Author: Fiona Craig

  • TotalEnergies atteint de nouveaux sommets malgré une production en baisse

    TotalEnergies atteint de nouveaux sommets malgré une production en baisse

    Les actions de TotalEnergies SE (EU:TTE) ont fortement progressé la semaine dernière, surperformant le marché dans son ensemble grâce à la récente hausse des prix du pétrole.

    Sur l’ensemble de la semaine, le titre a gagné 6,36 %, dont une hausse de 2,74 % lors de la seule séance de vendredi.

    Au cours de ce mouvement haussier, TotalEnergies a atteint un nouveau record de clôture à 72,33 €. En revanche, le sommet intrajournalier de 73 €, enregistré le 2 mars, n’a pas encore été dépassé. Le titre affiche également une forte dynamique sur un mois, avec une progression d’environ 53 %.

    L’évolution du marché pétrolier a largement soutenu cette performance. Après avoir brièvement approché les 120 dollars au début de la semaine dernière, le WTI est tombé jusqu’à 76,73 dollars avant de rebondir pour revenir juste en dessous des 100 dollars. Le Brent évolue quant à lui légèrement au-dessus de ce niveau clé, une situation généralement favorable aux perspectives des grandes compagnies pétrolières comme TotalEnergies.

    Dans le même temps, le groupe doit faire face à des difficultés opérationnelles liées au conflit en cours au Moyen-Orient. L’entreprise a indiqué en fin de semaine dernière que sa production avait été arrêtée ou était en cours d’arrêt dans plusieurs sites au Qatar, en Irak et en mer au large des Émirats arabes unis. Ces perturbations représentent environ 15 % de la production totale du groupe.

    Pour l’instant, la hausse des prix du pétrole compense largement la baisse de production. Toutefois, si les cours du brut devaient reculer — notamment en cas d’apaisement des tensions avec l’Iran — l’action pourrait subir une correction notable. Ce risque est d’autant plus présent que le titre évolue à proximité de ses plus hauts historiques, un niveau où certains investisseurs pourraient être tentés de prendre leurs bénéfices au moindre signal négatif.

    Malgré ces incertitudes, TotalEnergies reste considérée comme une valeur de qualité qui continue d’attirer l’attention des investisseurs. Son dividende demeure un atout majeur, avec un rendement d’environ 4,7 % et une régularité de paiement sur près de 50 ans. Néanmoins, compte tenu de la forte hausse récente du titre, le moment actuel ne semble pas particulièrement favorable pour initier une nouvelle position.

  • La chasse aux bonnes affaires pourrait soutenir un rebond initial à Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    La chasse aux bonnes affaires pourrait soutenir un rebond initial à Wall Street: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains indiquent actuellement une ouverture en hausse vendredi, suggérant que les actions pourraient récupérer une partie du terrain perdu lors de la séance précédente.

    La vigueur initiale à Wall Street pourrait être alimentée par la chasse aux bonnes affaires, certains investisseurs cherchant à acheter des actions à des niveaux plus faibles après la forte chute de jeudi, qui a entraîné les principaux indices vers leurs niveaux de clôture les plus bas depuis plus de trois mois.

    L’intérêt acheteur pourrait également être soutenu par un recul des prix du pétrole. Le brut pour livraison en avril a reculé de 1,6 %, après avoir bondi de près de 15 % lors des deux séances précédentes.

    La baisse du pétrole intervient malgré une intensification de la rhétorique politique. Le président américain Donald Trump a qualifié le régime iranien de « deranged scumbags » et a déclaré qu’il avait le « great honor » de les tuer.

    Les contrats à terme ont encore progressé après la publication d’un rapport très surveillé montrant que la croissance annuelle des prix à la consommation a ralenti de manière inattendue en janvier.

    Le département du Commerce a indiqué que le taux annuel de croissance de l’indice des prix PCE est tombé à 2,8 % en janvier, contre 2,9 % en décembre. Les économistes s’attendaient à ce que le rythme reste inchangé.

    Par ailleurs, l’indice PCE core, qui exclut les prix de l’alimentation et de l’énergie, a augmenté à 3,1 % contre 3,0 %, alors que les économistes prévoyaient une stabilité.

    Un autre rapport du département du Commerce a également montré que la croissance économique américaine a ralenti plus fortement que prévu au quatrième trimestre 2025.

    Les marchés chutent fortement lors de la séance précédente

    Après deux séances quasi inchangées, les actions ont fortement reculé au cours de la séance de jeudi, entraînant les principaux indices vers leurs plus bas niveaux de clôture depuis plus de trois mois.

    Les principaux indices ont terminé la séance juste au-dessus de leurs plus bas intrajournaliers. Le Dow Jones Industrial Average a chuté de 739,42 points, soit 1,6 %, à 46 677,85, le Nasdaq Composite a reculé de 404,16 points, soit 1,8 %, à 22 311,98, et le S&P 500 a perdu 103,18 points, soit 1,5 %, à 6 672,62.

    La forte baisse de Wall Street est intervenue alors que les prix du pétrole continuaient de grimper, prolongeant le rebond observé après la chute de mardi.

    Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en mai ont bondi de 9,2 %, repassant au-dessus de la barre des 100 dollars le baril.

    La hausse du pétrole s’est poursuivie après des informations indiquant que trois navires étrangers supplémentaires avaient été touchés dans le golfe Persique durant la nuit, renforçant les inquiétudes concernant la sécurité du trafic dans le stratégique détroit d’Ormuz.

    Le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright a déclaré à CNBC que la marine américaine n’était « pas prête » à escorter les pétroliers à travers le détroit.

    Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a également déclaré que le détroit d’Ormuz devait rester fermé comme « un outil pour faire pression sur l’ennemi ».

    Allocations chômage et mouvements sectoriels

    Sur le plan économique, le département du Travail a publié un rapport montrant que les nouvelles demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont légèrement diminué de manière inattendue au cours de la semaine se terminant le 7 mars.

    Les nouvelles demandes sont tombées à 213 000, soit une baisse de 1 000 par rapport au niveau révisé de 214 000 la semaine précédente.

    Les économistes prévoyaient une hausse à 215 000, contre 213 000 initialement annoncées.

    Les valeurs du secteur aérien ont prolongé leur chute récente, l’indice NYSE Arca Airline plongeant de 5,2 % pour atteindre son niveau de clôture le plus bas depuis plus de trois mois.

    Les valeurs sidérurgiques ont également fortement reculé, l’indice NYSE Arca Steel chutant de 3,7 %.

    Les actions des semi-conducteurs ont aussi enregistré une baisse notable, l’indice Philadelphia Semiconductor reculant de 3,4 %.

    Les valeurs des services pétroliers, de la biotechnologie et du secteur financier ont également enregistré des pertes importantes, tandis que les producteurs de pétrole ont échappé à la tendance baissière grâce à la hausse du brut.

  • Les actions européennes stables mais en voie de pertes hebdomadaires alors que la hausse du pétrole alimente les craintes d’inflation: DAX, CAC, FTSE100

    Les actions européennes stables mais en voie de pertes hebdomadaires alors que la hausse du pétrole alimente les craintes d’inflation: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens sont restés globalement stables vendredi mais se dirigent vers des pertes hebdomadaires, la hausse continue des prix du pétrole—alimentée par l’escalade du conflit au Moyen-Orient—renforçant les inquiétudes liées à l’inflation et réduisant les attentes de baisses de taux à court terme de la Réserve fédérale.

    Du côté économique, de nouvelles données ont montré que l’économie britannique n’a enregistré aucune croissance en janvier. Selon l’Office for National Statistics, la progression de l’activité dans la construction a été compensée par un recul de la production industrielle et une stagnation du secteur des services.

    Le produit intérieur brut est resté inchangé au cours du mois, après une hausse de 0,1 % en décembre et de 0,2 % en novembre. Les économistes prévoyaient une croissance mensuelle de 0,2 %.

    Sur une base annuelle, l’économie britannique a progressé de 0,8 % en janvier, légèrement en dessous de la prévision des analystes de 0,9 %.

    Ailleurs en Europe, le taux d’inflation annuel en France a accéléré à 0,9 % en février, contre 0,3 % en janvier.

    Sur les marchés, le CAC 40 français évoluait légèrement sous l’équilibre, tandis que le DAX allemand progressait de 0,1 % et que le FTSE 100 britannique gagnait 0,2 %.

    Les actions de Vivendi (EU:VIV) ont reculé malgré l’annonce par le groupe de médias français d’un retour à la rentabilité au second semestre 2025.

    Le fabricant de radiateurs Stelrad Group (LSE:SRAD) a également reculé après avoir signalé une baisse de son chiffre d’affaires en 2025 en raison d’une demande faible au Royaume-Uni, en Irlande et en Europe.

    Par ailleurs, BE Semiconductor (EU:BESI) a fortement progressé après des informations indiquant que le fabricant d’équipements pour semi-conducteurs aurait suscité un intérêt pour une éventuelle acquisition.

  • Le pétrole réduit ses pertes initiales alors que les risques d’approvisionnement liés à l’Iran l’emportent sur les mesures concernant la Russie

    Le pétrole réduit ses pertes initiales alors que les risques d’approvisionnement liés à l’Iran l’emportent sur les mesures concernant la Russie

    Les prix du pétrole ont reculé lors des échanges asiatiques vendredi, mais ont récupéré la majeure partie de leurs pertes initiales, les inquiétudes concernant les perturbations de l’approvisionnement liées au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran restant au cœur des préoccupations du marché.

    Les prix avaient initialement chuté d’environ 1 % après que Washington a indiqué qu’il autoriserait l’achat de certaines cargaisons de pétrole russe déjà en mer, une mesure visant à atténuer les pressions sur l’offre provoquées par le conflit avec l’Iran.

    Cependant, le brut a rapidement effacé la majeure partie de ces pertes et reste en voie d’enregistrer une deuxième semaine consécutive de fortes hausses, le conflit iranien — principal moteur du récent rallye pétrolier — ne montrant que peu de signes d’apaisement.

    À 02h17 ET (06h17 GMT), les contrats à terme sur le Brent pour mai reculaient de 0,1 % à 100,34 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) perdaient 0,4 % à 94,05 dollars le baril.

    Les États-Unis autorisent l’achat de pétrole russe déjà en transit

    Jeudi soir, le département du Trésor américain a accordé une dérogation de 30 jours permettant aux pays d’acheter des cargaisons de pétrole russe déjà chargées sur des pétroliers avant le 12 mars.

    Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que cette décision visait à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux dans un contexte de perturbations de l’approvisionnement liées à la guerre avec l’Iran.

    Plus tôt dans la semaine, Washington avait déjà accordé certaines exemptions pour l’achat de pétrole russe, permettant à l’Inde, troisième importateur mondial de brut, de recevoir des cargaisons en provenance de Moscou.

    Cette évolution intervient alors que les tensions avec l’Iran restent élevées, les États-Unis ayant également indiqué qu’ils pourraient libérer des volumes importants de la Strategic Petroleum Reserve afin d’atténuer les chocs d’approvisionnement.

    Des informations publiées plus tôt cette semaine indiquaient que l’International Energy Agency prépare un déstockage d’urgence record de plus de 400 millions de barils à partir des réserves stratégiques afin de compenser l’impact du conflit iranien.

    Le pétrole reste en voie de fortes hausses hebdomadaires alors que la guerre se poursuit

    Malgré le léger recul observé vendredi, les contrats à terme sur le Brent et le WTI devraient afficher des gains hebdomadaires compris entre 7 % et 9 %, prolongeant la forte hausse déclenchée par l’escalade du conflit.

    Les prix du pétrole avaient déjà bondi de près de 30 % la semaine dernière.

    Le conflit est entré dans son quatorzième jour vendredi, alors que les États-Unis et Israël poursuivaient leurs frappes contre l’Iran et que Téhéran répondait par des vagues de missiles et de drones visant des infrastructures pétrolières dans plusieurs pays voisins du Moyen-Orient.

    L’Iran a également menacé de fermer le détroit d’Ormuz, un corridor maritime crucial pour les approvisionnements énergétiques mondiaux, afin de faire pression sur Washington et ses alliés.

    La possible fermeture du détroit — combinée aux attaques contre les installations pétrolières — a intensifié les craintes de perturbations prolongées de l’approvisionnement mondial en pétrole. Cette voie maritime est particulièrement stratégique puisque près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole y transite.

    « Le conflit est désormais allé au-delà d’un choc géopolitique de courte durée et est entré dans une phase où les pertes d’approvisionnement deviennent de plus en plus structurelles plutôt que temporaires », ont écrit les analystes d’ANZ dans une note.

    « La volatilité des prix devrait rester élevée, mais l’orientation est de plus en plus à la hausse. Il est important de noter que plus la perturbation persiste, plus le prix nécessaire pour rétablir l’équilibre du marché sera élevé. »

    Les investisseurs restent prudents face à la perspective d’une hausse prolongée des prix du pétrole, car des coûts énergétiques plus élevés pourraient alimenter l’inflation et pousser les grandes banques centrales à adopter une politique monétaire plus restrictive.

  • L’or progresse mais se dirige vers une deuxième baisse hebdomadaire alors que la guerre avec l’Iran alimente les craintes d’inflation

    L’or progresse mais se dirige vers une deuxième baisse hebdomadaire alors que la guerre avec l’Iran alimente les craintes d’inflation

    Les prix de l’or ont progressé lors des échanges asiatiques vendredi, mais le métal précieux reste en route vers une deuxième baisse hebdomadaire consécutive alors que les investisseurs évaluent les risques inflationnistes liés au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

    Le métal précieux a trouvé un certain soutien après le ralentissement de la hausse du dollar américain et des prix du pétrole, notamment après que Washington a annoncé de nouvelles dérogations autorisant l’achat d’une partie du pétrole russe afin d’atténuer les perturbations de l’offre liées à l’Iran.

    À 01h14 ET (05h14 GMT), l’or au comptant avait progressé de 0,6 % à 5 109,46 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or reculaient de 0,3 % à 5 111,84 dollars l’once.

    L’or en route vers une deuxième baisse hebdomadaire tout en restant dans une fourchette étroite

    L’or au comptant devrait reculer d’environ 1,2 % cette semaine, ce qui marquerait une deuxième semaine consécutive de pertes.

    Bien que le métal jaune ait bénéficié d’une certaine demande en tant que valeur refuge dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient, ses gains ont été limités par les inquiétudes croissantes concernant la persistance de l’inflation.

    Les marchés craignent que le conflit avec l’Iran ne maintienne les prix du pétrole à un niveau élevé pendant une période prolongée, alimentant l’inflation mondiale et poussant les grandes banques centrales à adopter une politique monétaire plus restrictive.

    Dans ce contexte, les attentes concernant une baisse des taux d’intérêt à court terme par la Réserve fédérale ont progressivement diminué. La banque centrale devrait largement maintenir les taux inchangés lors de sa réunion de politique monétaire la semaine prochaine.

    Depuis le début du conflit avec l’Iran, l’or évolue principalement dans une fourchette comprise entre 5 000 et 5 200 dollars l’once. Bien que le métal reste en hausse depuis le début de l’année, sa progression semble s’essouffler après la chute enregistrée depuis le record proche de 5 600 dollars l’once atteint fin janvier.

    Les analystes d’ANZ ont indiqué dans une note de recherche que, malgré les difficultés récentes, l’or demeure « un élément clé de diversification de portefeuille, offrant une protection contre un large éventail d’incertitudes macroéconomiques et géopolitiques ».

    D’autres métaux précieux ont également progressé vendredi, bien que leurs performances hebdomadaires restent modestes. L’argent au comptant a augmenté de 0,7 % à 84,3275 dollars l’once, tandis que le platine au comptant a progressé de 0,5 % à 2 143,21 dollars l’once.

    Les marchés attendent les données PCE sur l’inflation pour de nouveaux indices

    Les investisseurs attendent désormais la publication prochaine de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) aux États-Unis, qui pourrait fournir de nouvelles indications sur l’évolution de la plus grande économie mondiale.

    Cet indicateur est la mesure d’inflation privilégiée de la Réserve fédérale et devrait influencer les anticipations du marché concernant la politique des taux d’intérêt.

    Toutefois, les données concernent janvier et ne devraient pas refléter les effets inflationnistes liés à la récente hausse des prix de l’énergie.

    Le rapport PCE sera publié quelques jours seulement avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, au cours de laquelle la banque centrale devrait largement maintenir ses taux inchangés. Selon l’outil CME FedWatch, les marchés anticipent des taux stables au moins jusqu’en septembre.

  • Le Bitcoin se rapproche des 71 000 dollars grâce à l’optimisme réglementaire aux États-Unis qui compense les inquiétudes liées à la guerre avec l’Iran

    Le Bitcoin se rapproche des 71 000 dollars grâce à l’optimisme réglementaire aux États-Unis qui compense les inquiétudes liées à la guerre avec l’Iran

    Le Bitcoin (COIN:BTCUSD) a progressé vendredi, prolongeant ses gains récents et atteignant son plus haut niveau depuis une semaine, les attentes d’un environnement réglementaire plus favorable aux États-Unis contribuant à compenser les inquiétudes persistantes du marché liées au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

    La plus grande cryptomonnaie du monde était également en passe d’enregistrer une hausse hebdomadaire, aidée en partie par une pause dans la récente flambée des prix du pétrole.

    À 01h49 ET, le Bitcoin avait progressé de près de 3 % pour atteindre 71 529,7 dollars.

    Le Bitcoin se dirige vers une hausse hebdomadaire grâce à l’optimisme réglementaire

    Le Bitcoin était en passe de gagner environ 6,5 % cette semaine, surperformant les marchés sensibles au risque malgré les incertitudes liées à la guerre avec l’Iran.

    La hausse du marché des cryptomonnaies a été principalement alimentée par les évolutions réglementaires aux États-Unis après que la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) ont annoncé mercredi qu’elles collaboreraient pour établir un cadre réglementaire plus clair pour les actifs numériques aux États-Unis.

    Dans le cadre de cet accord, les deux agences ont indiqué qu’elles travailleraient ensemble pour mettre en place une politique fédérale visant à fournir « un cadre réglementaire adapté aux crypto-actifs et aux autres technologies émergentes ».

    L’initiative, appelée « Joint Harmonization Initiative », vise à établir des protocoles formels de partage de données, à simplifier les obligations de reporting et à mettre fin aux actions d’application séparées de la CFTC et de la SEC contre les entreprises de cryptomonnaies.

    Bien que l’accord ne soit pas juridiquement contraignant, l’annonce a renforcé l’optimisme quant à la mise en place d’un cadre réglementaire plus complet pour les actifs numériques.

    Cette initiative s’inscrit également dans la promesse du président américain Donald Trump d’apporter davantage de clarté réglementaire à l’industrie des cryptomonnaies, après avoir nommé à la tête de la CFTC et de la SEC des responsables favorables au secteur.

    Le conflit avec l’Iran continue de peser sur l’appétit pour le risque

    Malgré cela, la reprise du Bitcoin reste fragile, la cryptomonnaie ayant connu d’importantes fluctuations de prix après une série de krachs éclair à la fin de 2025.

    L’appétit pour le risque des investisseurs demeure également limité, les marchés actions mondiaux ayant subi d’importantes ventes alors que les investisseurs évaluent les implications économiques de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

    Une préoccupation majeure concerne l’impact inflationniste du conflit. Des perturbations prolongées sur les marchés pétroliers pourraient faire grimper davantage les prix du brut et alimenter l’inflation mondiale. Un tel scénario pourrait inciter les grandes banques centrales à adopter une politique monétaire plus restrictive — une situation généralement défavorable aux cryptomonnaies et aux actifs spéculatifs.

    Les altcoins suivent la hausse du Bitcoin

    Les principales autres cryptomonnaies ont également progressé vendredi dans le sillage du Bitcoin.

    La deuxième cryptomonnaie mondiale, Ether, a gagné 3,9 % pour atteindre 2 109,48 dollars, tandis que XRP a progressé de 3,6 % à 1,4218 dollars.

    BNB, Cardano et Solana ont enregistré des hausses comprises entre 2,4 % et 5,5 %.

    Parmi les memecoins, DOGE a progressé de 4,8 %, tandis que $TRUMP a bondi de 13,7 %.

    Malgré ce rebond récent, la plupart des altcoins — comme le Bitcoin — restent encore nettement en dessous de leurs niveaux du début de l’année, ce qui reflète une prudence persistante des investisseurs à l’égard du marché des cryptomonnaies.

  • Le pétrole reste au-dessus de 100 dollars alors que le conflit avec l’Iran maintient les marchés sous tension — les principaux facteurs qui influencent les marchés: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Le pétrole reste au-dessus de 100 dollars alors que le conflit avec l’Iran maintient les marchés sous tension — les principaux facteurs qui influencent les marchés: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les actions américaines étaient légèrement en baisse tôt vendredi, tandis que les prix du pétrole restaient élevés en raison des combats en cours au Moyen-Orient. Le Brent continue de s’échanger au-dessus de la barre des 100 dollars le baril, avec peu de signes d’un ralentissement de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui dure désormais depuis plus d’une semaine. La hausse des coûts de l’énergie alimente également les craintes d’inflation, poussant l’or vers une baisse hebdomadaire, tandis que de nouvelles données sur l’inflation américaine sont attendues plus tard dans la journée. Sur le plan des entreprises, l’action d’Adobe (NASDAQ:ADBE) a reculé après que le groupe a annoncé le départ de son directeur général de longue date.

    Les contrats à terme reculent

    Les contrats à terme liés aux principaux indices boursiers américains indiquaient une ouverture en baisse vendredi, laissant présager une fin de semaine difficile après plusieurs jours de volatilité liés au conflit avec l’Iran et aux tensions sur l’approvisionnement en pétrole.

    À 04h10 ET, les contrats à terme sur le Dow reculaient de 241 points, soit 0,5 %. Les contrats à terme sur le S&P 500 perdaient 35 points, également environ 0,5 %, tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq 100 reculaient de 157 points, soit 0,6 %.

    Les principaux indices de Wall Street avaient déjà chuté lors de la séance précédente, les investisseurs voyant peu de signes d’un apaisement rapide des tensions au Moyen-Orient. Les déclarations du nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei indiquant que le détroit d’Ormuz resterait fermé ont contribué à maintenir les prix du pétrole à un niveau élevé, pesant sur le sentiment des investisseurs.

    Bien que les États-Unis et Israël semblent avoir l’avantage militaire dans leur campagne contre l’Iran, certains analystes estiment que Téhéran pourrait tenter de résister en perturbant les flux maritimes à travers le détroit d’Ormuz, une route clé qui transporte environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

    En réponse à l’emprise iranienne sur ce passage stratégique, le département du Trésor américain a déclaré que les pays seraient autorisés à acheter une partie du pétrole russe sanctionné jusqu’au 11 avril. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a également indiqué que la marine américaine pourrait escorter les navires commerciaux traversant le détroit.

    Le Brent reste au-dessus de 100 dollars

    Les inquiétudes selon lesquelles le conflit pourrait s’étendre dans une région responsable d’une part importante de la production mondiale de pétrole ont fait remonter le Brent au-dessus de 100 dollars le baril.

    Les prix ont été extrêmement volatils tout au long de la semaine. À un moment donné, le Brent a grimpé jusqu’à près de 120 dollars le baril avant de redescendre brièvement sous les 90 dollars.

    Bien que ces fluctuations aient dominé l’actualité, la question principale pour les investisseurs est de savoir si la hausse des prix est appelée à durer, ont souligné les analystes de Capital Economics.

    « En l’état actuel des choses, les investisseurs sur le marché des options estiment à une chance sur cinq que les prix du Brent soient de 100 dollars le baril ou plus dans trois mois », a déclaré Kieran Tompkins, économiste senior spécialisé dans le climat et les matières premières chez Capital Economics, dans une note.

    À 04h33 ET vendredi, les contrats à terme sur le Brent avaient progressé de 0,6 % à 101,04 dollars le baril, ce qui place la référence mondiale en hausse de plus de 9 % sur la semaine. Avant le début du conflit avec l’Iran, le Brent se négociait autour de 70 dollars le baril.

    L’or en route vers une baisse hebdomadaire

    L’or au comptant se dirigeait quant à lui vers une deuxième semaine consécutive de baisse, reflétant les inquiétudes selon lesquelles le conflit avec l’Iran pourrait alimenter une hausse de l’inflation en raison de l’augmentation des prix de l’énergie.

    Une grande partie du pétrole et du gaz transitant par le détroit d’Ormuz est utilisée dans la fabrication de produits tels que les engrais et les plastiques. Par conséquent, la hausse des prix de l’énergie pourrait se répercuter sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et accentuer les pressions inflationnistes dans le monde entier.

    Ces inquiétudes pourraient également pousser les banques centrales, dont la Réserve fédérale, à reconsidérer d’éventuelles baisses de taux à court terme. Des taux d’intérêt plus élevés ont tendance à attirer les capitaux étrangers, ce qui soutient le dollar américain. L’indice du dollar — qui mesure le billet vert face à un panier de devises majeures — a ainsi progressé à mesure que le conflit s’intensifiait.

    Même si l’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période de crise géopolitique, un dollar plus fort peut réduire son attrait en rendant le métal plus coûteux pour les acheteurs internationaux.

    Les données PCE attendues

    Les investisseurs surveilleront également la publication de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) pour janvier aux États-Unis, attendue plus tard vendredi.

    En excluant les éléments volatils tels que l’alimentation et l’énergie, l’indice PCE « core » devrait atteindre 3,1 % sur un an, légèrement au-dessus des 3,0 % enregistrés en décembre. Cet indicateur est étroitement surveillé par les marchés financiers car il s’agit de l’une des mesures privilégiées par la Réserve fédérale pour orienter sa politique monétaire.

    Il est intéressant de noter que les données PCE du département du Commerce ont récemment été plus élevées que l’indice des prix à la consommation (CPI) publié par le département du Travail. Cette divergence reflète principalement des différences de pondération — notamment pour le logement et les soins de santé — ainsi que des variations de périmètre et des effets de substitution des consommateurs. En particulier, la pondération plus faible des coûts de logement en baisse dans le PCE et l’exposition plus forte à la hausse des coûts médicaux expliquent que le PCE reste plus élevé que le CPI.

    Mercredi, les données CPI de février ont montré une inflation relativement modérée de 2,4 % sur un an.

    Cependant, il est important de noter que ces données couvrent en grande partie une période précédant le déclenchement du conflit avec l’Iran, qui a commencé par des frappes aériennes américaines et israéliennes fin février. Depuis lors, les perspectives d’inflation se sont assombries.

    Le directeur général d’Adobe va quitter ses fonctions

    Les actions Adobe ont reculé lors des échanges après la clôture après que l’entreprise a annoncé que Shantanu Narayen, qui dirige la société depuis dix-huit ans, quittera son poste de directeur général tandis que le conseil d’administration entame la recherche d’un successeur.

    Narayen a rejoint Adobe en 1998 et a gravi les échelons avant de devenir directeur général en décembre 2007. L’une de ses décisions stratégiques les plus importantes a été de regrouper les produits logiciels de l’entreprise dans un modèle d’abonnement basé sur le cloud.

    Sous sa direction, le chiffre d’affaires annuel d’Adobe a fortement augmenté, passant de 3,58 milliards de dollars à 23,77 milliards de dollars.

    L’entreprise basée à San Jose, en Californie — connue pour ses logiciels comme l’éditeur d’images Photoshop et le logiciel de montage vidéo Premiere Pro — a également publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes tant pour le chiffre d’affaires que pour le bénéfice et a présenté des prévisions pour le trimestre en cours globalement supérieures aux attentes du marché.

  • Les marchés européens reculent alors que le pétrole reste au-dessus de 100 dollars le baril: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens reculent alors que le pétrole reste au-dessus de 100 dollars le baril: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont entamé la séance de vendredi en baisse, les prix du pétrole restant au-dessus de 100 dollars le baril malgré la décision des États-Unis d’autoriser l’achat d’une partie du pétrole russe sanctionné afin d’atténuer les tensions sur l’offre mondiale.

    À 08h04 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 reculait de 0,7 %. Le DAX allemand cédait 0,9 %, le CAC 40 français perdait 1,0 % et le FTSE 100 britannique reculait de 0,8 %.

    Les marchés européens ont suivi la tendance négative venue d’Asie, les investisseurs doutant que l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran prenne fin rapidement. Les principaux indices de Corée du Sud et du Japon — deux grands importateurs de pétrole du Moyen-Orient — ont chuté de plus de 1,4 %.

    Comme de nombreuses économies asiatiques, plusieurs pays européens dépendent fortement des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique entourée sur trois côtés par l’Iran.

    Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi que le détroit resterait fermé jusqu’à la fin des combats. Le trafic maritime à travers ce point stratégique s’est presque arrêté, les compagnies craignant d’éventuelles attaques mettant en danger la sécurité des équipages. Les entreprises de transport maritime rencontrent également de plus en plus de difficultés pour obtenir des assurances pour des traversées jugées de plus en plus risquées.

    Malgré les mesures récentes des États-Unis et de l’Agence internationale de l’énergie visant à augmenter l’offre de pétrole disponible, l’approvisionnement reste limité, ce qui a poussé le Brent à repasser au-dessus de 100 dollars le baril. La volatilité des prix du Brent a été particulièrement forte. Plus tôt dans la semaine, la référence mondiale avait grimpé jusqu’à près de 120 dollars le baril avant de retomber brièvement sous les 90 dollars.

    Malgré ces fluctuations, les prix du pétrole restent nettement supérieurs à leurs niveaux d’avant le conflit, ce qui alimente les inquiétudes concernant une possible résurgence des pressions inflationnistes dans le monde et pourrait compliquer les attentes d’assouplissement de la politique monétaire des banques centrales. En Europe, ces craintes ont entraîné une hausse des rendements obligataires en Allemagne et en France, ce qui pèse sur les marchés actions.

    “Les marchés actions européens et asiatiques ont été plus durement touchés que ceux des États-Unis, et plus la crise durera, plus cet écart se creusera”, ont indiqué les analystes d’ING dans une note.

    L’inflation sous surveillance

    Dans ce contexte, les investisseurs analysent les nouvelles données d’inflation publiées en France et en Espagne.

    En France, deuxième économie de la zone euro, les prix à la consommation ont augmenté de 1,1 % sur un an en février selon l’indice harmonisé de l’UE. Ce chiffre est conforme aux attentes et supérieur aux 0,4 % enregistrés en janvier. En Espagne, un indicateur similaire a légèrement accéléré à 2,5 %.

    Plus tard vendredi, les marchés suivront la publication aux États-Unis de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) pour janvier, l’un des indicateurs d’inflation privilégiés par la Réserve fédérale.

    Toutefois, ces données couvrent principalement une période antérieure au début du conflit avec l’Iran, déclenché par une série de frappes aériennes américaines et israéliennes fin février. Depuis lors, les perspectives d’inflation se sont assombries, en particulier en Europe, où les économistes estimaient encore récemment que la hausse des prix avait largement été maîtrisée.

  • L’action Worldline bondit de 17 % avec le lancement d’une augmentation de capital de 392 millions d’euros

    L’action Worldline bondit de 17 % avec le lancement d’une augmentation de capital de 392 millions d’euros

    Les actions de Worldline SA (EU:WLN) ont progressé de plus de 17 % vendredi après que le groupe français de paiements a détaché les droits préférentiels de souscription de ses actions dans le cadre d’une augmentation de capital de 392 millions d’euros.

    Le détachement est intervenu sur Euronext Paris vendredi, un jour après le lancement officiel de l’opération. Cet ajustement a entraîné une réinitialisation du prix de référence de l’action, ce qui accentue mécaniquement la variation en pourcentage par rapport à la clôture de jeudi.

    L’opération, annoncée jeudi, constitue la dernière étape d’un plan global d’augmentation de capital de 500 millions d’euros, après 108 millions d’euros d’augmentations de capital réservées réalisées le 10 mars.

    Selon les modalités de l’offre, les actionnaires existants peuvent souscrire six nouvelles actions pour chaque action détenue, au prix de souscription de 0,202 euro par action.

    Sur la base du cours de clôture de Worldline à 1,421 euro le 10 mars, ce prix représente une décote de 85,8 % par rapport au cours avant détachement et de 46,3 % par rapport au prix théorique ex-droit de 0,376 euro.

    Les droits de souscription — dont la valeur théorique est de 1,045 euro chacun — seront négociables sur Euronext Paris jusqu’au 25 mars. La période de souscription s’étendra du 17 mars au 27 mars.

    Trois actionnaires existants se sont déjà engagés à participer à l’opération. La banque publique d’investissement Bpifrance, Crédit Agricole et BNP Paribas — qui détiennent respectivement 9,6 %, 9,5 % et 7,9 % du capital après les augmentations de capital réservées — ont accepté d’exercer leurs droits proportionnellement à leur participation.

    Les trois institutions ont également accordé un engagement de garantie supplémentaire pouvant atteindre au total 29 millions d’euros.

    Banque Fédérative du Crédit Mutuel, qui ne détient actuellement aucune action Worldline, a accepté d’acheter les droits de souscription attachés à la participation de 9,2 % de SIX Group AG et de les exercer intégralement. Cela représenterait la souscription d’environ 179 millions de nouvelles actions pour un montant d’environ 36 millions d’euros.

    Au total, ces engagements couvrent jusqu’à 43,7 % de l’augmentation de capital, soit environ 171 millions d’euros. Le solde de l’opération est garanti par un syndicat de banques.

    Worldline a indiqué que les fonds levés serviront à renforcer son bilan et à soutenir sa stratégie North Star 2030, qui vise un retour à la croissance et une amélioration de la génération de trésorerie. Les nouvelles actions donneront droit au dividende intégral dès leur émission.

  • Les actions Vivendi reculent alors que la baisse de la participation dans UMG pèse sur les résultats malgré le retour aux bénéfices

    Les actions Vivendi reculent alors que la baisse de la participation dans UMG pèse sur les résultats malgré le retour aux bénéfices

    Vivendi SA (EU:VIV) a annoncé un retour au bénéfice net pour l’exercice 2025, mais le groupe a indiqué que la valeur de marché de sa participation dans Universal Music Group (EU:UMG) avait diminué de 720 millions d’euros depuis la fin de l’année, ce qui a entraîné une baisse de plus de 3 % de son action vendredi.

    La société française de médias a enregistré un bénéfice net de 20 millions d’euros pour l’exercice clos le 31 décembre, après une perte de 6 milliards d’euros en 2024 principalement liée à des pertes en capital consécutives aux scissions de Canal+, Louis Hachette Group et Havas.

    Le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 3,5 % pour atteindre 307 millions d’euros, soutenu par Gameloft, désormais la seule activité opérationnelle entièrement consolidée du groupe. La division jeux vidéo a presque doublé son EBITA à 15 millions d’euros contre 8 millions un an plus tôt, les cinq principaux titres représentant 62 % des revenus de l’unité.

    Cependant, la rentabilité sous-jacente reste sous pression. Vivendi a affiché un EBITDA négatif de 49 millions d’euros, tandis que son EBITA de 45 millions d’euros provient entièrement de 129 millions d’euros de résultats mis en équivalence issus d’Universal Music Group, dans lequel Vivendi détient une participation de 9,91 %.

    Le directeur général Arnaud de Puyfontaine a déclaré aux analystes jeudi : « La tendance du cours de l’action ces dernières semaines a été plutôt décevante… à ce niveau de prix et comparé aux objectifs de cours des principaux analystes, nous sommes loin de la véritable valeur de l’entreprise. »

    Les actions d’UMG sont passées d’environ 22 euros à la fin de l’année à près de 18 euros au moment de la conférence. Cette participation représente 4,04 milliards d’euros sur le portefeuille coté total de Vivendi, évalué à 5,53 milliards d’euros.

    Ce portefeuille sert de garantie à des accords de financement structuré bilatéraux d’un montant de 1,35 milliard d’euros conclus avec cinq banques, avec un ratio prêt/valeur de 53 %. Le financement arrive à échéance en septembre 2026 et peut être prolongé jusqu’en décembre 2027 sous réserve de l’accord des banques. Un dépassement du seuil de 65 % du ratio prêt/valeur entraînerait des appels de marge.

    Le directeur financier François Laroze a déclaré : « Nous avons 181 millions d’actions. Cela représente donc une réduction de 720 millions d’euros de notre portefeuille. »

    La dette financière nette de Vivendi a reculé de 42 % pour atteindre 1,5 milliard d’euros après la cession de l’intégralité de ses participations dans Telecom Italia pour 1,14 milliard d’euros et dans Telefonica pour 251 millions d’euros.

    Les flux de trésorerie provenant des opérations ont atteint 68 millions d’euros. Les coûts du siège ont également diminué, passant de 126 millions d’euros à 99 millions d’euros, la direction visant une nouvelle réduction de 20 % d’ici 2027. Le conseil d’administration a proposé un dividende de 0,04 euro par action, payable le 24 avril.

    Vivendi fait par ailleurs l’objet d’une enquête de la Commission européenne concernant son acquisition de Lagardère, avec des amendes potentielles pouvant atteindre jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial. Par ailleurs, une audience devant un tribunal parisien est prévue le 22 mai afin de déterminer si le groupe Bolloré doit lancer une offre publique obligatoire de rachat des actions Vivendi.

    Après la clôture de l’exercice, Vivendi a indiqué avoir entamé des discussions pour acquérir la division luxe de Prisma Media et prendre une participation de 14 % dans Prisma Group, avec une finalisation de l’opération visée d’ici la mi-2026.