Author: Fiona Craig

  • Six mois après le début de la guerre en Iran, près de la moitié du pétrole mondial provient de pays touchés par des conflits

    Six mois après le début de la guerre en Iran, près de la moitié du pétrole mondial provient de pays touchés par des conflits

    Près de la moitié de la production mondiale de pétrole provient en 2026 de pays touchés par des conflits, selon des calculs de Reuters, soulignant l’ampleur des perturbations auxquelles sont confrontés les marchés mondiaux de l’énergie.

    Six mois après que les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran ont déclenché ce qui est devenu la plus importante crise d’approvisionnement pétrolier jamais enregistrée, peu d’éléments permettent encore de déterminer quand les perturbations pourraient prendre fin.

    Les pressions dépassent largement le Golfe. La guerre entre la Russie et l’Ukraine a entraîné des réductions de la production et du raffinage, tandis que le Kazakhstan voisin a également subi des baisses cette année.

    La poursuite du conflit en Libye constitue une autre source d’incertitude, tandis que les restrictions américaines imposées aux exportations de pétrole vénézuélien au début de l’année ont exercé une pression supplémentaire sur l’offre mondiale.

    Les pays touchés par les conflits représentent plus de 43 % de l’offre pétrolière

    Sur la base des niveaux de production de 2025, les pays concernés par ces conflits ont collectivement produit environ 45 millions de barils de pétrole par jour, selon les calculs de Reuters fondés sur les données de l’Agence internationale de l’énergie.

    Cela représente plus de 43 % de l’offre mondiale de pétrole, illustrant l’exposition d’une part importante du marché aux perturbations géopolitiques.

    Les tensions sur l’offre ont renforcé la dépendance mondiale à l’égard de la production pétrolière américaine, même si celle-ci a également subi des interruptions occasionnelles liées à des conditions météorologiques extrêmes.

    Toutes les perturbations de l’approvisionnement observées en 2026 ne se sont toutefois pas produites simultanément, ce qui a limité leur impact immédiat sur la disponibilité globale du pétrole.

    Les perturbations dans le Golfe restent importantes

    L’Arabie saoudite a réorienté une partie de ses expéditions de pétrole vers la mer Rouge, tandis que d’autres exportateurs du Golfe ont trouvé des moyens de faire transiter leurs approvisionnements par le détroit d’Ormuz. Les analystes estiment que les perturbations actuelles des flux pétroliers du Golfe représentent environ 5 à 7 millions de barils par jour.

    Les risques pesant sur les principales routes d’approvisionnement restent néanmoins élevés. Les attaques survenues en juillet dans la mer Rouge et à proximité du canal de Suez, en Égypte, ont mis en évidence la vulnérabilité de corridors maritimes essentiels à l’industrie énergétique mondiale.

    Les conflits dans le Golfe et en Ukraine ont également réduit d’environ 10 % la capacité mondiale de raffinage.

    L’Ukraine a ciblé une part importante du réseau de raffinage russe, frappant notamment des installations situées jusqu’à Omsk, à environ 2 700 kilomètres (1 680 miles) des territoires contrôlés par l’Ukraine.

    Les pénuries de carburant accentuent les tensions sur les marchés

    La Russie est confrontée à des pénuries de carburant sur son marché intérieur et a interdit les exportations d’essence et de diesel, réduisant davantage l’offre disponible sur les marchés internationaux des carburants.

    La hausse des prix des carburants est devenue un facteur important de l’inflation, contribuant à l’augmentation des coûts d’emprunt et participant à la progression de la dette publique américaine jusqu’au niveau record de 40 000 milliards de dollars.

    Les prix du diesel aux États-Unis ont atteint des niveaux records malgré le fonctionnement des raffineries américaines à pleine capacité.

    L’Agence internationale de l’énergie a réagi au choc sur l’offre en libérant des volumes records de pétrole provenant des réserves d’urgence.

    Ces opérations sont désormais en grande partie terminées, alors même que les stocks mondiaux continuent de diminuer, laissant les marchés énergétiques exposés à de nouvelles perturbations dans plusieurs grandes régions productrices.

  • L’or reste stable avant le discours de Warsh à Jackson Hole

    L’or reste stable avant le discours de Warsh à Jackson Hole

    Les prix de l’or sont restés globalement stables vendredi, les investisseurs attendant le discours du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole afin d’obtenir des indications sur les perspectives des taux d’intérêt américains.

    L’or au comptant était stable à $4 600,19 l’once à 02h50 ET, soit 06h50 GMT, tandis que les contrats à terme sur l’or américain reculaient de 0,3 % à $4 651,41.

    Le métal précieux avait atteint plus tôt dans la semaine un sommet de trois mois proche de $4 700 l’once, dans un contexte de préoccupations concernant la politique budgétaire américaine et de mesures du Trésor visant à soutenir les obligations à plus longue échéance.

    Malgré ces gains, l’or se dirigeait vers une légère baisse hebdomadaire après trois semaines consécutives de progression.

    Les marchés attendent des indications sur la politique de la Réserve fédérale

    Les investisseurs adoptaient une position prudente avant le discours de Warsh, prévu vendredi à 10h00 ET, soit 14h00 GMT.

    Cette intervention constituera le premier discours majeur de Warsh en tant que président de la Réserve fédérale à Jackson Hole, les marchés recherchant des indications sur l’évaluation de l’inflation par la banque centrale et sur l’évolution future des taux d’intérêt.

    Les récentes données sur l’inflation ont influencé les anticipations de politique monétaire. L’indice des prix des dépenses de consommation personnelle, la mesure de l’inflation privilégiée par la Réserve fédérale, a augmenté de 3,7 % sur les douze mois jusqu’en juillet.

    Selon l’outil CME FedWatch, les marchés attribuaient une probabilité de 34 % à une hausse des taux d’intérêt en septembre et une probabilité de 74 % à une augmentation d’ici décembre.

    Ces chiffres représentent des probabilités implicites de marché et non des indications fournies par la Réserve fédérale.

    Les anticipations de taux restent importantes pour l’or

    Des taux d’intérêt plus élevés peuvent réduire l’attrait relatif de l’or, puisque le métal ne génère pas de revenus d’intérêts contrairement aux actifs offrant un rendement.

    L’or a récemment bénéficié de rendements obligataires plus faibles et d’un dollar américain moins ferme. La baisse des rendements réduit le coût d’opportunité associé à la détention d’actifs sans rendement, tandis qu’un dollar plus faible peut rendre l’or libellé en dollars moins coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

    L’or a progressé de plus de 13 % au cours du mois d’août, malgré les faibles variations de vendredi et la perspective d’un léger recul sur l’ensemble de la semaine.

    L’argent et le platine progressent

    Les autres métaux précieux ont évolué en hausse vendredi.

    L’argent a gagné 1,3 % à $70,11 l’once, tandis que le platine a progressé de 1,8 % à $1 882,60 l’once.

    Les prix du cuivre ont également augmenté. Les contrats à terme de référence sur le cuivre au London Metal Exchange ont progressé de 0,4 % à $14 338,15 la tonne, tandis que les contrats à terme américains sur le cuivre ont gagné 0,2 % à $6,68 la livre.

  • Le pétrole se dirige vers une baisse hebdomadaire malgré les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran

    Le pétrole se dirige vers une baisse hebdomadaire malgré les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix du pétrole ont reculé vendredi et se dirigeaient vers la fin d’une série de deux semaines consécutives de hausse, malgré les incertitudes persistantes concernant les relations entre les États-Unis et l’Iran.

    Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 60 cents, soit 0,67 %, à $89,10 le baril à 0636 GMT, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate ont baissé de 64 cents, ou 0,77 %, à $82,89.

    Les deux références pétrolières étaient en voie de terminer la semaine en baisse. Le Brent reculait de 5,3 % sur la semaine, tandis que le WTI perdait 4,3 %.

    Les flux pétroliers à travers le détroit d’Ormuz montrent des signes de reprise

    Le recul hebdomadaire intervient malgré la persistance des tensions diplomatiques entre Washington et Téhéran.

    « Malgré les efforts diplomatiques qui se heurtent à un obstacle, des signes croissants indiquent que davantage de pétrole transite par le détroit d’Ormuz », ont déclaré les analystes d’ING dans une note. « Alors que le conflit se poursuit, les producteurs s’adaptent aux nouvelles réalités et sont de plus en plus à l’aise avec la navigation dans le détroit. »

    Goldman Sachs a estimé jeudi que les récentes exportations totales de pétrole du Golfe se situaient entre 15 millions et 16 millions de barils par jour.

    Ce niveau restait inférieur de 7 millions à 8 millions de barils par jour aux volumes d’avant-guerre, mais dépassait de 5 millions à 6 millions de barils par jour le point bas enregistré en mars, selon les estimations de la banque.

    Les États-Unis ne chercheraient pas à relancer l’accord de juin avec l’Iran

    Le pétrole avait terminé la séance précédente en hausse après un article du Wall Street Journal concernant la position de l’administration Trump sur les négociations avec l’Iran.

    Citant des personnes proches du dossier, le journal a indiqué que l’administration aurait informé à plusieurs reprises les médiateurs qu’elle ne souhaitait pas relancer le protocole d’accord conclu en juin, compliquant les efforts visant à reprendre les négociations.

    Plus tôt jeudi, Washington avait déclaré ne pas être engagé dans des discussions avec l’Iran, malgré les efforts diplomatiques menés par d’autres pays pour ramener les deux parties à la table des négociations.

    Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions à l’Iran

    Les États-Unis ont annoncé lundi des mesures contre l’Iran qu’ils ont qualifiées de « sanctions les plus sévères de l’histoire ».

    Téhéran a décrit ces sanctions comme un « acte inhumain et hostile » et a affirmé qu’elles avaient perdu leur efficacité.

    Ces descriptions reflètent les positions respectives des gouvernements américain et iranien.

    La Russie lance un avertissement concernant les missiles fournis par la Grande-Bretagne

    Les tensions géopolitiques sont également restées au centre de l’attention après une mise en garde de Moscou concernant l’utilisation par l’Ukraine de missiles de croisière à longue portée fournis par la Grande-Bretagne contre des cibles situées sur le territoire russe.

    La Russie a averti qu’elle pourrait frapper des cibles militaires britanniques à l’intérieur et à l’extérieur de l’Ukraine en réponse à ces attaques.

    Le président américain Donald Trump a toutefois déclaré que le président russe Vladimir Poutine n’attaquerait pas un pays membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

    Trump a également minimisé les informations selon lesquelles le directeur de la CIA John Ratcliffe aurait averti cette semaine des responsables russes contre une telle attaque.

    La Grande-Bretagne est l’un des membres fondateurs de l’OTAN.

  • Warsh, Nvidia, PayPal et le pétrole au centre de l’attention alors que les futures américains évoluent peu : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Warsh, Nvidia, PayPal et le pétrole au centre de l’attention alors que les futures américains évoluent peu : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les futures sur les actions américaines évoluaient peu vendredi après la hausse de Nvidia (NASDAQ:NVDA) consécutive aux derniers résultats du fabricant de puces, tandis que les investisseurs attendaient le discours du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh à Jackson Hole.

    Les futures sur le S&P 500 étaient stables, ceux sur le Nasdaq 100 reculaient de 0,3 %, tandis que les futures sur le Dow progressaient de 0,2 %.

    Par ailleurs, PayPal (NASDAQ:PYPL) a fortement reculé dans les échanges après-Bourse après des informations selon lesquelles de potentiels acquéreurs avaient mis fin aux discussions en vue d’un rachat, tandis que les prix du pétrole ont augmenté dans un contexte de nouvelles incertitudes concernant les relations entre les États-Unis et l’Iran.

    Nvidia progresse après ses perspectives de chiffre d’affaires

    L’action Nvidia a gagné 8,7 % jeudi après que la société a publié des perspectives de chiffre d’affaires supérieures aux attentes.

    Ce mouvement a coïncidé avec une progression des principaux indices américains. Le S&P 500 a gagné 0,7 %, le Nasdaq Composite a progressé de 1,6 % et le Dow a avancé de 0,2 %.

    Nvidia est l’un des principaux fournisseurs de puces utilisées dans les infrastructures d’intelligence artificielle, ce qui rend ses résultats également pertinents pour les entreprises qui investissent dans les centres de données dédiés à l’IA et les exploitent.

    Les investisseurs attendent le discours de Warsh à Jackson Hole

    L’attention s’est tournée vendredi vers le discours de Warsh lors du symposium annuel de la Réserve fédérale à Jackson Hole, dans le Wyoming.

    Les investisseurs recherchent des indications sur l’évaluation par la banque centrale de la persistance de l’inflation et sur les perspectives concernant les taux d’intérêt.

    Les données récentes ont continué de montrer des pressions élevées sur les prix, tandis que les rendements des bons du Trésor américain sont restés élevés dans un contexte d’inquiétudes concernant l’inflation, l’endettement public et la politique monétaire.

    Les commentaires de Warsh pourraient influencer les anticipations concernant l’évolution future des taux d’intérêt américains, même si la réaction des marchés dépendra du contenu de son discours.

    Nvidia aurait suspendu certaines opérations de financement liées à l’IA

    Par ailleurs, Nvidia a suspendu certaines transactions dans le cadre d’un programme de financement destiné à aider des sociétés de cloud spécialisées dans l’IA à acheter ses puces, selon The Wall Street Journal.

    Le programme avait été annoncé moins de deux mois auparavant et prévoyait un soutien au crédit pour ces entreprises en échange d’une part de leurs revenus.

    Selon les informations rapportées, certains employés de Nvidia auraient exprimé des inquiétudes concernant un éventuel examen des autorités antitrust. La raison précise de la suspension n’est pas établie dans les informations fournies et Nvidia pourrait encore modifier le programme.

    Nvidia a précédemment défendu ses investissements dans des entreprises d’intelligence artificielle qui achètent également ses produits. Le directeur général Jensen Huang a soutenu que les start-up spécialisées dans l’IA nécessitent des montants de capitaux exceptionnellement élevés.

    PayPal chute après la fin des discussions sur un éventuel rachat

    L’action PayPal a chuté de 12,2 % dans les échanges après-Bourse après qu’un consortium mené par Advent International et Stripe a abandonné son projet d’acquisition de la société de paiements, selon Bloomberg.

    Le consortium aurait proposé $60,50 par action, valorisant PayPal à plus de $53 milliards.

    Selon les informations rapportées, le conseil d’administration de PayPal aurait jugé le prix proposé insuffisant et aurait également identifié des considérations réglementaires et de financement.

    Les spéculations autour d’une éventuelle acquisition avaient contribué au rebond de l’action PayPal depuis son plus bas sur 52 semaines de $38,46 après l’apparition d’informations sur les discussions en juillet.

    Le pétrole progresse avec le retour des incertitudes entre Washington et Téhéran

    Les prix du pétrole ont augmenté après des informations selon lesquelles l’administration Trump aurait indiqué aux médiateurs qu’elle ne souhaitait plus revenir au protocole d’accord conclu avec l’Iran en juin.

    L’accord signé par le président Donald Trump au château de Versailles avait établi un cadre pour la réouverture du détroit d’Ormuz et le début de négociations concernant le programme nucléaire iranien, en échange d’un allègement des sanctions et d’un accès aux avoirs iraniens gelés.

    Selon The Wall Street Journal, Washington se serait depuis orienté vers une politique de pression économique maximale et ne chercherait pas à relancer l’accord.

    Le Brent a dépassé $88 le baril à la suite de ces informations.

    Les développements concernant le détroit d’Ormuz restent importants pour les marchés énergétiques en raison du rôle de cette voie maritime dans les flux pétroliers mondiaux. Une variation durable des prix du brut peut également influencer les anticipations d’inflation et, par conséquent, les attentes concernant la politique monétaire.

  • Les actions européennes rebondissent avant le discours de Warsh mais se dirigent vers une troisième baisse hebdomadaire : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes rebondissent avant le discours de Warsh mais se dirigent vers une troisième baisse hebdomadaire : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont progressé vendredi, l’indice paneuropéen STOXX 600 gagnant 0,6 % alors que les investisseurs attendaient le discours du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh au Jackson Hole Economic Policy Symposium.

    Malgré la hausse de vendredi, l’indice restait en voie d’enregistrer une baisse hebdomadaire d’environ 0,4 %, ce qui constituerait une troisième semaine consécutive de recul et sa plus longue série de pertes depuis avril 2025.

    Les marchés européens ont été confrontés cette semaine à une combinaison de rendements obligataires souverains élevés, de volatilité des prix de l’énergie et de données économiques régionales contrastées.

    La hausse des rendements obligataires pèse sur les marchés européens

    Les rendements des obligations souveraines mondiales ont augmenté en début de semaine, portant les coûts d’emprunt sur les marchés de la zone euro, aussi bien dans les pays du cœur que dans les économies périphériques, vers des sommets de plusieurs mois.

    Les rendements ont ensuite légèrement reculé à la suite d’annonces concernant les rachats de dette publique américaine et de la baisse des prix de l’énergie.

    Les coûts de financement élevés sont néanmoins restés un facteur pour les valorisations des actions européennes au cours de la semaine, notamment dans les secteurs sensibles aux taux d’intérêt comme l’immobilier.

    Les marchés de l’énergie ont également été volatils, les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz ayant influencé les prix du pétrole et du gaz de gros européen. Les prix ont ensuite diminué alors que des développements diplomatiques ont atténué certaines inquiétudes immédiates en fin de semaine.

    Les commentaires de la BCE restent surveillés

    Les anticipations concernant la politique monétaire de la Banque centrale européenne ont également contribué au contexte de marché cette semaine.

    Selon les informations fournies, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a réaffirmé que les taux d’intérêt devraient encore augmenter afin de maîtriser l’inflation.

    Ces commentaires ont ajouté un élément supplémentaire aux réflexions des investisseurs concernant les perspectives de la politique monétaire européenne, parallèlement à l’évolution des rendements obligataires souverains et des prix de l’énergie.

    Les investisseurs attendent le discours de Warsh à Jackson Hole

    L’attention des investisseurs s’est tournée vendredi vers le premier discours majeur de Warsh en tant que président de la Réserve fédérale lors du symposium de Jackson Hole, dans le Wyoming.

    Les investisseurs recherchent des indications permettant de déterminer si la Fed entend maintenir une politique monétaire restrictive à l’automne face à une inflation globale persistante, ou si un ralentissement du marché du travail pourrait permettre aux responsables monétaires de marquer une pause.

    Les mouvements des rendements des bons du Trésor américain peuvent influencer les marchés obligataires souverains européens, ce qui rend les perspectives de politique monétaire de la Fed pertinentes pour les conditions de financement en Europe.

    Les investisseurs surveillent également d’éventuels commentaires concernant la stratégie de bilan de la Réserve fédérale alors que les gouvernements continuent d’émettre des volumes importants de dette.

    Le DAX et le CAC 40 participent au rebond régional

    Les principaux indices boursiers européens ont évolué en hausse vendredi aux côtés du STOXX 600.

    Le DAX allemand a progressé de 0,5 %, tandis que le CAC 40 français a gagné 0,9 % après une forte baisse lors de la séance précédente. Le FTSE 100 de Londres a avancé de 0,4 %.

    Les valeurs liées au secteur technologique ont également bénéficié d’un soutien au cours de la séance après les perspectives de résultats communiquées par Nvidia plus tôt dans la semaine.

    Au moment des informations fournies, les gains de vendredi ne suffisaient toutefois pas à effacer le recul hebdomadaire du STOXX 600.

  • Nanobiotix progresse de 11,4 % et prolonge ses gains récents

    Nanobiotix progresse de 11,4 % et prolonge ses gains récents

    L’action Nanobiotix (EU:NANO) a progressé de 11,43 % jeudi 27 août, prolongeant une période marquée par d’importantes hausses du cours et une forte volatilité pour la société française de biotechnologie.

    Aucune annonce majeure de l’entreprise n’a été identifiée dans les informations fournies comme catalyseur spécifique de la hausse enregistrée jeudi.

    Ce nouveau mouvement intervient après une progression substantielle au cours de l’année écoulée, période durant laquelle l’action Nanobiotix a gagné plusieurs centaines de pour cent.

    Aucun catalyseur spécifique lié à l’entreprise identifié

    Les informations fournies n’attribuent pas la hausse du cours de jeudi à une nouvelle annonce opérationnelle, financière ou réglementaire de Nanobiotix.

    Les performances récentes du titre sont intervenues dans un contexte d’intérêt des investisseurs pour le secteur des biotechnologies et d’opérations de consolidation observées ailleurs dans l’industrie. Les informations fournies n’établissent toutefois pas de lien de causalité direct entre ces développements et la dernière hausse de Nanobiotix.

    En l’absence d’un catalyseur propre à l’entreprise clairement identifié, les raisons précises de la progression de jeudi ne peuvent pas être déterminées à partir des informations disponibles.

    Les analystes maintiennent des recommandations positives

    Le sentiment des analystes à l’égard de Nanobiotix reste positif, selon les informations fournies, avec une majorité de recommandations à l’achat fort.

    L’objectif de cours moyen des analystes s’établit à €52,20 par action.

    Sur la base du cours de l’action mentionné dans les informations fournies, cet objectif représente un potentiel de hausse d’environ 35,23 %.

    L’objectif de cours et le potentiel de hausse correspondant constituent des estimations d’analystes et non des prévisions ou des objectifs communiqués par Nanobiotix.

  • Legrand progresse après avoir été désigné comme le premier choix de Morgan Stanley dans les biens d’équipement européens

    Legrand progresse après avoir été désigné comme le premier choix de Morgan Stanley dans les biens d’équipement européens

    L’action Legrand (EU:LR) a progressé de 2,7 % à €140,05 après que Morgan Stanley a désigné le groupe spécialisé dans les infrastructures électriques et numériques du bâtiment comme son premier choix parmi les valeurs européennes des biens d’équipement.

    La banque a relevé son objectif de cours sur Legrand de €155 à €160 et maintenu sa recommandation Overweight, en mettant en avant les catalyseurs à court terme de l’entreprise et sa valorisation relative.

    Max Yates, analyste chez Morgan Stanley, a déclaré que la baisse de valorisation de Legrand cette année avait créé « un point d’entrée attractif pour une entreprise de grande qualité ».

    Depuis le début de l’année, l’action Legrand a progressé de 8 %, contre des hausses de 35 % pour ABB et de 27 % pour Schneider Electric, selon les informations fournies.

    Morgan Stanley souligne l’évolution des prévisions de résultats

    Yates a indiqué que la performance relative de l’action Legrand ne s’était pas accompagnée d’une détérioration des anticipations de résultats.

    Selon Morgan Stanley, les estimations consensuelles du résultat opérationnel de Legrand pour 2027 ont été relevées de 9 % depuis le début de l’année. Cette révision est similaire à celle observée pour Schneider Electric et se compare à une hausse de 13 % pour ABB.

    L’analyste a identifié deux facteurs ayant pesé sur la valorisation : les incertitudes concernant l’exposition de Legrand aux technologies de nouvelle génération de 800 volts destinées aux centres de données et une légère baisse de la marge EBIT au premier semestre 2026.

    Morgan Stanley estime que le multiple de valorisation de Legrand a reculé cette année d’environ 22 % par rapport à ABB et de 18 % par rapport à Schneider Electric.

    Les centres de données représentent une part croissante du chiffre d’affaires

    Legrand avait précédemment relevé ses perspectives de croissance des ventes pour l’ensemble de 2026 après avoir enregistré une croissance organique de 9,8 % au premier semestre.

    Les centres de données représentent désormais près d’un tiers du chiffre d’affaires du groupe et affichent une croissance supérieure à 30 % à l’échelle mondiale, selon les informations fournies.

    Morgan Stanley prévoit une croissance organique de 10 % pour Legrand en 2027, tandis que son estimation de l’EBITA 2027 se situe 6 % au-dessus du consensus actuel.

    Yates a décrit la demande provenant des centres de données comme l’une des deux « façons de gagner ». Il estime que ce segment représentera environ 32 % du chiffre d’affaires du groupe et pourrait contribuer à une part importante de la croissance organique globale si ses ventes progressent de 24 % l’année prochaine.

    Selon Yates, ce rythme placerait la croissance de Legrand dans les centres de données à un niveau globalement comparable à celui de Vertiv.

    L’analyste identifie un potentiel au niveau des marges en Amérique du Nord

    Les marges constituent le deuxième domaine mis en avant par Morgan Stanley.

    Les estimations consensuelles supposent actuellement une baisse de 70 points de base sur un an de la marge EBIT de Legrand en Amérique du Nord, malgré une croissance organique attendue de 11 % dans la région.

    Yates estime que l’écart entre les prévisions de croissance du chiffre d’affaires et les hypothèses de marge pourrait constituer une source de potentiel haussier « au cours des 6 à 12 prochains mois ».

    Toute amélioration dépendrait toutefois des performances opérationnelles effectives de Legrand par rapport aux prévisions consensuelles actuelles.

    Morgan Stanley évalue l’exposition à la technologie 800 volts

    La transition vers une architecture en courant continu de 800 volts dans les centres de données constitue également un sujet suivi par les investisseurs.

    Yates a indiqué que la direction de Legrand considère cette transition technologique comme « neutre à négative » pour environ 20 % des ventes du groupe liées aux centres de données, tandis que l’effet sur le reste de l’activité serait neutre à positif.

    Selon l’analyste, Legrand développe un produit baptisé « power sidecar » destiné à élargir son marché adressable avant le déploiement à plus grande échelle de l’architecture 800 volts.

    Morgan Stanley établit un scénario haussier à €190 et baissier à €120

    L’objectif de cours de Morgan Stanley dans son scénario de base est fixé à €160 pour Legrand.

    Dans son scénario haussier, la banque estime la juste valeur à €190 par action, en supposant notamment l’absence de ralentissement de la croissance des centres de données et une marge EBIT de 21,5 %. Selon Morgan Stanley, ce scénario représente un potentiel de hausse de 39 %.

    Son scénario baissier suppose une croissance nulle des centres de données et aboutit à une valorisation de €120 par action, soit un potentiel de baisse de 13 %.

    Ces chiffres correspondent aux estimations établies par Morgan Stanley selon différents scénarios et ne constituent pas des prévisions de Legrand.

    La Journée investisseurs identifiée comme prochain catalyseur

    Yates a identifié la Journée investisseurs de Legrand prévue le 29 septembre comme le prochain catalyseur potentiel pour le titre.

    L’analyste s’attend à ce que Legrand relève son objectif de croissance organique du groupe dans une fourchette de 4 % à 6 %, contre une fourchette précédente de 3 % à 5 %.

    Il s’agit d’une anticipation de Morgan Stanley et non d’une nouvelle prévision déjà communiquée par Legrand dans les informations fournies.

    Morgan Stanley estime également que Legrand présente actuellement des catalyseurs à plus court terme que Schneider Electric, dont la prochaine publication concernant les marges n’est pas attendue avant le début de 2027.

  • Wall Street attendue en hausse après les solides résultats de Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Wall Street attendue en hausse après les solides résultats de Nvidia : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquent une ouverture en hausse jeudi, les valeurs technologiques menant les premiers gains après que Nvidia (NASDAQ:NVDA) a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et présenté des perspectives de chiffre d’affaires encourageantes.

    Les futures sur le Nasdaq 100 ont progressé d’environ 1 %, signalant un regain d’intérêt pour les valeurs technologiques après la légère baisse enregistrée par les principaux indices lors de la séance précédente.

    L’action Nvidia s’est envolée de 6,5 % dans les échanges avant l’ouverture après que le leader des puces destinées à l’intelligence artificielle a dépassé les attentes au deuxième trimestre et fourni des prévisions de chiffre d’affaires optimistes pour le trimestre en cours, renforçant la confiance dans la demande liée aux investissements dans les infrastructures d’IA.

    « Nvidia a une nouvelle fois publié des résultats supérieurs aux attentes, apportant une certaine assurance que le cycle d’investissement dans l’IA reste intact », a déclaré Daniela Hathorn, Senior Market Analyst chez Capital.com.

    Nvidia apporte un nouvel élan au secteur technologique

    La performance de Nvidia devrait soutenir l’ensemble du secteur technologique, compte tenu du rôle central de l’entreprise dans le cycle d’investissement en pleine expansion autour de l’intelligence artificielle.

    La réaction positive aux résultats pourrait aider Wall Street à retrouver de l’élan après une séance précédente sans véritable direction. Les investisseurs avaient largement évité de prendre des positions importantes avant la publication des résultats de Nvidia, illustrant l’influence croissante du groupe sur le sentiment général des marchés.

    « En supposant qu’il n’y ait pas de mouvement majeur, positif ou négatif, sur le plan géopolitique, les résultats du deuxième trimestre de Nvidia publiés ce soir devraient probablement donner le ton aux marchés pour le reste de la semaine », a déclaré Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell.

    Jackson Hole reste au centre de l’attention

    Malgré l’ouverture positive suggérée par les futures, les échanges pourraient rester relativement prudents alors que les investisseurs attendent vendredi le discours du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, au symposium économique de Jackson Hole.

    Warsh s’est généralement montré réticent à fournir des indications détaillées sur l’évolution future de la politique monétaire, mais les investisseurs analyseront attentivement ses commentaires afin d’identifier d’éventuels indices sur la trajectoire des taux d’intérêt.

    À la suite des derniers chiffres de l’inflation, l’outil FedWatch de CME Group indique une probabilité de 66,1 % que la Réserve fédérale maintienne ses taux inchangés le mois prochain, contre une probabilité de 33,9 % d’une hausse d’un quart de point.

    L’inflation maintient les taux au premier plan

    Les dernières données sur les dépenses de consommation personnelle ont montré que l’inflation américaine était légèrement plus élevée que prévu par les économistes.

    L’indice global des prix PCE a augmenté de 0,2 % en juillet après une baisse de 0,1 % en juin, alors que les économistes anticipaient une progression de 0,1 %. Sur un an, l’indice a progressé de 3,7 %, un rythme inchangé par rapport à juin et légèrement supérieur aux prévisions de 3,6 %.

    L’indice PCE core, hors alimentation et énergie, a progressé de 0,2 % sur un mois après une hausse de 0,1 % en juin, conformément aux attentes. L’inflation core annuelle est restée stable à 3,3 %, également en ligne avec les prévisions.

    Ces chiffres renforcent les anticipations d’une approche mesurée de la Réserve fédérale alors qu’elle continue d’évaluer l’évolution de l’inflation et de l’économie.

    Wall Street avait terminé la séance précédente en légère baisse

    Les principaux indices américains ont clôturé la séance précédente en léger recul après une journée hésitante. Le Dow Jones Industrial Average a perdu 113,52 points, soit 0,2 %, à 53 463,88, tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 21,10 points, soit 0,1 %, à 26 130,20. Le S&P 500 a cédé 1,58 point, soit moins de 0,1 %, à 7 675,70.

    Les performances sectorielles ont été contrastées. Les valeurs aurifères ont nettement reculé dans le sillage de la baisse du prix du métal précieux, entraînant une chute de 2,9 % du NYSE Arca Gold Bugs Index. Les valeurs pharmaceutiques ont également été sous pression, le NYSE Arca Pharmaceutical Index perdant 2 %.

    Les secteurs liés à la technologie ont affiché une performance plus solide. Le NYSE Arca Computer Hardware Index a gagné 1,9 %, tandis que le NYSE Arca Networking Index a progressé de 1,6 %. Les valeurs liées au gaz naturel ont également avancé, le NYSE Arca Natural Gas Index gagnant 1,5 % dans le sillage de la hausse du prix de la matière première.

    Avec Nvidia qui apporte un puissant catalyseur au secteur technologique et des futures orientés à la hausse, Wall Street semble se diriger vers une ouverture positive. L’attention devrait désormais se partager entre l’enthousiasme entourant les investissements dans l’IA et le discours de vendredi à Jackson Hole, alors que les investisseurs recherchent le prochain moteur potentiel des marchés américains.

  • Les Bourses européennes reculent face aux tensions géopolitiques et aux incertitudes sur la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes reculent face aux tensions géopolitiques et aux incertitudes sur la Fed : DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont évolué majoritairement en baisse jeudi, les investisseurs mettant en balance les tensions géopolitiques persistantes et les incertitudes entourant la trajectoire des taux de la Réserve fédérale avec les résultats et perspectives encourageants de Nvidia.

    Des chiffres de l’inflation américaine supérieurs aux attentes ont maintenu l’hypothèse d’une nouvelle hausse des taux de la Fed avant la fin de l’année au centre des préoccupations. Les marchés attendent désormais le discours du président de la Fed, Kevin Warsh, à Jackson Hole afin d’obtenir de nouvelles indications sur l’orientation de la politique monétaire.

    Le DAX progresse grâce à l’amélioration de la confiance des consommateurs allemands

    Le CAC 40 français a reculé de 1,1 %, tandis que le FTSE 100 britannique a perdu 0,4 %. Le DAX allemand s’est distingué en progressant de 0,3 % après la publication de données laissant entrevoir une amélioration du moral des consommateurs allemands en septembre.

    L’indice prospectif GfK de confiance des consommateurs est remonté à -26,6 pour septembre, contre -29,4 en août, soutenu par une amélioration des anticipations de revenus et une évolution de la propension à épargner.

    Cette amélioration en Allemagne a apporté un signal intérieur encourageant alors que les marchés européens continuent de composer avec les incertitudes politiques et monétaires mondiales.

    Les résultats d’entreprises animent les échanges

    Pernod Ricard (EU:RI) a fortement reculé après que le groupe français de vins et spiritueux a annoncé une baisse de 3,9 % de ses ventes annuelles pour l’exercice 2026, reflétant une demande plus faible en Chine et aux États-Unis.

    Le groupe suédois de technologies médicales Elekta (TG:EJXB) a également perdu du terrain après avoir publié des ventes du premier trimestre inférieures aux attentes.

    Prudential (LSE:PRU) a reculé après que l’assureur a fait état d’un ralentissement de la croissance du bénéfice provenant des nouvelles activités. L’assureur belge Ageas (EU:AGS) a également baissé. Son ratio combiné s’est détérioré à 95,2 % au premier semestre 2026, contre 92,1 % un an plus tôt, en raison de sinistres liés aux conditions météorologiques en Europe.

    Halfords et Plus500 se démarquent

    À Londres, Halfords Group (LSE:HFD) a constitué l’un des principaux points positifs de la séance. L’action du distributeur britannique de vélos et de produits automobiles s’est envolée après que le groupe a prévu un bénéfice pour 2027 supérieur aux attentes du marché.

    Plus500 (LSE:PLUS) a également enregistré une forte progression après l’annonce d’un nouveau programme de rachat d’actions de 100 millions de dollars.

    Même si les principaux indices européens sont restés globalement prudents, l’amélioration de la confiance des consommateurs allemands et plusieurs performances individuelles solides ont apporté des éléments encourageants. Les investisseurs tournent désormais leur attention vers Jackson Hole afin d’obtenir davantage d’indications sur la politique de taux de la Réserve fédérale pour les prochains mois.

  • Le pétrole poursuit son repli alors que la diplomatie au Moyen-Orient soutient les espoirs sur l’offre

    Le pétrole poursuit son repli alors que la diplomatie au Moyen-Orient soutient les espoirs sur l’offre

    Les prix du pétrole ont reculé pour une quatrième séance consécutive jeudi, les investisseurs se montrant de plus en plus optimistes quant à la possibilité que les avancées diplomatiques au Moyen-Orient favorisent progressivement une reprise des flux régionaux de brut.

    Les contrats à terme sur le Brent ont baissé de 0,5 % à 87,37 dollars le baril à 04h54 ET, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate américain ont également perdu 0,5 % à 81,79 dollars le baril.

    Le Brent et le WTI ont tous deux reculé de plus de 6 % au cours de la semaine écoulée, l’optimisme entourant un éventuel accord diplomatique ayant largement pris le dessus sur les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran.

    Washington a renforcé ses sanctions économiques contre l’Iran plus tôt dans la semaine et a mis en garde les autres pays contre la poursuite de leurs échanges commerciaux avec Téhéran. Des informations ultérieures ont toutefois évoqué la possibilité d’une amélioration des relations entre les deux parties.

    Les médias d’État russes ont rapporté que les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un nouvel accord de cessez-le-feu susceptible d’être annoncé dans les prochains jours, tandis que les marchés cherchent désormais à déterminer si ces avancées diplomatiques pourront se traduire par une amélioration des flux énergétiques.

    Les discussions sur Ormuz renforcent les perspectives d’approvisionnement

    D’autres informations ont indiqué que l’Iran et Oman se rapprochent d’un accord concernant la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

    Téhéran a précisé qu’une entente ne se traduirait pas nécessairement par une réouverture immédiate du passage, mais les discussions ont néanmoins renforcé l’espoir d’une normalisation progressive des conditions de navigation.

    Le Pakistan, autre médiateur important dans la région, a également signalé des progrès dans les négociations de paix avec l’Iran, renforçant l’impression que les efforts diplomatiques prennent de l’ampleur.

    Les données maritimes montrent toutefois que les flux dans le détroit d’Ormuz restent à une fraction de leurs niveaux d’avant-guerre.

    Avant le conflit, environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut transitait par cette voie, ce qui fait de sa réouverture éventuelle un catalyseur potentiellement important pour les marchés mondiaux de l’énergie.

    Une reprise durable du trafic maritime pourrait ainsi améliorer sensiblement la disponibilité du brut du Moyen-Orient et réduire certaines des contraintes d’approvisionnement qui ont soutenu les cours pendant le conflit.

    Les développements entre la Russie et l’Ukraine restent surveillés

    Par ailleurs, certaines informations suggèrent que la Russie pourrait intensifier ses attaques contre l’Ukraine après avoir estimé que les négociations avaient enregistré peu de progrès.

    Moscou envisagerait d’accroître les attaques de missiles balistiques contre Kyiv et d’autres infrastructures, ramenant l’attention sur un autre risque géopolitique susceptible d’influencer les marchés mondiaux des matières premières.

    « Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a été complètement relégué au second plan par les marchés depuis un certain temps, et peu d’éléments laissaient penser que les espoirs d’une résolution se renforçaient. Les marchés des matières premières continuent de se concentrer uniquement sur la situation au Moyen-Orient », ont déclaré les analystes d’ING dans une note.

    Pour l’instant, la diplomatie au Moyen-Orient reste le principal moteur du sentiment sur le marché pétrolier, les investisseurs se concentrant de plus en plus sur la capacité des négociations à rétablir le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz et à ramener davantage de brut sur les marchés internationaux.