Le pétrole proche des 100 dollars alors que les perturbations dans le détroit d’Ormuz persistent malgré la prolongation du cessez-le-feu

Les prix du pétrole sont restés proches du seuil des 100 dollars mercredi, les perturbations persistantes de l’offre dans le Strait of Hormuz maintenant les marchés sous tension, malgré l’annonce par le président américain Donald Trump d’une prolongation indéfinie du cessez-le-feu avec l’Iran.

Le Brent, référence mondiale, a progressé de 0,6% à 99,07 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate américain a gagné 0,6% à 90,25 dollars à 05h29 ET (09h29 GMT). Les deux contrats avaient évolué entre gains et pertes plus tôt dans la séance.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz — un passage stratégique au large des côtes sud de l’Iran par lequel transite environ 20% du pétrole mondial — reste fortement perturbé. Les autorités maritimes britanniques ont indiqué qu’un porte-conteneurs avait été attaqué mercredi, peu après qu’un navire a été frappé par une embarcation liée aux Gardiens de la Révolution iraniens.

Cessez-le-feu prolongé, mais incertitudes persistantes

Trump a déclaré mardi que le cessez-le-feu avec l’Iran serait prolongé indéfiniment, permettant la poursuite des discussions diplomatiques.

Cependant, il n’est pas encore certain que Téhéran ait accepté cette prolongation, aucune réponse officielle n’ayant été fournie par les dirigeants iraniens. Ceux-ci avaient précédemment indiqué qu’ils ne négocieraient pas tant que le blocus américain resterait en place.

Les perspectives de négociations futures restent incertaines, d’autant plus que les États-Unis et l’Iran ont tous deux décidé de ne pas envoyer de délégations aux discussions prévues au Pakistan cette semaine.

Trump a également affirmé que l’Iran perdait 500 millions de dollars par jour en raison de la fermeture de facto du détroit d’Ormuz et a suggéré qu’aucun accord ne serait possible sans la levée du blocus.

Le détroit est au cœur du conflit et les perturbations du trafic maritime ont fortement soutenu les prix du pétrole depuis le début des hostilités fin février, les maintenant bien au-dessus des niveaux d’avant-guerre.

Stocks américains et mesures d’approvisionnement sous surveillance

Par ailleurs, des données sectorielles publiées dans la nuit ont montré une baisse des stocks de pétrole brut aux États-Unis plus importante que prévu pour la semaine se terminant le 17 avril.

Les chiffres de l’American Petroleum Institute ont fait état d’une diminution de 4,4 millions de barils, bien supérieure aux attentes d’un recul d’environ 1 million.

Ce type de données annonce souvent une tendance similaire dans les statistiques officielles, attendues plus tard dans la journée de mercredi.

La baisse continue des stocks américains renforce les inquiétudes concernant les tensions sur l’offre et la hausse des prix liées au conflit avec l’Iran. Dans le même temps, Washington étudie des mesures pour atténuer cet impact, notamment un recours potentiel à la réserve stratégique de pétrole.

Selon Axios, Trump envisagerait également de prolonger une dérogation permettant aux navires battant pavillon étranger de transporter du carburant entre les ports américains. Cette mesure, introduite à la mi-mars pour une durée de 60 jours, visait à améliorer la distribution domestique afin de compenser la hausse des prix liée au conflit.

Les prix de l’essence aux États-Unis ont augmenté d’environ 40% depuis le début de la guerre avec l’Iran.

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