Le gaz naturel européen recule après quatre séances de hausse, mais les faibles stocks maintiennent les préoccupations sur l’approvisionnement

Liquid natural gas tanker

Les prix du gaz naturel européen ont diminué mardi 27 octobre 2026, mettant fin à quatre séances consécutives de hausse après que les contrats de référence ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis 2022. Ce repli fait suite à une augmentation des cours liée à des interruptions des approvisionnements norvégiens par gazoduc, tandis que les stocks européens inférieurs à la moyenne et les incertitudes concernant les livraisons de gaz naturel liquéfié continuaient d’influencer le marché.

Le contrat à un mois sur le gaz naturel néerlandais TTF est descendu à 96,29 euros par mégawattheure (MWh), contre 97,19 euros à la clôture de lundi, son niveau de clôture le plus élevé depuis quatre ans.

Au Royaume-Uni, les contrats à terme sur le gaz naturel NBP ont également reculé, s’établissant à 238,00 pence par therm après une clôture à 239,33 pence lundi.

Ces mouvements sont intervenus alors que les opérateurs évaluaient une interruption imprévue de la production sur le gisement offshore norvégien d’Oseberg, les niveaux réduits des stocks européens et les perturbations des transports maritimes d’énergie liées aux tensions au Moyen-Orient.

Le gaz néerlandais TTF recule depuis son plus haut niveau en quatre ans

Le contrat à un mois sur le TTF néerlandais est descendu à 96,29 euros/MWh mardi, soit une baisse d’environ 0,9 % par rapport à la clôture de lundi à 97,19 euros/MWh.

Ce mouvement marque le premier recul en cinq séances, après quatre journées consécutives de hausse.

La clôture de lundi constituait le niveau le plus élevé depuis 2022, reflétant l’attention accrue portée aux conditions d’approvisionnement en gaz en Europe.

La dernière baisse est intervenue alors que les opérateurs réévaluaient les effets immédiats des interruptions des livraisons norvégiennes après la hausse de la séance précédente.

Malgré le recul quotidien, les prix de référence sont restés proches de leurs récents sommets.

Les conditions du marché européen du gaz continuent d’être influencées par la disponibilité des gazoducs, les importations de gaz naturel liquéfié, les stocks et les besoins saisonniers de consommation.

Les contrats à terme britanniques sur le gaz naturel reculent également

Les prix du gaz naturel au Royaume-Uni ont suivi une évolution similaire.

Le contrat à terme NBP est descendu à 238,00 pence par therm, contre 239,33 pence à la clôture de lundi.

Cette variation représente une baisse d’environ 0,6 %.

Le mouvement a coïncidé avec une diminution des tensions sur les livraisons immédiates après la hausse de la séance précédente.

Le marché britannique du gaz est lié aux conditions d’approvisionnement européennes par les infrastructures de gazoducs et les importations de gaz naturel liquéfié.

Les variations de la disponibilité du gaz sur le continent et des prix internationaux du GNL peuvent donc influencer les contrats britanniques de gros.

Le dernier recul n’a pas éliminé les préoccupations concernant la disponibilité des approvisionnements à l’approche de la saison hivernale.

L’interruption à Oseberg réduit les livraisons norvégiennes par gazoduc

Une interruption sur le gisement offshore norvégien d’Oseberg figure parmi les principaux événements ayant influencé les prix européens du gaz naturel.

L’opérateur norvégien du réseau gazier Gassco a signalé une réduction imprévue des approvisionnements provenant du gisement.

L’estimation initiale de l’interruption, fixée à 7,7 millions de mètres cubes par jour, a ensuite été portée à 12,7 millions de mètres cubes par jour.

Cette révision représente une réduction supplémentaire de 5 millions de mètres cubes par jour par rapport à l’estimation d’origine.

La Norvège est un fournisseur important de gaz par gazoduc pour les marchés européens, ce qui rend les variations de sa production et de ses infrastructures de transport pertinentes pour l’équilibre régional entre l’offre et la demande.

L’interruption est survenue alors que les entreprises énergétiques européennes se préparaient à la demande saisonnière de chauffage et évaluaient la disponibilité des approvisionnements pour les mois à venir.

La source ne fournit pas de date confirmée pour le rétablissement complet de la production à Oseberg.

Les stocks européens de gaz restent inférieurs aux moyennes historiques d’octobre

Les niveaux de stockage souterrain du gaz en Europe demeurent un élément central pour le marché.

Selon les données citées de Gas Infrastructure Europe (GIE), les installations de stockage de l’Union européenne étaient remplies à environ 74,6 % de leur capacité.

Ce niveau se compare à une moyenne historique d’environ 86 % pour la même période de l’année.

Les stocks étaient également nettement inférieurs au taux de remplissage de 95 % enregistré à la période correspondante de 2025.

Le niveau communiqué était le plus faible pour une fin octobre dans la série de données disponible depuis 2009.

L’écart entre les stocks actuels et les niveaux historiques indique que l’Europe aborde la saison hivernale avec des réserves de gaz plus faibles que les années précédentes.

Les installations de stockage souterrain servent à compenser les différences saisonnières entre l’offre et la demande de gaz.

Le gaz est généralement injecté dans les installations pendant les périodes de faible consommation, puis soutiré lorsque la demande de chauffage augmente.

Des stocks plus faibles peuvent accroître l’importance de la continuité des livraisons par gazoduc et des importations de GNL pendant les périodes de consommation élevée.

Le déficit de stockage accroît la dépendance aux importations

Le taux de remplissage des installations de stockage de l’Union européenne, à 74,6 %, est inférieur d’environ 11,4 points de pourcentage à la moyenne historique de 86 %.

Il se situe également 20,4 points de pourcentage sous le niveau de 95 % communiqué pour la même période de l’année précédente.

Ces écarts illustrent la réduction des réserves disponibles avant la saison hivernale.

Les conséquences de stocks plus faibles dépendent de plusieurs facteurs, notamment les conditions météorologiques, la demande industrielle, les livraisons par gazoduc et la disponibilité des importations de GNL.

Si la demande de chauffage augmente plus tôt que prévu, les entreprises énergétiques pourraient devoir prélever du gaz dans les installations de stockage de manière anticipée.

Des soutirages supplémentaires réduiraient les volumes disponibles pour les périodes suivantes de l’hiver.

La source ne fournit pas de prévisions concernant les volumes que les entreprises européennes prélèveront dans les stocks pendant novembre ou le reste de la saison de chauffage.

Les perturbations au Moyen-Orient affectent les livraisons de GNL vers l’Europe

Les conditions de l’offre internationale de gaz naturel liquéfié constituent un autre facteur influençant les marchés européens.

La source indique que l’escalade militaire impliquant l’Iran et le mouvement houthi du Yémen a perturbé les expéditions de GNL transitant par le détroit d’Ormuz.

Les livraisons maritimes de GNL du Moyen-Orient vers l’Europe auraient diminué de près de 80 % sur un an.

Le détroit d’Ormuz constitue une route maritime importante pour les exportations énergétiques du golfe Persique.

Les perturbations de la navigation dans cette région peuvent affecter la disponibilité et le transport des cargaisons de GNL destinées aux marchés internationaux.

Pour les acheteurs européens, la diminution des livraisons en provenance du Moyen-Orient accroît l’importance des fournisseurs alternatifs et des cargaisons disponibles dans d’autres régions.

La source ne fournit pas les volumes absolus d’expédition à l’origine de la baisse annuelle indiquée.

Goldman Sachs souligne l’incertitude sur les approvisionnements énergétiques

Les analystes de Goldman Sachs ont associé la hausse des prix européens du gaz naturel à l’incertitude concernant les approvisionnements énergétiques en provenance du Moyen-Orient.

« L’augmentation de la prime de risque sur le TTF est cohérente avec une perception accrue de l’incertitude concernant l’approvisionnement énergétique du Moyen-Orient », ont déclaré les analystes.

La banque a également attiré l’attention sur les événements affectant les mouvements de pétroliers à proximité du détroit d’Ormuz.

« L’augmentation des attaques contre les pétroliers près d’Ormuz au début du mois a maintenu une forte volatilité du nombre quotidien de traversées et rendu très incertaine la disponibilité future des approvisionnements. »

Ces commentaires indiquent que les risques perçus concernant les futures livraisons d’énergie ont contribué à la formation des prix des contrats européens sur le gaz naturel.

Une prime de risque peut apparaître lorsque les intervenants de marché attribuent une valeur supplémentaire à la sécurisation des approvisionnements en raison d’incertitudes sur leur disponibilité future.

Ces primes peuvent évoluer en fonction des conditions de navigation, des niveaux de production et des anticipations du marché.

Les prévisions météorologiques de novembre influencent les perspectives hivernales

Les prévisions météorologiques pour le début du mois de novembre indiquaient la possibilité de températures plus basses en Europe du Nord.

Les températures froides entraînent généralement une augmentation de la consommation de gaz naturel pour le chauffage résidentiel et commercial.

Une hausse de la demande de chauffage peut également accroître les prélèvements dans les installations de stockage souterrain.

Avec des stocks européens déjà inférieurs aux niveaux historiques, une augmentation précoce de la consommation pourrait influencer les quantités de gaz disponibles plus tard dans l’hiver.

L’ampleur de la demande supplémentaire dépendra des températures effectivement observées et de la durée des périodes froides.

Les informations fournies ne comprennent pas de prévisions détaillées des températures ni d’estimations des variations de consommation de gaz.

Les acheteurs européens font face à la concurrence asiatique pour les cargaisons de GNL

Les importateurs européens de gaz sont également confrontés à la concurrence des acheteurs asiatiques pour les approvisionnements internationaux de GNL.

Les deux régions achètent des cargaisons auprès de producteurs du bassin atlantique et d’autres marchés exportateurs.

Lorsque la disponibilité des approvisionnements est limitée, les variations de la demande ou des conditions de transport peuvent influencer la concurrence pour les cargaisons disponibles.

La diminution des livraisons du Moyen-Orient vers l’Europe pourrait accroître la dépendance de la région à d’autres sources.

La combinaison de stocks réduits, d’interruptions des gazoducs norvégiens et d’incertitudes concernant les livraisons maritimes a renforcé l’attention portée aux achats de GNL avant l’hiver.

La source ne fournit toutefois pas de prix spot actuels du GNL ni de volumes contractuels précis permettant de mesurer l’intensité de la concurrence entre importateurs européens et asiatiques.

Perspectives pour le marché européen du gaz naturel

Les prix du gaz naturel européen ont reculé mardi après quatre séances consécutives de hausse.

Le contrat de référence néerlandais TTF est descendu à 96,29 euros/MWh, tandis que le contrat britannique NBP a diminué à 238,00 pence par therm.

Le repli quotidien fait suite aux augmentations associées à une interruption imprévue des approvisionnements norvégiens et à l’incertitude entourant les livraisons internationales de GNL.

Les installations de stockage européennes étaient remplies à 74,6 %, contre une moyenne historique de fin octobre de 86 %.

Les opérateurs continueront d’évaluer la durée de l’interruption à Oseberg, la disponibilité des cargaisons de GNL, les soutirages des stocks et les conditions météorologiques à l’approche de la saison hivernale.

L’interaction de ces facteurs restera pertinente pour l’évolution des prix de gros du gaz en Europe.

En savoir plus sur les marchés européens du gaz naturel

Les marchés de gros du gaz naturel en Europe utilisent plusieurs contrats de référence pour déterminer les prix des livraisons physiques et des transactions financières.

Le Title Transfer Facility (TTF) néerlandais constitue une référence majeure pour le gaz naturel en Europe continentale, avec des prix généralement exprimés en euros par mégawattheure.

Le National Balancing Point (NBP) britannique est une référence pour les échanges de gaz naturel au Royaume-Uni, avec des prix habituellement exprimés en pence par therm.

Ces deux marchés sont influencés par les livraisons par gazoduc, les importations de GNL, les stocks, la consommation saisonnière et les développements énergétiques internationaux.

Le 27 octobre 2026, le contrat TTF à un mois s’échangeait à 96,29 euros/MWh, tandis que les contrats à terme britanniques NBP s’établissaient à 238,00 pence par therm.

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