Les contrats à terme sur actions américaines ont légèrement progressé mardi, tandis que les prix du pétrole reculaient, les investisseurs réagissant à des signes de progrès dans les efforts visant à mettre fin au conflit avec l’Iran. Toutefois, le blocus américain des ports iraniens, désormais dans son deuxième jour, a accentué les tensions et perturbé davantage les flux pétroliers via le Strait of Hormuz. Parallèlement, une vague de publications de résultats de grandes banques américaines est attendue, tandis que LVMH (EU:MC) a signalé un impact du conflit au Moyen-Orient sur ses ventes.
Les contrats à terme progressent
Les contrats à terme américains ont enregistré une légère hausse, soutenus par l’optimisme entourant les négociations en cours entre Washington et Téhéran en vue d’un cessez-le-feu durable, tandis que les investisseurs se préparent à une série importante de résultats bancaires.
À 03h17 ET, les contrats à terme sur le Dow Jones avaient progressé de 51 points, soit 0,1 %, ceux sur le S&P 500 de 10 points, soit 0,1 %, et ceux sur le Nasdaq 100 de 72 points, soit 0,3 %.
Les principaux indices de Wall Street avaient déjà progressé lors de la séance précédente, la déception initiale liée à l’absence d’accord immédiat après les discussions du week-end entre les États-Unis et l’Iran s’étant atténuée. Le président américain Donald Trump a déclaré que la Maison-Blanche avait été contactée par des responsables iraniens et qu’il souhaitait « conclure un accord », ajoutant que l’Iran ne disposerait pas de l’arme nucléaire.
« Même si la réunion a été décevante, elle n’a rien eu de catastrophique et, si l’on y regarde de plus près, Trump semble s’éloigner résolument d’une escalade militaire », ont indiqué les analystes de Vital Knowledge dans une note.
Ils ont ajouté que leur vision du conflit est « relativement sereine », bien que les « retombées économiques de ce qui s’est déjà produit » puissent être « significatives ».
Le blocus américain continue de perturber les flux
Dans le même temps, le blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur lundi, pourrait restreindre davantage les flux pétroliers déjà perturbés via le Strait of Hormuz.
Téhéran a dénoncé cette mesure comme un « acte de piraterie », tandis que des informations médiatiques indiquent qu’environ 15 navires de guerre américains y participent. Les autorités maritimes britanniques ont signalé que l’accès est restreint pour les navires cherchant à entrer ou sortir des ports iraniens, ainsi que dans les zones côtières du golfe Persique, du golfe d’Oman et de certaines parties de la mer d’Arabie.
Malgré ces tensions, les efforts diplomatiques semblent progresser. Les États-Unis et l’Iran ont continué à dialoguer et des avancées vers un accord de cessez-le-feu permanent ont été enregistrées, selon Reuters.
Le Pakistan, qui s’est imposé comme un médiateur clé entre les deux parties, a également proposé d’accueillir un second cycle de discussions avant la fin de la trêve de deux semaines actuellement en vigueur. Le premier cycle de négociations s’est tenu à Islamabad le week-end dernier.
Par ailleurs, Israël et le Liban doivent entamer des discussions de paix directes à Washington mardi. Les frappes aériennes israéliennes visant des positions du Hezbollah aligné sur l’Iran au Liban restent un point de tension majeur susceptible de fragiliser la trêve.
Le pétrole recule sous les 100 dollars
La perspective de progrès vers une paix durable, ainsi que la possibilité d’un assouplissement des restrictions de navigation via le Strait of Hormuz, a suffi à faire reculer les prix du pétrole sous le seuil des 100 dollars le baril.
Le Brent, référence mondiale, a reculé de 1,5 % à 97,88 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate américain a chuté de 3,4 % à 95,78 dollars le baril.
Néanmoins, les perspectives restent incertaines. Dans sa première évaluation de l’impact du conflit avec l’Iran publiée lundi, l’OPEC a abaissé sa prévision de la demande mondiale de pétrole pour le deuxième trimestre de 500 000 barils par jour.
Cependant, cette révision est restée inférieure à certaines autres estimations, et l’organisation n’a pas modifié ses prévisions pour l’ensemble de l’année, suggérant qu’elle anticipe un rebond de la demande plus tard en 2026.
Les résultats bancaires au premier plan
L’attention des marchés se tourne désormais vers les publications de résultats, avec une série de grandes banques américaines prêtes à dévoiler leurs performances trimestrielles.
JPMorgan Chase (NYSE:JPM), Wells Fargo (NYSE:WFC) et Citigroup (NYSE:C) doivent publier leurs résultats avant l’ouverture des marchés américains, suivies par Bank of America (NYSE:BAC) et Morgan Stanley (NYSE:MS) mercredi.
Les analystes s’attendent à ce que les résultats soient soutenus par une activité de trading solide et des revenus issus des services de banque d’investissement, même si l’incertitude liée au conflit avec l’Iran persiste. Plus tôt ce mois-ci, le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, a averti que le conflit pourrait provoquer des chocs sur les prix du pétrole et des matières premières, maintenant ainsi une inflation élevée et poussant les taux d’intérêt au-delà des niveaux actuellement anticipés par le marché.
Lundi, Goldman Sachs (NYSE:GS) a annoncé une hausse de 19 % de son bénéfice au premier trimestre, grâce à la forte volatilité des marchés qui a soutenu des performances record sur ses activités de trading et de banque d’investissement.
LVMH signale l’impact du conflit avec l’Iran
En Europe, les actions de LVMH (EU:MC) ont reculé en début de séance après que le groupe a indiqué que le conflit au Moyen-Orient avait réduit ses ventes d’au moins 1 %, ce qui pèse sur les espoirs de poursuite de la reprise du secteur du luxe.
Le groupe, qui détient des marques telles que Louis Vuitton et Bulgari, a enregistré une croissance des ventes de 1 % sur le trimestre, en dessous des attentes qui tablaient sur une hausse de 1,5 %, selon les estimations de Visible Alpha citées par Reuters.
La directrice financière Cécile Cabanis a averti que « ce que nous constatons aujourd’hui, c’est que la demande reste très faible » depuis les perturbations des activités commerciales au Moyen-Orient consécutives au déclenchement du conflit avec l’Iran.
Le concurrent Kering (EU:KER), propriétaire de la marque Gucci, doit publier ses résultats après la clôture des marchés européens mardi.

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