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  • Les marchés européens évoluent de manière contrastée après les données d’inflation de la zone euro: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent de manière contrastée après les données d’inflation de la zone euro: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont affiché une performance mitigée mercredi, les investisseurs digérant les derniers chiffres de l’inflation en zone euro tout en se préparant aux décisions attendues des banques centrales.

    Les données publiées ont montré que l’inflation dans la zone euro est passée sous l’objectif de 2% de la Banque centrale européenne en janvier, aidée par la baisse des prix de l’énergie et par un euro plus fort. Selon les estimations provisoires d’Eurostat, l’indice des prix à la consommation harmonisé a progressé de 1,7% sur un an, conformément aux attentes, après 2,0% en décembre.

    L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils tels que l’énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac, a légèrement ralenti à 2,2%, contre 2,3% le mois précédent.

    Les rendements des obligations souveraines de la région ont légèrement reculé après que plusieurs enquêtes ont montré un nouveau ralentissement de la croissance économique de la zone euro pour le deuxième mois consécutif en janvier. Les données définitives de S&P Global ont indiqué que l’activité du secteur privé a enregistré sa progression la plus faible depuis septembre, pénalisée par un affaiblissement de la croissance des services.

    L’indice composite final de la production s’est établi à 51,3 en janvier, en dessous de l’estimation initiale et du niveau de décembre à 51,5. Bien qu’il reste au-dessus du seuil de 50, signalant une expansion, il reflète une dynamique plus modérée, pour un treizième mois consécutif de croissance.

    Les investisseurs attendent désormais les réunions de politique monétaire de jeudi. La Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux inchangés, l’attention se portant sur son évaluation des perspectives de croissance et d’inflation. La Banque d’Angleterre est également attendue sur le statu quo, avec peu de changements anticipés dans ses projections économiques.

    Sur les marchés actions, le DAX allemand a reculé de 0,4%, tandis que le CAC 40 français a progressé de 0,9% et que le FTSE 100 britannique a gagné 1,2%.

    Du côté des entreprises, Novo Nordisk (NYSE:NVO) a fortement chuté à Copenhague après que son directeur général, Mike Doustdar, a mis en avant les vents contraires liés à une forte baisse des prix aux États-Unis pour son médicament phare contre l’obésité, Wegovy. Le groupe pharmaceutique suisse Novartis (NYSE:NVS) a également reculé après avoir anticipé une baisse de ses bénéfices cette année.

    Banco Santander (LSE:SAN) a perdu du terrain après avoir annoncé l’acquisition de Webster Financial Corp. pour un montant de 12 milliards de dollars. Crédit Agricole (EU:ACA) a également reculé, après avoir fait état d’une chute de 39% de son bénéfice au quatrième trimestre.

    En Allemagne, Infineon Technologies (TG:IFX) a reculé après avoir annoncé une augmentation de ses investissements dans les technologies de centres de données afin de répondre à la demande croissante liée à l’intelligence artificielle.

    À l’inverse, le groupe pharmaceutique britannique GSK (LSE:GSK) a progressé après avoir publié des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes. Les actions de Beazley (LSE:BEZ) ont fortement grimpé après que Zurich Insurance Group est parvenu à un accord de principe sur les principaux termes financiers d’une éventuelle offre publique d’achat en numéraire pour l’assureur spécialisé basé à Londres.

  • L’or repasse au-dessus de 5.000 dollars l’once alors que les tensions avec l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges

    L’or repasse au-dessus de 5.000 dollars l’once alors que les tensions avec l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges

    Les prix de l’or sont repartis à la hausse au-delà du seuil des 5.000 dollars l’once lors des échanges asiatiques de mercredi, les signes de regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran ayant ravivé l’attrait des valeurs refuges.

    Le métal jaune a prolongé son rebond après avoir fortement repris la veille, les achats à bon compte continuant de soutenir les cours après la correction brutale de la semaine dernière, qui avait effacé plus de 1.000 dollars par once.

    L’or au comptant progressait de 2,3 % à 5.060,28 dollars l’once à 01h17 ET (06h17 GMT), tandis que les contrats à terme sur l’or pour livraison en avril gagnaient 2,9 % à 5.078,96 dollars l’once.

    Les inquiétudes autour de l’Iran refont surface avant les discussions nucléaires

    Le regain de tensions géopolitiques a été un moteur clé de la demande de valeurs refuges, notamment après des informations indiquant que l’armée américaine avait abattu un drone iranien au-dessus de la mer d’Arabie. Dans un incident distinct, des vedettes iraniennes auraient été observées s’approchant d’un pétrolier lié aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz.

    Ces événements ont fragilisé les déclarations antérieures de Téhéran et de Washington selon lesquelles des discussions prévues pour vendredi auraient lieu. L’annonce de ces pourparlers avait auparavant rassuré les marchés et réduit l’attrait de l’or comme valeur refuge.

    Les récentes pertes de l’or s’expliquaient principalement par les anticipations selon lesquelles la nomination par le président américain Donald Trump de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale se traduirait par une politique monétaire moins accommodante que prévu. Cette perspective avait soutenu le dollar, pesant sur les métaux. L’or avait également subi des prises de bénéfices après avoir atteint un record historique proche de 5.600 dollars l’once la semaine dernière.

    Malgré ce repli, l’or affiche toujours une hausse d’environ 15 % depuis le début de l’année 2026.

    Dans une note récente, les analystes d’ANZ ont indiqué que les fondamentaux soutenant la vigueur de l’or – demande de valeurs refuges, achats physiques et achats des banques centrales – demeurent intacts.

    L’argent et le platine rebondissent ; OCBC anticipe une poursuite de la solidité de l’or

    Les autres métaux précieux ont également progressé mercredi, prolongeant le rebond entamé lors de la séance précédente. L’argent au comptant a gagné 2,8 % à 87,4955 dollars l’once, tandis que le platine au comptant a bondi de 3 % à 2.286,72 dollars l’once.

    « Le rebond suggère que les ventes forcées et les pressions liées aux liquidations sur marge se sont peut-être atténuées, au moins temporairement », ont écrit les analystes d’OCBC dans une note.

    Ils ont toutefois averti que la reprise reste fragile, soulignant que « la sensibilité au dollar américain, la revalorisation des rendements et l’incertitude entourant la politique de la Fed sous une nouvelle direction demeurent élevées ».

    OCBC considère néanmoins la récente chute des prix de l’or comme une phase de normalisation plutôt que comme un « retournement de tendance ». La banque estime que la demande des banques centrales, ainsi que les risques géopolitiques et budgétaires persistants, continueront de soutenir le rôle de valeur refuge de l’or.

    L’argent devrait également bénéficier de son double statut de métal précieux et industriel. OCBC a réaffirmé ses objectifs de fin 2026 pour l’or et l’argent à respectivement 5.600 et 133 dollars l’once.

  • Le pétrole bondit de plus de 1 % sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran ; forte baisse des stocks américains

    Le pétrole bondit de plus de 1 % sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran ; forte baisse des stocks américains

    Les prix du pétrole ont nettement progressé lors des échanges asiatiques de mercredi, portés par l’intensification des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, qui ravivent les craintes de perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient. Le marché a également été soutenu par des données sectorielles faisant état d’un recul inattendu et marqué des stocks de brut américains, après que des conditions climatiques extrêmes ont perturbé la production.

    Le Brent pour livraison en avril a gagné 1,2 % à 68,15 dollars le baril, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 1,4 % à 63,69 dollars le baril à 21h01 ET (02h01 GMT).

    Les risques géopolitiques soutiennent le pétrole avant les discussions USA–Iran

    Les inquiétudes se sont accrues après des informations indiquant que l’armée américaine avait abattu un drone iranien s’approchant d’un porte-avions américain en mer d’Arabie. Dans un incident distinct, des vedettes iraniennes auraient été observées se dirigeant vers un pétrolier battant pavillon américain dans le détroit d’Ormuz, un axe majeur du commerce mondial de l’énergie.

    Ces événements sont survenus à quelques jours de discussions prévues entre Washington et Téhéran. Toutefois, l’incertitude s’est renforcée après que des responsables iraniens auraient demandé de restreindre l’ordre du jour des pourparlers, programmés pour vendredi, à des négociations bilatérales strictement centrées sur le nucléaire, faisant planer le doute sur la tenue même des échanges.

    Le président américain Donald Trump a menacé de nouvelles actions militaires si l’Iran ne se conformait pas aux exigences des États-Unis visant à limiter son programme nucléaire. De son côté, Téhéran a averti qu’il réagirait fermement à toute agression américaine. Toute escalade militaire dans la région pourrait perturber les flux de pétrole en provenance du Moyen-Orient, un risque qui a soutenu les cours du brut ces dernières séances.

    Forte baisse des stocks américains sur fond de perturbations liées au froid

    Le marché pétrolier a également bénéficié de données montrant une contraction bien plus importante que prévu des stocks de brut aux États-Unis. Selon l’American Petroleum Institute, les stocks ont chuté de 11,1 millions de barils au cours de la semaine close le 30 janvier, alors que les marchés anticipaient une hausse de 0,7 million de barils.

    Les chiffres de l’API préfigurent souvent la tendance des données officielles du gouvernement, attendues plus tard dans la journée. Cette forte diminution s’explique par des conditions météorologiques extrêmes qui ont affecté la production pétrolière aux États-Unis et perturbé les exportations depuis la côte du Golfe.

    Les perturbations de l’offre américaine ont également contribué à soutenir les prix du pétrole ces dernières semaines, venant s’ajouter aux facteurs géopolitiques.

  • Le bitcoin recule vers 76.000 dollars après de fortes liquidations et des plus bas de 15 mois

    Le bitcoin recule vers 76.000 dollars après de fortes liquidations et des plus bas de 15 mois

    Le bitcoin (COIN:BTCUSD) évoluait légèrement au-dessus de ses plus bas niveaux depuis 15 mois mercredi, après une violente vague de ventes qui a brièvement fait chuter la cryptomonnaie vers la zone des 73.000 dollars, déclenchant d’importantes liquidations dans un contexte de repli de l’appétit pour le risque.

    La plus grande cryptomonnaie mondiale affichait une baisse de 2,8 % à 76.509,1 dollars à 01h56 ET (06h56 GMT), après avoir touché un plus bas à 73.004,3 dollars, un niveau inédit depuis novembre 2024.

    Après la chute du week-end, le bitcoin accuse désormais un recul de près de 12 % sur la dernière semaine, après une baisse d’environ 10 % la semaine précédente. Ce mouvement a ramené les prix à leur plus bas niveau depuis la victoire électorale de Donald Trump aux États-Unis, effaçant les gains alimentés par l’optimisme autour d’un éventuel assouplissement réglementaire pour le secteur des cryptomonnaies.

    Le bitcoin à un plus bas de 15 mois sur fond de liquidations massives

    La baisse s’est accompagnée de liquidations à grande échelle de positions longues à effet de levier. Selon les données de la société d’analyse CoinGlass, près de 740 millions de dollars de paris haussiers ont été liquidés au cours des dernières 24 heures, la chute des prix ayant déclenché des appels de marge et forcé les traders à déboucler leurs positions.

    La faiblesse actuelle du bitcoin marque un retournement brutal par rapport au rally observé à la fin de l’an dernier, lorsque la cryptomonnaie s’était envolée après la victoire électorale de Trump. À l’époque, les investisseurs avaient massivement investi dans les actifs numériques, misant sur une approche plus favorable de la nouvelle administration américaine en matière de réglementation. Le bitcoin avait également bénéficié du soutien des baisses de taux de la Réserve fédérale amorcées en décembre 2024, qui avaient stimulé l’appétit pour les actifs risqués.

    Depuis, le sentiment s’est détérioré. Mercredi, l’or et d’autres valeurs refuges traditionnelles ont rebondi dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes entre les États-Unis et l’Iran. Par ailleurs, le marché des cryptomonnaies fait face à de nouvelles incertitudes sur la politique monétaire américaine après la nomination par Trump de l’ancien gouverneur de la Fed Kevin Warsh au poste de futur président de la banque centrale. Warsh est perçu comme un partisan d’une politique monétaire restrictive, ce qui ravive les inquiétudes sur les conditions de liquidité.

    Crypto aujourd’hui : les altcoins reculent davantage, Cardano perd 6 %

    Les pertes ont été encore plus marquées sur le reste du marché des cryptomonnaies, la plupart des altcoins enregistrant des baisses supérieures à celles du bitcoin.

    Ethereum, deuxième cryptomonnaie mondiale, a reculé de 2,3 % à 2.268,92 dollars, tandis que le XRP a cédé 1,1 % à 1,59 dollar. Solana a chuté de 6 %, Cardano a enregistré une baisse similaire et Polygon a perdu environ 3,5 %.

    Du côté des jetons mèmes, le dogecoin a légèrement reculé de 0,2 %.

  • Les valeurs logicielles chutent, Alphabet attendue, l’or rebondit: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les valeurs logicielles chutent, Alphabet attendue, l’or rebondit: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme liés aux principaux indices boursiers américains ont légèrement progressé, malgré une forte vague de ventes sur les actions de logiciels et l’attente des résultats trimestriels des géants technologiques. Les investisseurs se tournent vers la publication des comptes d’Alphabet (NASDAQ:GOOG), maison mère de Google, attendue après l’ouverture de Wall Street, avec une attention particulière portée aux dépenses prévues dans l’intelligence artificielle. Par ailleurs, selon des informations de presse, le gouverneur de la Réserve fédérale Stephen Miran aurait quitté son poste de conseiller économique à la Maison-Blanche, tandis que des données sur l’activité du secteur des services aux États-Unis sont attendues et que l’or remonte vers 5.100 dollars l’once.

    Les contrats à terme progressent malgré les tensions sur la technologie

    Les contrats à terme sur actions américaines ont enregistré de légères hausses mercredi matin, les marchés évaluant la détérioration du sentiment autour des valeurs logicielles exposées à l’IA et attendant les résultats des grandes capitalisations technologiques.

    À 02h53 (heure de l’Est), les futures sur le Dow Jones gagnaient 134 points (+0,3 %), ceux sur le S&P 500 progressaient de 19 points (+0,3 %) et les futures sur le Nasdaq 100 avançaient de 57 points (+0,2 %).

    Lors de la séance précédente, les principaux indices de Wall Street avaient fortement reculé, pénalisés par les fortes baisses des champions de l’IA Nvidia (NASDAQ:NVDA) et Microsoft (NASDAQ:MSFT), en repli de près de 3 % chacun. Le sentiment sur les valeurs logicielles s’est récemment assombri, les investisseurs redoutant une concurrence accrue de nouveaux modèles d’intelligence artificielle.

    Ces inquiétudes se sont intensifiées après que la société d’IA Anthropic a lancé un nouvel outil destiné à l’analyse juridique, provoquant une chute marquée des actions de groupes d’édition et de données tels que Thomson Reuters (NYSE:TRI) et LegalZoom (NASDAQ:LZ). Le mouvement s’est étendu à d’autres valeurs du secteur, notamment PayPal (NASDAQ:PYPL) et Expedia Group (NASDAQ:EXPE), qui ont toutes deux plongé de plus de 10 %. Selon le Wall Street Journal, deux indices S&P liés aux logiciels, aux données financières et aux sociétés de marchés ont perdu ensemble environ 300 milliards de dollars de capitalisation.

    « La grande histoire a été l’effondrement de la technologie, alors que le marché considère de plus en plus l’IA comme un facteur globalement négatif : les entreprises très exposées à la construction agressive d’infrastructures n’en tirent plus bénéfice, tandis que les craintes de perturbation et de substitution liées à l’IA déciment de larges pans du marché », ont écrit les analystes de Vital Knowledge dans une note.

    Tout n’a toutefois pas été négatif pour les actions. Les titres de Walmart (NYSE:WMT) ont bondi, le distributeur ayant continué à gagner des parts de marché auprès des consommateurs sensibles aux prix, portant sa capitalisation boursière à 1.000 milliards de dollars pour la première fois.

    Alphabet au centre de l’attention

    Dans ce contexte agité, les investisseurs se concentrent désormais sur la publication des résultats d’Alphabet plus tard dans la journée. Une grande partie de l’attention devrait se porter sur les investissements massifs du groupe dans l’intelligence artificielle.

    À l’instar d’autres géants technologiques, Alphabet a annoncé des plans de dépenses de plusieurs milliards de dollars pour construire des centres de données et développer des puces spécialisées afin de soutenir ses ambitions dans l’IA.

    Au cours des trois derniers mois de 2025, l’action Alphabet a progressé d’environ 29 %, soutenue par l’accueil favorable du nouveau modèle Gemini AI et par un partenariat avec Apple visant à alimenter l’assistant vocal Siri des iPhone. Des analystes cités par Reuters estiment qu’Alphabet a désormais pris la tête de la course au développement et à la monétisation de l’IA, dépassant des rivaux comme Microsoft.

    « Le sentiment à l’égard de Google est (à juste titre) très haussier, car les activités publicitaires de base continuent d’afficher de solides performances, tandis que l’entreprise apparaît comme la mieux positionnée de tout l’écosystème de l’IA », ont indiqué les analystes de Vital Knowledge. Ils ont toutefois souligné qu’il reste incertain que ces performances suffisent à stabiliser le sentiment autour de l’IA, et qu’elles pourraient même accentuer les inquiétudes concernant l’écosystème entourant des concurrents comme OpenAI.

    D’autres indications sur l’état du secteur technologique pourraient émerger jeudi, lorsque Amazon (NASDAQ:AMZN) publiera ses résultats. En dehors de la technologie, le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly (NYSE:LLY), très exposé aux traitements contre la perte de poids, figure également parmi les valeurs à suivre avant l’ouverture des marchés américains.

    Miran quitte son rôle à la Maison-Blanche – médias

    Selon des informations de presse, le gouverneur de la Réserve fédérale Stephen Miran aurait démissionné de son poste de conseiller économique à la Maison-Blanche, respectant un engagement pris devant le Sénat américain.

    Cette décision permet à Miran, nommé l’an dernier par le président Donald Trump pour occuper temporairement un siège vacant au Conseil des gouverneurs de la Fed jusqu’au 31 janvier, de rester à la banque centrale jusqu’à la confirmation de son successeur.

    « J’ai promis au Sénat que, si je restais au Conseil au-delà de janvier, je quitterais formellement le Conseil », a écrit Miran dans une lettre de démission citée par plusieurs médias, ajoutant qu’il était « important de rester fidèle à ma parole ».

    Depuis son arrivée à la Fed, Miran a plaidé en faveur de baisses importantes des taux d’intérêt, s’écartant souvent nettement des positions des autres membres votants. Cette orientation a coïncidé avec les appels du président Trump en faveur de réductions rapides des taux pour soutenir l’économie, suscitant les critiques de certains sénateurs démocrates, qui ont demandé sa démission « immédiate » du Conseil de la Fed.

    Données sur les services américains attendues

    Le mois dernier, la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %, malgré l’opposition de Miran et du gouverneur Christopher Waller. Bien que le marché du travail montre des signes d’affaiblissement, l’inflation reste supérieure à l’objectif de 2 %, ce qui a réduit l’urgence de nouvelles baisses de taux après celles mises en œuvre en 2025.

    Avec le report du rapport mensuel sur l’emploi, l’attention se portera sur d’autres indicateurs, notamment l’indice ISM des services pour janvier, attendu à 53,5 contre 54,4 précédemment. Une lecture supérieure à 50 indique une expansion de l’activité.

    L’or remonte vers 5.100 dollars

    Les prix de l’or ont progressé mercredi, revenant vers les 5.100 dollars l’once, portés par le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran qui a ravivé la demande pour les valeurs refuges.

    Le métal jaune a prolongé ses gains après un fort rebond observé mardi.

    La demande de valeurs refuges s’est intensifiée après des informations selon lesquelles les États-Unis auraient abattu un drone iranien s’approchant d’un porte-avions américain en mer d’Arabie. Par ailleurs, des vedettes iraniennes auraient été aperçues à proximité d’un pétrolier lié aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz.

    Ces événements ont affaibli les déclarations antérieures de Téhéran et de Washington faisant état de discussions prévues vendredi. L’annonce de ces pourparlers avait temporairement rassuré les marchés et pesé sur la demande d’or.

  • Les Bourses européennes progressent légèrement alors que la saison des résultats se poursuit ; UBS en vedette: DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent légèrement alors que la saison des résultats se poursuit ; UBS en vedette: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont enregistré de modestes gains mercredi, les investisseurs analysant une nouvelle vague de résultats d’entreprises avant la publication très attendue des données d’inflation de la zone euro plus tard dans la journée.

    À 08h02 GMT, le DAX allemand progressait de 0,2 %, le CAC 40 français gagnait 0,4 % et le FTSE 100 britannique avançait de 0,3 %.

    Résultats d’entreprises au premier plan, UBS se démarque

    La forte correction des métaux précieux observée en fin de semaine dernière s’est stabilisée, permettant aux investisseurs de se recentrer sur la saison des publications de résultats, qui reste soutenue avec plusieurs grands groupes européens attendus cette semaine.

    UBS (NYSE:UBS) s’est distinguée après avoir annoncé une hausse de 56 % de son bénéfice net, supérieure aux attentes, portée par de solides performances dans la gestion de fortune et la banque d’investissement. La banque suisse, premier gestionnaire de patrimoine au monde, a également indiqué prévoir le rachat d’au moins 3 milliards de dollars d’actions en 2026, soit le même montant que l’an dernier, avec l’ambition déclarée « d’en faire davantage ».

    GSK (LSE:GSK) a également retenu l’attention après avoir anticipé un ralentissement de la croissance des ventes en 2026, dans la première prévision présentée par son nouveau directeur général, Luke Miels. Le groupe pharmaceutique recentre sa stratégie sur l’élargissement de son pipeline afin de compenser les futures expirations de brevets touchant ses principaux traitements contre le VIH.

    Novartis (NYSE:NVS) a pour sa part annoncé s’attendre à un recul du résultat opérationnel en 2026 de l’ordre d’un faible pourcentage à un chiffre, pénalisé par la concurrence accrue de versions génériques de produits établis, dont le médicament cardiovasculaire Entresto.

    Dans le secteur bancaire, Banco Santander (LSE:SAN) a fait état d’une hausse de 12 % de son bénéfice attribuable en 2025, signant une quatrième année consécutive de résultats record grâce à des revenus d’intérêts résilients et à des commissions record.

    Crédit Agricole (EU:ACA) a en revanche publié un recul de 24 % de son bénéfice net au quatrième trimestre, affecté par une importante charge de première consolidation liée à sa participation dans Banco BPM, malgré des revenus annuels records et une proposition d’augmentation du dividende.

    Les investisseurs auront également les yeux tournés vers Wall Street, avec la publication après la clôture des résultats d’Alphabet (NASDAQ:GOOG). La maison mère de Google devrait afficher une progression de 15,5 % de son chiffre d’affaires à 111,37 milliards de dollars. Les marchés seront particulièrement attentifs aux plans d’investissement pour 2026, aux perspectives de la demande pour le cloud et aux indications sur les contraintes de capacité liées à l’intelligence artificielle.

    Données d’inflation de la zone euro attendues

    Sur le plan macroéconomique, les données préliminaires d’inflation de janvier dans la zone euro doivent être publiées plus tard mercredi, à la veille de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne. Les attentes tablent sur un léger ralentissement de l’inflation annuelle à 1,7 %, bien en dessous de l’objectif de 2 % de la BCE.

    La banque centrale devrait maintenir ses taux inchangés à 2 % pour la cinquième réunion consécutive. Toutefois, un écart significatif par rapport aux attentes pourrait raviver les inquiétudes des responsables monétaires, qui ont récemment exprimé leurs préoccupations face à l’appréciation rapide de l’euro face au dollar et à son potentiel effet désinflationniste.

    Le pétrole poursuit sa hausse

    Les prix du pétrole ont continué de progresser, soutenus par les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, qui alimentent les craintes de perturbations de l’approvisionnement dans cette région clé.

    Le Brent pour livraison en avril gagnait 0,1 % à 67,40 dollars le baril, tandis que le WTI progressait de 0,2 % à 63,38 dollars. Les deux références avaient déjà bondi de près de 2 % lors de la séance précédente.

    Selon des informations rapportées mardi, les États-Unis auraient abattu un drone iranien s’approchant d’un porte-avions américain en mer d’Arabie, tandis que des vedettes iraniennes auraient été observées près d’un pétrolier battant pavillon américain dans le détroit d’Ormuz. Ces incidents sont survenus à la veille de discussions prévues entre Washington et Téhéran, jetant un doute sur leur tenue effective.

  • Le bénéfice de Crédit Agricole au T4 pénalisé par la charge Banco BPM malgré une année de revenus record

    Le bénéfice de Crédit Agricole au T4 pénalisé par la charge Banco BPM malgré une année de revenus record

    Crédit Agricole SA (EU:ACA) a fait état d’une baisse de 24 % de son bénéfice net au quatrième trimestre, une charge ponctuelle liée à sa participation dans Banco BPM ayant pesé sur les résultats, éclipsant des revenus annuels records et une proposition de hausse du dividende. Le résultat net des trois mois clos le 31 décembre est ressorti à 1,63 milliard d’euros, contre 2,15 milliards un an plus tôt, après la comptabilisation d’une charge de première consolidation de 607 millions d’euros, déclenchée par le franchissement du seuil de 20 % de détention dans la banque italienne.

    Sur le trimestre, les revenus ont néanmoins progressé de 1,6 % sur un an pour atteindre 9,97 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’exercice 2025, le résultat net a légèrement reculé de 0,2 % à 7,07 milliards d’euros, tandis que les revenus ont augmenté de 3,3 % pour s’établir à un niveau record de 28,08 milliards d’euros. Estimant que l’impact de Banco BPM est de nature temporaire plutôt que structurelle, le conseil d’administration a proposé un dividende de 1,13 euro par action, en hausse de 3 % par rapport à 2024. La direction anticipe une contribution récurrente d’environ 100 millions d’euros par trimestre à partir de 2026, soit près de 400 millions d’euros par an.

    Les charges ont augmenté au quatrième trimestre, les frais d’exploitation progressant de 4,7 % à 4,10 milliards d’euros, ce qui a porté le coefficient d’exploitation à 58,9 %, contre 55,2 % un an auparavant. Sur l’année, ce ratio s’est élevé à 55,7 %, contre 54,8 % en 2024, en partie sous l’effet d’une charge supplémentaire d’impôt sur les sociétés de 147 millions d’euros. Le coût du risque a également augmenté, en hausse de 5,9 % sur le trimestre à 629 millions d’euros, avec un coût du risque atteignant 35 points de base en moyenne glissante sur quatre trimestres et 45 points de base en rythme annualisé. Le taux de créances douteuses est resté stable à 2,4 %, tandis que le taux de couverture s’est établi à 71,5 %.

    La situation en fonds propres est demeurée solide. Le ratio Common Equity Tier 1 « phased-in » de Crédit Agricole SA s’est légèrement amélioré à 11,8 %, conservant une marge d’environ trois points de pourcentage au-dessus des exigences réglementaires. Au niveau du groupe, le ratio CET1 du Groupe Crédit Agricole a reculé à 17,4 % contre 17,6 %, tout en maintenant un coussin de 7,6 points de pourcentage au-dessus des seuils requis, le plus élevé parmi les banques européennes d’importance systémique mondiale.

    La banque a indiqué avoir réalisé 32 % de son programme annuel de refinancement 2026 dès le mois de janvier. En 2025, Crédit Agricole SA a levé 23,10 milliards d’euros de dette à moyen et long terme, atteignant 115 % de son objectif de financement fixé à 20 milliards d’euros. La rentabilité des capitaux propres tangibles est restée stable à 13,5 % sur l’année, tandis que le bénéfice par action a progressé à 2,18 euros, contre 2,11 euros.

    Par lignes de métier, les revenus de l’Asset Gathering ont augmenté de 2,9 % au quatrième trimestre pour atteindre 2,11 milliards d’euros, avec des encours sous gestion de 3 050 milliards d’euros. L’activité Grandes Clientèles a enregistré des revenus trimestriels records de 2,15 milliards d’euros, en hausse de 2,1 %, tandis que les Services Financiers Spécialisés ont vu leurs revenus reculer de 0,8 % à 908 millions d’euros, pénalisés par un effet de base défavorable de 30 millions d’euros dans le financement à la consommation. La liquidité est restée robuste, avec un ratio de couverture des besoins de liquidité de 141 % au 31 décembre, bien au-dessus du minimum réglementaire de 100 %.

  • L’or rebondit fortement après de lourdes pertes et se rapproche du seuil des 5 000 dollars l’once

    L’or rebondit fortement après de lourdes pertes et se rapproche du seuil des 5 000 dollars l’once

    Les prix de l’or ont fortement rebondi mardi, tandis que l’argent et le platine ont également progressé, les métaux précieux semblant se stabiliser après deux séances de fortes baisses.

    À 08h25 ET (13h25 GMT), l’or au comptant a bondi de 5,8 % à 4 931,00 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or d’avril ont progressé de 6,4 % à 4 952,34 dollars l’once. L’argent au comptant a grimpé de plus de 14 % à 88,338 dollars l’once et le platine au comptant a gagné 5,9 % à 2 230,10 dollars l’once.

    L’or se redresse après une chute brutale depuis ses records

    L’or était tombé jusqu’à 4 400 dollars l’once lundi, effaçant près de 1 200 dollars par rapport au record historique atteint la semaine dernière. Cette forte correction a été provoquée par d’importantes prises de bénéfices après la nomination par le président américain Donald Trump de l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale Kevin Warsh au poste de président de la banque centrale.

    Si cette nomination a levé une source majeure d’incertitude pour les marchés, réduisant une partie de la demande de valeur refuge, Warsh est également perçu comme un choix moins accommodant que prévu. Malgré cela, des signes de stabilisation sont apparus en fin de séance lundi, l’or au comptant clôturant nettement au-dessus de ses plus bas intraday.

    « Une stabilisation supplémentaire dépendra de l’état d’esprit du marché de détail. La demande physique de ce segment a été forte ces derniers mois et pourrait offrir un soutien solide face aux ventes liées aux positions à effet de levier sur le marché institutionnel », ont écrit les analystes d’ANZ dans une note, ajoutant que les fondamentaux de l’or restent solides.

    « Les achats d’or par les banques centrales devraient rester élevés dans un contexte de relations internationales tendues, tandis que les inquiétudes concernant l’indépendance de la Fed et la hausse des primes de risque sur les actifs américains pourraient accroître la volatilité et soutenir la demande d’investissement pour l’or jusqu’en 2026 », ont-ils ajouté.

    ING s’est montré plus prudent, soulignant que des risques persistent à court terme. « Les risques baissiers à court terme demeurent, car les gains depuis le début de l’année ont presque entièrement été effacés et certains investisseurs pourraient continuer à prendre leurs bénéfices », a indiqué la banque dans une note. « Toutefois, en l’absence d’un changement fondamental majeur, le mouvement ressemble davantage à une correction qu’au début d’une nouvelle tendance. La volatilité restera élevée. »

    L’or est allé « trop loin, trop vite » – BCA Research

    Malgré le rebond, certains stratégistes estiment que la forte hausse des métaux précieux et industriels montre des signes d’excès spéculatif. Peter Berezin, stratégiste mondial en chef et directeur de la recherche chez BCA Research, a averti que les prix pourraient être allés « trop loin, trop vite ».

    Dans une nouvelle note aux investisseurs, Berezin a décrit un scénario de long terme dans lequel l’or pourrait théoriquement perdre l’essentiel de sa valeur. Selon lui, la hausse actuelle repose sur des inquiétudes légitimes concernant la dépréciation des devises, citant l’augmentation des déficits budgétaires américains, l’alourdissement de la dette et la forte détention d’actifs américains par des investisseurs étrangers, ce qui rend le dollar vulnérable à mesure que certains réduisent leur exposition.

    Dans le même temps, les banques centrales étrangères continuent d’accumuler de l’or. « Bien que le volume physique des achats d’or ait diminué, la valeur en dollars continue d’augmenter », a écrit Berezin.

    Il a toutefois noté que les principaux indicateurs d’inflation ne confirment pas encore le scénario de dépréciation. Les anticipations d’inflation à long terme restent relativement stables, tandis que le bitcoin — souvent qualifié d’« or numérique » — n’a pas du tout participé à la hausse.

    Le cuivre se stabilise après la récente chute

    Du côté des métaux de base, les prix du cuivre ont également progressé mardi, se redressant après les baisses récentes. Les contrats de référence sur le cuivre au London Metal Exchange ont augmenté de 4 % à 13 451,00 dollars la tonne, tandis que les contrats à terme sur le cuivre du COMEX ont gagné 4,3 % à 6,0780 dollars la livre.

    Les pertes du cuivre ont été bien plus limitées que celles observées sur les métaux précieux, reflétant des perspectives de demande toujours positives, soutenues par l’expansion des capacités de production d’énergie et la construction de centres de données. Les analystes d’ANZ ont noté que les acheteurs chinois sont intervenus la semaine dernière pour profiter de prix plus bas, la Chine constituant également des stocks avant les célébrations du Nouvel An lunaire.

    En tant que premier importateur mondial de cuivre, la Chine devrait rester un moteur clé de la demande, d’autant plus que Pékin continue de déployer de nouvelles mesures de soutien économique.

  • Les contrats à terme américains signalent de nouveaux gains à Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme américains signalent de nouveaux gains à Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains indiquent une ouverture en hausse mardi, laissant penser que les actions pourraient prolonger l’élan observé lors de la séance précédente.

    La vigueur initiale est en partie portée par la forte progression de Palantir Technologies (NASDAQ:PLTR), dont le titre bondit d’environ 11,7 % en préouverture. Cette envolée fait suite à des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes et à des prévisions plus optimistes que prévu.

    Les valeurs minières devraient également bien démarrer, soutenues par le net rebond des prix de l’or et de l’argent après leur récente chute, ce qui améliore le sentiment du secteur.

    Le potentiel haussier pourrait toutefois être freiné par l’attention portée aux développements politiques à Washington, où la Chambre des représentants doit se prononcer sur un projet de loi budgétaire visant à mettre fin à la paralysie partielle du gouvernement.

    En raison du shutdown, le département américain du Travail a déjà reporté la publication du rapport sur les offres d’emploi attendue ce matin, ainsi que celle du très suivi rapport mensuel sur l’emploi initialement prévu vendredi.

    Après une semaine précédente mitigée, les marchés américains ont progressé dans leur ensemble lundi. Les trois principaux indices ont terminé dans le vert, le Dow se distinguant particulièrement. Même si les indices ont cédé une partie de leurs gains en fin de séance, ils sont restés en territoire positif : le Dow a gagné 515,19 points, soit 1,1 %, à 49 407,66, le Nasdaq a progressé de 130,29 points, soit 0,6 %, à 23 592,11, et le S&P 500 a avancé de 37,41 points, soit 0,5 %, à 6 976,44.

    La hausse a été soutenue par un rapport de l’Institute for Supply Management montrant que l’activité manufacturière aux États-Unis est revenue en expansion en janvier pour la première fois en un an. L’indice PMI manufacturier ISM est passé de 47,9 en décembre à 52,6, bien au-dessus du seuil de 50 synonyme de croissance et au-delà des attentes fixées à 48,5.

    Ces données favorables ont permis aux investisseurs de relativiser les tensions commerciales persistantes ainsi que les incertitudes renouvelées autour de la politique monétaire américaine. Le sentiment a également été renforcé par des signes d’apaisement entre les États-Unis et l’Iran, après des informations selon lesquelles Téhéran serait disposé à négocier avec Washington sur son programme nucléaire.

    Les marchés ont aussi bénéficié de l’annonce du président Donald Trump sur Truth Social concernant un accord commercial avec l’Inde. À l’issue d’un échange avec le Premier ministre indien Narendra Modi, Trump a indiqué que les États-Unis réduiraient leurs droits de douane réciproques sur l’Inde à 18 %, contre 25 % auparavant, tandis que l’Inde aurait accepté de supprimer ses barrières tarifaires et non tarifaires à l’encontre des États-Unis.

    Malgré ce contexte positif, les investisseurs semblent prudents avant la publication du rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail, attendue vendredi. Celui-ci devrait faire état de 70 000 créations d’emplois en janvier, après 50 000 en décembre, et pourrait influencer les anticipations de taux d’intérêt.

    Côté secteurs, les compagnies aériennes ont mené la hausse, l’indice NYSE Arca Airline bondissant de 4,3 %. Les valeurs du matériel informatique ont également bien performé, comme en témoigne la progression de 4,2 % de l’indice NYSE Arca Computer Hardware.

    Les banques, les semi-conducteurs et le commerce de détail ont aussi enregistré de solides gains, tandis que le secteur de l’énergie a reculé dans un contexte de forte baisse des prix du pétrole.

  • Les Bourses européennes mitigées après le fort rallye de la veille: DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes mitigées après le fort rallye de la veille: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont évolué de manière contrastée mardi, marquant une pause après le solide rebond observé plus tôt dans la séance, qui avait porté plusieurs indices à des niveaux records.

    La hausse initiale a été soutenue par la stabilisation des marchés des matières premières, par un apaisement des tensions commerciales et géopolitiques, ainsi que par l’attente d’un vote du Congrès américain sur un projet de loi budgétaire visant à mettre fin à la paralysie partielle du gouvernement.

    Le climat de marché a également été renforcé par des données montrant que l’inflation en France a ralenti de façon inattendue le mois dernier, atteignant un plus bas de cinq ans, ce qui alimente l’idée que l’inflation en zone euro pourrait rester inférieure à l’objectif de la Banque centrale européenne plus longtemps cette année.

    En milieu de séance, le DAX allemand progressait d’environ 0,3 %, tandis que le CAC 40 français reculait de 0,2 % et que le FTSE 100 britannique cédait 0,7 %.

    Du côté des valeurs, Fortum Oyj a reculé après avoir publié des résultats 2025 inférieurs aux attentes. Alfa Laval a également baissé après avoir fait état d’un repli séquentiel de ses marges au quatrième trimestre.

    Les actions de Publicis Groupe (EU:PUB) ont fortement chuté après que le groupe publicitaire français a annoncé un bénéfice annuel en baisse par rapport à l’an dernier. Akzo Nobel (EU:AKZA) a aussi été sous pression, l’EBITDA ajusté ayant reculé au quatrième trimestre dans un contexte de faibles revenus.

    À Londres, AstraZeneca (LSE:AZN) a perdu du terrain après le rejet par la Food and Drug Administration américaine d’une version sous-cutanée de son traitement contre le lupus, qui aurait facilité l’administration.

    À l’inverse, Amundi (EU:AMUN) a progressé après avoir annoncé des flux nets au quatrième trimestre supérieurs aux attentes, les clients cherchant davantage de diversification en Europe et en s’éloignant du dollar américain.

    Enfin, Nordex (TG:NDX1) a gagné du terrain après avoir décroché une commande de 189 MW auprès d’OX2 pour la fourniture de turbines destinées au parc éolien de Fagerasen, en Suède.