Author: Fiona Craig

  • L’action EssilorLuxottica recule légèrement après une plainte pour violation de brevets

    L’action EssilorLuxottica recule légèrement après une plainte pour violation de brevets

    Les actions de EssilorLuxottica (EU:EL) ont cédé environ 1 % après des informations indiquant que le groupe d’optique est visé par une plainte pour violation de brevets déposée par Solos Technology, liée aux technologies de lunettes intelligentes.

    Selon Bloomberg, Solos Technology a engagé des poursuites contre EssilorLuxottica et Meta Platforms (NASDAQ:META), les accusant d’avoir enfreint des brevets portant sur la détection multimodale, le traitement audio, l’assistance intelligente et des architectures de systèmes intégrés permettant une interaction utilisateur en temps réel dans les smartglasses.

    Solos affirme avoir sécurisé ces droits de propriété intellectuelle plusieurs années avant que les défendeurs ne commencent à développer des produits concurrents. La plainte vise principalement les lunettes Ray-Ban Meta Gen 1 de Meta, tout en soutenant que les versions ultérieures reposent toujours sur les mêmes technologies brevetées. Oakley, une marque d’EssilorLuxottica, est également citée dans la procédure. Solos réclame des dommages et intérêts se chiffrant en milliards de dollars ainsi qu’une injonction visant à empêcher toute infraction future présumée.

    EssilorLuxottica a refusé de commenter ces accusations, invoquant sa période de silence préalable à la publication de ses résultats de l’exercice 2025, prévue le 11 février.

    Commentant la situation, les analystes de Jefferies ont averti : « Un règlement et/ou une injonction temporaire sur les ventes de lunettes intelligentes constituerait le scénario du pire, au regard des précédents historiques et des revendications de Solos. »

    La plainte affirme également que des employés de Meta auraient acquis une connaissance des technologies de Solos en examinant ses documents techniques et en recrutant des personnes familières avec celles-ci. Elle soutient par ailleurs que des collaborateurs liés à EssilorLuxottica auraient testé les technologies de Solos pendant plusieurs années lors d’événements du secteur.

    EssilorLuxottica et Meta devraient toutes deux contester vigoureusement ces accusations.

  • Bourses européennes hésitantes à l’ouverture, l’attention tournée vers la Fed et les résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Bourses européennes hésitantes à l’ouverture, l’attention tournée vers la Fed et les résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont entamé la semaine sur une note prudente lundi, les investisseurs restant attentistes face aux incertitudes géopolitiques persistantes, à la prochaine décision de politique monétaire de la Réserve fédérale et à un calendrier chargé de publications de résultats.

    À 08h05 GMT, le DAX allemand progressait de 0,1 %, le FTSE 100 britannique gagnait 0,2 %, tandis que le CAC 40 français reculait de 0,1 %.

    Les tensions entre les États-Unis et le Canada restent élevées

    Si les inquiétudes récentes liées à la position du président américain Donald Trump sur le Groenland et au risque de conflit commercial transatlantique semblent s’être atténuées, les risques géopolitiques demeurent au centre de l’attention.

    Au cours du week-end, Trump a averti que les États-Unis imposeraient des droits de douane de 100 % au Canada si Ottawa signait un accord commercial avec la Chine. Le Premier ministre canadien Mark Carney a répondu que son pays n’avait pas l’intention de conclure un accord de libre-échange avec Pékin, mais cet échange a mis en lumière les tensions persistantes entre les deux pays voisins.

    L’indice Ifo allemand éclipsé par la réunion de la Fed

    La principale publication économique en Europe lundi est l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, attendu en amélioration et signalant un regain de confiance des entreprises dans la première économie de la zone euro.

    Toutefois, l’attention des marchés se concentre surtout sur la réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine, qui s’achèvera mercredi. Les investisseurs s’attendent majoritairement à un statu quo sur les taux d’intérêt après trois baisses consécutives et analyseront de près le communiqué de la Fed ainsi que les propos de son président Jerome Powell pour obtenir des indications sur l’orientation future de la politique monétaire.

    Actualité des entreprises : Ryanair et S4 Capital

    Sur le front des entreprises, Ryanair (LSE:0A2U) a indiqué s’attendre à un bénéfice net annuel supérieur d’environ un tiers à celui de l’an dernier, soutenu par une croissance des tarifs plus forte que prévu. Les tarifs moyens devraient progresser au-delà de la hausse annuelle de 7 % annoncée en novembre.

    En revanche, le bénéfice du troisième trimestre a fortement reculé par rapport à l’an dernier, principalement en raison d’une charge de 85 millions d’euros liée à une amende infligée par l’autorité italienne de la concurrence.

    De son côté, le groupe de publicité numérique S4 Capital (LSE:SFOR) a annoncé que ses performances de trading pour l’ensemble de l’année 2025 ont dépassé à la fois les prévisions révisées publiées en novembre et les attentes actuelles du marché.

    À Wall Street, une semaine chargée s’annonce, avec plus de 90 entreprises du S&P 500 attendues au tournant de la publication de leurs résultats trimestriels, dont Apple, Meta Platforms et Microsoft. Jusqu’à présent, 76 % des sociétés ayant publié leurs résultats ont dépassé les attentes, selon les données de FactSet.

    Les prix du pétrole marquent une pause après leur récente hausse

    Les cours du pétrole ont légèrement reculé lundi, marquant une pause après les récents gains liés au regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran ainsi qu’aux conditions hivernales rigoureuses dans plusieurs régions des États-Unis.

    Le Brent a cédé 0,2 % à 64,92 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI a reculé de 0,2 % à 60,93 dollars. Les deux références avaient progressé de 2,7 % la semaine dernière, clôturant vendredi à leurs plus hauts niveaux depuis le 14 janvier.

    Jeudi, Trump a déclaré que les États-Unis disposaient d’une « armada » en route vers l’Iran, l’un des principaux producteurs de pétrole du Moyen-Orient, avec l’arrivée attendue dans les prochains jours d’un groupe aéronaval et d’autres moyens militaires américains.

    Par ailleurs, aux États-Unis, des tempêtes hivernales ont perturbé la production de pétrole et de gaz naturel et provoqué une flambée des prix spot de l’électricité.

  • Jefferies relève Hermès à « acheter » et met en avant la demande des clients chinois les plus fortunés

    Jefferies relève Hermès à « acheter » et met en avant la demande des clients chinois les plus fortunés

    Jefferies a relevé sa recommandation sur Hermès International SCA (EU:RMS) à « acheter » contre « conserver » auparavant, et a relevé son objectif de cours à 2 400 € contre 2 250 €. Le courtier met en avant l’exposition d’Hermès à une clientèle de luxe à très fort pouvoir d’achat ainsi qu’un profil de marges supérieur à celui de ses pairs.

    Cette amélioration intervient dans un contexte que Jefferies qualifie de plus en plus contrasté pour le secteur mondial du luxe, où les tendances de la demande sont davantage tirées par la concentration des richesses que par une reprise généralisée de la consommation.

    Hermès s’inscrit pleinement dans ce que Jefferies classe comme le segment du « ultra-luxe », aux côtés de Ferrari et de Brunello Cucinelli. Au sein de ce groupe, le courtier estime qu’Hermès présente une exposition particulièrement marquée aux clients très importants et très très importants, avec la Chine comme marché clé. Jefferies souligne également des signes émergents de stabilisation des quotas en Chine, un facteur qui soutient le relèvement de la recommandation.

    Sur le plan de la valorisation, Jefferies retient un multiple de résultat par action (PER) de 46,0x pour l’année calendaire 2027, à comparer à une moyenne post-Covid de 44,3x sur deux ans. Au nouvel objectif de cours de 2 400 €, le titre offre un potentiel de hausse de 14,4 % par rapport aux niveaux actuels. Si l’action se traite avec une prime par rapport à une grande partie du secteur, Jefferies l’attribue à une rentabilité plus élevée et plus stable.

    Le courtier anticipe une marge EBIT de 40 % en 2026 et de 40,2 % en 2027, des niveaux supérieurs à ceux de la plupart des groupes de luxe cotés. Pour 2026, Jefferies prévoit un EBIT sous-jacent de 6,80 milliards d’euros, en hausse de 6,8 % sur un an, et un résultat net de groupe de 5,05 milliards d’euros, soit une progression de 12,6 %.

    Le bénéfice dilué par action est attendu à 47,55 € en 2026, puis à 52,12 € en 2027. Le dividende par action est estimé à 28,53 € pour 2026 et à 31,27 € pour 2027.

    Selon Jefferies, la valorisation d’Hermès est davantage corrélée à sa rentabilité qu’aux attentes de rendement total à court terme pour les actionnaires. Dans les comparaisons sectorielles, le groupe figure parmi les mieux classés à la fois en termes de marge EBIT et de multiples de valorisation, ce qui reflète, selon le courtier, son exposition aux consommateurs les plus aisés dans un contexte de création de richesse mondiale inégale.

    Jefferies ajoute que les moteurs de la croissance du luxe restent avant tout du côté de la demande, plutôt que d’initiatives liées à l’offre. Dans ce cadre, la base de clientèle d’Hermès est davantage concentrée dans des régions et des tranches de revenus qui continuent de bénéficier de la hausse des marchés actions.

    Le rapport précise enfin que la zone Asie-Pacifique représente environ 35 % des ventes d’Hermès en Chine et 24 % en Asie-Pacifique hors Chine, des niveaux proches de la moyenne du secteur, mais avec une orientation plus marquée vers les clients à forte dépense.

  • L’action Danone recule après des rappels de lait infantile en Europe

    L’action Danone recule après des rappels de lait infantile en Europe

    Les actions de Danone (EU:BN) ont fortement reculé lundi après que le groupe agroalimentaire français a confirmé en fin de semaine dernière le rappel d’un nombre limité de lots de lait infantile sur plusieurs marchés, à la suite d’alertes émises par les autorités sanitaires concernant un risque potentiel de contamination.

    Le titre perdait 5,8 % à Paris à 09h16 GMT.

    Ce mouvement fait suite à des décisions prises plus tôt dans la semaine à Singapour, où les autorités ont suspendu la vente d’une marque de lait pour nourrissons fabriquée par Danone en raison de risques bactériens potentiels.

    Les autorités irlandaises ont indiqué que le rappel concerne des formules produites en Irlande et expédiées vers certaines régions de l’Union européenne, du Royaume-Uni ainsi que vers quelques marchés hors UE. L’Autorité irlandaise de sécurité alimentaire a précisé que la mesure était liée à une toxine spécifique. « Un ingrédient, l’huile d’ARA, fabriqué en Chine, était contaminé par la céréulide et a été ajouté comme ingrédient à une poudre de base utilisée pour produire des laits infantiles et des laits de suite », a-t-elle déclaré.

    Danone a cherché à rassurer, affirmant que ses contrôles internes n’avaient révélé aucun problème de sécurité. Le groupe a ajouté que les tests de routine confirmaient que les produits étaient sûrs et « pleinement conformes à l’ensemble des réglementations de sécurité applicables ».

    Le groupe a toutefois reconnu que certaines autorités sanitaires locales continuaient d’actualiser leurs recommandations. « Dans ce contexte, en tant que fabricant responsable et afin de se conformer aux dernières recommandations, Danone retirera de certains marchés ciblés un nombre très limité de lots spécifiques de produits de lait infantile », a-t-il indiqué.

    Le rappel est lié à la même matière première contaminée qui avait déjà conduit à des retraits de produits chez Nestlé, tandis que d’autres fabricants comme Lactalis et Hochdorf ont également été touchés. Au Royaume-Uni, un lot de lait Aptamil First Infant Formula a été retiré, tandis que Danone a déjà rappelé des produits Dumex à Singapour.

    « Bien qu’aucun lien direct n’ait été établi entre la consommation de lait contaminé à la céréulide et des maladies chez les nourrissons, la médiatisation importante autour de ces rappels devrait peser sur les marques concernées », a écrit l’analyste de Kepler Cheuvreux Jon Cox dans une note.

    « Nous nous attendons à ce que l’action Danone reste sous pression », a-t-il ajouté, soulignant que le lait infantile représente environ un tiers du résultat opérationnel du groupe.

    Danone a précisé que les produits destinés à la Chine — son marché du lait infantile le plus important et le plus rentable — n’étaient pas concernés par ces rappels.

  • L’action Fnac Darty s’envole après l’annonce d’une offre publique amicale de Kretinsky

    L’action Fnac Darty s’envole après l’annonce d’une offre publique amicale de Kretinsky

    Le titre Fnac Darty (EU:FNAC) a bondi de 17 % après que Daniel Kretinsky a dévoilé une offre publique amicale valorisant le distributeur français de produits électroniques et culturels à environ 1,1 milliard d’euros.

    EP Group, contrôlé par le milliardaire tchèque, a proposé une offre entièrement en numéraire de 36 € par action, soit une prime de 19 % par rapport au cours de clôture précédent. L’opération porterait la participation d’EP Group de 28,5 % à une position de contrôle supérieure à 50 %, sans projet de retrait obligatoire des actionnaires minoritaires.

    Le conseil d’administration de Fnac Darty a approuvé l’offre à l’unanimité. Le contexte est d’autant plus notable que Ceconomy — détenteur de 21,9 % du capital de Fnac Darty — est en cours d’acquisition par le géant chinois du e-commerce JD.com. EP Group a indiqué qu’il entendait préserver la stratégie « Beyond Everyday », conserver l’équipe de direction actuelle, maintenir le siège en France et poursuivre la politique de dividende existante.

    « Nous estimons très probable que Ceconomy (21,9 %) et GLAS (10 %) apporteront leurs actions, ce qui augmente les chances de succès de l’offre », ont indiqué les analystes de Kepler.

    Parallèlement à l’annonce de l’offre, Fnac Darty a publié des résultats préliminaires pour l’exercice 2025 faisant état d’une croissance modérée. Le chiffre d’affaires a progressé de 0,7 % sur un an pour atteindre 10,3 milliards d’euros, tandis que le résultat opérationnel courant s’est établi à 203 millions d’euros, soit une marge opérationnelle de 2,0 %. Le groupe a également annoncé son intention de rechercher un partenaire en vue d’une cession de sa filiale Nature & Découvertes.

    L’offre devrait être déposée auprès du régulateur boursier français, l’AMF, avant la fin du premier trimestre 2026, avec une finalisation attendue au premier semestre 2026, sous réserve des autorisations réglementaires habituelles.

  • Les contrats à terme de Wall Street signalent un repli initial après deux séances de hausse: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street signalent un repli initial après deux séances de hausse: Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains laissent entrevoir une ouverture en légère baisse vendredi, suggérant que les marchés pourraient rendre une partie des gains engrangés après deux séances consécutives de forte progression.

    Après le rebond marqué observé ces deux derniers jours — qui a largement compensé la forte baisse de mardi — certains investisseurs semblent enclins à prendre leurs bénéfices. La récente reprise a notamment été alimentée par le soulagement suscité par la décision du président Donald Trump d’exclure le recours à la force militaire pour s’emparer du Groenland et de revenir sur ses menaces de droits de douane à l’encontre de l’Europe liées au territoire arctique.

    Ce climat plus favorable pourrait toutefois s’estomper, l’attention de Trump semblant désormais se recentrer sur l’Iran. Jeudi, à bord d’Air Force One, le président a déclaré à des journalistes qu’une « armada » américaine se dirigeait vers le Moyen-Orient.

    « Nous surveillons l’Iran », a déclaré Trump. « Vous savez que nous avons beaucoup de navires qui vont dans cette direction, juste au cas où. Nous avons une grande flotte qui se dirige de ce côté-là et nous verrons ce qui se passera ».

    Trump avait auparavant renoncé à des menaces de frappes militaires contre l’Iran à la suite de la répression de manifestations de grande ampleur, mais ses propos récents ont ravivé les incertitudes géopolitiques.

    La tendance des contrats à terme est également pénalisée par la chute des actions Intel (INTC), en baisse de près de 13 % en préouverture. Le géant des semi-conducteurs est sous pression après avoir publié des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes, tout en livrant des perspectives décevantes pour le trimestre en cours.

    Jeudi, Wall Street a prolongé son rebond, les marchés terminant majoritairement dans le vert après les gains enregistrés mercredi. Cette dynamique a permis de compenser davantage les pertes de mardi, le Dow repassant en territoire positif sur la semaine.

    Même si les principaux indices ont terminé loin de leurs plus hauts intraday, les hausses sont restées solides. Le Dow Jones Industrial Average a progressé de 306,78 points, soit 0,6 %, à 49 384,01. Le Nasdaq Composite a gagné 211,20 points, soit 0,9 %, à 23 436,02, tandis que le S&P 500 a avancé de 37,73 points, soit 0,6 %, pour clôturer à 6 913,35.

    Le rebond prolongé s’explique en partie par l’apaisement des tensions autour des ambitions de Trump concernant le Groenland. Mercredi, le président a exclu toute action militaire dans un discours public et a ensuite indiqué avoir trouvé le « cadre » d’un accord sur le territoire arctique.

    À la suite de ce « cadre » d’accord avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, Trump est revenu sur ses menaces de sanctions contre les pays européens opposés à ses projets.

    Certains analystes estiment que la vigueur retrouvée des marchés reflète le retour du « TACO trade », acronyme de « Trump Always Chickens Out », une expression désignant la tendance du président à adopter un ton agressif avant de faire marche arrière, ce qui rassure les marchés.

    « Il y a de nombreuses similitudes entre la secousse des marchés du Liberation Day en avril 2025 et la situation actuelle », a déclaré Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell. « Dans les deux cas, Trump a adopté une position agressive avant de reculer après les turbulences des marchés financiers ».

    Il a ajouté : « Le président américain surveille de très près l’évolution des marchés obligataires et boursiers, et la dernière chose qu’il souhaite est d’être accusé de détruire la richesse des gens ».

    Sur le plan économique, le département américain du Travail a fait état d’une légère hausse des nouvelles demandes d’allocations chômage pour la semaine close le 17 janvier. Les inscriptions initiales ont atteint 200 000, en hausse de 1 000 par rapport au chiffre révisé de 199 000 la semaine précédente.

    Les économistes anticipaient une progression à 205 000, contre 198 000 initialement annoncées pour la semaine précédente.

    Par ailleurs, des données distinctes du département du Commerce ont montré que les prix à la consommation ont augmenté en novembre conformément aux attentes des économistes.

    Du côté des secteurs, la séance de jeudi a été contrastée. Les valeurs aurifères ont fortement progressé dans le sillage de la flambée du prix de l’or, l’indice NYSE Arca Gold Bugs bondissant de 4,4 % pour atteindre un record de clôture. Les télécommunications ont également affiché une forte performance, l’indice NYSE Arca North American Telecom gagnant 2,1 % et atteignant lui aussi un sommet historique.

    Les secteurs des logiciels, des réseaux et des biotechnologies ont soutenu la surperformance du Nasdaq, tandis que les valeurs immobilières et liées au logement ont évolué à la baisse.

  • Les marchés européens en léger recul, les tensions autour du Groenland pèsent sur le moral: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens en léger recul, les tensions autour du Groenland pèsent sur le moral: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont légèrement reculé vendredi, les principaux indices se dirigeant vers une interruption de leur série de cinq semaines de hausse, sur fond de prudence des investisseurs face aux tensions géopolitiques et commerciales liées au Groenland.

    Sur le plan économique, les premières enquêtes publiées par S&P Global ont montré que l’activité du secteur privé dans la zone euro a continué de progresser à un rythme stable en janvier. La production manufacturière est repassée en territoire de croissance, tandis que l’expansion du secteur des services a ralenti pour atteindre un plus bas de quatre mois.

    L’indice flash composite HCOB de la production s’est établi à 51,5 en janvier, inchangé par rapport à décembre et légèrement inférieur aux prévisions, qui tablaient sur une hausse marginale à 51,6.

    L’indice paneuropéen Stoxx 600 a cédé 0,2 %, après avoir progressé de 1 % la veille. Le CAC 40 français a reculé de 0,3 %, tandis que le DAX allemand évoluait autour de l’équilibre. À l’inverse, le FTSE 100 britannique a légèrement progressé de 0,1 %.

    Du côté des entreprises, le titre de la banque française BNP Paribas (EU:BNP) a fléchi après des informations faisant état d’un projet de suppression d’environ 1 200 emplois d’ici la fin de 2027.

    Le groupe britannique de défense Babcock International (LSE:BAB) a également reculé après l’annonce de changements concernant la succession de son directeur général.

    Le chimiste allemand BASF (TG:BAS) a lui aussi été sous pression après avoir mis en garde contre un affaiblissement de ses résultats.

    À l’inverse, le spécialiste suisse des matériaux composites Gurit Holding (LSE:0QQR) s’est envolé après avoir annoncé des ventes 2025 supérieures à ses propres objectifs.

    Enfin, l’équipementier télécoms suédois Ericsson (NASDAQ:ERIC) s’est distingué à la hausse après avoir dépassé les attentes en matière de résultats trimestriels et annoncé un programme de rachat d’actions de 15 milliards de couronnes suédoises.

  • FedEx annonce une refonte de ses activités en France avec des changements de réseau et des suppressions de postes potentielles

    FedEx annonce une refonte de ses activités en France avec des changements de réseau et des suppressions de postes potentielles

    FedEx Corp (NYSE:FDX) a annoncé vendredi proposer une transformation d’envergure de ses opérations domestiques en France, visant à rationaliser son réseau et à moderniser ses infrastructures.

    Le projet prévoit une reconfiguration de l’implantation de ses sites à travers le pays, ainsi qu’un investissement pouvant atteindre 78 millions d’euros dans de nouvelles technologies et infrastructures opérationnelles. Dans le cadre de cette réorganisation, le groupe a indiqué qu’il pourrait supprimer jusqu’à 500 postes opérationnels en France et réduire le nombre de stations exploitées sur le territoire de 103 à 86.

    FedEx a précisé que, malgré ces réductions d’effectifs, le programme de transformation pourrait également conduire à la création de plus de 770 nouveaux postes opérationnels à temps plein et à temps partiel en France, reflétant l’évolution vers un modèle d’exploitation plus moderne et plus efficace.

  • Le pétrole progresse après l’avertissement de Trump sur une « armada » en route vers l’Iran

    Le pétrole progresse après l’avertissement de Trump sur une « armada » en route vers l’Iran

    Les prix du pétrole ont progressé lors des échanges asiatiques vendredi après que le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d’une action militaire contre l’Iran, un important producteur de brut, ravivant les craintes de perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient.

    Malgré quelques replis observés plus tôt dans la semaine, le pétrole s’acheminait vers une cinquième hausse hebdomadaire consécutive. Les marchés intègrent des anticipations de demande plus robuste ainsi qu’une prime de risque géopolitique accrue, dans un contexte de tensions mondiales élevées susceptibles d’affecter l’offre énergétique.

    À 22h48 ET (03h48 GMT), les contrats à terme sur le Brent pour livraison en mars gagnaient 0,9 % à 64,62 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate avançait également de 0,9 % à 59,89 dollars le baril.

    Trump évoque une « armada » vers l’Iran

    S’exprimant jeudi soir devant des journalistes à bord d’Air Force One, Donald Trump a indiqué que les États-Unis avaient déployé des forces navales en direction de l’Iran et a averti Téhéran contre toute répression des manifestants ou reprise de ses activités nucléaires.

    « Nous avons une armada… qui se dirige dans cette direction, et peut-être que nous n’aurons pas à l’utiliser », a déclaré Trump aux journalistes. « Je préférerais que rien ne se produise, mais nous les surveillons de très près », a-t-il ajouté.

    Selon plusieurs informations, un porte-avions américain et plusieurs destroyers devraient arriver au Moyen-Orient dans les prochains jours, ravivant les inquiétudes liées à une possible reprise des actions militaires dans la région.

    L’Iran figure parmi les plus grands producteurs de pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et constitue également un fournisseur majeur de la Chine, premier importateur mondial de brut. Toute intervention militaire américaine serait susceptible de perturber les exportations pétrolières iraniennes.

    Le pays a connu depuis janvier des manifestations à l’échelle nationale contre le régime du Nezam, des rapports faisant état de milliers de morts lors des troubles récents.

    Le brut en route vers une cinquième hausse hebdomadaire

    Sur la semaine, les prix du pétrole affichaient des gains compris entre 0,6 % et 0,8 %, après de fortes fluctuations, alors que les investisseurs ont également réagi à l’évolution de la position américaine sur le Groenland.

    Les cours ont aussi été soutenus par des indicateurs économiques légèrement positifs en provenance de Chine et par la révision à la hausse des prévisions de demande pour 2026 par l’Agence internationale de l’énergie. Le pétrole a en outre bénéficié d’achats opportunistes après une année 2025 particulièrement décevante.

    L’affaiblissement du dollar a également contribué à soutenir les prix, les marchés restant convaincus que la Réserve fédérale procédera à des baisses de taux plus tard dans l’année.

  • L’or s’approche des 5 000 dollars tandis que l’argent enchaîne les records

    L’or s’approche des 5 000 dollars tandis que l’argent enchaîne les records

    Les prix de l’or se rapprochent du seuil des 5 000 dollars, soutenus par la résurgence des tensions géopolitiques et par de nouvelles inquiétudes concernant l’indépendance de la Réserve fédérale américaine, des facteurs qui ont affaibli le dollar et renforcé l’attrait des actifs refuges alternatifs.

    En début de séance, l’or au comptant a atteint un nouveau record à 4 967,48 dollars l’once, portant les gains hebdomadaires à environ 8 %, tandis que les contrats à terme de février s’échangeaient à 6 969,69 dollars. L’argent a également suivi le mouvement, inscrivant un nouveau sommet historique à 99,38 dollars l’once sur le marché spot.

    Après sa meilleure performance annuelle depuis 1979, l’or a prolongé sa spectaculaire progression, affichant une hausse supplémentaire de 15 % depuis le début de l’année. Les nouvelles attaques du président américain Donald Trump contre la Réserve fédérale, ainsi que l’intervention militaire au Venezuela et les menaces d’annexion du Groenland, ont ravivé le « degrade trade », qui pousse les investisseurs à se détourner des obligations d’État et des devises au profit d’actifs refuges comme l’or.

    « L’or connaît une revalorisation progressive, à mesure que des fissures apparaissent dans l’ordre international fondé sur des règles établi après la Seconde Guerre mondiale », a déclaré Yuxuan Tang, responsable de la stratégie macroéconomique pour l’Asie chez JP Morgan Private Bank. « Les investisseurs considèrent de plus en plus l’or comme une couverture fiable contre ces risques de changement de régime difficiles à quantifier », a-t-il ajouté.

    Les contraintes du côté de l’offre accentuent également la sensibilité des prix. « L’offre d’or n’est pas suffisante pour absorber les tensions politiques et de marché aux États-Unis, ce qui rend les plafonds de prix particulièrement fragiles », explique Ahmad Assiri, stratégiste chez Pepperstone Ltd Group.

    La demande des banques centrales demeure un soutien clé. La banque centrale de Pologne, premier acheteur mondial d’or, a approuvé cette semaine des plans visant à acquérir 150 tonnes supplémentaires dans un contexte d’instabilité géopolitique croissante. Parallèlement, les avoirs de l’Inde en bons du Trésor américain sont tombés à leur plus bas niveau en cinq ans, tandis que la part de l’or et d’autres actifs alternatifs a augmenté, illustrant une diversification plus large de certaines grandes économies hors du principal marché obligataire mondial.

    Les investisseurs surveillent également de près la situation à Washington. Les marchés attendent la nomination par Donald Trump du prochain président de la Réserve fédérale, après que le président a indiqué avoir conclu ses discussions avec les candidats et répété qu’il avait déjà une personne en tête. Un dirigeant plus accommodant renforcerait les anticipations de nouvelles baisses de taux cette année, un facteur favorable aux métaux précieux après trois réductions consécutives.

    Sur le plan géopolitique, les marchés suivent aussi les discussions entre le président russe Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner concernant un éventuel plan de paix visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.

    L’optimisme ambiant a conduit plusieurs banques à relever leurs prévisions. Goldman Sachs a porté son objectif de prix de l’or en fin d’année à 5 400 dollars l’once, contre 4 900 dollars auparavant, invoquant une forte demande de la part des investisseurs privés et des banques centrales. La banque estime que le rallye est alimenté par des flux persistants vers les ETF occidentaux et par des achats des banques centrales des marchés émergents, évalués à environ 70 tonnes par an en 2026, dans le cadre d’une diversification monétaire appelée à se poursuivre pendant plusieurs années.

    JP Morgan anticipe pour sa part un prix moyen proche de 5 055 dollars au quatrième trimestre 2026, dans un contexte de demande officielle toujours élevée (environ 755 tonnes par an, bien au-dessus des niveaux d’avant 2022) et de réallocation progressive vers l’or dans les portefeuilles institutionnels.

    D’autres grandes banques, dont UBS, Bank of America, Morgan Stanley et Deutsche Bank, convergent vers des objectifs compris entre 4 800 et 5 000 dollars l’once pour 2026. Certaines projections tablent sur un franchissement durable du seuil des 5 000 dollars entre la fin de 2026 et 2027, porté par des tensions géopolitiques persistantes, des inquiétudes sur la soutenabilité de la dette mondiale, un éventuel retour des flux vers les ETF et une offre minière peinant à suivre la hausse des prix.

    Dans l’ensemble, les stratégistes dressent le portrait d’un marché de l’or qui continue de « briser les règles historiques ». Après l’envolée de 2025 et de nouveaux sommets en 2026, le métal précieux est présenté comme un potentiel « meilleur performeur » également pour l’année en cours. Toutefois, ils avertissent qu’un apaisement des tensions budgétaires ou monétaires, ou un recul de l’appétit pour les couvertures macroéconomiques, pourrait déclencher des prises de bénéfices et rendre la trajectoire vers les niveaux visés plus heurtée.

    L’argent, porté par le rallye de l’or, a plus que triplé sur un an. Le métal a également été soutenu par un short squeeze historique et par une vague d’achats de détail qui a contraint les banques et les affineurs à faire face à une demande sans précédent.

    Les incertitudes entourant une mise à jour de la politique chinoise en matière de licences d’exportation ont renforcé les perceptions de rareté, tandis que le marché reste extrêmement volatil même après la décision des États-Unis de ne pas imposer de droits de douane généralisés sur les importations de minerais clés, dont l’argent et le platine.

    Selon Robert Gottlieb, ancien trader de métaux précieux, les prix élevés et les fortes fluctuations modifient profondément la prise de risque des banques. Cela signifie que les établissements « doivent réduire de manière significative leurs positions, ce qui se traduit par une volatilité accrue et des écarts de prix plus larges », a-t-il déclaré.