Les valeurs du luxe et les banques françaises progressent alors que l’inflation atteint son plus haut niveau depuis plus de deux ans

Les données sur l’inflation soutiennent les principaux secteurs français

Les actions des groupes de luxe et des banques françaises ont progressé vendredi après la publication de nouvelles données montrant que l’inflation a atteint son niveau le plus élevé depuis plus de deux ans.

Parmi les valeurs du luxe, Hermes (EU:RMS), LVMH (EU:MC) et Kering (EU:KER) ont gagné entre 2,5 % et 4 %. Les banques ont également enregistré de solides performances, avec BNP Paribas (EU:BNP), Société Générale (EU:GLE) et Crédit Agricole (LSE:ACA) en hausse de 1,4 % à 3,6 %.

La hausse des prix profite aux banques et aux groupes de luxe

Les investisseurs considèrent généralement ces deux secteurs comme des bénéficiaires d’un environnement inflationniste.

Pour les banques, une inflation plus élevée renforce les anticipations de taux d’intérêt durablement élevés, ce qui soutient les marges de crédit et la rentabilité.

Les groupes de luxe ont, de leur côté, démontré leur capacité à répercuter les hausses de coûts sur leurs clients sans affecter significativement la demande, notamment auprès des consommateurs les plus aisés. Ce pouvoir de fixation des prix constitue une protection naturelle contre l’inflation.

L’inflation française poursuit son accélération

Les chiffres publiés par l’Insee ont confirmé que les prix à la consommation ont augmenté de 2,8 % sur un an en mai, conformément à l’estimation préliminaire publiée le mois dernier.

Il s’agit du rythme d’inflation le plus rapide observé depuis février 2024, marquant une nouvelle accélération par rapport aux mois précédents.

L’indice harmonisé selon les normes de l’Union européenne a également poursuivi sa progression après une hausse annuelle de 2,5 % enregistrée en avril.

L’inflation sous-jacente et les prix alimentaires augmentent

L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, a atteint 1,5 % en mai contre 1,2 % le mois précédent.

Sur un mois, les prix à la consommation ont progressé de 0,1 %, un ralentissement marqué après la hausse de 1,0 % enregistrée en avril.

Les prix de l’énergie ont augmenté de 0,6 %, principalement en raison d’une hausse de 10,3 % des prix du gaz. L’Insee a indiqué que cette progression a été en partie compensée par le recul des prix des produits pétroliers.

Les prix alimentaires ont également progressé, les produits frais étant le principal moteur de cette hausse.

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