Blog

  • Emploi américain en ligne de mire ; impact de 900 millions de dollars lié aux droits de douane pour Ford – ce qui anime les marchés: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Emploi américain en ligne de mire ; impact de 900 millions de dollars lié aux droits de douane pour Ford – ce qui anime les marchés: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains ont progressé mercredi, les investisseurs attendant la publication du rapport mensuel sur l’emploi et analysant une série de résultats d’entreprises.

    À 02h33 ET, les contrats à terme sur le Dow Jones gagnaient 91 points (+0,2 %), ceux sur le S&P 500 progressaient de 12 points (+0,2 %) et les futures sur le Nasdaq 100 avançaient de 48 points (+0,2 %).

    Mardi, le Dow Jones Industrial Average a clôturé à un nouveau record, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont reculé, pénalisés en partie par les inquiétudes liées aux nouveaux outils d’intelligence artificielle.

    Les valeurs financières ont été touchées après le lancement d’un produit de planification fiscale basé sur l’IA par la start-up Altruis. The Charles Schwab Corporation (NYSE:SCHW) a perdu plus de 7 %, tandis que Raymond James Financial, Inc. (NYSE:RJF) a enregistré sa plus forte baisse quotidienne depuis 2020.

    Rapport sur l’emploi attendu

    Les économistes prévoient environ 66 000 créations d’emplois en janvier, contre 50 000 en décembre.

    Lors de sa dernière réunion, la Federal Reserve a estimé que le marché du travail était « en phase de stabilisation » après une période de faiblesse. Cette évaluation, combinée à une inflation toujours élevée mais stable, a conduit la banque centrale à maintenir ses taux entre 3,5 % et 3,75 %.

    Le conseiller économique de la Maison-Blanche Kevin Hassett a averti que les progrès de l’intelligence artificielle pourraient freiner les créations d’emplois dans les prochains mois, malgré des gains de productivité.

    « Le rapport sur l’emploi d’aujourd’hui est un événement clé pour le marché des changes. Une publication nettement faible pourrait conduire les marchés à anticiper une baisse des taux dès avril », ont écrit les analystes de ING Groep N.V..

    Ford et le retard des mesures tarifaires

    Les actions de Ford Motor Company (NYSE:F) ont légèrement progressé après que le constructeur a présenté des prévisions supérieures aux attentes.

    Ford anticipe un résultat opérationnel annuel d’environ 9 milliards de dollars et un flux de trésorerie disponible de 5,5 milliards.

    Cependant, le groupe a enregistré une perte opérationnelle trimestrielle de 11,1 milliards de dollars, après une charge de 900 millions liée au report d’un programme d’allègement des droits de douane.

    La directrice financière Sherry House a indiqué que l’entreprise avait été informée du changement « inattendu » « très tard » en 2025.

    Or et pétrole en hausse

    L’or au comptant a progressé de 0,4 % à 5 047,08 dollars l’once, tandis que les contrats à terme ont gagné 0,8 % à 5 071,34 dollars.

    Le Brent a augmenté de 1,2 % à 69,64 dollars le baril et le WTI de 1,3 % à 64,81 dollars.

  • Les marchés européens hésitent avant les chiffres clés de l’emploi américain: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens hésitent avant les chiffres clés de l’emploi américain: DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes évoluaient sans direction claire mercredi matin, les investisseurs adoptant une attitude prudente avant la publication des données américaines sur l’emploi plus tard dans la journée.

    À 09h12 GMT, le STOXX Europe 600 reculait de 0,1 %. Le DAX allemand cédait 0,2 %, tandis que le CAC 40 parisien perdait 0,4 %. À l’inverse, le FTSE 100 londonien progressait de 0,4 %.

    Résultats d’entreprises en Europe

    La saison des publications continuait d’influencer les marchés.

    Koninklijke Ahold Delhaize N.V. (EU:AD) a progressé après avoir annoncé des ventes nettes trimestrielles de 23,5 milliards d’euros, en hausse de 6,1 % à taux de change constants. Les ventes comparables hors carburant ont augmenté de 2,5 %.

    Heineken N.V. (EU:HEIA) a dévoilé jusqu’à 6 000 suppressions de postes dans le monde et prévoit une croissance bénéficiaire plus modérée cette année qu’en 2025, dans un contexte de demande atone. Le titre a néanmoins légèrement progressé.

    TotalEnergies SE (EU:TTE) a indiqué réduire de 62 % ses rachats d’actions au trimestre en cours en raison de la faiblesse des prix du pétrole et du gaz. Les analystes ont salué cette approche prudente et le titre a gagné 1,4 %.

    En Allemagne, Siemens Energy AG (TG:SIE) a bondi de plus de 5 % après un quasi-triplement de son bénéfice net trimestriel, porté par la forte demande liée à l’intelligence artificielle pour ses turbines à gaz et équipements de réseau.

    Aux États-Unis, Ford Motor Company (NYSE:F) a légèrement progressé en après-Bourse après avoir présenté des prévisions de bénéfices et de flux de trésorerie supérieures aux attentes, malgré un impact négatif de 900 millions de dollars lié au report de mesures d’allégement tarifaire décidées sous l’administration Trump.

    Parmi les autres grandes publications américaines figurent Cisco Systems, Inc., McDonald’s Corporation et T-Mobile US, Inc..

    Focus sur l’emploi américain

    Les marchés attendent désormais les chiffres de l’emploi américain, prévus à 08h30 ET après un report.

    Les économistes anticipent environ 66 000 créations d’emplois en janvier, contre 50 000 en décembre.

    Lors de sa dernière réunion, la Federal Reserve a estimé que le marché du travail était « en phase de stabilisation » après une période de ralentissement. Cette analyse, combinée à une inflation stable mais toujours élevée, a conduit la banque centrale à maintenir ses taux dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %.

    Le conseiller économique de la Maison-Blanche Kevin Hassett a toutefois averti que les avancées de l’intelligence artificielle pourraient freiner les créations d’emplois dans les prochains mois, malgré un gain de productivité.

    Les perspectives pour 2026 demeurent incertaines, compte tenu des évolutions encore floues de l’emploi et de l’inflation, les deux piliers de la politique monétaire de la Fed. Outre les chiffres de l’emploi, l’indice des prix à la consommation attendu vendredi pourrait apporter davantage de clarté sur l’évolution des taux.

    « Les actions ne veulent pas voir un effondrement des créations d’emplois, mais alors que les entreprises américaines mettent de plus en plus l’accent sur l’efficacité et les gains de productivité, il est probable que les créations d’emplois restent modestes à l’avenir », ont écrit les analystes de Vital Knowledge.

    Le pétrole progresse sur fond de tensions géopolitiques

    Les prix du pétrole ont augmenté, les investisseurs surveillant l’évolution des relations entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la demande de voyages avant une importante fête en Chine.

    Le Brent a gagné 1,4 % à 69,74 dollars le baril, tandis que le WTI a progressé de 1,5 % à 64,90 dollars.

    Des responsables iraniens ont déclaré que les discussions nucléaires avec les États-Unis avaient permis à Téhéran d’évaluer le sérieux de Washington et que le dialogue diplomatique se poursuivrait. Ces propos font suite aux négociations de la semaine dernière sur le programme nucléaire iranien, après l’envoi de navires de guerre supplémentaires au Moyen-Orient par le président Trump.

    Malgré des signaux de progrès, les tensions ont resurgi après un avertissement américain adressé aux navires transitant par le détroit d’Ormuz. Selon certaines informations, Trump envisagerait de déployer un second porte-avions près de l’Iran, ce qui pourrait accroître les tensions régionales.

    Cette incertitude a conduit les opérateurs à intégrer une prime de risque dans les prix du pétrole, par crainte de perturbations des exportations iraniennes.

  • Gecina publie des résultats solides pour 2025 et confirme ses perspectives de croissance

    Gecina publie des résultats solides pour 2025 et confirme ses perspectives de croissance

    Gecina SA (EU:GFC) a présenté des résultats résilients pour l’exercice 2025, avec un résultat net récurrent en hausse de 4,2 % sur un an à 494,5 millions d’euros, conformément aux objectifs du groupe et aux attentes du marché.

    Le résultat net récurrent par action s’est établi à 6,68 euros, dans la fourchette de prévisions comprise entre 6,65 et 6,70 euros. Pour 2026, le groupe anticipe un résultat net récurrent par action compris entre 6,70 et 6,75 euros, soit une progression attendue de 0,3 % à 1,0 %.

    Les loyers bruts ont augmenté de 2,6 % par rapport à 2024 pour atteindre 712,6 millions d’euros. À périmètre constant, la croissance locative ressort à 3,8 %, soutenue par un effet d’indexation de 2,6 % et une contribution de 0,6 % liée à la réversion des loyers.

    La valeur du portefeuille progresse de 2,3 % à périmètre constant, dépassant les attentes des analystes fixées à 1,5 %. Les bureaux situés dans les zones centrales ont particulièrement bien performé, avec une hausse de valeur de 4,6 %.

    Les indicateurs opérationnels se sont également améliorés. La marge locative gagne 70 points de base pour atteindre 92,7 %, tandis que le taux d’occupation financier moyen progresse de 70 points de base à 94,1 %.

    Le conseil d’administration propose un dividende de 5,50 euros par action, en hausse de 1 % sur un an, mais légèrement inférieur aux prévisions du consensus. L’ANR EPRA Net Tangible Assets par action augmente de 0,9 % à 144,1 euros, un niveau légèrement en dessous des attentes. Le ratio d’endettement (LTV) progresse de 70 points de base à 38,3 %.

    Au cours de l’exercice, Gecina a signé des cessions d’actifs résidentiels pour un montant de 0,2 milliard d’euros, avec un rendement de 2,9 %, dont la finalisation est attendue au premier trimestre 2026. Ces opérations devraient permettre de réduire le ratio LTV d’environ 80 points de base.

    Des performances plus contrastées ont été observées dans certaines zones non stratégiques, avec des baisses de valeur de 1,2 % dans le Core Western Crescent, de 4,8 % à La Défense et de 7,1 % dans d’autres localisations périphériques.

    Au-delà de 2027, le groupe confirme viser entre 80 et 90 millions d’euros de loyers annualisés issus de son pipeline de projets, dont environ 30 millions d’euros par an provenant de la tour T1.

  • Dassault Systèmes chute de 21 % après un T4 décevant et des perspectives 2026 prudentes

    Dassault Systèmes chute de 21 % après un T4 décevant et des perspectives 2026 prudentes

    Dassault Systèmes SE (EU:DSY) a vu son titre plonger de plus de 21 % mercredi après la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes et d’objectifs 2026 que les analystes de Jefferies Financial Group Inc. ont jugés sans « aucune lueur d’espoir », soulignant des difficultés persistantes liées au modèle économique et à l’exécution.

    Au quatrième trimestre clos le 31 décembre, le bénéfice par action a légèrement progressé à 0,33 euro, contre 0,30 euro un an plus tôt, mais est resté en deçà des prévisions d’Investing.com qui tablaient sur 0,416 euro. Le BPA non-IFRS est resté stable à 0,40 euro. Le chiffre d’affaires trimestriel a reculé de 4 % sur un an à 1,68 milliard d’euros, contre un consensus de 1,75 milliard d’euros.

    Jefferies a qualifié la qualité du trimestre de particulièrement faible, notant une croissance à taux de change constants limitée à 1 %, soit le bas de la fourchette de guidance. Les revenus logiciels sont restés stables, malgré un objectif de 1 à 8 %, tandis que les ventes de licences transactionnelles ont reculé de 7 %. Les revenus récurrents n’ont progressé que de 3 %, en dessous des attentes, avec une baisse de 4 % dans les Sciences de la Vie et de 7 % chez Medidata. La marge opérationnelle s’est établie à 37 %, inférieure à l’objectif de 37,6 %, et l’EBIT a ressorti 6 % sous le consensus.

    Sur l’ensemble de l’exercice 2025, le chiffre d’affaires est resté stable à 6,23 milliards d’euros et le BPA inchangé à 0,90 euro. Le groupe a indiqué continuer à subir la faiblesse du secteur automobile européen, partiellement compensée par de meilleures performances dans les Amériques et en Asie.

    Dassault a également commencé à publier des indicateurs d’ARR (revenus annuels récurrents) dans le cadre de sa stratégie visant à développer ses offres d’IA industrielle et à accélérer l’adoption du cloud. Toutefois, Jefferies a jugé la croissance initiale de l’ARR de 6 % « décevante », rappelant qu’elle avoisine 6 % en moyenne depuis fin 2023 et qu’elle reste inférieure à l’accélération observée dans l’industrie du logiciel vers les modèles récurrents.

    Pour 2026, la direction prévoit une croissance du chiffre d’affaires de 3 à 5 %, une amélioration de la marge opérationnelle de 40 à 80 points de base et une progression du BPA de 3 à 6 %. Les analystes ont souligné que ces prévisions sont sensiblement inférieures au consensus, Visible Alpha anticipant environ 5,8 % de croissance du chiffre d’affaires. Des doutes subsistent également quant à la capacité de la nouvelle organisation envisagée à produire un changement significatif.

    Les revenus de licences devraient rester stables, tandis que les charges opérationnelles sont attendues en hausse d’environ 3 %, ce qui limite la capacité d’investissement supplémentaire.

    Dassault a affirmé qu’il « construit de nouveaux leviers de croissance et de rentabilité » grâce à des produits d’IA industrielle différenciés, et a confirmé qu’il commencera à publier un taux annuel récurrent à partir de 2026 afin d’offrir une meilleure visibilité pendant sa transition vers un modèle davantage centré sur le cloud.

  • Le bénéfice trimestriel de TotalEnergies recule de 13 %, légèrement en deçà des attentes

    Le bénéfice trimestriel de TotalEnergies recule de 13 %, légèrement en deçà des attentes

    TotalEnergies SE (EU:TTE) a publié un recul de son bénéfice au quatrième trimestre, légèrement inférieur aux prévisions des analystes, la baisse des prix du pétrole et du gaz ayant pesé sur les résultats malgré l’amélioration des marges de raffinage et les cessions d’actifs renouvelables.

    Le résultat net ajusté s’est établi à 3,8 milliards de dollars sur le trimestre, contre 4,4 milliards un an plus tôt, soit une diminution de 13 %. Le consensus du marché tablait sur 3,9 milliards de dollars, selon les données compilées par London Stock Exchange Group plc.

    La production d’hydrocarbures a progressé de 5 % sur un an, mais le résultat du segment exploration-production a reculé de 21,6 % à 1,8 milliard de dollars, reflétant la faiblesse des prix des matières premières.

    À l’inverse, les activités de raffinage et de chimie ont fortement progressé, avec un bénéfice plus que triplé à 1 milliard de dollars, en hausse de 215 %, soutenu par des marges sur les carburants plus élevées.

    Pour le premier trimestre 2026, TotalEnergies prévoit de racheter 750 millions de dollars d’actions. Ce montant se compare à un rythme trimestriel moyen de 2 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de l’an dernier. Pour l’ensemble de 2026, le groupe vise des rachats d’actions compris entre 3 et 6 milliards de dollars, en fonction des conditions de marché.

    La direction a indiqué que ses hypothèses reposaient sur un prix du Brent de 60 dollars le baril, précisant que le niveau des rachats pourrait être ajusté en cours d’année selon l’évolution des cours. Le Brent s’échange actuellement autour de 69 dollars le baril.

    Le groupe a par ailleurs confirmé le maintien de son dividende trimestriel à 0,85 euro par action.

  • L’or recule légèrement mais reste au-dessus de 5 000 $ l’once alors que les marchés attendent les données américaines

    L’or recule légèrement mais reste au-dessus de 5 000 $ l’once alors que les marchés attendent les données américaines

    Les prix de l’or ont légèrement baissé mardi, effaçant une partie des solides gains de la séance précédente, les investisseurs restant prudents avant une semaine chargée en indicateurs économiques américains.

    Les autres métaux précieux ont également reculé. L’argent et le platine ont baissé malgré un soutien limité apporté par le repli nocturne du dollar, qui s’est ensuite stabilisé durant la séance asiatique.

    À 08h15 ET (13h15 GMT), l’or au comptant reculait de 0,3 % à 5 042,29 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or d’avril perdaient 0,3 % à 5 064,31 dollars l’once. L’argent au comptant chutait de 0,8 % à 81,575 dollars l’once et le platine au comptant reculait de 1,1 % à 2 094,35 dollars l’once.

    Les métaux restent volatils, les achats sur repli demeurent prudents

    Les métaux précieux ont connu de fortes fluctuations au cours de la semaine écoulée, les prises de bénéfices et les positions surchargées ayant entraîné un repli depuis les records. L’incertitude entourant la politique monétaire américaine — notamment à l’approche d’un possible changement à la tête de la Réserve fédérale — a également renforcé la volatilité.

    La demande de valeur refuge a aussi été instable, dans un contexte de signaux contradictoires concernant les relations entre les États-Unis et l’Iran. Bien que certains progrès aient été évoqués lors de discussions nucléaires ce week-end, Washington a néanmoins émis lundi un avertissement à destination des navires battant pavillon américain transitant par le détroit d’Ormuz.

    Même si l’or et les autres métaux ont effacé une partie de leurs pertes récentes, les prix restent bien en dessous des sommets atteints fin janvier, les investisseurs hésitant à se repositionner agressivement.

    « Les achats sur repli ont été sélectifs plutôt qu’agressifs, ce qui montre que les opérateurs restent sensibles aux signaux macroéconomiques », ont écrit les analystes d’OCBC dans une note.

    Ils ajoutent que si la tendance à la dédollarisation a soutenu l’or ces derniers mois, l’orientation à court terme dépendra surtout du marché du travail américain et de ses implications pour la politique monétaire.

    Selon les analystes de Heraeus, l’or et l’argent ne se comportent plus comme des valeurs refuges traditionnelles et sont entrés dans une phase de forte volatilité.

    « Les graines de la baisse des prix ont été semées lors du rallye précédent, qui était exceptionnel pour un actif refuge supposé peu volatil », a déclaré Heraeus. « Le prix de l’or a été multiplié par cinq en dix ans, alors que l’indice du dollar est au même niveau qu’en 2015. Une baisse aussi brutale suggère un débouclage de positions à effet de levier, avec des stop-loss déclenchés et une hausse des appels de marge. Les bourses continuent d’augmenter les exigences de marge sur les contrats à terme. »

    Une semaine riche en données américaines sous surveillance

    Les marchés se concentrent cette semaine sur plusieurs indicateurs clés aux États-Unis, susceptibles d’éclairer la trajectoire de la première économie mondiale et celle des taux d’intérêt.

    Les chiffres des ventes au détail de décembre sont suivis de près pour évaluer la solidité de la consommation, alors que le marché du travail montre des signes de tension. Les chiffres de l’emploi non agricole de janvier sont attendus mercredi, suivis vendredi par l’indice des prix à la consommation. Ces deux publications devraient peser lourdement sur les anticipations de politique monétaire de la Fed.

    Les investisseurs évaluent également l’impact potentiel de Kevin Warsh, candidat du président américain Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Fed lorsque son mandat prendra fin en mai.

    Considéré comme moins accommodant, Warsh avait précédemment déclenché de fortes ventes sur les métaux précieux — des pertes qui n’ont pas encore été entièrement effacées. L’or est retombé depuis des sommets proches de 5 600 dollars l’once, tandis que l’argent a chuté depuis des niveaux supérieurs à 120 dollars l’once.

  • Des ventes au détail américaines stagnantes incitent à la prudence avant l’ouverture de Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Des ventes au détail américaines stagnantes incitent à la prudence avant l’ouverture de Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats à terme sur les indices boursiers américains suggéraient une ouverture légèrement en baisse mardi, laissant entrevoir un repli après deux séances consécutives de progression.

    Les futures ont reculé après la publication des données du département du Commerce, qui ont montré que les ventes au détail aux États-Unis sont restées de manière inattendue stables en décembre, ravivant les interrogations sur la dynamique de la consommation.

    Selon le rapport, les ventes au détail ont été quasiment inchangées le mois dernier, après une hausse de 0,6 % en novembre. Les économistes tablaient sur une progression de 0,4 %. Même hors automobiles — où les ventes chez les concessionnaires de véhicules et de pièces ont légèrement reculé — l’activité est restée stable, après une hausse de 0,4 % en novembre. Les ventes hors auto étaient attendues en hausse de 0,3 %.

    Par ailleurs, un rapport du département du Travail a indiqué que les prix à l’importation aux États-Unis ont légèrement augmenté en décembre, conformément aux attentes.

    Wall Street avait terminé en hausse lundi, prolongeant le rebond amorcé en fin de semaine dernière. Le Dow Jones Industrial Average a inscrit un nouveau record de clôture, tandis que les valeurs technologiques ont porté une progression plus marquée du Nasdaq.

    À la clôture, les trois grands indices affichaient des gains. Le Dow a avancé de 20,20 points, soit moins de 0,1 %, à 50.135,87. Le Nasdaq a bondi de 207,46 points, ou 0,9 %, à 23.238,67, et le S&P 500 a gagné 32,52 points, ou 0,5 %, à 6.964,82.

    La performance s’explique en grande partie par la poursuite du rebond des valeurs technologiques, dans le sillage de la hausse observée vendredi. Les logiciels ont été parmi les moteurs, Oracle (NYSE:ORCL) ayant grimpé de 9,6 % après que D.A. Davidson a relevé sa recommandation à Buy contre Neutral.

    Les investisseurs sont toutefois restés prudents à l’approche de plusieurs indicateurs économiques américains majeurs attendus dans les prochains jours. Le rapport mensuel très suivi sur l’emploi, retardé la semaine dernière en raison d’une brève fermeture du gouvernement, sera particulièrement scruté.

    Ce rapport devrait montrer une hausse de l’emploi de 70.000 postes en janvier, après 50.000 en décembre, tandis que le taux de chômage est attendu stable à 4,4 %.

    Les prochaines publications sur les ventes au détail et l’inflation des prix à la consommation attireront également l’attention, en raison de leurs implications potentielles pour les taux d’intérêt.

    « Avec Jerome Powell approchant de la fin de son mandat et Kevin Warsh largement pressenti pour prendre la tête de la Fed, les marchés sont de plus en plus sensibles à l’influence des données sur les anticipations de taux », a déclaré Daniela Hathorn, analyste senior chez Capital.com. « Si les changements de leadership peuvent influer sur le ton et la communication, les données restent le moteur principal. »

    Elle a ajouté : « En conséquence, les publications sur l’emploi et l’inflation cette semaine seront déterminantes pour savoir si les marchés renouent avec des anticipations d’assouplissement — un scénario favorable aux actions et aux métaux précieux — ou si une inflation persistante impose une poursuite de la prudence. »

    Les valeurs liées à l’or ont figuré parmi les meilleures performances lundi, profitant d’une forte hausse du métal précieux qui a propulsé l’indice NYSE Arca Gold Bugs de 6,1 %.

    Les valeurs des secteurs des réseaux et des logiciels ont également enregistré de solides gains, avec une hausse de 4 % pour l’indice NYSE Arca Networking et de 3,3 % pour le Dow Jones U.S. Software Index. Les valeurs de courtage et les semi-conducteurs ont également progressé, tandis que la santé et les compagnies aériennes ont reculé.

  • Les marchés européens prudents face aux résultats d’entreprises: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens prudents face aux résultats d’entreprises: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont évolué de manière globalement prudente mardi, les investisseurs passant en revue des publications de résultats contrastées et attendant des indicateurs économiques clés aux États-Unis plus tard dans la semaine, susceptibles d’influencer les anticipations sur la politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Le CAC 40 à Paris a progressé de 0,1 %, tandis que le DAX à Francfort a reculé de 0,1 %. Le FTSE 100 à Londres a sous-performé, en baisse de 0,4 %.

    Le groupe néerlandais de technologies de la santé Philips (EU:PHIA) s’est distingué à la hausse après avoir publié de solides résultats au quatrième trimestre et fixé des objectifs ambitieux pour 2026.

    Le titre Kering (EU:KER), propriétaire de Gucci, a également fortement progressé après que le groupe de luxe a signalé une accélération de la dynamique des ventes au dernier trimestre de 2025.

    AstraZeneca (LSE:AZN) a également avancé après que le laboratoire pharmaceutique a anticipé une poursuite de la croissance de ses revenus et de ses bénéfices en 2026, portée par la demande pour ses traitements contre le cancer.

    À l’inverse, BP Plc (LSE:BP.) a reculé, le géant énergétique ayant suspendu son programme de rachat d’actions et annoncé une perte en replacement cost plus importante au quatrième trimestre.

    Le secteur du voyage a également pesé sur les marchés, avec TUI (TG:TUI1), premier opérateur touristique européen, en baisse malgré des résultats trimestriels solides et la confirmation de ses objectifs annuels.

  • Les valeurs du luxe européen progressent, portées par des signes rassurants chez Kering

    Les valeurs du luxe européen progressent, portées par des signes rassurants chez Kering

    Les actions du secteur du luxe en Europe ont avancé mardi, soutenues par le fait que les performances de Kering (EU:KER) au quatrième trimestre se sont révélées moins mauvaises qu’anticipé, ce qui a atténué les inquiétudes sur le rythme de son redressement.

    Les titres de pairs du groupe, comme Salvatore Ferragamo (BIT:SFER) et Burberry (LSE:BRBY), gagnaient plus de 2 % en milieu de matinée. Le concurrent LVMH, conglomérat du luxe présent dans la mode, les vins et les spiritueux, progressait également d’environ 0,8 %.

    Kering s’est distingué par une envolée de plus de 10 % de son action, prolongeant un fort rebond entamé après l’annonce, en juin dernier, de la nomination de Luca de Meo au poste de directeur général.

    Ancien dirigeant de Renault, Luca de Meo a été chargé de piloter une vaste restructuration du groupe. Depuis son arrivée, il s’est attaché à réduire l’endettement, à simplifier la gouvernance et à recentrer le portefeuille d’activités. En octobre, Kering a conclu un accord de 4 milliards d’euros avec L’Oréal portant sur la cession de son activité beauté et de certaines licences de marques.

    Au quatrième trimestre — le premier sous la direction de Luca de Meo — les ventes totales de Kering à taux de change constants ont reculé de 3 % sur un an. Ce résultat s’est avéré meilleur que la baisse de 5 % anticipée par les analystes, selon les prévisions de Visible Alpha citées par Reuters.

    S’adressant aux analystes et aux investisseurs, Luca de Meo a réaffirmé son ambition de ramener Kering sur une trajectoire de croissance en 2026 et d’améliorer les marges de l’ensemble de ses marques.

    L’attention du marché se tourne désormais vers la fin du mois de février, date à laquelle le nouveau directeur artistique de Gucci, Demna, doit présenter sa première collection lors d’un défilé à Milan. Le rôle de Gucci demeure crucial pour Kering, la marque représentant une part importante des profits du groupe.

    Le chiffre d’affaires de Gucci a reculé de 10 % au cours du trimestre, marquant la dixième baisse trimestrielle consécutive. Toutefois, le repli a été moins prononcé que ce que redoutaient de nombreux observateurs, selon Reuters, contribuant au regain d’optimisme observé sur l’ensemble du secteur du luxe.

  • L’action Lumibird progresse après un contrat de défense signé par sa filiale suédoise avec Rheinmetall

    L’action Lumibird progresse après un contrat de défense signé par sa filiale suédoise avec Rheinmetall

    L’action du spécialiste français des technologies laser Lumibird (EU:LBIRD) a progressé d’environ 4 % mardi, après l’annonce de l’obtention par sa filiale suédoise d’un contrat de défense auprès de Rheinmetall Air Defence.

    Dans le cadre de cet accord, Lumibird fournira ses télémètres laser VIDAR destinés à équiper les systèmes de défense aérienne Skyranger 30 qui seront livrés aux Pays-Bas. Le groupe précise que les livraisons s’étaleront sur la période 2026–2028.

    Rheinmetall intégrera la technologie laser de Lumibird à ses plateformes de défense aérienne, renforçant ainsi la présence du groupe français au sein des programmes européens de défense.