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  • Ipsen bondit après des perspectives 2026 supérieures aux attentes du marché

    Ipsen bondit après des perspectives 2026 supérieures aux attentes du marché

    Ipsen SA (EU:IPN) a vu son titre progresser de 4,7 % jeudi, les investisseurs saluant des résultats solides pour 2025 ainsi que des prévisions pour 2026 nettement supérieures au consensus.

    Le laboratoire spécialisé a enregistré une croissance du chiffre d’affaires de 10,9 % à taux de change constants sur l’exercice 2025, tandis que le résultat opérationnel courant a augmenté de 16,7 % pour atteindre 1,29 milliard d’euros.

    Pour 2026, Ipsen anticipe une croissance totale des ventes supérieure à 13 % à taux de change constants, bien au-delà des quelque 7 % attendus par les analystes. Le groupe prévoit une accélération de la dynamique sur l’ensemble de son portefeuille, notamment une progression des ventes de Somatuline, soutenue par des difficultés de production rencontrées par des concurrents génériques. Cette prévision contraste avec les attentes précédentes du marché, qui tablaient sur une baisse de 6 % des ventes de Somatuline l’an prochain.

    Ipsen vise également une marge opérationnelle courante supérieure à 35 % du chiffre d’affaires total en 2026, soit environ 9 % au-dessus des estimations du consensus.

    « En 2025, Ipsen a enregistré une forte croissance de ses ventes et de ses bénéfices », a déclaré David Loew, directeur général d’Ipsen. « Nous avons poursuivi notre exécution dans nos trois aires thérapeutiques, avec une performance notable d’Iqirvo. Nous avons fait progresser plusieurs programmes de notre pipeline et renforcé notre moteur d’innovation grâce à un développement ciblé des activités. »

    La performance 2025 a été généralisée. Le chiffre d’affaires en oncologie a progressé de 4,1 %, les maladies rares ont bondi de 102,5 % et les neurosciences ont augmenté de 9,7 %. Si les ventes de Somatuline ont progressé de 4,3 %, le reste du portefeuille a affiché une croissance à deux chiffres de 14,2 % au total.

    Le groupe a également mis en avant cinq jalons réglementaires et cliniques majeurs attendus en 2026, notamment des décisions réglementaires concernant le tovorafenib dans le gliome pédiatrique de bas grade et des résultats d’essais pivots pour Bylvay, Iqirvo et Dysport.

    Ipsen a confirmé son objectif à moyen terme pour la période 2023-2027, visant une croissance annuelle moyenne des ventes d’au moins 7 % et une marge opérationnelle courante d’au moins 32 % d’ici 2027. En revanche, le groupe ne prévoit plus d’atteindre les objectifs de ventes maximales de 500 millions d’euros précédemment fixés pour Onivyde et Tazverik.

    Le flux de trésorerie disponible a progressé de 29,2 % pour atteindre 1,0 milliard d’euros en 2025, portant la trésorerie nette à 559,9 millions d’euros en fin d’exercice et renforçant la solidité financière du groupe.

  • Hermès dépasse les attentes avec une hausse de 9,8 % des ventes au T4, portée par les États-Unis et le Japon

    Hermès dépasse les attentes avec une hausse de 9,8 % des ventes au T4, portée par les États-Unis et le Japon

    Hermès (EU:RMS) a publié jeudi une croissance trimestrielle supérieure aux attentes, soutenue par une demande solide aux États-Unis et au Japon.

    Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre a progressé de 9,8 % à taux de change constants, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur 8,4 %, selon le consensus Visible Alpha. La région Amériques s’est particulièrement distinguée avec une hausse de 12,1 %, nettement au-dessus des anticipations d’environ 9 %, tirée principalement par le marché américain.

    Le directeur général Axel Dumas a indiqué que le groupe aborde 2026 avec confiance. Il a précisé que les hausses de prix prévues cette année devraient s’établir en moyenne entre 5 % et 6 %, contre environ 6 % à 7 % en 2025, en raison des effets de change.

    « Le modèle Hermès fondé sur un réseau exclusif et qualitatif, ainsi qu’une forte intégration verticale, a une nouvelle fois prouvé son efficacité. Cette stratégie distinctive a permis à la maison d’atteindre une croissance robuste du chiffre d’affaires et de solides performances », a déclaré M. Dumas.

    La division phare de la maroquinerie, qui génère l’essentiel des bénéfices du groupe, a enregistré une croissance organique de 14,6 % sur le trimestre. Toutes les activités ont dépassé les attentes, à l’exception du segment parfums et beauté, dont les ventes ont reculé de 14,6 %.

    Sur l’ensemble de l’exercice, le résultat opérationnel a atteint 6,57 milliards d’euros, soit une marge de 41 %, légèrement supérieure aux estimations du marché qui tablaient sur 40 %.

    « Nous ne nous attendons pas à des révisions significatives des estimations du consensus pour l’exercice 2026 à la suite de ces résultats, que nous considérons solides dans un environnement sectoriel dynamique », a déclaré Piral Dadhania, analyste chez RBC Capital Markets.

    Hermès continue de surperformer une grande partie du secteur du luxe, y compris des concurrents tels que LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton SE. Son positionnement auprès d’une clientèle très fortunée et sa gestion rigoureuse de la rareté des produits ont contribué à atténuer l’impact du ralentissement des dépenses chez les consommateurs de luxe plus sensibles aux prix.

    Le groupe a proposé un dividende de 18 euros par action.

  • Carrefour cède ses activités en Roumanie pour 823 millions d’euros à Paval Holding

    Carrefour cède ses activités en Roumanie pour 823 millions d’euros à Paval Holding

    Carrefour (EU:CA) a annoncé jeudi avoir conclu un accord pour la vente de sa filiale roumaine à Paval Holding pour un montant de 823 millions d’euros (976 millions de dollars).

    Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une revue stratégique plus large lancée en 2025, visant à rationaliser le portefeuille d’activités du groupe et à concentrer ses ressources sur ses marchés prioritaires.

    « Le groupe poursuit sa transformation et se recentre sur ses trois pays clés », a déclaré le directeur général Alexandre Bompard dans le communiqué.

    Carrefour réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires en France, au Brésil et en Espagne, que la direction considère comme les piliers de sa stratégie de croissance à long terme.

    La finalisation de la cession de Carrefour Roumanie est attendue au second semestre 2026, sous réserve des autorisations réglementaires et des conditions habituelles.

  • EssilorLuxottica bondit après un solide T4 et la révision de ses objectifs à moyen terme

    EssilorLuxottica bondit après un solide T4 et la révision de ses objectifs à moyen terme

    EssilorLuxottica (EU:EL) a vu son action progresser de plus de 6 % à Paris jeudi après avoir publié une nette accélération de sa croissance au quatrième trimestre et présenté une mise à jour de ses perspectives à moyen terme.

    Le groupe spécialisé dans l’optique et les technologies médicales a enregistré un chiffre d’affaires de 7,6 milliards d’euros au quatrième trimestre, en hausse de 18,4 % à taux de change constants. Cette solide performance en fin d’année a porté la croissance annuelle à 11,2 %, pour un chiffre d’affaires total de 28,49 milliards d’euros en 2025.

    La croissance a été généralisée sur l’ensemble des zones géographiques. L’Amérique du Nord, l’EMEA et l’Asie-Pacifique ont toutes affiché une progression à deux chiffres tant sur le trimestre que sur l’exercice complet, l’Amérique du Nord menant la dynamique au quatrième trimestre avec une hausse proche de 24 % à taux de change constants.

    EssilorLuxottica a également souligné la forte dynamique de ses lunettes intelligentes intégrant l’IA, développées en partenariat avec Meta, avec plus de 7 millions d’unités vendues en 2025. Le groupe a par ailleurs mis en avant une croissance mondiale de 22 % de son portefeuille de solutions de gestion de la myopie, ainsi qu’une première année encourageante pour ses lunettes auditives Nuance Audio, désormais disponibles dans 12 marchés et 15 000 points de vente.

    La marge opérationnelle ajustée a atteint 16,0 % à taux de change constants sur l’exercice. Le groupe indique que ce niveau reflète l’impact des droits de douane américains ainsi que la contribution croissante des lunettes intelligentes. Le flux de trésorerie disponible a atteint un niveau record de 2,8 milliards d’euros, en hausse de 400 millions d’euros par rapport à 2024.

    Le président-directeur général Francesco Milleri et le directeur général délégué Paul du Saillant ont qualifié ces résultats de « jalon historique », évoquant « une croissance annuelle à deux chiffres du chiffre d’affaires à taux de change constants » et « un nouveau trimestre record au T4 ».

    Ils ont ajouté que la dynamique observée dans toutes les régions et lignes d’activité « confirme la solidité et la pertinence de notre vision ».

    Le conseil d’administration a proposé un dividende de 4,00 euros par action, avec option de paiement en actions, et a présenté un plan actualisé sur cinq ans visant « une croissance solide du chiffre d’affaires, avec un rythme du résultat opérationnel ajusté globalement aligné ».

    Du côté des analystes, la clarification sur les marges a été saluée. « Nous pensons que les nouvelles perspectives devraient dissiper les craintes d’une éventuelle dilution des marges liée aux lunettes intelligentes, en fixant un plancher », a commenté Niccolo Storer, analyste chez Kepler Cheuvreux.

    « Cela, combiné à la dynamique de sortie de l’exercice 2025, devrait apporter un certain soutien au cours de Bourse. Toutefois, la signification exacte de “croissance solide du chiffre d’affaires” reste à préciser », a-t-il ajouté.

  • Les valeurs françaises des spiritueux reculent alors que la Chine évoque de possibles droits de douane sur l’alcool européen

    Les valeurs françaises des spiritueux reculent alors que la Chine évoque de possibles droits de douane sur l’alcool européen

    Les actions des producteurs français de spiritueux Pernod Ricard (EU:RI) et Rémy Cointreau (EU:RCO) ont reculé mercredi après la publication de nouvelles données confirmant une nouvelle baisse des exportations de vins et spiritueux, tandis que la Chine a laissé entendre qu’elle pourrait prendre des mesures commerciales supplémentaires visant les boissons alcoolisées européennes.

    Les derniers chiffres montrent que les exportations françaises de vins et spiritueux ont diminué pour la troisième année consécutive, atteignant leur plus bas niveau en volume depuis plus de vingt ans. Les expéditions vers la Chine ont fortement chuté, et les exportations vers les États-Unis ont également reculé.

    Yuyuan Tantian – un compte sur les réseaux sociaux affilié à la chaîne publique chinoise CCTV – a indiqué que la Chine pourrait ouvrir des enquêtes sur les vins français ou imposer des « droits de douane réciproques » sur certains produits de l’UE si la France poussait l’Union européenne à instaurer de nouveaux droits de douane sur les importations chinoises.

    Ces déclarations font suite à la publication, lundi, d’un document stratégique du gouvernement français suggérant que l’UE envisage un droit de douane général de 30 % sur les produits chinois ou une dépréciation de 30 % de l’euro face au renminbi afin de contrer la hausse des importations.

    Pékin a déjà lancé des enquêtes antidumping sur le brandy européen, notamment sur des produits exportés par Pernod Ricard et Rémy Cointreau. Des droits provisoires ont déjà été appliqués à certains spiritueux européens dans le cadre de cette procédure.

    La France demeure le premier exportateur de cognac vers la Chine, un marché qui représente une part importante de ses ventes de spiritueux haut de gamme.

  • Des données solides sur l’emploi pourraient soutenir l’ouverture de Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Des données solides sur l’emploi pourraient soutenir l’ouverture de Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats à terme sur les indices américains indiquent une ouverture en hausse mercredi, laissant entrevoir un rebond après la séance hésitante de mardi.

    Cette amélioration intervient après la publication du rapport très attendu du Département du Travail montrant une progression de l’emploi en janvier bien supérieure aux attentes.

    Les créations d’emplois non agricoles ont augmenté de 130 000 en janvier, après une hausse révisée à la baisse de 48 000 en décembre.

    Les économistes tablaient sur 70 000 créations, contre les 50 000 initialement annoncées pour le mois précédent.

    Le taux de chômage a reculé à 4,3 % en janvier contre 4,4 % en décembre, alors qu’il était attendu stable.

    Ces chiffres pourraient renforcer la confiance dans la solidité de l’économie américaine, mais aussi réduire les anticipations de baisses de taux à court terme par la Réserve fédérale.

    Vendredi, la publication de l’indice des prix à la consommation pourrait apporter des indications supplémentaires sur l’évolution des taux.

    Mardi, les marchés ont évolué sans direction claire après deux séances de hausse. Le Dow Jones a inscrit un nouveau record intrajournalier en début de séance, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 ont oscillé autour de l’équilibre.

    En clôture, la performance a été contrastée : le Dow a gagné 52,27 points (+0,1 %) à 50 188,13, tandis que le S&P 500 a reculé de 23,01 points (-0,3 %) à 6 941,81. Le Nasdaq a perdu 136,20 points (-0,6 %) à 23 102,47.

    Cette volatilité traduisait la prudence des investisseurs avant le rapport sur l’emploi.

    Les marchés ont en grande partie ignoré un rapport du Département du Commerce montrant que les ventes au détail sont restées stables en décembre, contre toute attente.

    Les ventes ont été quasi inchangées après une hausse de 0,6 % en novembre, alors qu’une progression de 0,4 % était attendue.

    Hors secteur automobile, les ventes sont également restées stables après +0,4 % en novembre, contre une prévision de +0,3 %.

    « Le rapport de décembre sur les ventes au détail montre que les consommateurs ont marqué une pause à la fin de la période des fêtes après une forte vague de dépenses en octobre et novembre », a déclaré Kathy Bostjancic, économiste en chef chez Nationwide.

    Elle a ajouté : « La stagnation des ventes au détail en décembre offre un passage en douceur vers les dépenses des ménages au premier trimestre, mais nous anticipons une forte hausse des remboursements d’impôts, estimée à 50 milliards de dollars de plus que l’an dernier, et l’effet richesse toujours solide soutiendra la consommation au premier trimestre et une croissance robuste du PIB. »

    Un autre rapport du Département du Travail a montré que les prix à l’importation ont légèrement progressé en décembre, conformément aux attentes.

    Les valeurs immobilières ont nettement progressé dans le sillage du recul des rendements obligataires. L’indice Philadelphia Housing Sector a grimpé de 3,4 %, atteignant un plus haut de cinq mois.

    D’autres secteurs sensibles aux taux ont également progressé : le Dow Jones Utility Average a gagné 1,9 % et le Dow Jones U.S. Real Estate Index 1,3 %.

    À l’inverse, les valeurs de courtage ont fortement reculé, l’indice NYSE Arca Broker/Dealer cédant 2,5 % après un record historique la veille.

    Les secteurs du matériel informatique, des compagnies aériennes et des services pétroliers ont également terminé en baisse.

  • Les marchés européens mitigés, le secteur technologique sous pression ; les résultats d’entreprises orientent les échanges: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens mitigés, le secteur technologique sous pression ; les résultats d’entreprises orientent les échanges: DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes ont évolué de manière contrastée mercredi, les investisseurs analysant une nouvelle vague de publications trimestrielles. Les valeurs technologiques ont été pénalisées après que Dassault a signalé une faiblesse persistante dans le secteur automobile européen.

    Le FTSE 100 britannique a progressé de 0,8 %, tandis que le CAC 40 français est resté proche de l’équilibre. Le DAX allemand a reculé de 0,3 %.

    Parmi les valeurs individuelles, TotalEnergies (EU:TTE) a gagné 1,3 % après avoir relevé son dividende final 2025 de 5,6 % à 3,40 euros par action.

    À l’inverse, Dassault Systemes (EU:DSY) a chuté de 20 % après des résultats du quatrième trimestre inférieurs aux attentes et des perspectives prudentes pour l’année en cours.

    Le groupe néerlandais de recrutement Randstad (EU:RAND) a perdu 8,5 % après avoir publié des prévisions prudentes pour le premier trimestre.

    Le distributeur alimentaire Ahold Delhaize (EU:AD) a bondi de 7 % grâce à des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions.

    Heineken (EU:HEIA) a progressé de 5,3 %, malgré l’annonce de suppressions de postes pouvant atteindre 6 000 emplois dans le monde.

    Commerzbank (TG:CBK) a reculé de 3 %, en dépit d’un résultat opérationnel record de 4,5 milliards d’euros pour l’exercice 2025.

    Siemens Energy (TG:SIE) a grimpé de 6 % après avoir indiqué que son bénéfice du premier trimestre avait presque triplé, porté par la demande liée à l’intelligence artificielle pour les turbines à gaz et les équipements de réseau.

    Thyssenkrupp Nucera (TG:NCH2) a progressé de 1,1 % après avoir confirmé ses perspectives pour l’exercice 2026.

    Le fabricant suisse d’ascenseurs Schindler Holding (TG:SHR) a chuté de 8 % après avoir prévu une croissance du chiffre d’affaires à un rythme faible à moyen à un chiffre en 2026, en monnaies locales.

    À Londres, Renishaw (LSE:RSW) a gagné 2,7 % après des résultats semestriels supérieurs aux attentes.

    Le promoteur immobilier Barratt Redrow (LSE:BTRW) a reculé de 6,3 % après un bénéfice semestriel inférieur aux prévisions.

    Enfin, London Stock Exchange Group (LSE:LSEG) a progressé de 2,5 % après des informations selon lesquelles le fonds activiste Elliott Management aurait pris une participation significative dans le groupe.

  • Le pétrole progresse sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran et d’une demande plus forte en Inde

    Le pétrole progresse sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran et d’une demande plus forte en Inde

    Les prix du pétrole ont progressé mercredi, soutenus par des risques géopolitiques persistants liés à des négociations fragiles entre Washington et Téhéran, tandis que des signes d’absorption progressive de l’excédent d’offre — portés par une demande plus soutenue en Inde — ont également contribué à la hausse.

    Le Brent a gagné 57 cents, soit 0,83 %, à 69,37 dollars le baril à 07h11 GMT. Le WTI américain a avancé de 56 cents, soit 0,88 %, à 64,52 dollars.

    « Le pétrole conserve une prime haussière liée aux risques extrêmes alors que les discussions entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent mais restent fragiles, soutenant la prime de risque sur le détroit d’Ormuz dans un contexte de sanctions persistantes, de menaces tarifaires liées au commerce iranien et de présence militaire américaine accrue dans la région », ont écrit les analystes de LSEG.

    Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué mardi que les discussions nucléaires avec Washington avaient permis à Téhéran d’évaluer le sérieux de la position américaine et démontré un consensus suffisant pour poursuivre la voie diplomatique.

    Des diplomates iraniens et américains se sont rencontrés en Oman la semaine dernière afin de relancer le dialogue, après que le président Donald Trump a déployé une flottille navale dans la région, ravivant les craintes d’une escalade militaire.

    Les prix avaient d’abord reculé après que le ministre omanais des Affaires étrangères eut qualifié les discussions de constructives, mais l’optimisme s’est estompé après des informations évoquant l’envoi éventuel d’un second porte-avions américain au Moyen-Orient en cas d’échec des négociations, ont noté les analystes d’ANZ.

    Trump a déclaré mardi envisager l’envoi d’un autre porte-avions, alors que les deux parties se préparent à reprendre les négociations pour éviter un nouveau conflit.

    Par ailleurs, les marchés ont progressivement absorbé les barils excédentaires accumulés fin 2025.

    « Avec le pétrole conventionnel transporté par mer revenant à des niveaux normaux et une demande en hausse en Inde, les prix du pétrole devraient rester soutenus à court terme », a déclaré Xavier Tang, analyste chez Vortexa.

    Les raffineurs indiens réduisent leurs achats de pétrole russe afin de faciliter un accord commercial avec Washington, augmentant leurs importations en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique de l’Ouest.

    Les investisseurs attendent également les données hebdomadaires sur les stocks américains publiées par l’Energy Information Administration.

    Selon un sondage Reuters, les stocks de brut auraient augmenté d’environ 800 000 barils au cours de la semaine au 6 février, tandis que les stocks de distillats et d’essence auraient diminué respectivement d’environ 1,3 million et 400 000 barils.

    D’après des sources de marché citant l’American Petroleum Institute, les stocks de brut américains ont bondi de 13,4 millions de barils sur la semaine terminée le 6 février.

  • L’or et l’argent progressent après des ventes au détail décevantes aux États-Unis ; les marchés attendent les chiffres de l’emploi

    L’or et l’argent progressent après des ventes au détail décevantes aux États-Unis ; les marchés attendent les chiffres de l’emploi

    Les prix de l’or et de l’argent ont augmenté lors des échanges asiatiques mercredi, après la publication de ventes au détail américaines plus faibles que prévu, alimentant les attentes d’un ralentissement économique. Les investisseurs attendent désormais les chiffres de l’emploi pour des indications plus claires.

    Malgré des gains cette semaine, les métaux précieux restent volatils après leur correction depuis les sommets historiques de fin janvier. La baisse récente du dollar et les données économiques plus faibles n’ont apporté qu’un soutien limité. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient n’ont pas non plus ravivé fortement la demande de valeur refuge.

    L’or au comptant a progressé de 0,6 % à 5 052,11 dollars l’once, tandis que les contrats à terme d’avril ont gagné 0,9 % à 5 076,40 dollars. Les prix demeurent environ 600 dollars en dessous de leurs records récents.

    L’argent au comptant a avancé de 1,7 % à 82,1375 dollars l’once, et le platine de 2,1 % à 2 130,63 dollars.

    Faiblesse du dollar et soutien aux métaux

    Les métaux précieux avaient légèrement reculé mardi avant de rebondir après des ventes au détail inférieures aux attentes.

    Les analystes d’ANZ ont indiqué que la récente hausse de l’or s’était interrompue par crainte que le métal ait « couru trop fort, trop vite ».

    « Avec un positionnement spéculatif désormais largement purgé du marché, les investisseurs recherchent le prochain catalyseur pour une nouvelle hausse. Les données économiques faibles aux États-Unis ont suscité certains achats », ont déclaré les analystes d’ANZ.

    Les données suggèrent un ralentissement des dépenses des ménages américains dans un contexte d’inflation persistante et de tensions sur le marché du travail.

    En attente des chiffres de l’emploi et de l’inflation

    Les chiffres des créations d’emplois, attendus plus tard dans la journée, pourraient offrir davantage de clarté. Une faiblesse durable renforcerait les anticipations de baisse des taux.

    Des taux plus bas soutiennent généralement l’or et les actifs non rémunérés.

    Cependant, l’incertitude sur la politique monétaire reste élevée, notamment après la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed.

    Au-delà des chiffres de l’emploi, l’attention se tourne vers l’indice des prix à la consommation publié vendredi. L’emploi et l’inflation demeurent les deux principaux critères pour ajuster les taux.

  • Le Bitcoin recule vers 67 000 dollars avant les chiffres de l’emploi américain

    Le Bitcoin recule vers 67 000 dollars avant les chiffres de l’emploi américain

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a baissé lors des échanges asiatiques de mercredi, repassant sous le seuil des 67 000 dollars alors que les investisseurs attendent le rapport sur l’emploi américain.

    La première cryptomonnaie mondiale reculait de 2,6 % à 67 126,7 dollars à 02h46 ET (07h46 GMT).

    Après un rebond depuis les 60 000 dollars la semaine dernière, le Bitcoin n’a pas réussi à se maintenir au-dessus de 70 000 dollars, illustrant une volatilité persistante et un climat de prudence.

    Rapport sur l’emploi attendu

    Les économistes anticipent environ 70 000 créations d’emplois en janvier, avec un taux de chômage stable autour de 4,4 %.

    Les investisseurs surveillent également la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) vendredi.

    Selon l’outil CME FedWatch, les marchés s’attendent à ce que la Federal Reserve maintienne ses taux inchangés jusqu’en juin, après trois baisses fin 2025.

    Habituellement, des anticipations de politique monétaire plus souple soutiennent les actifs risqués comme le Bitcoin. Toutefois, cette fois-ci, la cryptomonnaie reste sous pression, en raison d’une liquidité plus faible et d’un intérêt spéculatif en recul.

    Robinhood chute après des revenus crypto décevants

    Les actions de Robinhood Markets, Inc. (NASDAQ:HOOD) ont fortement reculé après la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes.

    Le groupe a annoncé un chiffre d’affaires de 1,28 milliard de dollars au quatrième trimestre, contre 1,40 milliard attendu. La baisse des revenus liés aux cryptomonnaies a pesé sur la performance globale.

    Le titre a chuté de plus de 8 %.

    Les altcoins en baisse ; XRP perd 4 %

    Ethereum a reculé de 2,7 % à 1 952,92 dollars.

    XRP a perdu 4 % à 1,36 dollar.

    Solana et Polygon ont cédé 4,1 %, tandis que Cardano a reculé de 2,5 %. Le Dogecoin a perdu 3 %.