Les prix du pétrole ont reculé vendredi alors que les marchés évaluaient des informations selon lesquelles les États-Unis et l’Iran discuteraient d’un accord progressif susceptible d’inclure la réouverture du détroit d’Ormuz.
À 04h02 ET, les contrats à terme sur le Brent pour livraison en novembre reculaient de 0,4 % à 106,15 dollars le baril, tandis que les contrats sur le West Texas Intermediate américain perdaient 1,1 % à 93,62 dollars le baril.
Les deux indices de référence avaient progressé jusqu’à 5 % lors de la séance précédente avant de réduire une partie de leurs gains après les informations concernant les négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Les marchés pétroliers surveillaient également les développements sécuritaires en Arabie saoudite après que le pays a déclaré avoir intercepté six missiles balistiques tirés par les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, en direction de zones comprenant Taïf et la région de Yanbu sur la mer Rouge.
Les infrastructures pétrolières saoudiennes restent sous surveillance
Les attaques de missiles sont intervenues après des dommages antérieurs causés à l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite, qui avaient perturbé les expéditions de pétrole brut vers Yanbu, un important centre d’exportation sur la mer Rouge.
L’Arabie saoudite a augmenté les flux de brut vers Yanbu, mais les chargements de pétroliers depuis le port n’avaient pas encore totalement repris, selon les informations fournies.
Dans une note, les analystes de BMO Capital Markets ont déclaré que les préoccupations concernant l’approvisionnement en pétrole brut saoudien « réapparaissent, car le redémarrage de l’oléoduc Est-Ouest ne s’est pas encore traduit par une reprise des exportations via la mer Rouge, tandis que les attaques des Houthis continuent de s’intensifier ».
Ces développements ont maintenu l’attention sur les infrastructures pétrolières et les routes d’exportation saoudiennes alors que les marchés évaluent leurs conséquences potentielles sur l’approvisionnement régional en pétrole brut.
Les informations évoquent un possible accord progressif entre les États-Unis et l’Iran
Les gains antérieurs du pétrole se sont modérés après que plusieurs médias ont indiqué que des négociateurs américains et iraniens à New York étudiaient un cadre progressif visant à réduire le conflit.
Selon la proposition rapportée, l’Iran rouvrirait le détroit d’Ormuz en échange de la levée du blocus économique américain à son encontre.
Aucun accord définitif n’aurait été conclu.
Reuters a rapporté que 17 navires transportant des matières premières avaient traversé le détroit d’Ormuz au cours d’un récent week-end, contre une moyenne d’environ 125 navires par jour avant la guerre.
Les expéditions de pétrole à travers le détroit se sont poursuivies, mais à des niveaux réduits, selon l’agence.
Les stocks de pétrole brut américains augmentent de 3 millions de barils
Les données sur les stocks pétroliers américains publiées cette semaine ont également fourni de nouvelles indications sur les conditions d’approvisionnement intérieur.
Les stocks commerciaux de pétrole brut ont augmenté de 3 millions de barils au cours de la semaine terminée le 18 septembre. Les analystes anticipaient une baisse de 641 000 barils.
Les stocks d’essence ont diminué de 1,7 million de barils, tandis que ceux de distillats ont reculé de 400 000 barils.
La hausse des stocks de brut, supérieure aux attentes, est intervenue alors que les marchés pétroliers continuaient d’évaluer les risques géopolitiques affectant les routes internationales d’approvisionnement.
L’administration américaine étudie des mesures concernant l’approvisionnement en diesel
Le marché américain du diesel est également resté sous surveillance après que les prix intérieurs ont atteint des niveaux records.
Reuters a rapporté que l’administration Trump envisageait des mesures destinées à augmenter l’approvisionnement en diesel sur le marché intérieur.
Selon l’agence, le secrétaire à l’Énergie Chris Wright a contacté des dirigeants de grands groupes de raffinage afin d’évaluer leur soutien à une restriction volontaire des exportations de diesel.
Ces discussions interviennent après des informations distinctes évoquant une possible interdiction des exportations pendant 90 jours. La Maison-Blanche a démenti qu’une telle interdiction soit prévue.
Aucune décision définitive concernant une restriction volontaire des exportations n’aurait été prise.

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