Les tensions géopolitiques soutiennent les cours du brut
Les prix du pétrole ont légèrement progressé mercredi, les investisseurs craignant que l’absence d’accord entre l’Iran et les États-Unis ne prolonge les perturbations potentielles de l’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient.
Le Brent gagnait 14 cents, soit 0,19 %, à 73,09 dollars le baril à 06h44 GMT, tandis que le brut américain WTI progressait de 11 cents, soit 0,16 %, à 69,61 dollars le baril.
Le détroit d’Ormuz reste au cœur des préoccupations
Selon Vandana Hari, fondatrice de Vanda Insights, la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se poursuit mais demeure irrégulière.
« Hormuz continue de rouvrir, mais de manière inégale, imprévisible et sans réelle transparence », a-t-elle déclaré.
« À moins qu’un nouvel accord ne soit trouvé entre Washington et Téhéran, le marché pourrait attendre un retour durable au calme avant que le pétrole ne retrouve une tendance baissière. »
Les efforts diplomatiques se sont poursuivis mardi avec l’arrivée à Doha de Steve Witkoff, envoyé de la Maison-Blanche, et de Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump, pour ce que la Maison-Blanche a qualifié de discussions « de haut niveau ».
L’Iran et le Qatar ont toutefois précisé que les représentants iraniens rencontreraient uniquement des médiateurs, et non directement les responsables américains. Le Qatar a également confirmé que le Premier ministre Sheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani avait rencontré Witkoff et Kushner.
Le marché se remet d’un trimestre historiquement difficile
Le Brent a perdu environ 45 dollars par baril au cours du deuxième trimestre, enregistrant sa plus forte baisse trimestrielle depuis la crise financière mondiale de 2008.
Le WTI américain a lui aussi subi son recul trimestriel le plus marqué depuis 2020, avec une baisse d’environ 31 dollars par baril, après que l’apaisement des tensions géopolitiques a effacé une grande partie du rebond observé plus tôt dans l’année.
Une enquête Reuters publiée mardi montre que les analystes ont abaissé leurs prévisions de prix du pétrole pour 2026 pour la première fois depuis le début du conflit avec l’Iran, l’amélioration de la situation dans le détroit d’Ormuz ayant réduit les inquiétudes liées aux perturbations de l’approvisionnement.
Les stocks américains apportent un soutien supplémentaire
Le vice-président américain JD Vance a affirmé que l’Iran ne serait pas autorisé à imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit d’Ormuz.
« Cela ne se terminera pas avec les Iraniens percevant des péages sur les navires traversant le détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à The Michael Knowles Show.
Il a également indiqué que les flux de pétrole avaient retrouvé leurs niveaux d’avant le conflit.
Par ailleurs, selon des sources de marché citant les données de l’American Petroleum Institute, les stocks américains de pétrole brut ont diminué de 6,1 millions de barils au cours de la semaine terminée le 26 juin, tandis que les stocks d’essence ont également reculé.
Les investisseurs attendent désormais les chiffres officiels de la Energy Information Administration, qui seront publiés plus tard dans la journée.

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