Author: Fiona Craig

  • Les actions Amundi bondissent de 4 % aprĂšs des flux records et un programme de rachat de 500 M€

    Les actions Amundi bondissent de 4 % aprùs des flux records et un programme de rachat de 500 M€

    Les actions d’Amundi (EU:AMUN) ont progressĂ© de plus de 4 % mardi aprĂšs que le gestionnaire d’actifs français a publiĂ© des rĂ©sultats 2025 supĂ©rieurs aux attentes et annoncĂ© un programme de rachat d’actions de 500 millions d’euros. Le rĂ©sultat ajustĂ© avant impĂŽts a augmentĂ© de 6 % sur l’annĂ©e pour atteindre 1,86 milliard d’euros, dĂ©passant nettement les prĂ©visions du marchĂ©.

    Le groupe, premier gestionnaire d’actifs en Europe, a terminĂ© l’exercice avec des encours sous gestion records de 2 380 milliards d’euros, en hausse de 6,2 % sur un an. Cette progression a Ă©tĂ© portĂ©e par des flux nets record de 88 milliards d’euros, en parallĂšle du lancement d’un nouveau plan stratĂ©gique couvrant la pĂ©riode jusqu’en 2028.

    Au quatriĂšme trimestre, le rĂ©sultat ajustĂ© avant impĂŽts s’est Ă©levĂ© Ă  519 millions d’euros, soit 11 % au-dessus du consensus. Cette surperformance s’explique principalement par des commissions de performance de 82 millions d’euros, supĂ©rieures de 61 % aux attentes.

    Le programme de rachat de 500 millions d’euros annoncĂ© dĂ©passe Ă  la fois l’estimation de RBC Capital Markets, fixĂ©e Ă  325 millions d’euros, et la prĂ©cĂ©dente indication du groupe, qui Ă©voquait plus de 300 millions d’euros. Amundi a Ă©galement proposĂ© un dividende de 4,25 euros par action, stable sur un an et lĂ©gĂšrement infĂ©rieur au consensus de 4,30 euros, sous rĂ©serve de l’approbation des actionnaires lors de l’assemblĂ©e du 2 juin.

    « 2025 marque le lancement rĂ©ussi de notre nouveau plan stratĂ©gique “Invest for the Future”, avec des flux nets record de +88 Md€ – bien diversifiĂ©s entre nos segments de clientĂšle, nos expertises et nos zones gĂ©ographiques », a dĂ©clarĂ© la directrice gĂ©nĂ©rale ValĂ©rie Baudson dans un communiquĂ©.

    Sur l’ensemble de l’annĂ©e, les flux nets ont atteint 87,6 milliards d’euros. La gestion passive a attirĂ© 75,6 milliards d’euros, tandis que la gestion active a collectĂ© 13,2 milliards d’euros. Les ETF ont enregistrĂ© 46,5 milliards d’euros de flux nets, dont un record trimestriel de 18,1 milliards d’euros au quatriĂšme trimestre.

    Les flux nets du quatriĂšme trimestre se sont Ă©levĂ©s Ă  20,9 milliards d’euros, au-dessus du consensus de 16,1 milliards d’euros. Hors coentreprises et produits de trĂ©sorerie, ils ont atteint 24,2 milliards d’euros, soit plus du double des 11,1 milliards d’euros attendus par le marchĂ©.

    Les marges ont toutefois Ă©tĂ© sous pression, la marge nette de commissions de gestion s’étant contractĂ©e de 2,1 points de base sur un an pour s’établir Ă  15,6 points de base au trimestre, en deçà du consensus de 15,9 points de base. Cette Ă©volution reflĂšte un mix clients plus orientĂ© vers des produits passifs Ă  plus faible marge, tant dans le retail que l’institutionnel.

    Sur une base pro forma, les revenus nets ajustĂ©s de 2025 ont progressĂ© de 5,8 % Ă  3,42 milliards d’euros. Les commissions de gestion ont augmentĂ© de 4,2 % Ă  3,05 milliards d’euros, tandis que les commissions de performance ont bondi de 22,6 % Ă  173 millions d’euros. Les revenus technologiques ont fortement progressĂ©, en hausse de 44,8 % Ă  116 millions d’euros, Amundi Technology ayant signĂ© 10 nouveaux clients sur l’annĂ©e.

    Les charges d’exploitation ont augmentĂ© de 6,2 % Ă  1,78 milliard d’euros, portant le ratio coĂ»ts/revenus Ă  52,1 %, en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

    Sur le plan gĂ©ographique, l’Asie a reprĂ©sentĂ© 40 % des flux nets du groupe en 2025, soit 32,6 milliards d’euros. L’Europe du Nord a enregistrĂ© 40 milliards d’euros de flux nets, tirĂ©s par le Royaume-Uni et l’Allemagne. La distribution digitale a contribuĂ© Ă  hauteur de 10 milliards d’euros, soit environ la moitiĂ© des flux retail.

    Par segment de clientĂšle, les institutionnels ont gĂ©nĂ©rĂ© 47,7 milliards d’euros de flux nets, dont 15,9 milliards d’euros provenant de contrats d’assurance-vie en euros pour CrĂ©dit Agricole et SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale. Le retail a enregistrĂ© 21,7 milliards d’euros, tandis que les coentreprises ont contribuĂ© Ă  hauteur de 19,5 milliards d’euros.

    Le rĂ©sultat net ajustĂ© de l’annĂ©e s’est Ă©tabli Ă  1,35 milliard d’euros. Le rĂ©sultat net comptable a atteint 1,59 milliard d’euros, incluant une plus-value non dĂ©caissĂ©e de 402 millions d’euros liĂ©e au partenariat avec Victory Capital et une charge de 88 millions d’euros au titre d’un plan d’optimisation des coĂ»ts.

    Au cours de l’annĂ©e, Amundi a remportĂ© un mandat pour gĂ©rer environ un tiers du nouveau rĂ©gime de retraite Ă  adhĂ©sion automatique en Irlande. En novembre, le groupe a Ă©galement annoncĂ© un partenariat avec le gestionnaire d’actifs privĂ©s londonien ICG, prenant une participation de 4,64 % et visant une participation Ă©conomique de 9,9 % d’ici dĂ©but 2027.

  • Le repli de Nvidia pourrait peser sur Wall Street Ă  l’ouverture: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Le repli de Nvidia pourrait peser sur Wall Street à l’ouverture: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains indiquent une ouverture en baisse lundi, laissant présager un repli des actions aprÚs une semaine écoulée marquée par des performances contrastées.

    Un Ă©lĂ©ment clĂ© de pression est la baisse de Nvidia (NASDAQ:NVDA), dont le titre recule d’environ 1,6 % en prĂ©ouverture. Le gĂ©ant de l’IA pĂšse ainsi sur le sentiment de marchĂ©.

    Ce mouvement fait suite Ă  un article du Wall Street Journal indiquant que le projet de Nvidia d’investir jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI — afin de soutenir l’entraĂźnement et l’exploitation de ses derniers modĂšles d’intelligence artificielle — serait au point mort. Selon des sources proches du dossier citĂ©es par le WSJ, certains responsables au sein de Nvidia auraient exprimĂ© des doutes quant Ă  cet accord.

    Plus largement, les tensions commerciales persistantes et le regain d’incertitude autour de la politique monĂ©taire amĂ©ricaine alimentent une aversion au risque chez les investisseurs.

    L’activitĂ© pourrait nĂ©anmoins rester modĂ©rĂ©e, les marchĂ©s se tournant vers la publication vendredi du trĂšs attendu rapport mensuel sur l’emploi du dĂ©partement du Travail. Celui-ci devrait montrer une crĂ©ation de 70 000 emplois en janvier, aprĂšs 50 000 en dĂ©cembre, et pourrait influencer les anticipations en matiĂšre de taux d’intĂ©rĂȘt.

    Wall Street a terminĂ© la sĂ©ance de vendredi majoritairement en baisse, aprĂšs une journĂ©e volatile mais dominĂ©e par une orientation nĂ©gative. AprĂšs un rebond partiel jeudi Ă  la suite d’une vente massive en dĂ©but de sĂ©ance, les trois grands indices ont clĂŽturĂ© nettement dans le rouge.

    Le Nasdaq a mené les pertes, chutant de 223,30 points (-0,9 %) à 23 461,82. Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 179,09 points (-0,4 %) à 48 892,47, tandis que le S&P 500 a cédé 29,98 points (-0,4 %) à 6 939,03.

    Sur l’ensemble de la semaine, les performances ont Ă©tĂ© contrastĂ©es : le S&P 500 a progressĂ© de 0,3 %, tandis que le Nasdaq a reculĂ© de 0,2 % et le Dow de 0,4 %.

    La faiblesse des marchĂ©s reflĂšte en partie le retour des inquiĂ©tudes liĂ©es Ă  l’inflation, aprĂšs la publication par le dĂ©partement du Travail de chiffres montrant une hausse des prix Ă  la production plus forte que prĂ©vu en dĂ©cembre. L’indice des prix Ă  la production pour la demande finale a progressĂ© de 0,5 % en dĂ©cembre, aprĂšs +0,2 % en novembre, alors que les Ă©conomistes tablaient sur une nouvelle hausse de 0,2 %.

    Sur un an, les prix Ă  la production ont augmentĂ© de 3,0 % en dĂ©cembre, un rythme inchangĂ© par rapport Ă  novembre, alors qu’un ralentissement Ă  2,7 % Ă©tait attendu.

    De nouvelles menaces tarifaires du prĂ©sident Donald Trump ont Ă©galement pesĂ© sur le sentiment. Trump a Ă©voquĂ© la possibilitĂ© d’imposer des droits de douane de 50 % sur les avions vendus aux États-Unis par le Canada, en raison du refus d’Ottawa de certifier certains jets Gulfstream. Il a Ă©galement signĂ© un dĂ©cret visant Ă  imposer des droits de douane sur les produits provenant de pays qui vendent ou fournissent du pĂ©trole Ă  Cuba.

    Les investisseurs rĂ©agissent Ă©galement Ă  l’annonce de Trump selon laquelle il souhaite nommer l’ancien gouverneur de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale Kevin Warsh pour succĂ©der Ă  Jerome Powell Ă  la tĂȘte de la Fed.

    « MĂȘme si les marchĂ©s sont probablement rassurĂ©s par la nomination d’un ancien responsable bien connu de la Fed comme prochain prĂ©sident, ils devraient rapidement se concentrer sur la crainte qu’il ne soit pas aussi accommodant que ce qu’ils anticipaient », a dĂ©clarĂ© Chris Zaccarelli, directeur des investissements chez Northlight Asset Management.

    Du cĂŽtĂ© des secteurs, les valeurs aurifĂšres ont enregistrĂ© certaines des plus fortes baisses, l’indice NYSE Arca Gold Bugs s’effondrant de 12,6 % Ă  la suite de la chute du prix de l’or. Les valeurs des semi-conducteurs et du matĂ©riel informatique ont Ă©galement subi de lourdes pressions, contribuant au repli du Nasdaq.

    Les secteurs de l’acier, des compagnies aĂ©riennes, des biotechnologies et de l’immobilier ont aussi enregistrĂ© des reculs notables, Ă  l’image de la majoritĂ© des autres secteurs.

  • Les actions europĂ©ennes progressent grĂące Ă  l’apaisement des tensions États-Unis-Iran et aux ventes de dĂ©tail allemandes: DAX, CAC, FTSE100

    Les actions europĂ©ennes progressent grĂące Ă  l’apaisement des tensions États-Unis-Iran et aux ventes de dĂ©tail allemandes: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchĂ©s actions europĂ©ens ont Ă©voluĂ© majoritairement Ă  la hausse lundi aprĂšs un dĂ©but de sĂ©ance hĂ©sitant, soutenus par des signes d’apaisement des tensions gĂ©opolitiques entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que par des donnĂ©es solides sur les ventes de dĂ©tail en Allemagne.

    Les chiffres officiels ont montré que les ventes de détail allemandes ont augmenté de 0,1 % en décembre sur un mois, effaçant le recul de 0,5 % enregistré en novembre. Sur un an, les ventes ont progressé de 1,5 %, contre 1,3 % le mois précédent.

    Dans ce contexte, l’indice DAX allemand a gagnĂ© environ 0,7 %, tandis que le FTSE 100 britannique et le CAC 40 français ont chacun progressĂ© d’environ 0,6 %.

    Le dollar a conservĂ© ses gains rĂ©cents aprĂšs que le prĂ©sident de la Chambre des reprĂ©sentants amĂ©ricaine, Mike Johnson, a indiquĂ© qu’il pourrait s’écouler encore quelques jours avant qu’un projet de financement du gouvernement ne soit soumis au vote, maintenant une certaine incertitude Ă  Washington.

    Du cĂŽtĂ© des valeurs, Julius Baer (TG:JGE) a reculĂ© aprĂšs que la banque suisse a fait Ă©tat d’une forte baisse de ses bĂ©nĂ©fices en 2025.

    En France, Sanofi (EU:SAN) a progressĂ© aprĂšs que le groupe pharmaceutique a annoncĂ© des rĂ©sultats encourageants lors d’un essai clinique de phase avancĂ©e pour un traitement contre une maladie gĂ©nĂ©tique.

    Au Royaume-Uni, 3i Infrastructure (LSE:3IN) a chutĂ© aprĂšs avoir averti d’une probable dĂ©prĂ©ciation d’environ 212 millions de livres sterling liĂ©e Ă  son investissement dans DNS:NET.

  • Prix du Bitcoin aujourd’hui : repli vers 77 000 $, proche d’un plus bas de 10 mois sur fond de liquidations et de prudence de la Fed

    Prix du Bitcoin aujourd’hui : repli vers 77 000 $, proche d’un plus bas de 10 mois sur fond de liquidations et de prudence de la Fed

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) Ă©voluait lundi prĂšs de ses niveaux les plus faibles depuis avril, aprĂšs une forte vague de ventes durant le week-end qui a ramenĂ© les prix vers la zone des 75 000 dollars. D’importantes liquidations de positions Ă  effet de levier et une incertitude macroĂ©conomique accrue ont pesĂ© sur le sentiment.

    La plus grande cryptomonnaie mondiale reculait de 2,2 % à 76 825,4 dollars à 03h06 ET (08h06 GMT), aprÚs avoir touché un point bas intrajournalier à 74 635,5 dollars, un niveau inédit depuis prÚs de dix mois.

    La pression vendeuse persistante rapproche dĂ©sormais le Bitcoin d’un possible plus bas de 15 mois autour de 70 000 dollars.

    Le Bitcoin chute durant le week-end sur fond de liquidations massives

    Le repli s’est propagĂ© Ă  l’ensemble du marchĂ© des actifs numĂ©riques. Environ 111 milliards de dollars ont Ă©tĂ© effacĂ©s de la capitalisation totale du marchĂ© des cryptomonnaies au cours des derniĂšres 24 heures, selon CoinGecko, illustrant l’ampleur de la correction.

    PrĂšs de 1,6 milliard de dollars de positions Ă  effet de levier ont Ă©tĂ© liquidĂ©s, d’aprĂšs Coinglass, les baisses de prix forçant les traders Ă  dĂ©boucler rapidement leurs paris haussiers.

    La liquidité réduite, en particulier durant les échanges du week-end, a accentué le mouvement. Le franchissement de seuils techniques clés a déclenché des ordres stop-loss et des appels de marge, alimentant une boucle auto-entretenue de volatilité sur les principaux tokens.

    La faiblesse du Bitcoin est Ă©galement liĂ©e Ă  un mouvement plus large d’aversion au risque sur les marchĂ©s mondiaux, aprĂšs un regain d’attention portĂ© Ă  la politique monĂ©taire amĂ©ricaine.

    La nomination de Warsh Ă  la Fed par Trump pĂšse sur les cryptos

    La dĂ©cision du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump de nommer Kevin Warsh au poste de prĂ©sident de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale a conduit les investisseurs Ă  réévaluer leurs anticipations concernant les taux d’intĂ©rĂȘt et la liquiditĂ©.

    Ancien gouverneur de la Fed, Warsh est largement perçu comme relativement « faucon », notamment en matiĂšre de lutte contre l’inflation et de discipline du bilan.

    Cette orientation pourrait se traduire par des conditions financiĂšres plus restrictives que prĂ©vu prĂ©cĂ©demment, rĂ©duisant l’attrait des actifs spĂ©culatifs comme les cryptomonnaies, qui bĂ©nĂ©ficient gĂ©nĂ©ralement de taux bas et d’une liquiditĂ© abondante.

    « Les critiques passĂ©es de Warsh Ă  l’égard du QE et de l’utilisation du bilan de la Fed pour amĂ©liorer la transmission de la politique monĂ©taire ont dĂ©clenchĂ© un dĂ©bouclage immĂ©diat des stratĂ©gies qui avaient profitĂ© des craintes de dĂ©prĂ©ciation monĂ©taire, notamment le bitcoin et d’autres tokens crypto », a dĂ©clarĂ© David Scutt, analyste de marchĂ© chez StoneX Group.

    Le Bitcoin a nettement reculĂ© par rapport aux records atteints l’an dernier, effaçant une large part des gains alimentĂ©s par l’optimisme autour de l’adoption institutionnelle et de conditions financiĂšres plus souples.

    Cours des cryptos aujourd’hui : les altcoins accentuent les baisses, l’Ether à un plus bas de 7 mois

    Les pertes se sont Ă©tendues Ă  l’ensemble du marchĂ© crypto lundi, prolongeant les fortes baisses observĂ©es durant le week-end.

    L’Ether, deuxiĂšme cryptomonnaie mondiale, a chutĂ© de 6,6 % Ă  2 290,92 dollars, Ă©voluant prĂšs des plus bas de sept mois atteints lors de la sĂ©ance prĂ©cĂ©dente.

    XRP, troisiÚme crypto mondiale, a reculé de 4,4 % à 1,59 dollar.

    Solana a perdu encore 3 %, tandis que Cardano et Polygon ont cédé environ 1,5 % chacun.

    Du cÎté des memecoins, Dogecoin et $TRUMP ont également légÚrement reculé.

  • L’or et l’argent prolongent leur chute alors que la dĂ©bĂącle des mĂ©taux prĂ©cieux s’aggrave

    L’or et l’argent prolongent leur chute alors que la dĂ©bĂącle des mĂ©taux prĂ©cieux s’aggrave

    La baisse des mĂ©taux prĂ©cieux ne montre aucun signe d’essoufflement, les prix de l’or poursuivant leur repli aprĂšs le choc de la semaine derniĂšre liĂ© Ă  l’évolution des anticipations de politique monĂ©taire aux États-Unis.

    L’or au comptant a reculĂ© de 4 % supplĂ©mentaires en dĂ©but de sĂ©ance, autour de 4 600 dollars l’once, aprĂšs la chute de 9 % enregistrĂ©e vendredi. En seulement quelques sĂ©ances, la baisse cumulĂ©e atteint environ 19 %. Les contrats Ă  terme sur l’or pour livraison en avril ont Ă©galement reculĂ©, s’échangeant autour de 4 666 dollars l’once.

    L’argent a subi des pertes encore plus marquĂ©es. L’argent au comptant a chutĂ© de 12 % supplĂ©mentaires aprĂšs l’effondrement de 27 % de vendredi — la pire sĂ©ance jamais enregistrĂ©e. Depuis son sommet historique de 121,64 dollars atteint la semaine derniĂšre, le mĂ©tal affiche dĂ©sormais un recul d’environ 40 %.

    Les autres mĂ©taux prĂ©cieux ont Ă©galement Ă©tĂ© touchĂ©s. Le platine au comptant a plongĂ© de 9,4 % Ă  1 958,93 dollars l’once aprĂšs avoir atteint un record de 2 918,80 dollars le 26 janvier, tandis que le palladium a reculĂ© de 5,1 % Ă  1 611,86 dollars.

    Le dĂ©clencheur initial de la chute brutale de vendredi a Ă©tĂ© l’annonce selon laquelle le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump envisage de nommer Kevin Warsh Ă  la tĂȘte de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale. Cette nouvelle a renforcĂ© le dollar et Ă©branlĂ© la confiance des investisseurs qui misaient sur une tolĂ©rance accrue de l’administration envers une devise plus faible.

    Les marchĂ©s perçoivent Warsh comme l’un des candidats les plus fermes face Ă  l’inflation, renforçant les anticipations d’un resserrement de la politique monĂ©taire. Cette perspective a soutenu le dollar et pĂ©nalisĂ© les mĂ©taux prĂ©cieux libellĂ©s en dollars.

    « La nomination de Warsh, bien qu’elle ait probablement servi de dĂ©clencheur initial, ne suffit pas Ă  expliquer l’ampleur de la chute des mĂ©taux prĂ©cieux, les liquidations forcĂ©es et les hausses de marges ayant eu un effet d’entraĂźnement », a dĂ©clarĂ© Tim Waterer, analyste en chef chez KCM Trade. « L’orientation de politique monĂ©taire de Warsh a gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© favorable au dollar et, par consĂ©quent, nĂ©gative pour l’or, compte tenu de son attention portĂ©e Ă  l’inflation et de ses critiques Ă  l’égard de l’assouplissement quantitatif et des bilans excessifs de la Fed », a-t-il ajoutĂ©.

    MalgrĂ© la volatilitĂ©, les investisseurs continuent d’anticiper au moins deux baisses de taux en 2026, un environnement gĂ©nĂ©ralement favorable aux actifs sans rendement comme l’or et l’argent.

    Pour accentuer la pression, le CME Group a annoncé ce week-end un relÚvement des exigences de marge sur les contrats à terme sur les métaux précieux, avec une entrée en vigueur aprÚs la clÎture des marchés lundi. Des marges plus élevées tendent à freiner la spéculation, réduire la liquidité et pousser les opérateurs à liquider leurs positions.

    Avec l’arrĂȘt brutal d’un rallye record, les investisseurs fortement exposĂ©s Ă  effet de levier sont contraints de quitter le marchĂ©, vendant d’autres actifs pour faire face aux appels de marge sur l’or et l’argent.

    « Il s’agit clairement d’un mouvement trĂšs agressif aujourd’hui, aprĂšs un mouvement similaire vendredi, car les marchĂ©s asiatiques et europĂ©ens ne font que rĂ©agir maintenant Ă  ce qui s’est passĂ© vendredi aux États-Unis », a dĂ©clarĂ© Ilya Spivak, responsable mondial macro chez Tastylive. Si « le tableau d’ensemble reste favorable Ă  l’or, il est clair que nous avons connu un revers spĂ©culatif et une rĂ©organisation des portefeuilles, en particulier Ă  court terme, qui subissent la pression des appels de marge ».

    « En résumé, le marché était trop encombré », a estimé Robert Gottlieb, ancien trader de métaux précieux chez JP Morgan et désormais commentateur indépendant, ajoutant que la réticence des investisseurs à prendre de nouveaux risques devrait limiter la liquidité.

    « De nombreux acheteurs dĂ©jĂ  en plus-value Ă©taient prĂȘts Ă  sortir Ă  tout moment », a expliquĂ© Jia Zheng, responsable du trading chez Shanghai Soochow Jiuying Investment Management Co, ajoutant que « la vente massive a Ă©tĂ© largement alimentĂ©e par les ETF liĂ©s aux mĂ©taux et les produits dĂ©rivĂ©s Ă  effet de levier ».

    Le degrĂ© auquel les investisseurs chinois interviendront pour « acheter la baisse » pourrait dĂ©terminer la suite de l’évolution du marchĂ©. Bien que le prix de rĂ©fĂ©rence de Shanghai ait continuĂ© de reculer aprĂšs l’ouverture, il reste supĂ©rieur aux niveaux internationaux. Durant le week-end, des acheteurs se sont pressĂ©s sur le principal marchĂ© de l’or de Shenzhen pour acheter des bijoux et des lingots Ă  l’approche du Nouvel An lunaire.

    « La combinaison d’une forte volatilitĂ© et de l’imminence des vacances du Nouvel An chinois incitera les traders Ă  rĂ©duire leurs positions et leur exposition au risque », a prĂ©dit Zijie Wu, analyste chez Jinrui Futures Co. Dans le mĂȘme temps, a-t-il ajoutĂ©, la baisse des prix pendant une pĂ©riode saisonniĂšrement forte pourrait soutenir la demande de dĂ©tail en Chine. Les marchĂ©s domestiques chinois seront fermĂ©s pendant un peu plus d’une semaine Ă  partir du 16 fĂ©vrier.

    Les analystes de JP Morgan estiment que, malgrĂ© la rĂ©cente volatilitĂ©, la tendance haussiĂšre de long terme reste intacte. « Nous restons fermement convaincus d’une perspective haussiĂšre pour l’or Ă  moyen terme, fondĂ©e sur une tendance de diversification structurelle, propre et durable, qui n’a pas encore Ă©voluĂ© vers un rĂ©gime bien Ă©tabli de surperformance des actifs rĂ©els par rapport aux actifs papier », ont-ils Ă©crit dans une note.

    « Il s’agit d’une sortie massive », a commentĂ© Ole Sloth Hansen, responsable de la stratĂ©gie matiĂšres premiĂšres chez Saxo Bank A/S, ajoutant que « le soutien fondamental ne reviendra que lorsque la vente massive sera terminĂ©e et que les investisseurs pourront de nouveau se projeter ».

    Toutefois, selon Michael Hsueh, analyste chez Deutsche Bank AG, « les fondamentaux n’ont pas changĂ© ces derniers jours et les moteurs thĂ©matiques de l’or restent positifs », rĂ©itĂ©rant un objectif de 6 000 dollars l’once.

    D’un point de vue technique, l’or au comptant pourrait encore baisser. L’analyste technique de Reuters Wang Tao a indiquĂ© que les prix pourraient revenir dans une fourchette comprise entre 4 361 et 4 476 dollars l’once aprĂšs l’échec Ă  se stabiliser au-dessus du support clĂ© de 4 662 dollars.

  • Les prix du pĂ©trole chutent de plus de 3 % sur fond de discussions États-Unis–Iran ; l’OPEP+ maintient sa production

    Les prix du pĂ©trole chutent de plus de 3 % sur fond de discussions États-Unis–Iran ; l’OPEP+ maintient sa production

    Les prix du pĂ©trole ont fortement reculĂ© lors des Ă©changes asiatiques de lundi, perdant plus de 3 %, aprĂšs que des informations faisant Ă©tat de contacts entre les États-Unis et l’Iran ont rĂ©duit une partie de la prime de risque gĂ©opolitique intĂ©grĂ©e dans les cours du brut. Des prises de bĂ©nĂ©fices aprĂšs la rĂ©cente hausse ont Ă©galement pesĂ© sur le marchĂ©.

    Ce repli est intervenu aprĂšs la rĂ©union du week-end de l’Organisation des pays exportateurs de pĂ©trole et de ses alliĂ©s (OPEP+), qui a dĂ©cidĂ© de maintenir sa production inchangĂ©e, conformĂ©ment aux attentes.

    Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en avril ont chuté de 3,3 % à 67,07 dollars le baril à 20h31 ET (01h31 GMT).

    Les cours du pĂ©trole avaient atteint des niveaux proches de leurs plus hauts de six mois la semaine derniĂšre, portĂ©s par les craintes d’une escalade militaire amĂ©ricaine contre l’Iran et par des conditions de froid extrĂȘme en AmĂ©rique du Nord, susceptibles de perturber l’offre. Lundi, une partie de ces gains a toutefois Ă©tĂ© effacĂ©e, les investisseurs procĂ©dant Ă  des prises de bĂ©nĂ©fices.

    La remontĂ©e du dollar amĂ©ricain depuis ses plus bas de quatre ans a Ă©galement exercĂ© une pression supplĂ©mentaire. Le billet vert s’est renforcĂ© aprĂšs que le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a nommĂ© Kevin Warsh au poste de prochain prĂ©sident de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, rendant les matiĂšres premiĂšres libellĂ©es en dollars plus coĂ»teuses pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

    Trump affirme que l’Iran est « sĂ©rieusement en discussion » avec Washington

    Le prĂ©sident des États-Unis Donald Trump a dĂ©clarĂ© ce week-end que l’Iran Ă©tait « sĂ©rieusement en discussion » avec son administration, laissant entrevoir une possible dĂ©sescalade des tensions entre les deux pays.

    Ces propos sont intervenus peu aprĂšs que des responsables iraniens ont indiquĂ© qu’ils s’organisaient en vue de nĂ©gociations avec les États-Unis.

    Donald Trump avait Ă  plusieurs reprises menacĂ© l’Iran d’une action militaire en lien avec le dossier nuclĂ©aire et les manifestations en cours dans le pays, et avait Ă©galement ordonnĂ© le dĂ©ploiement d’une flotte navale au Moyen-Orient. Ces initiatives avaient alimentĂ© les craintes de nouvelles frappes amĂ©ricaines contre l’Iran, accentuant les risques d’instabilitĂ© gĂ©opolitique dans la rĂ©gion et de perturbations de la production pĂ©troliĂšre.

    En consĂ©quence, les prix du brut avaient fortement progressĂ©, les marchĂ©s intĂ©grant une prime de risque plus Ă©levĂ©e. Les tensions gĂ©opolitiques, combinĂ©es aux rĂ©centes perturbations liĂ©es aux conditions mĂ©tĂ©orologiques aux États-Unis, avaient permis aux cours du pĂ©trole de dĂ©passer les inquiĂ©tudes liĂ©es Ă  une demande mondiale atone et Ă  un potentiel excĂ©dent d’offre en 2026. Plus rĂ©cemment, une importante interruption de production au Kazakhstan avait Ă©galement soutenu les prix.

    L’OPEP+ maintient ses niveaux de production

    L’OPEP+ a confirmĂ© dimanche qu’elle maintiendrait sa production de pĂ©trole inchangĂ©e pour le mois de mars, rĂ©affirmant sa dĂ©cision de suspendre toute nouvelle hausse de l’offre malgrĂ© la rĂ©cente progression des prix.

    Le cartel avait augmentĂ© sa production d’environ 2,9 millions de barils par jour au cours de l’annĂ©e 2025, mais avait annoncĂ© en novembre une pause Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e sur toute hausse supplĂ©mentaire. Les prix du pĂ©trole ont reculĂ© d’environ 20 % au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e.

    Le groupe n’a fourni aucune indication prospective sur sa politique de production future, probablement en raison de l’incertitude accrue entourant l’économie mondiale et les risques gĂ©opolitiques.

  • Les contrats Ă  terme reculent, l’or accentue sa chute et le Bitcoin baisse — ce qui fait bouger les marchĂ©s: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats Ă  terme reculent, l’or accentue sa chute et le Bitcoin baisse — ce qui fait bouger les marchĂ©s: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street

    Les contrats Ă  terme sur actions amĂ©ricaines ont reculĂ© lundi, pĂ©nalisĂ©s par la poursuite de la forte baisse de l’or et de l’argent, alors que les investisseurs se prĂ©parent Ă  une semaine chargĂ©e en rĂ©sultats d’entreprises et en donnĂ©es Ă©conomiques. Le Bitcoin a Ă©galement prolongĂ© son repli aprĂšs ĂȘtre passĂ© sous les 80 000 dollars ce week-end. Ailleurs, Oracle (NYSE:ORCL) a dĂ©taillĂ© de nouveaux projets de levĂ©e de fonds, tandis que des rumeurs de changements de direction chez Walt Disney (NYSE:DIS) circulent avant la publication de ses rĂ©sultats trimestriels.

    Repli des contrats Ă  terme

    Les contrats à terme sur les indices américains indiquaient une ouverture en baisse.

    À 03h11 ET, les contrats à terme sur le Dow perdaient 323 points (-0,7 %), ceux sur le S&P 500 62 points (-0,9 %) et le Nasdaq 100 291 points (-1,1 %).

    Les marchĂ©s surveillent une vague de publications de rĂ©sultats et le rapport mensuel sur l’emploi. Ces Ă©lĂ©ments pourraient tester la soliditĂ© d’un marchĂ© haussier entrĂ© dans sa quatriĂšme annĂ©e.

    Les investisseurs Ă©valuent aussi l’impact de la nomination de Kevin Warsh par le prĂ©sident Donald Trump Ă  la tĂȘte de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale. ConfirmĂ© par le SĂ©nat, Warsh apporterait son plaidoyer de longue date pour un « changement de rĂ©gime » monĂ©taire.

    L’or et l’argent poursuivent leur chute

    La baisse des mĂ©taux prĂ©cieux a pesĂ© sur l’appĂ©tit pour le risque. L’or et l’argent ont prolongĂ© la chute historique de vendredi.

    AprĂšs avoir plongĂ© de prĂšs de 10 % la semaine derniĂšre, l’or au comptant a encore reculĂ© de 4,9 % Ă  4 626,80 dollars l’once. L’argent est restĂ© sous pression, se stabilisant autour de 79 dollars.

    « Warsh est considĂ©rĂ© comme le plus strict sur l’inflation parmi les candidats, ce qui rĂ©duit la probabilitĂ© d’un assouplissement marquĂ© de la politique monĂ©taire. Cela a dĂ©clenchĂ© une vague de ventes, l’or enregistrant sa plus forte chute en quatre dĂ©cennies », ont Ă©crit les analystes d’ANZ.

    Le Bitcoin poursuit son repli

    Le sentiment dĂ©fensif s’est Ă©tendu aux cryptomonnaies, le Bitcoin (COIN:BTCUSD) perdant plus de 2 % Ă  76 892,4 dollars.

    « Les derniers jours ont Ă©tĂ© exceptionnellement mouvementĂ©s [
] pour les marchĂ©s financiers », a dĂ©clarĂ© Jonas Goltermann de Capital Economics.

    Oracle détaille sa levée de fonds

    Oracle prévoit de lever entre 45 et 50 milliards de dollars en 2026 pour financer ses infrastructures IA et cloud.

    « La partie la plus notable de l’annonce est qu’environ la moitiĂ© de ce montant proviendra de titres liĂ©s aux actions, dont un programme ATM de 20 milliards de dollars », ont indiquĂ© les analystes de Vital Knowledge.

    « Si cela marque le dĂ©but d’une tendance vers plus de discipline budgĂ©taire dans l’IA, la croissance des dĂ©penses globales pourrait lĂ©gĂšrement ralentir. »

    Résultats Disney attendus

    Walt Disney publiera ses rĂ©sultats avant l’ouverture de Wall Street, avec un intĂ©rĂȘt particulier pour la question de la succession du CEO Bob Iger.

  • Les marchĂ©s europĂ©ens reculent Ă  l’ouverture, pĂ©nalisĂ©s par la chute des mĂ©taux prĂ©cieux et une semaine chargĂ©e en Ă©vĂ©nements: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchĂ©s europĂ©ens reculent Ă  l’ouverture, pĂ©nalisĂ©s par la chute des mĂ©taux prĂ©cieux et une semaine chargĂ©e en Ă©vĂ©nements: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchĂ©s actions europĂ©ens ont dĂ©butĂ© la semaine en baisse lundi, le sentiment des investisseurs Ă©tant affectĂ© par la poursuite de la baisse des mĂ©taux prĂ©cieux, Ă  l’orĂ©e d’une semaine dense en rĂ©sultats d’entreprises, rĂ©unions de banques centrales et publications Ă©conomiques.

    À 08h05 GMT, le DAX allemand reculait de 0,4 %, le CAC 40 français cĂ©dait 0,5 % et le FTSE 100 britannique perdait 0,6 %.

    La chute des métaux précieux pÚse sur le sentiment

    L’ambiance de marchĂ© a Ă©tĂ© davantage fragilisĂ©e par la poursuite du repli de l’or et de l’argent, qui ont prolongĂ© leurs pertes aprĂšs la violente correction de vendredi. Ce mouvement fait suite Ă  la nomination de Kevin Warsh au poste de prochain prĂ©sident de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine, une annonce qui a renforcĂ© le dollar et incitĂ© les investisseurs Ă  prendre leurs bĂ©nĂ©fices aprĂšs un rallye ayant portĂ© les mĂ©taux prĂ©cieux Ă  des niveaux records quelques jours plus tĂŽt.

    L’or au comptant a reculĂ© de prĂšs de 6 % Ă  4.597 dollars l’once lundi, aprĂšs avoir chutĂ© de prĂšs de 10 % vendredi, sa plus forte baisse journaliĂšre depuis 1983. L’argent est lui aussi restĂ© sous pression, aprĂšs l’effondrement de 30 % enregistrĂ© vendredi — sa pire sĂ©ance depuis mars 1980 — Ă  la suite d’une envolĂ©e alimentĂ©e par la demande de valeur refuge et des flux spĂ©culatifs.

    Pour ajouter aux inquiĂ©tudes, le CME a annoncĂ© un relĂšvement des exigences de marge sur plusieurs contrats sur les mĂ©taux Ă  compter de la clĂŽture des marchĂ©s lundi, suggĂ©rant que certains investisseurs pourraient avoir des difficultĂ©s Ă  honorer les appels de marge et ĂȘtre contraints de vendre des actifs liquides.

    Intesa Sanpaolo et les résultats au premier plan

    L’attention s’est ensuite tournĂ©e vers les publications d’entreprises, une nouvelle semaine chargĂ©e de rĂ©sultats s’annonçant. Environ 30 % de la capitalisation de l’indice EuroSTOXX doit publier ses comptes dans les prochains jours.

    Plus tĂŽt lundi, Intesa Sanpaolo (BIT:ISP) a annoncĂ© une hausse de 7,6 % de son bĂ©nĂ©fice net 2025 Ă  9,3 milliards d’euros et a dĂ©voilĂ© un plan de restitution de 8,8 milliards d’euros aux actionnaires via dividendes et rachats d’actions, confortant son statut parmi les banques les plus rentables d’Europe.

    La banque suisse Julius Baer (TG:JGE) a fait Ă©tat d’un bĂ©nĂ©fice net 2025 de 764 millions de francs suisses, en baisse de 25 % sur un an mais lĂ©gĂšrement supĂ©rieur au consensus de 679 millions.

    Aux États-Unis, les investisseurs surveillent de prĂšs les rĂ©sultats Ă  venir de Alphabet (NASDAQ:GOOGL) et Amazon (NASDAQ:AMZN). Le sentiment autour des valeurs liĂ©es Ă  l’intelligence artificielle s’est refroidi aprĂšs que Microsoft (NASDAQ:MSFT) a mis en avant la hausse des coĂ»ts liĂ©e Ă  ses lourds investissements dans l’IA, suscitant des interrogations sur les rendements Ă  court terme.

    Données macroéconomiques et banques centrales sous surveillance

    Sur le plan macroéconomique, les données publiées plus tÎt ont montré que les ventes au détail en Allemagne ont progressé de 0,1 % en décembre sur un mois, aprÚs une baisse de 0,5 % le mois précédent.

    Les indices PMI manufacturiers de janvier pour la zone euro sont attendus plus tard dans la sĂ©ance et devraient signaler une lĂ©gĂšre amĂ©lioration, tout en restant en territoire de contraction. Les donnĂ©es publiĂ©es samedi ont par ailleurs montrĂ© que le PMI manufacturier officiel de la Chine est restĂ© nettement sous le seuil de 50 en janvier, indiquant une contraction de l’activitĂ© industrielle et une faiblesse persistante de la demande intĂ©rieure.

    La Banque centrale europĂ©enne et la Banque d’Angleterre doivent toutes deux tenir leurs rĂ©unions de politique monĂ©taire cette semaine, et les marchĂ©s s’attendent largement Ă  un statu quo sur les taux d’intĂ©rĂȘt.

    Le pĂ©trole recule avec l’apaisement du risque gĂ©opolitique

    Les prix du pĂ©trole ont fortement baissĂ© lundi, les craintes d’une frappe amĂ©ricaine contre l’Iran s’étant attĂ©nuĂ©es aprĂšs que le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a dĂ©clarĂ© que le producteur de brut du Moyen-Orient « discutait sĂ©rieusement » avec Washington.

    Les contrats Ă  terme sur le Brent ont chutĂ© de 4,8 % Ă  65,97 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate amĂ©ricain a perdu 5 % Ă  61,91 dollars. Les prix du pĂ©trole avaient fortement progressĂ© la semaine derniĂšre, les marchĂ©s intĂ©grant un risque accru de perturbations de l’offre aprĂšs les menaces rĂ©pĂ©tĂ©es de Trump d’une action militaire contre l’Iran liĂ©es au dossier nuclĂ©aire et aux manifestations en cours dans le pays. Ces risques semblent dĂ©sormais s’ĂȘtre rĂ©duits Ă  la suite des dĂ©clarations du week-end.

    Par ailleurs, l’Organisation des pays exportateurs de pĂ©trole et ses alliĂ©s, connus sous le nom d’OPEP+, ont dĂ©cidĂ© de maintenir leur production inchangĂ©e lors de la rĂ©union du week-end, conformĂ©ment aux attentes du marchĂ©.

  • La production manufacturiĂšre de la zone euro repart Ă  la hausse en janvier, dans un contexte toujours contrastĂ©

    La production manufacturiÚre de la zone euro repart à la hausse en janvier, dans un contexte toujours contrasté

    La production manufacturiĂšre de la zone euro est revenue en territoire de croissance en janvier, aprĂšs le repli temporaire observĂ© en dĂ©cembre, selon les derniĂšres donnĂ©es de l’indice PMI manufacturier HCOB pour la zone euro publiĂ©es lundi.

    L’indice PMI manufacturier HCOB de la zone euro s’est Ă©tabli Ă  49,5 en janvier, contre un plus bas de neuf mois Ă  48,8 en dĂ©cembre. Bien qu’il reste pour le troisiĂšme mois consĂ©cutif sous le seuil de 50,0 qui sĂ©pare expansion et contraction, l’indicateur suggĂšre une dĂ©tĂ©rioration seulement marginale des conditions d’activitĂ© du secteur.

    Un signal plus positif est venu de la production. L’indice PMI de la production manufacturiĂšre est montĂ© Ă  50,5 contre 48,9 en dĂ©cembre, atteignant un plus haut de trois mois et signalant un retour Ă  la croissance de l’activitĂ©. Il s’agit de la dixiĂšme hausse de la production sur les onze derniers mois, mĂȘme si l’expansion est jugĂ©e peu dynamique.

    La demande demeure fragile. Les nouvelles commandes ont reculĂ© pour le troisiĂšme mois consĂ©cutif, mais Ă  un rythme plus modĂ©rĂ© qu’en dĂ©cembre. Les nouvelles commandes Ă  l’exportation ont Ă©galement continuĂ© de diminuer, prolongeant une tendance baissiĂšre amorcĂ©e en juillet dernier.

    Les performances ont variĂ© sensiblement selon les pays. La GrĂšce (54,2), la France (51,2) et les Pays-Bas (50,1) ont enregistrĂ© une expansion, la France atteignant un plus haut de 43 mois. À l’inverse, l’Espagne (49,2), l’Allemagne (49,1), l’Italie (48,1) et l’Autriche (47,2) sont restĂ©es en zone de contraction.

    « On observe certains progrĂšs dans le secteur manufacturier, mais ils se produisent Ă  un rythme d’escargot », a dĂ©clarĂ© Cyrus de la Rubia, Ă©conomiste en chef chez Hamburg Commercial Bank. « À l’heure actuelle, il est difficile de dire ce qui pourrait mettre fin Ă  la rĂ©duction continue des stocks, ce qui rend une forte reprise Ă  court terme plutĂŽt improbable. »

    L’enquĂȘte a Ă©galement mis en Ă©vidence une intensification des pressions sur les coĂ»ts. L’inflation des prix des intrants a accĂ©lĂ©rĂ© pour atteindre un plus haut de trois ans, probablement sous l’effet de fortes hausses des prix du gaz naturel et de l’augmentation des coĂ»ts des mĂ©taux industriels en janvier. MalgrĂ© cela, les prix de vente des fabricants sont restĂ©s quasiment inchangĂ©s par rapport Ă  dĂ©cembre, ce qui suggĂšre un pouvoir de fixation des prix limitĂ©.

    L’emploi dans l’industrie manufacturiĂšre a continuĂ© de reculer pour le trente-deuxiĂšme mois consĂ©cutif, mĂȘme si la baisse observĂ©e en janvier a Ă©tĂ© la plus faible depuis septembre 2025. Les achats et les niveaux de stocks ont Ă©galement diminuĂ© au cours du mois.

    Pour l’avenir, le climat des affaires s’est amĂ©liorĂ©. La confiance des industriels de la zone euro a atteint son niveau le plus Ă©levĂ© depuis fĂ©vrier 2022, signalant un optimisme croissant quant aux perspectives de production sur les douze prochains mois, malgrĂ© un contexte toujours difficile.

  • La production manufacturiĂšre française enregistre sa plus forte hausse depuis prĂšs de quatre ans

    La production manufacturiÚre française enregistre sa plus forte hausse depuis prÚs de quatre ans

    Le secteur manufacturier français a entamĂ© l’annĂ©e 2026 sur une note plus positive, enregistrant sa progression de la production la plus marquĂ©e depuis prĂšs de quatre ans, selon les derniĂšres donnĂ©es de l’indice PMI manufacturier HCOB France publiĂ©es lundi.

    L’indice PMI manufacturier HCOB France, corrigĂ© des variations saisonniĂšres, a atteint un plus haut de 43 mois Ă  51,2 en janvier, contre 50,7 en dĂ©cembre. Ce niveau traduit une accĂ©lĂ©ration de l’amĂ©lioration des conditions d’activitĂ© pour les industriels français.

    La production des usines a augmentĂ© pour la premiĂšre fois depuis mai de l’an dernier, la hausse observĂ©e en janvier Ă©tant la plus forte depuis presque quatre ans. Les entreprises interrogĂ©es ont attribuĂ© cette progression Ă  une amĂ©lioration de l’environnement de marchĂ© et aux efforts de reconstitution des stocks chez les clients.

    La croissance a Ă©tĂ© principalement portĂ©e par les segments des biens intermĂ©diaires et des biens de consommation, tandis que le secteur des biens d’investissement a continuĂ© de peser sur l’industrie manufacturiĂšre, avec de fortes baisses des volumes de ventes.

    MalgrĂ© la reprise de la production, le volume total des nouvelles commandes a lĂ©gĂšrement reculĂ©. Les commandes en provenance de l’étranger ont diminuĂ© de maniĂšre marquĂ©e en janvier, contrastant avec l’amĂ©lioration observĂ©e en dĂ©cembre. Les rĂ©pondants ont mis en cause une concurrence accrue, les tensions gĂ©opolitiques et un affaiblissement de la demande dans certains marchĂ©s clĂ©s, notamment l’Allemagne.

    L’activitĂ© d’achats a lĂ©gĂšrement progressĂ©, mettant fin Ă  une longue phase de repli entamĂ©e Ă  la mi-2022. Les stocks de consommations intermĂ©diaires ont Ă©galement augmentĂ©, les entreprises ayant renforcĂ© leurs niveaux de stocks. En parallĂšle, les dĂ©lais de livraison des fournisseurs se sont encore allongĂ©s, signalant la persistance de retards dans les chaĂźnes d’approvisionnement.

    L’emploi dans les usines françaises a augmentĂ© pour le deuxiĂšme mois consĂ©cutif, bien que le rythme de crĂ©ation de postes soit restĂ© marginal et infĂ©rieur Ă  celui de dĂ©cembre. Les carnets de commandes ont progressĂ© Ă  leur rythme le plus rapide depuis 44 mois, les producteurs de biens intermĂ©diaires faisant Ă©tat des pressions les plus fortes sur leurs capacitĂ©s de production.

    Sur le front des prix, l’inflation des coĂ»ts des intrants s’est lĂ©gĂšrement accĂ©lĂ©rĂ©e, les entreprises Ă©voquant une hausse des tarifs fournisseurs et des prix des mĂ©taux, en particulier du cuivre. MalgrĂ© cela, les industriels ont rĂ©duit leurs prix de vente afin de soutenir la demande et Ă  la suite de nĂ©gociations favorables avec leurs clients.

    La confiance des entreprises s’est amĂ©liorĂ©e en janvier, les anticipations repassant au-dessus de leur moyenne historique. Les industriels ont citĂ© des perspectives de demande plus solides comme principal moteur de cet optimisme.

    Commentant l’enquĂȘte, Jonas Feldhusen, junior Ă©conomiste chez Hamburg Commercial Bank, a dĂ©clarĂ© que si le secteur dĂ©marre l’annĂ©e sur des bases plus solides, « sans une amĂ©lioration significative des nouvelles commandes, il serait prĂ©maturĂ© de parler d’une reprise durable ».