Les prix de l’or ont légèrement progressé mercredi, soutenus par l’affaiblissement du dollar américain et le repli des rendements des bons du Trésor avant la publication des minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale.
À 05h42 ET (09h42 GMT), l’or au comptant gagnait 0,6 % à 4 360,82 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or reculaient de 0,1 % à 4 414,30 dollars l’once.
Le métal précieux peine à prolonger son récent rebond, les rendements obligataires élevés et la hausse du pétrole continuant de peser sur sa progression. L’or a récemment repassé le seuil important des 4 000 dollars l’once, soutenu par un regain de demande des investisseurs et des achats plus importants des banques centrales, notamment en Chine.
« 4 400 dollars agit comme un aimant pour le prix de l’or. Compte tenu de la consolidation actuelle autour de ce niveau, la question est de savoir s’il constituera un plafond pour de nouvelles hausses, ce qui augmenterait la probabilité d’un nouveau test des 4 000 dollars », a déclaré David Morrison, Senior Market Analyst chez Trade Nation, dans une note.
Les rendements élevés des Treasuries restent un obstacle pour l’or
Le rendement des bons du Trésor américain à 30 ans a brièvement atteint mardi son niveau le plus élevé depuis près de deux décennies, tandis que celui à 10 ans est resté proche de ses plus hauts niveaux depuis le début de 2025.
La hausse des rendements des obligations d’État tend à rendre l’environnement moins favorable à l’or, car les titres à revenu fixe deviennent plus attractifs lorsque leurs rendements augmentent. Le métal précieux ne versant aucun intérêt, la progression des rendements accroît le coût d’opportunité de sa détention et peut inciter les investisseurs à privilégier les obligations.
Le recul des rendements mercredi a donc offert un certain répit à l’or, même si les coûts d’emprunt restent suffisamment élevés pour limiter son potentiel de progression.
La hausse du pétrole renforce les inquiétudes inflationnistes
L’augmentation des cours du brut constitue un autre facteur compliquant les perspectives de l’or alors que l’impasse au Moyen-Orient se poursuit.
Des coûts énergétiques plus élevés peuvent alimenter l’inflation globale, ce qui pourrait réduire la marge de manœuvre de la Réserve fédérale pour abaisser ses taux et renforcer la possibilité que les coûts d’emprunt restent élevés plus longtemps.
Une grande partie de l’incertitude concernant le pétrole reste liée au détroit d’Ormuz. Avant le début de la guerre avec l’Iran fin février, environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitait par cette voie maritime, ce qui fait de toute perturbation prolongée un risque majeur pour les prix de l’énergie et l’inflation.
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’aucune négociation avec l’Iran n’était en cours, laissant planer l’incertitude sur la future gestion du détroit. L’accord-cadre de cessez-le-feu conclu en juin entre Washington et Téhéran a également expiré sans qu’une prolongation soit annoncée.
Les minutes de la Fed et Jackson Hole au centre de l’attention
Les investisseurs attendent désormais les minutes de la réunion de juillet de la Réserve fédérale, prévues plus tard mercredi, afin d’obtenir davantage d’informations sur la manière dont les responsables ont évalué les risques inflationnistes et la trajectoire appropriée des taux d’intérêt.
L’attention se portera ensuite sur l’intervention du président de la Fed Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole la semaine prochaine, où les marchés rechercheront de nouveaux indices sur les perspectives de politique monétaire.
Le dollar américain a également apporté un certain soutien à l’or. L’indice du dollar, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises, a reculé de 0,2 % à 99,313.
Un dollar plus faible rend généralement l’or libellé en dollars moins coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres devises, ce qui peut soutenir la demande internationale pour le métal précieux.

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