’un multiple de 19 fois l’EV/EBITDA attendu pour l’exercice fiscal 2028, un niveau proche de celui observé chez ses pairs pour l’exercice fiscal 2027. Selon le courtier, Soitec se négocie actuellement à 33,9 fois l’EV/EBITDA attendu pour l’exercice fiscal 2027, soit une prime importante par rapport à la moyenne sectorielle de 18,3 fois.

    La thèse prudente de Jefferies repose principalement sur les perspectives de deux segments clés. Dans les Communications Mobiles, qui ont représenté 52 % du chiffre d’affaires de l’exercice 2026, le courtier souligne le niveau toujours élevé des stocks de wafers RF-SOI chez des clients tels que GlobalFoundries. Ces stocks atteignaient environ 2 millions d’unités en mars 2026, un niveau inchangé par rapport à décembre 2025 malgré une baisse depuis les 2,5 millions d’unités enregistrées en juin 2025.

    Jefferies prévoit une baisse de 19 % des ventes mondiales de smartphones en 2026, suivie d’un recul supplémentaire de 14 % en 2027, ce qui devrait continuer à peser sur la demande des fondeurs. Le courtier anticipe ainsi une baisse de 3,5 % des revenus du segment Communications Mobiles en 2027 avant un rebond limité à 9 % en 2028, soit bien en deçà des attentes du marché.

    Jefferies s’est également montré prudent concernant le segment Photonics-SOI, qui représentait environ 15 % du chiffre d’affaires de l’exercice 2026. Le courtier remet en question l’idée selon laquelle l’adoption des technologies de Co-Packaged Optics (CPO) entraînera une forte accélération de la demande en connectivité optique.

    Selon Jefferies, les systèmes NVL72 Oberon et NVL144 Kyber de Nvidia continueront d’utiliser des connexions en cuivre à l’intérieur des racks, tandis que les solutions CPO resteront principalement limitées aux couches de commutation reliant plusieurs racks dans les configurations les plus importantes.

    “We do not, therefore, expect this two tier adoption of copper and CPO in Scale Up to result in a material acceleration in the total amount of optical connectivity within a data centre,” Jefferies said.

    Le courtier prévoit une croissance annuelle du segment Photonics-SOI comprise entre 30 % et 40 % jusqu’en 2030. Il table sur un chiffre d’affaires de 630,3 millions d’euros pour l’exercice 2027 et de 734,4 millions d’euros pour l’exercice 2028, ce dernier chiffre étant inférieur de 11 % au consensus du marché. Son estimation d’EBITDA pour 2028 s’établit à 171,9 millions d’euros, soit 29 % de moins que le consensus de 241,4 millions d’euros.

    Jefferies a également mis en avant le risque concurrentiel représenté par GlobalWafers, qui augmente actuellement ses capacités de production de wafers SOI de 200 mm et 300 mm et construit une nouvelle usine de production de wafers 300 mm dans le Missouri avec le soutien du programme américain CHIPS Act.

    Enfin, le courtier a souligné la dégradation marquée de la rentabilité de Soitec. La marge brute est tombée à 16,2 % au cours de l’exercice 2026 contre 32,1 % un an plus tôt, tandis que la société a enregistré une marge opérationnelle négative de 22,1 %.

    À propos de Soitec

    Soitec est un spécialiste français des matériaux pour semi-conducteurs, développant des substrats avancés destinés aux secteurs des télécommunications, de l’automobile, de l’industrie et de l’informatique. Le groupe figure parmi les leaders mondiaux des wafers SOI (silicon-on-insulator) et d’autres matériaux de haute technologie conçus pour améliorer les performances et l’efficacité énergétique des composants électroniques de nouvelle génération.

  • Sanofi met fin à l’étude de phase 3 sur le riliprubart dans la CIDP après une analyse intermédiaire (SAN)

    Sanofi met fin à l’étude de phase 3 sur le riliprubart dans la CIDP après une analyse intermédiaire (SAN)

    Sanofi (EN:SAN) (NASDAQ:SNY) a annoncé mercredi l’arrêt de l’étude de phase 3 MOBILIZE évaluant le riliprubart chez des patients atteints de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (CIDP) réfractaires aux traitements standards.

    Cette décision fait suite à une analyse intermédiaire réalisée par un comité indépendant de surveillance des données, qui a conclu que l’étude avait peu de chances d’atteindre les objectifs d’efficacité attendus. Le comité a également indiqué qu’aucun signal de sécurité lié au riliprubart n’avait été identifié lors de cet examen.

    Sanofi a précisé qu’il évaluera la poursuite des autres programmes cliniques en cours portant sur le riliprubart, notamment l’étude de phase 3 VITALIZE menée chez des patients atteints de CIDP traités par immunoglobulines intraveineuses (IVIg).

    Le groupe collaborera avec les investigateurs et les équipes des centres d’essais afin d’organiser l’arrêt de l’étude MOBILIZE et d’assurer une prise en charge adaptée des patients participants. Sanofi prévoit également de réaliser une analyse approfondie des données recueillies afin d’orienter ses futurs travaux de recherche et de contribuer à une meilleure compréhension scientifique de la CIDP.

    La société a indiqué que l’arrêt de l’étude MOBILIZE ne devrait pas avoir d’impact financier significatif et a confirmé que ses prévisions financières pour 2026 demeurent inchangées.

    Le riliprubart est un anticorps monoclonal humanisé IgG4 conçu pour inhiber sélectivement la protéine C1s activée dans la voie classique du complément du système immunitaire inné. Ce traitement est encore en phase d’investigation clinique et son innocuité ainsi que son efficacité n’ont été évaluées par aucune autorité réglementaire.

    La CIDP est une maladie neurologique rare qui entraîne une faiblesse musculaire progressive ainsi que des troubles sensitifs touchant les bras et les jambes. Environ 30 % des patients ne répondent pas aux traitements actuellement disponibles, tandis que près de 70 % des patients répondeurs ne retrouvent pas une récupération complète.

    À propos de Sanofi

    Sanofi est un groupe pharmaceutique mondial spécialisé dans le développement de médicaments et de vaccins dans plusieurs domaines thérapeutiques, notamment l’immunologie, les maladies rares, l’oncologie, la neurologie et les vaccins. Présent à l’échelle internationale, le groupe investit fortement dans la recherche et le développement afin de proposer des traitements innovants répondant à des besoins médicaux non satisfaits.

  • Les Futures de Wall Street Annoncent une Ouverture en Hausse: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les Futures de Wall Street Annoncent une Ouverture en Hausse: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient dans le vert mardi, laissant présager une ouverture positive après une séance précédente qui s’est terminée majoritairement en hausse, malgré un net repli par rapport aux sommets atteints en cours de journée.

    L’amélioration du sentiment des investisseurs est principalement liée à la forte baisse des prix du pétrole, les contrats à terme sur le brut américain reculant de plus de 2 %.

    Le pétrole est passé sous le seuil des 90 dollars le baril après que le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis et l’Iran pourraient parvenir à un accord de paix dans un délai de “deux ou trois jours”.

    Trump a également indiqué aux journalistes que le détroit d’Ormuz rouvrirait “immédiatement” une fois un accord conclu, même si ses précédentes affirmations concernant une percée diplomatique imminente ne se sont pas concrétisées.

    Les investisseurs pourraient également poursuivre leurs achats à bon compte après la forte correction observée vendredi dernier.

    Les marchés américains avaient fortement rebondi en début de séance lundi après les ventes massives de vendredi. Toutefois, les gains se sont progressivement réduits au fil de la journée, le Dow Jones repassant même brièvement en territoire négatif.

    Après avoir progressé jusqu’à 1,8 % au plus fort de la séance, le Nasdaq a terminé en hausse de 220,23 points, soit 0,9 %, à 25 929,66. Le S&P 500 a gagné 21,99 points, soit 0,3 %, à 7 405,73, tandis que le Dow Jones Industrial Average a reculé de 80,77 points, soit 0,2 %, à 50 786,01.

    Le rebond initial de Wall Street a été alimenté par des achats opportunistes après la chute de vendredi, qui avait ramené le Nasdaq à son plus bas niveau de clôture depuis un mois.

    Cependant, l’enthousiasme s’est progressivement estompé alors que les prix du pétrole demeuraient élevés après les informations faisant état d’échanges de frappes de missiles entre Israël et l’Iran durant le week-end.

    Les cours du brut ont ensuite réduit leurs gains après que Donald Trump a affirmé qu’Israël et l’Iran étaient “en train de chercher à conclure un cessez-le-feu immédiat”.

    “Les négociations finales pour la ‘Paix’ progressent, à condition que l’ignorance ou la stupidité ne viennent pas les entraver”, a écrit Trump sur Truth Social. “Le blocus restera en place, pleinement actif et en vigueur, jusqu’à ce qu’un ‘Accord Final’ soit conclu. Les choses devraient avancer rapidement.”

    Malgré le ralentissement du marché dans son ensemble, les valeurs des semi-conducteurs ont conservé une forte dynamique. L’indice Philadelphia Semiconductor a bondi de 5,6 %, récupérant une partie de la chute de 10,3 % enregistrée lors de la séance précédente.

    Marvell Technology (NASDAQ:MRVL) a grimpé de 9,6 % après l’annonce de son intégration à l’indice S&P 500 aux côtés du groupe de services de fabrication électronique Flex (NASDAQ:FLEX).

    Nvidia (NASDAQ:NVDA) a progressé de 1,7 % après avoir annoncé un partenariat technologique pluriannuel avec SK hynix visant à développer des mémoires de nouvelle génération pour les infrastructures d’intelligence artificielle et à accélérer la conception ainsi que la fabrication de semi-conducteurs.

    Les valeurs liées aux services pétroliers ont également bénéficié du contexte énergétique, l’indice Philadelphia Oil Service progressant de 3,6 %.

    Les producteurs de pétrole et les fabricants de matériel informatique ont enregistré de solides gains, tandis que les secteurs sensibles aux taux d’intérêt, comme les services aux collectivités et l’immobilier commercial, ont souffert de la poursuite de la hausse des rendements obligataires américains.

  • Les Marchés Européens Progressent sur Fond d’Espoirs de Détente entre Israël et l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les Marchés Européens Progressent sur Fond d’Espoirs de Détente entre Israël et l’Iran: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens évoluaient majoritairement dans le vert mardi, soutenus par l’apaisement des tensions entre Israël et l’Iran. Le dollar américain a reculé après avoir atteint un sommet de deux mois, tandis que le Brent est passé sous les 93 dollars le baril après que les deux pays ont accepté de suspendre leurs attaques, renforçant les espoirs d’une avancée des négociations diplomatiques.

    Le sentiment des investisseurs a également été soutenu par des données économiques chinoises montrant une forte progression des exportations et des importations en mai.

    En Europe, les chiffres publiés par Destatis ont révélé une hausse de 0,4 % de la production industrielle allemande en avril par rapport au mois précédent, après une baisse révisée de 0,1 % en mars.

    Cette progression est conforme aux attentes du marché et constitue la première hausse mensuelle de la production industrielle depuis cinq mois.

    Par ailleurs, les exportations allemandes ont augmenté de 0,9 % en avril par rapport à mars, après une hausse de 0,3 % le mois précédent. Les économistes anticipaient au contraire un recul de 0,3 %.

    L’indice CAC 40 à Paris gagnait 0,7 %, tandis que le DAX allemand progressait de 0,5 %. À Londres, le FTSE 100 reculait de 0,3 %, pénalisé par la faiblesse des valeurs énergétiques telles que BP Plc et Shell.

    Parmi les principales valeurs en hausse, Technip (EU:TE), Airbus (EU:AIR) et Safran (EU:SAF) progressaient après avoir annoncé un partenariat avec Tereos pour développer un projet de production de carburant aérien durable en France.

    À Londres, Oxford Instruments (LSE:OXIG) chutait de 6,5 % malgré des résultats annuels légèrement supérieurs aux attentes du marché.

    Le constructeur immobilier Bellway (LSE:BWY) avançait de 3 % après avoir maintenu ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2026.

    Keller Group (LSE:KLR) gagnait 3 % après avoir obtenu une extension de contrat d’une valeur de 207 millions de dollars dans le cadre d’un important projet de reconstruction autoroutière aux États-Unis.

    À l’inverse, GSK (LSE:GSK) reculait de 3,5 % après avoir annoncé l’acquisition de la société américaine spécialisée en oncologie Nuvalent pour 10,6 milliards de dollars.

  • Airbus Ne Constate Aucun Ralentissement de la Demande Malgré les Difficultés du Secteur Aérien

    Airbus Ne Constate Aucun Ralentissement de la Demande Malgré les Difficultés du Secteur Aérien

    Le directeur général d’Airbus (EU:AIR), Guillaume Faury, a déclaré mardi que le constructeur aéronautique ne constatait aucune demande significative de la part de ses clients visant à annuler ou reporter des commandes d’avions, malgré les défis auxquels l’industrie aérienne mondiale est actuellement confrontée.

    S’exprimant lors d’un événement sectoriel, Faury a souligné que les compagnies aériennes ont “traversé l’enfer” ces dernières années, mais qu’elles continuaient de maintenir leurs carnets de commandes. Selon lui, cette résilience témoigne d’une confiance durable dans la demande à long terme pour les nouveaux appareils.

    Les transporteurs aériens du monde entier font face à une hausse des coûts d’exploitation en raison de l’augmentation des prix du carburant, alimentée par le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a perturbé l’approvisionnement en carburant aérien et affecté plusieurs corridors aériens stratégiques. Bien que les compagnies aient été contraintes d’emprunter des itinéraires plus coûteux, Faury a indiqué que cette situation n’avait pas entraîné de baisse significative des commandes.

    Le dirigeant d’Airbus a également affirmé que l’entreprise se trouvait aujourd’hui dans une “situation bien meilleure en matière de chaîne d’approvisionnement”, tout en reconnaissant que certaines difficultés subsistent. Il a notamment évoqué les livraisons de moteurs de Pratt & Whitney, estimant qu’Airbus pourrait avoir du mal à atteindre certains objectifs de production si les problèmes d’approvisionnement persistent.

    Airbus vise une cadence de production de 75 avions par mois en 2027, un objectif qui, selon Faury, dépendra du calendrier et de la fiabilité des livraisons de moteurs. Il a également indiqué que le groupe se préparait à un second semestre qui pourrait établir un record.

    Évoquant les contraintes réglementaires, Faury a déclaré que “avec le fardeau réglementaire européen, il est trop difficile d’être compétitif à l’échelle mondiale.”

    Depuis le début de l’année, Airbus a enregistré 815 commandes brutes, soit 762 commandes nettes après prise en compte des annulations. Le constructeur prévoit actuellement de livrer environ 870 avions en 2026.

  • Le pétrole recule alors que les marchés évaluent la fragile trêve entre l’Iran et Israël

    Le pétrole recule alors que les marchés évaluent la fragile trêve entre l’Iran et Israël

    Les prix du pétrole ont baissé mardi, abandonnant une grande partie des gains enregistrés lors de la séance précédente après que l’Iran et Israël ont annoncé la suspension de leurs attaques à la suite d’un appel du président américain Donald Trump. Les deux parties ont toutefois averti que les hostilités pourraient reprendre si les tensions venaient à s’intensifier de nouveau.

    À 07h41 GMT, les contrats à terme sur le Brent reculaient de 1,33 dollar, soit 1,4 %, à 92,92 dollars le baril, tandis que le brut américain West Texas Intermediate perdait 1,73 dollar, soit 1,9 %, à 89,57 dollars le baril.

    Selon Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates, le marché a déjà connu ce type de situation par le passé, lorsque les espoirs d’une désescalade du conflit avaient alimenté les attentes d’une fin prochaine de la guerre qui dure depuis trois mois au Moyen-Orient.

    Malgré les nombreuses incertitudes qui subsistent, les opérateurs ont réagi aux déclarations de Téhéran et de Jérusalem indiquant que les attaques avaient cessé pour le moment. Cette annonce est intervenue après un week-end marqué par de nouvelles frappes israéliennes contre l’Iran et des opérations militaires au Liban, des événements qui avaient contribué à faire grimper les prix du pétrole d’environ 5 % lundi.

    “Pendant ce temps, les stocks mondiaux de pétrole continuent de diminuer et, à mesure que les données, qu’elles soient hebdomadaires ou mensuelles, deviennent disponibles, la prise de conscience de niveaux dangereusement faibles des réserves pétrolières mondiales pourrait intensifier la course aux barils disponibles et pousser une nouvelle fois le Brent au-dessus des 100 dollars”, a déclaré Varga.

    Les inquiétudes concernant l’offre continuent d’apporter un soutien sous-jacent au marché. Téhéran maintient d’importantes restrictions sur la majeure partie du trafic maritime transitant par le détroit d’Ormuz, une voie stratégique qui acheminait avant le conflit environ un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié. Parallèlement, Washington a maintenu son propre blocus des ports iraniens.

    La faiblesse de la demande chinoise a également contribué à limiter les prix. Les importations de pétrole brut de la Chine ont chuté de 29 % le mois dernier, atteignant leur niveau le plus bas depuis huit ans. En avril, les importations sont tombées à un creux inédit depuis plusieurs années de 9,3 millions de barils par jour, les raffineurs puisant dans leurs réserves pour compenser une baisse encore plus marquée par rapport à la moyenne de 11 millions de barils par jour observée avant le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

    Par ailleurs, l’armée américaine a indiqué lundi que ses forces avaient neutralisé un pétrolier vide dans le golfe d’Oman après que le navire avait tenté de rejoindre un port iranien en violation des mesures de blocus actuellement imposées à l’Iran.

  • L’or reste proche de son plus bas niveau en 11 semaines alors que la trêve entre l’Iran et Israël apaise les marchés ; les investisseurs attendent l’inflation américaine

    L’or reste proche de son plus bas niveau en 11 semaines alors que la trêve entre l’Iran et Israël apaise les marchés ; les investisseurs attendent l’inflation américaine

    Les prix de l’or ont peu évolué lors des échanges asiatiques mardi, restant proches de leur plus bas niveau en 11 semaines, alors que la suspension des hostilités entre l’Iran et Israël a atténué certaines inquiétudes liées à l’inflation. Les investisseurs demeurent également dans l’attente des principales données américaines sur les prix à la consommation qui seront publiées plus tard cette semaine et qui pourraient fournir de nouvelles indications sur l’évolution de la politique monétaire de la Réserve fédérale.

    L’or au comptant progressait de 0,1 % à 4 333,40 dollars l’once à 02h33 ET (06h33 GMT), tandis que les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en août reculaient de 0,1 % à 4 358,82 dollars l’once.

    Lors de la séance précédente, le métal précieux avait touché son niveau le plus faible depuis le 23 mars avant de réduire ses pertes et de terminer la journée quasiment inchangé.

    L’or subit une pression persistante depuis la publication, la semaine dernière, de statistiques de l’emploi américain supérieures aux attentes, lesquelles ont renforcé les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait maintenir des taux d’intérêt élevés pendant une période prolongée.

    Les marchés intègrent désormais une probabilité d’environ 70 % d’une hausse des taux de la Fed d’ici décembre.

    Le sentiment des investisseurs s’est amélioré après que l’Iran et Israël ont convenu de suspendre leurs attaques mutuelles à la suite d’une nouvelle flambée des tensions au cours du week-end.

    Lundi soir, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient proches d’une “total victory” dans la guerre contre l’Iran et que les prix du pétrole pourraient fortement reculer.

    Malgré son statut traditionnel de valeur refuge, l’or a eu du mal à profiter pleinement du conflit dans le Golfe. L’impact de la guerre sur les marchés pétroliers a créé une situation inhabituelle pour le métal précieux.

    La hausse des prix du pétrole a alimenté les craintes d’une inflation durablement élevée liée à l’énergie, poussant les investisseurs à revoir à la baisse leurs attentes concernant de futures baisses de taux de la Réserve fédérale. Cette situation a soutenu les rendements des obligations du Trésor américain ainsi que le dollar, réduisant l’attrait des actifs ne générant pas de rendement, tels que l’or.

    L’indice du dollar américain a reculé de 0,2 % mardi après avoir atteint un sommet de deux mois lors de la séance précédente.

    L’attention des marchés se tourne désormais vers les chiffres de l’inflation à la consommation aux États-Unis attendus mercredi ainsi que vers les données sur les prix à la production qui seront publiées jeudi. Ces indicateurs pourraient permettre de déterminer si la récente remontée des prix du pétrole commence à se répercuter sur les pressions inflationnistes dans l’ensemble de l’économie.

    Parmi les autres métaux précieux, l’argent a progressé de 0,4 % à 68,42 dollars l’once, tandis que le platine a gagné 0,3 % à 1 767,60 dollars l’once.

    Du côté des métaux industriels, les contrats à terme de référence sur le cuivre au London Metal Exchange ont avancé de 0,4 % à 13 666,13 dollars la tonne, tandis que les contrats à terme sur le cuivre américain ont progressé de 0,5 % à 6,37 dollars la livre.

  • Les contrats à terme américains progressent alors que Trump évoque l’Iran et que les valeurs de l’IA rebondissent: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme américains progressent alors que Trump évoque l’Iran et que les valeurs de l’IA rebondissent: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains évoluaient en hausse mardi, les investisseurs surveillant à la fois les développements du conflit avec l’Iran et le rebond des valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle. Le sentiment de marché a également été soutenu par l’annonce du dépôt confidentiel d’une demande d’introduction en Bourse par OpenAI, tandis qu’Applied Digital (NASDAQ:APLD) s’envolait avant l’ouverture après la signature d’un important contrat de location avec un hyperscaler américain.

    Les futures progressent avant les chiffres clés de l’inflation

    À 03h28 ET (07h28 GMT), les contrats à terme sur le Dow Jones étaient quasiment inchangés, ceux sur le S&P 500 progressaient de 0,2 % et ceux sur le Nasdaq 100 gagnaient 0,5 %.

    La séance de lundi à Wall Street s’était terminée sur une note contrastée, dans un environnement que les analystes de Deutsche Bank ont qualifié de “cautious”. Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 0,2 %, tandis que le S&P 500 a gagné 0,3 % et que le Nasdaq Composite a progressé de 0,9 %.

    Les valeurs des semi-conducteurs ont figuré parmi les principaux moteurs de la hausse, rebondissant après la forte correction provoquée en fin de semaine dernière par les résultats trimestriels de Broadcom (NASDAQ:AVGO). L’indice Philadelphia Semiconductor a bondi de 5,61 %, récupérant environ la moitié des pertes enregistrées vendredi.

    Les investisseurs attendent désormais les chiffres du commerce extérieur américain d’avril ainsi que les ventes de logements existants de mai. Toutefois, l’événement majeur de la semaine reste la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) de mai prévue mercredi.

    Ce rapport pourrait fournir des indications cruciales sur l’évolution future de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Les marchés anticipent désormais au moins une hausse supplémentaire des taux cette année, en raison des inquiétudes liées à l’inflation et de la solidité persistante du marché du travail américain.

    Trump estime qu’un accord avec l’Iran reste possible

    Dans une note publiée mardi, les analystes de Deutsche Bank ont estimé que la situation au Moyen-Orient suivait un schéma désormais familier.

    “[I]t seems the cycle of ‘near a deal, not near a deal, escalation, de escalation, maybe back near a deal’ continues”, ont-ils écrit, ajoutant qu’ils étaient désormais “back in the ‘a deal is still possible’ camp.”

    Ces commentaires interviennent après que l’Iran et Israël ont annoncé avoir suspendu leurs attaques réciproques à la suite d’une nouvelle vague de frappes en début de semaine. La détente reste toutefois fragile, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ayant affirmé vouloir poursuivre les opérations contre le Hezbollah soutenu par l’Iran au Liban.

    Le président Donald Trump, qui cherche à obtenir un accord durable pour mettre fin au conflit, a déclaré avoir eu une “very good conversation” avec Netanyahu. Il a ajouté qu’Israël et l’Iran devraient s’abstenir de toute nouvelle confrontation pendant au moins une semaine et qu’une “total victory” sur l’Iran pourrait être obtenue dans un délai de deux semaines.

    Dans ce contexte, les prix du Brent ont reculé, tout en restant largement supérieurs aux niveaux observés avant le conflit. La hausse récente des prix de l’énergie, alimentée notamment par la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, continue d’alimenter les craintes d’un regain d’inflation et d’un ralentissement de la croissance mondiale.

    OpenAI rejoint la vague des futures mégas introductions en Bourse

    OpenAI a annoncé avoir déposé de manière confidentielle les documents nécessaires à une future introduction en Bourse, rejoignant ainsi plusieurs acteurs majeurs de l’intelligence artificielle susceptibles de faire leurs débuts sur les marchés financiers.

    Dans un communiqué, la société a indiqué que “it may be a while” avant qu’une cotation ne devienne effective, estimant que certaines initiatives stratégiques sont plus faciles à mettre en œuvre en restant privée. OpenAI a également souligné qu’il existait un “complicated set of tradeoffs” à prendre en compte avant toute décision.

    Dirigée par Sam Altman et connue pour ChatGPT, OpenAI est devenue l’un des symboles de l’essor de l’intelligence artificielle, un phénomène qui a largement contribué à propulser les marchés boursiers vers de nouveaux sommets.

    Cette annonce intervient après le dépôt de la demande d’introduction en Bourse d’Anthropic la semaine dernière. Selon le Wall Street Journal, les dirigeants d’OpenAI craindraient qu’Anthropic, dont la valorisation privée aurait dépassé celle d’OpenAI, ne fasse son entrée en Bourse avant elle.

    Par ailleurs, SpaceX devrait lancer ce qui pourrait devenir la plus importante introduction en Bourse de l’histoire, une opération susceptible de faire d’Elon Musk le premier trillionnaire au monde.

    Samsung et SK Hynix mènent le rebond des semi-conducteurs

    Les géants sud-coréens des puces mémoire ont fortement rebondi après les lourdes pertes enregistrées lors de la séance précédente.

    SK Hynix (USOTC:HXSCL) a bondi de plus de 15 %, profitant également d’un partenariat pluriannuel avec Nvidia pour la fourniture de mémoires avancées destinées aux applications d’intelligence artificielle.

    Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ) a progressé de près de 9 % après avoir chuté de 10,2 % lundi.

    Les deux groupes avaient été pénalisés par la vague de prises de bénéfices qui a touché les valeurs technologiques et liées à l’IA, dans un contexte de craintes sur les taux d’intérêt américains et après les perspectives jugées décevantes de Broadcom.

    Applied Digital s’envole grâce à un contrat de long terme

    Applied Digital (NASDAQ:APLD) figurait parmi les plus fortes hausses avant l’ouverture de Wall Street, avec un gain supérieur à 11 % après la signature d’un contrat de location d’une durée de 15 ans avec un hyperscaler basé aux États-Unis.

    L’accord devrait générer environ 5,2 milliards de dollars de revenus et porte sur 210 mégawatts de capacité informatique au sein du nouveau campus d’intelligence artificielle Delta Forge 2 du groupe.

    Applied Digital a précisé qu’environ 70 % de ses revenus contractuels proviennent désormais d’hyperscalers américains, illustrant l’ampleur des investissements réalisés par les grandes entreprises technologiques pour soutenir leurs ambitions dans l’intelligence artificielle.

    La société n’a pas révélé l’identité de son client, mais a indiqué que le contrat pourrait générer jusqu’à 12,7 milliards de dollars sur une période de 30 ans en cas de renouvellement.

  • Les Valeurs Européennes des Semi-conducteurs Rebondissent Après la Chute Déclenchée par Broadcom

    Les Valeurs Européennes des Semi-conducteurs Rebondissent Après la Chute Déclenchée par Broadcom

    Les actions européennes du secteur des semi-conducteurs ont progressé mardi, récupérant une partie des pertes enregistrées lors de la récente correction provoquée par les résultats trimestriels décevants de Broadcom (NASDAQ:AVGO).

    À 07h49 GMT, Infineon Technologies (TG:IFX) gagnait plus de 2 %, tandis que BE Semiconductor (EU:BESI) avançait de 1,9 %. D’autres acteurs majeurs du secteur évoluaient également dans le vert, notamment ASML (EU:ASML), ASM International (EU:ASM) et STMicroelectronics (BIT:STMMI) (EU:STMPA), dont les titres progressaient entre 0,5 % et 1 %.

    Ce rebond intervient après plusieurs séances difficiles pour les valeurs mondiales des semi-conducteurs. Le mouvement de vente avait été déclenché par les résultats de Broadcom, qui ont laissé les investisseurs sur leur faim concernant la demande pour ses puces d’intelligence artificielle conçues sur mesure. Bien que le groupe ait maintenu son objectif de revenus liés à l’IA de 100 milliards de dollars pour l’exercice 2027, le marché espérait une révision à la hausse compte tenu de la dynamique favorable de cette activité.

    La déception s’est propagée à l’ensemble du secteur. Vendredi, l’indice américain PHLX Semiconductor a chuté de 10,3 %, enregistrant sa plus forte baisse quotidienne depuis les turbulences provoquées par la pandémie de COVID-19 en mars 2020.

    Le secteur technologique américain a toutefois retrouvé des couleurs lundi. L’indice technologique du S&P 500 a progressé de 1,5 %, signant la meilleure performance sectorielle de la séance, tandis que le Philadelphia Semiconductor Index bondissait de 5,6 %. Cette reprise a permis de récupérer une partie des pertes qui avaient effacé près de 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière parmi les fabricants de puces cotés aux États-Unis.

    Parmi les valeurs les plus remarquées, Intel (NYSE:INTC) a grimpé de 11,2 % après que The Information a révélé que Google avait passé une commande portant sur plus de trois millions de tensor processing units dont la production est prévue pour 2028.

    Le sentiment des investisseurs a également bénéficié des développements au Moyen-Orient. L’Iran et Israël ont annoncé l’arrêt des attaques réciproques à la suite d’un appel du président américain Donald Trump, qui a exhorté les deux parties à mettre immédiatement fin aux hostilités.