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  • Les actions de Vallourec chutent après la réduction de participation d’ArcelorMittal dans le fabricant de tubes

    Les actions de Vallourec chutent après la réduction de participation d’ArcelorMittal dans le fabricant de tubes

    ArcelorMittal (EU:MT) a levé environ 667 millions de dollars grâce à la vente d’une participation de 10% dans le fabricant français de tubes en acier Vallourec (EU:VK), réduisant ainsi son exposition au groupe via un placement d’actions réalisé avec une décote.

    Le sidérurgiste basé au Luxembourg a cédé 23,9 millions d’actions Vallourec au prix de 24 euros par action, soit une décote d’environ 8% par rapport au cours de clôture de lundi fixé à 26 euros. La transaction valorise la participation cédée à environ 573 millions d’euros.

    Les actions Vallourec ont reculé d’environ 6% lors des premiers échanges à Paris après cette annonce.

    “This step underlines our commitment to deploying capital in a way that delivers clear, measurable returns for shareholders. By realising value and returning the proceeds to shareholders through buybacks, we are converting a strong investment outcome into immediate, tangible benefits,” a déclaré le directeur financier d’ArcelorMittal, Genuino Christino.

    ArcelorMittal avait initialement acquis une participation de 28,4% dans Vallourec en mars 2024, lorsque le titre Vallourec s’échangeait autour de 16 euros, ce qui valorisait alors le groupe français à environ 3,3 milliards d’euros. Depuis, l’action Vallourec a progressé d’environ 75%, portant sa capitalisation boursière à près de 6 milliards d’euros.

    Après le règlement de la transaction, attendu autour du 21 mai, ArcelorMittal conservera environ 17,3% du capital de Vallourec ainsi qu’un siège au conseil d’administration. Le groupe a indiqué qu’il continuait de soutenir la stratégie et l’équipe dirigeante de Vallourec.

  • Les prix de l’or évoluent de manière hésitante face à la hausse des rendements et aux tensions avec l’Iran

    Les prix de l’or évoluent de manière hésitante face à la hausse des rendements et aux tensions avec l’Iran

    Les prix de l’or ont évolué de manière irrégulière lundi, les investisseurs surveillant la faiblesse persistante des marchés obligataires mondiaux alimentée par les craintes d’une accélération de l’inflation et d’une hausse des taux d’intérêt.

    L’or recule après une tentative de rebond en début de séance

    À 07h24 ET (11h24 GMT), l’or au comptant reculait de 0,1% à 4.536,03 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or perdaient 0,5% à 4.539,59 dollars l’once.

    Plus tôt dans la séance, le métal précieux avait pourtant légèrement progressé après être tombé à son plus bas niveau depuis le 30 mars.

    L’or a reculé par rapport aux niveaux observés au début du conflit avec l’Iran fin février, les investisseurs s’étant tournés vers le dollar américain comme valeur refuge. Le billet vert reste soutenu par l’idée que l’économie américaine, en tant qu’important exportateur d’énergie, pourrait mieux résister à un choc énergétique provoqué par la guerre.

    Un dollar plus fort rend généralement l’or plus coûteux pour les acheteurs étrangers.

    Les inquiétudes liées à l’inflation et aux taux pèsent sur le métal précieux

    Dans le même temps, les craintes qu’un conflit prolongé entraîne une nouvelle poussée inflationniste ont également réduit l’attrait de l’or.

    Les banques centrales réagissent souvent à une accélération de l’inflation en augmentant les taux d’intérêt, ce qui tend à pénaliser les actifs non rémunérateurs comme l’or.

    De nouvelles attaques de drones ravivent les tensions géopolitiques

    Au cours du week-end, une attaque de drone a provoqué un incendie dans une installation nucléaire aux Émirats arabes unis, tandis que l’Arabie saoudite a indiqué avoir intercepté trois drones.

    Ces événements ont ravivé les inquiétudes autour du fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.

    Le président Donald Trump a écrit sur les réseaux sociaux que “le temps presse” pour que l’Iran accepte un accord de paix sous peine de faire face à une reprise des opérations militaires américaines.

    Le déplacement en Chine ne débouche sur aucune avancée avec l’Iran

    Certains investisseurs espéraient la semaine dernière que la visite de Trump en Chine, l’un des principaux importateurs de pétrole iranien, permettrait de faire avancer les discussions autour du dossier iranien.

    Cependant, le sommet n’a abouti à aucun engagement concret de la part de Pékin.

    “Le week-end […] a vu le retour des inquiétudes concernant la guerre en cours entre les États-Unis et l’Iran”, a déclaré David Morrison, Senior market Analyst chez Trade Nation, dans une note.

    “Ces préoccupations étaient passées au second plan pendant que l’administration Trump se trouvait à Pékin. Mais elles sont revenues au premier plan lorsqu’il est devenu évident que le voyage en Chine n’avait débouché sur rien, tandis que l’Iran ne semble pas disposé à accepter le plan de paix américain.”

  • Les marchés américains pourraient poursuivre leur baisse après le repli marqué de vendredi: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les marchés américains pourraient poursuivre leur baisse après le repli marqué de vendredi: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquaient une ouverture légèrement en baisse lundi matin, laissant présager une poursuite du recul de Wall Street après la forte correction enregistrée vendredi.

    Les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur le sentiment des investisseurs

    Le sentiment des investisseurs est resté fragile en raison des inquiétudes persistantes liées au conflit au Moyen-Orient, après que le président Donald Trump a averti l’Iran que « le temps presse ».

    Dans un message publié sur Truth Social, Trump a déclaré que l’Iran « ferait mieux d’agir, VITE, sinon il ne restera plus rien d’eux », alimentant les craintes d’une reprise des opérations militaires américaines.

    Selon un rapport d’Axios citant deux responsables américains, Trump devrait réunir mardi ses principaux conseillers à la sécurité nationale dans la Situation Room afin d’examiner différentes options militaires.

    Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a pratiquement fermé le détroit d’Hormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial du pétrole, provoquant une flambée des prix du brut et ravivant les inquiétudes concernant l’inflation et les taux d’intérêt.

    Les rendements obligataires et les prix du pétrole restent au centre de l’attention

    Les rendements des obligations du Trésor américain ont fortement augmenté vendredi dernier, les marchés spéculant désormais sur la possibilité que la prochaine décision de la Réserve fédérale soit une hausse des taux plutôt qu’une baisse.

    Cependant, les rendements reculaient légèrement lundi matin alors que les contrats à terme sur le pétrole brut perdaient du terrain, ce qui pourrait limiter les pressions sur Wall Street.

    Les grands indices ont fortement reculé vendredi

    Après le rebond de jeudi, les actions américaines ont brusquement inversé leur tendance vendredi, les trois principaux indices terminant nettement dans le rouge.

    Même si les indices ont réduit une partie de leurs pertes par rapport aux plus bas de séance, les replis sont restés importants à la clôture.

    Le Dow Jones Industrial Average a perdu 537,29 points, soit 1,1%, à 49.526,17. Le Nasdaq Composite a chuté de 410,08 points, soit 1,5%, à 26.225,14, tandis que le S&P 500 a reculé de 92,74 points, soit 1,2%, à 7.408,50.

    Malgré la faiblesse de vendredi, les grands indices ont terminé la semaine pratiquement inchangés. Le S&P 500 a progressé de 0,1%, le Nasdaq a perdu 0,1% et le Dow Jones a reculé de 0,2%.

    Les valeurs technologiques entraînent la baisse du marché

    La correction reflétait en partie des prises de bénéfices après la récente hausse qui avait propulsé le Nasdaq et le S&P 500 vers de nouveaux sommets historiques.

    Les valeurs technologiques ont mené le recul, avec Intel (NASDAQ:INTC) en baisse de 6,6% et Micron Technology (NASDAQ:MU) en recul de 6,2%.

    Les actions de NVIDIA (NASDAQ:NVDA) ont également fortement chuté, perdant 4,4%.

    Dans le même temps, le rendement du Treasury américain à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis près d’un an, accentuant la pression sur les actions.

    Cette hausse des rendements fait suite aux récentes statistiques économiques montrant une forte accélération de l’inflation à la consommation et à la production, ce qui renforce les inquiétudes concernant l’évolution future de la politique monétaire de la Réserve fédérale.

    Selon l’outil FedWatch du CME Group, les marchés attribuent désormais une probabilité de 38,9% à une hausse d’un quart de point des taux lors de la dernière réunion annuelle de la Fed, contre seulement 13,7% une semaine auparavant.

    La hausse du pétrole et la faiblesse sectorielle pèsent sur Wall Street

    Wall Street a également subi des pressions liées à une nouvelle flambée des prix du pétrole, les contrats à terme sur le brut américain ayant bondi de plus de 4%.

    Les cours du pétrole ont progressé après que la rencontre entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping a débouché sur des déclarations conciliantes mais peu d’avancées concrètes concernant le conflit entre les États-Unis et l’Iran.

    Les valeurs aurifères ont fortement chuté avec la baisse du prix du métal précieux, provoquant une chute de 7,1% de l’indice NYSE Arca Gold Bugs.

    Les compagnies aériennes ont également été fortement touchées, comme le montre le recul de 4,4% de l’indice NYSE Arca Airline.

    Les valeurs des semi-conducteurs ont poursuivi leur repli, entraînant le Philadelphia Semiconductor Index en baisse de 4%.

    Les actions de l’acier, de l’immobilier et du matériel informatique ont aussi enregistré d’importantes pertes, tandis que les producteurs de pétrole et les sociétés de logiciels ont mieux résisté.

  • Les marchés européens évoluent de manière contrastée alors que les investisseurs surveillent les tensions au Moyen-Orient: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent de manière contrastée alors que les investisseurs surveillent les tensions au Moyen-Orient: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens ont affiché une performance mitigée lors des échanges prudents de lundi, les investisseurs continuant de suivre l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

    Les ministres du G7 se réunissent dans un contexte de pressions économiques et géopolitiques

    Les ministres des Finances du G7 se réunissent aujourd’hui et demain à Paris afin de discuter des déséquilibres économiques mondiaux, alors que les divergences géopolitiques menacent la cohésion du groupe.

    Dans le même temps, les rendements des obligations d’État de la zone euro ont progressé, le rendement du Bund allemand à 10 ans atteignant son plus haut niveau depuis 15 ans. Les investisseurs craignent qu’une forte hausse des prix du pétrole n’alimente davantage l’inflation et n’influence les taux d’intérêt.

    Les contrats à terme sur le Brent ont dépassé les 110 dollars le baril après que le président américain Donald Trump a averti l’Iran que “le temps presse” concernant les négociations de paix.

    Les principaux indices européens évoluent en ordre dispersé

    Parmi les grands indices européens, le CAC 40 français reculait de 0,4%, tandis que le FTSE 100 britannique gagnait 0,4% et que le DAX allemand progressait de 0,8%.

    Ryanair, Prudential et Anglo American reculent

    Les actions de Ryanair (LSE:0A2U) ont fortement chuté après que la compagnie aérienne à bas coûts a averti que la hausse des coûts pourrait peser sur ses résultats cette année.

    Prudential (LSE:PRU) a également reculé après avoir annoncé l’acquisition d’une participation de 75% dans Bharti Life Insurance.

    Par ailleurs, le groupe minier Anglo American (LSE:AAL) a perdu du terrain après avoir accepté de vendre ses activités charbonnières australiennes à la société privée Dhilmar pour 3,88 milliards de dollars.

    Hove progresse grâce à de solides résultats trimestriels

    Dans le reste du marché, la société danoise d’ingénierie et de technologie industrielle Hove a progressé après avoir publié des revenus et bénéfices trimestriels records.

  • Les actions d’Ipsen reculent malgré des résultats positifs pour corabotase dans un contexte de conflit avec Galderma

    Les actions d’Ipsen reculent malgré des résultats positifs pour corabotase dans un contexte de conflit avec Galderma

    Les actions d’Ipsen SA (EU:IPN) ont chuté de plus de 4 % lundi malgré la publication de résultats encourageants issus d’une étude intermédiaire sur son neurotoxine à longue durée d’action corabotase, les investisseurs restant préoccupés par les incertitudes entourant la stratégie commerciale du produit et le litige arbitral en cours avec Galderma.

    Corabotase affiche des résultats encourageants

    De nouvelles données présentées lors du symposium Scale à Nashville ce week-end ont montré que 60,8 % des patients traités par corabotase conservaient une amélioration cliniquement significative de la sévérité des rides du lion après six mois. À titre de comparaison, la toxine déjà commercialisée par Ipsen, Dysport, a enregistré un taux de réponse de 36,7 %, tandis que le placebo affichait seulement 0,2 %.

    Après quatre semaines, 66 % des patients traités par corabotase avaient atteint le critère principal de l’étude portant sur une amélioration esthétique significative, contre aucun patient dans le groupe placebo.

    Ipsen a également indiqué que la satisfaction des patients restait élevée jusqu’à la semaine 24, avec 82,8 % des participants se déclarant “satisfaits” ou “très satisfaits”. Le groupe a ajouté que le traitement montrait un début d’action en moins d’une journée.

    Les analystes soulignent les incertitudes commerciales

    Les analystes d’UBS, qui maintiennent une recommandation “neutre” sur le titre Ipsen avec un objectif de cours de 170 euros, ont qualifié les données de réponse à six mois de “très encourageantes”.

    La banque a souligné que ces résultats se comparaient favorablement à ceux de Relfydess, le produit concurrent à longue durée d’action développé par Galderma, qui avait affiché un taux de réponse de 23,6 % au même stade de six mois dans une autre étude avancée.

    UBS a toutefois averti que les comparaisons directes entre essais cliniques distincts devaient être interprétées avec prudence.

    Le courtier estime que plusieurs questions importantes restent en suspens, notamment concernant l’adoption potentielle d’une toxine à six mois de durée d’action par les médecins, alors que les produits à durée plus courte favorisent généralement davantage de visites répétées en clinique.

    UBS a également évoqué des interrogations concernant la rapidité d’avancement du programme de phase III LAURITE d’Ipsen ainsi que la stratégie que le groupe adoptera après l’issue de la procédure d’arbitrage avec Galderma.

    Selon le courtier, le “plein potentiel commercial” de corabotase dépendra largement des décisions prises par Ipsen après la résolution du litige.

    Ipsen poursuit son programme de développement de phase III

    Ipsen a confirmé avoir retenu la dose de 50 nanogrammes de corabotase pour la poursuite des essais dans le cadre de son programme de phase III LAURITE.

    Le groupe prévoit également de publier plus tard cette année des données supplémentaires de preuve de concept issues de l’étude LANTIC en cours, qui évalue le traitement sur les rides du front et les rides de la patte-d’oie.

    Contrairement aux neurotoxines classiques dérivées de toxines naturelles, corabotase est conçu de manière synthétique, une approche qui, selon Ipsen, permet d’optimiser la liaison aux récepteurs, l’absorption cellulaire et la résistance à la dégradation.

  • Le cuivre tombe à son plus bas niveau depuis une semaine sous la pression du dollar et des données chinoises

    Le cuivre tombe à son plus bas niveau depuis une semaine sous la pression du dollar et des données chinoises

    Les prix du cuivre ont reculé lundi, atteignant leur plus bas niveau depuis une semaine, pénalisés par le renforcement du dollar américain, des statistiques économiques décevantes en provenance de Chine et la hausse des prix du pétrole.

    Le cuivre pénalisé par les tensions macroéconomiques

    Le contrat de référence à trois mois sur le cuivre au London Metal Exchange a chuté de 2,75 % à 13 555 dollars la tonne métrique à 08h19 GMT.

    Le recul des prix reflète les pressions croissantes liées à plusieurs facteurs macroéconomiques, notamment les mouvements de devises et les indicateurs économiques décevants en Chine, qui demeure l’un des principaux consommateurs mondiaux de métaux industriels.

    Le renforcement du dollar américain a rendu les matières premières libellées en dollars plus coûteuses pour les investisseurs utilisant d’autres devises, réduisant ainsi l’appétit pour les marchés des matières premières.

    Dans le même temps, les données économiques chinoises inférieures aux attentes ont renforcé les inquiétudes concernant un ralentissement de l’activité industrielle et une demande intérieure plus faible, accentuant davantage la pression sur les prix du cuivre.

    La hausse des prix du pétrole a également contribué à la prudence des investisseurs, les marchés craignant que des coûts énergétiques plus élevés n’alimentent davantage l’inflation et ne freinent la croissance économique mondiale.

  • Le pétrole atteint un plus haut de deux semaines après une attaque de drone contre une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis

    Le pétrole atteint un plus haut de deux semaines après une attaque de drone contre une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis

    Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse lundi alors que les espoirs d’une résolution du conflit impliquant l’Iran se sont affaiblis après une attaque contre une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis et des informations selon lesquelles le président américain Donald Trump envisage d’examiner des options militaires concernant l’Iran.

    Les prix du brut prolongent leur hausse

    Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 1,65 dollar, soit 1,51 %, à 110,91 dollars le baril à 07h03 GMT, même si les prix sont restés légèrement en dessous des 112 dollars atteints plus tôt dans la séance, leur plus haut niveau depuis le 5 mai.

    Le brut américain West Texas Intermediate s’échangeait à 107,42 dollars le baril, en hausse de 2 dollars, soit 1,9 %, après avoir atteint un sommet intrajournalier de 108,70 dollars, son plus haut niveau depuis le 30 avril. Le contrat de juin expire mardi.

    Les deux références pétrolières avaient déjà gagné plus de 7 % la semaine dernière, les espoirs d’un accord diplomatique capable de mettre fin aux attaques et aux saisies de navires autour du détroit d’Ormuz s’étant fortement réduits.

    Les tensions géopolitiques s’intensifient

    Les récentes discussions entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping se sont terminées sans aucun signe indiquant que la Chine, premier importateur mondial de pétrole brut, serait prête à contribuer à la résolution du conflit déclenché par les frappes conjointes américaines et israéliennes contre l’Iran.

    De nouvelles attaques de drones visant les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, combinées à une rhétorique de plus en plus agressive entre Washington et Téhéran, ont renforcé les craintes d’une aggravation du conflit.

    “Ces attaques de drones constituent un avertissement clair – de nouvelles frappes américaines ou israéliennes contre l’Iran pourraient déclencher davantage d’attaques par procuration contre les infrastructures énergétiques et stratégiques du Golfe menées par l’Iran ou ses alliés régionaux”, a déclaré Tony Sycamore, analyste de marché chez IG.

    Les autorités des Émirats arabes unis ont indiqué qu’elles enquêtaient sur l’origine de l’attaque contre la centrale nucléaire de Barakah, ajoutant que le pays se réservait le droit de répondre pleinement à de telles “attaques terroristes”.

    L’Arabie saoudite, qui a annoncé avoir intercepté trois drones venant de l’espace aérien irakien, a averti qu’elle prendrait toutes les mesures opérationnelles nécessaires pour défendre sa souveraineté et sa sécurité nationale.

    Trump devrait examiner des options militaires

    Selon Axios, Donald Trump doit rencontrer mardi ses principaux conseillers à la sécurité nationale afin d’étudier différentes options militaires concernant l’Iran.

    Les prix du pétrole ont également trouvé un soutien supplémentaire après que l’administration Trump a laissé expirer samedi une dérogation aux sanctions qui permettait temporairement à certains pays, dont l’Inde, de continuer à acheter du pétrole russe transporté par voie maritime après une prolongation d’un mois.

    “Les craintes de nouvelles frappes contre l’Iran ont aggravé les inquiétudes concernant l’offre … le fait que les États-Unis aient laissé expirer la dérogation aux sanctions contre la Russie n’a pas aidé”, a déclaré Vandana Hari, fondatrice du cabinet d’analyse pétrolière Vanda Insights.

  • La hausse des rendements obligataires et du pétrole pèse sur les marchés tandis que Samsung progresse grâce à l’intervention du gouvernement: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    La hausse des rendements obligataires et du pétrole pèse sur les marchés tandis que Samsung progresse grâce à l’intervention du gouvernement: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les actions américaines ont évolué en baisse lundi, les investisseurs restant prudents face à la hausse des rendements obligataires mondiaux et aux tensions géopolitiques persistantes autour de l’Iran. Les prix du pétrole sont restés au-dessus des 100 dollars le baril, alimentant les inquiétudes inflationnistes, tandis que les actions de Samsung Electronics ont progressé après l’intervention du gouvernement sud-coréen dans les négociations sociales afin d’éviter une grève dans les activités liées aux puces mémoire du groupe.

    Les futures reculent

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains ont évolué dans le rouge lundi, pénalisés par la hausse des rendements souverains et la progression des prix de l’énergie.

    À 03h28 ET, les futures sur le Dow Jones perdaient 321 points, soit 0,7 %, tandis que les futures sur le S&P 500 reculaient de 32 points, soit 0,4 %. Les futures sur le Nasdaq 100 abandonnaient 96 points, soit 0,3 %.

    Les trois grands indices de Wall Street avaient terminé la séance de vendredi en baisse de plus de 1 %, les investisseurs s’inquiétant de plus en plus du risque qu’un conflit prolongé avec l’Iran provoque un choc énergétique et une nouvelle poussée inflationniste.

    Malgré cette faiblesse récente, l’optimisme entourant les investissements dans l’intelligence artificielle continue de soutenir les marchés actions mondiaux. Le S&P 500 reste nettement au-dessus des niveaux observés avant le début de l’opération militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran à la fin du mois de février.

    L’attention des marchés se portera cette semaine sur les résultats du géant des semi-conducteurs NVIDIA (NASDAQ:NVDA), dont le rôle central dans l’industrie de l’intelligence artificielle a permis à l’entreprise de devenir l’une des sociétés les plus valorisées au monde.

    Le marché obligataire reste au centre des préoccupations

    Les analystes d’ING ont qualifié la vente massive d’obligations mondiales de “thème dominant” des marchés financiers à l’heure actuelle.

    Des rendements obligataires plus élevés augmentent non seulement les coûts d’emprunt pour les ménages et les gouvernements, mais réduisent également la valeur actualisée des bénéfices futurs des entreprises, ce qui peut peser sur les valorisations boursières.

    Le rendement du Treasury américain à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis 15 mois, tandis que celui du titre à 30 ans a également progressé. Les rendements obligataires ont aussi augmenté en Europe et en Asie.

    Cette hausse est principalement alimentée par la flambée des prix du pétrole provoquée par la fermeture de fait du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique au large des côtes sud de l’Iran par laquelle transite environ un cinquième de l’offre mondiale de pétrole.

    Les marchés craignent de plus en plus qu’une hausse durable des prix de l’énergie ne ravive l’inflation et pousse les banques centrales à maintenir des politiques monétaires restrictives ou à relever encore leurs taux d’intérêt.

    La probabilité d’une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale cette année est désormais considérée comme proche de 50 %.

    “Les prix élevés du pétrole et la hausse des rendements obligataires constituent un frein important pour les actifs risqués et devraient soutenir le dollar à court terme”, ont déclaré les analystes d’ING.

    Le pétrole poursuit sa hausse tandis que le cessez-le-feu reste fragile

    Les prix du pétrole ont continué de progresser alors que le conflit avec l’Iran entrait dans son 80e jour sans signe concret d’une résolution prochaine.

    À 03h59 ET, le Brent gagnait 1,0 % à 110,32 dollars le baril.

    Au cours du week-end, une attaque de drone a provoqué un incendie dans une installation nucléaire aux Émirats arabes unis, tandis que l’Arabie saoudite a affirmé avoir intercepté trois drones.

    Ces événements ont renforcé l’incertitude autour du fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Le président Donald Trump a écrit sur les réseaux sociaux que “le temps est compté” pour que l’Iran parvienne à un accord de paix. Trump a ensuite ajouté : “Je peux vous dire une chose — ils meurent d’envie de signer [un accord].”

    Cependant, les analystes de Deutsche Bank ont souligné que le cessez-le-feu dure désormais plus longtemps que la phase initiale des combats, ce qui pourrait indiquer que “les États-Unis préféreraient éviter” de nouvelles frappes militaires en raison des “conséquences politiques et économiques.”

    La flambée des prix du pétrole a fortement augmenté les prix de l’essence aux États-Unis, alimentant davantage l’inflation à l’approche des importantes élections de mi-mandat prévues en novembre.

    Les observateurs estiment qu’une reprise des opérations militaires contre l’Iran pourrait encore accentuer la hausse des coûts de l’essence et des dépenses des consommateurs en général.

    “Par conséquent, cette impasse extrêmement tendue se poursuit”, ont écrit les analystes de Deutsche Bank.

    Samsung progresse après l’intervention du gouvernement dans les négociations sociales

    Les actions de Samsung Electronics (USOTC:SSNHZ) ont progressé après l’intervention du gouvernement sud-coréen dans les discussions visant à éviter une grève dans la division des puces mémoire du groupe.

    Samsung et le syndicat sud-coréen ont repris les négociations lundi sous médiation gouvernementale. Les discussions font suite à un message publié par le président sud-coréen Lee Jae Myung affirmant que les droits de la direction devaient être respectés autant que les droits des travailleurs.

    Le Premier ministre Kim Min-seok a averti durant le week-end qu’une grève dans les activités de semi-conducteurs de Samsung provoquerait des dommages économiques sans précédent et devait être évitée.

    Un tribunal sud-coréen a également menacé d’infliger une amende d’environ 100 millions de wons (66 500 dollars) par jour au syndicat sud-coréen de Samsung s’il poursuivait la grève en violation des décisions de justice.

    Les salariés de la division semi-conducteurs de Samsung prévoyaient de faire grève à partir du 21 mai après l’échec des discussions sur les augmentations salariales, notamment après les importants bénéfices générés par Samsung grâce au boom de l’intelligence artificielle.

    Samsung reste le plus grand employeur de Corée du Sud ainsi que la plus grande entreprise du pays.

    Les données chinoises montrent une faiblesse inattendue de la demande

    Les statistiques publiées lundi ont montré un net ralentissement de l’activité manufacturière chinoise en avril, tandis que les ventes au détail sont restées faibles, illustrant la fragilité persistante de la demande intérieure et les difficultés prolongées du secteur immobilier.

    La production industrielle a progressé de 4,1 % sur un an en avril, en dessous des attentes du marché qui tablaient sur une hausse de 6,0 %, et après une progression de 5,7 % en mars.

    “L’activité industrielle a été soutenue par une forte demande extérieure, mais les autres indicateurs de la demande intérieure chinoise sont restés plutôt faibles”, ont indiqué les analystes d’ING dans une récente note.

    Les ventes au détail n’ont progressé que de 0,2 % sur un an, très en dessous des prévisions de hausse de 2,0 % et inférieures à la croissance de 1,7 % enregistrée en mars, montrant que les consommateurs chinois restent prudents.

  • Les marchés européens reculent sous la pression des rendements obligataires et du pétrole: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens reculent sous la pression des rendements obligataires et du pétrole: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont ouvert en baisse lundi, les investisseurs étant une nouvelle fois pénalisés par la hausse des rendements obligataires et des prix du pétrole après de nouvelles attaques de drones dans la région du Golfe.

    À 07h02 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 reculait de 0,8 %, tandis que le DAX allemand perdait 0,5 %. Le CAC 40 français chutait de 1,1 % et le FTSE 100 britannique abandonnait 0,3 %.

    Le climat de marché s’est détérioré après qu’une attaque de drone a visé une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis, tandis que l’Arabie saoudite a indiqué avoir intercepté trois drones. Le président américain Donald Trump a également exhorté l’Iran à agir “rapidement” afin de parvenir à un accord de paix durable, mettant davantage sous pression un cessez-le-feu déjà fragile entre Washington et Téhéran.

    Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse dans ce contexte géopolitique tendu, le Brent progressant de 1,4 % à 110,75 dollars le baril.

    La hausse des prix de l’énergie alimente les craintes qu’un choc prolongé sur l’offre puisse provoquer une nouvelle poussée inflationniste, obligeant les banques centrales à maintenir des taux élevés voire à resserrer davantage leur politique monétaire. Dans ce contexte, les rendements des obligations souveraines ont augmenté sur les principaux marchés mondiaux, tandis que les prix des obligations reculaient.

    En Europe, les rendements des obligations d’État à 10 ans en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne ont tous progressé. À l’échelle mondiale, le rendement du Treasury américain à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis 15 mois, tandis que les rendements japonais ont touché des niveaux inédits depuis 1996.

    Malgré les inquiétudes liées à une éventuelle prolongation du conflit avec l’Iran et à ses conséquences sur l’économie mondiale, les marchés actions ont jusqu’à présent fait preuve de résilience grâce à l’enthousiasme persistant autour de l’intelligence artificielle.

    L’optimisme autour des investissements liés à l’IA sera de nouveau testé cette semaine lorsque le géant des semi-conducteurs NVIDIA (NASDAQ:NVDA) publiera ses derniers résultats trimestriels.

    “Nous pensons que l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle peut encore soutenir les marchés cette année, mais le rallye devrait rester fragile tant que la guerre en Iran ne sera pas résolue et que le reste du marché ne participera pas à la hausse”, ont écrit vendredi les analystes de Capital Economics dans une note.

  • Le CAC 40 tombe à son plus bas niveau depuis six semaines sous la pression des taux et du pétrole

    Le CAC 40 tombe à son plus bas niveau depuis six semaines sous la pression des taux et du pétrole

    La Bourse de Paris a poursuivi son recul après la baisse de 1,60 % enregistrée par le CAC 40 vendredi 15 mai, l’indice ayant clôturé à 7 952,55 points. La pression vendeuse s’est prolongée lundi 18 mai, avec une ouverture en baisse de plus de 1 % dans un contexte marqué par une nouvelle forte hausse des rendements obligataires et des prix du pétrole durant la nuit. Au cours de la séance, le CAC 40 a touché 7 857 points, son niveau le plus bas depuis environ six semaines.

    La faiblesse observée vendredi a été largement alimentée par les tensions sur les marchés obligataires mondiaux après la publication des derniers chiffres de l’inflation aux États-Unis, qui ont ravivé les inquiétudes liées à des pressions inflationnistes persistantes. En Asie, les données d’inflation en Corée du Sud et au Japon ont également montré une accélération des hausses de prix en avril, renforçant les craintes d’un scénario de stagflation combinant ralentissement économique et inflation élevée.

    La déception des investisseurs à l’issue du sommet entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin a également pesé sur les marchés, les opérateurs espérant davantage de progrès concrets à l’issue de la rencontre.

    Le pétrole et les taux obligataires restent au centre des inquiétudes

    Les tensions sur les marchés sont restées élevées lundi alors que les prix du pétrole continuaient de grimper en raison de la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Le Brent évoluait autour de 111 dollars le baril, tandis que le WTI se maintenait proche de 103 dollars.

    Dans le même temps, les rendements obligataires mondiaux ont poursuivi leur forte hausse. Le rendement du Treasury américain à 10 ans a atteint 4,63 %, tandis que celui à 30 ans est monté à 5,16 %. Au Japon, le rendement de l’emprunt d’État à 10 ans a grimpé à 2,8 %, son plus haut niveau depuis 1996.

    Les statistiques économiques publiées dans la nuit en Chine n’ont pas permis de rassurer les marchés, les ventes au détail n’ayant progressé que de 0,2 % sur un an en avril, bien en dessous des attentes du marché qui tablait sur une hausse de 2 %.

    Une correction généralisée touche les actions françaises

    Le repli ne se limite pas aux principales valeurs du CAC 40. Des entreprises françaises de toutes tailles et de nombreux secteurs subissent une pression vendeuse généralisée. De nombreuses actions cotées à Paris évoluent désormais nettement en dessous de leurs niveaux du début du mois de mai, signe d’une correction qui s’étend à une large partie du marché parisien.