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  • Schneider Electric dépasse les 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires et vise une croissance à deux chiffres du profit en 2026

    Schneider Electric dépasse les 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires et vise une croissance à deux chiffres du profit en 2026

    Schneider Electric SE (EU:SU) a annoncé un chiffre d’affaires annuel record dépassant pour la première fois les 40 milliards d’euros en 2025, porté par une forte demande liée aux centres de données qui a soutenu un quatrième trimestre solide et permis au groupe de fixer des objectifs ambitieux de croissance des profits pour 2026.

    Le groupe français spécialisé dans les technologies énergétiques a enregistré un chiffre d’affaires annuel de 40,15 milliards d’euros, un niveau historique. Le chiffre d’affaires organique a progressé de 8,9 % sur un an, tandis que la croissance publiée s’est établie à 5,2 %. Les ventes du quatrième trimestre ont atteint 11,1 milliards d’euros, en hausse organique de 10,7 %, constituant la meilleure performance trimestrielle de l’histoire de l’entreprise.

    Parallèlement à la publication des résultats, Schneider Electric a annoncé que la directrice financière Hilary Maxson quittera ses fonctions le 5 avril. Nathan Fast, actuellement responsable des relations investisseurs, lui succédera à compter du 6 avril.

    Le résultat opérationnel ajusté avant intérêts, impôts et amortissements (EBITA ajusté) a progressé de 12,3 % en organique pour atteindre 7,52 milliards d’euros, avec une marge en hausse de 50 points de base à 18,7 %. La marge brute a toutefois reculé de 40 points de base en organique, à 42,1 %, sous l’effet de la hausse des coûts des matières premières, d’un impact tarifaire estimé à 160 millions d’euros et d’un mix produit davantage orienté vers des systèmes à forte croissance mais à plus faible marge.

    Le flux de trésorerie disponible a atteint un niveau record de 4,64 milliards d’euros, en hausse de 10 %, avec un taux de conversion de trésorerie équivalant à 111 % du résultat net. Le bénéfice net a reculé de 2 % à 4,16 milliards d’euros, pénalisé par une dépréciation de 388 millions d’euros liée à la participation du groupe dans Uplight, 287 millions d’euros de coûts de restructuration et 519 millions d’euros de charges financières nettes, en hausse de 110 millions d’euros sur un an après un refinancement obligataire.

    La demande liée aux centres de données a progressé à un rythme à trois chiffres au quatrième trimestre, tirée par les opérateurs hyperscale et de colocation, l’Amérique du Nord affichant la plus forte dynamique. La France, les pays nordiques et certaines régions d’Asie-Pacifique ont également enregistré une accélération de l’activité. Les clients ont accru leurs achats de tableaux électriques, d’alimentations sans interruption, de racks, de solutions préfabriquées et de systèmes de refroidissement liquide.

    La demande dans le segment des bâtiments est restée globalement stable. Le marché résidentiel chinois est demeuré faible, bien que des signes de stabilisation aient émergé en Amérique du Nord.

    L’activité Energy Management, qui représente 82 % du chiffre d’affaires du groupe, a progressé de 10,3 % en organique sur l’année pour atteindre 33,13 milliards d’euros. L’activité Industrial Automation a enregistré une croissance organique de 3,0 % à 7,02 milliards d’euros, soutenue par une reprise progressive de l’automatisation discrète au quatrième trimestre.

    L’Amérique du Nord est restée la région la plus dynamique, représentant 39 % du chiffre d’affaires annuel et affichant une croissance organique de 15,0 % sur l’année et de 17,8 % au quatrième trimestre. L’Asie-Pacifique a enregistré une croissance organique annuelle de 7,2 %.

    Schneider Electric a clôturé l’année 2025 avec un carnet de commandes de 25,36 milliards d’euros, contre 21,42 milliards d’euros un an plus tôt. Le carnet de commandes d’Energy Management a progressé de 21 % à 21,34 milliards d’euros, la croissance la plus marquée provenant des systèmes nord-américains liés aux centres de données, offrant une visibilité jusqu’en 2027 et au-delà.

    L’effet prix est resté négatif sur l’ensemble de l’année à hauteur de 179 millions d’euros. Une contribution positive de 76 millions d’euros liée aux prix produits a été plus que compensée par 255 millions d’euros de coûts liés aux matières premières et aux droits de douane. L’entreprise prévoit toutefois de redevenir positive sur l’effet prix en 2026, avec une amélioration progressive au fil de l’année.

    Pour 2026, Schneider Electric vise une croissance organique de l’EBITA ajusté comprise entre 10 % et 15 %, soutenue par une hausse organique du chiffre d’affaires attendue entre 7 % et 10 % et une amélioration de marge de 50 à 80 points de base. Cela correspond à une marge d’EBITA ajusté comprise entre environ 19,1 % et 19,4 %.

    Les effets de change devraient représenter un vent contraire de 850 à 950 millions d’euros sur le chiffre d’affaires 2026 aux taux actuels, avec un impact négatif estimé à environ 10 points de base sur la marge d’EBITA ajusté.

    Le conseil d’administration a proposé un dividende annuel de 4,20 € par action, en hausse de 8 %, soumis à l’approbation des actionnaires le 7 mai. Le bénéfice par action ajusté a progressé de 3 % en données publiées à 8,59 €, soit une croissance organique de 13,6 %.

    Le directeur général Olivier Blum a déclaré que l’entreprise aborde 2026 « confiante dans une croissance durable, une expansion des marges et la création de valeur », soutenue par « un solide carnet de commandes, un pipeline d’innovation et une part croissante de revenus récurrents ».

  • Le titre Getlink recule légèrement après des résultats contrastés malgré une hausse du dividende

    Le titre Getlink recule légèrement après des résultats contrastés malgré une hausse du dividende

    Getlink (EU:GET) a publié des résultats semestriels contrastés, accompagnés d’un cadre de retour aux actionnaires renforcé et d’une mise à jour de ses perspectives pour 2026, les investisseurs réagissant avec prudence alors que l’action reculait d’environ 1 % après l’annonce.

    L’EBITDA du second semestre s’est établi à 493 millions d’euros, dépassant les attentes du marché de 4,9 %, soutenu par de solides performances d’Eurotunnel et de l’interconnexion ElecLink. Cette dernière a bénéficié d’un paiement d’assurance exceptionnel de 50 millions d’euros, permettant à la marge d’EBITDA d’atteindre 57,6 %, nettement au-dessus du consensus de 54,5 %.

    Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 856 millions d’euros, globalement conforme aux estimations des analystes. En revanche, le flux de trésorerie disponible a déçu, ressortant à 156 millions d’euros contre 193 millions d’euros attendus, soit un écart négatif d’environ 19 %.

    Pour 2026, Getlink a confirmé un objectif d’EBITDA compris entre 820 et 860 millions d’euros. Selon Jefferies, le point médian représente une révision d’environ 1 % à la baisse par rapport au consensus, principalement en raison d’une base de comparaison élevée liée au paiement d’assurance exceptionnel d’ElecLink en 2025.

    Parallèlement à la publication des résultats, la société a présenté un nouveau cadre de rémunération des actionnaires, annonçant un dividende de 0,80 € par action en 2026, appelé à augmenter de 0,05 € par an pour atteindre 1 € par action d’ici 2030. L’analyste de Jefferies Graham Hunt estime que cette trajectoire se situe environ 23 % à 30 % au-dessus des attentes actuelles du marché.

    « Les prévisions 2026 représentent une baisse d’environ 1 % au point médian, mais l’attention se portera surtout sur les retours aux actionnaires, avec un dividende relevé d’environ 30 % au-dessus du consensus à 0,8 €/action, augmentant de 5 centimes par an jusqu’en 2030, ce qui place GET sur un rendement d’environ 4,5 % », a écrit Hunt.

    À plus long terme, Getlink vise un EBITDA de 1 milliard d’euros d’ici 2030, soit environ 2 % au-dessus du consensus, tout en anticipant 2,3 millions de passagers supplémentaires sur les lignes ferroviaires à grande vitesse d’ici la fin de la décennie, un niveau environ 5 % inférieur aux attentes du marché.

    Hunt a souligné que la hausse du dividende constitue une amélioration notable pour les actionnaires, tout en avertissant que « l’absence de programme de rachat d’actions décevra certains investisseurs ».

    De son côté, un analyste de RBC Capital Markets a indiqué s’attendre à « une amélioration plutôt qu’à un véritable point d’inflexion de la performance d’Eurotunnel ».

    « Nos prévisions pour l’exercice 2026 sont supérieures au consensus, Eleclink étant bien positionné pour un retour à la croissance du chiffre d’affaires », ont-ils ajouté.

  • ENGIE conclut un accord pour l’acquisition de UK Power Networks pour 10,5 milliards de livres sterling

    ENGIE conclut un accord pour l’acquisition de UK Power Networks pour 10,5 milliards de livres sterling

    Le groupe énergétique français Engie SA (EU:ENGI) a conclu un accord pour acquérir UK Power Networks dans le cadre d’une transaction valorisant l’opérateur britannique de distribution d’électricité à un prix d’acquisition de 10,5 milliards de livres sterling, marquant une expansion majeure du portefeuille d’infrastructures régulées d’ENGIE.

    L’opération attribue à UK Power Networks une valeur d’entreprise d’environ 15,8 milliards de livres sterling, soit environ 1,5 fois sa valeur d’actifs régulés projetée à fin mars 2026 et près de 10 fois l’EBITDA estimé pour 2027, incluant la contribution d’activités non régulées.

    UK Power Networks affichait une valeur d’actifs régulés de 9,2 milliards de livres sterling à fin mars 2025, laquelle devrait atteindre 10,5 milliards de livres sterling à la fin de la période actuelle de contrôle tarifaire en mars 2028.

    ENGIE a indiqué que l’acquisition serait financée par une combinaison de mesures, comprenant environ 5 milliards d’euros levés via des instruments de dette et hybrides, ainsi qu’un programme de cessions visant environ 4 milliards d’euros d’ici 2028. Le groupe prévoit également de lever jusqu’à 3 milliards d’euros par le biais d’un placement accéléré afin de préserver son engagement en faveur d’une notation Investment Grade solide.

    La société prévoit que l’opération aura un impact positif immédiat sur ses résultats et sera relutive dès la première année complète suivant la finalisation, tout en soutenant sa notation de crédit et sa politique de dividende.

    La finalisation de la transaction est attendue à la mi-2026, sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires et de l’approbation des actionnaires indépendants des sociétés mères hongkongaises des vendeurs.

    ENGIE estime que l’acquisition, combinée aux progrès attendus du programme de cessions, entraînera une hausse du capital employé du groupe comprise entre 17 et 19 milliards d’euros d’ici fin 2026. La dette financière nette devrait augmenter de 13 à 15 milliards d’euros sur la même période.

    Catherine MacGregor, CEO of ENGIE, stated that the acquisition represents a decisive step in strengthening ENGIE’s position as a leading utility for the energy transition and is fully aligned with the company’s ambition to become a key player in regulated electricity grid infrastructure. The transaction will enhance the Group’s growth trajectory and reduce its risk profile, providing greater visibility into future earnings, MacGregor stated.

    Basil Scarsella, CEO of UK Power Networks, said the transaction marks a significant milestone in the history of UK Power Networks and for all its employees. By joining ENGIE, the company continues to be part of a global energy leader with the financial strength, industrial capabilities, and long-term vision to support its next phase of development, Scarsella said.

  • Les valeurs technologiques pourraient soutenir une poursuite de la hausse à Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les valeurs technologiques pourraient soutenir une poursuite de la hausse à Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquaient une ouverture en hausse mercredi, laissant présager une extension des solides gains enregistrés lors de la séance précédente.

    La dynamique pourrait continuer d’être portée par le secteur technologique, les investisseurs affichant un optimisme croissant avant la publication des résultats du leader des puces d’intelligence artificielle Nvidia (NASDAQ:NVDA).

    Nvidia, qui doit publier ses résultats du quatrième trimestre après la clôture des marchés, progressait de 0,8 % en préouverture.

    Les éditeurs de logiciels Salesforce (NYSE:CRM) et Snowflake (NYSE:SNOW) doivent également publier leurs résultats trimestriels plus tard dans la journée, maintenant l’attention des investisseurs sur le secteur technologique.

    Oracle (NYSE:ORCL) pourrait également soutenir le secteur, l’action gagnant 2,4 % en préouverture après qu’Oppenheimer a relevé sa recommandation à Outperform contre Perform.

    Malgré ce ton positif, les volumes d’échanges pourraient rester modérés en raison de l’absence de publications macroéconomiques majeures aux États-Unis, ce qui pourrait inciter certains investisseurs à rester en retrait.

    Après la forte baisse observée lundi, les marchés actions ont nettement rebondi mardi, les trois principaux indices terminant en hausse, menés par les valeurs technologiques.

    Les indices ont clôturé proches de leurs plus hauts de séance : le Nasdaq a gagné 236,41 points, soit 1,0 %, à 22 863,68. Le Dow Jones Industrial Average a progressé de 370,44 points, soit 0,8 %, à 49 174,50, tandis que le S&P 500 a avancé de 52,32 points, soit 0,8 %, à 6 890,07.

    Une partie de la hausse semble avoir été alimentée par des achats à bon compte, certains investisseurs profitant du recul marqué observé plus tôt dans la semaine.

    Lundi, le Dow avait atteint son plus bas niveau de clôture en un mois dans un contexte d’incertitude renouvelée concernant la politique tarifaire du président Donald Trump.

    Les valeurs des semi-conducteurs ont mené le rebond, l’indice Philadelphia Semiconductor progressant de 1,5 % pour atteindre un nouveau record de clôture.

    Advanced Micro Devices (NASDAQ:AMD) a figuré parmi les meilleures performances du secteur, bondissant de 8,8 %.

    Cette hausse a suivi l’annonce d’un accord de 6 gigawatts visant à alimenter la prochaine génération d’infrastructures d’intelligence artificielle de Meta (NASDAQ:META) grâce à plusieurs générations de GPU AMD Instinct.

    Les valeurs liées aux réseaux ont également affiché une forte progression, comme en témoigne la hausse de 1,5 % de l’indice NYSE Arca Networking.

    Les secteurs des services pétroliers, de l’or, des compagnies aériennes et des logiciels ont également enregistré de solides performances, progressant aux côtés de la majorité des autres secteurs.

    Sur le plan économique, un rapport du Conference Board a montré une amélioration de la confiance des consommateurs américains en février.

    L’indice de confiance des consommateurs est monté à 91,2 en février contre 89,0 en janvier (révisé). Les économistes anticipaient une hausse à 88,0 contre 84,5 précédemment annoncé.

    « Confidence ticked up in February after falling in January, as consumers’ pessimistic expectations for the future eased somewhat », a déclaré Dana M Peterson, Chief Economist du Conference Board.

    « Four of five components of the Index firmed », a-t-elle ajouté. « Nonetheless, the measure remained well below the four-year peak achieved in November 2024 (112.8). »

  • Les marchés européens progressent alors que les craintes liées à l’IA s’apaisent ; HSBC et Nordex mènent les hausses: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens progressent alors que les craintes liées à l’IA s’apaisent ; HSBC et Nordex mènent les hausses: DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes ont évolué majoritairement à la hausse mercredi après que l’annonce de nouveaux partenariats par la startup d’intelligence artificielle Anthropic a contribué à apaiser les inquiétudes liées aux perturbations potentielles de l’IA.

    La société a dévoilé des mises à jour de Claude Cowork permettant aux entreprises d’intégrer cet outil de productivité dans un large éventail d’applications logicielles d’entreprise.

    L’indice FTSE 100 britannique a progressé de 1,0 %, tandis que le DAX allemand a gagné 0,5 % et le CAC 40 français a avancé de 0,4 %.

    Les actions du groupe pharmaceutique britannique GSK (LSE:GSK) sont restées globalement stables après l’annonce de l’acquisition de la société biotechnologique 35Pharma Inc., spécialisée dans le développement d’un traitement expérimental contre l’hypertension.

    Le titre de la banque HSBC Holdings (LSE:HSBA) a fortement progressé après la publication de résultats 2025 supérieurs aux attentes du marché.

    Le fabricant d’éoliennes Nordex (TG:NDX1) a également bondi après avoir publié des résultats du quatrième trimestre meilleurs que prévu.

    Les actions d’Adecco Group (USOTC:AHEXY) ont aussi progressé après que le groupe suisse de recrutement a indiqué observer une « positive momentum » dans les volumes d’embauche en début d’année.

    À l’inverse, Diageo (LSE:DGE) a fortement chuté après que le fabricant de spiritueux a abaissé ses prévisions de ventes annuelles pour la deuxième fois au cours de l’exercice fiscal.

    Le groupe de santé allemand Fresenius (TG:FME) a également reculé après avoir publié des perspectives pour 2026 inférieures aux attentes du marché.

  • Le pétrole reste proche de ses plus hauts niveaux en sept mois avant les discussions États-Unis–Iran

    Le pétrole reste proche de ses plus hauts niveaux en sept mois avant les discussions États-Unis–Iran

    Les prix du pétrole sont restés proches de leurs plus hauts niveaux en sept mois mercredi, soutenus par les inquiétudes des investisseurs selon lesquelles les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran pourraient perturber l’offre mondiale, alors que des négociations diplomatiques entre les deux pays sont prévues jeudi.

    Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 42 cents, soit 0,6 %, à 71,19 dollars le baril à 07h30 GMT, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) américain ont gagné 41 cents, également 0,6 %, à 66,04 dollars le baril.

    Le Brent avait atteint un niveau similaire le 31 juillet, tandis que le WTI a touché son plus haut depuis le 4 août plus tôt cette semaine. Les deux références sont restées proches de ces sommets alors que les États-Unis ont déployé des moyens militaires au Moyen-Orient afin de pousser l’Iran à négocier sur son programme nucléaire et balistique.

    Un conflit prolongé pourrait perturber les exportations iraniennes — l’Iran étant le troisième producteur de pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole — ainsi que l’approvisionnement provenant d’autres producteurs majeurs de la région du Moyen-Orient.

    Le président américain Donald Trump a exposé les arguments en faveur d’une éventuelle action militaire lors de son discours sur l’état de l’Union mardi, affirmant qu’il ne permettrait pas à ce qu’il a qualifié de principal sponsor mondial du terrorisme d’obtenir des armes nucléaires.

    « Cette incertitude signifie que le marché continuera d’intégrer une importante prime de risque et restera sensible à toute nouvelle évolution », ont déclaré mercredi les stratégistes matières premières d’ING.

    Les représentants américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent rencontrer une délégation iranienne à Genève jeudi pour un troisième cycle de négociations.

    Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a déclaré mardi qu’un accord avec Washington était « à portée de main, mais seulement si la diplomatie est prioritaire ».

    « (Le président américain Donald) Trump a averti que sans accord, il y aurait de “très graves conséquences”. Reste à savoir si les concessions (de l’Iran) répondront à la ligne rouge américaine du “zéro enrichissement” », a indiqué Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, dans une note.

    Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, l’Iran et la Chine ont accéléré des discussions concernant l’achat potentiel de missiles de croisière antinavires chinois, selon des sources Reuters, des armes susceptibles de viser les forces navales américaines actuellement déployées près des côtes iraniennes.

    Selon les experts, ces missiles renforceraient les capacités de frappe de l’Iran et augmenteraient la menace pesant sur les forces navales américaines dans la région.

    Si les risques géopolitiques ont soutenu les prix du pétrole, le marché doit également faire face aux inquiétudes liées à l’augmentation des stocks, l’offre mondiale continuant de dépasser la demande.

    Des sources du marché ont indiqué que l’American Petroleum Institute avait signalé une forte hausse des stocks de brut américains de 11,43 millions de barils pour la semaine se terminant le 20 février.

    Cependant, les stocks d’essence et de distillats ont reculé sur la même période, selon les données de l’API citées par les sources.

    Les chiffres officiels des stocks publiés par l’Energy Information Administration des États-Unis doivent être publiés plus tard mercredi.

  • L’or rebondit sur fond d’incertitudes tarifaires ; l’argent, le platine et le cuivre progressent

    L’or rebondit sur fond d’incertitudes tarifaires ; l’argent, le platine et le cuivre progressent

    Les prix de l’or ont progressé mercredi, rebondissant après la faiblesse observée lors de la séance précédente, alors que les investisseurs évaluaient l’impact des nouveaux droits de douane américains et attendaient les discussions entre les États-Unis et l’Iran prévues plus tard dans la semaine.

    À 04h25 ET (09h25 GMT), l’or au comptant gagnait 0,9 % à 5 187,64 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or américain progressaient de 0,6 % à 5 206,10 dollars l’once.

    Le métal jaune avait reculé de 1,6 % mardi après quatre séances consécutives de hausse.

    Les marchés évaluent les nouvelles mesures tarifaires américaines

    Les États-Unis ont commencé mardi à appliquer un droit de douane mondial temporaire de 10 % sur les importations, l’administration Trump cherchant à porter ce taux à 15 %, une décision qui a accru l’incertitude concernant le commerce mondial et les perspectives d’inflation.

    Cette mesure fait suite à une décision de la Cour suprême américaine la semaine dernière annulant des droits de douane étendus imposés sous pouvoirs d’urgence, poussant Washington à réintroduire ces taxes via une autre base juridique.

    Les tensions géopolitiques restent également au centre de l’attention, les responsables américains et iraniens devant tenir jeudi à Genève un troisième cycle de négociations sur le programme nucléaire de Téhéran.

    Malgré ce rebond, la hausse de l’or a été limitée par les anticipations de taux d’intérêt américains durablement élevés.

    Deux responsables de la Réserve fédérale ont indiqué mardi qu’il n’y avait guère d’urgence à modifier la politique monétaire à court terme, renforçant un scénario de taux « plus élevés plus longtemps », généralement défavorable aux actifs non rémunérateurs comme l’or.

    L’argent et le platine bondissent ; le cuivre soutenu par la demande

    Un dollar américain légèrement plus faible a également soutenu les métaux, les matières premières libellées en dollars devenant moins coûteuses pour les acheteurs internationaux.

    Parmi les autres métaux précieux, l’argent a bondi de près de 3,5 % à 90,55 dollars l’once, tandis que le platine a progressé de plus de 5 % à 2 309,60 dollars l’once.

    Le cuivre a également progressé, les contrats de référence du London Metal Exchange gagnant 0,5 % à 13 295,72 dollars la tonne et les contrats à terme américains sur le cuivre avançant de 0,6 % à 6,0295 dollars la livre.

    « Copper prices on the LME have moved back above $13,000/t as Chinese participants return from the Lunar New Year holidays on Tuesday, increasing import appetite », ont déclaré les analystes d’ING dans une note.

    « Overall, the market is showing early signs of demand recovery. Yet high inventory levels are likely to cap the pace of any near term tightening. The next key indicator will be whether the import arbitrage stays open and leads to sustained LME stock draws, accompanied by a quicker than seasonal decline in SHFE inventories. »

  • Les résultats de Nvidia et Salesforce au centre de l’attention alors que les marchés évaluent l’impact de l’IA ; l’or et le pétrole progressent: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les résultats de Nvidia et Salesforce au centre de l’attention alors que les marchés évaluent l’impact de l’IA ; l’or et le pétrole progressent: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme américains évoluaient légèrement à la hausse mercredi, les investisseurs attendant des publications majeures de Nvidia (NASDAQ:NVDA) et Salesforce (NYSE:CRM). Ces résultats interviennent dans un contexte de débat croissant sur l’impact potentiel du boom de l’intelligence artificielle sur de nombreux secteurs économiques. Par ailleurs, l’or et le pétrole ont progressé alors que l’attention se tournait vers une réunion clé entre responsables américains et iraniens prévue jeudi.

    Des contrats à terme prudents avant les résultats

    Les contrats à terme sur actions américaines sont restés globalement stables, les marchés se préparant à une série de publications importantes menée par le champion de l’IA Nvidia.

    À 03h01 ET, les futures sur le Dow Jones étaient quasiment inchangés, ceux sur le S&P 500 gagnaient 5 points, soit 0,1 %, et les futures sur le Nasdaq 100 progressaient de 29 points, également en hausse de 0,1 %.

    Les principaux indices de Wall Street avaient terminé en hausse lors de la séance précédente après que la start-up d’IA Anthropic a annoncé plusieurs partenariats, ce qui a contribué à apaiser les inquiétudes concernant une perturbation généralisée des sociétés de logiciels et de données par ses nouveaux modèles.

    Ces dernières semaines, les investisseurs ont craint que les outils d’IA développés par Anthropic et d’autres entreprises ne réduisent la demande de services logiciels traditionnels. Parallèlement, les marchés surveillent les investissements massifs dans les infrastructures d’IA réalisés par les géants technologiques, s’interrogeant sur le calendrier des retombées financières et sur la nature souvent « circulaire » des accords récents dans le secteur.

    Illustrant cette tendance, Meta a accepté d’acheter 6 gigawatts de puissance de calcul IA auprès d’Advanced Micro Devices (NASDAQ:AMD) dans le cadre d’un accord de 100 milliards de dollars qui pourrait conduire la maison mère d’Instagram à détenir environ 10 % du fabricant de puces. L’action AMD a progressé après que l’entreprise a affirmé que cet accord renforcerait sa capacité à concurrencer Nvidia.

    En arrière-plan, l’incertitude liée à la politique tarifaire du président Donald Trump demeure. Après qu’une décision de la Cour suprême a annulé les droits de douane « réciproques », l’administration a instauré des tarifs mondiaux temporaires de 10 %. Lors de son discours sur l’état de l’Union mardi, Trump a déclaré que « everything was working well » avec son programme tarifaire, ajoutant que la décision de la Cour suprême était « unfortunate ».

    Nvidia sous les projecteurs

    L’attention se tourne désormais vers Nvidia, dont les résultats — attendus après la clôture de Wall Street — sont considérés comme un baromètre majeur du commerce mondial lié à l’IA et de l’orientation des marchés actions internationaux.

    Les actions des géants technologiques dits « Magnificent Seven » ont largement stagné depuis le début de l’année après leur forte progression déclenchée par le lancement de ChatGPT d’OpenAI en 2022. Bien que ces entreprises aient été les grandes bénéficiaires du boom de l’IA, la dynamique s’est affaiblie au début de 2026.

    « It’s not only Nvidia investors who will be nervous ahead of the company’s results; the entire global equity market may be on edge, given the importance of the AI trade », a déclaré Laurence Booth, Global Head of Markets chez CMC Markets.

    Les résultats de Salesforce également attendus

    Salesforce doit également publier ses résultats trimestriels après la clôture des marchés américains.

    Le groupe de logiciels cloud figure parmi les entreprises les plus touchées par les inquiétudes liées à l’émergence de modèles d’IA de plus en plus puissants. L’action de la société basée à San Francisco a perdu plus de 26 % depuis le début de l’année, reflétant les inquiétudes concernant le secteur du logiciel en tant que service.

    Les analystes de Vital Knowledge ont décrit le sentiment autour du titre comme « gloomy », aggravé par des prévisions décevantes publiées mardi par la société de services informatiques Workday.

    « [T]he AI-linked medium/long-term existential overhang weighing on all of software will not go away anytime soon », ont indiqué les analystes.

    Ils ont toutefois ajouté que si Salesforce publiait des résultats du quatrième trimestre « decent », présentait des prévisions annuelles « respectable » et « demonstrate » davantage de progrès dans ses produits d’IA, « the stock (and the whole software-as-a-service group) could extend the squeeze higher witnessed on Tuesday ».

    L’or se redresse

    Les prix de l’or ont progressé après un recul lors de la séance précédente dû à des prises de bénéfices, les investisseurs évaluant l’impact des nouveaux droits de douane américains et attendant les discussions entre les États-Unis et l’Iran.

    L’or au comptant a progressé de 0,9 % à 5 190,21 dollars l’once, tandis que les contrats à terme américains ont gagné 0,6 % à 5 209,51 dollars l’once. Le métal précieux avait reculé de 1,6 % mardi après quatre séances consécutives de hausse.

    Les États-Unis ont commencé à appliquer un droit de douane mondial temporaire de 10 %, l’administration cherchant à le porter à 15 %, alimentant l’incertitude concernant le commerce mondial et l’inflation. Cette mesure fait suite à une décision de la Cour suprême annulant des droits précédemment imposés sous pouvoirs d’urgence.

    Les tensions géopolitiques restent également au centre de l’attention, avec un troisième cycle de discussions entre les États-Unis et l’Iran prévu à Genève concernant le programme nucléaire de Téhéran.

    Le pétrole progresse légèrement

    Les prix du pétrole sont restés proches de leurs plus hauts niveaux depuis sept mois avant les négociations en Suisse.

    Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 0,4 % à 70,86 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate américain a gagné 0,5 % à 65,93 dollars le baril.

    Les deux références restent proches de leurs plus hauts niveaux depuis début août, alors que les États-Unis ont déployé des forces militaires au Moyen-Orient pour pousser l’Iran à accepter un accord sur son programme nucléaire. Des émissaires américains, dont l’envoyé spécial Steve Witkoff et le conseiller présidentiel Jared Kushner, doivent rencontrer leurs homologues iraniens jeudi.

  • Les actions européennes atteignent un record grâce aux perspectives d’HSBC et à l’apaisement des craintes liées à l’IA: DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes atteignent un record grâce aux perspectives d’HSBC et à l’apaisement des craintes liées à l’IA: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont atteint un nouveau sommet historique mercredi, soutenus par le rebond des valeurs bancaires après que HSBC (LSE:HSBA) a relevé un objectif clé de crédit, tandis que les inquiétudes concernant une perturbation rapide des entreprises traditionnelles par les nouveaux modèles d’intelligence artificielle se sont atténuées.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 progressait de 0,4 % à 631,6 points à 08h24 GMT, après avoir brièvement atteint un record intrajournalier de 632,40 points plus tôt dans la séance. Les valeurs bancaires ont gagné plus de 1 %, le sentiment mondial s’améliorant après que la start-up américaine d’IA Anthropic a annoncé des partenariats avec plusieurs entreprises et lancé de nouveaux plug-ins d’intelligence artificielle, perçus comme un signe que les entreprises traditionnelles s’adaptent à l’IA plutôt que d’être immédiatement menacées.

    Les banques sont souvent considérées comme particulièrement exposées aux évolutions technologiques rapides. Toutefois, les signes d’une adoption progressive de l’IA ont contribué à apaiser les craintes de pression sur les marges, renforçant l’appétit pour le risque et soutenant les valeurs financières.

    Des inquiétudes similaires liées à la disruption technologique ont provoqué plusieurs épisodes de volatilité sur les marchés mondiaux cette année, notamment une forte baisse des banques européennes mardi.

    Le sentiment a également été soutenu par HSBC, la plus grande banque européenne, qui a relevé un objectif clé de résultats après avoir publié un bénéfice annuel supérieur aux attentes malgré une charge exceptionnelle de 4,9 milliards de dollars.

    Parmi les valeurs individuelles, le fabricant d’éoliennes terrestres Nordex (TG:NDX1) a bondi de 11,6 % après avoir annoncé un résultat opérationnel 2025 supérieur aux prévisions.

    À l’inverse, Diageo (LSE:DGE) a chuté de 6,5 %, pesant sur l’indice après que le groupe de boissons a abaissé pour la deuxième fois en quatre mois ses prévisions de ventes et de bénéfices annuels et annoncé une réduction de son dividende.

  • Le titre OPmobility progresse grâce à des marges solides malgré des ventes plus faibles

    Le titre OPmobility progresse grâce à des marges solides malgré des ventes plus faibles

    Les actions d’OPmobility (EU:OPM) ont gagné plus de 3 % après que l’équipementier automobile a publié des résultats semestriels supérieurs aux attentes en matière de rentabilité et de génération de trésorerie, malgré des revenus légèrement inférieurs aux prévisions du marché.

    Le chiffre d’affaires du groupe pour le second semestre 2025 s’est établi à 4,88 milliards d’euros, en baisse de 4 % sur un an et environ 1 % en dessous du consensus compilé par la société. Ce recul s’explique principalement par la faiblesse des divisions Exterior & Lighting et Modules.

    La marge opérationnelle a atteint 230 millions d’euros, soit environ 9 % au-dessus des attentes du consensus. La marge s’est établie à 4,7 %, contre 4,1 % un an plus tôt et au-dessus du niveau attendu de 4,3 %. Cette amélioration d’environ 65 points de base reflète l’impact des mesures accélérées de réduction des coûts mises en œuvre dans l’ensemble des divisions.

    “Des marges solides ont compensé la baisse des revenus”, a commenté Javier Martinez de Olcoz Cerdan, analyste chez Morgan Stanley, à propos des résultats.

    Le résultat net a atteint 95 millions d’euros, dépassant le consensus de 6 % et en hausse de 36 % sur un an. Le flux de trésorerie disponible s’est élevé à 132 millions d’euros, soit environ 20 % au-dessus des attentes, grâce à une discipline accrue sur les investissements. La société a proposé un dividende de 0,49 euro par action.

    Sur l’ensemble de l’exercice, le chiffre d’affaires économique incluant les coentreprises a progressé de 1,7 % à périmètre comparable, ce qui implique une sous-performance d’environ 2,3 points de pourcentage par rapport à la croissance de la production automobile mondiale, estimée à 4 %. Le groupe a continué de gagner des parts de marché en Europe et en Asie hors Chine, mais a enregistré des performances plus faibles en Chine et en Amérique du Nord.

    Pour l’avenir, la direction a réitéré ses attentes d’amélioration annuelle de la marge opérationnelle, du résultat net, du flux de trésorerie disponible et de la dette nette en 2026 par rapport à 2025.

    Le conseil d’administration a également confirmé Félicie Burelle au poste de directrice générale, avec un renouvellement de mandat de trois ans qui sera proposé aux actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle d’avril.

    Par ailleurs, la société a indiqué que l’acquisition potentielle d’une participation majoritaire dans l’activité éclairage de Hyundai Mobis constituerait une étape stratégique majeure pour renforcer les activités Lighting d’OPmobility.