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  • Les marchés européens évoluent de manière contrastée alors que la saison des résultats se poursuit avant les décisions de la BCE et de la BOE: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent de manière contrastée alors que la saison des résultats se poursuit avant les décisions de la BCE et de la BOE: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés boursiers européens ont affiché une évolution contrastée jeudi, les investisseurs évaluant la baisse enregistrée à Wall Street pendant la nuit ainsi qu’une nouvelle vague de publications de résultats d’entreprises, tandis que l’attention reste tournée vers les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne et de la Banque d’Angleterre.

    À 08h05 GMT, l’indice allemand DAX reculait de 0,2 % et le FTSE 100 britannique perdait 0,4 %, tandis que le CAC 40 français progressait de 0,6 %.

    Les résultats d’entreprises au centre de l’attention

    Le sentiment mondial des investisseurs a été affecté par les inquiétudes croissantes concernant les coûts liés aux infrastructures d’intelligence artificielle, qui ont contribué à une forte baisse des valeurs technologiques américaines pendant la nuit et à des pertes sur les principaux indices asiatiques plus tôt dans la journée.

    Alphabet a indiqué mercredi soir que ses dépenses d’investissement pourraient doubler cette année, marquant une nouvelle hausse des investissements de la maison mère de Google afin de surmonter les contraintes de capacité de calcul et de renforcer sa position dans la course à l’intelligence artificielle.

    Pendant ce temps, les investisseurs européens ont continué d’examiner les résultats trimestriels de plusieurs grandes entreprises de la région.

    Le groupe énergétique Shell (LSE:SHEL) a publié des bénéfices ajustés de 3,26 milliards de dollars au quatrième trimestre, en baisse par rapport aux 3,7 milliards de dollars enregistrés un an plus tôt et représentant son plus faible résultat trimestriel depuis près de cinq ans.

    Le groupe danois de transport maritime Maersk (TG:DP4A) a annoncé un bénéfice d’exploitation du quatrième trimestre globalement conforme aux attentes, mais a averti que la baisse des tarifs de fret, combinée aux difficultés persistantes du secteur, pourrait peser sur les résultats en 2026.

    BNP Paribas (EU:BNP) a relevé ses objectifs de rentabilité pour 2028 après une hausse de 28 % du bénéfice au quatrième trimestre, la plus grande banque française estimant que les réductions structurelles de coûts et un environnement de taux d’intérêt favorable pourraient accélérer la croissance future des bénéfices.

    Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (LSE:BVA) a enregistré un bénéfice net de 2,53 milliards d’euros au quatrième trimestre, en hausse de 4 % par rapport aux 2,43 milliards d’euros de l’année précédente, soutenu par la croissance des prêts en Espagne et au Mexique qui a compensé l’augmentation des provisions pour pertes sur crédits.

    Siemens Healthineers (TG:SIE) a publié de solides résultats au premier trimestre, la forte demande pour les systèmes d’imagerie et les équipements de traitement du cancer ayant compensé la faiblesse de la division diagnostics ainsi que l’impact négatif des fluctuations de change.

    Les décisions de la BCE et de la BOE au centre des attentes

    En dehors du secteur des entreprises, les commandes industrielles allemandes ont progressé de 7,8 % en décembre par rapport au mois précédent, dépassant largement les attentes d’une baisse de 2,2 %.

    La Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés à 2 % plus tard dans la journée, marquant une cinquième réunion consécutive sans modification. Toutefois, la forte baisse de l’inflation dans la zone euro en janvier pourrait susciter de nouvelles préoccupations chez les décideurs.

    Des données récentes ont montré que l’inflation des prix à la consommation dans la zone euro est tombée à 1,7 % sur un an en janvier, contre 1,9 % en décembre.

    La Banque d’Angleterre devrait également maintenir son taux directeur à 3,75 % plus tard dans la séance, les analystes évoquant des pressions inflationnistes persistantes malgré des signes de ralentissement du marché du travail.

    Le pétrole recule après l’annonce de discussions entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix du pétrole ont fortement reculé jeudi après que les États-Unis et l’Iran ont convenu de tenir des discussions diplomatiques à Oman vendredi, apaisant les craintes d’une escalade militaire susceptible de perturber l’approvisionnement énergétique dans la région.

    Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en avril ont chuté de 1,5 % à 68,39 dollars le baril, tandis que le brut West Texas Intermediate a reculé de 1,6 % à 64,10 dollars le baril.

    Les deux références pétrolières avaient progressé d’environ 3 % mercredi en raison des inquiétudes concernant un possible échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran.

    Malgré les discussions prévues, des incertitudes persistent, avec des craintes que le président américain Donald Trump puisse néanmoins mettre à exécution ses menaces antérieures de frapper l’Iran, quatrième producteur au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, ce qui pourrait déstabiliser davantage la région riche en pétrole.

  • ArcelorMittal dépasse les prévisions d’EBITDA au T4 grâce à de solides volumes de minerai de fer compensant la faiblesse régionale

    ArcelorMittal dépasse les prévisions d’EBITDA au T4 grâce à de solides volumes de minerai de fer compensant la faiblesse régionale

    ArcelorMittal (EU:MT) a annoncé jeudi un EBITDA de 1,59 milliard de dollars au quatrième trimestre, dépassant les prévisions des analystes fixées à 1,53 milliard de dollars, les expéditions record de minerai de fer en provenance du Liberia ayant contribué à compenser une performance plus faible en Amérique du Nord.

    Le groupe sidérurgique et minier mondial a enregistré un bénéfice net de 177 millions de dollars, soit 0,23 dollar par action, pour le trimestre clos le 31 décembre, en deçà des attentes du marché qui tablaient sur 390 millions de dollars, soit 0,51 dollar par action. Les résultats de la période incluent 194 millions de dollars de charges exceptionnelles liées aux efforts de restructuration en Europe et à la cession d’activités en Bosnie.

    Le chiffre d’affaires trimestriel a reculé de 4,4 % pour s’établir à 14,97 milliards de dollars, contre 15,66 milliards de dollars au trimestre précédent, principalement en raison d’une baisse des volumes expédiés. Les livraisons d’acier ont atteint 13 millions de tonnes, contre 13,6 millions de tonnes au troisième trimestre.

    La division minière du groupe a généré un EBITDA de 314 millions de dollars, en hausse de 50,2 % par rapport aux 209 millions de dollars du trimestre précédent. Cette progression s’explique par une augmentation de 22,7 % des expéditions de minerai de fer, qui ont atteint 10,1 millions de tonnes. Le Liberia a enregistré une production record et a généré 0,2 milliard de dollars d’EBITDA sur l’ensemble de l’année, poursuivant sa montée en puissance vers une capacité annuelle de 20 millions de tonnes. Les expéditions en provenance de cette région devraient dépasser 18 millions de tonnes d’ici la fin de 2026.

    Sur l’ensemble de l’exercice, ArcelorMittal a publié un EBITDA de 6,54 milliards de dollars, légèrement supérieur aux prévisions des analystes de 6,47 milliards de dollars, mais en baisse de 7,3 % par rapport aux 7,05 milliards de dollars enregistrés en 2024. Le bénéfice net a progressé à 3,15 milliards de dollars, soit 4,13 dollars par action, contre 1,34 milliard de dollars, soit 1,70 dollar par action, l’année précédente, tout en restant inférieur aux estimations de 3,32 milliards de dollars et 4,36 dollars par action.

    « Bien que la volatilité géopolitique persistante ait engendré d’importants défis, des bases essentielles ont également été posées pour créer un environnement opérationnel plus favorable à l’avenir », a déclaré le directeur général Aditya Mittal dans un communiqué.

    « Les producteurs européens devraient retrouver des niveaux d’utilisation durables et générer des rendements du capital solides » à la suite des mesures commerciales proposées et des améliorations apportées au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

    Le conseil d’administration a proposé d’augmenter le dividende annuel de base à 0,60 dollar par action, contre 0,55 dollar précédemment, avec des versements trimestriels à partir de mars. En 2025, l’entreprise a racheté 8,8 millions d’actions pour un montant de 262 millions de dollars, contribuant à une réduction de 38 % du nombre total d’actions diluées depuis septembre 2020.

    ArcelorMittal a généré 4,81 milliards de dollars de flux de trésorerie d’exploitation et 350 millions de dollars de flux de trésorerie disponibles sur l’année. La dette nette a augmenté à 7,93 milliards de dollars au 31 décembre, contre 5,08 milliards de dollars un an plus tôt, reflétant des retours aux actionnaires totalisant 0,7 milliard de dollars et des acquisitions d’une valeur de 1,9 milliard de dollars. Les agences Moody’s et S&P ont toutes deux relevé la notation de crédit de l’entreprise en 2025.

    Les projets de croissance stratégique ont contribué à hauteur d’environ 0,7 milliard de dollars à l’EBITDA en 2025, et devraient apporter 1,6 milliard de dollars supplémentaires grâce à des projets tels que l’usine de pellets Serra Azul au Brésil et les installations d’aciers électriques en France et aux États-Unis, dont la mise en service est prévue d’ici 2028.

    Pour l’avenir, ArcelorMittal prévoit des dépenses d’investissement comprises entre 4,50 milliards et 5 milliards de dollars en 2026 et anticipe une croissance de la demande mondiale d’acier hors Chine d’environ 2 %.

  • BNP Paribas relève ses objectifs de rentabilité pour 2028 après un bond de 28 % du bénéfice au T4 grâce à la solidité des revenus

    BNP Paribas relève ses objectifs de rentabilité pour 2028 après un bond de 28 % du bénéfice au T4 grâce à la solidité des revenus

    BNP Paribas SA (EU:BNP) a relevé jeudi ses objectifs financiers à long terme pour 2028 après avoir publié une forte progression de ses résultats au quatrième trimestre, soutenue par la hausse des revenus et la poursuite des mesures d’efficacité opérationnelle. La banque estime que les réductions structurelles des coûts et un environnement de taux d’intérêt favorable devraient accélérer la croissance des bénéfices au-delà de ses prévisions précédentes.

    La plus grande banque française a enregistré un bénéfice net de 2,97 milliards d’euros pour le trimestre clos le 31 décembre, contre 2,32 milliards d’euros sur la même période un an plus tôt. Sur l’ensemble de l’année, le résultat net a progressé de 4,6 % pour atteindre 12,23 milliards d’euros, atteignant l’objectif du groupe fixé au-dessus de 12,20 milliards d’euros.

    BNP Paribas a relevé son objectif de rendement des capitaux propres tangibles pour 2028 à plus de 13 %, contre un objectif précédent de 13 %. Le groupe prévoit également que son ratio coûts/revenus s’améliorera pour passer sous 56 % d’ici 2028, renforçant sa prévision précédente d’environ 58 %. Par ailleurs, la banque a fixé un nouvel objectif de croissance annuelle moyenne du bénéfice net supérieure à 10 % entre 2025 et 2028, contre un objectif antérieur de plus de 7 % pour la période 2024-2026.

    « Le Groupe a réalisé un quatrième trimestre record caractérisé par d’excellentes performances opérationnelles », a déclaré le directeur général Jean-Laurent Bonnafé dans un communiqué. « En nous appuyant sur nos résultats de 2025 et sur un environnement de taux d’intérêt structurellement favorable, nous confirmons nos objectifs pour 2026 et relevons nos objectifs pour 2028. »

    Le chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 8 % pour atteindre 13,11 milliards d’euros, porté par une hausse de 7,8 % dans l’ensemble des divisions opérationnelles. Les revenus de Corporate & Institutional Banking ont augmenté de 1 % à 4,58 milliards d’euros, tandis que ceux de Commercial, Personal Banking & Services ont progressé de 5,5 % à 6,94 milliards d’euros. Les revenus de la division Investment & Protection Services ont bondi de 39,6 % pour atteindre 2,00 milliards d’euros, soutenus par la consolidation d’AXA Investment Managers, qui a contribué à hauteur de 415 millions d’euros.

    Les charges d’exploitation ont augmenté de 5,2 % pour atteindre 8,28 milliards d’euros au cours du trimestre, générant un effet de ciseaux positif de 2,9 points de pourcentage. Le résultat brut d’exploitation a progressé de 13,3 % pour atteindre 4,84 milliards d’euros.

    Le coût du risque de la banque s’est établi à 34 points de base des encours de crédits à la clientèle au cours du trimestre, contre 38 points de base un an plus tôt, et reste inférieur à l’objectif de 40 points de base. Sur l’ensemble de l’année, le coût du risque a atteint en moyenne 36 points de base.

    Le résultat avant impôts a progressé de 19,2 % pour atteindre 3,98 milliards d’euros au quatrième trimestre et a augmenté de 5,4 % pour atteindre 17,07 milliards d’euros sur l’ensemble de l’exercice. Le rendement des capitaux propres tangibles a atteint 11,6 % au 31 décembre 2025, globalement conforme à l’objectif de 11,5 % fixé par la banque.

    BNP Paribas a également lancé un plan de transformation structurelle couvrant environ 15 milliards d’euros de base annuelle de coûts adressables. Les programmes d’efficacité ont généré 800 millions d’euros d’économies récurrentes en 2025, dépassant l’objectif de réduction de 600 millions d’euros.

    La banque a affiché un ratio Common Equity Tier 1 de 12,6 % au 31 décembre, nettement supérieur aux exigences réglementaires de 10,52 % et en hausse de 10 points de base par rapport au 30 septembre.

    Le conseil d’administration prévoit de proposer un dividende total de 5,16 euros par action au titre des résultats de 2025 lors de l’assemblée générale prévue le 12 mai, soit une augmentation de 7,7 %. BNP Paribas a déjà versé un dividende intermédiaire de 2,59 euros par action en septembre et a finalisé un programme de rachat d’actions de 1,15 milliard d’euros le 19 décembre.

  • Les marchés américains pourraient manquer de direction après le repli mené par la technologie: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les marchés américains pourraient manquer de direction après le repli mené par la technologie: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains suggèrent une ouverture globalement stable mercredi, laissant présager un début de séance hésitant alors que les investisseurs cherchent de nouveaux catalyseurs après les pertes de la veille.

    Les futures ont peu réagi à la publication du rapport ADP, qui a montré une progression de l’emploi privé aux États-Unis bien inférieure aux attentes en janvier. ADP a indiqué que l’emploi dans le secteur privé n’a augmenté que de 22 000 postes le mois dernier, après une hausse de décembre révisée à la baisse à 37 000. Les économistes tablaient sur une création de 45 000 emplois, contre les 41 000 initialement annoncés pour le mois précédent.

    Malgré cette réaction modérée, les valeurs technologiques pourraient rester sous pression après la rotation sectorielle qui a pesé sur les marchés mardi. Une forte baisse en avant-Bourse d’Advanced Micro Devices (NASDAQ:AMD) devrait notamment peser sur le secteur, le titre chutant de 10,1%.

    AMD recule après avoir publié des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes, mais accompagné d’une prévision pour le premier trimestre qui a déçu certains analystes.

    À l’inverse, Super Micro Computer (NASDAQ:SMCI) apporte une note positive. Le titre s’envole de 9,5% en avant-Bourse après la publication de résultats du deuxième trimestre fiscal supérieurs aux estimations et un relèvement des prévisions de chiffre d’affaires annuel.

    Les marchés actions ont nettement reculé mardi, effaçant largement les gains de la séance précédente. Les trois grands indices ont terminé dans le rouge, avec une forte sous-performance du Nasdaq. L’indice à forte composante technologique a perdu 336,92 points, soit 1,4%, à 23 255,19. Le S&P 500 a reculé de 58,63 points (-0,8%) à 6 917,81, tandis que le Dow Jones a cédé 166,67 points (-0,3%) à 49 240,99.

    La baisse de Wall Street a été largement attribuée à une rotation hors des valeurs technologiques, comme en témoigne la chute marquée du Nasdaq. Les actions de logiciels ont enregistré certaines des pires performances du secteur, entraînant l’indice Dow Jones U.S. Software Index en baisse de 3,5%, à son plus bas niveau de clôture depuis plus de neuf mois.

    Cette faiblesse est intervenue malgré la forte hausse de Palantir Technologies (PLTR), dont le titre a bondi de 6,9% après la publication de résultats trimestriels meilleurs que prévu et des perspectives encourageantes.

    Les valeurs des semi-conducteurs ont également été sous pression, avec un recul de 2,1% du Philadelphia Semiconductor Index. Les actions de NXP Semiconductors (NASDAQ:NXPI) ont chuté de 4,5%, malgré des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes sur les revenus et les bénéfices.

    Certains secteurs ont toutefois profité de cette rotation hors de la technologie. C’est le cas du géant de la distribution Walmart (NYSE:WMT), dont l’action a progressé de 2,9%, portant sa capitalisation boursière au-dessus de 1 000 milliards de dollars pour la première fois.

    « Il serait difficile de trouver une meilleure illustration de la récente rotation du marché hors de la technologie que le fait que Walmart atteigne pour la première fois une valorisation de 1 000 milliards de dollars », a déclaré Dan Coatsworth, responsable des marchés chez AJ Bell. Il a ajouté : « Ce bastion de Main Street rejoint un club jusqu’ici réservé aux entreprises technologiques et au véhicule Berkshire Hathaway de Warren Buffett ».

    Les valeurs aurifères ont également affiché une forte progression, portées par un net rebond du prix de l’or, l’indice NYSE Arca Gold Bugs bondissant de 4,4%.

    Les actions des secteurs de l’acier, de l’énergie et de l’immobilier ont aussi nettement progressé, contribuant à limiter le repli global du marché.

  • Les marchés européens évoluent de manière contrastée après les données d’inflation de la zone euro: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens évoluent de manière contrastée après les données d’inflation de la zone euro: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont affiché une performance mitigée mercredi, les investisseurs digérant les derniers chiffres de l’inflation en zone euro tout en se préparant aux décisions attendues des banques centrales.

    Les données publiées ont montré que l’inflation dans la zone euro est passée sous l’objectif de 2% de la Banque centrale européenne en janvier, aidée par la baisse des prix de l’énergie et par un euro plus fort. Selon les estimations provisoires d’Eurostat, l’indice des prix à la consommation harmonisé a progressé de 1,7% sur un an, conformément aux attentes, après 2,0% en décembre.

    L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils tels que l’énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac, a légèrement ralenti à 2,2%, contre 2,3% le mois précédent.

    Les rendements des obligations souveraines de la région ont légèrement reculé après que plusieurs enquêtes ont montré un nouveau ralentissement de la croissance économique de la zone euro pour le deuxième mois consécutif en janvier. Les données définitives de S&P Global ont indiqué que l’activité du secteur privé a enregistré sa progression la plus faible depuis septembre, pénalisée par un affaiblissement de la croissance des services.

    L’indice composite final de la production s’est établi à 51,3 en janvier, en dessous de l’estimation initiale et du niveau de décembre à 51,5. Bien qu’il reste au-dessus du seuil de 50, signalant une expansion, il reflète une dynamique plus modérée, pour un treizième mois consécutif de croissance.

    Les investisseurs attendent désormais les réunions de politique monétaire de jeudi. La Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux inchangés, l’attention se portant sur son évaluation des perspectives de croissance et d’inflation. La Banque d’Angleterre est également attendue sur le statu quo, avec peu de changements anticipés dans ses projections économiques.

    Sur les marchés actions, le DAX allemand a reculé de 0,4%, tandis que le CAC 40 français a progressé de 0,9% et que le FTSE 100 britannique a gagné 1,2%.

    Du côté des entreprises, Novo Nordisk (NYSE:NVO) a fortement chuté à Copenhague après que son directeur général, Mike Doustdar, a mis en avant les vents contraires liés à une forte baisse des prix aux États-Unis pour son médicament phare contre l’obésité, Wegovy. Le groupe pharmaceutique suisse Novartis (NYSE:NVS) a également reculé après avoir anticipé une baisse de ses bénéfices cette année.

    Banco Santander (LSE:SAN) a perdu du terrain après avoir annoncé l’acquisition de Webster Financial Corp. pour un montant de 12 milliards de dollars. Crédit Agricole (EU:ACA) a également reculé, après avoir fait état d’une chute de 39% de son bénéfice au quatrième trimestre.

    En Allemagne, Infineon Technologies (TG:IFX) a reculé après avoir annoncé une augmentation de ses investissements dans les technologies de centres de données afin de répondre à la demande croissante liée à l’intelligence artificielle.

    À l’inverse, le groupe pharmaceutique britannique GSK (LSE:GSK) a progressé après avoir publié des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes. Les actions de Beazley (LSE:BEZ) ont fortement grimpé après que Zurich Insurance Group est parvenu à un accord de principe sur les principaux termes financiers d’une éventuelle offre publique d’achat en numéraire pour l’assureur spécialisé basé à Londres.

  • L’or repasse au-dessus de 5.000 dollars l’once alors que les tensions avec l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges

    L’or repasse au-dessus de 5.000 dollars l’once alors que les tensions avec l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges

    Les prix de l’or sont repartis à la hausse au-delà du seuil des 5.000 dollars l’once lors des échanges asiatiques de mercredi, les signes de regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran ayant ravivé l’attrait des valeurs refuges.

    Le métal jaune a prolongé son rebond après avoir fortement repris la veille, les achats à bon compte continuant de soutenir les cours après la correction brutale de la semaine dernière, qui avait effacé plus de 1.000 dollars par once.

    L’or au comptant progressait de 2,3 % à 5.060,28 dollars l’once à 01h17 ET (06h17 GMT), tandis que les contrats à terme sur l’or pour livraison en avril gagnaient 2,9 % à 5.078,96 dollars l’once.

    Les inquiétudes autour de l’Iran refont surface avant les discussions nucléaires

    Le regain de tensions géopolitiques a été un moteur clé de la demande de valeurs refuges, notamment après des informations indiquant que l’armée américaine avait abattu un drone iranien au-dessus de la mer d’Arabie. Dans un incident distinct, des vedettes iraniennes auraient été observées s’approchant d’un pétrolier lié aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz.

    Ces événements ont fragilisé les déclarations antérieures de Téhéran et de Washington selon lesquelles des discussions prévues pour vendredi auraient lieu. L’annonce de ces pourparlers avait auparavant rassuré les marchés et réduit l’attrait de l’or comme valeur refuge.

    Les récentes pertes de l’or s’expliquaient principalement par les anticipations selon lesquelles la nomination par le président américain Donald Trump de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale se traduirait par une politique monétaire moins accommodante que prévu. Cette perspective avait soutenu le dollar, pesant sur les métaux. L’or avait également subi des prises de bénéfices après avoir atteint un record historique proche de 5.600 dollars l’once la semaine dernière.

    Malgré ce repli, l’or affiche toujours une hausse d’environ 15 % depuis le début de l’année 2026.

    Dans une note récente, les analystes d’ANZ ont indiqué que les fondamentaux soutenant la vigueur de l’or – demande de valeurs refuges, achats physiques et achats des banques centrales – demeurent intacts.

    L’argent et le platine rebondissent ; OCBC anticipe une poursuite de la solidité de l’or

    Les autres métaux précieux ont également progressé mercredi, prolongeant le rebond entamé lors de la séance précédente. L’argent au comptant a gagné 2,8 % à 87,4955 dollars l’once, tandis que le platine au comptant a bondi de 3 % à 2.286,72 dollars l’once.

    « Le rebond suggère que les ventes forcées et les pressions liées aux liquidations sur marge se sont peut-être atténuées, au moins temporairement », ont écrit les analystes d’OCBC dans une note.

    Ils ont toutefois averti que la reprise reste fragile, soulignant que « la sensibilité au dollar américain, la revalorisation des rendements et l’incertitude entourant la politique de la Fed sous une nouvelle direction demeurent élevées ».

    OCBC considère néanmoins la récente chute des prix de l’or comme une phase de normalisation plutôt que comme un « retournement de tendance ». La banque estime que la demande des banques centrales, ainsi que les risques géopolitiques et budgétaires persistants, continueront de soutenir le rôle de valeur refuge de l’or.

    L’argent devrait également bénéficier de son double statut de métal précieux et industriel. OCBC a réaffirmé ses objectifs de fin 2026 pour l’or et l’argent à respectivement 5.600 et 133 dollars l’once.

  • Le pétrole bondit de plus de 1 % sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran ; forte baisse des stocks américains

    Le pétrole bondit de plus de 1 % sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran ; forte baisse des stocks américains

    Les prix du pétrole ont nettement progressé lors des échanges asiatiques de mercredi, portés par l’intensification des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, qui ravivent les craintes de perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient. Le marché a également été soutenu par des données sectorielles faisant état d’un recul inattendu et marqué des stocks de brut américains, après que des conditions climatiques extrêmes ont perturbé la production.

    Le Brent pour livraison en avril a gagné 1,2 % à 68,15 dollars le baril, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 1,4 % à 63,69 dollars le baril à 21h01 ET (02h01 GMT).

    Les risques géopolitiques soutiennent le pétrole avant les discussions USA–Iran

    Les inquiétudes se sont accrues après des informations indiquant que l’armée américaine avait abattu un drone iranien s’approchant d’un porte-avions américain en mer d’Arabie. Dans un incident distinct, des vedettes iraniennes auraient été observées se dirigeant vers un pétrolier battant pavillon américain dans le détroit d’Ormuz, un axe majeur du commerce mondial de l’énergie.

    Ces événements sont survenus à quelques jours de discussions prévues entre Washington et Téhéran. Toutefois, l’incertitude s’est renforcée après que des responsables iraniens auraient demandé de restreindre l’ordre du jour des pourparlers, programmés pour vendredi, à des négociations bilatérales strictement centrées sur le nucléaire, faisant planer le doute sur la tenue même des échanges.

    Le président américain Donald Trump a menacé de nouvelles actions militaires si l’Iran ne se conformait pas aux exigences des États-Unis visant à limiter son programme nucléaire. De son côté, Téhéran a averti qu’il réagirait fermement à toute agression américaine. Toute escalade militaire dans la région pourrait perturber les flux de pétrole en provenance du Moyen-Orient, un risque qui a soutenu les cours du brut ces dernières séances.

    Forte baisse des stocks américains sur fond de perturbations liées au froid

    Le marché pétrolier a également bénéficié de données montrant une contraction bien plus importante que prévu des stocks de brut aux États-Unis. Selon l’American Petroleum Institute, les stocks ont chuté de 11,1 millions de barils au cours de la semaine close le 30 janvier, alors que les marchés anticipaient une hausse de 0,7 million de barils.

    Les chiffres de l’API préfigurent souvent la tendance des données officielles du gouvernement, attendues plus tard dans la journée. Cette forte diminution s’explique par des conditions météorologiques extrêmes qui ont affecté la production pétrolière aux États-Unis et perturbé les exportations depuis la côte du Golfe.

    Les perturbations de l’offre américaine ont également contribué à soutenir les prix du pétrole ces dernières semaines, venant s’ajouter aux facteurs géopolitiques.

  • Le bitcoin recule vers 76.000 dollars après de fortes liquidations et des plus bas de 15 mois

    Le bitcoin recule vers 76.000 dollars après de fortes liquidations et des plus bas de 15 mois

    Le bitcoin (COIN:BTCUSD) évoluait légèrement au-dessus de ses plus bas niveaux depuis 15 mois mercredi, après une violente vague de ventes qui a brièvement fait chuter la cryptomonnaie vers la zone des 73.000 dollars, déclenchant d’importantes liquidations dans un contexte de repli de l’appétit pour le risque.

    La plus grande cryptomonnaie mondiale affichait une baisse de 2,8 % à 76.509,1 dollars à 01h56 ET (06h56 GMT), après avoir touché un plus bas à 73.004,3 dollars, un niveau inédit depuis novembre 2024.

    Après la chute du week-end, le bitcoin accuse désormais un recul de près de 12 % sur la dernière semaine, après une baisse d’environ 10 % la semaine précédente. Ce mouvement a ramené les prix à leur plus bas niveau depuis la victoire électorale de Donald Trump aux États-Unis, effaçant les gains alimentés par l’optimisme autour d’un éventuel assouplissement réglementaire pour le secteur des cryptomonnaies.

    Le bitcoin à un plus bas de 15 mois sur fond de liquidations massives

    La baisse s’est accompagnée de liquidations à grande échelle de positions longues à effet de levier. Selon les données de la société d’analyse CoinGlass, près de 740 millions de dollars de paris haussiers ont été liquidés au cours des dernières 24 heures, la chute des prix ayant déclenché des appels de marge et forcé les traders à déboucler leurs positions.

    La faiblesse actuelle du bitcoin marque un retournement brutal par rapport au rally observé à la fin de l’an dernier, lorsque la cryptomonnaie s’était envolée après la victoire électorale de Trump. À l’époque, les investisseurs avaient massivement investi dans les actifs numériques, misant sur une approche plus favorable de la nouvelle administration américaine en matière de réglementation. Le bitcoin avait également bénéficié du soutien des baisses de taux de la Réserve fédérale amorcées en décembre 2024, qui avaient stimulé l’appétit pour les actifs risqués.

    Depuis, le sentiment s’est détérioré. Mercredi, l’or et d’autres valeurs refuges traditionnelles ont rebondi dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes entre les États-Unis et l’Iran. Par ailleurs, le marché des cryptomonnaies fait face à de nouvelles incertitudes sur la politique monétaire américaine après la nomination par Trump de l’ancien gouverneur de la Fed Kevin Warsh au poste de futur président de la banque centrale. Warsh est perçu comme un partisan d’une politique monétaire restrictive, ce qui ravive les inquiétudes sur les conditions de liquidité.

    Crypto aujourd’hui : les altcoins reculent davantage, Cardano perd 6 %

    Les pertes ont été encore plus marquées sur le reste du marché des cryptomonnaies, la plupart des altcoins enregistrant des baisses supérieures à celles du bitcoin.

    Ethereum, deuxième cryptomonnaie mondiale, a reculé de 2,3 % à 2.268,92 dollars, tandis que le XRP a cédé 1,1 % à 1,59 dollar. Solana a chuté de 6 %, Cardano a enregistré une baisse similaire et Polygon a perdu environ 3,5 %.

    Du côté des jetons mèmes, le dogecoin a légèrement reculé de 0,2 %.

  • Les valeurs logicielles chutent, Alphabet attendue, l’or rebondit: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les valeurs logicielles chutent, Alphabet attendue, l’or rebondit: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

    Les contrats à terme liés aux principaux indices boursiers américains ont légèrement progressé, malgré une forte vague de ventes sur les actions de logiciels et l’attente des résultats trimestriels des géants technologiques. Les investisseurs se tournent vers la publication des comptes d’Alphabet (NASDAQ:GOOG), maison mère de Google, attendue après l’ouverture de Wall Street, avec une attention particulière portée aux dépenses prévues dans l’intelligence artificielle. Par ailleurs, selon des informations de presse, le gouverneur de la Réserve fédérale Stephen Miran aurait quitté son poste de conseiller économique à la Maison-Blanche, tandis que des données sur l’activité du secteur des services aux États-Unis sont attendues et que l’or remonte vers 5.100 dollars l’once.

    Les contrats à terme progressent malgré les tensions sur la technologie

    Les contrats à terme sur actions américaines ont enregistré de légères hausses mercredi matin, les marchés évaluant la détérioration du sentiment autour des valeurs logicielles exposées à l’IA et attendant les résultats des grandes capitalisations technologiques.

    À 02h53 (heure de l’Est), les futures sur le Dow Jones gagnaient 134 points (+0,3 %), ceux sur le S&P 500 progressaient de 19 points (+0,3 %) et les futures sur le Nasdaq 100 avançaient de 57 points (+0,2 %).

    Lors de la séance précédente, les principaux indices de Wall Street avaient fortement reculé, pénalisés par les fortes baisses des champions de l’IA Nvidia (NASDAQ:NVDA) et Microsoft (NASDAQ:MSFT), en repli de près de 3 % chacun. Le sentiment sur les valeurs logicielles s’est récemment assombri, les investisseurs redoutant une concurrence accrue de nouveaux modèles d’intelligence artificielle.

    Ces inquiétudes se sont intensifiées après que la société d’IA Anthropic a lancé un nouvel outil destiné à l’analyse juridique, provoquant une chute marquée des actions de groupes d’édition et de données tels que Thomson Reuters (NYSE:TRI) et LegalZoom (NASDAQ:LZ). Le mouvement s’est étendu à d’autres valeurs du secteur, notamment PayPal (NASDAQ:PYPL) et Expedia Group (NASDAQ:EXPE), qui ont toutes deux plongé de plus de 10 %. Selon le Wall Street Journal, deux indices S&P liés aux logiciels, aux données financières et aux sociétés de marchés ont perdu ensemble environ 300 milliards de dollars de capitalisation.

    « La grande histoire a été l’effondrement de la technologie, alors que le marché considère de plus en plus l’IA comme un facteur globalement négatif : les entreprises très exposées à la construction agressive d’infrastructures n’en tirent plus bénéfice, tandis que les craintes de perturbation et de substitution liées à l’IA déciment de larges pans du marché », ont écrit les analystes de Vital Knowledge dans une note.

    Tout n’a toutefois pas été négatif pour les actions. Les titres de Walmart (NYSE:WMT) ont bondi, le distributeur ayant continué à gagner des parts de marché auprès des consommateurs sensibles aux prix, portant sa capitalisation boursière à 1.000 milliards de dollars pour la première fois.

    Alphabet au centre de l’attention

    Dans ce contexte agité, les investisseurs se concentrent désormais sur la publication des résultats d’Alphabet plus tard dans la journée. Une grande partie de l’attention devrait se porter sur les investissements massifs du groupe dans l’intelligence artificielle.

    À l’instar d’autres géants technologiques, Alphabet a annoncé des plans de dépenses de plusieurs milliards de dollars pour construire des centres de données et développer des puces spécialisées afin de soutenir ses ambitions dans l’IA.

    Au cours des trois derniers mois de 2025, l’action Alphabet a progressé d’environ 29 %, soutenue par l’accueil favorable du nouveau modèle Gemini AI et par un partenariat avec Apple visant à alimenter l’assistant vocal Siri des iPhone. Des analystes cités par Reuters estiment qu’Alphabet a désormais pris la tête de la course au développement et à la monétisation de l’IA, dépassant des rivaux comme Microsoft.

    « Le sentiment à l’égard de Google est (à juste titre) très haussier, car les activités publicitaires de base continuent d’afficher de solides performances, tandis que l’entreprise apparaît comme la mieux positionnée de tout l’écosystème de l’IA », ont indiqué les analystes de Vital Knowledge. Ils ont toutefois souligné qu’il reste incertain que ces performances suffisent à stabiliser le sentiment autour de l’IA, et qu’elles pourraient même accentuer les inquiétudes concernant l’écosystème entourant des concurrents comme OpenAI.

    D’autres indications sur l’état du secteur technologique pourraient émerger jeudi, lorsque Amazon (NASDAQ:AMZN) publiera ses résultats. En dehors de la technologie, le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly (NYSE:LLY), très exposé aux traitements contre la perte de poids, figure également parmi les valeurs à suivre avant l’ouverture des marchés américains.

    Miran quitte son rôle à la Maison-Blanche – médias

    Selon des informations de presse, le gouverneur de la Réserve fédérale Stephen Miran aurait démissionné de son poste de conseiller économique à la Maison-Blanche, respectant un engagement pris devant le Sénat américain.

    Cette décision permet à Miran, nommé l’an dernier par le président Donald Trump pour occuper temporairement un siège vacant au Conseil des gouverneurs de la Fed jusqu’au 31 janvier, de rester à la banque centrale jusqu’à la confirmation de son successeur.

    « J’ai promis au Sénat que, si je restais au Conseil au-delà de janvier, je quitterais formellement le Conseil », a écrit Miran dans une lettre de démission citée par plusieurs médias, ajoutant qu’il était « important de rester fidèle à ma parole ».

    Depuis son arrivée à la Fed, Miran a plaidé en faveur de baisses importantes des taux d’intérêt, s’écartant souvent nettement des positions des autres membres votants. Cette orientation a coïncidé avec les appels du président Trump en faveur de réductions rapides des taux pour soutenir l’économie, suscitant les critiques de certains sénateurs démocrates, qui ont demandé sa démission « immédiate » du Conseil de la Fed.

    Données sur les services américains attendues

    Le mois dernier, la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %, malgré l’opposition de Miran et du gouverneur Christopher Waller. Bien que le marché du travail montre des signes d’affaiblissement, l’inflation reste supérieure à l’objectif de 2 %, ce qui a réduit l’urgence de nouvelles baisses de taux après celles mises en œuvre en 2025.

    Avec le report du rapport mensuel sur l’emploi, l’attention se portera sur d’autres indicateurs, notamment l’indice ISM des services pour janvier, attendu à 53,5 contre 54,4 précédemment. Une lecture supérieure à 50 indique une expansion de l’activité.

    L’or remonte vers 5.100 dollars

    Les prix de l’or ont progressé mercredi, revenant vers les 5.100 dollars l’once, portés par le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran qui a ravivé la demande pour les valeurs refuges.

    Le métal jaune a prolongé ses gains après un fort rebond observé mardi.

    La demande de valeurs refuges s’est intensifiée après des informations selon lesquelles les États-Unis auraient abattu un drone iranien s’approchant d’un porte-avions américain en mer d’Arabie. Par ailleurs, des vedettes iraniennes auraient été aperçues à proximité d’un pétrolier lié aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz.

    Ces événements ont affaibli les déclarations antérieures de Téhéran et de Washington faisant état de discussions prévues vendredi. L’annonce de ces pourparlers avait temporairement rassuré les marchés et pesé sur la demande d’or.

  • Les Bourses européennes progressent légèrement alors que la saison des résultats se poursuit ; UBS en vedette: DAX, CAC, FTSE100

    Les Bourses européennes progressent légèrement alors que la saison des résultats se poursuit ; UBS en vedette: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont enregistré de modestes gains mercredi, les investisseurs analysant une nouvelle vague de résultats d’entreprises avant la publication très attendue des données d’inflation de la zone euro plus tard dans la journée.

    À 08h02 GMT, le DAX allemand progressait de 0,2 %, le CAC 40 français gagnait 0,4 % et le FTSE 100 britannique avançait de 0,3 %.

    Résultats d’entreprises au premier plan, UBS se démarque

    La forte correction des métaux précieux observée en fin de semaine dernière s’est stabilisée, permettant aux investisseurs de se recentrer sur la saison des publications de résultats, qui reste soutenue avec plusieurs grands groupes européens attendus cette semaine.

    UBS (NYSE:UBS) s’est distinguée après avoir annoncé une hausse de 56 % de son bénéfice net, supérieure aux attentes, portée par de solides performances dans la gestion de fortune et la banque d’investissement. La banque suisse, premier gestionnaire de patrimoine au monde, a également indiqué prévoir le rachat d’au moins 3 milliards de dollars d’actions en 2026, soit le même montant que l’an dernier, avec l’ambition déclarée « d’en faire davantage ».

    GSK (LSE:GSK) a également retenu l’attention après avoir anticipé un ralentissement de la croissance des ventes en 2026, dans la première prévision présentée par son nouveau directeur général, Luke Miels. Le groupe pharmaceutique recentre sa stratégie sur l’élargissement de son pipeline afin de compenser les futures expirations de brevets touchant ses principaux traitements contre le VIH.

    Novartis (NYSE:NVS) a pour sa part annoncé s’attendre à un recul du résultat opérationnel en 2026 de l’ordre d’un faible pourcentage à un chiffre, pénalisé par la concurrence accrue de versions génériques de produits établis, dont le médicament cardiovasculaire Entresto.

    Dans le secteur bancaire, Banco Santander (LSE:SAN) a fait état d’une hausse de 12 % de son bénéfice attribuable en 2025, signant une quatrième année consécutive de résultats record grâce à des revenus d’intérêts résilients et à des commissions record.

    Crédit Agricole (EU:ACA) a en revanche publié un recul de 24 % de son bénéfice net au quatrième trimestre, affecté par une importante charge de première consolidation liée à sa participation dans Banco BPM, malgré des revenus annuels records et une proposition d’augmentation du dividende.

    Les investisseurs auront également les yeux tournés vers Wall Street, avec la publication après la clôture des résultats d’Alphabet (NASDAQ:GOOG). La maison mère de Google devrait afficher une progression de 15,5 % de son chiffre d’affaires à 111,37 milliards de dollars. Les marchés seront particulièrement attentifs aux plans d’investissement pour 2026, aux perspectives de la demande pour le cloud et aux indications sur les contraintes de capacité liées à l’intelligence artificielle.

    Données d’inflation de la zone euro attendues

    Sur le plan macroéconomique, les données préliminaires d’inflation de janvier dans la zone euro doivent être publiées plus tard mercredi, à la veille de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne. Les attentes tablent sur un léger ralentissement de l’inflation annuelle à 1,7 %, bien en dessous de l’objectif de 2 % de la BCE.

    La banque centrale devrait maintenir ses taux inchangés à 2 % pour la cinquième réunion consécutive. Toutefois, un écart significatif par rapport aux attentes pourrait raviver les inquiétudes des responsables monétaires, qui ont récemment exprimé leurs préoccupations face à l’appréciation rapide de l’euro face au dollar et à son potentiel effet désinflationniste.

    Le pétrole poursuit sa hausse

    Les prix du pétrole ont continué de progresser, soutenus par les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, qui alimentent les craintes de perturbations de l’approvisionnement dans cette région clé.

    Le Brent pour livraison en avril gagnait 0,1 % à 67,40 dollars le baril, tandis que le WTI progressait de 0,2 % à 63,38 dollars. Les deux références avaient déjà bondi de près de 2 % lors de la séance précédente.

    Selon des informations rapportées mardi, les États-Unis auraient abattu un drone iranien s’approchant d’un porte-avions américain en mer d’Arabie, tandis que des vedettes iraniennes auraient été observées près d’un pétrolier battant pavillon américain dans le détroit d’Ormuz. Ces incidents sont survenus à la veille de discussions prévues entre Washington et Téhéran, jetant un doute sur leur tenue effective.