Les prix du pétrole bondissent après que Trump juge l’accord avec l’Iran « terminé »

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Les prix du pétrole ont fortement progressé mercredi après que le président américain Donald Trump a estimé que l’accord intérimaire entre Washington et Téhéran était désormais terminé, ravivant les inquiétudes concernant les approvisionnements mondiaux en pétrole.

À 08h46 GMT, le Brent, référence mondiale, gagnait 5,5 % à 78,24 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) progressait de 2,9 % à 72,49 dollars le baril.

Les tensions géopolitiques ravivent les craintes sur l’offre

Lors du sommet de l’OTAN en Turquie, Donald Trump a remis en cause le respect de l’accord par l’Iran, estimant que le cessez-le-feu n’avait plus de valeur.

« Nous concluons un accord et tout le monde est d’accord. Pas d’armes nucléaires. Nous concluons un accord. Puis ils sortent, parlent à la presse et disent que nous n’en avons jamais parlé. Quelque chose ne tourne pas rond chez eux. Ils sont fous. En ce qui me concerne, c’est terminé », a déclaré Trump.

Plus tôt dans la journée, les autorités iraniennes ont affirmé avoir frappé des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn en représailles aux frappes américaines sur le territoire iranien et à la suppression d’une dérogation concernant les exportations de pétrole iranien.

Les Gardiens de la Révolution ont indiqué avoir visé 85 sites militaires américains et abattu un drone américain MQ-9. De son côté, le Pentagone a déclaré que les frappes américaines répondaient aux attaques iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz et qu’elles avaient touché plus de 80 cibles en Iran ainsi que plus de 60 embarcations des Gardiens de la Révolution.

Les États-Unis ont également supprimé une exemption autorisant l’Iran à poursuivre certaines exportations de pétrole, une décision susceptible de resserrer davantage le marché mondial du brut.

Même si Téhéran n’a pas revendiqué les attaques contre les navires au large d’Oman, cette nouvelle escalade compromet les perspectives d’un accord de paix durable.

Le détroit d’Ormuz retrouve une importance stratégique

En juin, les prix du pétrole étaient revenus à leurs niveaux d’avant le conflit après la conclusion d’un accord-cadre entre les États-Unis et l’Iran, qui avait permis une amélioration du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de GNL.

La reprise des hostilités remet désormais cet accord en question et assombrit les perspectives de nouvelles négociations.

« Un retour à un conflit à grande échelle entre les États-Unis et l’Iran semble peu probable compte tenu des pressions politiques croissantes aux États-Unis pour maintenir les prix du pétrole sous contrôle avant les élections de mi-mandat de novembre. Toutefois, il n’existe toujours pas de solution claire pour garantir pleinement la sécurité du détroit d’Ormuz », ont écrit les analystes d’OCBC.

L’OPEP et les stocks américains restent surveillés

Les inquiétudes géopolitiques ont largement éclipsé la décision de l’OPEP et de ses alliés d’augmenter leur production lors de leur réunion du week-end.

Les marchés attendent également les données officielles sur les stocks américains de pétrole après plusieurs semaines de perturbations liées au conflit avec l’Iran.

Selon l’American Petroleum Institute, les stocks de brut américains ont diminué de 399 000 barils la semaine dernière, soit une baisse inférieure aux attentes du marché.

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