Les prix du pétrole ont légèrement progressé vendredi et restent en bonne voie pour enregistrer une forte hausse sur la semaine, l’intensification du conflit entre les États-Unis et l’Iran continuant d’alimenter les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial en provenance du Moyen-Orient.
À 04h10 ET (08h10 GMT), le Brent gagnait 0,2 % à 84,38 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain progressait de 0,6 % à 78,71 dollars le baril.
Malgré des échanges relativement calmes au cours de la séance, les deux références s’orientaient vers une hausse hebdomadaire supérieure à 10 %, soutenues par une prime de risque géopolitique plus élevée après la récente escalade militaire.
Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates, a déclaré : « Il n’y a pas de véritable sentiment d’urgence sur les marchés pétroliers à l’heure actuelle. »
Il a ajouté : « Des événements particulièrement importants se sont produits et, dans le contexte des derniers mois, ils auraient probablement propulsé les prix du pétrole brut vers les trois chiffres. »
Tôt vendredi, les forces armées iraniennes ont annoncé une nouvelle série de frappes contre des installations américaines au Moyen-Orient, notamment ce qu’elles ont présenté comme leur première attaque directe en Syrie.
Cette offensive est intervenue après une sixième nuit consécutive de frappes américaines contre des cibles iraniennes, Washington affirmant que ces opérations visaient à réduire les capacités militaires de l’Iran.
Téhéran a réitéré ses menaces concernant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en carburants.
Les données récentes montrent que le trafic maritime dans ce passage stratégique ralentit de nouveau après le rétablissement d’un blocus naval américain autour des ports iraniens.
Les opérateurs évaluent désormais le risque de perturbations prolongées de l’offre tout en tenant compte de la capacité d’autres producteurs à compenser une éventuelle baisse des exportations iraniennes.
Les efforts diplomatiques restent également suivis de près. Selon plusieurs informations, le Qatar, l’Égypte et le Pakistan poursuivent leurs initiatives de médiation malgré l’effondrement apparent de l’accord de cessez-le-feu conclu en juin.
Par ailleurs, les statistiques américaines publiées cette semaine ont confirmé un resserrement de l’offre de pétrole brut.
L’Energy Information Administration (EIA) a indiqué que les stocks américains de pétrole brut avaient diminué de 1,7 million de barils lors de la semaine close le 10 juillet, à 409,7 millions de barils. Les stocks d’essence ont également reculé de 1,5 million de barils.
Plus tôt dans la semaine, l’American Petroleum Institute (API) avait fait état d’une baisse d’environ 564 000 barils des stocks américains de pétrole brut sur la même période, un recul inférieur aux attentes des analystes.

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