Airbus devrait connaître un début d’année 2026 difficile sous l’effet des retards de livraison

Airbus (EU:AIR) devrait enregistrer des résultats décevants au premier trimestre 2026, en raison d’une baisse des livraisons d’avions et de perturbations persistantes de la chaîne d’approvisionnement, selon les analystes.

Le groupe aéronautique européen devrait afficher un chiffre d’affaires d’environ 12,4 milliards d’euros, en recul de 8 % sur un an, accompagné d’une nette contraction de la rentabilité. L’EBIT ajusté est attendu à 311 millions d’euros, avec une marge ramenée à environ 2,5 %, d’après les estimations de Morgan Stanley.

La division avions commerciaux, principale source de revenus du groupe, devrait être la plus touchée. Les livraisons sont estimées à environ 114 appareils contre 136 un an plus tôt, entraînant une baisse de 13 % du chiffre d’affaires du segment.

Le résultat opérationnel de cette division devrait chuter à 75 millions d’euros, sous l’effet d’un recul des volumes, d’un mix produit moins favorable et d’une hausse des dépenses de recherche et développement.

Un point d’attention majeur pour les investisseurs est le décalage croissant entre production et livraisons. Alors que les livraisons ont reculé d’environ 20 % depuis le début de l’année, l’activité aérienne n’a que légèrement diminué, ce qui suggère que des avions sont produits mais non encore remis aux clients.

Les analystes évoquent notamment des défauts sur certains panneaux ainsi que des goulets d’étranglement dans les réparations, pouvant immobiliser des appareils terminés en attente d’intervention. Si ces problèmes sont résolus, ce stock pourrait soutenir un rebond des livraisons plus tard dans l’année.

À l’inverse, les divisions Defence & Space et Helicopters devraient afficher une croissance régulière. Les revenus de Defence & Space sont attendus en hausse de 8 %, tandis que ceux des Hélicoptères pourraient progresser d’environ 4 %, avec des marges globalement stables.

Malgré ces difficultés à court terme, Airbus conserve des perspectives solides à long terme, soutenues par un carnet de commandes d’environ 8 800 appareils et une demande robuste sur les marchés mondiaux de l’aviation.

Morgan Stanley a maintenu son objectif de cours à 230 euros, se disant confiant dans la capacité du groupe à rebondir à mesure que les conditions de la chaîne d’approvisionnement s’améliorent.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *