Les Bourses européennes restent proches de leurs plus bas d’août face au ton restrictif des banques centrales : DAX, CAC, FTSE100

The Frankfurt stock exchange

Les actions européennes ont manqué de direction jeudi, restant proches de leurs niveaux les plus bas depuis le 3 août, alors que les signaux restrictifs envoyés par les banques centrales et les perturbations persistantes du trafic maritime dans le golfe Persique ont neutralisé la tentative de reprise des marchés obligataires mondiaux.

L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 est resté pratiquement inchangé. De nouvelles baisses pourraient placer l’indice de référence sur la voie de sa plus longue série de replis quotidiens depuis septembre 2023. Le DAX allemand a reculé de 0,3%, tandis que le CAC 40 français et le FTSE 100 londonien sont restés globalement stables.

Le ton restrictif de la Fed ravive les inquiétudes sur les taux

L’appétit pour le risque est resté limité après la publication du compte rendu de la réunion de politique monétaire de juillet de la Réserve fédérale.

Le document a montré que les responsables monétaires américains restaient préoccupés par la persistance des pressions inflationnistes et étaient prêts à relever de nouveau les taux d’intérêt si l’inflation continuait de dépasser l’objectif de 2% de la banque centrale.

Ce message a remis en question les anticipations récentes d’une possible pause de la Fed à l’automne et ravivé les craintes que les coûts d’emprunt dans les grandes économies restent élevés plus longtemps que prévu par les marchés.

Les investisseurs européens sont confrontés à une incertitude similaire concernant la politique monétaire. Des responsables de la Banque centrale européenne avaient déjà averti qu’une inflation de la zone euro proche de 3% restait trop élevée, notamment en raison du risque que de nouvelles tensions sur les prix de l’énergie entraînent des effets inflationnistes secondaires.

L’intervention du Trésor apaise les tensions sur les obligations mondiales

La prudence observée jeudi fait suite à une période agitée sur les marchés de la dette souveraine, durant laquelle les coûts d’emprunt ont atteint des sommets de plusieurs décennies avant qu’une intervention des autorités américaines ne contribue à stabiliser la situation.

Plus tôt dans la semaine, l’intensification de la rhétorique autour du conflit au Moyen-Orient et la progression du Brent au-dessus de $91 le baril avaient déclenché d’importantes ventes sur les principaux marchés d’obligations souveraines.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans a grimpé à 3,22%, son plus haut niveau depuis 2011, tandis que celui du Treasury américain à 30 ans a atteint 5,337%, un sommet de 19 ans. Cette forte hausse des rendements sans risque a réduit l’attrait relatif des actions et encouragé les investisseurs à réduire leur exposition aux actifs risqués.

Le département américain du Trésor est intervenu mercredi en doublant de manière inattendue le plafond de ses rachats destinés à soutenir la liquidité des titres nominaux à long terme, de $2 milliards à au moins $4 milliards par opération.

Cette intervention a permis de freiner la hausse des rendements et d’améliorer le fonctionnement du marché obligataire secondaire. Toutefois, la publication ultérieure du compte rendu restrictif de la Fed a rapidement replacé les perspectives de taux d’intérêt mondiaux au centre des préoccupations.

Les perturbations dans le détroit d’Hormuz entretiennent les risques inflationnistes

Les données relatives au transport maritime continuent également d’alimenter l’incertitude, le trafic commercial dans le détroit d’Hormuz ayant fortement diminué alors que de nombreux armateurs internationaux évitent cette voie stratégique en raison des risques de sécurité liés au conflit avec l’Iran.

Les mouvements de pétroliers restent nettement inférieurs aux moyennes historiques, tandis que le Brent continue d’évoluer à proximité de ses plus hauts de plusieurs semaines.

Les investisseurs redoutent qu’une perturbation prolongée des approvisionnements énergétiques augmente les coûts dans les chaînes d’approvisionnement européennes et renforce les pressions inflationnistes alors que la croissance économique est déjà fragile. Une telle combinaison pourrait exposer davantage les actions européennes aux risques de stagflation.

Arcadis progresse tandis qu’Aegon et Novonesis réagissent aux résultats

Parmi les valeurs individuelles, Arcadis (EU:ARCAD) a gagné 2% après que WSP Global a annoncé son intention de poursuivre une offre publique d’achat sur la société.

Aegon (EU:AGN) a reculé de près de 4% après la publication de ses résultats du premier semestre.

Novonesis (TG:NZM2) a évolué dans la direction opposée, bondissant de 9% après avoir dépassé les attentes du marché en matière de chiffre d’affaires au deuxième trimestre.

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Meta description : Les Bourses européennes restent proches de leurs plus bas d’août alors que le ton restrictif de la Fed, les rendements élevés et les tensions dans le détroit d’Hormuz pèsent sur le sentiment.

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