Les actions de SES (EU:SESG) ont atteint leur plus haut niveau en une semaine lundi, après que l’opérateur satellitaire a été désigné comme le principal bénéficiaire du plan américain visant à libérer une partie du spectre C-band pour les futurs réseaux mobiles. Eutelsat Communications SA (EU:ETL) a également progressé, les investisseurs anticipant un versement d’indemnisation plus limité mais néanmoins significatif.
SES gagnait 6,2 % à 7,45 €, son meilleur niveau depuis une semaine. Eutelsat progressait de 7,3 % à 2,16 €, atteignant également un sommet hebdomadaire, tandis que l’indice STOXX Europe 600 évoluait quasiment à l’équilibre.
Cette hausse fait suite à une décision de la Federal Communications Commission (FCC) des États-Unis, qui a présenté le cadre réglementaire permettant de réaffecter 160 mégahertz de la partie supérieure de la bande C aux opérateurs de télécommunications mobiles, via une procédure d’enchères dont le lancement est prévu le 27 avril 2027.
Ce dispositif permettra aux opérateurs satellitaires de percevoir des milliards de dollars d’incitations financières en contrepartie de la libération des fréquences, tout en maintenant les services existants pour leurs clients.
Selon la répartition prévue par la FCC, SES devrait recevoir environ 5,6 milliards de dollars, soit près de 89 % du fonds d’incitation de 6,3 milliards de dollars. Eutelsat devrait percevoir environ 504 millions de dollars, soit près de 8 % du montant total, tandis que l’opérateur canadien Telesat recevra le solde restant.
Ces paiements resteront toutefois conditionnés au respect des différentes étapes de libération du spectre fixées par la FCC. Environ 4,9 milliards de dollars seront versés après l’échéance principale de décembre 2030, tandis que 1,4 milliard de dollars supplémentaire dépendra de l’achèvement définitif de la transition prévu pour juin 2031. La FCC a également confirmé que les coûts éligibles liés au transfert et à la transition, estimés entre 4 et 5 milliards de dollars, seront remboursés.
Les analystes soulignent néanmoins que le montant effectivement conservé par SES pourrait être inférieur au chiffre annoncé. Les impôts ainsi que les obligations envers les anciens détenteurs d’obligations d’Intelsat, qui ont droit à 42,5 % des recettes issues des 100 premiers MHz de spectre libérés, pourraient réduire sensiblement le produit net perçu par la société.

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