Author: Fiona Craig

  • Le pétrole progresse alors que les nouveaux échanges entre les États-Unis et l’Iran maintiennent les risques d’approvisionnement au premier plan

    Le pétrole progresse alors que les nouveaux échanges entre les États-Unis et l’Iran maintiennent les risques d’approvisionnement au premier plan

    Les prix du pétrole ont progressé mardi, les nouveaux échanges militaires entre les États-Unis et l’Iran ramenant l’attention sur le risque de perturbations de l’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient.

    Les futures sur le Brent ont gagné 1,18 dollar, soit 1,3 %, à 91,67 dollars le baril à 07h39 GMT, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 1,27 dollar, soit 1,48 %, à 87,03 dollars.

    Ces mouvements ont suivi un regain de tensions après que le président américain Donald Trump a évoqué lundi la possibilité de nouvelles frappes contre l’Iran. Ces développements ont marqué le premier échange direct d’attaques entre les deux pays depuis la fin juillet.

    « Les échanges de tirs de missiles entre les États-Unis et l’Iran confortent ceux qui estiment que, même s’il ne s’agit pas d’une “guerre sans fin”, ce conflit va se poursuivre encore et encore », a déclaré John Evans, analyste chez PVM.

    Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste inférieur aux niveaux précédents

    Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré mardi que l’Iran répondrait immédiatement si les États-Unis revenaient à leurs engagements prévus par l’accord de paix provisoire signé en juin.

    Le Qatar et Oman participent aux efforts de médiation visant à parvenir à un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Avant le début du conflit à la fin du mois de février, cette voie maritime assurait le transit d’environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

    Le trafic visible de navires transportant des matières premières dans le détroit est resté lundi à environ cinq bâtiments par jour, contre une moyenne d’environ 14 sur les 10 jours précédents, selon les données maritimes de Kpler. Aucun des cinq navires n’était un pétrolier transportant des cargaisons liquides.

    L’agence United Kingdom Maritime Trade Operations a indiqué mardi qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par trois projectiles alors qu’il quittait le détroit d’Ormuz. Aucune victime ni conséquence environnementale n’a été signalée.

    « Malgré les estimations des sociétés de suivi par satellite selon lesquelles environ 6 millions de barils de pétrole transitent chaque jour par Ormuz, ce niveau reste nettement inférieur à celui d’avant le conflit », ont déclaré les analystes d’ANZ dans une note.

    Les analystes surveillent les stocks mondiaux de pétrole

    Les analystes d’ANZ ont également cité l’état des stocks mondiaux de pétrole comme un autre facteur pour le marché.

    « Dans le même temps, les réserves sur lesquelles le marché pétrolier mondial s’appuyait sont en train de s’épuiser. Les stocks américains approchent de leurs niveaux minimums, tandis que la capacité de la Chine à maintenir ses importations à un faible niveau sera mise à l’épreuve avec la hausse de la demande saisonnière. »

    Un sondage Reuters réalisé en août a montré que les analystes s’attendaient à ce que les prix du pétrole restent supérieurs à 80 dollars le baril en 2026, alors que les perturbations du transport maritime se poursuivent.

  • Les futures américains restent stables alors que les investisseurs évaluent les taux de la Fed, le pétrole et les rendements japonais : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les futures américains restent stables alors que les investisseurs évaluent les taux de la Fed, le pétrole et les rendements japonais : Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les futures sur les actions américaines étaient globalement stables mardi matin, les investisseurs évaluant les perspectives de taux d’intérêt de la Réserve fédérale, la hausse des prix du pétrole et les nouveaux échanges militaires entre les États-Unis et l’Iran.

    Les marchés de l’énergie ont prolongé leurs récentes hausses face aux préoccupations concernant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, tandis que les rendements des obligations d’État japonaises ont progressé avant la publication de données américaines sur l’emploi et l’activité manufacturière.

    Les futures américains évoluent peu avant les données sur l’emploi

    À 03h40 ET, les futures sur le S&P 500, le Nasdaq 100 et le Dow étaient globalement stables.

    Wall Street avait reculé lors de la séance précédente alors que les rendements des bons du Trésor américain et les prix du pétrole augmentaient.

    Les investisseurs attendent le rapport sur l’emploi non agricole de vendredi afin d’obtenir de nouvelles indications sur la situation du marché du travail américain et ses éventuelles implications pour la politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Avant cette publication, le rapport Job Openings and Labor Turnover Survey de juillet et l’indice ISM manufacturier sont attendus mardi.

    Le rendement de l’obligation japonaise à 10 ans dépasse 3 %

    Le rendement de l’obligation d’État japonaise de référence à dix ans a dépassé 3 % mardi pour la première fois depuis septembre 1996.

    Le rendement a plus que triplé depuis 2024 alors que la Banque du Japon s’est progressivement éloignée de son ancienne politique monétaire ultra-accommodante.

    La hausse des coûts énergétiques liée au conflit entre les États-Unis et l’Iran a également contribué aux préoccupations concernant l’inflation au Japon, tandis que les investisseurs évaluent la possibilité de nouvelles hausses de taux de la Banque du Japon.

    Des rendements obligataires domestiques plus élevés pourraient modifier les allocations des investisseurs japonais en augmentant le rendement relatif des actifs obligataires japonais par rapport aux titres étrangers.

    Le pétrole poursuit sa hausse sur fond de développements entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix du pétrole ont progressé mardi alors que les marchés évaluaient la possibilité de nouvelles opérations militaires impliquant les États-Unis et l’Iran ainsi que leurs conséquences potentielles sur les approvisionnements énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz.

    À 01h02 ET, les futures sur le Brent progressaient de 1,1 % à 91,51 dollars le baril, tandis que ceux sur le WTI gagnaient 1,4 % à 86,99 dollars. Les deux contrats avaient augmenté de près de 3 % lors de la séance précédente.

    Les derniers développements ont suivi les frappes américaines contre des cibles militaires iraniennes sur l’île de Larak et les attaques de missiles iraniennes qui ont ensuite visé des installations militaires américaines en Jordanie.

    Le président Donald Trump a évoqué la possibilité de nouvelles actions militaires américaines contre l’Iran.

    Une hausse des prix du brut peut contribuer à augmenter les coûts du transport, de la production et de l’énergie pour les consommateurs, faisant de son impact potentiel sur l’inflation l’un des facteurs surveillés par les marchés financiers.

    Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste sous surveillance

    Les investisseurs continuent de surveiller le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz en raison de son rôle dans le transport du pétrole brut et des produits pétroliers provenant des producteurs du Moyen-Orient.

    Lundi, un pétrolier a été touché par trois projectiles non identifiés alors qu’il quittait le détroit, selon l’agence United Kingdom Maritime Trade Operations.

    L’ampleur et la durée d’une éventuelle perturbation du trafic maritime restent incertaines. Une réduction prolongée du passage par cette voie maritime pourrait avoir un impact sur les approvisionnements et les prix mondiaux de l’énergie.

    Les données JOLTS, l’ISM et les commentaires de la Fed attendus mardi

    Le rapport JOLTS sur les offres d’emploi de juillet et l’indice ISM manufacturier doivent être publiés plus tard mardi, apportant de nouvelles informations sur le marché du travail et le secteur manufacturier américains.

    Le gouverneur de la Réserve fédérale Michael Barr doit également prendre la parole.

    Les investisseurs évaluent la possibilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt après que le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh a récemment adopté un ton plus restrictif.

    Les prochaines statistiques économiques, notamment le rapport sur l’emploi non agricole de vendredi, fourniront des données supplémentaires avant la décision de politique monétaire de septembre de la Réserve fédérale.

  • Les actions européennes restent stables alors que les rendements obligataires progressent et que le conflit au Moyen-Orient se poursuit : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes restent stables alors que les rendements obligataires progressent et que le conflit au Moyen-Orient se poursuit : DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes étaient globalement stables mardi, les investisseurs évaluant la hausse des rendements obligataires mondiaux, les développements au Moyen-Orient et les statistiques économiques attendues plus tard dans la journée.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 était stable, tandis que le DAX allemand reculait de 0,6 % et que le CAC 40 français progressait de 0,1 %. Le FTSE 100 de Londres perdait 0,4 %.

    Les producteurs d’énergie ont bénéficié de la hausse des prix des matières premières, tandis que d’autres secteurs évoluaient en baisse dans un contexte de hausse des coûts d’emprunt souverains et de préoccupations concernant l’impact inflationniste potentiel de prix de l’énergie plus élevés.

    Les rendements des obligations japonaises atteignent un plus haut générationnel

    Les marchés obligataires sont restés au centre de l’attention après que le rendement de l’obligation d’État japonaise de référence à dix ans a atteint son niveau le plus élevé depuis une génération.

    Les rendements des bons du Trésor américain et des obligations souveraines européennes ont également progressé, les investisseurs ajustant leurs anticipations de taux d’intérêt face aux préoccupations liées à l’inflation et aux émissions de dette publique.

    La hausse des rendements a pesé sur les secteurs sensibles aux taux, notamment la technologie, l’immobilier et les services aux collectivités offrant des dividendes élevés, alors que les investisseurs évaluaient l’effet de taux d’actualisation plus élevés sur les valorisations boursières.

    Les marchés évaluent de nouveaux échanges militaires entre les États-Unis et l’Iran

    Les développements géopolitiques sont également restés au centre de l’attention après de nouveaux échanges militaires impliquant les États-Unis et l’Iran.

    L’Iran a lancé pendant la nuit des frappes de missiles visant deux bases militaires américaines en Jordanie, après des frappes américaines contre des cibles iraniennes plus tôt dans la semaine.

    Le président américain Donald Trump a ensuite évoqué la possibilité de nouvelles actions militaires contre des infrastructures iraniennes.

    Les prix des matières premières énergétiques ont progressé alors que les marchés évaluaient l’impact potentiel de la poursuite des opérations militaires sur les approvisionnements et le transport commercial à travers le détroit d’Ormuz.

    L’inflation de la zone euro et les données JOLTS américaines attendues

    Les investisseurs attendaient également les données d’août sur l’Indice des Prix à la Consommation de la zone euro, qui devraient fournir de nouvelles indications sur l’inflation sous-jacente avant la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne prévue la semaine prochaine.

    Les marchés évaluent la possibilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt de 25 points de base de la BCE, même si cette décision restera dépendante des prochaines données économiques et de l’évaluation de la banque centrale.

    Aux États-Unis, le rapport Job Openings and Labor Turnover Survey de juillet est également attendu. Il fournira de nouvelles informations sur la situation du marché du travail avant la publication vendredi du rapport sur l’emploi non agricole et la décision de politique monétaire de septembre de la Réserve fédérale.

    Sur les marchés régionaux, les valeurs industrielles, automobiles et de consommation figuraient parmi les secteurs sous pression. Le FTSE 100 a enregistré un recul moins marqué que le DAX allemand, les groupes énergétiques et miniers représentant une part importante de l’indice britannique.

  • SPIE progresse après l’initiation de couverture de Deutsche Bank avec une recommandation « acheter »

    SPIE progresse après l’initiation de couverture de Deutsche Bank avec une recommandation « acheter »

    L’action SPIE (EU:SPIE) a progressé mardi après que Deutsche Bank a initié la couverture du groupe français de services techniques avec une recommandation « acheter » et un objectif de cours de 57 €.

    Le titre a gagné 1,52 % à 44,20 €, surperformant le CAC 40, qui reculait d’environ 0,8 %.

    Deutsche Bank a notamment cité les perspectives de croissance de SPIE, la demande liée à l’électrification et à la décarbonation ainsi que le potentiel de nouvelle progression des marges pour justifier sa recommandation.

    Deutsche Bank prévoit la poursuite de l’amélioration de la croissance organique

    La banque a présenté SPIE comme le leader européen du marché des services multitechniques purs, une position qui lui confère une taille supérieure à celle de nombreux concurrents sur des marchés qui restent fragmentés.

    Deutsche Bank estime que l’amélioration récente de la croissance organique de SPIE pourrait marquer une évolution par rapport aux années précédentes, durant lesquelles la croissance du chiffre d’affaires avait été plus faible.

    La banque prévoit que cette amélioration se poursuivra au second semestre 2026 et jusqu’en 2028, soutenue par les investissements liés à l’électrification et à la décarbonation.

    Selon Deutsche Bank, les investissements dans les infrastructures plus efficaces sur le plan énergétique, l’électrification accrue et les systèmes à faibles émissions de carbone devraient soutenir la demande pour les services techniques de SPIE.

    La marge EBIT de SPIE a progressé depuis 2020

    La marge EBIT de SPIE a augmenté d’environ 260 points de base depuis 2020, avec des améliorations enregistrées dans ses principales zones géographiques.

    Deutsche Bank attribue en partie cette progression à l’orientation de SPIE vers des services à plus forte valeur ajoutée ainsi qu’à sa capacité à augmenter ses prix au-delà de l’inflation, notamment depuis la pandémie.

    La banque estime qu’une nouvelle progression des marges reste possible, avec des marges de conversion qui devraient augmenter au fil du temps.

    Deutsche Bank a également précisé que ses prévisions actuellement publiées n’intègrent pas entièrement l’amélioration récente des marges. Tout effet supplémentaire sur les bénéfices dépendrait donc de la poursuite de cette tendance.

    Deutsche Bank fixe un objectif de cours de 57 €

    L’objectif de cours de 57 € fixé par Deutsche Bank est supérieur au cours de 44,20 € enregistré par SPIE mardi.

    La banque a indiqué que cet objectif reflète son évaluation de l’exécution opérationnelle de SPIE et de son exposition aux investissements de long terme dans les infrastructures, facteurs qui, selon elle, ne sont pas encore entièrement intégrés dans la valorisation boursière du groupe.

  • Air Liquide progresse après des informations sur une prise de participation d’Elliott

    Air Liquide progresse après des informations sur une prise de participation d’Elliott

    L’action Air Liquide (EU:AI) a progressé de près de 4 % mardi en début de séance après que Reuters a rapporté qu’Elliott Investment Management avait pris une participation dans le groupe français de gaz industriels et discutait de ses performances financières avec la direction.

    Citant des personnes proches du dossier, Reuters a indiqué qu’Elliott échangeait depuis plusieurs mois avec la direction d’Air Liquide et avait encouragé le groupe à réduire l’écart entre ses marges opérationnelles et celles de ses concurrents.

    Le montant de la participation qu’Elliott détiendrait dans Air Liquide n’a pas été communiqué.

    La marge opérationnelle reste inférieure à celle de Linde

    Air Liquide figure parmi les trois principaux fournisseurs mondiaux de gaz industriels, aux côtés de Linde PLC et d’Air Products and Chemicals. Le groupe produit notamment de l’oxygène et de l’azote destinés à des clients tels que les industriels et les fabricants de semi-conducteurs.

    Selon les données de LSEG citées dans le rapport, Linde affichait une marge opérationnelle de 30 % à la mi-2026, contre 21 % pour Air Liquide.

    Selon les informations fournies, les analystes s’attendent à ce qu’un écart entre les marges des deux groupes persiste pendant plusieurs années.

    Les informations de Reuters interviennent alors que les investisseurs activistes ciblent de plus en plus de grandes entreprises européennes, avec des campagnes portant notamment sur les coûts, la structure des portefeuilles d’activités et les scissions d’entreprises.

    Air Liquide tiendra une journée investisseurs en octobre

    Air Liquide doit organiser une journée investisseurs début octobre, au cours de laquelle les actionnaires devraient recevoir de nouvelles informations sur la stratégie du groupe.

    Selon le rapport, certains actionnaires attendent notamment que la direction présente ses projets concernant l’évolution des marges et la possibilité de procéder à de nouveaux rachats d’actions.

    Air Liquide affiche une capitalisation boursière d’environ 108 milliards d’euros (125,5 milliards de dollars). L’action avait terminé la séance de lundi globalement stable avant de progresser mardi matin à la suite des informations publiées.

  • Le PMI manufacturier français remonte à 51,1 avec le retour de la production à la croissance

    Le PMI manufacturier français remonte à 51,1 avec le retour de la production à la croissance

    Le secteur manufacturier français a enregistré une amélioration de ses conditions d’activité en août, avec une hausse de la production pour la première fois depuis avril, selon les données publiées par S&P Global.

    L’indice PMI manufacturier S&P Global France est passé de 49,8 en juillet à 51,1 en août, repassant au-dessus du seuil de 50,0 qui sépare une amélioration d’une détérioration des conditions du secteur manufacturier.

    Les données de l’enquête ont été recueillies entre le 12 et le 21 août.

    La production augmente tandis que les nouvelles commandes reculent

    La production manufacturière a légèrement progressé en août, la hausse provenant exclusivement des fabricants de biens intermédiaires. Les producteurs de biens de consommation et de biens d’équipement ont enregistré de légères baisses de leur production.

    Les nouvelles commandes ont diminué pour le quatrième mois consécutif, à un rythme globalement similaire à celui observé en juillet. La demande à l’exportation a également continué de reculer, prolongeant la tendance baissière enregistrée depuis le début de l’année.

    Les fabricants ont réduit leurs stocks d’intrants au rythme le plus rapide depuis neuf mois. Les stocks de produits finis ont également diminué, certaines entreprises attribuant cette baisse au recul des nouvelles commandes et à leur volonté de libérer des liquidités.

    Les achats ont enregistré leur plus forte contraction depuis juin 2025.

    L’emploi progresse à son rythme le plus rapide depuis un an

    Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement se sont accentuées en août, les délais moyens de livraison des fournisseurs s’allongeant davantage qu’au cours des mois précédents.

    L’emploi dans le secteur manufacturier a progressé à son rythme le plus rapide depuis un an, tandis que les commandes en attente ont diminué au rythme le plus marqué depuis 18 mois.

    Les pressions sur les prix ont continué de s’atténuer. Les coûts des intrants et les prix de vente ont augmenté à leur rythme le plus faible depuis février.

    Les anticipations des entreprises passent sous le seuil de 50

    Les fabricants ont fait état d’attentes moins favorables concernant leur activité au cours des 12 prochains mois, l’indice Future Output étant passé sous le seuil de 50,0 pour la première fois depuis dix mois.

    Joe Hayes, économiste principal chez S&P Global Market Intelligence, a déclaré que l’enquête faisait apparaître une demande toujours faible, une baisse de la confiance des entreprises et une réduction plus prononcée des stocks. Il a également indiqué que l’atténuation des pressions inflationnistes pourrait soutenir les carnets de commandes.

  • Soitec gagne 6,4 % après le relèvement des perspectives de croissance dans les centres de données

    Soitec gagne 6,4 % après le relèvement des perspectives de croissance dans les centres de données

    L’action Soitec (EU:SOI) a progressé de 6,39 % lundi 31 août, clôturant à 114,90 €, après que le groupe de matériaux pour semi-conducteurs a relevé ses perspectives de croissance pour son activité de composants destinés aux centres de données.

    Le groupe grenoblois prévoit que le chiffre d’affaires de cette activité fera plus que doubler en 2026-2027 par rapport aux quelque 100 millions d’euros réalisés l’année précédente, soutenu par la demande de technologies de transmission optique à très haut débit utilisées dans les centres de données.

    Selon les informations fournies, Soitec prévoit que ses capacités de production existantes en France et à Singapour permettront de répondre à la hausse attendue de la demande sans nécessiter la construction d’une nouvelle usine avant 2029.

    Soitec prévoit une croissance supérieure à 30 % au deuxième trimestre

    Soitec vise désormais une croissance du chiffre d’affaires de plus de 30 % au deuxième trimestre, contre des attentes du marché d’environ 8 %.

    L’action de la société a progressé d’environ 400 % depuis le début de l’année, mais reste en baisse d’environ 35 % sur les trois derniers mois.

    Ces performances contrastées reflètent l’ampleur des variations du cours de Soitec au cours de l’année 2026.

    L’objectif de cours moyen des analystes s’établit à 138,95 €

    Selon les informations fournies, l’objectif de cours moyen des analystes pour Soitec s’établit à 138,95 €.

    Ce niveau représente environ 20,93 % de plus que le cours de clôture de 114,90 € enregistré le 31 août.

    L’objectif de cours des analystes constitue une estimation et non une indication de l’évolution future de l’action.

  • Technip Energies gagne plus de 8 % après des informations sur un potentiel contrat de 10 milliards de dollars avec SpaceX

    Technip Energies gagne plus de 8 % après des informations sur un potentiel contrat de 10 milliards de dollars avec SpaceX

    L’action Technip Energies (EU:TE) a progressé de plus de 8 % mardi après que la chaîne française BFM a rapporté que le groupe d’ingénierie et de technologies était en lice pour un potentiel contrat de 10 milliards de dollars avec SpaceX (NASDAQ:SPCX).

    Selon BFM, Technip Energies participe à un appel d’offres de SpaceX portant sur la construction d’une installation de production de carburant pour fusées au sein d’une base de 100 milliards de dollars prévue en Louisiane.

    Le média a indiqué que le directeur général de SpaceX, Elon Musk, devrait annoncer le fournisseur retenu plus tard mardi. Aucune attribution de contrat n’avait été confirmée dans les informations fournies.

    BFM cite Technip Energies parmi les candidats

    BFM a présenté Technip Energies comme l’un des candidats au contrat, en faisant notamment référence aux activités existantes du groupe dans les infrastructures de gaz naturel liquéfié.

    Selon le média, Technip Energies exploite près d’un quart de la capacité mondiale de liquéfaction de GNL et développe actuellement ses activités en Louisiane. Le groupe dispose d’activités à proximité de terrains récemment acquis par Musk pour le projet de SpaceX.

    BFM a rapporté que SpaceX prévoit de construire une importante base en Louisiane destinée à accueillir des milliers de vols de Starship. La fusée est développée pour des missions vers la Lune et Mars, ainsi que pour de potentiels lancements de centres de données spatiaux.

    Technip Energies propose une conception inspirée de Commonwealth LNG

    Selon BFM, Technip Energies a proposé une conception reposant sur son projet Commonwealth LNG, actuellement en construction en Louisiane et doté d’une capacité de production prévue de 9,5 millions de tonnes de GNL par an.

    L’installation proposée pour le cosmodrome de SpaceX présenterait une différence : ses turbines fonctionneraient à l’électricité plutôt qu’au gaz naturel, selon le média.

    BFM Business a également rapporté qu’Elon Musk souhaite que les systèmes de production de carburant soient achevés dans un délai de 36 mois.

    La construction de l’ensemble de la base de SpaceX devrait commencer l’année prochaine, tandis que le premier lancement de Starship depuis le site de Louisiane est prévu pour 2029, selon le média.

  • Chhugani de Bernstein prévoit un Bitcoin à 300 000 dollars d’ici 2029

    Chhugani de Bernstein prévoit un Bitcoin à 300 000 dollars d’ici 2029

    Bernstein prévoit que Bitcoin (COIN:BTCUSD) atteindra 300 000 dollars d’ici la fin de 2029, l’analyste Gautam Chhugani considérant la cryptomonnaie comme l’un des principaux bénéficiaires potentiels de ce qu’il appelle le « debasement trade », ou stratégie liée à la dépréciation monétaire.

    La prévision repose sur l’hypothèse que Bitcoin continuera globalement de suivre son cycle de marché historique de quatre ans. Bernstein anticipe également un retour de la cryptomonnaie vers un nouveau record de 150 000 dollars d’ici le milieu de l’année 2027.

    « En suivant notre cadre fondé sur le rapport entre le prix et le coût marginal, nous nous attendons à ce que le prochain sommet du marché atteigne 300 000 dollars d’ici l’année civile 2029 et à ce que le marché retrouve un nouveau record historique de 150 000 dollars d’ici le milieu de 2027 », a écrit Chhugani dans une note adressée aux clients.

    La dette souveraine soutient la thèse de Bernstein sur la dépréciation monétaire

    Les perspectives à long terme de Bernstein pour Bitcoin reposent en partie sur l’idée que la période de quatre décennies caractérisée par une baisse des taux d’intérêt a pris fin.

    Les gouvernements sont par conséquent confrontés à une augmentation du coût du service de la dette à un moment où les niveaux d’endettement souverain atteignent des niveaux sans précédent, renforçant les pressions sur les finances publiques.

    Selon Bernstein, la hausse des rendements peut créer un cycle auto-entretenu dans lequel l’augmentation des charges d’intérêts contribue à creuser les déficits budgétaires, entraînant des besoins d’emprunt supplémentaires.

    « Face au choix entre tensions budgétaires et dépréciation monétaire, nous pensons que les décideurs politiques finiront par privilégier cette dernière, car elle est politiquement moins perturbatrice », a déclaré la firme.

    Dans ce scénario, Bernstein estime que les investisseurs pourraient se tourner davantage vers des actifs rares dont l’offre ne peut pas facilement être augmentée ou diluée.

    Bitcoin considéré comme le principal actif rare

    Bernstein considère Bitcoin comme particulièrement bien positionné dans cet environnement et le présente comme le principal actif tangible susceptible de bénéficier de la stratégie de dépréciation monétaire.

    La firme souligne notamment la composition de la base d’investisseurs de Bitcoin. Environ 60 % de la cryptomonnaie serait détenue par des investisseurs que Bernstein considère comme relativement insensibles aux variations de prix, y compris lors de baisses dépassant 50 %.

    Parallèlement, les canaux permettant aux investisseurs institutionnels et particuliers d’accéder à Bitcoin continuent de se développer, offrant de nouvelles possibilités d’entrée de capitaux sur le marché.

    Bernstein estime que ces caractéristiques pourraient soutenir Bitcoin au cours des prochains cycles et contribuer à une progression vers les 300 000 dollars envisagés pour 2029.

    Bernstein abaisse son objectif de cours sur Strategy

    Bernstein a également revu ses prévisions pour Strategy (NASDAQ: MSTR), abaissant son objectif de cours de 450 à 350 dollars tout en maintenant sa recommandation Outperform sur le titre.

    La firme souligne que Strategy reste le plus important détenteur institutionnel de Bitcoin parmi les entreprises, avec des avoirs représentant environ 4 % de l’offre mondiale de la cryptomonnaie.

  • Citi prévoit un cycle de croissance pluriannuel du gaz naturel dans le bassin permien

    Citi prévoit un cycle de croissance pluriannuel du gaz naturel dans le bassin permien

    Le bassin permien entre dans une phase pluriannuelle d’expansion des infrastructures de gaz naturel qui pourrait contribuer à réduire les contraintes d’évacuation affectant depuis longtemps la région, selon les analystes de Citi.

    La banque estime que le cycle d’investissement actuel se distingue des précédents, car le développement des infrastructures repose sur des sources de demande plus durables. La croissance des exportations américaines de GNL et l’augmentation des besoins en électricité des centres de données liés à l’intelligence artificielle incitent le secteur à investir plus tôt et à plus grande échelle.

    Citi s’attend à ce que le Permian devienne à terme le plus grand bassin producteur de gaz naturel des États-Unis, en complément de sa position actuelle de première région productrice de pétrole du pays.

    Les nouveaux projets pourraient réduire les pressions sur les prix à Waha

    Citi considère quatre projets récemment annoncés comme un important point d’inflexion pour le marché du gaz du Permian. Associés aux augmentations de capacité annoncées précédemment et à l’accélération des exportations américaines de GNL, ces projets devraient contribuer à réduire les écarts de prix au Waha Hub.

    L’amélioration des capacités d’évacuation pourrait également soutenir jusqu’en 2030 la rentabilité des activités de forage principalement orientées vers le pétrole dans le Permian, en facilitant le transport vers les marchés finaux du gaz naturel produit parallèlement au brut.

    La production de gaz du Permian est passée de 17,2 milliards de pieds cubes par jour en 2021 à environ 27,6 bcf/d en 2025. Le développement des gazoducs n’a pas suivi le même rythme, contribuant à d’importantes distorsions de prix à Waha en 2024 et 2025. Ces conditions se sont encore aggravées au premier semestre 2026.

    Le GNL et les centres de données soutiennent la demande à long terme

    Les volumes d’exportation de GNL des États-Unis devraient augmenter sensiblement jusqu’à la fin de la décennie, créant un débouché supplémentaire pour la croissance de la production nationale de gaz.

    Le Short-Term Energy Outlook d’août 2026 de l’U.S. Energy Information Administration prévoit que la consommation de gaz naturel du secteur électrique atteindra un record de 46,1 bcf/d durant l’été 2027. Cela représenterait une hausse d’environ 6 % par rapport aux niveaux observés durant les étés 2025 et 2026.

    Au sein de l’ERCOT, la production d’électricité à partir de gaz naturel devrait augmenter d’environ 22 % entre l’été 2025 et l’été 2027, principalement sous l’effet de la croissance de la demande des centres de données.

    Les régulateurs du Texas ont toutefois suspendu plus tôt ce mois-ci les nouvelles autorisations d’interconnexion, conduisant l’EIA à revoir à la baisse son estimation pour 2027.

    Les producteurs du Permian devraient sécuriser leurs capacités de transport

    Citi s’attend à ce que les sociétés d’exploration et de production du Permian cherchent de plus en plus à sécuriser des capacités fermes grâce à des participations dans les gazoducs et à des engagements contractuels à long terme.

    La banque a notamment cité Devon Energy et Diamondback Energy (NASDAQ:FANG) via Solitude, ainsi qu’Exxon Mobil avec Targa Resources, comme exemples de cette stratégie.

    La sécurisation des capacités pourrait offrir aux producteurs une meilleure visibilité sur leur capacité à acheminer hors du bassin le gaz naturel associé à mesure que la production continue d’augmenter.

    Les stocks de gaz progressent moins rapidement que prévu

    Les actions des sociétés d’exploration et de production spécialisées dans le gaz ont progressé d’environ 4,4 % au cours du dernier mois, malgré la stabilité des prix à terme du gaz naturel et la faiblesse persistante des prix des contrats à échéance rapprochée.

    Le modèle de Citi consacré à l’offre, à la demande et au stockage suggère également que le marché est légèrement plus tendu que prévu.

    Au cours du dernier mois, les augmentations effectives des stocks sont restées systématiquement inférieures aux prévisions de Citi, avec un écart moyen d’environ 1,6 bcf/d.